• Aucun résultat trouvé

La Panthère de Saïgon, Georges IOANNITIS

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "La Panthère de Saïgon, Georges IOANNITIS"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

La Panthère de Saïgon Des silhouettes s’agitaient Sur un rythme électro’.

Dans la discothèque enfumée, Saturée de sono’.

Quand soudain, elle est apparue, Dans cette vague humaine,

Belle, insouciante et presque nue, Elle dansait sur la scène.

Elle avait l’étrange beauté Des filles du Mékong, Les courbes fines élancées D’une précieuse jonque. Son corps léger se balançait, Sans pudeur et sans gêne, Sur d’impossibles déhanchés De transes africaines.

Les spots sur ses formes lançaient Des reflets de métal,

Révélant des contours parfaits, D’une grâce idéale.

La lumière effleurait sa peau, Éclipsant le décor,

Dressant un harmonieux tableau, Aux sublimes accords.

L’air surchauffé m’étourdissait, Embrouillait les images,

L’alcool que j’avais absorbé Me grisait davantage.

Deux grands yeux noirs et exaltés, Au regard animal,

S’accordaient à la cruauté D’une femme fatale.

(2)

En un enfer maudit,

Aliénant mes jours et mes nuits A ses moindres envies.

Son souvenir me hante encore, Et je regrette bien,

Le jour funeste, où sur son corps… J’ai posé mes deux mains.

Tous droits réservés Georges Ioannitis

Références

Documents relatifs

Il m'a paru plaisant, et d'autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d'extraire la beauté du Mal », écrit Baudelaire dans un projet de préface, jamais publié..

Le sourire radieux qu’elle arbore sans cesse Offre à peine le change à de sombres idées.. Remplaçant sa détresse en élan

Elles lancent au ciel comme en cadeau précieux, Quelques incantations, ou des hymnes joyeux, Dressant à pleine voix les remparts de la foi Pour enfermer chacun dans des textes

Un rien et ça devient tragique, Un p’tit bouton, c’est la panique, Et pour une piqûre de moustique, En toute urgence, soudain rapplique.. Une

Le monstre qui veillait, tapi dans sa mémoire, Embrumait son regard dans des vapeurs d’alcool, Minait notre bonheur à grands coups de boutoir.. Elle aimait sans passion, pour

…À Porte Dorée J’observai le joli tableau Ell’ me sourit sans dire un mot. Je devais avoir l’air idiot

D’une tendre gorgone aux courbes de Naïade Sous un chignon parfait dressé hâtivement, Son cou clair, libéré de sa gangue soyeuse, Laisse apparaître alors un duvet

Mais le mal n’est pas sans espoir Et la médaille a son revers Puisque sans m’en apercevoir J’ai griffonné ces quelques vers.