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Exercice 1
1. Par dénition
u(x) =exln|x|, v(x) =ex2ln|x|, w(x) =eu(x) ln|x|
Les limites usuelles en 0, en particulierxkln|x| →0, entrainent u0= 1, v0= 1, w0= 0
2. a. En+∞,xln|x| →+∞donc les trois fonctions divergent vers+∞. b. Étude des dérivabilités en 0.
Commexln|x| →0, u(x)−1x ∼ln|x| →+∞doncun'est pas dérivable en 0.
De même v(x)−1x ∼xln|x| →0 doncv est dérivable en 0.
Enn, pourx >0,
w(x)
x =e(u(x)−1) ln|x|avec(u(x)−1) lnx∼xln2x donc w(x)x converge vers 1 à droite de 0. Mais pourx <0
w(x)
x =−e(u(x)−1) ln|x|→ −1 doncw n'est pas dérivable en 0.
c. Les développements limités s'obtiennent par composition.
En 1
u(x) = 1 + (x−1) + (x−1)2+1
2(x−1)3+o((x−1)3) v(x) = 1 + (x−1) + 2(x−1)2+ 2(x−1)3+o((x−1)3) w(x) = 1 + (x−1) + (x−1)2+3
2(x−1)3+o((x−1)3) En -1
u(x) = 1 + (x+ 1)−1
2(x+ 1)3+o((x+ 1)3)
v(x) = 1−(x+ 1) + 2(x+ 1)2−2(x+ 1)3+o((x+ 1)3) w(x) = 1−(x+ 1)−(x+ 1)2+1
2(x+ 1)3+o((x+ 1)3).
Exercice 2
1. a. Tout nombre rationnel ab aveca∈Zetb∈Z∗ est algébrique car il est racine du polynôme du premier degrébX−a∈Z[X].
b. Le nombre réel√
2est algébrique car racine deX2−2mais il n'est pas rationnel (cours).
2. a. La fonction associée au polynôme est de classeC∞. Sa dérivée est continue donc bornée dans le segment[x−1, x+1]. Il existe donc desM >0tels que|P0(t)| ≤M pour tous lest ∈ [x−1, x+ 1]. On peut appliquer l'inégalité des accroissement nis dans cet intervalle entre la racinexet uny quelconque :
|P(y)−P(x)| ≤M|y−x| ⇒ |P(y)| ≤M|y−x|
b. L'expression à minorer est le numérateur de la valeur du polynôme après réduction au même dénominateur
06=P(p
q) =a0+a1
p
q+· · ·+ad
pd
qd = a0qd+a1p1qd−1+· · ·+adpd qd
= Pd
k=0akpkqd−k
qd ⇒
d
X
k=0
akpkqd−k
| {z }
∈Z
6= 0⇒
d
X
k=0
akpkqd−k
≥1
carp,qet les ai sont entiers.
c. Dans cette question, on s'occupe de rationnels pq qui ne sont pas racines deP. Considérons d'abord ceux qui sont proches dexc'est à dire dans[x−1, x+ 1]et exploitons les questions 2.a et b.
x−p q
≥ 1 M
P(p q)
=
Pd
k=0akpkqd−k
M qd ≥ 1
M qd Pour les autres, commeq etdsont des naturels non nuls,qd≥1et
|x−p
q| ≥1⇒ |x−p q| ≥ 1
qd. Pour couvrir les deux cas, on choisitK= min(M1,1).
3. a. L'inégalité est évidente car, sous les conditions de l'énoncé,u9k ≤1et10k−k!≤1.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
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b. Par dénition la suite (xn)n∈N est croissante. Pour prouver sa convergence, il sut de la majorer en utilisant la question précédente
xn ≤9
1 + 1
10+· · ·+ 1 10n
= 91−10n+1
1−10−1 ≤ 9
1−10−1 = 10.
On notexsa limite.
c. On forme une inégalité analogue à la précédente mais au delà d'un entiernxé
∀p > n, xp−xn ≤ 9 10(n+1)!
1 + 1
10(n+1)!−n! +· · ·+ 1 10p!−n!
≤ 9
10(n+1)!
1 + 1
10(n+2)!−(n+1)! +· · ·+ 1 10p!−(n+1)!
≤ 9
10(n+1)!
1 + 1
10+ 1
102 +· · ·+ 1 10p!
≤ 9
10(n+1)!
10
9 = 1
10(n+1)!−1 ≤ 1 10n n!. Pour justier l'inégalité du début de la troisième ligne, il sut de réaliser que la somme considérée est une somme de puissance de 101 très lacunaire c'est à dire qu'il manque beaucoup de termes (seuls gurent ces exposants avec des dié- rences compliquées de factorielles). On majore simplement en ajoutant toutes les puissances qui manquent.
d. On peut écrirexn sous la forme xn= pn
qn avec qn= 10n! et pn∈N.
