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COMPARAISON DES RESULTATS DES TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDE DU VIH A CEUX DU TEST ELISA DE REFERENCE :

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Academic year: 2022

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(1)

REPUBLIQUE DU BENIN *********

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

*********

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

*********

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI

**********

DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE

DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE THEME :

Présenté et soutenu par : Christelle Mardochée MEDAHO

Sous la direction :

Ce 26 Mai 2017 à 09h devant le jury composé de : Président du jury : Dr Adolphe TOKPANOU Membre du jury : Dr Gatien LOKOSSA Examinateur : Dr Pascal S. ATCHADE

COMPARAISON DES RESULTATS DES TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDE DU VIH A CEUX DU TEST ELISA DE REFERENCE : CAS DU

CENTRE MEDICAL SAINT JEAN DE COTONOU

Année académique 2015-2016 9ème promotion

Tuteur : DAHOUI Romain Chef laboratoire

Superviseur : Pr. Evelyne LOZES

Immunologiste

Enseignant-chercheur à l’EPAC

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REPUBLIQUE DU BENIN

*********

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

*********

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

*********

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)

DIRECTEUR :

Professeur SOUMANOU Mohamed DIRECTEUR ADJOINT : Pr. AHOUANNOU Clément

CHEF DU DEPARTEMENT DU GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE :

Dr ATCHADE Pascal

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LISTE DES ENSEIGNANTS

Noms et Prénoms Matières enseignées 1 ABLEY Sylvestre Déontologie médicale

2 ADOMOU Alain Physique

3 AGBANGLA Clément Génétique moléculaire

4 AGOUA Jean Informatique

5 AHOYOThéodora Angèle Microbiologie/ Santépublique/ hygiène hospitalière 6 AKAKPO B. Huguette Education physique et sportive

7 AKOGBETO Martin Entomologie médicale

8 AKPOVI D. Casimir Biologie cellulaire/ Physiologie humaine/ biochime clinique 9 ALITONOU Alain Guy Chimie générale/ Chimie organique

10 ANAGO Eugénie Biochimie structurale / Biochimie clinique 11 ANAGONOU Sylver Education physique et sportive

12 ATCHADE Pascal Parsitologie / Mycologie / Entomologie 13 AVLESSI Félicien Chimie générale/ Chimie organique 14 BANKOLE Honoré Bactériologie / Virologie

15 DARBOUX Raphael Histologie appliquée 16 DESSOUASSI Noel Biophysique

17 DOSSEVI Lordson Techniques instrumentales

18 DOSSOU Cyriaque Techniques d’expression et méthodes de communication 19 DOUGNON T. Victorien Microbiologie/ Méthodologie de la recherche

20 HOUNNON Hypolitte Mathématiques

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21 HOUNSOSSOU Hubert Statistique / Epidémiologie 22 LALLY Armel Législation et droit du travail 23 LOKO Frédéric Biochimie clinique

24 LOKOSSOU Gatien Immunologie/Immuno-pathologie 25 LOZES Evelyne Immunologie/ Immuno-pathologie 26 MASSOULOKOUNON Vincent Histologie médicale

27 OGOUDIKPE Nicarette Informatique médicale 28 SECLONDE Hospice Transfusion sanguine

29 SEGBO Julien Biochimie/ Biologie moléculaire 30 SENOU Maximin Histologie appliquée

31 TOPANOU Adolphe Hématologie/ Hémostase et Pharmacologie

32 SOEDE Casimir Anglais

33 YOVO K.S. Paulin Pharmacologie/ Toxicologie 34 TOHOYESSOU Zoé Soins infirmiers

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DEDICACE

Je dédie ce mémoire :

A mon frère aîné Jean Claude Deo-Gracias MEDAHO pour l’immense sacrifice qu’il fit et continu de faire pour moi.

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REMERCIEMENTS

A tous ceux qui m’ont encouragé et aidé pendant mes études, spécialement lors de la rédaction de ce document. J’exprime ainsi mes sincères remerciements à :

 Mon créateur, le Dieu tout puissant pour sa présence dans ma vie.

Professeur Evelyne LOZES, mon superviseur de stage, pour sa disponibilité et ses conseils en vue d’obtention d’un travail remarquable

Docteur Gatien LOKOSSOU, Marius GNINTOUNGBE pour votre participation active à ce travail

Victor ADETOLA, mon parrain de stage, chef division de la banque de sang de l’Ouémé / Plateau pour son assistance au cours de la manipulation pour laquelle il m’a fourni le Kit HIV Ag-Ab ELISA Test sans frais.

Romain DAHOUI, chef laboratoire, a tous les techniciens ainsi qu’a tout le personnel du centre médicale saint Jean de Cotonou pour leurs l’hospitalité et l’encadrement

MEDAHO Bienvenu et GBADA A. Séraphine, mes adorables géniteurs pour leurs amours et leurs sens de responsabilité, je n’aurais pas pu choisir mieux.

Professeur Dominique Koko SOHOUHLOUE, mon tuteur pour son soutien sans condition durant tout mon cursus a L’EPAC.

Docteur Charles SOSSA, pour son soutien financier et moral durant tout ce cursus

La famille KPAKPO, pour l’accueil et l’hébergement durant la période de stage.

 Aux moniteurs des travaux pratiques, FAH Laurice, KOUDOKPON Charles Hornel, FANOU Brice, KOUTINHOUIN Adnette, EDOUN Eliane.

Marius HOUNGNIZAN, pour son aide au cours de la rédaction

 Tous mes camarades de la IX éme promotion, cette fin sera pour chacun le début de nouvelles expériences moins stressant et plus passionnant.

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HOMMAGE

A son excellence Monsieur le Président de jury

Nous sommes honorés de vous avoir comme président du jury de soutenance de notre rapport de stage marquant la fin de notre formation en licence professionnelle. Monsieur le président du jury, nous voudrions compter sur vos observations pour parfaire le travail ici présent. Veuillez recevoir nos profondes gratitudes.

Aux honorables membres de jury

Tout le plaisir est pour nous de vous savoir membre de ce jury. Nous comptons sur vous pour le perfectionnement de ce travail à travers vos apports. Recevez nos sincères considérations.

