Math2 – Chapitre 5 Circulation et flux
5.1 – Courbes 5.2 – Circulation 5.3 – Surfaces
5.4 – Flux, Stokes et Gauss
5.1 – Courbes
Dans cette section:
‚ Courbes donn´ ees par deux ´ equations
‚ Courbes param´ etr´ ees
‚ El´ ´ ement de ligne
Courbes
Id´ ee – Une courbe est une figure g´ eom´ etrique C de dimension intrins` eque ´ egale ` a 1, comme une droite, une parabole, un cercle, ou l’union d’arcs de ce type:
‚ Une courbe est plane si elle est contenue dans un plan.
‚ Elle est orient´ ee, et not´ ee C
`, si on fixe un sens de parcour (il y en a toujours deux).
Dans ce cas, on note C
´la courbe orient´ ee dans le sens oppos´ e.
C` C´
‚ Elle est ferm´ ee si en la parcourant en revient au point de d´ epart,
comme sur un cercle.
Courbes donn´ ees par des ´ equations
D´ efinition – Comme sous-ensemble de R
3, une courbe est l’union d’ensembles donn´ es par deux ´ equations:
C “
!
~ x P R
3ˇ
ˇ F p~ xq “ 0 et G p~ xq “ 0, plus restrictions sur ~ x )
o` u F , G : R
3ÝÑ R sont deux fonctions r´ eelles et les “restrictions”
sont des in´ egalit´ es dans les coordonn´ ees.
Exemple –
‚ En coordonn´ ees cartesiennes, les ´ equations x ´ y “ 0 et x
2´ z “ 0,
avec la restriction x P r0, 1s, d´ ecrivent un arc de la parabole z “ x
2sur le plan y “ x.
y z
x
‚ En coordonn´ ees cylindriques, le mˆ eme arc de parabole est d´ ecrit
par ρ
2´ 2z “ 0 et ϕ ´ π{4 “ 0 avec ρ P r0, 1s.
Courbes param´ etr´ ees
D´ efinition – Une courbe param´ etr´ ee est une courbe pour laquelle on donne aussi la fa¸ con de la parcourir en fonction d’un param` etre t (qui repr´ esente le temps en physique):
C “
!
γptq “ ~ xptq ˇ
ˇ t P rt
0, t
1s Ă R )
,
o` u γ : rt
0, t
1s Ñ R
3est une fonction vectorielle d´ erivable qui s’appelle param´ etrisation et denote souvent la courbe mˆ eme.
L’orientation de γ est donn´ e par le sens croissant de t.
La courbe est ferm´ ee si γpt
0q “ γpt
1q.
Param´ etrisation des coordonn´ ees –
‚ cartesiennes: γptq “ pxptq, y ptq, zptqq
‚ cylindriques: γptq “ ρptq e ~
ρptq ` z ptq ~ k
‚ sph´ eriques: γptq “ rptq e ~
rptq
Exemple: param´ etrisation d’une courbe
Exemple – L’arc de parabole peut ˆ etre param´ etr´ e comme suit:
y z
x
‚ En coordonn´ ees cartesiennes, on a z “ x
2, y “ x, et x P r0, 1s, alors on peut choisir
xpt q “ t, y ptq “ t, z ptq “ t
2, avec t P r0, 1s et on obtient γpt q “ pt, t , t
2q, avec t P r0, 1s.
‚ En coordonn´ ees cylindriques, on a ρ
2“ 2z , ϕ “ π{4, et ρ P r0, 1s, alors on peut choisir:
ρpt q “ t ϕptq “ π{4, z ptq “ t
2{2, avec t P r0, 1s
et on obtient γpt q “ t e ~
ρptq ` t
2{2 ~ k , avec t P r0, 1s.
Vitesse et acc´ eleration
D´efinition – Pour une courbe param´etr´eeγptq “~xptqon appelle:
‚vitesse, le vecteur γptq “9 dtd~xptq ,
‚acc´eleration, le vecteur :γptq “dtd22~xptq .
