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,
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QU’EST-CE QUE LINGUET
îV ^ ^
I -C £ U (J
QUE TOUT CE TRAIN
Pour
servir de SuiteA QU’EST-CE QUE
\ttB!URY
3ÜE
QU’EST-CE QUE LINGUET
?Un
intrigant hardi sait prendre tontes les formes ; il sait se faire le visage qu’il,a intérêt de montrer.
Son
caractère , tou«>jours factice se
compose
suivant les cir- constances. Si à celail joint cette adresse, cette souplesse brillante qui entraînent le vulgaire ^ c’est l’être le plusdangereux que
l’onpuisse rencontrerdanslasociété.Soyons
eiigarde,
mes
chersconcitoyens,
sur-toutvis-à-vis deces
hommes
sémiilans, dont les prestigesnous
subjuguent avantmême que nous
ayons songé à les jugei*.Ne nous
livrons point sans précautionaux
impulsions qu’ils veulentnous
donner.Trop
souvent la vertu et la probité font divorce avec les grands talens ; trop sou- ventilsservent d’agensaux
vuesintéresséès de l’ambition , et de voileaux menées
sourdes de l’intrigue.
Lorsqu un homme
s’annonce parminous
avec éclat , lorsquilnous
éblouit par des qualités brillantes, qu’il entraîne la mul- titude par les élans
du
genie 9 évitons d’abordleschaînesqu’ilveutnous donner
;examinons
, voyons si c’estun homiUe
vraiment vertueux : rècueillons-nouC, et
portant les
yeux
sur sa vie, apprécions-le par sa conduite»
A
/
Celle d’unhottnête-homme,d’un
homme
vertueux, est
une
dans toute sa durée.Ferme
et invariable dans ses principes, ilne
s’écarte jamais des réglésqu’ils lui pres- crivent ; aussi incapable de trahir sa cons- cienceque
de déguiser son opinion, ilprofesse toujours
ouvertement
lamême
doctrine^ etsi la forcelui
impose
silence , jamais, nil’espoir de la faveur, ni l’appâtdu
gainne le forceront de semontrer
zé- lateur de ceque
sa conscience reprouve ,ou
détracteurde ce qu’elle approuve.Irré- conciableennemi
de toute injustice, il ]a poursuit par-tout, etrienne
peutl’engagerà
l’excuser encoremoins
àprostituer ses talenspour
laservir et la prôner. Scrupu- leux sectateur de la probité , ilmarche
droit à son but
au
milieu des passions hu-maines
; aussipeu
capable de se laisser vaincre par la crainte,
que
gagner par la faveur.Qu’un homme
, dontla vie entièrevous
offre
constamment
ce tableau semontre au
milieu de vous avec les caractèresdu
génie, hâtez-vousdelemettreàvotretête,
livrez-vous à saconduite, etvous
marche-
rez à la gloire ,au bonheur
sous ses aus- pices.Mais si ,
au
contraire , ce tableau est la critique laplus parfaite de saconduite;sitoujours il a été
en
opposition aveclui, gardez-vous de lui confier le gouvernaild’un
navire encore battu par la tempête;il sacrifiera bientôt l’équipage à son inté-
rêtpropre , etl’abandonnerasnrlepremier écueil
, pour
ne
penser qu’à son salut.Examinons donc
l’iiomme de l’acquisi- tion duquelun
certain public se félicite.L’homme
qui semontre
sienflammé de
l’amour denotrenouvelleliberté,l’homme
enfin qui, arrivé des provincesBelgiques5 estvenu
tout-à-coup
s’attirer votre admi- ration et captiver tous vos suffrages.Laissons de côté ses talens , ils ne sont point
un
problème. Ilsnous
serontdu
plus grand secours si son arae est pure. Ilsrne
Ï
>euvent être
que dangereux
, si elle ïie’est pas.
C’est
donc
sa vertu , sa probité qu’ilnous
importe d’apprécier ; et c’est danssa vieque nous
le jugerons.Qu’
a-t-il fait? Quelles ontété ses réglés de conduite?Saisissons-le, sur-tout , dans ces occa- sions publiques,
où l’homme
élevé surun
grand théâtre , exposé à tous les régards9donne en
spectacle ses vertuscomme
ses vices , et dévoile ses sentimens avec ses passions.Un
agentdu
pouvoirarbitrairefaitgémir une
province entière sous le poids de sa tyrannie,un
cri général sefait entendre , et la justice poursuitun
administrateur criminel.Le
sieur Linguetdevient sondé«fenseur; il entreprendsajustification.
