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Submitted on 1 Jan 1952
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Sur la présence de Co et Mn dans 55Fe provenant de la
pile
A. Michalowicz, M. Lederer
To cite this version:
669
REMARQUES
SUR LAMÉTHODE
DE FEYNMANPOUR LES
MÉSONS CHARGÉS
DE SPIN UN Par MauriceJEAN,
Laboratoire Curie, Institut du Radium
et
Jacques
PRENTKI,
Institut Henri Poincaré.Dans son
important
article surl’Electrodynamique
quantique,
R. P.Feynman
[1] énonce,
en cequi
concerne les mésons
chargés
despin
un, certainesrègles qui
ne diffèrent de celles concernant lesphotons
que par lespoints
suivants :’
10 Dans le cas de mésons virtuels vectoriels ou
pseudo-vectoriels,
lesopérateurs
associés auxsom-mets où aboutit la
ligne
de ~ méson sont Yu. et y,,ou et y5 yv et le facteur de
propagation
du mésonest
q,,) (q2-
tL 2)-1;
i2 ° Dans le cas de l’émission d’un méson réel vec-toriel ou
pseudo-vectoriel, l’opérateur
associé ausommet est y~, -
tL-2
ou Ys tandis que pourl’absorption
il est y,, ouy5(,~~ ti. - p.-2q¡L q);
30 Il faut tenir
compte
des restrictions sur lesgraphes
dues à la conservation de lacharge.
Ladissymétrie
entrel’absorption
et l’émission des mésons réelsentraîne,
entreautres,
dans la for-mule donnant la somme sur lespolarisations,
unemodification par
rapport
à celle del’Électrodyna-mique
quantique.
Eneffet,
dans ce dernier cas, enraison des
propriétés
où M = est l’élément de matrice
correspondant
à l’émission ou
l’absorption
d’unphoton réel,
lasomme sur les
polarisations
est donnée par lafor-mule
S’il
s’agit
deplusieurs photons réels,
y cette formulese
généralise
enn, nombre de
photons
réels.Puisque
dans les théoriesmésiques, q,
= p.2
et que,d’autre
part,
on doit tenircompte
de
la conserva-tion de lacharge,
on constate que la relation = on’est
plus
vérifiée engénéral.
Plusprécisément
avec lesrègles
2,°, est différent de zérolorsqu’un
méson vectoriel est absorbé ou
qu’un
mésonpseudo-vectoriel est émis. On montre alors que la somma-tion sur les
polarisations
se fait par la formuleplusieurs
mésonsréels,
la fonmulcanalogue
à
(2)
secomplique
trèsrapidement.
Nous voulons remarquer que les
règles
deFeynman
r appelées
ci-dessuspeuvent
s’écrire sous une formeplus
symétrique.
Il sufiit pour cela d’associer auxsommets, pour l’émission et
l’absorption
d’un mésons aussi bien réel quevirtuel,
l’opérateur
ou le facteur de
propagation
duméson ’virtuel étant
simplement
(~2013;~)"~
On prouve sans difficultésqu’avec
lesrègles
ci-dessuscomme avec celle de
Feynman,
on évite lemélange
de mésons vectoriels et scalaires oupseudo-vectoriels
et
pseudo-scalaires
et que, d’autrepart,
on estconduit,
en ce
qui
concerne les mésons virtuels ou les mésonsréels de
polarisation
biendéterminée,
aux mêmes résultats.Cependant,
ces nouvellesrègles impliquent
que l’on a
toujours
= o et, parconséquent,
pour la sommation sur
les polarisations
on est ramenéaux formules
(1)
et(2),
qui
sont d’un maniementplus simple quand
on aborde desproblèmes
concrets.[1] FEYNMAN R. P. -
Phys. Rev., 76, 769. Nous uti-lisons dans ce qui suit les notations de Feynman.
Manuscrit reçu le 22 octobre g5 ~.
SUR LA
PRÉSENCE
DE Co ET Mn DANS 55FePROVENANT DE LA PILE
Par A. MICHALOWICZ et M.
LEDERER,
Laboratoire Curie, Institut du Radium, Paris.En vue d’étudier le
rayonnement
y dû aufreinage
interne dans le
55Fe,
nous avons utilisé une sourceprovenant
d’OakRidge [1].
Ces mesures ont été considérablementgênées
par laprésence
d’uneimpureté
de 6OCoqui
donnait une activitésupérieure
au
rayonnement
y defreinage
interne. Le 5ÔFe(3 ans)
ayant
été accumulé par unelongue irradiation,
notre échantillon contenait au moment de la mesure moins de Io-5 de 59Fe
(45 jours).