Lemme – Les vecteurs~ı ,~ et~k sont constants, par contre:
# e~9ρ“ϕ ~9eϕ
~9
eϕ“ ´ϕ ~9eρ
$
’&
’%
~9
er “ϕ ~9eϕ`θ ~9eθ
~9
eϕ“ ´ϕ9sinθ ~er´ϕ9cosθ ~eθ
~9
eθ“ ´θ ~9er`ϕ9cosθ ~eϕ
Param´etrisation de la vitesse en coordonn´ees –
‚cartesiennes: γptq “9 xpt9 q~ı`y9ptq~ `z9ptq~k
‚cylindriques: γpt9 q “ρptq9 e~ρptq `ρptqϕptq9 e~ϕptq `z9ptq~k
‚sph´eriques: γpt9 q “rpt9 qe~rptq `rptqϕpt9 qe~ϕptq `rptqθptq9 e~θptq
Courbes r´ eguli` eres
D´ efinition – La courbe γ : rt
0, t
1s Ñ R
3est r´ eguli` ere si la vitesse ne s’annulle jamais, c’est-` a-dire si
γptq ‰ 9 ~ 0 p
ou bien} γptq} ‰ 9 0q pour tout t P rt
0, t
1s.
Dans ce cas, la vitesse est un vecteur tangent ` a la courbe, et on appelle:
‚ ´ el´ ement de ligne, le vecteur Ý Ñ
d ` “ γpt 9 q dt ;
‚ abscisse curviligne, la primitive de } γ 9 ptq}, not´ ee s “ s ptq, donc on a s
1pt q “ } γptq} 9 ;
‚ ´ el´ ement d’arc, la diff´ erentielle ds “ } γptq} 9 dt ;
‚ longueur, l’int´ egrale L
tt10pγq “ ż
t1t0
} γptq} 9 dt “ ż
spt1qspt0q
ds .
Exemples de courbes param´ etr´ ees
Exemples –
‚ Parabole: x “ y , z “ x
2et x P r0, 1s γptq “ pt, t, t
2q avec t P r0, 1s
γptq “ p1, 9 1, 2tq “~ ı `~ ` 2t ~ k
yz
x
} γ 9 ptq} “ ?
2 ` 4t
2‰ 0 ùñ γ est r´ eguli` ere Ý
Ñ d ` “ p1, 1, 2tq dt “ dt ~ ı ` dt ~ ` 2t dt ~ k .
‚ Ellipse: x
29 ` z
24 “ 1 et y “ 0 γptq “ p3 cos t, 0, 2 sin tq, t P r0, 2πs γptq “ p´3 sin 9 t, 0, 2 cos tq ‰ ~ 0
y z
x
Ý
Ñ d ` “ p´3 sin t, 0, 2 cos tq dt “ ´3 sin t dt ~ ı ` 2 cos t dt ~ k .
Exemples de courbes param´ etr´ ees
‚ H´ elice circulaire:
γptq “ pcos t, sin t, t q avec t P r0, 6πs ùñ x
2` y
2“ 1,
yx“ tan z (
si x‰0) γptq “ p´ 9 sin t, cos t, 1q ‰ ~ 0 ñ γ r´ eg.
ñ Ý Ñ
d ` “ p´ sin t~ ı ` cos t~ ` ~ k q dt
y z
x
} γ 9 ptq} “ a
sin
2t ` cos
2t ` 1 “ ? 2
ñ L
2π0pγ q “ ż
2π0
} γptq} 9 dt “ ż
2π0
? 2 dt “ 2 ? 2π
En cylindriques: ρptq “ 1, ϕptq “ t, z ptq “ t ñ γ ptq “ ρptq e ~
ρ` zptq ~ k “ e ~
ρ` t ~ k
γptq “ 9 ρptq 9 e ~
ρ` ρptq ϕptq 9 e ~
ϕ` zptq 9 ~ k “ e ~
ϕ` ~ k ñ Ý Ñ
d ` “ p e ~
ϕ` ~ k q dt
5.2 – Circulation
Dans cette section:
‚ Circulation d’un champ de vecteurs le long d’une courbe
‚ Circulation d’un champ de gradient
Circulation et int´ egrale curviligne
D´ efinition – Soit Ý Ñ
V un champ de vecteurs de R
3et soit C
`une courbe orient´ ee dans le domaine de Ý Ñ
V , param´ etr´ ee par γ : rt
0, t
1s ÑR
3. On appelle circulation de Ý Ñ
V le long de C
`l’int´ egrale curviligne
ż
C`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
d ` “ ż
t1t0
Ý Ñ V `
γ ptq ˘
¨ γptq 9 dt o` u Ý Ñ
V ` γ ptq ˘
indique que le champ Ý Ñ
V est ´ evalu´ e sur les points de la courbe et ¨ indique le produit scalaire entre vecteurs.
