R29464-3860-F:1,50 €
DÉCIDEUR
Alain Poulet, organisateur du salon Défi autonomie p. 5
ÉCONOMIE La Poste implante une résidence pour seniors à Saint-Etienne p. 10 l
Loir e N° 3860 - Parution du vendr edi 13 novembr e 2020 - 74
eannée - 1,50 € www .lessor .fr
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Seniors, cap sur le bien-être
Numéro
spécial
Décideur
Alain Poulet,
organisateur du salon
Défi autonomie . . . 5
Entretien
Entretien avec Eric Piolle . . . .6 & 7
Economie
INDUSTRIE
L’entreprise Technibus,
recherche des investisseurs . . . 8 DÉVELOPPEMENT
Maisons Marguerite : la colocation pour seniors se déploie en réseau. . . 14 SERVICES
Des opticiens mobiles se rendent
à domicile . . . 16
Collectivités
ÉNERGIE
EnR : comment RTE doit intégrer 7 600 MW supplémentaires au réseau régional d’ici 2030. . . 26 POLITIQUE
Jean Castex en visite au
CHU de Saint-Etienne . . . 30
SANTÉ
Une campagne de recrutement
d’urgence lancée . . . 38
Vie juridique
DROIT
Réformer le régime des retraites
en temps de crise . . . 48 JUSTICE
Magistrats et avocats :
« Nos rôles sont différents
mais complémentaires ». . . 54
Bien-vivre
SPECTACLE
Live avec Thierry Pilat . . . 60 LIVRE
La chronique de Jacques Plaine. . . 64
p. 8
p. 16
S ommaire
Annonces légales pages 73 à 89
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SOMMAIRE DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 p. 20 à 24
DOSSIER
Vaccinés
Édito
Il est loin le temps du H1N1. Celui où, à l’époque mise en cause, Roselyne Bachelot avait fait le choix d’une commande colossale de doses, ini- tialement estimée à 94 millions de piqûres.
Aujourd’hui, les vaccins ne font par- ler d’eux que pour faire remarquer leur absence. Dans les pharmacies, ceux contre la grippe saisonnière se font rares, y compris pour les patients prioritaires.
Celui contre le Covid-19 est lui, tou- jours fi ctif, même si les commandes européennes commencent à af- fl uer. En eff et, alors que l’UE vient d’approuver le vaccin des labora- toires Pfi zer et BioNTech, un scé- nario - jugé optimiste - prévoit sa mise sur le marché dès le premier trimestre 2021, soit un an après l’ar- rivée du virus sur le Vieux continent.
Alors qu’en tendant l’oreille, on pourrait presque entendre les res- ponsables politiques pousser un
« ouf » de soulagement, la question de l’effi cacité (aujourd’hui évaluée à 90 %) demeure. Celle de la fi abilité aussi, pour une solution développée aussi rapidement. Dans un article du site Leem.org, les entreprises du médicament expliquent qu’« en temps normal, le développement d’un vaccin nécessite 7 à 10 ans en moyenne. Dans un contexte de pandémie, ce délai peut être réduit à 18 ou 24 mois ». L’article précise que les phases de développement et de production sont menées en parallèle et que la prise de risque fi nancier est totalement à la charge du laboratoire.
Lui semble vacciné contre toute forme de fi erté ou de pression protocolaire. Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite.
Brandissant violemment les argu- ments de triche et les menaces de recours, sa virulence aussi est virale, puisque ses soutiens restent active- ment mobilisés, dix jours après le scrutin.
■Caroline Thermoz-Liaudy
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ORIGINEDUPAPIER : SCHONGAU (ALL) - TAUXDEFIBRESRECYCLÉES : 85 % - CARACTÉRISTIQUESENVIRONNEMENTALES : PTOT=0.006 KG/TDEPAPIER
Ça c’est Fey !
54 %
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉDITO© P������
çaises et des Français en télétravail envisagent in fi ne de lancer un pro- jet de rénovation énergétique. La
« meilleure maîtrise des factures » est citée à 42 % parmi les motiva- tions. Vient ensuite la nécessité de résoudre les problèmes de confort et de bien-être chez soi (38 %).
Enfi n, 18 % des personnes font état d’une prise de conscience écolo- gique qui les incitent à « faire leur part » pour limiter la pollution at- mosphérique générée par les loge- ments mal isolés ou mal équipés (déperdition de chaleur et surcons- ommation d’énergie).
C’est la part des Français qui té- létravaillent et souff rent des dé- fauts d’isolation de leur habitat, selon une enquête Ifop, réalisée en octobre 2020. Un constat partagé par 38 % de l’ensemble de la population.
Trop froid en hiver, trop chaud en été... En tout, 78 % des son- dés évoquent des températures inadaptées dans leur logement.
25 % citent des problèmes d’humidité et 19 % n’arrivent pas à aérer convenablement leur habitation. La France se re- confi ne et le télétravail s’impose de nouveau comme la norme.
Mais cette fois, c’est l’hiver et pour des millions de Français, cela change tout pour les condi- tions de travail, le confort de la famille et le pouvoir d’achat.
Confrontés à la nécessité de passer plus de temps chez eux sur le long terme, 43 % des Fran-
DÉCIDEUR
« celui de n’avoir jamais à manquer de matière », plaisante le secrétaire général.
UNE 14
eÉDITION 100 % NUMÉRIQUE
Défi autonomie se veut être ainsi une vitrine de l’innovation assuran- tielle, sociale ou sanitaire au service des personnes âgées, une devanture des solutions techniques apportées à la perte d’autonomie. Sans vel- léité de militantisme. Et l’événement programmé le 23 et 24 novembre prochain, a dû s’adapter. Il se dérou- lera en 100 % numérique. Un salon virtuel où les exposants bénéfi cie- ront d’une présentation vidéo, tout comme une douzaine d’ateliers seront accessibles en ligne « à partir du site Internet de Seniors autono- mie (www.seniors-autonomie.fr) et du Facebook Défi Autonomie, sans inscription préalable. » Au cours de cette quatorzième édition, les pro- jets concourant aux défi s d’or pour- ront recueillir les votes du public via le réseau social dédié à l’événement.
En pleine crise du Covid-19, com- ment ne pas évoquer la situation des Ehpad et les conditions de prise en charge de leurs résidents ? D’autant que « la coordination territoriale à l’épreuve d’une grande crise sani- taire », sera le thème d’une des tables rondes le 23 novembre pro- chain. Si Alain Poulet comprend les craintes des gestionnaires d’établissements et la peur qui les anime, il entend à l’opposé de cela, les aspirations des familles à se réunir. « Mais il y a une incom- patibilité entre ces deux éléments, reconnaît-il, on n’a pas le choix il faut accepter ces contraintes de distanciation pour préserver
Secrétaire général de Senior Au- tonomie et organisateur du salon Défi autonomie, dont l’événe- ment se maintient en « virtuel » les 23 et 24 novembre prochains, Alain Poulet fait sienne depuis 14 ans, la cause des seniors.