Le
despotisme vient à son secours, et le sieur Linguet se ligue avec lui; il excite ses
4
fureurs
pour
arrêter lavindicte des loix;pour
leur imposer silence.Le sieur Linguet étoit-il de bonne-foi danscette occasion? Etoit-il vraimentper- suadé de l’innocence
du duc
d’Aiguillon ?Croyoit-il sincèrement
employer
ses talensau
soutien dune
causejuste?Lui-même
a déjà fait laréponse à cette question , etill’aadresséeau duc
d’Aiguil- lon lui-même.Il lui écrivit
,
peu
de tems après son procès ^pour
réclamer le prix qu’il met-toità ses services : ceJe vous ai sauvé, lui marque-t-il
modérément
, de l’échafaud ; je vousyferairemonter
en vousdévoilant,
si vous ne
me donnez un
équipage et deschevaux
>kEt
peu
de tems après encore ^ vous l’avezvu
renouvellerpubliquement
lamême
tentative , etvouloir bassement ex- croquerl’argentde cemême homme
^ dontilavoit palliélescrimes avectantd’adresse9
de
travail et de soin.L’affaire
du duc
d’Aiguillon fournitau gouvernement
le prétexte d’une grande révolution. Il veut anéantir des tribunaux qui opposoient encore des digues gênantesaux
effortsdu
pouvoirarbitraire.Tout
est écrasé sous le poidsdu
despotisme , et laFrance
tremblantefaitentendre des gémis-semens
dont la persévérance eût embar- rassé.Il falloit tâcher de tromper le peuple
ail
armé
, etde lui faire prendre lechange
5
surses vraisintérêts. Il ne s’agissoit que de trouver
une plume accoutumée
à vendre des paradoxes pour del’argent.Alors parut la théorie des loix, par le sieur Linguet , ouvrage dans lequel il
prêche le despotisme oriental, et pose
en
principe queleshommes
ne peuventjamais être plusheureux que
sousun
gouverne-ment
absolu.Puis oubliant tout-à-coup sa doctrine dans
une
circonstance quilui étoit person- nelle,on Ta vu
se déchaîner avec fureur contre le despotisme, et réclamer,
pour
lui,, les droits de citoyen , qu’il venoit d’outrager avec si
peu
deménagement.
De nouveaux
intérêts n’ont pas tardé à lui faire prendre denouveaux
sentimens.La
cupidité s’exerçant sur la base pre- mière de nos alimens, les bleds ont fait l’objetd’une spéculation qui en aporté leprix à
un
taux exhorbitant.Les
peuples éprouvoient les horreurs de la famineau
milieu de l’abondance. Les grands étoient presque tous acteurs dans ce jeu cruel , etdevenoient ainsil’objetde lahainepubli- que. LesieurLinguetleur vendit encore sa plume. Il
nous
apprit, dansun
ouvrage public,que lanaturenous
avoitfaitun
pré- sent funeste ennous
donnant des terres à bled,quelepain n’étoit qu’un poison pré- paré,et
que
c’étoit rendreun
grandservice au peuple que de l’en priver.Cependant
il cherchoit dans lemême
temps à rendre odieux
un
magiftrat^ enFaçcefeïtjÆefaire le
commerce
des grains»l®œ.
Pavonsvu
,pour
obtenir le débitdieles Annales
en
France, prodiguer les étagesles;plus fades àceux
qui occupoient sdcæs le miniftere, et les couvrir enfuitediopprobres, lesaccabler d’outrages après
la.prfebn» ,
M
attaquegénéralementtous les grandsdans
lesMémoires
fur la bastille^ il dis- tillefereux
tous labile la plus âcre ; fi&BL
Peu
croit dans cet écrity là vertu estprefqnabfolument
incompatible avec la ssoMesse et les dignités.Eè
dans; le tropfameux
procèsdu comte de Morangiés
, dont il fut le défenseur d’aussibonne
foi sans doute qu’il avoit été celuidu duc
d’Aiguillon, il donnoit la noblessecomme une
preuve d’inno-cence» &
foutenoitàlafacedu
publicque
le crime était le partage de la classe plé-béienne..
On
l’avu
, suivantque
son intérêt le guidaitj, élever jufqu’aux nues la législa- tionAngloifey ôz lacalomnierensuite sans pudeur»Mous
l’avonsvu
à lasoldede
toutes les puissances , de tous les ministres entre- prenons ôc despotes , caresser bassement toutes leurs passions , louer avec enthou- siasme leurs opérations les plus oppressi- ves»&
lesrendreensuite l’objet de ses sa- tyres les plusameres ,quand
, n’ayant plus besoinde
ses services mercenaires » ilsFout pas
voulu
payerses paragraphes.7
Telleaété saconduiteenversles
feig
et les
Lamoignon.
Cesdeux
ministresjpré- yaricateursontvoulu enchaîner kFiranc©;ils ont porté
au
dernier point Ses es:- cèsdu
plus affreux despotisme.F©
.sieurLinguet
n
a pointmanqué
de leur vernis®sa
plume
; il s’est évertuépour que
cesdeux hommes
brûloientamour pour
leurpatrie,que
leursopéraiîiœs tendoient afonbonheur,
et qu’ilsles^ droits les plus légitimes à la :rec©w-~
noissance des François. Si la Théorie dtes loix eutete encore a faire, elle ©Mit para, avec bien plusdeforceencore qu’en njys; elleeût servi cependantà l’Eloge (de
YÉm-
pereur Tibere, sorti de la
main du
æaëgsni©auteur.
.