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LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS

AC : Anticorps

AC anti HIV : Anticorps dirigé contre l’antigène de surface du virus de l’immunodéficience humaine

AC anti HCV : Anticorps dirigé contre l’antigène de surface du virus de l’hépatite C Ag : Antigène

Ag HIV : Antigène de surface, principal marqueur sérique d’infection qui indique la présence du VIH

ELISA : Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay HAS : Haute Autorité de Santé

HIV : Virus de l’immunodéficience humaine ICT : Test immunochromatographique IF : Immunofluorescence

INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique INVS : Institut National de Veille Sanitaire

OMS : Organisation Mondiale de la santé RIA : Radio Immuno Assay

TDR : Test de Diagnostic Rapide

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : récapitulatif des infections opportunistes après infection au VIH ... 6 Tableau 2 : Ce tableau présente les résultats obtenus avec les TDR ... 17 Tableau 3 : Ce tableau montre les résultats obtenus avec le test ELISA. ... 17 Tableau 4 : Ce tableau présente le croisement effectué entre les résultats générés par les TDR ceux du test ELISA. ... 18

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : description du principe d’un test d’immunochromatographie ... 3 Figure 2 : infestation et multiplication du VIH dans les lymphocytes ... 5 Figure 3 : Cinétique d'apparition des anticorps anti-VIH ... 10

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RESUME

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) cible le système immunitaire et affaiblit les systèmes de surveillances et de défenses de l’organisme contre les infections et certains types de cancers. Avec l’altération et la destruction des fonctions des cellules immunitaires par le virus, l’immunodéficience s’installe progressivement chez les sujets infectés. L’état immunitaire du sujet est classiquement mesuré par la numération des CD4.

L’immunodéficience entraîne une augmentation de la sensibilité à un grand nombre d’infections et de maladies que l’on peut combattre normalement avec un système immunitaire sain. Le stade le plus avancé de l’infection à VIH est le syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui peut apparaître au bout de 2 à 15 ans selon le cas. Ce stade se définit par l’apparition de certains cancers, d’infections et d’autres manifestations cliniques sévères d’où la nécessité de dépister la maladie le plus tôt afin de garantie la survie du patient. Le diagnostic du HIV passe par plusieurs tests dont le premier est sans doute le Test de Diagnostic Direct (TDR). Ce test qui en raison de ces limites devrait être confirmé par un test de référence ne l’est pas dans la plupart de nos laboratoires en défaveurs des patients pour diverses raisons. Notre travail vise donc à évaluer la sensibilité et la spécificité des TDR utilisés pour le diagnostic du HIV au centre médical Saint Jean le Baptiste de Cotonou en comparant les résultats des TDR à ceux de la méthode de référence qu’est L’ELISA.

Nous avons mené une étude prospective et transversale en incluant 43 sujets ayant présenté une demande d’examen du VIH et n’ayant suivi aucun traitement.

Il ressort de ces résultats que les tests de dépistage rapide présentent une sensibilité de 100% et une spécificité de 100% avec le coefficient de Kappa= 1,00. Les résultats obtenus avec les TDR sont conforment à ceux obtenus avec l’ELISA pris comme test de référence (p=1>0,05).

Somme toute, les résultats obtenus avec les Tests de Dépistage Rapide (TDR) de la marque utilisée dans cette étude concordent statistiquement à ceux obtenus avec l’ELISA pour le dépistage du VIH. Les TDR de cette étude présentent un excellent niveau de performances.

Mots clés : VIH, Immunodéficience, TDR, ELISA

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ABSTRACT

Human immunodeficience virus target the immune system and reduce the protection against infections and some cancers. With the destruction and alteration of immune cells fonctions by the virus, the immunodeficience take place gradually in the patient's body. Patient's immune situation is checked by measuring CD4 molecule.

Immunodeficience lead to high sensibility to a lot of infections and deseases that could be fought normaly with safe immune system. The critical step of HIV infection is AIDS. This phase can appear from 2 to 15 years according to the case. From the AIDS status, we can see the begening of some cancers, infections and other clinical manifestations. Early detection of the desease could lead to a reduction ofdeath related to HIV. Today HIV diagnostic is only done with TDR and must be confirmed with a reference test. Unfortunately, some of our laboratories didn’t confirm the diagnostic with the reference test involving lot of consequences for the patient. This work has been done in order to evalute the sensibility and the specificity of the TDR used in the laboratory of the medical center Saint Jean le Baptste of cotonou by comparing TDR and ELISA test results.

Our study is a prospective and transversal study which includes 43 subjects, with a request of HIV diagnostic and are not undergoing treatment.

Our results showed that the rapid screening tests had scored hundred per cent of sensibility and hundred per cent of specificity with the coefficient of kappa=1, 00.

Briefly, our results showed that the rapid screening tests used in this research matched with those got with ELISA test for the screening HIV. In comparison with ELISA, the TDR of this study present an excellent performance's level.

Key words: HIV, Immunodeficience, TDR, ELISA

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SOMMAIRE

INTRODUCTION... 1

PARTIE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ... 2

PARTIE 2 : CADRE, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE ... 12

PARTIE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS ... 17

CONCLUSION ... 20

RECOMMANDATIONS ... 21

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ... 22

(13)

INTRODUCTION

Les tests de diagnostics rapides constituent l’une des avancées techniques les plus révolutionnant de la biotechnologie humaine. Encore appelé test rapide a orientation diagnostic, ce sont des tests qui offrent la possibilité d’obtenir le diagnostic de certaines maladies infectieuses telles que le paludisme, les hépatites, le choléra, la dengue, la peste, l'infection à VIH et bien d’autres (L. Maisonneuvea et col, 2009). Contrairement aux tests classiques, ceux-ci connaissent depuis leurs avènements une demande croissante sur le marché international car ils sont très économiques et permettent de déceler efficacement et précocement les infections. Ils constituent donc une aubaine pour les pays à ressources financières limitées (Pierre Aubry, 2014).

Dans le cas d’espèce, les tests de diagnostics rapides malgré leurs améliorations considérables ont leurs places dans le diagnostic de l’HIV mais en complément des tests ELISA selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé de la France (Haute Autorité de la Santé, 2013).

En Afrique et particulièrement au Bénin, les laboratoires ne disposent pas le plus souvent d’un plateau technique pouvant leurs permettre de réaliser l’ELISA. Ces laboratoires se limitent à l'usage des TDR. Nous avons ainsi émis l'hypothèse selon laquelle les TDR pourraient générer des résultats statistiquement différents de ceux de l'ELISA pour le diagnostic du HIV.

L’objectif général de cette étude est d’évaluer la sensibilité et la spécificité des TDR utilisés dans le laboratoire d’analyses biomédicales du centre médicale Saint Jean le Baptiste de Cotonou.