Formé à l’école supérieure de la sécurité sociale, issu de la 15e promo- tion, la dernière avant que l’école ne quitte Paris pour s’installer à Saint- Etienne en 1978, Alain Poulet a passé l’essentiel de sa carrière à la direction d’organismes sociaux.
Des caisses de retraite comme à Rennes, Tours et Cholet, puis au sein de l’assurance maladie à Vannes et Le Mans, avant de prendre la tête de la caisse primaire de Saint-Etienne en 1989, où il géra jusqu’à mille sala- riés jusqu’en 1998. Homme multi casquettes, il fut élu président de la Caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés, (Capssa) en 2014, tout en étant repré- sentant du syndicat national Force ouvrière des cadres des organismes sociaux (FO-SNFOCOS), et adminis- trateur du Centre technique des ins- titutions de prévoyance (CTIP).
En 2004, il crée une structure pour assurer le risque de la perte d’auto- nomie (Comité pour la promotion de la protection de la dépendance des personnels de la sécurité so- ciale) devenue l’association Senior Autonomie, laquelle est présidée par Maurice Ronat, président de Eovi- MCD Mutuelle. Une volonté née du constat que « les régimes de protec- tion sociale ne proposaient rien en cas de perte d’autonomie ».
Avec cette association qui porte aussi le salon Défi autonomie, l’idée était de provoquer une prise de conscience.
Un sujet toujours d’actualité, « la prise en charge n’est toujours pas là, malgré les aides déployées par les conseils départementaux. » Le senior en ligne de mire, c’est une thé- matique présentant un autre intérêt
« LA PRISE EN CHARGE DE LA PERTE D’AUTONOMIE N’EST TOUJOURS PAS LÀ »
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DÉCIDEUR DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020
les résidents, le personnel et les familles. »
FORCE DE PROPOSITION POUR LA GESTION DE
LA DÉPENDANCE
Le jeune retraité de soixante-dix ans a fait valoir ses droits l’année der- nière. Il reste néanmoins mobilisé et associé à divers travaux, dont le dernier rapport sur la concertation grand âge et autonomie, remis par Dominique Libault au gouverne- ment en 2019. Celui-ci fait référence, en émettant 175 propositions pour une politique nouvelle et forte du grand âge en France dont 10 pro- positions clés pour « passer de la gestion de la dépendance au soutien à l’autonomie ».
En plus des diff érentes actions portées par l’association, dont sa participation à la prévention bucco-dentaire en Ehpad, et au projet rando seniors visant à favoriser la déambu- lation
“ Défi autonomie se veut être
une vitrine de l’innovation
″
DR
et associé à divers travaux, dont le dernier rapport sur la concertation grand âge et autonomie, remis par Dominique Libault au gouverne- ment en 2019. Celui-ci fait référence, en émettant 175 propositions pour une politique nouvelle et forte du grand âge en France dont 10 pro- positions clés pour « passer de la gestion de la dépendance au soutien à l’autonomie ».
En plus des diff érentes actions portées par l’association, dont sa participation à la prévention bucco-dentaire en Ehpad, et au projet rando seniors visant à favoriser la déambu- lation
DR
des personnes âgées, Alain Poulet trouve encore le temps de lire, « mais deux ou trois livres à la fois ». Amou- reux de la mer et adepte du bateau, c’est à la campagne désormais qu’il aime se ressourcer et y pratiquer le vélo et la rando.
Stéphanie Véron
« LA PRISE EN CHARGE DE LA PERTE D’AUTONOMIE
Entretien
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ENTRETIENÉRIC PIOLLE, MAIRE DE GRENOBLE
« JE SUIS TOTALEMENT DÉTERMINÉ »
Vous entamez votre second mandat de maire à Grenoble, quels sont vos projets structu- rants pour les années à venir ? La dimension singulière, c’est que nous sommes contraints de redi- mensionner le projet pour lequel nous avons été élu à la lumière de la Covid-19. Elle a aussi des consé- quences sociales et économiques, et présente des questionnements majeurs de notre avenir collectif.
Mais nous restons tournés autour du triptyque présenté : garantir les sécurités sur le logement, la mobili- té, l’alimentation, la santé mais aussi un pilier que nous appelons : « nour- rir le désir de sens ». C’est ce qui nous fera changer, plus que la peur qui se traduit en angoisse et en paralysie.
Alors que le réveil semble généralisé en matière de pré- occupation environnementale, le maire de Grenoble pour- rait tenir un rôle déterminant d’ici 2022. Eric Piolle, premier maire écologiste d’une grande ville française depuis 2014, revient sur son action, la crise de la Covid-19 et ses relations avec les grandes métropoles environnantes.
© Caroline Thermoz-Liaudy
ENTRETIEN
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ENTRETIEN DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020
Quelles sont les mesures concrètes que vous allez adop- ter pour la limiter et pour agir, notamment sur la question de l’insécurité ?
Les gens qui vivent à Grenoble ont plaisir à y être. Ce Grenoble bashing a pris une dimension démesurée avec le retour sur le devant de la scène politique d’Alain Carignon, c’est une évidence. Et cela ne s’arrête pas, même si la campagne est terminée, car ce triste personnage continu de le nourrir et d’incriminer les autres.
Bon nombre de gens en ont assez, les entrepreneurs se sont exprimés contre. Il faut savoir se décentrer de cela : en discutant avec des homo- logues d’autres villes, on se rend compte que toutes les villes ont le sentiment de vivre la même chose.
Grenoble et son aggloméra- tion font partie des zones les plus impactées par la Covid-19.
Quelle stratégie adopter pour limiter le nombre de vic- times ? (Entretien réalisé avant l’annonce du reconfinement, ; Ndlr)
Face à une telle crise, il y a deux stratégies : soit on supprime le vi- rus, et on contrôle très fermement chaque nouveau point de départ, soit, et c’est le choix de la France et de nombreux pays européens, on fait le choix de l’atténuation. Les coûts sociaux, humains, et sanitaires auraient dû, je pense, nous pous- ser au contrôle strict des foyers. Je reproche à cette stratégie d’atté- nuation le retard permanent de la prise de décision. Emmanuel Macron bouge de façon très tardive alors que le conseil scientifique dit depuis le mois d’août qu’il faut agir. Je ne cible pas Olivier Véran car je sais qu’il
fait un intéressant travail de péda- gogie, et qu’il porte des choix sans doute plus rapides et radicaux que ce qui est mis en place.
Le Premier ministre porte un regard administratif de la prise de déci- sion qui est contre-productif. Il n’y a toujours pas d’analyse de qui est contaminé et comment les victimes le sont. Sans compter cette réunion ubuesque où le ministre de la Santé annonce qu’on court à la catas- trophe, et où le Premier ministre annonce qu’on a deux semaines pour nous refaire… Le couvre-feu me semblait cependant une meil- leure solution que la fermeture des bars, qui a simplement déplacé le problème : il a précipité les gens dans l’espace privé, où les gens ne font plus attention. C’était contre- productif de mon point de vue.
Et d’un point de vue écono- miques ?