Ç
esdeux
ministres ontsuccombé;
et 1@ridicule
, les sarcasmes
ne
leur ont point:été épargnés parle sieurLinguet, lln’onl:
plus ete à ses
yeux que
deshommes
skisvues^ des ministres
imprudent
etmal-
adroits aussi incapablesde
combiner «pe
de suivre
un
projet. *~
Telle a été saconduite avec Joseph. lî
Tant
qu’il aété à la soldede ce prince iln
a pas tansurson éloge; ill’atrahiqwLà
ilya trouvé son
compte
et l’acalomnié
avec la derniere indécencequand FEm-
pereur,
mieux
instruit,
la eu abandonné au
mépris qu’il méritoit.C’est - à ce
moment
qu’il s’estmontré lami du
peupleBrabançon,
dont ilétoit aagueresle üétraeteur etl’espion
payé
parë
Joseph; c’està ce
moment
qu’il estdevenu
l’ennemi de ce dernier , auquel il devoit sonsalut ,
un
àsyle et la vie.Ainsi a toujours été le sieur Linguet
,
flottant entre les partis les plus opposés,
•changeant de principes sans scrupule^sui- vantles circonstances, et se souciantaussi
peu
de cë qu’il a dit hierque
de Cequ
il ditaujourd’hui.Et c’est-là,
mes
chers concitoyens,
c’est-là
l’homme que
vous admirez ! c’est- làl’homme
à quiune
de nos sectionsne
craint pasde confierson gouvernail!
Eh
quel fonds pouvez-vousdonc
faire surlui?Comment
peut-on savoir à quoiiltient,à quelle opinion ilest attaché?
Qui
pourrait distinguerses véritablessentimerisparmi
tousceux
qu’il a successivementannoncés? Qui
pourroit deviner,
parmi
les principes disparates
au
milieu desquelsila sanscesse balotté sonespritinconstant*
ceux
auxquelsil se seroit enfin fixe?Quel
garant pourroitdonc me donner
de sa sincérité,
un homme que
j’aivû
varier perpétuellementdu
blancau
noir, toit- jourssacrifiant à la fortune , et adulateur intéressédu
partioù
il trouvoit son in-térêt?
Il
montre
,me
direz-vous,un
ardentamour pour
la patrie.Mais
cette patrie ,pour
laquelle il af- fecte aujourd’hui tant de tendresse, il la poursuivoitimpitoyablement en 1771en
1788. Il insultoit à son esclavage ^ et tra- vailloitvaiîloît de tout son pouvoir à river les fersqu’on lui avoit donnés.
Il fait profession d’une haine irrécdii- ciliable contreledespotisme.
Maiscet
ennemi du
despotisme étoitson
plus violent sectateuren
1771 ,en
1788 len
1789, encore, tant qu’il a cru devoir etreou
paroître fideleàl’Empereur; ceteh- iiemidu
despotismeafaitsérieusement l’é-loge de l’Empereur Tibere
; cet
ennemi du
despotisme a enseigné en 1771que
1©despotismeest le
gouvernement
le plussa- lutairepour
les peuples, a
imprimé en
1788que
toute résistanceaux
volontésd un
Roi estune
rébellion punissable , et;que
1obéissanceaveugle estun
devoir.Il est plein d’admiration et de refpect
pour
1 Assembléenationale ,de soumission a ses decrets , de confiance dans ses opé'3rations. 1
Mais cet admirateur de Rassemblée na- tionaledéclamoitcontrelesétats-généraux
au mois
dedécembre
1788, dans
un mo-
ment ou
il étoit encorebon
et utiledo
faire sa
cour
augouvernement
, qui les
craignoit; et
pour
détruire le seul motifqu’il eût alors de les assembler, cet ad- mirateur de l’assemblée nationale entre- çrenoit de prouver
que
la banquerouteétoit
une
opération non-seulement pro-fitable
, maisjuste.
Non
, je ne puis accorderaucune con-
fiance a
un homme que
je voistoujourséh
contradiction avec lui-même
, dont toutëB
s©
la conduite n’est qu’une suite d’inconsé-
quence
, et qui, toujours aussiincohérent dans ses principesque
dans ses actions,
ne
m’offre nulle partque
l’aspect cl’unbas charlatan.
Je
foupçoune que
Hans cette occasion>comme
dans tous les autres , il estmu
parquelque motif secret , par quelque vil in- térêt , deje regarde
comme une
injurede
sapart
, qu’il aitchoisi votre district
pour en
faire le théâtre de sonnouveau
batte-lage.
On
pourroit lui appliquer lemot du comte Almaviva
,une
réputation detesta.- lie; etiln’auroitpasmême pour
ressourcelaréponse de Figaro.
Il arrive , et déjà il estprécédé par
une
dénonciation ; et le fait sur lequel elle porte , il ne peut pas le nier, il est forcé de l’éluderdansune
réponseoù
ildétournel’attention de ce dont il s’agit
pour
la porter surd’autres objets,et danslaquelleilse sauve par adresse
aux
dépens de labonne
foi.Il a été , dit-il , victime en tous sens
de
la révolution brabançonne. Il faut con- venir qu’il n'est pas toujours heureux. Il
apensé être
pendu
parles patriotescomme
espion, puis enfermé par
Joseph
IIcomme
traître , et tous avoientraison.