S'il existaitP ∈Z[X]tel queP(x) = 0, il existerait aussi un réelK xé tel que
x−p q
≥ K qd
pour tous les rationnels pq qui ne sont pas racines de P. La suite(xn)n∈
Nétant strictement croissante, elle prend une innité de valeurs diérentes. Comme P admet au plusdracines, il existe un rangN tel quexn n'est pas racine deP dès quen≥N. On devrait alors avoir
∀n≥N, 1
10n n! ≤ |x−xn| ≥ K qnd = K
10d n! ⇒10(n−d)n! ≤ 1 K ce qui est absurde car la suite à gauche diverge vers+∞.
Il ne peut exister de polynôme à coecients entiers dont xsoit racine. Tous les nombres obtenus comme limites de ces suites sont transcendants.
Exercice 3
Partie I
Rappelons quew=e2iπn , les autres valeurs de la famille sontw2,· · ·, wn, avec en parti- culierwn= 1. Pour tout polynômeP ∈Cn−1[X], considérons
S =Pe(w1) +P(we 2) +· · ·+P(we n)
| {z }
=P(we 0)
=
n−1
X
k=0
Pe(wk).
ConsidéronsP ∈Cn−1[X]quelconque. Il s'écrit
P =a0+a1X+· · ·+an−1Xn−1=
n−1
X
j=0
ajXj.
aveca0,· · ·, an complexes. Ceci nous conduit à considérer pourj∈ {0,· · ·, n}
n−1
X
k=0
(wk)j =
n−1
X
k=0
1 =n sij= 0.
n−1
X
k=0
(wj)k= 1−(wj)n
1−wj = 1−(wn)j
1−wj = 0 sij∈J1, n−1K. On en déduit :
S=
n−1
X
k=0
n−1
X
j=0
aj(wk)j
=
n−1
X
j=0
aj n−1
X
k=0
(wk)j
!
=na0=nPe(0).
car seulj= 0contribue réellement à la somme. La famille (0, w1,· · ·, wn)vérie(C).
Partie II
1. a. ChaquePi est un polynôme de degrén−1. D'après la condition(C): Pei(z0) = 1
n
Pei(z1) +Pei(z2) +· · ·+Pei(zn) .
Or par dénition dePi, tous les Pei(zk)sont nuls sauf si k=i. C'est le seul cas oùX−zk ne gure pas dans l'expression factorisée dePi. On en déduit
Pei(z0) = 1 nPei(zi).
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b. Montrons queΦ0=P1+· · ·+Pn.
Φ0 = ((X−z1) [(X−z2)· · ·(X−zn)])0
= (X−z2)· · ·(X−zn) + (X−z1) ((X−z2)· · ·(X−zn))0
= P1+ (X−z1) ((X−z2) [(X−z3)· · ·(X−zn)])0
= P1+P2+ (X−z1)(X−z2) ((X−z3)· · ·(X−zn))0 ...
= P1+P2+· · ·+Pn.
Pour i xé et k variable, tous les Pek(zi) sont nuls sauf Pei(zi), on a donc, en utilisant la première question,
fΦ0(zi) =Pei(zi) =nPei(z0) =n Y
k∈J1,nK−\{i}
(z0−zk).
Quand on multiplie par(z0−zi), on obtient exactement les mêmes facteurs que dansΦ(ze 0)soit(z0−zi)fΦ0(z0) =neΦ(z0).
c. Considérons le polynômeQ= Φ−n1(X−z0)Φ0−Φ(ze 0), il vérieQ(ze 0) = 0et
∀i∈ {1,· · ·, n}, Q(ze i) =Φ(ze i)
| {z }
=0
−1
n(zi−z0)fΦ0(zi)
| {z }
=−nΦ(ze 0)
−eΦ(z0) = 0.
Le polynômeQadmetn+ 1racines distinctes avecdeg(Q)≤n, doncQest nul.
2. a. En substituantz0à X dansΨ, on obtient
Ψ(ze 0) =Φ(ze 0)−Φ(ze 0) = 0⇒z0racine deΨ.
Commen≥3, le coecient dominant deΨest celui deΦc'est à dire 1.
Par dénition,z0 est une racine deΨde multiplicitém∈N∗ si et seulement si
∃Q∈C[X]tqΨ = (X−z0)mQavecQ(ze 0)6= 0
⇔Ψg(k)(z0) =
( 0sik∈J0, m−1K 6= 0sik=m . b. En posantΨ = Φ−Φ(ze 0), la formule de 1.c. s'écrit encore
Ψ = 1
n(X−z0)Φ0= 1
n(X−z0)Ψ0.