Certaines mesures ont été bonnes, et c’est important de le dire, no- tamment les mesures de chômage partiel. En tant que citoyen, j’avais suffisamment critiqué l’absence de chômage partiel après la crise de 2008.
Mais il y a un angle mort que le pré- sident de la République a refusé de traiter, c’est celui de la pauvreté.
Pour le million de pauvres de plus qui a perdu son petit boulot : rien n’est fait. Pour le RSA jeunes pour les étu- diants : rien n’est fait. Ce n’est pas déconnecté d’un certain cap poli- tique. Il y a eu le rapport d’évaluation sur les conséquences de l’ISF et de la flat tax sur les revenus financiers qui a montré qu’on a sur-enrichi un certain nombre de personnes, alors qu’à l’automne 2018 puis à l’automne 2019 on a battu le record de pauvres en France. Et depuis, il y a eu la Covid.
Relations territoriales
Malgré les bons résultats des listes écologistes aux dernières municipales, les préoccupa- tions environnementales sont régulièrement mises de côté.
Avez-vous le sentiment, qu’il
« LA RÉSISTANCE AU CHANGEMENT DEVIENT PLUS VIOLENTE. ON L’A VU DANS LES TERMES
EMPLOYÉS : AMISH, AYATOLLAH, … »
Cet entretien a été réalisé quelques jours avant l’an- nonce du reconfinement dans le bureau du maire, masques et distanciations sociales comprises.
En coulisses
y a un plafond de verre de ces thématiques ?
Ce n’est pas mon sentiment. Mais nous avons un président de la Répu- blique néolibéral, qui met en œuvre une politique néolibéral. La prise de conscience est faite. La question du climat dans les médias n’occupe que 3 % de l’espace médiatique : il y a donc une évolution possible sur ce terrain. Et puis il y a surtout une grande résistance au changement.
La culture du profit pour le profit, celle du ruissellement qui consiste à penser qu’en enrichissant les riches, on finira par aider les pauvres, se heurte à sa volonté. Le départ de Ni- colas Hulot était un signe que l’éco- logie n’était pas dans le radar. En deux ans, on a vécu le mouvement des Gilets jaunes, qui n’était pas du tout anti-écolo mais qui dénonçait le fait que les moins riches payaient la facture. Il y a eu le Grand Débat, dont personne ne peut dire ce qui est sorti. Il y a un agenda néolibé- ral, qui oui, pousse une ministre de l’Écologie à s’asseoir sur la loi qu’elle avait poussé en tant que députée.
Cela prouve aussi qu’on a une res- ponsabilité. En 2014, on disait que Grenoble était unique, que ce serait la première et aussi la dernière ville écologiste. Et finalement, ça s’est propagé. Les choses évoluent, et par conséquent la résistance au changement devient plus violente.
On l’a vu dans les termes employés : amish, ayatollah…
La Ville et la métropole de Lyon sont désormais vertes elles aussi. Envisagez-vous de tra- vailler avec elles alors que l’on vous a souvent entendu dire que Grenoble n’était pas Lyon ? Nous avons un réseau de maires de villes écolos, dans lequel on compte aussi Annecy, ou encore Clermont- Ferrand, Bourg-en-Bresse et Villeur- banne, qui ont des composantes écologistes fortes. On travaille aussi avec Bordeaux, Poitiers… A Lyon, le suffrage universel direct a
favorisé un résultat qui n’a pas pu se réaliser ici, à Grenoble, avec notre mode de scrutin (Grenoble Alpes Métropole est présidée par le socia- liste Christophe Ferrari, Ndlr).
A Lyon, les choses ont bougé par rapport au précédent mandat. Les acteurs ne sont plus les mêmes.
Gérard Collomb représentait l’arché- type de ces métropoles dont l’objec- tif est de grossir et de vivre par la compétitivité, qui se réjouissait de l’explosion des prix de l’immobilier.
Evidemment nous avons d’autres logiques.
Pour défendre ce changement, quelles sont vos ambitions pour 2022 ? Êtes-vous prêts à aller à la présidentielle ?
Je suis totalement déterminé à construire le collectif nécessaire pour donner le débouché politique à ce que je pense être une majorité culturelle. Je suis convaincu que si chacun se laisse emporter parfois dans le consumérisme, les aspira- tions de la majorité sont beaucoup plus humaines que cela. Je mets mon énergie au service de cet arc hu- maniste. La question de la personne n’est pas le sujet du moment. Pour l’instant, je m’attache à construire ce collectif.
■
■Propos recueillis par Caroline Thermoz-Liaudy
« JE SUIS DÉTERMINÉ À CONSTRUIRE LE COLLECTIF NÉCES- SAIRE POUR DONNER LE DÉBOUCHÉ POLITIQUE À UNE MAJORITÉ
CULTURELLE »
Economie
L’ENTREPRISE TECHNIBUS, SPÉCIALISÉE DANS LA DÉSINFECTION, RECHERCHE DES INVESTISSEURS
L’entreprise ligérienne Technibus a inventé un système de désin- fection instantané, en moins de 5 minutes, pour les bus et les trams. Elle a contractualisé au printemps 2020 avec la Stas, le réseau de transports stéphanois, et cherche aujourd’hui des inves- tisseurs pour se lancer sur de nouveaux marchés.
Au printemps 2020, la société Technibus, spécialisée dans l’entre- tien et la maintenance de la clima- tisation des cars créée à Montar- cher dans la Loire par Alain Rolle et Sébastien Ferrare en 2018, a lancé le déploiement de sa solution instanta- née de désinfection des véhicules.
En réalité, explique Sébastien Ferrare, président de Technibus,
« le procédé avait été mis au point en 2009 à l’époque de la circulation de la grippe H1N1 ». Un partenariat noué avec le groupe Scania avait été amorcé puis le développement s’est arrêté en même temps que l’épidé- mie. Avec le Covid-19, le procédé a donc été ressorti ‘‘ des cartons ”.
DÉPLOIEMENT DANS LE RÉSEAU STAS
Le système de désinfection, qui a été breveté, est commercialisé avec le couple produit et équipement. Le produit désinfectant a été dévelop- pé par la société Carly basée à Lissieu (Rhône), positionné sur le dévelop- pement de composants pour les équipements frigorifiques. Quant à l’équipement, il est fabriqué au sein de la Métallerie Tête, à Julienas
(Rhône), reprise en juillet 2019 par S. Ferrare.
Le premier prototype a été installé en mai au sein des Autocars Chazot à Saint-Etienne. Le réseau de l’agglo- mération stéphanoise de la Stas a suivi dès l’été. Un ‘‘ léger retard de mise en route ”, prévu initialement en septembre, a décalé la mise en œuvre opérationnelle du dispositif dans le réseau Stas. Il est installé sur les bus et les trams stéphanois mais ne fonctionne pas encore. Cela de- vrait être le cas en cette fin d’année au sein de la flotte de 159 véhicules, bus et trams, de la Stas. Le contrat passé avec la Stas représente un in- vestissement de l’ordre de 550 000 à 600 000 €.
Des contacts sont aujourd’hui “ très avancés ” avec Transdev pour équiper notamment le réseau de transports de Bretagne ou la régie Tisseo à Toulouse, pour 560 bus.