Notation – Si C
`est une courbe ferm´ ee, la circulation de Ý Ñ
V le long de C
`s’´ ecrit
¿
C`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
d `
Proposition – Si C
´est orient´ ee dans le sens oppos´ e ` a C
`, on a ż
C´
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
d ` “ ´ ż
C`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
d `.
Exercices
Enonc´e – Calculer la circulation des champs suivants, le long des courbes indiqu´ees.
‚Champ ÝÑ
Fpx,y,zq “z~ı´y~ `x~k Parabole γptq “ pt,t,t2q, t P r0,1s
y z
x R´eponse – On a
Ý
ÑFpγptqq “t2~ı´t~ `t~k γpt9 q “~ı `~`2t~k. La circulation deÝÑ
F le long deγ est donc ż
C1`
Ý ÑF ¨ÝÑ
d`“ ż1
0
´
t2´t`2t2
¯ dt
“ ż1
0
´ 3t2´t
¯ dt
“
” t3´1
2t2 ı1
0“1´1 2 “1
2.
Exercices
‚Champ ÝÑ
Vpρ, ϕ,zq “ϕ ~eρ`ze~ϕ`ρ~k Cercle x2`y2“9, z “2
orient´e en sens antihoraire y
z
x
‚
R´eponse – On param´etrise γptq “ρptqe~ρ`zptq~k avec ρptq “3, ϕptq “t et zptq “2, t P r0,2πs.
On a alors Ý
ÑVpγptqq “t e~ρ`2e~ϕ`3~k
γptq “9 ρpt9 qe~ρ`ρptqϕptq9 e~ϕ`zpt9 q~k “3 e~ϕ et la circulation deÝÑ
V le long deγest donc ż
γ
Ý ÑV ¨ÝÑ
d`“ ż2π
0
6dt “12π.
Exercices
‚Champ ÝÑ
Upr, ϕ, θq “ϕ ~er`sinθ ~eϕ`ρ ~eθ Demi-cercle x2`y2`z2“4, y“xě0
orient´e en sens horaire y
z
x
R´eponse – On param´etrise γptq “rptqe~r avec rptq “2, ϕptq “ π
4, θptq “t, tP r0, πs.
On a alors Ý
ÑUpγptqq “π{4e~r`sint e~ϕ`2 e~θ
γptq “9 r9ptqe~r`rptqϕptq9 e~ϕ`rptqθptq9 e~θ “2 e~θ
et la circulation deÝÑ
U le long deγest donc ż
γ
Ý ÑU ¨ÝÑ
d`“ żπ
0
4dt “4π.
Travail d’une force
D´ efinition – Soit Ý Ñ
F un champ de force de R
3qui d´ eplace un corps le long d’un trajet param´ etr´ e par la courbe γ : rt
0, t
1s Ñ R
3. Le travail de la force Ý Ñ
F est l’´ energie W fournie pour accomplir le d´ eplacement et est donn´ e par la circulation de Ý Ñ
F le long de γ.
W “ ż
γ
Ý Ñ F ¨ Ý Ñ
d `
Exemple – Calculons le travail effectu´e par la force Ý
ÑFpx,y,zq “z~ı ´y~ `x~k pour d´eplacer un objet le long de l’arc d’h´elice
γptq “ pcost,sint,tq, t P r0,2πs.
y z x
On a ÝÑ
Fpγptqq “t~ı´sint~ `cost~k γpt9 q “ ´sint~ı`cost~ `~k, donc
W “ ż
γ
Ý ÑF ¨ÝÑ
d`“ ż2π
0
´
´t sint´sint cost`cost¯ dt
“
”
t costı2π 0 ´
ż2π 0
cost dt´
”1
2sin2tı2π 0 `
ż2π 0
cost dt“2π.
Circulation d’un champ de gradient
Th´ eor` eme – Soit Ý Ñ
V “ ÝÝÑ
grad φ un champ de gradient, de domaine D
φ. Alors:
‚ La circulation de ÝÝÑ
grad φ le long d’une courbe C
`quelconque qui joint deux points A et B contenus dans D
φne d´ epend pas de la courbe mais seulement des deux points:
ż
C`
ÝÝÑ grad φ ¨ Ý Ñ
d ` “ φpB q ´ φpAq.
