MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ETLA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MESRS)
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY- CALAVI (EPAC) ********
DEPARTEMENT DE GENIE DE LA BIOLOGIE HUMAINE (GBH)
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RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE : LICENCE PROFESSIONNELLE EN BIOLOGIE HUMAINE
OPTION : Analyses biomédicales
THEME
:Présenté et soutenu par : Sous la direction de :
Florentine A.T. NOUNAGNON Superviseur :
& Dr Adolphe TOPANOU
Esther- Judy E. TOGNIDE Pharmacien biologiste et industriel, Professeur Assistant d’hématologie, d’hémostase et de pharmacologie à
EPAC/UAC Tuteur de stage Mme Rosalie KAKPO Surveillante du laboratoire, d’hématologie CNHU/HKM IMPORTANCE DE LA FORMULE LEUCOCYTAIRE
MICROSCOPIQUE CHEZ LES SUJETS ANEMIES PRESENTANT UNE HYPERLEUCOCYTOSE AU CNHU/ HKM
Président du Jury :
Dr. Joseph FLENON FSS/UAC Membres du Jury :
Dr. Adolphe TOPANOU EPAC/UAC Dr. Lordson DOSSEVI EPAC/UAC
REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY- CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY- CALAVI
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DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE
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Directeur :Professeur Félicien AVLESSI
Directeur Adjoint : Docteur Clément BONOU
Chef du département : Docteur Julien SEGBO
LISTE DES ENSEIGNANTS CHARGES DE COURS DE LA LICENCE PROFESSIONNELLE DE BIOLOGIE HUMAINE
DEPARTEMENT DU GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE (GBH) Option : ANALYSES BIOMEDICALES
Année : 2011-2014
I-ENSEIGNANTS PERMANANTS N° Noms & Prénoms Matières
1 Adolphe TOPANOU Hématologie, Hémostase et pharmacologie 2 Casimir AKPOVI Biologie cellulaire et Physiologie ;
Biochimie métabolique
3 Cyriaque DOSSOU Techniques d’Expression et Méthodes de Communication
4 Cyrille ADISSODA Anglais
5 Eugénie ANAGO Biochimie structurale
6 Evelyne LOZES Immunologie générale et Equipements biomédicaux
7 Félicien AVLESSI Chimie Générale et Chimie Organique 8 Frédéric LOKO Biochimie générale et clinique
9 Gabriel YANDJOU Techniques d’Expression et Méthode de Communication
10 Guy ALITONOU Chimie Générale et Chimie Organique 11 Honoré BANKOLE Bactériologie générale et appliquée 12 Hospice SECLONDE Immuno- hématologie et transfusion
sanguine ; Esprit de leadership 13 Hubert HOUNSOSSOU Biométrie et Anatomie Générale
14 Julien SEGBO Biologie moléculaire ; Biologie cellulaire ; Biochimie métabolique
15 Pascal ATCHADE Parasitologie
16 Paulin YOVO Physiologie humaine, Toxicologie et Pharmacologie
17 Silvère ANAGONOU Education physique et sportive 18 Théodora AHOYO Microbiologie générale et médicale
Importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose
Réalisé et soutenu par Florentine A.T. NOUNAGNON et Esther J.E. TOGNIDE ii
II-ENSEIGNANTS VACATAIRES
N° Nom et Prénoms Matières 1 Alain ADOMOU Physique
2 Claude César BINAZON Soins Infirmiers et Phlébotomie 3 Clément AGBANGLA Génétique Moléculaire
4 Gilles AGOSSOU Législation et Droit du Travail 5 Hyppolite HOUNNON Mathématiques
6 Léonard FOURN Santé Publique
7 Lordson DOSSEVI Techniques Instrumentales 8 Martin AKOGBETO Entomologie Médicale
9 Maximin SENOU Histologie Générale et Spéciale 10 Noël DESSOUASSI Biophysique
11 Raphael DARBOUX Histologie Générale et Spéciale 12 Sylvestre BLEY Déontologie Médicale
13 Vincent MASLOKONON Histologie Générale
DEDICACES
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Nous dédions cette œuvre
A L’ETERNEL DES ARMEES,
Dans ton amour infini ; tu nous as permis de réaliser ce travail dans les meilleures conditions de santé physique et morale ;
Du fond du cœur nous t’adressons les prémices de notre gratitude.
Louange, gloire et reconnaissance.
REMERCIEMENTS
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Le présent travail n’aurait pu être réalisé sans la contribution de certaines personnes physiques à qui nous devons toutes nos gratitudes. Pour cette raison, au terme de nos travaux de recherches, nous tenons à formuler nos sincères remerciements :
A notre maître de mémoire, Professeur Adolphe TOPANOU,
Vous avez accepté de diriger avec bienveillance et disponibilité ce travail malgré vos multiples occupations.
Veuillez recevoir nos sincères remerciements. Que le Tout Puissant vous accorde quotidiennement une santé solide et vous comble de toute grâce.
Madame Rosalie KAKPO surveillante du service d’hématologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga qui en dépit de ses multiples tâches n’a ménagé aucun effort pour mettre à notre disposition son temps et ses précieux conseils tout au long de la réalisation de ce travail.
Au Professeur Agrégé Idrissou ABDOULAYE Directeur Générale du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga ; Au Professeur Ludovic ANNANI Chef service d’hématologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga pour nous avoir accordé le privilège d’effectuer notre stage au sein de son service.
A tout le personnel du laboratoire d’hématologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga qui ont toujours su apporter des réponses à nos différentes préoccupations et ont œuvré pour le bon déroulement de notre stage.
A tous ceux et celles qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail et que nous n’avons pas pu citer nommément, qu’ils retrouvent à travers ce travail l’expression de notre profonde reconnaissance. Merci infiniment.
Mes remerciements vont à l’endroit de :
Mes chers parents, Charles NOUNAGNON et Christine DASSOU, Je vous prie de recevoir ce travail en signe de ma reconnaissance quoique insignifiante pour votre soutien sans pareil et les efforts inlassables que vous n’avez cessé de consentir pour moi. Daigne le Seigneur vous récompenser à sa juste valeur.
Amour filial.
Tous mes frère et sœurs Valdier, Servane, Nicanore et Marie-Belle
Recevez ce travail en signe de remerciement pour votre soutien indéfectible.
Amour fraternel
Ma camarade Esther- Judy E. TOGNIDE
Nous avons pu collaborer pour l’aboutissement de ce travail.
Que Dieu te bénisse.
Tous les Enseignants de l’Ecole Polytechnique d’Abomey- Calavi (EPAC), en particulier ceux du Département de Génie de Biologie Humaine,
Vous qui avez été les artisans de notre formation ;
Veuillez recevoir l’expression de notre profonde gratitude.
Florentine Agossi Tognimon NOUNAGNON
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Mes remerciements vont à l’endroit de :
Mon père Mathieu TOGNIDE, merci papa pour le soin que tu as mis à m’assurer une éducation acceptable dont le fruit aujourd’hui est le présent travail. Puisse l’Eternel t’accorder une longue vie pour que tu en jouisses davantage.
Ma mère Ayissath AFFOLABI
Ton souhait a été toujours de nous voir prospérer dans la vie. Merci pour les efforts que tu déploies pour que cela se réalise. Que Dieu vous bénisse.