De façon spécifique, nous avons :

- réalisé les TDR à partir des sérums des patients pour le diagnostic du HIV ; -réalisé le test ELISA sur les mêmes sérums pour le diagnostic du HIV ; -comparé les Résultats des TDR à ceux de l’ELISA.

(14)

PARTIE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1.1- LES TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDE DU HIV 1.1.1-Définition

C’est l’ensemble des dispositifs de diagnostic médicaux utilisables de façon unitaire ou en petites séries permettant de donner un résultat rapide et qui ne nécessite pas de procédure automatisée.

Elles peuvent être réalisées avec différent type de prélèvements biologiques (le sang total, la salive, les urines). Ces résultats doivent nécessairement être confirmés par un test de référence (CATIE, automne 2010).

1.1.2-Principe de fonctionnement :

Il est basé pour la plupart sur la capture d’analytes (antigènes ou anticorps) sur une surface solide.

L’interaction de ces analytes avec des peptides synthétiques selon leur spécificité permet l'observation à l’œil nu d’un trait de couleur. Une bande contrôle permet de valider le test.

Il existe plusieurs technologies, la plus utilisée est l’immunochromatographie sur bandelette.

1.1.3- Description du principe d’un test d’immunochromatographie :

Les anticorps spécifiques (Ac) marqués à l’or colloïdal sont fixés sur la zone de collecte.

Lorsqu’on apporte un sérum ou plasma contenant des antigènes reconnus par ces anticorps, on observe la formation d'un complexe immun Ag-Ac. Ce complexe formé va migrer par capillarité le long de la membrane de nitrocellulose. Sur cette membrane était fixé au préalable un second anticorps spécifique à l’antigène recherché et un anticorps anti-anticorps.

Au cours de la migration, le complexe Ag-Ac est capturé par le deuxième Ac spécifique et on observe la formation d’une première ligne rouge, qui traduit la positivité du test. Par ailleurs, l’excèdent d’Ac marqués à l’or colloïdal est ainsi capturé et il se forme une seconde ligne rouge, qui valide le test (Ministère de la santé et des services sociaux du canada, 2011).

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Figure 1 : description du principe d’un test d’immunochromatographie (Pierre Aubry, 2014).

1.1.4- Avantages et limites des TDR

Nombreux sont les avantages qu’offrent les TDR. Nous pouvons citer entre autres la simplicité et la rapidité dans la réalisation du test. De plus ils sont très économiques et donc accessibles à tous. Le temps d’attente du patient est réduit et ce dernier peut être mis sous traitement le plus rapidement possible. Cependant ils présentent quelques limites tels que la possibilité d’obtention de faux résultats, l’absence de traçabilité des résultats entrainant un mauvais suivi des infectés non déclarés. Le manque de sensibilité dans les phases précoces de l’infection entraine des résultats faux négatifs pendant que les réactions croisées entrainent des résultats faux positifs. (Hoffmann CJ, Johns Hopkins HIV Guide 2012).

1.2- LA METHODE IMMUNO – ENZYMATIQUE (ELISA) 1.2.1-Définition ELISA

Le test ELISA (Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay) littéralement (dosage d’immunoadsorption par enzyme liée) est un examen de laboratoire qualifié d'immuno- enzymatique car le dosage est couplé à une réaction catalysée par une enzyme. C’est un outil efficace pour la détection de la présence d’un anticorps ou d’un antigène dans un échantillon biologique.

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1.2.2-Principe

Cette technique (assay) a diverses applications (recherche / quantification d’antigènes ou d’anticorps viraux) et existe sous formes diverses. Cependant le mécanisme de base reste le même.

On fixe d'abord l’antigène spécifique de l’anticorps recherché dans les puits de la plaque et ensuite on fixe l’anticorps spécifique à doser sur l’antigène de détection. Ce dernier est couplé avec une enzyme catalysant l’apparition d'une coloration détectable et mesurable. Enfin la révélation des anticorps fixés est faite avec une solution révélatrice. Il est nécessaire de faire des lavages après chaque étape avec le tampon de lavage. L’apparition d'une coloration justifie la présence d’anticorps ou d'antigène et son intensité est proportionnelle à la quantité d’enzyme et donc à la concentration d’anticorps recherché. (Clark, 1997).

1.2.3-AVANTAGES ET LIMITES

Il s’agit d’une méthode de référence et donc d’une méthode à forte sensibilité et à forte spécificité. Elle permet également de réaliser un dosage simultané de plusieurs échantillons.

Cependant elle présente des exigences en ce qui concerne la température et le pH. Il faut aussi noter qu’un kit entamé doit être rapidement utilisé. Ce test est à haut prix et la durée de sortie des résultats est longue (Clark, M.F.et A.N. Adams.1977).

1.3- HIV

1.3.1-Définition du HIV

Le sigle désigne le Virus d’Immunodéficience Humain (VIH). C’est un virus à ARN se répliquant par retrotranscriptase et ayant pour cible les cellules immunitaires (LT4, les macrophages, cellules dendritique, et même les cellules microgliales) exprimant à leurs surfaces le récepteur CD4 (Janlou Chaput, Médecine, SIDA, HIV, Aout 2015). Après contamination par le VIH et sans traitement efficace ou sans traitement, le système immunitaire perd peu à peu son activité. L'organisme risque alors de développer des maladies qualifiées d'opportunistes, car elles profitent de cette vulnérabilité pour coloniser l'organisme et déclencher une pathologie.

(Hoffmann CJ, Johns Hopkins HIV Guide 2012).

L'infection par le VIH passe par trois phases différentes dont la durée varie en fonction du

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courte, dure trois mois environ et le patient présente les symptômes semblables à ceux d'une grippe : c’est la primo-infection. La deuxième phase peut s'étaler sur une période allant de deux ans à dix ans sans que la personne séropositive s'en rende compte : c’est la phase asymptomatique. La dernière, c’est la phase SIDA proprement dite, elle s'accompagne de maladies opportunistes qui se révèlent finalement mortelles. (OMS, Brazzaville, 2004).

La figure 2 montre l'entrée et la multiplication du Virus d'Immunodéficience Humaine dans un lymphocyte T (Dourmashkin, Wellcome Images, 2009).

Figure 2 : infestation et multiplication du VIH dans les lymphocytes (Dourmashkin, Wellcome Images, 2009).