Des discussions sont en cours avec
les sites de Vénissieux et d’Annonay du constructeur Iveco. Là, il s’agirait d’installer le système de désinfection préalablement à la fabrication du vé- hicule qui pourrait être vendu avec cette option.
Pour assurer ce développement, Technibus est à la recherche d’inves- tisseurs en région Auvergne-Rhône- Alpes. Aussi, des rapprochements sont opérés avec la RATP pour équiper 4 800 véhicules. Le marché représente un palier supplémentaire pour Technibus. « Nous n’avons pas la capacité financière, seuls, de fabri- quer tous ces équipements pour la RATP, développe Sébastien Ferrare.
Cela représente plus de 6 M€ dont 4 M€ en achat matières et la sous- traitance ».
Si ce marché était contractualisé, cela représenterait une production de 1 000 pièces par mois dont une capacité mensuelle de 50 à 60 pièces pour la Métallerie Tête.
« Des accords de principe avec des sous-traitants régionaux ont été passés », souligne le dirigeant. Cinq personnes dont trois techniciens travaillent sur le projet de Technibus qui a enregistré 600 000 € de chiffre d’affaires en 2020. Même si le besoin s’est créé avec la pandémie actuelle, S. Ferrare, en est persuadé : « Les gens ont compris que c’était dans ce genre d’endroits clos, les transports, que ces virus circulaient et qu’il était donc important de prévenir en amont ».
Technibus s’appuie sur les sociétés du groupe constitué de Métallerie Tête et d’AT Car et bus (Mornant), racheté en juin 2020 à 60 % par S. Ferrare. Le groupe représente un total de 25 personnes pour un chiffre d’affaires cumulé (hors désinfection) de 3 M€.
■
■Noémie Coquet
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉCONOMIELe système développé par Technibus fonctionne par principe de nébullisation
dr
Désinfecter en
“un clic”
Le ‘‘ principe est assez simple ” et prend moins de cinq minutes : une pompe haute pression (plus de 50 bars), installée à l’exté- rieur ou à l’intérieur du véhicule, est actionnée à l’aide d’une télé- commande. Le produit virucide, normalisé par l’Institut Pasteur et certifié dispositif anti Covid-19, se diffuse alors dans l’habitacle, for- mant un brouillard grâce à de pe- tits diffuseurs. La diffusion peut s’effectuer aussi via des rampes haute pression équipées de buses de diffusion ou au refoulement des ventilateurs de climatisation.
IMMOBILIER
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉCONOMIEUNE PLATEFORME DE E-COMMERCE LANCÉE À
SAINT-ÉTIENNE
IMMOBILIER
LA POSTE IMPLANTE UNE RÉSIDENCE POUR SENIORS À SAINT-ÉTIENNE
La Grand’Poste à Saint-Etienne abritera dans ses étages en 2023 une Résidence services seniors de 80 logements. La Poste, Les Jardins d’Arcadie et Bouygues immobilier sont partenaires de ce projet national. Le bureau de poste, au rez-de-chaussée, reste ouvert.
Le bâtiment de la Grand’Poste, ave- nue de la Libération à Saint-Etienne, fera l’objet d’une rénovation inté- rieure d’envergure. L’investissement est réalisé par la société foncière La Poste Immo, propriétaire du bâti- ment où étaient accueillis dans les étages les services administratifs de la direction départementale, pour un montant évalué entre 12 et 13 M€.
Les logements s’adressent aux per- sonnes âgées autonomes souhai- tant par commodité se rapprocher du centre-ville.
La Résidence services seniors sera exploitée par l’entreprise Les Jar- dins d’Arcadie (groupe Acapace) qui a été retenue dans cette consul- tation nationale de La Poste. Cette dernière concerne l’aménagement de dix Résidences services seniors et d’un complexe hôtelier et de loisirs, au sein du patrimoine immo- bilier historique de La Poste. Face à la baisse drastique du volume du
courrier - la perte est évaluée à 1 Md€
en 2020 -, le groupe est engagé depuis 2009 dans une stratégie de diversifi cation sur le plan immobi- lier et le volet de la silver economy,
« pour continuer d’assurer sa mis- sion de service public », souligne Stéphanie Bouillaud, déléguée régio- nale du développement en Aura à La Poste.
Saint-Etienne fait partie de la pre- mière tranche de six résidences livrées entre 2022 et 2024. Quatre- vingt logements, du studio T1 au T3, seront aménagés au sein de la Grand’Poste à Saint-Etienne. Le bureau de poste, face au tram, reste ouvert et en service. Les logements seront répartis sur quatre niveaux, du RDC au troisième étage. L’entrée sera aménagée à l’arrière du bâti- ment, rue Lieutenant Morin. Des es- paces communs avec le restaurant, une salle de fi tness et un espace coif- fure, seront aménagés.
L’architecture a été confi ée au groupe lyonnais Vurpas Architectes, spécialisé dans la rénovation de bâtiments anciens à fort intérêt patrimonial. Le réaménagement vise l’obtention du label NF Habitat HQE et BBC Rénovation, souligne Véronique Baty, chargée de projets et développements La Poste Immo.
Le démarrage des travaux est envi- sagé fi n 2021 pour une livraison en 2023. Les logements seront gérés
par Les Jardins d’Arcadie et proposés à la location. Ce sera la 2e résidence de l’enseigne à Saint-Etienne, après l’ouverture il y a une dizaine d’an- nées d’une résidence rue Raisin. Les Jardins d’Arcadie est une marque du groupe Acapace, partenaire depuis 2014 de Bouygues immobilier.
■Noémie Coquet
Services dédiés
La Résidence est calquée sur le même concept que les 45 autres résidences Les Jardins d’Arcadie.
Le prix de la location charges comprises hormis le restaurant, est fi xée entre 780 et 1 600 € par mois, en fonction de la taille du logement, éligible aux APL.
Une dizaine de recrutements est prévue, le personnel étant présent en permanence dans la structure, de jour comme de nuit.
Chaque locataire dispose d’un médaillon d’urgence, compris dans le loyer ainsi que l’accès aux animations. Il peut amener ses propres meubles, s’il le souhaite, et son animal de compagnie.
Ces services peuvent s’adjoindre à ceux déployés par La Poste comme le dispositif ‘‘ Veiller sur mes parents ” ou encore la ta- blette numérique.
L’entrée de la résidence seniors se fera à l’arrière du bâtiment
��
La Ville de Saint-Etienne et les acteurs du développement écono- mique du territoire lancent une pla- teforme de e-commerce en soutien au commerce local.
Pour l’économie dans son ensemble, Saint-Etienne Métropole a prévu un plan de relance local, venant com- pléter ceux de la Région et de l’Etat, doté de 320 M€. Pour le commerce, qui demeure une compétence ex- clusive des communes, le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, s’est appuyé sur l’association de commer- çants Sainté-Shopping, pour que soit développée une solution numérique permettant à l’ensemble des com- merces stéphanois de continuer à travailler.