Mes frères et sœur Ulrich , Irmine, Morion et Morel
Pour les nombreux sacrifices consentis à mon égard, que ce mémoire soit pour vous un élément de satisfactions.
Mes oncles et tantes, pour votre affection et votre soutien. Que Dieu vous bénisse.
Ma camarade Florentine Agossi T. NOUNANGNON
Nous avons pu collaborer pour l’aboutissement de ce travail. Merci pour tes aides et que Dieu te bénisse.
Tous mes amis, pour le soutien que vous m’avez apporté durant ces trois années académiques. Que Dieu vous bénisse.
Tous mes amis de la 7ème promotion de licence professionnelle de Génie de Biologie Humaine (GBH)
Très bonne carrière à vous et que Dieu vous bénisse.
Esther-Judy Euphronia TOGNIDE
HOMMAGES A NOS
JUGES
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Au président de notre jury,
Nous vous remercions du grand honneur que vous nous faites en acceptant
de présider le jury de notre soutenance de mémoire de fin de formation malgré vos multiples tâches. Cher président du jury, par vos observations, nous espérions améliorer ce travail. Nous vous prions de croire en l’expression de nos profonds respects et vives gratitudes.
Aux honorables membres de notre jury
Vous nous avez honoré en acceptant de siéger dans ce jury pour porter votre jugement sur ce travail, vos critiques sont indispensables à l’amélioration de ce travail. Veuillez agréer nos respectueuses considérations
LISTE DES ABREVIATIONS
CNHU-HKM : Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou MAGA ;
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi ; NFS : Numération Formule Sanguine ;
Hb : Hémoglobine ;
Hte : Hématocrite ;
GR : Globules Rouges ;
O2: Dioxygène ;
g/dl : gramme par décilitre ; G/L : Giga par litre
VGM : Volume Globulaire Moyen ;
CCMH : Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine ; TCMH : Teneur Globulaire Moyenne en Hémoglobine ;
EDTA : Tétracétate d’Ethylène Diéthyl Amine ; mm3 : Millimètre par cube
ABM : Analyses Biomédicales ;
OMS : Organisation Mondiale de la Santé ; G6DP : Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase) MGG : May Grunwald Giemsa
µm : Micromètre
mm : Millimètre
% : Pourcent
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LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Arbre de décision de la démarche diagnostic de l’anémie Figure 2 : Vue microscopique d’un polynucléaire neutrophile Figure 3 : Vue microscopique d’un polynucléaire éosinophile Figure 4 : Vue microscopique d’un petit polynucléaire basophile Figure 5 : Vue microscopique d’un petit lymphocyte
Figure 6 : Vue microscopique d’un grand lymphocyte Figure 7 : Vue microscopique d’un monocyte
Figure 8 : Représentation schématique de la lignée érythroblastique Figure 9 : Vu microscopique d’un proérythroblaste
Figure 10 : Vu microscopique d’un érythroblaste basophile
Figure 11 : Vu microscopique d’un érythroblaste polychromatophile Figure 12 : Vu microscopique d’un érythroblaste acidophile
Figure 13 : Répartition des patients selon les tranches d’âge Figure 14 : Répartition des patients suivant le sexe
Figure 15 : Répartition des échantillons suivant la valeur initiale des globules blancs
Figure 16 : Répartition des échantillons suivant la présence ou non d’érythroblaste
Figure 17 : Répartition des échantillons ayant d’érythroblaste suivant leur pourcentage
Figure 18 : Histogramme des Valeurs de l’écart- type moyenne des échantillons à érythroblaste Suivant le pourcentage
Figure 19 : Répartition des échantillons suivant la valeur réelle des globules blancs.
SOMMAIRE
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : Généralités
DEUXIEME PARTIE : Cadre, matériel et méthodes d’étude
TROISIEME PARTIE : Résultats et discussion CONCLUSION
SUGGESTIONS
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
TABLES DES MATIERES
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RESUME
L’hémogramme est l’examen biologique le plus prescrit pour toutes pathologies confondues. Il apporte des informations sur les cellules du sang contribuant au maintien de l’intégrité de l’organisme. La formule leucocytaire qui en fait partir, est un examen réalisé pour confirmer le diagnostic d’une perturbation hématologique.
La présente étude qui vise à relever l’importance de la formule leucocytaire (méthode manuelle) chez les sujets anémiés présentant un fort taux de leucocytes à une valeur supérieur ou égale à 10000GB/mm3 (hyperleucocytose), s’est déroulée au laboratoire d’hématologie du CNHU /HKM de Cotonou.
Pour atteindre cet objectif, notre échantillonnage s’est étendu sur 250 sujets dont les prélèvements sanguins ont été réalisés sur EDTA. L’étude a consisté à apprécier dans un premier temps le nombre des globules blancs ainsi que le taux d’hémoglobine déterminés par l’automate ; et dans un second temps a déterminé la formule leucocytaire des 250 échantillons par la méthode manuelle.
Des résultats obtenus il ressort qu’après la formule leucocytaire microscopique ; la détermination du pourcentage d’érythroblaste et la valeur réelle des globules blancs, 12 sujets soit un pourcentage de 4,8% sont déclarés fausses hyperleucocytose ; 90 sujets soit un pourcentage de 36% sont restés hyperleucocytose mais à une valeur de globules blancs réelle différente de l’initiale, 148 sujets soit 59,2% sont hyperleucocytose sans aucune différence entre les valeurs des globules blancs.
Mots clés : Hyperleucocytose, Anémie, Formule leucocytaire et Erythroblaste.
ABSTRACT
The blood count is the most prescribed blood test for all diseases combined. It provides information on the blood cells that help maintain the integrity of the organism. Differential count from making is an examination conducted to confirm the diagnosis of hematologic disturbance.
The present study aims to highlight the importance of microscopic blood count in anemic subjects with leukocytosis, took place in the hematology laboratory CNHU / HKM of Cotonou.
To achieve this goal, our sampling spanned 250 subjects whose blood samples were collected on EDTA. The study was to assess initially the number of white blood cells and hemoglobin determined by the controller; and in a second step determined the differential count of 250 samples by the manual method in order to seek erythroblasts.
The results it is clear that after the microscopic blood count; determining the percentage of erythroblasts and the actual value of the white blood cells, 12 subjects or 4.8% declared false leukocytosis; 90 subjects with a percentage of 36% remained leukocytosis but worth real white blood cells different from the original 148 subjects or 59.2% are leukocytosis with no difference between the values of white blood cells.
Keywords: leukocytosis, anemia, leukocyte formula and erythroblast.
INTRODUCTION
INTRODUCTION
L’hémogramme est l’examen biologique le plus prescrit pour toutes pathologies confondues. Il apporte des informations sur les cellules du sang contribuant au maintien de l’intégrité de l’organisme : oxygénation des tissus, défense de l’organisme contre les agents pathogènes, prévention du risque hémorragique [1]. Il constitue l’expression du résultat de la numération des éléments cellulaires du sang circulant (hématies, leucocytes et plaquettes) accompagné de paramètres permettant de caractériser la population érythrocytaire (constantes érythrocytaires).
La formule leucocytaire est la détermination de la proportion des différents types de leucocytes (polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes).