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Le VIH (ici en bleu ciel) infeste les lymphocytes T CD4+ dont il se sert pour se multiplier en grand nombre. Il sort par bourgeonnement de la cellule infectée avant que celle-ci meurt. Cette sortie permet aux virus d'infecter d’autres cellules. Parfois, un simple contact avec le virus suffit pour entraîner la mort d’un lymphocyte, ce qui aboutit à la destruction du système immunitaire à terme.

(Dourmashkin, Wellcome Images, 2009).

Le tableau1 montre la liste non exhaustive des affections opportunistes qu'une personne atteinte du VIH peut développer (GIRARD P.et col, VIH, Doin 2011).

Tableau 1 : récapitulatif des infections opportunistes après infection au VIH (GIRARD P.et col, VIH, Doin 2011).

Parmi ces maladies, la tuberculose reste la principale cause de mortalité des patients atteints du Sida en Afrique et dans le monde. Cependant la pneumocystose est l'infection inaugurale la plus répandu dans les pays industrialisés.(GIRARD P.et col, VIH, Doin 2011).

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1.3.2-Epidémiologie

Avec plus de 36 millions environ de morts à ce jour, le VIH continue d’être un problème majeur de santé publique. En 2015, 1,1 [940 000-1,3] million environ de personnes sont décédées d’une cause liée au VIH dans le monde (Stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH, 2016 à 2021).

L’Afrique subsaharienne, où 25,6 [23-28,8] millions environ de personnes vivaient avec le VIH en 2015, est la région la plus touchée. On y retrouve près de deux-tiers des nouvelles infections dans le monde. (OMS, Revu épidémiologique n°12 mars 2007).

Au Bénin la prévalence du VIH oscille autour de 2%. Le gouvernement ainsi que les ONG travaillent à ce que le fléau recule au mieux dans notre pays en s'appuyant sur la sensibilisation et la prise en charge.Grâce à ces mesures, le nombre de bénéficiaires ne cesse de croître. Ainsi, le nombre cumulé de personnes vivant avec le VIH prises en charge par les ARV est passé de 12 078 environ en 2008 à 33 602 environ en 2015 dont 1845 enfants environ. 536 environ perdus de vue antérieurement ont été réintégrés dans la file active dont 37 enfants environ (Rapport de suivi de la déclaration de politique sur le VIH au Bénin 2016)

On dépiste souvent l’infection par le VIH au moyen de tests de diagnostic rapide (TDR) qui détectent la présence ou l’absence d’anticorps anti-VIH ; ils jouent donc un rôle essentiel pour le diagnostic, et la prise en charge des patients avec les traitements adéquats (NIEL T. et col, 1991).

Il n’existe pas encore de moyen de guérir de cette infection (ONUSIDA, Genève, Suisse, 20015).

En revanche, les traitements efficaces avec les médicaments antirétroviraux (ARV) peuvent juguler le virus et aider à éviter la transmission, de sorte que les personnes porteuses du VIH et celles qui sont exposées à un risque important peuvent mener une vie relativement normale (OMS, Brazzaville 2004). L’extension du traitement antirétroviral à toutes les personnes vivant avec le VIH et le développement des choix de prévention peuvent aider à éviter 21 millions environ de décès liés au sida et 28 millions environ de nouvelles infections d’ici à 2030 (Stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH, 2016-2021).

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1.3.3- Transmission

Le VIH peut se transmettre par le contact étroit et non protégé avec les liquides biologiques d’une personne infectée à savoir : le sang, le lait maternel, le sperme et les sécrétions vaginales (UNAIDS/WHO policystatement, 2004). En revanche-t-on ne contracte pas l’infection lors des gestes courants de la vie quotidienne : salutations, étreintes, partages d’objets personnels. Certains groupes de personnes sont dite à haut risque car ils favorisent la contamination du virus. Il s’agit des homosexuels, des prostituées, et des personnes qui prennent la drogue par voie intraveineuses (UNAIDS/WHO policystatement, 2004).

1.3.4-Prevention

Au niveau individuel, on peut réduire le risque d’infection à VIH en limitant l’exposition aux facteurs de risque. Les principales méthodes de prévention souvent appliquées en associant plusieurs d’entre elles, sont les suivantes :

-Utilisation du préservatif masculin ou féminin

Les préservatifs semblent limiter la propagation des infections sexuellement transmissibles, comme le VIH. D’après les données connues, les préservatifs masculins en latex ont une efficacité protectrice d’au moins 85% contre la transmission sexuelle du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (E. Boskey, 2013).

- Service de dépistage du VIH et des IST

Le dépistage du VIH et des autres IST est fortement conseillé à tous ceux qui sont exposés aux différents facteurs de risque. Ce dépistage leur permet de connaitre leur état infectieux et d'accéder sans retard aux services de prévention et de traitement. Par ailleurs il est regrettable que les services de préventions ne mettent pas suffisamment l'accent sur l'abstinence et la fidélité dans les couples (E. Boskey, 2013).

(21)

- Prévention basée sur les antirétroviraux (ARV)

Le traitement antirétroviral pourrait être utilisé comme moyen de prévention.

En 2011, un essai a confirmé que si une personne séropositive respecte un schéma thérapeutique antirétroviral efficace, le risque de transmission du virus au partenaire sexuel indemne peut être réduit de 96% (OMS, Septembre 2015). Cependant il existe une polémique autour de l'efficacité des ARV car ils ont parfois des conséquences désastreuses sur la santé de certains sujets infectés (ELEOPULOS, 1992).

Prophylaxie post-exposition (PPE)

La prophylaxie post-exposition (PPE) consiste à prendre des ARV dans les 72 heures suivant une exposition au VIH pour prévenir l’infection. La PPE comporte le conseil, les premiers soins, le dépistage du VIH et l’administration d’un traitement ARV pendant 28 jours avec suivi médical (OMS, Septembre 2015). Dans son nouveau supplément publié en décembre 2014, l’OMS recommande la PPE en cas d’exposition sur le lieu de travail ou dans d’autres circonstances, tant pour les adultes que pour les enfants.

- Réduction des risques pour les consommateurs de drogues injectables

Les consommateurs de drogues par injection peuvent prendre des précautions pour ne pas contracter le VIH en utilisant à chaque injection du matériel stérile, notamment les aiguilles et les seringues. Dans le meilleur des cas des sensibilisations se font pour décourager ce fléau. Ils existent également des centres de désintoxications pour venir en aide aux toxicomanes. Cependant ils sont peu fréquents en Afrique (ONUSIDA 2012).