Sainté-Shopping a ainsi lancé un travail collaboratif réunissant les chambres consulaires : la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) de la Loire, ainsi que la Confé- dération des petites et moyennes entreprises (CPME) de la Loire et l’Union départementale des mé- tiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).
Cette solution est une plateforme numérique simple d’emploi, ouverte à tous les commerçants de la ville et entièrement gratuite. Sur la base du « click & collect », le client pourra retirer ses achats soit directement auprès des commerçants, soit en livraison à domicile, soit dans des consignes, (au minimum trois), opé- rationnelles sous deux mois, dont la localisation sera concertée avec l’ensemble des partenaires. Les commerçants bénéfi cieront d’un accompagnement personnalisé vers le e-commerce.
La Ville de Saint-Etienne prendra entièrement à sa charge le coût de l’investissement.
L’ensemble des partenaires œuvre- ront collectivement, afi n de mobi- liser les aides de l’Etat (100 M€) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (50 M€) destinées à la numérisation des commerces.
AMÉNAGEMENT
LACTIPS LANCE LES TRAVAUX DE SON SIÈGE SOCIAL
Les travaux d’aménagement du futur siège social de Lactips ont débuté il y a deux semaines, avec la prévision d’un site opérationnel fin 2021.
Le choix du rachat de l’ancienne friche France Crème située à Saint- Paul-en-Jarez, dont les activités ont cessé en mai 2018, représente une importante opportunité de dévelop- pement pour la société spécialisée dans la fabrication d’un plastique hydrosoluble et biodégradable pro- duite à partir d’une protéine de lait : la caséine.
Alors que la start-up créée en 2014 souhaitait rassembler ses différentes entités disséminées à Saint-Jean- Bonnefonds sur un seul et unique site, la friche de France Crème cor- respondait à la montée en charge voulue par la société, avec l’installa- tion de nouvelles lignes de produc- tion et le recrutement sous trois ans de vingt-cinq à trente salariés supplé- mentaires pour atteindre un effectif de 80 personnes.
« Ce site représentait une bonne op- tion de part ses réserves foncières », détaille Pierre Vendeville, directeur industriel de Lactips. Les travaux entrepris il y a une quinzaine de jours après la pose de la première pierre le 8 octobre dernier, permettront à terme d’accueillir sur un terrain de
12 000 m2, la création d’une unité de production de 2 500 m2 et 1 000 m2 de bureaux, avec la possibilité d’une extension si besoin de 1 700 m2. En plus des bureaux administratifs et commerciaux, les équipes R&D seront dotées d’un laboratoire et de nouveaux équipements, ainsi que d’une ligne dédiée aux développe- ment et tests.
UN OBJECTIF DE PRODUCTION D’UNE DIZAINE DE MILLIERS
DE TONNES PAR AN
Cet investissement d’un montant de 6 M€ (acquisition et travaux) est porté par la SCI Talips qui réu- nit la Banque des territoires, la société d’économie mixte, Novim (ex SEDL) en charge du pilotage du projet d’aménagement, et Lactips.
« Ce déménagement permettra de développer les process de fabrica- tion et les activités commerciales avec l’objectif d’atteindre à terme une capacité de production d’une dizaine de milliers de tonnes par an, contre 1 500 aujourd’hui », précise le
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉCONOMIE1 200 CDI
DISPONIBLES DANS LE RÉSEAU KORIAN
Le site accueillera une unité de production de 2 500 m2 et 1 000 m2 de bureaux
directeur industriel. Jusqu’à six lignes de production seront installées pour développer une offre à destination des marchés de l’emballage hydroso- luble durable, les plastiques à usage unique mais également répondre aux normes spécifiques des embal- lages alimentaires.
Si le chiffre d’affaires annuel ne sera pas communiqué avant cette fin d’année, la société admet que le contexte sanitaire a un peu bous- culé son fonctionnement, mais « der- rière chaque crise peut se dessiner une opportunité », défend Pierre Vendeville. Adossée à l’expertise du groupe Barbier, installé à Sainte- Sigolène (43) fabricant de films polyéthylène destinés à l’agriculture, l’industrie et le commerce, Lactips a développé durant la crise un lien hydrosoluble utilisé pour fermer les sacs de linge des blanchisseries d’hô- pitaux. Un nouveau marché français et international que se partagent les deux acteurs régionaux.
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■Stéphanie Véron
© Lactips
Korian annonce le recrutement immédiat de 1 200 personnes en CDI à temps complet parmi ses 450 éta- blissements médico-sociaux et sani- taires répartis sur l’ensemble du ter- ritoire.
La plupart de ces recrutements sont à pouvoir dans le secteur du soin mais également dans les métiers de l’hôtellerie et de la cuisine, à des niveaux de qualification variés. Pour soutenir cette dynamique, Korian lance un nouveau site Internet dédié à l’emploi, dont le fonctionnement permet de candidater aux offres.
Parmi ces 1 200 emplois, on compte 250 postes d’infirmières, 400 postes d’aides-soignants, 180 postes d’agents de service hospitaliers, et plus de 100 postes de cuisiniers et de serveurs en par- ticulier dans les régions d’Ile-de- France, Nouvelle Aquitaine, Paca et Auvergne-Rhône-Alpes. Quelques postes d’apprentis pour les sessions
« cuisine, aide-soignant » qui démar- reront début janvier 2021 sont égale- ment disponibles sur le site.
Le nouveau site emploi de Korian : recrutement.korian.fr permet de trouver un poste dans un périmètre de 10 à 20 km de chez soi et de rece- voir des alertes.
© Mohamed Hassan Pixabay
EN BREF
ÉCONOMIE DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020
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A Roanne, les commerçants de proximité aidés à développer le click and collect
La Ville de Roanne, la CCI et les Vitrines de Roanne, mettent en place trois pos- sibilités pour inciter les habitants à faire leurs courses chez les commerçants de proximité : la livraison à domicile ou au travail, le retrait direct chez le com- merçant ou le retrait en drive à la Maison des projets Foch-Sully.
Le service Roanne relais commerce est opérationnel depuis le 5 novembre.
Aussi, les habitants ont plusieurs possibilités pour faire leurs courses chez les commerçants de proximité. Le consommateur a un besoin d’achat dans un commerce de proximité. Il se renseigne sur roanne.fr pour savoir si son commerce est adhérent, le contacte et si tel est le cas il passe commande auprès de lui. Ensuite, pour récupérer la commande, trois modes de retraits possibles : - Retrait en drive sur RDV à la maison Foch Sully de 15 h à 18 h, de 14 h à 18 h par un agent de la ville ; - Retrait directement auprès du com- merçant.
Les commerçants et artisans de Roanne intéressés par le dispositif peuvent se renseigner au 07 86 91 39 37.