Il est à noter que pour la détermination de ces paramètres cités ci-dessus, il existe la méthode manuelle et la méthode automatisée. La numération et la formule sanguine sont maintenant réalisées sur l’automate sysmex XT 2000i dans le laboratoire d’hématologie du CNHU/HKM. Cependant, ces appareils ne détectent pas les cellules dont la présence dans le sang est anormale. Les anomalies dépistées à l’hémogramme peuvent toucher les différentes lignées. En ce qui concerne la lignée érythrocytaire nous avons l’anémie qui constitue l’anomalie hématologique la plus fréquente sur toute la planète. Au Bénin, la fréquence de l’anémie avoisine 80% en milieu périurbain [2]. L’anémie est responsable d’un grand nombre de décès et constitue de ce fait un véritable problème de santé publique dans les pays en développement et particulièrement grave en Afrique où les cas d’anémies sont de plus en plus fréquents [3]. Du côté de la lignée leucocytaire, on assiste parfois à une augmentation du nombre de globules blancs d’où les cas d’hyperleucocytose.
Importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose
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Un grand nombre de globules blancs est indicative d’un problème du système immunitaire qui augmente leur production ; une maladie dans la moelle osseuse qui provoque une forte production de cellules sanguines ; une réaction à certains médicaments qui sont utilisés pour améliorer la production de cellules, ou l’augmentation prévue quand l’organisme réagit face à une infection. Elle peut augmenter l’une des cinq types de globules blancs. Sur les automates d’hématologie cellulaire, le nombre des leucocytes est obtenu après lyse des hématies puis analyse par diffraction optique ou variation d’impédance. Ceci Conduit dans certains cas (anémies) à une fausse augmentation des leucocytes qui évoque la présence de particules anormales (agrégats plaquettaires, érythroblastes, cryoglobulines) ou d’hématies non lysées [4]. Cependant certains des automates localisent très précisément les érythroblastes qui sont les précurseurs médullaires des globules rouges et dont la présence dans le sang signe une pathologie sauf en période néonatale. C’est le cas du Beckman coulter LH 750 qui apparaît comme un appareil bien adapté pour le laboratoire d’hématologie en termes d’efficacité de la validation des résultats [5].
Eu égard à tout ceci, il est donc indispensable de diagnostiquer une vraie hyperleucocytose chez tous les sujets anémiés en vue d’un traitement efficace.
Pour ce fait, un examen du frottis ne serait-il pas une étape primordiale ?
C’est face à cette situation que nous nous sommes proposé de montrer l’importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose. Pour atteindre cet objectif, nous avons choisi comme thème « Importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose au CNHU-HKM de Cotonou ».
Pour y parvenir, nous nous sommes fixés des objectifs.
Objectif général
Montrer l’importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose.
Objectif spécifiques
Diagnostiquer à la fois l’hyperleucocytose et l’anémie à partir respectivement de la numération des globules blancs et le dosage d’hémoglobine chez les sujets externes et ceux hospitalisés au CNHU- HKM tous portant mention hémogramme sur le bulletin d’examen.
Déterminer le pourcentage d’érythroblaste pour 100 leucocytes comptés lors de la formule leucocytaire microscopique chez ces dits sujets.
Evaluer la fréquence des sujets anémiés présentant une hyperleucocytose et dont l’examen du frottis sanguin signale la présence d’érythroblaste.
Ce document qui présente nos travaux, s’articule autour des points ci-après :
Première partie : généralités ;
Deuxième partie : cadre, matériel et méthodes d’étude ;
Troisième partie : résultats et conclusion ;
Au terme de notre travail, nous présenterons une conclusion et des suggestions.
PREMIERE PARTIE :
GENERALITES
1 L’ANEMIE 1.1 Définition
L’anémie est un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Elle affecte tous les groupes d’âge avec une prédominance chez les enfants de moins de 5 ans. Ce sont les pays en voie de développement qui connaissent les prévalences les plus élevées. D’après les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, l’anémie en Afrique toucherait 50 % des enfants de moins de 4 ans et 45 % des enfants d’âge scolaire. Au Bénin, l’anémie reste une cause importante de recours au système de santé et représente la deuxième cause d’hospitalisation avec un taux de 4,1 % de la pathologie notifiée en 1998, [6] tous âges confondus. Les principales causes de l'anémie sont nutritionnelles, infectieuses et parasitaires.
Celles-ci coexistent habituellement chez le même individu et aggravent l'anémie.
Les facteurs nutritionnels sont souvent une carence en fer associée parfois à une carence en acide folique et en vitamine B12, comme c'est fréquemment le cas des populations vivant dans les pays en développement. Les causes d’origine infectieuse sont, entre autres, le paludisme (cause majeure d'anémie sévère et de la mortalité infantile), l'ankylostomiase, la schistosomiase, etc. L'anémie peut également être due à une perte de sang excessive.
L'anémie est définie par un taux insuffisant d'hémoglobine dans le sang en dessous des valeurs normales pour l’âge, le sexe et l’état physiologique [1].
L'hémoglobine est la protéine contenue dans les globules rouges, qui transporte l'oxygène dans les différents tissus de l’organisme et donne au sang sa couleur rouge. L’hématocrite évolue parallèlement au taux d’hémoglobine (qu’il y ait hémodilution ou hémoconcentration) [1], par contre le nombre de globules rouges et la concentration en hémoglobine n’évolue pas toujours de façon parallèle. On peut, en effet, avoir un nombre de globules rouges normal mais dont la taille est anormalement petite. La quantité d’hémoglobine contenue dans le sang sera donc insuffisante chez un sujet présentant cette particularité. C’est
Importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose
Réalisé et soutenu par Florentine A.T. NOUNAGNON et Esther J.E. TOGNIDE 5
sur la teneur en hémoglobine [7] du sang que l’on doit définir l’existence ou non d’une anémie.
L'anémie correspond dans la numération formule sanguine, à un taux d'hémoglobine inférieur à : [8]
- 13,5 g/dl pour un homme ; - 12,5 g/dl pour une femme ;
- 10 g/dl pour un enfant de moins d’un an ; - 14,5 g/dl pour un nouveau-né ;
- 11,5 g/dl pour un enfant d’âge supérieur ou égale à 6ans.
- 11g/dl pour la femme enceinte.
1.2 Les types d’anémies
Les types d'anémie sont nombreux; selon le type, les symptômes peuvent aller de légers à graves, et leur durée peut varier d'un bref épisode à une atteinte chronique. On distingue deux groupes d'anémies : les anémies centrales et les anémies périphériques.
1.2.1 Les anémies centrales
Les anémies centrales témoignent d'une atteinte de production soit par atteinte de la cellule hématopoïétique soit par une atteinte de son environnement.
Au rang de celles-ci nous pouvons citer :
Anémie ferriprive
L’anémie ferriprive se produit quand le taux de fer dans le sang devient très faible. Un taux de fer trop faible peut être causé par une perte de sang, laquelle peut s'expliquer par des règles abondantes ou longues, un fibrome dans l'utérus, un ulcère, un cancer du côlon, une infection, une blessure grave ou l'emploi régulier d'acide acétylsalicylique (AAS). Il peut aussi être associé à un manque de fer dans le régime alimentaire [2].