‚ La circulation de ÝÝÑ
grad φ le long d’une courbe ferm´ ee C
`est
nulle: ¿
C`
ÝÝÑ grad φ ¨ Ý Ñ d ` “ 0.
La premi`ere assertion se demontre par calcul direct.
La deuxi`eme est une cons´equence de la premi`ere, ou bien un corollaire du th´eor`eme de Gauss trait´e `a la fin de ce chapitre.
Exercice
Enonc´ e – Considerons le champ scalaire
φpx, y, z q “ 1 a ypz
2´ x
2q
,
sur le domaine D “ px, y , zq P R
3| y ą 0, z ą x ą 0 ( . Calculer le travail de la force conservative Ý Ñ
F “ ´ ÝÝÑ
grad φ le long d’une h´ elice C
`contenue dans D qui joint le point A “ p0, 1, 2q au point B “ p3, 4, 5q.
R´ eponse – Le travail de Ý Ñ
F “ ´ ÝÝÑ
grad φ le long de C
`vaut:
W “ ´ ż
C`
ÝÝÑ grad φ ¨ Ý Ñ
d ` “ φp0, 1, 2q ´ φp3, 4, 5q
“
?4´01´ ?
14p25´9q
“
12´
2¨41“
38.
5.3 – Surfaces
Dans cette section:
‚ Surfaces donn´ ees par une ´ equation
‚ Surfaces param´ etr´ ees
‚ Vecteur normale et ´ el´ ement de surface
Surfaces
Id´ee – Unesurfaceest une figure g´eom´etriqueS dedimension intrins`eque´egale `a 2, comme un plan, un disque, un parabolo¨ıde, une sph`ere, un cylindre, la bande de Moebius, ou leur union:
‚Une surface estplanesi elle est contenue dans un plan.
‚Elle estorientablesi on peut distinguer deux cot´es. Ceci n’est pas toujours possible, par exemple pour la bande de Moebius.
‚Une surface orientable estorient´ee, et not´eeS`, si on choisi un sens de travers´ee, indiqu´e par
un vecteur sortant. Dans ce cas, on note S´ la surface orient´ee dans le sens oppos´e.
S` S´
Bord des surfaces et surfaces ferm´ ees
‚Lebordd’une surfaceS est la courbe BS qui d´elimite la surface, par exemple le cercle qui entoure un disque, ou les deux cercles qui d´elimitent un cylindre.
‚Le bord d’une surface orient´ee est automatiquement orient´e de telle sorte qu’en le parcourant d´ebout (direction sortante deS),
la surface se trouve sur la gauche.
‚Une surfaceS estferm´eesi on peut distinguer son int´erieur de son ext´erieur, comme pour la sph`ere. Cela arrive si son bord est vide:
BS “ H.
‚Une surface ferm´ee S delimite un solide ΩĂR3, comme la sph`ere qui entoure la boule unitaire. On dit alors queS est le bord de Ω, et on
´ecrit: S “ BΩ.
Surfaces donn´ ees par une ´ equation
D´ efinition – Comme sous-ensemble de R
3, une surface est l’union d’ensembles donn´ es par une ´ equation:
S “
!
~ x P R
3ˇ
ˇ F p~ xq “ 0 plus restrictions sur les variables )
o` u F : R
3ÝÑ R est une fonction r´ eelle et les “restrictions” sont des in´ egalit´ es dans les coordonn´ ees.
Proposition – Le graphe d’une fonction f : R
2Ñ R est une surface d’´ equation z “ f px, yq, avec px, yq P D
f.
Exemple – z “ x
2, x, y P r0, 1s d´ ecrit un cylindre parabolique, d’axe Oy. ~
Dans ce cas, S est non ferm´ ee et son bord BS est l’union de quatre courbes.
y z
x
Surfaces param´ etr´ ees
D´ efinition – Une surface param´ etr´ ee est une surface o` u les points sont d´ ecrits par deux param` etres ind´ ependants u et v :
S “
!
f pu, v q “ ~ xpu, vq | u P ru
0, u
1s, v P rv
0, v
1s )
, o` u f : ru
0, u
1s ˆ rv
0, v
1s ÝÑ R
3est une fonction vectorielle diff´ erentiable qui s’appelle param´ etrisation de la surface.