D’après
T.Alper
et L. Preez[2],
nouspensions
que
l’impureté
était trouvé par eux enpro-portion importante
dans le 59Fe obtenu à lapile
(même origine,
réf. H39).
Unepremière séparation
des
impuretés
contenues dans la source, parchroma-tographie
surpapier,
et unepremière
étude aucompteur
à scintillations semblaient confirmer cettehypothèse;
nousavions,
eneffet,
trouvé une raie assezlarge
d’environ 800 keV que nouspensions
être la raiephotoélectrique
correspondante
du34Mn,
mais lespectre
s’étendait au delà de i MeV. Nousavions donc
entrepris
d’étudierplus
en détail cetteimpureté
dont la formation dans lapile
par uneréaction 14Fe
(n, p)
54Mn conduirait à une sectionefficace anormalement
grande.
Étude
aucompteur
Geiger. ~
--- Utilisantun
champ magnétique,
nous n’avons pas pu déceler laprésence
de rayons Xaccompagnait
lacapture
f(dans le cas du
54Mn,
mais nous avons obscrvéunique-ment des
rayons B
de faibleénergie
et unrayon-nement y dur. Les
compteurs ayant
été étalonnéavec une source de
6"Co,
nous avons étudié lescoïncidences B
-,1 et
y trouvé pour ce corps670
les mêmes
rapports
de coïncidences que pour lasource de 6°Co. Les courbes
d’absorption
desrayon-nements y et g
dans Cu et Al furent trouvéesiden-tiques
à cellesobtenues
avec 6°Co.Étude
aucompteur
à scintillations. - Nousavons effectué une étude
plus
précise
par compa-raison avec 6°Co. Les deuxspectres
obtenus sontsuper-posables.
La raie de 800 keV attribuée au 54Mncorrespond
en fait auxpics
deCompton
desrayon-nements y
de 1,17 et1,34
MeV de 6°Co( fig. 1).
Fig. I. -
Spectres du rayonnement y du 6°Co et de l’im-pureté dans 66Fe (Oak Ridge). Compteur à scintilla-tion EMI5311 (INa).
Une nouvelle
séparation
parchromatographie
surpapier (acétone
5 pour Ioo,H20
5 pour oo,HCI)
avec des témoins de Co
(Rf.
et de Mn(Rf o,2 1)
a confirmé
qu’il s’agissait
bien d’uneimpureté
decobalt
(fig. 2).
Fig. 2. -
Chromatogramme avec témoins inactifs de Mn, Co et Fe.
Enfin,
lapériode
de cetteimpureté
est d’environ5 ans
correspondant
à celle de 6°Co(5,
3ans).
Alper
et Preez ont émisl’hypothèse
de la forma-tion du 54Mn par la réaction 54Fe(n, p);
la propor-tion du 54Mn trouvé par eux(0, l 84 mC)
pour 3 mCde 19Fe à
l’origine)
laissait supposer une sectioneffi-cace très
grande
pour cette réaction. Notre sourcede 55Fe aurait
dû,
dans cesconditions,
contenir uneproportion
de 54MR encoreplus importante;
or, nosexpériences
ne nous ont paspermis
de déceler uneimpureté
autre que6°Co,
provenant probablement
’
de traces de Co dans le fer irradié.
Remarque. 2013
Une étude desimpuretés
contenuesdans 55Fe
provenant
de lapile
a étéégalement
effectuée par iNT. J. Freirson et W. Jones
[3];
leuranalyse
chimique
parchromatographie
surpapier
(solvant : pyridine
dansbutanol) n’indique
pas nonplus
laprésence
de 54Mn .En
conclusion,
lesséparations
parchromato-graphie
effectuées parFreirson, Jones,
d’unepart
et par nous-mêmes d’autre
part, jointes
à notrecomparaison
desrayonnements
avec ceux du6°Co,
semblent donc exclure la formation de 54Mn àpartir
des neutrons
rapides
d’unepile
sur 54Fe.[1] Fe chimiquement pur, irradié à la pile, dissous dans HCI et expédié sans séparation chimique (65Fe, réf. H 39 B catalogues Isotopes, Oak Ridge Us. AEC).
[2] Nature, 1951, 165, 688. [3] Anal. Chem., 23, ~ l~4~.
Manuscrit reçu le 28 octôbre 1952. ,
DÉCADES
AQUATRE
DOUBLES TRIODES Par R.WAHL,
Commissariat à
l’Énergie
Atomique, Saclay(S.-et-O.).
La décade la