Anémie mégaloblastique
Elle est due à une carence en vitamines soit B12 ou B9. C’est un terme signifiant que l’anémie provoque une augmentation de la taille des globules rouges au-delà de la normale. Elle se manifeste habituellement quand l'absorption de la vitamine B12 ou B9 par l'organisme s'avère inadéquate ou en présence de troubles intestinaux. Elle est aussi causée par manque de ces vitamines dans le régime alimentaire [2].
Anémie des maladies chroniques
Plusieurs maladies chroniques peuvent perturber la capacité de l'organisme à produire des globules rouges, par exemple l'infection à VIH (virus de l'immunodéficience humaine), la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et les atteintes rénales [2].
Anémie aplasique
Il s'agit d'une forme d'anémie rare où la production de tous les types de cellules sanguines par la moelle osseuse (y compris les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes) est réduite. La cause demeure mal connue, mais il pourrait s'agir d'un trouble auto-immun, d'une infection virale, d'un effet des traitements anticancéreux ou de l'exposition à des substances chimiques toxiques, ou encore d'un trouble héréditaire [2].
Anémie à hématies falciformes
Dans ce type d'anémie, un problème lié à l'hémoglobine se traduit par des globules rouges qui ont une forme anormale en croissant. L'organisme s'empresse de détruire ces cellules falciformes et ne parvient pas à produire de nouveaux globules rouges assez rapidement. L'anémie à hématies falciformes est un trouble héréditaire (qui peut toucher plusieurs membres d'une même famille) [2].
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Anémie associée à des atteintes de la moelle osseuse
Dans ce cas, c'est la moelle osseuse qui ne fabrique plus ou pas assez de globules.
Les causes sont aussi multiples. Ce peut être une moelle vieillissante. Elle est envahie de fibres qui prennent la place des cellules qui donnent naissance aux globules rouges. Ce peut être un défaut de stimulation hormonale, on voit cela en particulier en cas d'insuffisance rénale (le rein sécrète la célèbre EPO recherchée dans le cadre du dosage), on voit cela aussi dans les insuffisances thyroïdiennes.
Ce peut être une atteinte toxique (médicament type chimiothérapie, alcool). Ce peut être un cancer qui envahit et détruit cette moelle.
Toutes ces anémies ont un signe biologique en commun : un chiffre de réticulocytes non élevé, inferieur a 150 G/L. Elles sont dites
arégénératives [7].
1.2.2 Les anémies périphériques
Dans les cas d'anémies périphériques, la production médullaire est normale, voire augmentée. Il en existe trois types :
Anémie hémolytique
L’anémie hémolytique se caractérise par une destruction précoce des globules rouges. Les globules rouges ont une durée de vie de 120 jours. Dans les anémies hémolytiques, elles auront une durée de vie de 40 à 80 jours. La moelle osseuse va donc s'épuiser à fabriquer des globules rouges pour compenser la disparition rapide des globules. La mort prématurée des globules rouges peut être due aux globules rouges eux-mêmes (trouble héréditaire) ou à des facteurs extérieurs.
Les causes sous-jacentes sont, entre autres, les maladies du sang, les troubles auto-immuns et certains médicaments [2].
Anémie par perte de sang
C’est la plus fréquente des anémies. Parfois le saignement est évident, c'est le cas de vomissements de sang ou de règles abondantes. Parfois, le saignement est invisible pour un non-médecin, c'est le cas de saignements digestifs par exemple.
La plupart du temps, ces anémies sont chez la femme, liées à des règles
répétitives, trop abondantes ou trop fréquentes. Chez l'homme, c'est plus des ulcères digestifs, hernie hiatale, gastrite. Parfois l'origine peut être cancéreuse.
Les régénérations après anémie centrale (chimiothérapie par exemple) ; Ces anémies périphériques ont en commun un signe biologique : le nombre élevé de réticulocytes, supérieur à 150 G/L .Elles sont dites régénérative [7]. Il est important de noter que cette « réticulocytose » ne survient que quelques jours après le processus initial (par exemple une hémorragie aiguë), du fait du délai nécessaire à la production de réticulocytes par la moelle osseuse après une déglobulisation [2].
1.2.3 Autres type d’anémies
Il existe d'autres formes rares d'anémies, y compris la thalassémie, la carence en G6DP (ou glucose-6-phosphate déshydrogénase) et la sphérocytose héréditaire.
1.3 Classification de l’anémie
Les anémies peuvent être classées selon leur étiologie, leur physiopathologie ou leur morphologie érythrocytaire.
Selon l’OMS, l’anémie est échelonnée à 3 niveaux: [5]
L’anémie sévère : dans ce cas le taux d’hémoglobine est inférieur à 7,0 g/dl,
Importance de la formule leucocytaire microscopique chez les sujets anémiés présentant une hyperleucocytose
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L’anémie modérée : son taux d’hémoglobine se situe entre 7,0 g/dl et 9,9 g/dl
Et l’anémie légère : lorsque le taux d’hémoglobine se situe entre 10 g/dl et 11g/ dl.
Au laboratoire, la classification morphologique est la plus utilisée. Elle est basée sur l’observation microscopique et les résultats de l’hémogramme, et repose aussi sur la morphologie des globules rouges. [2] On distingue :
Anémie normocytaire normochrome : VGM normal + CCMH normale ;
Anémie normocytaire hypochrome : VGM normal + CCMH abaissée ;
Anémie microcytaire normochrome : VGM abaissé + CCMH normale ;
Anémie microcytaire hypochrome : VGM abaissé + CCMH abaissée ;
Anémie macrocytaire normochrome : VGM élevé + CCMH normal;
Anémie macrocytaire hypochrome : VGM élevé + CCMH abaissée
1.4 Diagnostic de l’anémie
L’anémie est une affection fréquente, chez l’enfant comme chez l’adulte.
Les facteurs spécifiques contribuant à l’étiologie de l'anémie au sein de populations spécifiques demeurent largement inconnus, de sorte qu'il est difficile de concevoir des interventions appropriées. On en déduit que quelques causes des anémies sévères sont multiples dans les pays en voie de développement, mais il faut penser avant tout aux différentes carences possibles (et à leur étiologie) et aux anémies hémolytiques. Un arbre de décision permet de clarifier la démarche diagnostique :
Figure 1 : Arbre de décision de la démarche diagnostic de l’anémie [9]
1.4.1 Diagnostic de présomption
Très souvent les médecins se précipitent sur l’examen physique sans faire attention à un retard staturo-pondéral, une malnutrition ou une maladie chronique. Ces informations peuvent être des clés importantes aux diagnostics étiologiques et apportent une information sur l’ancienneté de la maladie. Ce diagnostic est fait d’éléments d’orientation de l’anémie [6]. Nous pouvons citer :
Peau et les muqueuses qui sont souvent non examinées dans la précipitation d’examiner cœur et poumons ;
Pâleur, ictère, angiomes, sècheresse des cheveux, anomalie des ongles.
Vertige. ;
Palpitation ;
Dyspnée ;
Accélération du rythme cardiaque ;
Céphalées ;
Palper les aires ganglionnaires à la recherche d’une infection, un cancer.