En coord. cartesiennes: f pu,vq “ pxpu ,vq, ypu,v q, z pu,vqq
Exemples –‚Cylindre parabolique: z “x2, x,yP r0,1s si on posey “u,x“v etz“v2, on a
fpu,vq “ pv,u,v2q, u,v P r0,1s
y z
x
‚Hyperbolo¨ıde: z “xy, x,yP r0,1s si on posex“u, y“v etz“uv, on a
fpu,vq “ pu,v,uvq, u,v P r0,1s
y z
x
Surfaces reguli` eres et vecteur normal
D´ efinition – Une surface S param´ etr´ ee par f : U ˆ V ÝÑ R
3est reguli` ere au point f pu, vq si le
‚ vecteur normal ~ npu, vq “ Bf pu, v q
Bu ^ Bf pu, v q Bv
est bien d´ efini et non nul. Dans ce cas, S est orient´ ee par ~ n, et on appelle:
‚ ´ el´ ement de surface, le vecteur Ý Ñ
dS “ ~ npu, vq du dv ,
‚ ´ el´ ement d’aire, le scalaire dA “ } ~ npu, vq} du dv ,
‚ aire de la surface, l’int´ egrale double Aire pS q “
ij
UˆV
}~ npu, vq} du dv “ ij
UˆV
dA .
Exemples de surfaces param´ etr´ ees
Exemples –
‚Cylindre parabolique:z “x2,x,yP r0,1s
fpu,vq “ pv,u,v2q, u,vP r0,1s y z
x
~n“
¨
˝ 0 1 0
˛
‚^
¨
˝ 1 0 2v
˛
‚“
¨
˝ 2v
0
´1
˛
‚ vecteur orient´e vers le bas ÝÑ
dS“2v du dv~ı ´du dv~k
‚Hyperbolo¨ıde: z “xy, x,yP r0,1s
fpu,vq “ pu,v,uvq, u,v P r0,1s y z
x
~n“
¨
˝ 1 0 v
˛
‚^
¨
˝ 0 1 u
˛
‚“
¨
˝
´v
´u 1
˛
‚ vecteur orient´e vers le haut ÝÑ
dS“ ´v du dv~ı´u du dv~ `du dv~k
Exemples de surfaces param´ etr´ ees
‚Cylindre circulaire: x2`y2“R2, z P r0,Hs en coord. cylindriques:ρ“R, donc
fpϕ,zq “ pRcosϕ,Rsinϕ,zq
avecϕP r0,2πretz P r0,Hs y z
x
~n“
¨
˝
´Rsinϕ Rcosϕ
0
˛
‚^
¨
˝ 0 0 1
˛
‚“
¨
˝ Rcosϕ
Rsinϕ 0
˛
‚ vecteur sortant
‚D´emi-sph`ere: x2`y2`z2“1, z ě0 en coord. sph´eriques: r “1, donc
fpϕ, θq “`
cosϕsinθ,sinϕsinθ,cosθ˘ avec ϕP r0,2πsetθP r0, π{2s
y z
x ϕ
θ
~n“
¨
˝
´sinϕsinθ cosϕsinθ
0
˛
‚^
¨
˝
cosϕcosθ sinϕcosθ
´sinθ
˛
‚“
¨
˝
´cosϕsin2θ
´sinϕsin2θ
´sinθcosθ
˛
‚ vecteur entrant
5.4 – Flux, Stokes et Gauss
Dans cette section:
‚ Flux d’un champ de vecteurs ` a travers une surface
‚ Th´ eor` eme de Stokes-Amp` ere
‚ Cas particuliers, Th´ eor` eme de Green-Riemann
‚ Th´ eor` eme de Gauss
Flux et int´ egrales de surface
D´ efinition – Soit Ý Ñ
V un champ de vecteurs de R
3et S
`une surface contenue dans le domaine de Ý Ñ
V , param´ etr´ ee par
f : U ˆ V ÝÑ R
3, et orient´ ee par le vecteur normal ~ n. On appelle flux de Ý Ñ
V ` a travers S
`l’int´ egrale de surface ij
S`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS “ ij
UˆV
Ý Ñ V
´ f pu, vq
¯
¨ ~ npu, vq du dv ,
o` u Ý Ñ V `
f pu , vq ˘
indique que le champ Ý Ñ
V est ´ evalu´ e sur les points de la surface et ¨ est le produit scalaire de vecteurs.
Notation – Si S
`une surface ferm´ ee, le flux de Ý Ñ
V ` a travers S
`s’´ ecrit
£
S`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
d ` .