«Malgré mes
liaisons,dit-il,avec/Joseph II , j’avois acquis par son injustice, parsa cruauté personnelle enversmoi
, le droit de prendrehautement
le partidu
peuple./
11
Il est vrai
que
Joseph II a recueilli le sieurLinguet dansun moment où
iln’avoit pasoù
poser le pied en Europe ; qu’illm a donné un
asyle et sa protection ;qu
ill’a
comblé
de faveurs et de bienfaits ,que
le sieur Linguet a publiés avec ostenta- tion, et il lui deinandoit de la gratitude 9 de la fidélité! il avoit tort. Il n’a pas
pu
punir le sieur Linguet d’avoirmanque à
l’une et àl’autre sansêtre injuste et cruel.
«
Mes
motifs particuliers , continue-t-il ,
ceux du
peuplesont consignesdansune
suite d’ouvrages
composés
et publiés parmoi
à Bruxelles , depuis le 14décembre
dernier; cetteépoque
estremarquai)Le...»Oui
; c’est précisément celle à laquelle il a étéabandonné
par 1empereur.« C’est dans ces ouvrages,, ajoute-t-il,
que
leshommes
impartiaux trouverontma
justificationcomplette et celle
du
peupleBrabançon».
,Le
sieur Linguet oublie d’avertirqu
ilne
faut lireque
ces ouvrages : car sion va
mal-à-propos s’aviser d"en rapprocherceux
faitsquelquesmois
auparavant,etceux
antérieurs encore; les plaidoyerspour
leduc
d’Aiguillon,ceux pour
lecomte
de-Monragiés
,puis lathéorie des loix, puis l’éloge de Tibere , puis lesann des en
1778, 1779 7 en 1788 et 1789 , puis les petitesproductionspubliquement
iuitives,sajustification est gâtée;
on ne
saura plusoù
trouver le patriote, et 1on
r iraaux
larmes de la singularitéque
le sieur Lin-guet trouve
à
avoirvu
crouler dans leîneme
tempsdeux
bastilles qu’il avait etayeesde
toute la forcede
ses talens.Si le sieur Linguet avoit lu tous ces ouvrages a l’assemblée des Cordeliers, les-
0 ou
900 témoins de son triomphe auroientpu
1être de sa défaite. Il n’y a riende
perdu.U pourra
en faire usage dansune
autre circonstance.
On
voit qu’il s’estpré- pare desréponsesà plus d’une accusation3 e ansune
assemblée d’aristocrates,comme
dansune
assemblée de patriotes,
1 pourroitrenvoyer àses ouvragessur ces principes politiques et
philosophiques
.Il a
donc
raison dene
plus avoir lafaonhommie
derépondre aux
attaquesdontilsera 1*objet, car, avec son
double bou-
clier, je le garantis invulnérable
( i ),
Cependant, moi
quine me
laissepoint facilement éblouir, jene
voissous cedou*bie rempart qu’un
homme
àdeux
visages,qui se couvre
du masque
qui convientan
rôleque son
intérêt lui prescritdejouer;(i) Sipar exemplequelqu’uns’avisentdesuspecter îsou respect, sa vénération pour la garde nationale,
i le renverroit encore à ses derniers ouvrages
; et
tout seroit dit pour ceux qui ignorentque dans des ouvrages antérieursildéprime l’étatde soldat comme
ri icuieetinsensé
, que dans un autre ilsoutientque
laplace de sergent (sur-toutcelle de sergentauxci- evant gardes françpises ) est basse et avilissante,
ouil est impossible qu’un sergent soit un liomnxe iionnete
, encoremoins un bonnete homme.
i3
çij rassemblant toutes les circonstances, je découvre le motif, je touche le res- sort qui
met
aujourd’hui notre acteuren
scene.he
Châtelet de Pariscommence
l’ins-truction d’un grand procès. Il cherche les auteurs d’un forfait abominable projette par de grands personnages et qu’ils ont tente de
commettre
dans la nuitdu
5au
6 octobre dernier. L’information sefaitavec chaleur, il
y
a des dépositions graves.Anssi-tot lesieur Linguetquitte le Bra- bant , et aprèss’être
un peu
détourné, ilarrive à Paris , il se fixe précisément sur le district des Cordeliers, et son
premier
pas, son premieracte de citoyen estune
dénonciation contre le châtelet.Mais
quel sujeta t-il de se plaindre de ce tribunal? aucun.La
nuitdu
5au
6 octobre lui est étrangère.Quel
intérêtsipressant l’amenedonc du
fondsdu
Brabantà Parispour y
devenir1
ennemi du
Châtelet etexciter contre lui la haine publique , dansun moment
si critique et si intéressantPAh
!mes
chers concitoyens,que ne
puis- je recueillir les preuves d’un fhit qui cir- cule dans le public !Cet
intérêt seroit dé- voile, et notre charlatandémasqué.