1-4-2 Diagnostic de certitude
Il repose sur le bilan d’une anémie avec les examens de laboratoire. Nous pouvons citer comme examen :
Dosage du taux d’hémoglobine (Hb) et mesure de l’hématocrite (Hte).
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Mesure de la vitesse de sédimentation (VS).
Numération Formule Sanguine (NFS).
Numération des réticulocytes : qui est un examen très important dans le bilan et un meilleur moyen pour évaluer la réponse de l’organisme face à l’anémie.
Numération des plaquettes, Frottis Sanguin [2].
2 NUMERATION DES GLOBULES BLANCS 2.1 Définition
La numération des globules blancs fait partie de l’hémogramme. C’est la numération qui renseigne sur la valeur des leucocytes dans un échantillon de sang.
2.2 Principe
Le sang est dilué dans un liquide qui lyse les hématies et conserve parfaitement les cellules nucléées du sang représenter en grande partie le sang normal pour les globules blancs mûrs. On compte les globules blancs au microscope dans un volume commun et à une dilution bien précise [10].
2.3 Technique
Technique de dilution
- Bien homogénéiser l’échantillon de sang prélevé sur tube EDTA ; - Plonger la pipette qui doit être propre et sèche dans une goutte de sang.
Aspirer jusqu’au trait 0,5
- Essuyer la pointe à l’aide de papier hygiénique puis diluer avec la solution de LAZARUS jusqu’au trait 11.
- Maintenir la pipette horizontale et la faire rouler entre les doigts. La petite boule à l’intérieur assurera le mélange.
Montage de la cellule de malassez et numération - Bien nettoyer la cellule avant de l’utiliser.
- Recouvrir la cellule d’une lamelle propre.
- Prendre la pipette de potain et souffler pour rejeter les premières gouttes contenues dans la tige.
- Déposer alors une goutte du mélange sur la zone quadrillée de la cellule.
- Passer au microscope puis faire la lecture à l’objectif 10X.
Leur nombre étant plus réduit on comptera les globules blancs sur la moitié de la cellule de Malassez soit sur 5 bandes de la 3ème à la 7ème bande. Le nombre de GB/mm3 de sang correspond à : A 40 ou A est le nombre de GB comptés sur les 5 bandes.
2.4 Valeurs normales [7].
Enfants Adultes
1ère semaine : 14,5 à 22,5 G/l Femme : 4,0 à 10,0 G/l
8jrs à 3mois 10 à 16 G/l Homme : 4,0 à 10,0 G/l 3mois à 6ans : 10,5à 13 G/l
6ans à 15 ans : 11,5à 14,5 G/l
3 HYPERLEUCOCYTOSE
3.1 Définition
Par définition, l’hyperleucocytose est une augmentation du nombre de globules blancs dans le sang au-dessus de la valeur normale en considérant l’âge et l’état physiologique [11]. Les globules blancs sont principalement présents dans le sang, les ganglions, la rate, les amygdales et la lymphe [12].
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3.2 Les différents types de leucocytes
Plus connus sous le terme de globules blancs, il en existe cinq types abordant divers noms. Chacune de ces catégories de cellules assurent de façon ciblée la défense de l’organisme face à des agressions microbiennes [12].On peut les regrouper en deux grandes classes :
Les granulocytes ou polynucléaires
Les granulocytes représentent 70% des leucocytes [12]. Les granulocytes sont les leucocytes les plus présents dans l'organisme. Cette classe regroupe elle- même trois sous-types selon leur coloration : les granulocytes neutrophiles, les granulocytes éosinophiles et les granulocytes basophiles. Ils proviennent de la différenciation des cellules souches hématopoïétiques de la lignée myéloïde.
Les granulocytes neutrophiles
Les neutrophiles représentent 99% des granulocytes [12]. Ses cellules ont un rôle primordial de phagocytose lorsqu'ils rencontrent une cellule étrangère ou infectée. La phagocytose est favorisée par la mobilité de ces cellules : elles sont capables de se déplacer dans le sang puis les tissus vers les foyers d'infection, où elles sont attirées par chimiotactisme. Leur nombre se situe entre 50 à 80% des globules blancs [13]. Ce sont des cellules sanguines de taille 12 µm définie par la présence d’un noyau polylobé, un cytoplasme acidophile parsemé de très fines granulations dont la couleur varie du rose au lilas [10].
Figure 2 : Vue microscopique d’un polynucléaire neutrophile [14].
Les éosinophiles
Les éosinophiles représentent 0.7% des granulocytes [12]. Ses cellules ont pour rôle de s'attaquer aux parasites de l'organisme, sans les phagocyter et interviennent de ce fait dans les réactions allergiques et la lutte contre l'infection parasitaire: ils se fixent dessus, déversent leurs granules qui contiennent des enzymes destinées à les détruire. Leur nombre se situe entre 1 à 4% des globules blancs [13]. Ce sont des cellules sanguines de taille 12 µm définie par la présence d’un noyau polylobé souvent en bissac, un cytoplasme acidophile parsemé de grosses granulations réfringentes et très serrées de couleur jaune- orangée [10].
Figure 3 : Vue microscopique d’un polynucléaire éosinophile [14].
Les basophiles
Les basophiles sont les plus rares 0.3% des granulocytes [12]. Dans ses cellules sont stockées de nombreuses molécules chimiques, et en particulier histamine, sérotonine et héparine. L'histamine et l'héparine servent à empêcher la coagulation dans les vaisseaux sanguins, mais aussi à augmenter la perméabilité des capillaires, ouvrant ainsi la voie à la diapédèse. Leur nombre se situe autour de 0 à 1 % des globules blancs [13]. Ce sont des cellules sanguines de taille 12 µm définie par la présence d’un noyau en forme de trèfle, un cytoplasme acidophile parsemé de nombreuses granulations métachromatiques pourpres et irrégulières opaques [10].
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Figure 4 : Vue microscopique d’un polynucléaire basophile [14].
Les mononucléaires
Ce sont des cellules définies par un seul noyau. Il en existe deux types :
Les lymphocytes
Les lymphocytes représentent 25% des leucocytes [12]. Les lymphocytes sont des leucocytes qui ont un rôle majeur dans le système immunitaire et sont impliqués dans la fabrication des anticorps. Selon la morphologie, on distingue le petit lymphocyte et le grand lymphocyte. Leur nombre se situe autour de 20 à 40 % des globules blancs [13].
- Le petit lymphocyte
Cellule sanguine de taille 10 µm définie par un noyau sphérique dense
recouvrant presque la quasi-totalité du cytoplasme basophile situé en bordure et très minoritaire sans granulations [10].
Figure 5 : Vue microscopique d’un petit lymphocyte [14].
- Le grand lymphocyte
Cellule sanguine de taille 12 µm définie par un noyau de structure grossière de type foncé dont le cytoplasme est plus ou moins basophile. Il apparait bleu ciel sur les frottis colorés au MGG. On rencontre parfois quelques fines granulations peu nombreuses [8].
Figure 6 : Vue microscopique d’un grand lymphocyte [14].
Les monocytes
Les monocytes représentent 5% des leucocytes [10]. Les monocytes sont de grosses cellules du système immunitaire (150 à 200 micromètres). Leur rôle est de phagocyter les corps étrangers et de présenter des morceaux de ces corps étrangers sur leurs membranes. Leur nombre se situe autour de 2 à 10 % des globules blancs [11]. Cellule sanguine de taille 17 µm définie par la présence d’un noyau en forme de rein, un cytoplasme gris-fer peu granuleux [8].