- Élimination de la transmission mère-enfant (ETME)

On peut prévenir totalement la TME si on donne à la mère comme à l’enfant le traitement ARV ou une prophylaxie antirétrovirale à tous les stades où l’infection peut se produire (OMS, 2011).

L’OMS recommande plusieurs options pour la prévention de la TME (PTME), avec notamment l’administration des antirétroviraux aux mères pendant la grossesse, à l’accouchement et pendant la période post-natale (Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/SIDA, OMS 2011- 2015).

1.3.5-Diagnostic

Divers tests permettent d’établir le diagnostic de l’HIV.

(22)

1.3.5.1-Test de dépistage des anticorps

Il s'agit d'un test de dépistage indirect. Les tests de dépistage des anticorps sont destinés à détecter les anticorps produits par le système immunitaire en réaction à l'infection par le VIH. Parmi les tests de dépistage des anticorps, nous avons les TDR le test ELISA et le Western blot (Niel T, Johnny D, Douglas M Contantine, 1991).

1.3.5.2-Test d'acides nucléiques (TAN)

Les tests d'acides nucléiques (TAN), connus aussi sous le nom de TAAN (test d'amplification des acides nucléiques), capturent des morceaux d'ARN du VIH et les amplifient afin de faciliter la détection virale (Niel T, Johnny D, Douglas M Contantine, 1991).

1.3.5.3-Tests d'antigènes

Il s'agit d'un test de dépistage direct. Les tests d'antigènes détectent la présence d'une protéine appelée p24 qui permet de construire l'enveloppe protéique du VIH (Niel T, Johnny D, Douglas M Contantine, 1991).

Figure 3: cinétique d'apparition des anticorps anti VIH (GIRARD P.et col, VIH, Doin 2011).

Comme le montre la figure 3, après la contamination, le VIH est détectable dès le 10-12e jour sous sa forme d’acide ribonucléique (ARN) et, vers le 12 -14e jour, sous sa forme d’antigène p24 lequel antigène entre dans la composition du virus. Les premiers anticorps produits par la réponse immune ne sont détectables que vers le 21e jour. Une fois présents, ils persisteront toute la vie du

Taux des Marqueurs

Seuil de détection Des marqueurs

Anticorps Fenêtre

virologique

Fenêtre Sérologique

ARN viral

Ag p24

Temps (Jours) J 0

Contage 11-12

14-15 20-21 28-29

(23)

La positivité des tests sérologiques habituels de dépistage du VIH est retardée par rapport au moment de la contamination, puisqu’elle dépend de l’apparition des anticorps (GIRARD P.et col, VIH, Doin 2011).

1.3.6 TRAITEMENT

En ce qui concerne le traitement, il faut dire qu’il n’existe pas encore un traitement efficace pour guérir le SIDA (ONUSIDA 2012). Celui qu’ont offrent aux patients est principalement basé sur les antirétroviraux. Le premier médicament antirétroviral utilisé pour le traitement de l’infection par le VIH est l’azidothymidine plus connu sous le sigle AZT, mais elle s’est révélée très peu efficace et extrêmement toxique pour les patients au fil du temps (Pr Jean-François DELFRAISSY 2015). Comme effet secondaire on peut citer les vomissements, la fatigue des crises cardiaques, les insuffisances rénales (Christine JOHNSON 1991). Disponible depuis mars 2014, un nouveau comprimé, le stribild est la toute dernière trithérapie à laquelle les patients sont soumis.

Les patients bénéficient pleinement des avancées thérapeutiques et les nouveaux enjeux auxquels les médecins s’attachent aujourd’hui sont la surveillance des comorbidités et la gestion de l’apparition des résistances (Pr Jean-François DELFRAISSY 2015). Les traitements existant actuellement visent essentiellement à réduire la charge virale chez le malade jusqu’à ce qu’elle tombe en dessous du seuil de détection c’est-à-dire le nombre de copies du virus ≤50 copies/ml (Castel A, Befus M, et col, AIDS. 2012).

Parmi les personnes séropositives au VIH et ne bénéficiant d'aucun traitement, certaines ne développent jamais le Sida. Ces cas particuliers et rares (moins de 1 % des patients) sont appelés des contrôleurs naturels, et figurent parmi les personnes asymptomatiques à long terme. Certains font encore mieux et sont surnommés « contrôleurs d'élite ». Seules les personnes séropositives sans traitement depuis au moins un an et présentant une virémie inférieure à 50 copies/ml y sont inclues (Médecine, SIDA, VIH, Janlou CHAPUT, aout 2015).

Leur capacité de contrôle de l'épidémie intéresse les chercheurs au plus haut point pour tenter de mettre au point un traitement plus efficace contre l'infection. On suppose que leur pouvoir est dû à des lymphocytes TCD8 particulièrement efficaces ou peu communs, capables de détruire très rapidement les cellules infectées (Médecine, SIDA, VIH, Janlou CHAPUT, août 2015).

(24)

PARTIE 2 : MATERIEL ET METHODES 2.1- CADRE

2.1.1- Cadre institutionnel

Le déroulement de notre formation s’est fait au département du Génie de la Biologie Humaine (GBH) du secteur biologique de la prestigieuse Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi (EPAC).

Le parcours a duré trois années comme prévu pour la licence professionnelle.

2.1.2- Cadres techniques

La réalisation des TDR s'est faite au laboratoire du centre médical saint Jean le baptiste de Cotonou. Les échantillons ont été ensuite acheminés vers le laboratoire du service départemental de transfusion sanguine Ouémé / Plateau pour la réalisation du test ELISA.

2.1.3- Présentation du Laboratoire du centre médical saint Jean de Cotonou

Au bout des trois années de formation théorique et pratique à l’EPAC, l’hôpital Saint Jean de l’Archidiocèse de Cotonou nous a accueillis pour notre stage de fin de formation. Il est situé non loin du centre BULGARI au quartier Gbégamey, carré 611, rue du feu Président Justin AHOMADEGBE.

Cet hôpital qui n’était qu’un dispensaire spécialisé en pédiatrie a été créé en 1963 et dirigé par les sœurs religieuses de la congrégation Saint Joseph de Lyon. En Janvier 1987 sa gestion fut confiée à des Laïcs mais toujours sous l’autorité de l’Archevêque de Cotonou suite au départ des religieuses. Réfuté pour la qualité de ses soins, l’hôpital s’est vu dans l’obligation de répondre à la forte demande des patients. Il a alors été construit de nouveau bâtiments en 1993. Désormais le dispensaire Saint Jean est devenu le centre médical Saint Jean(CMSJ).