On
dit,
qu
avant sonvoyage
il aeu une
entrevue àOstende
avecun
illustre fugi-tl ,
.
<l
u
.
a reçu de lui sa mission
pour
venir ici cabaler etameuter
le peuple,
U
cjtie son rôle lui a été prescrit et sa mar- die tracée.
Où
irai-je?demanda
le sienr Linguet.Allez,luirépondit~on
, dansle district des Cordeliers : là vous trouverez des esprits d'autant plus faciles à égarer
que
leurpa- triotisme, déjà travaillé par nos amis,est plus irascible.
Là
vous trouverezun
pré-»sident qui
ne
vous sera pas d’unmédiocre
secours et qui vous secondera avec cha- leur.Voilà ce
que Lon
dit , et ce fait n’est pas sans vraisemblance.Depuis
long-tems millebouchessalariéescolportentlacalom- nie contre ce tribunal; déjà ses
membres
ont été individuellement attaqués, déjàle district des Cordeliers , subjugué par son président , a résistéaux
actes de justiceémanés du
Châtelet^ et a passé àune
dé- nonciation formelledu
tribunal entier.Cettetentati\
après le sieur nouveller.
On
saisit presque lamain
qui le con- duit;on
distingue la faction à laquelleil est vendu.
Nous
connoissons maintenant sa façon d’agiret les régléscommunes
de sa con- duite.Nous
levoyons
en cemoment
abu- serdu
patriotisme et de l’amour de la libertépour
soustraire de grands person- nages à larecherche desloixcomme nous
l’avonsvu en
1770 ,en
1773, se liguer avec le.despotismepour
sauver àun duc,
re a
échoué
, etpeu
dejours Linguet arrivepour
la re-15
à
un comte
, les peines qu’ils merkoieut*Là
c’étoit par les mainsdu
despotisme qu’il renversoit les tribunaux donton
re- doutait la censure, ici c’est par celledu
patriotisme qu’il veut faire anéantir celui dont
on
craint la surveillance..A
h
J tremblezmes
chers concitoyens;voyez à qui vous vous êtes livrés ^
de
quelles vilespassions vous allez devenir l'instrument et le jouet !Ouvrez
lesyeux
, etreconnoissantTIHu- sion funeste dontvous
alliez être dupes,
cessez de
donner
votre secours àune
fac- tion qui ne mériteque
votre indignation etvotrehaine ;c’est elle, elle seul,que
fort veut vousfaire servir; c’estpour son
in- térêt seulque
l’on veut vous échauffer; ce n’estque pour
arrêterune
instruction,que
l’on redoute qu’on excite votre indi- gnation contre le tribunalquila suit.Et cette instruction il vous
importe^
comme
ilimporteà toutelanation, qu’elle soitsuivie.La
nuitdu 5
au 6 octobre apour
objetun
grand assassinat, projetté dans les ap- partemensmême du
château par des per- sonnages en place, et qui devoit êtrecom-
mispar des bandits payés. Il seroithonteux pour
lanation de laisserimpuni
, delaisserdans l’oubli
un
forfait aussi horrible, dontelle paroîtroit se rendre complice par
son
silence.
Ne
croyez point,mes
chersconcitoyens,aux
insinuations sourdesque
des bouchesiB
perfides
sement parmi
vous ;ne
croyez pointque
le châteletne
suive icique
lesmouvemens
et le désir d’unevengeance
personnelle ;ne
croyez pointque
son butsoit de discréditer la révolution ,
en
per- dant ses amisoLa
recherchedu
châteletne commence
qu’à l’époque qui a
un
traitdirect à lanuitdu 5 au
6 octobre. Il est loin de regardercomme un
crime les précautions prises dans desmomens
critiques par les amisdu
peuple j précautions sages, quelques vigoureuses qu’elles puissent paroîtreaux yeux
de certains esprits.Il est loin de rechercher les
démarches de
ceshommes
pleins de l’amour de la patrie, dontun
adit, avectant d’énergie
,
qu’ils avoient sauvé le
royaume.
Il se renferme rigoureusement dans la nuit
du
5au
6 octobre; làse bornent ses recherches : etun
seul, peut-être ide
ceux que
le peuple a regardécomme
ses plus ardens protecteurs, se trouveun peu
for- tementcompromis
par les informations.Ilest
donc
faux, lebutque
l’onsupposeau
châtelet.L’époque
à laquelle ilacommencé
cetteinstruction, neprête pasdavantageàl’accu- sation dont il est l’objet.