Proposition – Si S
´est orient´ ee dans le sens oppos´ e ` a S
`, on a ij
S´
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS “ ´ ij
S`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS.
Exercice
Enonc´e – Calculer le flux des champs suivants, `a travers les surfaces indiqu´ees.
‚Champ ÝÑ
Vpx,y,zq “x~ı`z~`y ~k
Hyperbolo¨ıde fpu,vq “ pu,v,uvq, u,vP r0,1s y z
x R´eponse – On a
Ý
ÑVpfpu,vqq “u~ı `uv~ `v~k
~npu,vq “ ´v~ı´u~`~k donc le flux deÝÑ
V `a traversS` vaut ij
S`
Ý ÑV ¨ÝÑ
dS “ ij
r0,1sˆr0,1s
p´uv´u2v`vqdu dv
“ ż1
0
p´u´u2`1qdu ż1
0
v dv
“
”
´1 2u2´1
3u3`u ı1
0
”1 2v2
ı1 0“
ˆ
´1 2 ´1
3`1
˙1 2 “ 1
12
Exercice
‚ Champ Ý Ñ
V px , y, z q “ xz ~ ı ´ yz ~ Cylindre f pϕ, z q “ pR cos ϕ, R sin ϕ, z q,
ϕ P r0, 2πr, z P r0, Hs
y z
x
R´ eponse – On a Ý
Ñ V pf pϕ, z qq “ R cos ϕz ~ ı ´ R sin ϕz ~
~ npϕ, zq “ R cos ϕ ~ ı ` R sin ϕ ~ donc le flux de Ý Ñ
V ` a travers S
`vaut ij
S`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS “ ij
r0,2πrˆr0,Hs
R
2pcos
2ϕ ´ sin
2ϕqz d ϕ dz
“ R
2ż
2π0
cosp2ϕq d ϕ ż
H0
z dz
“ R
2” 1
2 sinp2ϕq ı
2π0
” 1 2 z
2ı
H0
“ 0
Th´ eor` eme de Stokes-Amp` ere
Th´ eor` eme – Si Ý Ñ
V “ Ý rot Ñ Ý Ñ
U et S
`est une surface orient´ ee qualconque, avec bord BS
`, on a:
ij
S`
Ý Ñ rot Ý Ñ
U ¨ Ý Ñ dS “
¿
BS`
Ý Ñ U ¨ Ý Ñ
d `
S` BS`
Autrement dit:
Le flux d’un champ Ý rot Ñ Ý Ñ
U ` a travers une surface S
`est ´ egal ` a la circulation de Ý Ñ
U le long de son bord BS
`.
Exemple
Exemple – Champ ÝÑ
Vpx,y,zq “xz~ı ´yz~ Cylindre fpϕ,zq “ pRcosϕ,Rsinϕ,zq,
ϕP r0,2πr, z P r0,Hs
y z
x
‚On remarque que divÝÑ
Vpx,y,zq “z´z “0.
PuisqueDÝÑ
V “R3 est contractile,ÝÑ
V a un potentiel vectorielÝÑ U. Apr`es calculs, on trouve: ÝÑ
Upx,y,zq “xyz ~k.
‚On applique alors le th´eor`eme de Stokes:
ij
S`
Ý ÑV ¨ÝÑ
dS “ ij
S`
ÝÑ rotÝÑ
U ¨ÝÑ dS“
¿
BS`
Ý ÑU ¨ÝÑ
d`.
‚Le bord deS` est compos´e de deux cercles orient´es
αptq “ pRcost,Rsint,0q et βptq “ pRcost,´Rsint,Hq, avec
αpt9 q “ ´Rsint~ı `Rcost~ et βpt9 q “ ´Rsint~ı ´Rcost~.
‚On alorsÝÑ
U ¨αpt9 q “0 etÝÑ
U ¨βptq “9 0, donc ij
S`
Ý ÑV ¨ÝÑ
dS“0.
Th´ eor` eme de Green-Riemann
Cas particuliers du th´eor`eme de Stokes –
‚SiS`est une surface ferm´ee, on a:
£
S`
ÝÑ rotÝÑ
U ¨ÝÑ
dS“0 S` ÝrotÑÝÑ U
‚SiS`est une surface plane dans le planxOy, etÝÑ
V “ÝrotÑÝÑ
U est orthogonal `aS, le champÝÑ
U ne d´epend pas dez et on a:
Ý
ÑUpx,yq “Ppx,yq~ı`Qpx,yq~ et ÝÑ V “
´BQ Bx´BP
By
¯~k. y z
x
Ý ÑV
Dans ce cas: Th´eor`eme de Green-Riemann:
ij
S`
´BQ Bx ´BP
By
¯
dx dy“
¿
BS`
´
P dx`Q dy¯ .