Pour notre étude, le service de laboratoire notamment la salle de prélèvement nous a servi de cadre d’échantillonnage. Les sections d’Hématologie, d'Immunologie, de Parasitologie (HIP) du laboratoire d’analyses biomédicales de l’Hôpital Saint Jean de Cotonou nous ont servi de cadre de manipulation.

(25)

2.2- MATERIEL

2.2.1- Matériel biologique

Nous avons travaillé sur une cohorte de trente-quatre patients dont les sérums sont issus du prélèvement sanguin effectué chez les patients suite à une demande d’examen de recherche d’anticorps anti HIV au laboratoire du centre médical saint Jean le Baptiste de Cotonou.

2.2.2-Equipements et autres matériel :

Comme matériel nous avons utilisé, les pipettes Pasteur, les cônes bleu et jaune, les marqueurs, les gants, les tubes Eppendof, les portoirs, les micropipettes réglables, les minuteries. Les équipements dont nous avons fait usage sont entre autres la centrifugeuse de paillasse, l'agitateur Vortex, les microplaques, le laveur ELISA de la marque BIO RAD, le lecteur ELISA de la marque BIO RAD (PR 3100 TSC), congélateur, incubateur de la marque BIO RAD IPS et l’imprimante de la marque Canon, I-SENSYS LBP6650dn.

2.3- METHODES

2.3.1- Type d’étude

Il s’agit d’une étude prospective et transversale réalisé du 20 Août au 20 Septembre 2016.

2.3.2- Critère d’inclusion

Seuls les patients présentant une demande d'examens pour le diagnostic de l’HIV étaient inclus dans cette étude.

2.3.3- Echantillonnage

L'étude a été faite sur les 43 patients qui étaient en accord avec les critères de sélection.

2.3.4- Phase prospective

La collecte des échantillons a été faite uniquement au laboratoire du CMSJC avec le formulaire de notification comportant le numéro d’échantillon, l’âge et le sexe du patient. Les TDR ont été réalisés aussitôt après la décantation au laboratoire du CMSJC. Les échantillons ont été conservés au congélateur à la température -20°C. Ensuite ils ont été transportés, dans une glacière contenant des accumulateurs de froid, au laboratoire de la transfusion sanguine de l’Ouémé/ Plateau pour le diagnostic par la méthode ELISA sur BIO RAD.

(26)

2.3.5- Phase analytique

2.3.5.1-Tests de Diagnostic Rapide (TDR) - Principe des TDR

Les TDR peuvent être réalisés sur différentes matrices biologiques telles quel le sérum, le plasma, le sang total et, pour certains, la salive, plus exactement, le liquide claviculaire secrété dans le sillon gingivaux-labial entre les gencives et la face interne des lèvres (Shivkumar S, Peeling, et al, 2012). Le principe des TDR est simple. La plupart permettent la capture d’analytes (anticorps) sur une surface solide. L’interaction de ces analytes avec des peptides synthétiques dans le cas de la détection des anticorps ou des immunoglobulines spécifiques dans le cas de la détection d’antigènes permet une observation à l’œil nu généralement sous la forme d’un trait de couleur. Une bande contrôle permet de valider le test (Shivkumar S, Peeling, et al, 2012).

- Mode opératoire de « Alere determine HIV1/2 »

La pratique des TDR nécessite une formation préalable mais ne requiert pas d’expertise médicale particulière. La bonne réalisation du test repose sur le respect de la notice d’utilisation dans un environnement propice avec des conditions d’hygiène adéquates. Il est également nécessaire de prévoir la gestion des déchets produits notamment les DASRI (déchets d’activités de soins à risques infectieux) qui nécessitent une prise en charge spécifique. Le consentement libre et éclairé du patient doit être recueilli avant la réalisation de tout test. Il doit être informé que le test ne permet qu’une orientation diagnostique et ne constitue en aucun cas un diagnostic biologique. L’information de la personne testée quant au résultat du test est délivrée au cours d’un entretien individuel dans un espace permettant la confidentialité. D’abord, il faut enlever la protection plastique de la bandelette et étiqueter en insérant le numéro d’échantillon selon l’ordre d’arrivé, ensuite déposer une goutte du sérum sur la zone de dépôt de l'échantillon. Enfin, attendre 15 minutes puis interpréter les résultats.

- Interprétation des résultats

 Négatif : l'’apparition d’une seule ligne témoin de couleur rouge dans la zone Contrôle (C) en l’absence de ligne de couleur dans la zone Test (T) indique un résultat négatif.

(27)

 Positif : l’apparition de deux lignes de couleur rouge, une dans la zone Test (T) et une dans la zone Contrôle (C) indique un résultat positif (M. SEGONDY, 200).

 Indéterminé : Une ligne témoin rouge doit toujours apparaître dans la zone Contrôle, que la ligne T apparaisse ou non. Si aucune ligne rouge distincte n’est visible dans la zone Contrôle, le test n’est pas exécuté convenablement. Dans ce cas, vérifier la méthode de test et répéter le test avec une nouvelle cassette (M. SEGONDY, 2005).

2.3.5.2- Enzyme Linked ImmunoSorbant Assay (ELISA) - Principe de l’ELISA

Le principe de cette technique consiste à fixer un anticorps spécifique sur l’antigène d’intérêt puis à révéler la présence de cet anticorps avec un anticorps anti-anticorps accroché sur des microparticules d’or ou sur lequel est fixée une enzyme comme la peroxydase.

- Mode opératoire :

Il comporte les étapes suivantes : d’abord, nous avons déposé 80 µl de sérum de chaque patient dans les puits alignés horizontalement de la microplaque et recouvert la plaque. Après une heure d’incubation à température ambiante, les puits sont vidés par retournement et rincer deux fois en remplissant les puits avec le tampon PBS-tween (Phosphate Buffer Saline) pour enlever l’excès d’antigènes qui se retrouve d’ailleurs non fixés. Pour poursuivre le dosage, nous avons ensuite déposé 80 µl de la solution d’anticorps de détection des anticorps anti HIV (anticorps anti IgG conjugué couplé à la peroxydase) dans les puits et incubée une heure à température ambiante.

Après deux lavages avec le tampon PBS-tween, nous avons déposé 80 µl de la solution de révélation qui est le TMB (TétraMéthylBenzidine) qui est un substrat chromogène permettant d’induire la coloration bleue en cas de positivité de la réaction. La plaque couverte est incubée pendant 5 min à température ambiante et la densité optique de chaque puits a été mesurée.