Figure 7 : Vue microscopique d’un monocyte [14].
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3.3 Les maladies liées à l’hyperleucocytose
Une hyperleucocytose peut augmenter l'une des trois catégories de globules blancs normalement retrouvés dans le sang [1] (polynucléaires, lymphocytes, monocytes) et on parle alors de polynucléose, lymphocytose et monocytose. Elle peut aussi être due au passage ces cellules anormales du sang. Elle est une anomalie de l’hémogramme plus précisément celle de la lignée blanche caractérisant une maladie. On distingue :
La polynucléose neutrophile
La polynucléose neutrophile (à polynucléaires neutrophiles) est due à l’augmentation des neutrophiles dans le sang. Elle se voit lors de certains états physiologiques [12] (naissance, grossesse, menstruation, exercice violent) et surtout lors d'états pathologiques, principalement une infection microbienne (abcès ou septicémie), une maladie inflammatoire, une nécrose tissulaire, un cancer ou un sarcome et le tabagisme.
La polynucléose éosinophile
La polynucléose éosinophile a deux causes principales : l'allergie et les parasites. Beaucoup moins fréquemment l'éosinophilie est rapportée à une périartérite noueuse, une maladie de Hodgkin ou un cancer [12].
La polynucléose basophile
C’est l’augmentation des polynucléaires basophiles dans le sang. Elle est très rare et se voit au cours de la leucémie myéloïde chronique. Un excès de polynucléaires basophiles est relativement rare et est difficile à interpréter. Il peut indiquer une réaction allergique, des maladies infectieuses [12].
La lymphocytose
La lymphocytose est reconnue au cours des maladies infectieuses virales ou bactériennes. Elle est aussi liée au passage des cellules anormales dans le sang.
[12].
La monocytose
La monocytose (syndrome mononucléosique) révèle souvent une maladie cytomégalovirus, hépatite virale, plus rarement une brucellose, une maladie d'Osler ou la syphilis secondaire [12].
Les leucémies
Ce sont des maladies connues sous le nom de cancer du sang. Elles se caractérisent par un accroissement considérable du nombre des globules blancs et par l'apparition de cellules anormales. Au rang de celles-ci nous pouvons citer :
Leucémies Aiguës
Leucémies Chroniques
Lymphomes
Myélomes
La maladie de Waldenström
La maladie de Wegener, etc.…
3.4 Diagnostic de l’hyperleucocytose 3.4.1 Diagnostic de présomption
Ce diagnostic est fait d’éléments d’orientation d’une hyperleucocytose. Nous pouvons citer :
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Douleur
Sensations
Fatigue
La faiblesse musculaire
La faiblesse
Nausées
Des difficultés respiratoires
Vomissements
3.4.2 Diagnostic de certitude
Il repose sur la numération des globules blancs qui exprime le nombre de leucocytes dans le sang et l’examen du frottis sanguin (formule leucocytaire).
(Voir annexe 1 et 6).
4 LA FORMULE LEUCOCYTAIRE 4.1 Définition
La formule leucocytaire fait partie de l’hémogramme. Elle fournit les renseignements sur les différents types de leucocytes à partir d’un frottis sanguin : la valeur, la forme des cellules, etc….
4.2 Intérêt de la formule leucocytaire
La formule sanguine est toujours associée à la numération sanguine. Elle permet d'apprécier les éléments cellulaires du sang sous leur aspect qualitatif : morphologie, homogénéité de forme d’une part et d’autre part le pourcentage de chaque catégorie de leucocytes (ramené en valeur absolue) : polynucléaires, lymphocytes et monocytes ; il est également possible de détecter d'éventuelles cellules normalement absentes du sang circulant (cellules provenant de la moelle
osseuse). Cet examen est très important dans le dépistage de nombreuses maladies du sang
4.3 Principe
Une goutte de sang totale d’environ 2mm de diamètre est étalée en couche mince sur une lame porte- objet propre et préalablement dégraissée, en vue d’une bonne distribution cellulaire. Après coloration au May Grunwald Giemsa, on compte les différents types de leucocyte au microscope à l’objectif à immersion. Les cellules sont distinguées l’une de l’autre par la taille de la cellule, la forme du noyau, la couleur du cytoplasme, la grandeur des granulations et est exprimée en valeur relative (pourcentage) en valeur absolue (concentration).
4.4 Techniques préalables pour la réalisation de la formule leucocytaire
La confection de frottis
- Placer une lame sur une surface plane et propre
- Déposer sur l’une des extrémités de la lame une goutte de sang pas très grosse
- Poser l’extrémité d’une lamelle tenue dans la main droite en position oblique devant la goutte de sang
- Reculer la lamelle jusqu’à ce qu’elle touche la goutte du sang et laisser répartir sur toute la largeur.
- Pousser la lamelle en avant et en gardant le contact avec la lame jusqu’à l’autre extrémité d’un mouvement régulier et doux, jusqu’à ce qu’elle entraine derrière elle le sang et que tout soit étalé avant d’atteindre le bout - Vérifier que l’étalement est bien fait pour permettre la reconnaissance des
leucocytes et des hématies anormales.
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- Laisse sécher à l’air libre le frottis ainsi confectionné
- Identifier avec un crayon le frottis séché par le numéro de l’échantillon.
Le frottis ne doit pas être mince, trop épais, trop long. Elle ne doit présenter aucune vacuole.
La coloration au May Grunwald Giemsa - Disposer le frottis sur un plancher
- Recouvrir le frottis de la solution de May et attendre 3 min
- Additionner le May d’eau tamponnée. Souffler pour mélanger puis attendre 5min
- Rejeter le colorant et rincer le frottis avec de l’eau ;
- Recouvrir ensuite le frottis du colorant de Giemsa puis attendre pendant 15 à 30 mn.
- Rejeter le colorant puis rincer abondement le frottis avec de l’eau - Sécher le frottis contre la paillasse en le maintenant en position oblique - Mettre une goutte d’huile à immersion sur le frottis et faire la lecture à
l’objectif 100X.
La lecture
La lecture se fait là où les globules rouges sont disposés les unes à côté des autres. Le compte se fait sur 100 leucocytes rencontrés tout en prenant soin de comptabiliser chaque type de leucocyte pour pouvoir établir la formule leucocytaire. On compte les érythroblastes pour 100 leucocytes évalués sur le frottis puis on détermine en pourcentage le nombre comptés par la formule ci- après.