Dérivonsi fois cette relation à l'aide de la formule de Leibniz. Les dérivées suc- cessives de(X−z0)sont nulles à partir de la 2◦, il ne reste donc que deux termes
nΨ(i)= [(X−z0)Φ0](i)= (X−z0)(0)Ψ(i+1)+i(X−z0)(1)Ψ0(i−1)
= (X−z0)Ψ(i+1)+iΨ(i)⇒(n−i)Ψ(i)= (X−z0)Ψ(i+1). c. Substituonsz0 àX dans la formule précédente :
∀i∈J1, n−1K, (n−i)Ψg(i)(z0) = 0⇒Ψg(i)(z0) = 0.
Avec la caractérisation citée en a., on en déduit quez0 est racine de multiplicité au moinsndeΨ. Commedeg Ψ =n, il existe un réelλtel queΨ =λ(X−z0)n. Comme le coecient dominant est1, on a en fait
Ψ = (X−z0)n.
3. D'après la question précédente et la dénition dea,
Φ = (X−z0)n+Φ(ze 0) = (X−z0)n−an.
Par dénition, les racines deΦsontz1,· · · , zn. On en déduit que z1−z0,· · ·, zn−z0 sont les racinesn-ièmes de−eΦ(z0). On a donc :
{z1,· · ·, zn}=z0+aUn={z0+au avecu∈Un}
Les complexesz1,· · ·, zn sont les sommets d'un polygône régulier de centrez0.
Exercice 4
1. Il est clair que lesBn,k sont de degrén et unitaires. L'expression demandée vient de la formule du binôme appliquée à
(2X)n= ((X+ 1) + (X+ 1))n.
2. Remarquons que
∀y6= 1, 1 +y
1−y + 1 = 2
1−y, 1 +y
1−y −1 = 2y 1−y.
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On en déduit que
Bbn,k(1 +y
1−y) = 2nyk (1−y)n.
En substituant 1+y1−y à X dansBn,k=µ0+µ1X+· · ·+µnXn, on obtient
2n
(1−y)nyk=
n
X
j=0
µj 1 +y
1−y j
⇒2nyk=
n
X
j=0
µj(1 +y)j(1−y)n−j=
n
X
j=0
µj(−1)n−j(y+ 1)j(y−1)n−j.
Comme ceci est valable pour une innité dey réels, on en déduit 2nXk =
n
X
j=0
µj(−1)n−jBn,n−j⇒ ∀j ∈J0, nK, λj = 2−n(−1)jµn−j.
3. La question 2. permet de former le tableau suivant : B2,0= (X+ 1)2=X2+ 2X+ 1 → 1 = 1
4B2,0−1
2B2,1+1 4B2,2
B2,1= (X−1)(X−1) =X2−1 → X =1
4B2,0−1 4B2,2
B2,2= (X−1)2=X2−2X+ 1 → X2=1
4B2,0+1
2B2,1+1 4B2,2. On en déduit, en combinant les lignes,
(X−a)(X−b) =X2−(a+b)X+ab
= 1−a−b+ab
4 B2,0+1−ab
2 B2,1+1 +a+b+ab 4 B2,2.
4. CommeQest combinaison desXk et que chaqueXk est une combinaison desBn,,j, il est clair queQest aussi combinaison desBn,,j. Ceci montre l'existence des réelsδi. Chaque Bn,j est de degré n et de coecient dominant 1. Le polynôme Q est aussi degrénet de coecient dominant 1. En comparant les coecients dominants :
Q= X
j∈{1,...,n}
δjBn,j ⇒1 =δ1+δ2+· · ·+δn.
La positivité desδi est dicile à montrer.
Remarquons, par analogie avec 2. que, sia6=−1et y6= 1,
1 +y
1−y −a= (1−a) + (1 +a)y
1−y =
(1−a) (1+a)+y
(1 +a)(1−y) = g(a) +y
(1 +a)(1−y) avecg(a) = 1−a 1 +a.
Supposons d'abord tous lesak >−1, et substituons 1+y1−y à X dansQ=Pn
j=0δjQj. Il vient
Qn
k=1(g(ak) +y) (1−y)nQn
k=1(1 +ak) =
n
X
j=0
δj
2n (1−y)nyj
⇒
n
Y
k=1
(y+g(ak)) = 2nA
n
X
j=0
δjyj avecA=
n
Y
k=1
(1 +ak).
D'une part,A >0 car lesak sont strictement plus grands que−1.
D'autre part, l'homographieg est monotone dans ]−1,1], elle décroît de +∞ vers 0 donc lesg(ak)sont positifs ou nuls.
Le développement montre alors que chaque 2nA δi est un polynôme symétrique élé- mentaire eng(a1),· · ·g(an). On en déduit que lesδi sont positifs.
Lorsquesdes nombresak sont égaux à -1, on a vu que 1+y1−y+ 1 = 1−y2 . On peut encore écrire
2sQ
k∈{1,...,n}tqak6=−1(y+g(ak)) (1−y)nQn
k∈{1,...,n}tqak6=−1(1 +ak) =
n
X
j=0
δj 2n (1−y)nyj et achever le raisonnement comme dans le premier cas.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
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