Roanne Relais Commerces (Facebook) from Agglo Roanne on Vimeo
© Noémie Coquet
Le CJD Rhône-Alpes se mobilise pour l’alternance
Le 24 aout dernier, le gouvernement français proposait une aide au recrute- ment d’étudiantes et étudiants en alternance. Autour de cette prime, le CJD France (le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise) a décidé d’impulser un recrutement massif d’alternants et d’alternantes au sein de son réseau de chefs d’entreprise. Ainsi, au 30 octobre, 32 contrats en alternance ont été ouverts en Auvergne-Rhône-Alpes et 287 ont été signés. En France, les secteurs les plus représentés parmi les répondants sont ceux des secteurs des services (21 %), du BTP et de la construction (18 %) ainsi ceux de l’industrie (13 %) et du secteur commerce, hôtellerie et restauration (12 %). Pour une grande majorité, les alternantes et alternants visaient un diplôme de BAC+2 (16 %) à BAC+3 (19 %). Enfin, si 53 % des sondés et sondées estiment qu’ils auraient pro- bablement recruté sans aides, ils sont 63 % à juger qu’elles ont été facilitantes.
Dans un sondage lancé par le CJD auprès de ses adhérents le 7 octobre der- nier, 21 % des adhérents interrogés prévoyaient des coupes budgétaires sur les embauches.
© CJD
Des aides de la Région pour développer la vente en ligne
La Région Aura a présenté un plan de 50 M€ destiné à accompagner le com- merce de proximité et les restaurateurs dans le développement de la vente en ligne. Ces aides sont disponibles sur le portail Internet de la Région. Elles sont destinées aux commerces de proximité, artisans indépendants, avec ou sans point de vente, sédentaires ou non (hors franchise) dont l’effectif est inférieur à 10 salariés pour la création d’un site Internet, la refonte ou l’optimisation d’un site d’e-commerce. L’aide s’élève à 1 500 €. Le taux d’intervention est de 50 %. Une aide directe est proposée aux investissements portés par les com- merçants et artisans indépendants avec point de vente dont l’effectif est infé- rieur à dix salariés, et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 M€. L’objectif : Acquérir du matériel permettant de mettre en place la vente à distance (dis- positif click & collect). Une subvention régionale comprise entre 500 et 5 000 € (avec un taux de la subvention de 80 %) pour l’équipement professionnel en informatique, véhicules utilitaire de livraison, maximum est proposée. Pour les commerçants sur les marchés et les forains, une subvention située entre 500 et 10 000 € permet de financer les dépenses d’investissement liées à l’installa- tion ou à la rénovation du point de vente. Le taux d’intervention s’élève à 25 % des dépenses éligibles. Toutes ces aides ont un effet rétroactif, à partir du 1er octobre.
© Mohamed Hassan Pxhere
DÉVELOPPEMENT
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉCONOMIEMAISONS MARGUERITE :
LA COLOCATION POUR SENIORS SE DÉPLOIE EN RÉSEAU
Présentée comme une solution d’hébergement pour des seniors autonomes mais voulant rompre avec l’isolement, la colocation pour seniors connaît de beaux jours devant elle. En Haute-Loire, la société Maisons Marguerite développe un réseau de conces- sionnaires depuis 2019.
Si la première Maison Marguerite créée à Tence (43) en 2015 relevait de la volonté personnelle de Jacqueline Decultis, ancienne infi rmière libé- rale, et ex-directrice des services de soins à domicile ADMR en Ardèche et Haute-Loire, d’off rir une solution alternative pour répondre aux be- soins d’une population vieillissante en manque de structures adaptées, depuis 2019 le réseau essaime sur toute la France.
Mathieu Decultis et Thierry Sabot ont rejoint l’aventure pour accompa- gner des porteurs de projets privés.
Aujourd’hui, sept maisons ont été créées entre la Haute-Loire et la Loire, dont la dernière en date à Roisey, à proximité de Pélussin. Des lieux à taille humaine où la solida- rité est de mise, répondant à des critères réunis dans un cahier des charges. Les maisons sont adressées à des personnes âgées autonomes.
Elles ont une superfi cie d’environ 300 m2 et sont dotées d’une capacité d’accueil de 8 à 10 colocataires pour atteindre un équilibre fi nancier. Ces logements sont idéalement situés en hyper centre pour faciliter les dépla- cements des personnes, et dans des bourgs d’environ 3 000 habitants.
DES PORTEURS DE PROJET À LA FIBRE HUMAINE ET
SOCIALE
Ces maisons off rent 7 j/7 un en- semble de prestations, de la prépara- tion des repas au ménage en passant par le service lingerie jusqu’à la télé- assistance, le tout assuré par une maîtresse de maison aidée de deux assistantes ménagères à temps par- tiel, pour les remplacements et les
week-ends. De véritables maisons de famille, conviviales et dont certaines disposent de logements prévus pour l’accueil des proches, car « les porteurs de projet ont un dénomina- teur commun, celui d’avoir une fi bre humaine et sociale plutôt dévelop- pée. Ce sont souvent des femmes, anciennes soignantes ou proche du milieu de la gérontologie, déses- pérées des conditions d’accueil en Ehpad », précise Mathieu Decultis, en charge du développement.
Pour les créateurs, l’investissement sera en premier lieu immobilier avec un montant de travaux à ajouter se-
lon les équipements à prévoir. Face à la diffi culté d’obtenir des aides et subventions, le fi nancement est prin- cipalement constitué d’un emprunt bancaire classique. Mais relevant du champ du domicile partagé, les por- teurs de projets ne sont pas soumis à la réglementation entourant les établissements recevant du public (ERP). Toutefois, précise le déve- loppeur, « nous ne faisons pas n’im- porte quoi, les maisons répondent aux normes incendie en vigueur, et sont équipées de portes coupe-feu. » Si le créateur d’une maison se sala- rie en tant que maître de maison,
avec une rémunération d’environ 1 600 € par mois la première année, pour le colocataire le coût mensuel tourne autour de 1 900 €, charges et services compris. « Des prix à adapter selon les zones et les presta- tions associées, comme la taille des chambres », précise Mathieu Decul- tis. En l’occurrence, en Haute-Loire où la retraite moyenne est de 1 000
€, souvent complétée par la pension de réversion du conjoint décédé, les Maisons Marguerite n’excèdent pas un reste à charge de 1 500 €. Le bail d’un an, renouvelable peut ouvrir des aides au logement.
L’ouverture d’une Maison Mar- guerite est associée au paiement d’un ticket d’entrée de 18 000 € HT, assortie d’une redevance mensuelle forfaitisée à 100 €/HT par mois. Trois nouvelles maisons ouvriront début 2021, quand de nombreux projets sont à l’étude avec une échéance de six à 24 mois. La marque Maisons Marguerite détenue par les trois actionnaires est entrée en phase de développement et porte l’ambition, d’ici un an et demi, de construire un réseau national qui se matérialisera dès 2021 par l’ouverture d’une mai- son en Bretagne.