Son
activité a été suspendue jusqu’à cemoment
par les comités des recherches, qui n’avoient point encoreréuni toutes les instructionsnécessaires; etiln’apas tardé*7
un
instantaprès que les obstacles ont été levés.Mais laissonscela
pour un
instant. Je 1®tiens le fil
du
complot. J’entends crierau
basdu
Pont-neuf : Conspirationdu Châ«
teletcontre
C Assemblée
Nationale t jeme
hâte d’acheter, je m’empresse de lire j et je frémis. Je trouve
un
libelle horrible* dont je reconnois aisément l’auteur.J©
cherche
où
est cette conspiration : et j©voisqu’il la faitconsister
uniquement
dans l’informationque
fait le châtelet l et le furieuxne
rougit pas de calomnieràlafois tous les amis de larévolution, deles sup- poser tous fauteursou
complices d’unfor- fait sacrilège,pour
effrayer le peuple sur les suites de cetteinformation.A F
entendre , lerésultatdel’instruction sera des décrets lancés contre tous lesamis du
peuple , contre tout le parti,patriote.Tranquillisez-vous , citoyens; ces alar-
mes
feintes sont sans fondement.Encore une
fois les informationsne
comproùiet»tent
que deux
de ceshommes
qui se sont montrés vos amis*Déjà
depuis long-temps vousêtesrevenus surlecompte
del’un ,*et l’autre ,mieux connu
,commence
àVous
devenirmoins
cher etmoins
précieux& Les vrais patriotes, les sectateurs sincereâ
de
la liberté n’ont pointtrempé darisF
affreuxcomplot
dontils’agit; ilsauroientversétout leursangpour
enempêcher
l’exécution.Non
, l’assemblée nationale n’arrêtera pointune
instruction quellemême
a or*i8
donnée
, parce qu’elle importeàsa gloire; ellene
détruirapointletribunal qu’elleen
achargé, dansl’instantoù
illacommence
;ceseroit témoigner, à laface de l’Europe entière
, quelle craintla lumière , etelle n’a point cette crainte; ce seroit justifier les calomnies dont Fauteur de l’écrit
que
j’aisouslès
yeux
larendindécemment
l’ob- jet.Et jepuis m’écrier :
Le voilàdonç connuce secret plein d’horreur.
C’est parce
que
le châtelet , d’après les ordres des comités des recherches, ouvre l’instruction sur la nuit désastreusedu
5au
6 octobre : c’est parcequ’il ya déchirer le voile qui enveloppe encore les crimes abominables dont elle a étéou
devoit êtretémoin
^que
les fureurs de la calomnie sontexcitées contre ce tribunal: c’estpour
paralyser son actionque
deshommes
•ob- scurs&
salariés sont envoyés dans les as-semblées de districts , avec des motions écrites>
pour
égarer les esprits : c’estpour
soulever tout le peuple qu’un écrivainfac- tieux fait imprimer, sur les presses qu’il a exprèsamenées
aveclui,deslibellesincen- diaires , sous lenom
d’un autre citoyen déjàdévoué
à la faction poursuivie.Etc'est dansledistrictdes Cordeliers
que
s’ourdit cette intrigue infernale ! ce sont leshonnêtescitoyens de cedistrictquèd’on
faitservir à la protéger !
Qu
ils sontcou-*9
pablesles
hommes
qui égarentainsi leurs ïreres , et sement la discorde au milieud’eux!
Oui
, jevoisvotre pluscruelennemi
dansle
K°.
C.du
soi-disantAmi du
Peuple, publié aujourd’hui. Jereconnoislaplume
dont il sort , je reconnois le style de votrenouveau
citoyen dans cet ouvrage, je dis- tingueson caractèredanslanote delapage première , jesurprendsle juristedans celle de la page 7 , et je n’ai plus de doute sur le but deson voyage,jen’enaiplus surses liaisons, sur ses rapports avec le chefdu complot que
les loix poursuivent aujour- d’hui.C’est
pour
lui,uniquement pour
lui,
que
ses fauteurs , ses complices, ses pen- sionnaires sur-tout , s’agitent et veulent allumer la fureur dans tous les cœurs.Et eneffet., quels motifs raisonnables de plaintes ont-ils contre le châtelet ! quels reproches solides lui font-ils?
Ce.tribunal s’est
montré
patriote depuis lemoment
de la révolution. La première preuve qu’ilen
adonnée
a été d’accepter lacommission
délicatequiluia étéconfiée, et qui adû
lui attirer sans contredit l’ani-madvertion de tous les tribunaux supé- rieurs.
Je neconsidèreicilechâteletque
comme
cour nationale. C’est sous ce point de
vue
seulementque
j’examine sa conduite.A-t-il
manqué
àla confiance dont la na- tionl’ahonoré? a-t-il trahila,cause qu'ellelui âconfiée ?S'est-ilécarté des devoirs qui lui étoient imposés ? voilà la question.
Son
impartialiténe
peut point être sus?pectée ; caril s’est faitdes
ennemis
de tous les partis; des ennemis, des antagonistesde
larévolution dans l’affairedu
Marquisde
Favras ; des ennemis , des enthou-siastes dans celles de
MM.
de Bezenval etAugeard,
Celles-ci sur-tout servent
de fondement aux
reproches les plus âcres ; niaiscom-
bien il lui est aisé de se justifier sur ce point ! l’instruction a été publique.Tous
•
ceux
qui ontvoulu y
assister connaissentles chargeset les interrogatoires des accu- sés.
Que
quelqu’un citeun
délitprouvé que
le châtelet ait négligéou
refusé de punir.On
l’accuse d’avoir lavé le prince deLambesc.
C’est
une
calomnie : le prince deLam-
besc n’estpoint lavé, iln’est pas jugé.