% Erythroblaste Nombre d’érythroblaste compté 100
Détermination du nombre de globules blancs réels Il est déterminé par la formule ci-dessous
Nombre de globules blancs réels nombre de globules blancs/ mm3 – N avec N érythroblaste % nombre de globules blancs/ mm3
Erythroblaste + 100
4.5 Valeurs normales :
Tableau : Répartition des valeurs normales des leucocytes
5 ERYTHROPOÏESE 5.1 Définition
L'érythropoïèse est l'ensemble des processus de production des érythrocytes (globules rouges) dans la moelle osseuse rouge à partir de cellules souches hématopoïétiques totipotentes ( voir annexe 2), sous la dépendance de l'érythropoïétine. L'érythropoïèse dure environ 7 jours [15]. En cas de besoins Type de
leucocyte
Valeur en % (enfant)
Valeur
absolue/mm3
Valeur en % enfant)
Valeur
absolue/mm3 Polynucléaires
neutrophiles
40 – 60 2000 – 6000 50 - 80 2000 – 8000 Polynucléaires
éosinophiles
1 – 4 100 – 500 1 – 4 40 – 400
Polynucléaire basophiles
0 – 1 0 – 150 0 – 1 0 – 100
Lymphocytes 35 – 60 1500 – 7000 20 - 40 1000 – 4000
Monocytes 2 – 10 100 – 1500 2 – 10 80 – 1000
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accrus (anémies) il se produit normalement une hypersécrétion d’érythropoïétine. L’érythropoïèse peut être ainsi multipliée par 7 ou par 8 [16].
5.2 La lignée érythroblastique
C’est l’ensemble des cellules qui se différencient vers la synthèse de l’hémoglobine aboutissant aux globules rouges. La lignée érythroblastique se situe avant la naissance dans le mésoblaste embryonnaire, dans la rate puis le foie au deuxième mois de gestation, avant de gagner progressivement la moelle osseuse ou elle est localisée chez le nouveau née et l’homme adulte [17]. Elle représente 8 à 30% des cellules médullaires localisée dans la moelle osseuse.
[18].
Figure 8 : Représentation schématique de la lignée érythroblastique [19]
5.3 Les différentes cellules de la lignée érythroblastique
Les érythroblastes sont des précurseurs nucléés des érythrocytes matures, retrouvés normalement que dans la moelle osseuse. Chez les nouveau-nés ils peuvent migrer dans le sang périphérique. En dehors de ces cas, la présence de précurseurs nucléés des globules rouges dans le sang n’est pas normale et indique soit une activité érythropoïétique sensiblement accrue, éventuellement aussi à l’extérieur de la moelle osseuse, soit un processus malin.
On distingue par ordre de maturité de croissance : [17]
le proérythroblaste :
l'érythroblaste basophile
l'érythroblaste polychromatophile
l'érythroblaste acidophile :
le réticulocyte
l'érythrocyte (ou hématie) du sang circulant.
5.4 Classification morphologique des cellules de la lignée érythroblastique
Les différentes catégories d’érythroblaste sont reconnues sur les caractères du noyau et du cytoplasme. Plus les cellules sont avancées dans la lignée plus leur taille diminue plus le cytoplasme initialement basophile et riche en ARN devient acidophile et riche en hémoglobine et puis le noyau se condense jusqu’à son expulsion qui transforme l’érythroblaste acidophile en réticulocyte [16].
Le proérythroblaste
Elle est la première cellule identifiable, de grande taille, au cytoplasme basophile, au noyau nucléolé et à la chromatine fine, à tous les caractères habituels des cellules primitives. Elle donne naissance à une lignée de cellules nucléées : les érythroblastes, qui progressivement épaississent leur chromatine, perdent leur nucléole, leur basophilie cytoplasmique et augmentent leur contenu en hémoglobine. Cette séquence est l’objet d’une division arbitraire en stades, le plus souvent trois :
-Erythroblaste basophile ou érythroblaste jeune ou normoblaste A
-Erythroblaste polychromatophile ou érythroblaste intermédiaire ou normoblaste B
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-Erythroblaste acidophile (ou orthochromatique) ou érythroblaste mur ou normo blaste C.
Le proérythroblaste n’est pas lui-même la cellule souche fonctionnelle servant à maintenir le potentiel de reproduction de la lignée rouge par auto-reproduction mais dérive d’une autre cellule souche du système myéloïde non identifiée morphologiquement mais ayant la capacité pluripotentielle de donner naissance aux lignées érythroblastique, granuleuse et mégacaryocyto-plaquettaire [19].
Figure 9 : Vu microscopique d’un proérythroblaste
Erythroblaste basophile
L’érythroblaste basophile est une cellule de moindre taille (diamètre 16 à 20) mais toute aussi ronde, et toute aussi bleue. Le noyau est parfaitement rond, sa chromatine est parfaitement condensée en mottes arrondies presque arrondies, régulièrement réparties sur un fond rose foncé. On ne voit plus de nucléole. Le cytoplasme plus abondant que celui du pro érythroblaste reste cependant un rapport nucléo- cytoplasmique supérieur à 0,5. Il est d’un bleu intense dit bleu de Prusse mais avec une structure irrégulière, grumeleuse et la persistance d’un archoplasme décoloré. Le stade de l’érythroblaste basophile est très prolifératif et l’on rencontre souvent des érythroblastes basophiles en pleine mitose, avec les chromosomes visibles à la place du noyau, ou en post- mitose avec les deux cellules filles côte à côte, encore relié par un très fin filament chromatinien [19].
Figure 10 : Vu microscopique d’un érythroblaste basophile
Erythroblaste polychromatophile
Elle est une petite cellule ronde de 10 à15de diamètre. Le noyau, qui reste central, s’est nettement densifié, les mottes de chromatine sont moins visibles plus irrégulières et ont tendance à fusionner, le noyau tend à devenir tout noir, pycnotique. Le cytoplasme est moins grumeleux, plus homogène, l’archoplasme est à peine visible, la couleur du cytoplasme n’est plus bleue mais mauve, ce qui traduit une synthèse accrue d’hémoglobine. Comme dans le stade précédent on voir des érythroblastes polychromatophiles en post mitose, reliés à deux par un fin pont chromatinien [19].
Figure 11 : Vu microscopique d’un érythroblaste polychromatophile
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Erythroblaste acidophile
C’est le stade ultime, juste avant l’expulsion du noyau et la transformation en globule rouge. Il s’agit d’une petite cellule, guère plus grande qu’une hématie, dont le noyau, rond, est tout noir, pycnotique. Ce noyau va être bientôt expulsé si bien qu’à ce stade il est souvent situé à la périphérie de la cellule. Le cytoplasme est homogène, laqué, de couleur parme ou même presque aussi rose que celui de l’hématie [19].
Figure 12 : Vu microscopique d’un érythroblaste acidophile
5.5 Régulation de l’érythropoïèse
Parmi les facteurs de transcription de l’érythropoïèse, les protéines nucléaires de la famille GATA joue un rôle important. Parmi les éléments nécessaires à l’érythropoïèse, on citera surtout le fer, les folates, les vitamines B12 et les androgènes. L’érythropoïétine est le facteur de croissance majeur de l’érythropoïèse. Il est le facteur régulateur principal de l’érythropoïèse. Celle-ci est produite par le rein et va agir au niveau de la moelle osseuse pour stimuler la production des globules rouges [20]. Cette production de globules rouges va apporter de l’oxygène dans les cellules rénales qui vont alors diminuer leur synthèse d’érythropoïétine, ce qui aura pour conséquence la diminution en retour de la production de globules rouges. Il existe donc à ce niveau une
véritable régulation endocrine, le rein étant la « glande » productrice et la moelle osseuse l’organe cible. Ainsi physiologiquement on a pu retrouver une parfaite corrélation entre le taux d’hémoglobine et le taux d’érythropoïétine. Pour une hémoglobine normale aux alentours de 12 g/dl, le taux d’érythropoïétine circulante est d’environ20 unités/l. Ce taux va augmenter en fonction de la baisse du taux d’hémoglobine pour atteindre environ 200 unités/l, lorsque l’hémoglobine atteint 7 g/dl. Cette production est altérée de façon significative au cours de nombreuses pathologies à l’origine d’une anémie.