■Stéphanie Véron
DÉVELOPPEMENT
LA COLOCATION POUR SENIORS SE DÉPLOIE EN RÉSEAU LA COLOCATION POUR SENIORS SE DÉPLOIE EN RÉSEAU
Au cœur du Pilat Rhodanien, Le clos des ruisseaux
A Roisey, Claire Barbier a ouvert sa maison au début de l’année 2020. Cette fonctionnaire en disponibilité, a un parcours de vingt ans en gérontologie. Bien que les premiers colocataires n’aient rejoint leur nouveau domicile que depuis le mois de juin en raison de la période de confi nement qui a décalé les installations, Le Clos des ruis- seaux accueille aujourd’hui sept colocataires
dont un couple. Des résidents venus de Lyon, Gordes ou d’Ardèche, désireux de se rapprocher de leurs familles. «Pour ces loca- taires dont le tarif des chambres oscille entre 1 700 et 2 100 € pour la plus de grande de 33 m2, c’est un mode de vie qui se rapproche d’une chambre d’hôte, avec à la fi n du mois, trois factures pour le loyer et les charges, les repas, et le service», explique la jeune créatrice. Pour off rir davantage de bien-être à ses résidents, Claire Barbier envisage de solliciter une aide pour acquérir un véhicule destiné aux promenades.
Entre parties privatives et espaces communs, l’ambiance s’apparente à la vie d’une maison de famille ou d’une table d’hôte
Ces maisons offrent 7 j/7 un ensemble de prestations, de la préparation des repas au ménage et service lingerie jusqu’à la téléassistance
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉCONOMIESERVICES
DYNAMUT PARIE SUR L’INNOVATION
Spécialiste de l’orthopédie, du matériel médical et des pro- duits professionnels, l’enseigne veut s’adapter aux exigences des consommateurs.
Née il y a 28 ans à Roanne, où se situe encore son siège social, Dynamut constitue une référence dans la Loire et le Rhône, en matière d’orthopé- die, de matériel médical et de pro- duits professionnels. Parmi ces trois activités, l’orthopédie reste le coeur de métier de l’entreprise, notam- ment l’orthopédie sur mesure.
A ce titre, Dynamut fabrique des corsets médicaux ou chirurgicaux, des semelles orthopédiques, de petits appareillages, tels les attelles sur mesure, le tout confectionné dans ses ateliers et magasins. Tous ces appareils sont thermo-moulés sur les patients. La société propose également des produits orthopé- diques en série pouvant être inté-
grés dans les services médicaux des hôpitaux. Le matériel médical repré- sente un deuxième volet d’activité.
Dynamut assure ici le négoce, l’achat, la revente et l’installation d’équipements pour les collectivités et les particuliers, ainsi que la loca- tion de ces matériels. Enfi n, Dynamut s’affi rme en spécialiste des produits professionnels consommables : pan- sements, seringues, Equipements de protections individuelle (EPI), tels les tabliers ou le gel hydroalcoolique.
Ces produits se sont développés en 2020, lors de la crise du Covid, avec des ventes qui ont dépassé le péri- mètre local, jusque dans le Puy-de- Dôme et en Ardèche.
L’entreprise, qui compte 10 sala- riés, dispose de quatre établisse- ments (bientôt cinq) à Villeurbanne, Roanne, Saint-Etienne et Roche- la-Molière, compte trois magasins, à Lyon, Saint-Etienne et Roanne, et un dépôt de désinfection. Pour Chrystelle N’Diaye, directrice de la
fi lière matériels et dispositifs médi- caux, responsable structures, l’inno- vation demeure le nerf de la guerre :
« Nous innovons dans l’orthopédie sur mesure, les produits profession- nels et les EPI. De plus, un projet de recyclage du matériel médical est prévu pour 2021. »
Depuis 12 ans, Dynamut est entrée dans le giron mutualiste. L’enseigne a intégré le groupe Aésio Santé, ac- teur mutualiste réunissant 200 éta- blissements de santé. « Cela donne un coup d’accélérateur et permet de développer l’off re de soins », estime la directrice.
SERVICES
DR
DES OPTICIENS MOBILES SE RENDENT À DOMICILE
L’enseigne nationale Optical Cen- ter, spécialisée dans l’optique et l’audition a lancé un service mo- bile à destination des particuliers, Ehpad et entreprises. Un modèle destiné à mailler le territoire.
C’est un véhicule de type camion- nette équipée en matériel adapté pour procéder à des examens de la vue ainsi que des bilans auditifs com- plets. Sur demande, le professionnel se rend à domicile, et off re un ser- vice gratuit, équivalent à celui donné dans les magasins du réseau Optical Center. « Le véhicule est aménagé d’un espace optique, avec le maté- riel nécessaire à la prise de mesure des lunettes, avec un choix sur une centaine de modèles de lunettes. Il y a également une partie équipée en matériel d’audiométrie pour réaliser les bilans auditifs », explique Baptiste
Le réseau de franchisés développe un service itinérant partout en France
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Scotet, opticien gérant du véhicule lancé sur les routes par la boutique Optical Center de Givors.
Ce véhicule se déplace chez ses clients de la métropole lyonnaise, mais a également l’autorisation de se déplacer chez les particuliers à Saint-Etienne, « tant que les opti-
ciens du réseau n’ont pas encore lancé le service sur leur territoire
», développe Baptiste Scotet, qui visite quatre à cinq clients par jour, selon un itinéraire optimisé. « Nous nous déplaçons chez les particu- liers, dans les Ehpad et les établis- sements d’accueil de personnes en
situation de handicap. Mais aussi dans les entreprises dont les activi- tés nécessitent le port de lunettes de protection ou bouchons d’oreilles », complète le spécialiste.
Ce service initié en France il y a un an par Optical Center a pour but de faci- liter l’accès aux soins des personnes à mobilité réduite. Chaque franchisé du réseau ayant la possibilité de s’équiper d’une camionnette équi- pée, le but est de mailler tout le ter- ritoire dans les années à venir, alors qu’une soixantaine de véhicules arpentent la France aujourd’hui.
Pour Baptiste Scotet, ce service est
« un retour à l’essence de notre mé- tier. On n’est plus sur la tendance ac- tuelle du confort et de l’esthétique, mais sur un besoin essentiel, lié à la santé des personnes âgées ou en situation de handicap. Nous rendons un véritable service. Je suis là pour les aider au maximum », confi e-t-il.
■Laurie Joanou
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DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 ÉCONOMIEINNOVATION
FISCALITÉ
DU MOBILIER AU SERVICE DES SENIORS MADE IN LOIRE
La start-up Aïna a développé en 2017 un chevet multi-fonc- tions et mobile. Le développe- ment d’une table modulaire est en cours en collaboration avec l’Ehpad La Maison d’Annie.
Après le lancement de Lumaïna, chevet tout-en-un, permettant un rétroéclairage au sol, la start-up Aïna créée à Saint-Etienne par Florence Mathieu en 2017 se lance sur un nouveau projet en coopération avec l’Ehpad La Maison d’Annie, à Saint- Victor-sur-Loire.
Cette collaboration naît du constat de la directrice de l’établissement en mars 2020. Les personnes âgées de cette maison de retraite près de Saint-Etienne, ont dû être isolées dans leurs chambres. Les tables dites
“ adaptables ”, ont dû servir tantôt de bureaux, tantôt de plan pour le repas, ou pour écrire et lire.