Eh pourquoi
, dit-on, tant de lenteur?Pourquoi
P c’est qu’elle luia été prescrite.L’affaire
du
prince deLambesc
étoit surle point de recevoir sa décision.On
alloiten commencer
lerapport^ lorsque l’assemblée nationale estinstruite qu’unnommé
de laPùchardiereaexcitédes troublesauxSables d’Olonne
;
que
cethomme
sedit envoyé etpayé
par le prince deLambesc
: rassem- blée nationale, par
un
décret exprès , charge le châtelet d’instruire cette affaire,conjointement avec celle
du
prince deLambesc.
Ce
tribunal est en conséquence forcé de suspendre son jugementpour
se livrer àune
nouvelle information , et obligé dedécerner auloindes commissions rogatoires dont il fautattendrele résultat,
qui n’est point encore arrivé.
Delà
, le retard donton
lui fait mal-à- proposun
crime, puisqu’ily est contraint.
Iln’y a
que
l’assemblée nationale qui puisse le fairecesser , en permettantde disjoindre l’incident qu’elle a uni à ce procès sur lequelon
alloit prononcer.On
accuse encore le châtelet de garderun
silence affecté sur l’affaire deMM.
lesjolis auteurs des aimables Sottises
de
laSemaine
,maisc’esttoutaussiinjustement;l’information close ,
MM.
Séguier ont de-mandé un
délaipour
faireun mémoire
danslequel ilspromettoientde rendre leur justification complette;on ne
pouvoit pas leleur refusersans injusticeetsanscruauté, car tout accusé doit avoir le droit et la faculté de se défendre.Ce
délaivientd’ex- pirer ces jours derniers, etM. Judde
, rap- porteur de cette affaire , vaincessamment
la soumettre à la décision
du
tribunal.Reste le
mandement
de l’évêque de Tréguier donton
se plaint encore dene
point entendreparler. Mais les détracteurs intéressésdu
châtelet ontgrand soindene
pointavertirque
les preuves de cefait sont* à
une
grandedistance, qu’ilfautallercher- cher auloin destémoins qu’on ne pourroit pas déplacer sans des fraisénormes
;
qu’il
22
faut encoreici faire usagedescommissions rogatoires, dont personnen’ignoreleslon- gueurs inévitables.
Cependant^ M.
de laHurpoix
, chargédu
rapport de cette affaire, y
met
toute Factivitéque
lescirconstancespermettent,
et il la terminera aussitôt cpie le résultat des dernieres commissions rogatoires aura corapletté l’instruetion
.
Ainsi il n’est pas
un
seul des reprochesfaits
au
châtelet qui soient fondés. Il n’a mérité paraucune
actionlesépithetes d’in- faîne, de traître,
que
lui prodigue sansménagement
leturbulentauteurdu
N°. 100du
soi-disantAmi du
Peuple.Méprisez
donc
les cris forcénés d’upe faction brouillonne, qui ne cherche à'
semer
le trouble quepour
se sauver à la faveurde l’orage. Méprisez sesagens, qui sonnent le tocsinpour
détourner l’atten- tion ; qui vomissent au loin le poison de la calomnie,pour
soustraire le crime à lapeine dont il est
menacé;
qui vous ef- frayenten vous montrant des dangers ima- ginaires,
pour
échapperàceux
qu’ils cou- renteux-mêmes.
Non
, les conspirateurs ne sont pointceux
qui , choisis par la nation elle-mêmepour
veiller à sa sûreté , ont effrayé sesennemis
par leur vigilance et puni leurs attentats.Le^
conspirateurs ne sont pascceux
quiméprisant,, dans l’exercice dece
saintministère, lesclameurs et leshaines.
i3
ont déjouétouslescomplotsj etfaitavorté*
tous les desseins.
Les
conspiratenrs'sontceux
qui,par lesmoyens
les moins honnêtesveulent étouffe*la lumière qu’ils redoutent; les conspira- teurs sont ceux qui
, pour échapper
aux
recherches, veulentarmer
lepeuple contre lui-même. Lesconspirateurs sontceux qui»feignant d’être inquiets surle sort de l’as-
semblée nationale ^ veulent l’associer
à
leurs intrigues.
Ah
! c’est la plus cruelle injure qu'ils puissentlui faire. Loin d’elle , loindesesmembres
cette inquiétude injurieuse.Les
sentimens des vrais amis de la révolution sont assez prononcés, leurs actions sont assez connues pour qu’ils soient au-dessus de toute crainte ; leursâmes
franches et nobles ne redoutent point de voir 'leur conduite éclairée.Non
,non
, ils désirenteux -mêmes que
le flambeau de la véritésoit porte sur tous leurs pas Ils résisteront à toutes les tenta- tives qu’on pourroitfaire auprès d’eux
pour
renverser le tribunal qu’ils ont chargéde
veiller pour la nation, et ils se garderont bien d’intercepter l’instruction
commen-
cée; ils donneroient trop de prisesur
eux
àun
autre parti : on ieurferoit bientôt lereproche d’avoir eu intérêt del’étouffér.