5.6 Anomalies des cellules de la lignée érythroblastique
Les principales anomalies portent plus sur la morphologie que sur le nombre ou les proportions relative des érythroblastes. Ce sont : [17]
Les micronormoblastes
Les macronormoblastes
Les mégaloblastes
Les sidéroblastes
Les anomalies cytologiques bizarres.
5.7 Les pathologies de la lignée érythroblastique
Ces pathologies sont souvent dues soit à une carence en vitamine B12 ou acide folique, soit à un déficit en fer. On peut citer entre autres :
Hyperplasie érythroblastique
Anémie de Biermer
Anémie mégaloblastique
Anémie réfractaire sidéroblastique
Myélome érythrémique
Dysérythropoïèse.
DEUXIEME PARTIE : CADRE, MATERIEL ET METHODES
D’ETUDE
2 CADRE, MATERIEL ET METHODES D’ETUDE 2.1 Cadre d’étude
Ce travail a été effectué dans le laboratoire d’hématologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou MAGA de Cotonou.
2.1.1 Attributions
Des missions sont assignées à cet hôpital de référence national qui fait partie de l’espace hospitalo-universitaire et à rang de direction technique du ministère de la santé.
Trois missions sont assignées à cet hôpital :
Investigation et examen concourant à un diagnostic difficile à établir en structure périphérique et de traiter les cas médicaux les plus complexes qui lui sont adressés ou qui y arrivent en urgence ;
Lieu de formation pour les apprenants du secteur de la santé et autres ;
La recherche scientifique en liaison avec les écoles et instituts de formation en santé.
2.1.2 Situation géographique et présentation du CNHU/ HKM
Le CNHU/HKM est le centre de référence du système sanitaire national en République du Bénin. Il est situé en face du palais de la présidence de la République et est limité à l’Ouest par l’Institut National Médico-social (INMES) et la Faculté des Sciences de la Santé(FSS) ; à l’Est et au Nord par le camp Guézo et au Sud par l’avenue Pape Jean Paul II. Crée le 30 Octobre 1962 avec une capacité de 350 lits, l’Hôpital est devenu CNHU de Cotonou le 10 Janvier 1973. Il a pris le statut d’office à caractère social et scientifique. Le 13 Mai 1991 le CNHU de Cotonou est doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. A la mort du premier président de la République, son Excellence
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Hubert Koutoucou MAGA sous le mandat duquel l’hôpital a vu le jour, il a été baptisé CNHU/HKM. C’est un hôpital pavillonnaire construit sur un terrain de 10 hectares. Il dessert la population de Cotonou et ses environs estimée à plus d’un million d’habitants.
2.1.3 Différentes sections de laboratoire du CNHU/HKM
Le laboratoire de CNHU/HKM de Cotonou comprend les sections suivantes : - Biochimie
- Banque de sang
- Bactériologie- Mycologie - Parasitologie- Virologie - Hématologie
La Biochimie
Elle est logée dans l’ancien bloc des laboratoires (biologie). Il comporte un grand et un petit laboratoire, un secrétariat, trois bureaux, une salle de garde et ses dépendances et une laverie. On y exécute comme des examens de routine, des examens spéciaux et des examens enzymatiques.
La majorité de ces examens précités sont exécutés par des semi- automates.
La Banque de Sang
Située à côté du service d’Hématologie, la Banque de sang est un ensemble de 03 pièces dont une grande salle de manipulation, une salle de garde et ses annexes, un bureau du surveillant. Les examens Immuno-Hématologiques, les tests de compatibilité pré-transfusionnelle ainsi que les activités de sang et de ses dérivés y sont menées.
La Bactériologie-Mycologie
Le laboratoire de Bactériologie-Mycologie est constitué de trois compartiments (une laverie, un magasin et la salle de manipulation). Comme analyses exécutées, on peut citer entre autres, l’examen cytobactériologique urinaire (ECBU) + Antibiogramme ; le spermogramme, recherche des Bacilles Acido Alcoolo Résistants (BAAR), l’Hémoculture, le liquide céphalo-rachidien(LCR) etc…
La Parasitologie-Virologie
Le laboratoire de Parasitologie-Virologie est contigu avec le laboratoire de bactériologie-mycologie. Il comprend une salle de sérologie, une salle de cytologie. Dans cette section les examens suivants sont réalisés :Recherche des Amibes Kystes œufs Parasites (AKOP) ou coprologie, Goutte Epaisse Densité Parasitaire (GE-DP), Séro Diagnostic de Widal (SDW), Treponema Pallidum Haemagglutination Assay (TPHA), Human Immuno deficiency Virus (HIV), Rubéole, Toxoplasmose, Chlamydiae, Anti Streptolysine O (ASLO), Veneral Diseases Rechearch Laboratory (VDRL), la recherche des microfilaires, etc…
L’Hématologie
Ce service est le troisième bâtiment à droite à l’entrée du CNHU/ HKM. Dans la section d’hématologie ou s’est déroulé notre stage, divers examens sont réalisés. Il s’agit de :
Biopsie médullaire ;
Myélogramme ;
Cytochimie ;
Numération des Globules Blancs et formule leucocytaire ;
Hémogramme ou NFS ;
Taux de réticulocytes ;
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Hémoglobine-Hématocrite ;
Plaquettes ;
Recherche de schizocyte ;
Fibrinogène ;
Facteur VIII ;
Facteur IX ;
Facteur Von Willeband ;
Protéine C
Dosages de D-dimers ;
Ferritine ;
Temps de saignement ;
Temps de Quick= taux de prothrombine ;
Temps de céphaline kaolin ;
Mesure de la vitesse de sédimentation globulaire ;
Waaler rose ;
Test au latex ;
Recherche de cellules LE (Lupus Erythromateuse).
2.2 Matériels
2.2.1 Echantillon biologique
L’échantillon d’étude est du sang veineux prélevé sur EDTA 2.2.2 Matériel de prélèvement
Blouse blanche ;
Gants ;
Aiguille et corps vacutainer ;
Boite à incinérer ou poubelle
Alcool à 70% ;
Coton hydrophile ;
Garrot ;
Tubes contenant de l’EDTA pour l’hémoglobine et la numération blanche
2.2.3 Matériels pour Hémoglobine fait manuellement
Solution de Drabkin conservée à l’abri de la lumière ;
Pipette graduée de 5 ml ;
Pipette de Salhi ;
Canule ;
Tubes à essai propres ;
Compresses ;
Hémoglobinomètre « APPEL HG-202 » ;
2.2.4 Matériel pour Numération Blanche et Formule Leucocytaire fait manuellement
Pipette de potain ;
Liquide de dilution de globules blancs (Lazarus) ;
Cellule de Malassez ;
Canule ;
Lames ;
Compresses ;
Lamelles ;
Microscope ;
Réactif de May
Réactif de Giemsa
Huile à immersion;