Leur ergonomie n’est pas forcément
idéale pour son utilisateur. L’idée de ce co-développement explique Florence Mathieu est la suivante :
« Nous cherchons à créer une zone vraiment agréable qui soit modu- lable en fonction de la chambre. » Les enquêtes de terrain ont démarré fi n août au sein de l’établissement
ligérien qui compte 72 lits perma- nents, huit en accueil temporaire et huit en accueil de jour.
Quatre personnes travaillent sur le projet de table modulaire. Un pro- totype est espéré pour début 2021.
L’autre grand enjeu d’Aïna est de se positionner sur l’accompagnement
de projets immobiliers de résidences et structures médico-sociales en amont de leur construction. Un ac- compagnement court notamment avec le constructeur de maisons de retraite SPIE Batignolle. Car l’ADN de la start-up est ancrée dans le design thinking qui favorise d’abord l’expé- rience utilisateur et ses besoins avant de concevoir le produit.
Depuis le lancement du chevet Lumaïna, l’entreprise a installé des équipements au sein du CHU de Saint-Etienne, de celui de Dijon ou encore dans une clinique de soins palliatifs. Une dizaine de chevets ont été placés dans trois établissements du groupe Korian, engagé dans une transformation de son parc immo- bilier. La rénovation de la moitié des maisons de retraite du groupe est prévue d’ici 2022. Les luminaires Aïna sont fabriqués par des entre- prises sous-traitantes de la région Auvergne-Rhône-Alpes et assemblés dans l’entreprise.
■Noémie Coquet
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DES SPÉCIALISTES DE LA RETRAITE POUR SIMPLIFIER LES DÉPARTS
Le cabinet stéphanois Visio- retraite est un expert juridique des droits à la retraite. Un métier en plein développement lié à la complexité de la législation dont la nouvelle réforme viendra en- core bousculer les repères. Mais la complexité des carrières elles- mêmes rend souvent les recons- titutions périlleuses, légitimant le recours à un professionnel.
« Trois relevés de carrière sur cinq comportent des erreurs », rapporte Jérôme Boyer, gérant associé à Benjamin Rival, en charge du déve- loppement et des partenariats. Ces juristes et fi scalistes interviennent auprès d’une clientèle composée à 70 % de dirigeants d’entreprises,
adressés par des cabinets d’exper- tise comptable.
L’audit, un préalable incontour- nable, consiste justement à déceler les erreurs potentielles de l’adminis- tration, car elles ont un impact non- négligeables sur la date de départ
en retraite ou sur le montant des futures pensions. Dans la majorité des cas, cette première phase de dia- gnostic, dont le coût est forfaitisé à 300 €, se suffi t. Mais elle peut donner lieu à une lettre mission pour liqui- der les droits du client ou permettre d’élaborer une stratégie d’optimisa- tion des retraites futures, car dans ce marché qualifi é d’énorme par le gérant associé, « la part de capita- lisation sera de plus en plus impor- tante. »
Aussi trouve-t-on parmi les clients du cabinet, des PME ou des grands groupes dont certains élaborent à l’heure actuelle des plans sociaux, à l’image de laboratoires parisiens ou lyonnais, dont les noms ne seront pas dévoilés. L’objectif pour eux étant d’anticiper les droits de leurs salariés.
Si Jérôme Boyer ne souhaite pas
dévoiler le chiff re d’aff aires du cabinet, amené à traiter entre 250 à 300 dossiers par an, il concède enregistrer une belle croissance « à deux chiff res. » Un développement qui génère depuis 2015, une à deux embauches par an.
Pour asseoir son expertise métier, dont il faut compter deux ans de formation pour acquérir tous les rouages relevant du champ de la fi s- calité, de la gestion, du droit et de la stratégie, Visioretraite bouillonne de projets. En premier lieu la refonte de son site Internet où un chatbot sera mis en ligne en 2021 pour off rir un premier niveau d’information gratuit et « permettre au plus grand nombre de se débrouiller seul ». Et le lance- ment d’une chaîne YouTube consti- tuée d’actualités pédagogiques est en réfl exion.
■Stéphanie Véron
INNOVATION
Jérôme Boyer (à g.) et Benjamin Rival (à d.)
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COMMERCE
STEAK ‘N SHAKE ATTAQUE LE CENTRE DE LA FRANCE
Les burgers et milk-shakes de l’enseigne Steak ‘n Shake ont fait leur apparition à Saint- Etienne, dans le centre com- mercial Steel, où le restaurant à ouvert le 16 septembre.
L’enseigne emploie 25 salariés (hors Covid) et s’étend sur 400 m2. En moyenne, l’installation d’une fran- chise du groupe demande un inves- tissement d’environ 800 000 €, pour un chiffre d’affaires moyen de 2 M€.
Le concept qui séduit les amateurs de burgers est basé sur la particula- rité des matières premières utilisées.
« Les pommes de terres proviennent de trois producteurs français qui répondent à notre cahier des charges. Ils ne sont pas dans la Loire, mais toutes nos recettes sont préparées à partir de produits frais, acquis à des prix équitables auprès de producteurs exclusivement
français respectant un cahier des charges éco-responsable », explique Hervé Poirier CEO Europe pour le groupe Steak ‘n Shake internatio- nal. Le groupe utilise également des
légumes produits dans le potager de l’enseigne, implanté à Ramatuelle, dans le sud de la France. Un potager où est pratiquée une agriculture rai- sonnée, utilisant des intrants label-
lisés biologiques, dont la produc- tion représente 20 % des produits consommés par les restaurants.
L’enseigne, née en 1934 dans l’Illinois, a été élue pour la deuxième année consécutive « meilleure enseigne de burgers » au palmarès Capital pour 2020 et 2021. Avec 32 restaurants franchisés en France, la structure essaime depuis le sud de la France et commence à investir le centre du pays. « Notre franchisé Franck Trichot a ouvert plusieurs restau- rants à Lyon : à Confluence, un à Part- Dieu et le troisième à République. Il a également investi dans un qua- trième restaurant à Saint-Etienne.
Son cinquième ouvrira à Grenoble en 2023, dans le centre commercial Neyrpic », confie Hervé Poirier.
L’enseigne grenobloise devrait avoir les mêmes caractéristiques que sa voisine ligérienne.
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■Laurie Joanou Franck Trichot a ouvert sa quatrième franchise à Saint-Etienne et la cinquième sera à
Grenoble
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CONJONCTURE
LE BÂTIMENT À LA RELANCE
L’activité du bâtiment et des travaux publics pourrait enregistrer une perte d’activité d’environ 15 % en volume, avec des disparités selon les segments. Si les mesures gouvernementales font la part belle à la rénovation (énergétique), le neuf reste cependant le grand oublié. Pourtant, les entreprises sont prêtes à la relance. A condition que les collectivités locales, vers qui désormais tous les projecteurs sont tournés, intensifient la commande publique.
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■Dossier réalisé par Julien Thibert, Fabien Rivier, Caroline Thermoz-Liaudy, Jacques Donnay, Noémie Coquet et Stéphanie Véron
© M.G.
DU VENDREDI 13 AU JEUDI 19 NOVEMBRE 2020 DOSSIER