Et cette garde généreuse qui a volé
an
secoursde sonroi,
cettegarde
que
lesmal- yeillans calomnient tous les jours, quoi- qu’ils lui doivent leur tranquillité, quelH
Intérêt
n
9a-t-eîle pas de voir dévoiler lecomplot
qu’elle a fait avorter?Il faut
pour
sa gloire ,pour
celle dit citoyenpatriote quilacommande
,que
les auteurs de cette conjuration parricide soientconnus
, et qu’ilne restepas uriseulhomme
qui puisse conserver l’ombredu soupçon
sur leur candeur et leur loyauté ,à cette
époque
désastreuseque
toutbon
citoyenvoudroit effacerdeses larmes dans
l’histoire de notre révolution*
Signé
Vérité,
Soldat-Citoyen de laGarde
Nationale.S
g',
QU’ES
T-C35QU’EST-CE DONC
QUE TOUT CE TRAIN-LA?
Pour servir de suite à Qu’est-ce que Linguet ?
IL E
voilàdonc
arrivé cemoment
tant désiré par nosennemis
! Elle se manifesta enfin cette division qui fait tout leur espoir !Nos
assemblées vont devenir des arenes de gladiateurs, etnos délibérations se feront dans des torrens de sang.
Eh
J quel prétexte ont-ils trouvé, lesmédians
?Un
prétextehonteux
qui Revoit©lesvrais amis de laliberté, mais qui , heu- reusement, ne les découragepointencore*
Nous
les dévoilerons cesbas intrîgansqui, divisant le peuple, l’arment contre lui-même. Us
font gémir les bons citoyens,
maisils neles déconcertentpoint; lavoix desvraisamisde lalibertése feraentendre, etles factieuxrentrerontdans lapoussière*
C’est parce qu’ils ne sont point assez;
connus
qu’ilspeuventnouslivrerlaguerre.Epionsleurconduite , éclairons leurs téné- breuses
menées
, et le peuple, cebon
peu- ple , ne sera plus leur dupe. Faisons lui connoîtreceux
qui veulenten
faire iero?>*
36
jouet , etils
ne
seront plusque P
objetde son
indignation.QD^sesperés
d’avoirvu
avorter leurs pro- jets usurpateurs , bourrelés par les regrets d’un grandcoup manqué,
plusque
parles repfü'Chèsde
leur conscience ; agités par la craintedu
glaivevengeur
dela justice , le'Vé stjr leurs têtes criminelles , les per- fides ontjuré deparalyserlajustice, qu’ils
ne
peuvent plus fuir, de la bravermême
pardesviolences, sielle continue sapour- suite , et d’étouffer ainsi le flambeau qui éclaireroit leur profonde turpitude , et les
montreroitàlamultitude,couverts d’atten- tats et d’horreurs.
Démasquons-les
, et puisnous
lesnom- merons.
Un
tribunal de leze-nationles fait trem- bler •.il les effraye par la recherche coura- geuse à.laquelleil se livre. Ils entrepren- nent cle l’anéantir.Les
vrais amis de la liberté, cesâmes
pures qui brûlentun
eticenssinceresurson
autel, ontjuré sur leurhonneur
de souter nir ce tribunal. Ils le pressent de déchirerun
voile qui obscurcit leur gloire. Ilsveu- lent , en publiantlesnoms
descoupables, détruireles calomnies sourdes par lesquel- les les conspirateurs veulent persuaderque
les héros de la révolution sont leurs
com-
plices, et les associent àleurs crimes
pour
se confondre.averceux
dans l’amourdu
peuple. C’qsfc çqtte association infâme qui
fait rougir les vrais patriotes.
1
27
Mais
les vrais patriotesne
sont point assez en force par eux-mêmes.On
a jüfjéd'armer la canaille contre
eux
9 et s^'d'e celle-là, parce qu'elle est bienP^f
e
%
%
on
épuiseavec son aide, insinuations pet-»fides, sophismescaptieux, bruits aussi Sots qu'absurdes
pour
égarerles genspeu
réflé- chis; et lahorde
des turbùlens se grossit encore de tousceux
dont le patriotishib aveugle est irritépar lesalarmes exagérées donton
Se sertpour
les exalter et les rendre licéncieux.La
nuitdu
5 au 6 octobre , cette nuit à jamais épouvantable, cette nuitque
les auteurs et complices d’un projet régicide ont voulu souillerdu
plus horrible desforfaits
, leur fournit erièore aujourâTiui
un
prétexte affreuxaux yeux
dé touslesbons
Françoispour
s’assurerl'impunité. .Que
s’est-ildonc
passé dans r.es trop fameuses journées des 5 et 6 octobre ?Les
ennemis
de la chose publique , lessousdequeLi’autorité des^grands,, effaçant celle
du
roi, assuroit aü‘ ééurtisan avide etrampant
le succès et les grâces;aux
financiers bas et serviles , la dépouille des peuples ;
aux
ministrescorrompus
des au- tels, lepatrimoinedespauvres;aux
magis-trats intéressés^ le droit de vendre