- Interprétation des résultats :

Si la réaction est positive (présence d’anticorps anti HIV recherché) on a une coloration bleue.

L’intensité de la coloration est proportionnelle à la quantité d’enzyme présente et donc la concentration d’anticorps anti HIV recherchés.

2.3.6-Phase post-analytique

Les résultats ont été portés sur les formulaires d’enquêtes. La directive standard pour le traitement d’agents infectieux et de réactifs chimiques a été observée dans toutes les procédures.

(28)

Ainsi, tous les déchets contaminants comme les échantillons de patients et les dispositifs utilisés ont été éliminés selon les règles de la biosécurité.

2.3.7-Rubrique statistique

L’analyse des données a été réalisée avec le logiciel Epi info. Nous avons procédé à une saisie de données après avoir réalisé un masque de saisie, puis nous avons calculé les fréquences pour les données qualitatives (résultats des tests des TDR et le test de référence ELISA). Les fréquences de résultats positifs et négatifs ont été calculés pour le test de référence ELISA d’une part et d’autres part les fréquences de résultats positifs et négatifs pour les TDR. Les deux examens ayant été réalisés à la fois sur le même patient, nous avons comparé les proportions de résultats positifs et de résultats négatifs obtenus sur les deux types d’examens. Nous avons calculé les fréquences et comparé celles-ci aux fréquences obtenues sur les tests. Le niveau de significativité pour cette étude est fixé à 0,05.

(29)

PARTIE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS 1. RESULTATS

Tableau 2 : Ce tableau présente les résultats obtenus avec les TDR.

Ce tableau montre une faible fréquence de résultat positif par rapport au résultat négatif après la réalisation des TDR. En effet, 6,98% des patients inclus dans cette étude étaient porteurs de l'HIV selon les TDR

RESULTATS

TDR Effectif Fréquence (%)

Négative 40 93,02

Positive 3 6,98

Total 43 100

Tableau 3 : Ce tableau montre les résultats obtenus avec le test ELISA.

A partir du tableau 3, on remarque que 6,98% des patients inclus dans cette étude étaient porteur de l'HIV suivant la technique d'ELISA.

RESULTATS

ELISA Effectif Fréquence (%)

Négative 40 93,02

Positive 3 6,98

Total 43 100

(30)

Tableau 4 : Ce tableau présente le croisement effectué entre les résultats générés par les TDR ceux générés par le test ELISA

TESTS

ELISA

Total Négative Positive

TDR

Négative 40 0 40

Positive 0 3 3

Total 40 3 43

Après croisement entre les résultats des deux tests nous remarquons 3 vrais positifs et 40 vrais négatifs sur les 43 patients suspectés d'être porteurs du VIH. On observe donc respectivement 6,98% et 93,02% de vrais positifs et de vrais négatifs. Ces résultats démontrent que dans la cohorte d'étude il y a moins de sujets infectés que de sujets non infectés. Il n'y a eu au cours de cette étude ni de faux positifs ni de faux négatifs. Les TDR présentent une sensibilité de 100% et une spécificité de 100%. Le niveau de significativité est fixé à 0,05% et la p value est 1.

De l’analyse de ce tableau, il n’y a pas de différence entre les résultats obtenus avec les TDR et ceux obtenus avec la technique ELISA (Kappa= 1,00) d’après le degré d’accord et de valeur de Kappa proposé par Landis et Koch (Landis, 1977) pour le dépistage du VIH.

(31)

2. DISCUSSION

Le but de cette étude est de mesurer la fiabilité des TDR par rapport à la méthode ELISA qui est une technique de référence pour le diagnostic de plusieurs affections dont celle à HIV. Quarante- trois sujets soupçonnés d'être porteur du VIH ont été inclus dans cette étude. Nous avons obtenu une fréquence de 6,98% de sujets positifs au test de l’HIV avec TDR. Cette fréquence est en hausse par rapport à la prévalence du VIH qui oscille autour de 2,0% depuis 2002 au Bénin (Rapport de suivi de la déclaration de politique sur le VIH au Bénin 2016). Ceci pourrait être dû à la taille réduite de l’échantillon. Il faut aussi noter que cette étude a été réalisée dans le littoral qui est après les départements du Couffo et du Mono celui le plus touché par l’infection au VIH (Rapport de suivi de la déclaration de politique sur le VIH/SIDA au Bénin 2016). La fréquence des sujets négatifs au test du HIV de la marque Alere detetmine HIV1/2 au cours de cette étude est de 93,02%

alors que celle obtenue à l’échelle nationale est situé au environ de 98%. Les TDR utilisés au cours de cette enquête présente une sensibilité de 100% et une spécificité de 100%. Une étude similaire a été réalisé par Mounerou SALOU et ses collaborateurs au CHU Tokoin du TOGO avec les TDR de la marqueHEXAGON HIV a donné une sensibilité de 100% et une spécificité de 90.1% (Bio- Revue Africa-N°8-2010, pp.7-12). Au cours de la même étude les TDR de la marque FIRST RESPONSE HIV CARD TEST 1-2-0 ont donné une sensibilité de 99% et une spécificité de 98.1%

(Bio- Revue Africa-N°8-2010, pp.7-12). Les résultats des TDR diffèrent ce qui témoigne qu’ils ne garantissent pas une absolue sensibilité et spécificité. Ceci démontre également l’importance des contrôles de sécurité locale. L’absence de traçabilité des résultats pose un véritable problème de suivi des sujets infectés qui s’auto-dépistent et constitue un frein dans la lutte contre l’épidémie.

Une étude réalisée en 2009 par L. Maisonneuvea et ses collaborateurs sur quatre tests de diagnostic rapide du VIH, potentiellement utilisables hors laboratoire (Determine HIV 1-2, INSTI HIV-1 HIV-2, Oraquick Advance rapid HIV 1/2 antibody test, Vikia HIV) à l’Hôpital Robert Ballanger a révélé que ces quatre tests sont sensibles à 100% mais pas spécifique à 100%. Ces tests excluent donc la possibilité de faux négatifs mais pas celIe de faux positifs (L. Maisonneuvea et col, Médecine et maladies infectieuses, juin 2009) .

Les TDR sont donc sujets à beaucoup de critiques bien fondées. Cependant ils gardent une place déterminante dans le diagnostic du VIH mais en complément à la méthode ELISA pour une meilleure fiabilité des résultats (L. Maisonneuvea et col, Médecine et maladie infectieuses, juin 2009).

(32)

CONCLUSION

Le VIH est un virus qui cible le système immunitaire et la rend vulnérable face à plusieurs infections. Son dépistage est fait grâce aux techniques et aux outils utilisés pour la mise en évidence d’antigène et d’anticorps dans l’organisme. Les TDR représentent les tests les plus utilisé en raison de leur rapidité et leurs aspects très économiques. Toutefois ils présentent quelques limites liées à des réactions croisées ou à la fenêtre sérologique. Au cours de cette étude, nous avons fait usage des TDR de marque Alere Determine HIV1/2 dont les résultats sont conformes à ceux obtenus avec la technique ELISA. Les TDR de marque Alere Determine HIV1/2 présente une excellente performance en comparaison avec l’ELISA.

Cependant la taille réduite de l’échantillon nous amène à émettre des réserves en ce qui concerne la fiabilité des TDR.

Cette étude doit être approfondie en augmentant la taille de l’échantillonnage.

(33)

RECOMMANDATIONS

Nous recommandons :

- Aux techniciens de laboratoire, l’utilisation des Tests de Diagnostic Rapide en situation d’urgence pour le dépistage de l’HIV au Bénin.

(34)

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

- SALOU M. et al, évaluation de la performance de trois tests de diagnostic de l’infection à VIH à Lomé(TOGO), Revue Bio-Africa-N°8-2010, pp.7-12.

- Castel A, Befus M, et al, Epidemiology and Social use of the community viral load as a population based biomarker of HIV burden AIDS, 2012.

- Christine JOHNSON, facteurs reconnus pouvant donner des résultats de tests VIH faussement positfs, 1996.

- Clark, M. et A. Adams, characteristics of the microplate method of ELISA for the detection of plante viruses, J. Gen. Virol., 34 (1997), pp 475-483.

- Len TOOLEY, Déceler l’infection par le VIH plus tôt : l’amélioration des techniques de dépistage du VIH, Point de mire sur la prévention,CATIE automne 2010.

- Dourmashkin, Wellcome image, 2009.

- E. Boskey, (2013), social and medical transitionning options for Gender Non-Conforming Children contemporary, 47(9),1-6.

- ELEOPULOS, (1992), has Gallo proven the role of HIV in AIDS ? june, 5 (2), 113-123.

- GIRARD P. et col, VIH, Doin 2011.

- Haute autorité de la santé francaise, Test de Diagnostic Rapide, 2013.

- Hoffmann CJ. Primary HIV infection. Johns Hopkins HIV Guide 2012.

- L.Maisonneuvea, et col, Performance des tests de diagnostic rapide, 2009.

- Ministère de la santé et des services sociaux du canada, 2011.

- M. SEGONDY, Diagnostic et suivi biologique des Hépatites Virales 2005.

- Niel T, Johnny D, Douglas M. Constantine, Dépistage HIV & contrôle de qualité, guide du personnel de laboratoire, 1991.

- ONUSIDA, Epidémiologie HIV, Genève, Suisse, 2015.

- OMS. Le virus de l’immunodéficience humaine et son diagnostic. Brazzaville, 2004.

- OMS, Prévention, diagnostic, traitement et soins du VIH, Revue épidémiologique n°12 mars 2007.

- OMS, dépistage et traitement du HIV, Septembre 2015.

- Pierre Aubry, fièvre hémorragiques virales, 2014.

(35)

- Rapport de suivi de la déclaration de politique sur le VIH au Bénin 2016.

- Shivkumar S. Peeling, et al, Head-to-Head comparison of accuracy of a rapid point-of-care HIV test, 2012.

- Stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH, 2016-2021.

- strategie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/SIDA, OMS 2011-2015.

- UNAIDS/WHO policy statement on HIV testing, 2004.

- Médecine, SIDA, VIH, Janlou CHAPUT, aout 2015.

(36)

TABLE DES MATIERES

Liste des enseignants ... ii

Dédicace ... iv

Remerciement ... v

Hommages ... vi

Listes des sigles et abréviation ... vii

Liste des tableaux ... viii

Liste des figures ... viii

Résumé ... ix

INTRODUCTION ... 1

PARTIE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ... 2

1.1- LES TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDE DE L’HIV ... 2

1.1.1-Définition ... 2

1.1.2-Principe de fonctionnement ... 2

1.1.3- Description du principe d’un test d’immunochromatographie ... 2

1.1.4- Avantages et limites des TDR ... 3

1.2- LA METHODE IMMUNO – ENZYMATIQUE (ELISA) ... 3

1.2.1-Définition ELISA... 3

1.2.2-Principe ... 4

1.2.3-AVANTAGES ET LIMITES ... 4

1.3- HIV ... 4

1.3.1-Définition de l’HIV ... 4

1.3.2-Epidémiologie ... 7

1.3.3- Transmission ... 8

1.3.4-Prevention ... 8

(37)

1.3.6 TRAITEMENT ... 11

PARTIE 2 : CADRE, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE ... 12

2.1- CADRE ... 12

2.2- MATERIEL ... 13

2.3- METHODES... 13

PARTIE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS ... 17

CONCLUSION ... 20

SUGGESTIONS ... 21

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ... 22

(38)

ANNEXES

Accord Kappa

Excellent 0.81

Bon 0.80-0.61

Modéré 0.60-0.41

Médiocre 0.40-0.21

Mauvais 0.20-0.0

Très mauvais Inférieur à 0.0

Annexe 1 : Degré d’accord et valeur de kappa.

K est un pourcentage de l’accord maximum corrigé de ce qu’il serait sous le simple effet du hasard. Le coefficient kappa est un nombre réel sans dimension compris entre -1 et 1. Landis et koch ont proposé un classement de l’accord en fonction de la valeur.

Annexe 2 : Plaque de réaction en ELISA après manipulation.

(39)

Annexe3 : plaque de réaction ELISA après fixation du complément

Annexe 4 : TDR bandelette HIV1/2

(40)

Annexe 5 :

Les Photos des appareils de la chaine ELISA sur BIO RAD

Photo n° 1 Lect : eur ELISA de la marque BIO RAD, PR 3100 TSC

Photo n°2 Imprimante Canon, I : - SENSYS LBP 6650 dn de dernière génération

Photo n°2 : Imprimante ELISA

Photo n°3 : L'incubateur BIO RAD

Photo n°4 : Le laveur ELISA BIO RAD

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