Exemple
Exemple – Champ Ý Ñ
V px, y, z q “ xz ~ ı ´ yz ~ Cylindre pr´ ec´ edent ferm´ e par les deux disques
` a hauteur z “ 0 et z “ H.
y z
x
‚ Puisque Ý Ñ
V “ Ý rot Ñ Ý Ñ
U avec Ý Ñ
U px, y, z q “ xyz ~ k , et BS
`“ H, on a:
£
S`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS “
£
S`
Ý Ñ rot Ý Ñ
U ¨ Ý Ñ dS
“ ż
BS`
Ý Ñ U ¨ Ý Ñ
d ` “ 0.
Th´ eor` eme de Gauss-Ostrogradski
Th´ eor` eme – Si Ý Ñ
V est un champ de vecteurs quelconque et S
`est une surface orient´ ee ferm´ ee, qui delimite un espace born´ e Ω, c’est-` a-dire que BΩ “ S , on a:
ij
S`“BΩ
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS “
¡
Ω
div Ý Ñ
V dx dy dz .
Exemple – Si Ý Ñ
V est un champ avec div Ý Ñ V “ 5, et S est la coquille d’un oeuf Ω de volume 4, le flux de Ý Ñ
V entrant dans l’oeuf est:
£
S`
Ý Ñ V ¨ Ý Ñ
dS “
¡
Ω
div Ý Ñ
V dx dy dz
“ 5
¡
Ω
dx dy dz “ 5 Vol pΩq “ 20.
Exercice
Enonc´e – Calculer le flux du champ de vecteurs Ý
ÑVpx,y,zq “x2~ı `y2~ `z2~k
`a travers le cˆone S` d’´equation z2“x2`y2, zP r0,3s, param´etr´e par
fpρ, ϕq “ pρcosϕ, ρsinϕ, ρq
ρP r0,3s, ϕP r0,2πs. y z
x
R´eponse –
‚D’abord, on observe que la surfaceS n’est pas ferm´ee, car son bordBS est le cerclex2`y2“9 et z “3.
‚Ensuite, on observe que divÝÑ
Vpx,y,zq “2x`2y`2z ‰0.
‚Alors on ne peut appliquer aucun th´eor`eme, il faut calculer le flux deÝÑ V
`a traversS` en utilisant la d´efinition.
Exercice (suite)
‚Pour: ÝÑ
Vpx,y,zq “x2~ı`y2~`z2~k
etS`: fpρ, ϕq “ pρcosϕ, ρsinϕ, ρq,ρP r0,3s,ϕP r0,2πs, on a:
Ý
ÑVpfpρ, ϕqq “ρ2cos2ϕ ~ı`ρ2sin2ϕ ~ `ρ2~k,
~n“
¨
˝ cosϕ
sinϕ 1
˛
‚^
¨
˝
´ρsinϕ ρcosϕ
0
˛
‚“
¨
˝
´ρcosϕ
´ρsinϕ ρ
˛
‚.
‚Le flux est alors:
ij
S`
Ý ÑV ¨ÝÑ
dS “ ij
r0,3sˆr0,2πs
`´ρ3cos3ϕ´ρ3sin3ϕ`ρ3˘ dρdϕ
“ ż3
0
ρ3dρ ż2π
0
`1´cos3ϕ´sin3ϕ˘ dϕ
“1
4342π“81π 2 , parce que
ż2π 0
cos3ϕdϕ“ ż2π
0
sin3ϕdϕ“0.
Exercice
Exercice – Calculer le flux du mˆeme champ de vecteurs Ý
ÑVpx,y,zq “x2~ı `y2~ `z2~k
`a travers la surface ferm´ee S` form´ee du cˆone pr´ec´edent z2“x2`y2, zP r0,3set du disque x2`y2ď9, z“3, orient´ee par les vecteurs normaux sortants.
R´eponse – Puisque la surface est ferm´ee, on peut utiliser le th´eor`eme
de Gauss: £
S`
Ý ÑV ¨ÝÑ
dS“
¡
Ω
divÝÑ
V dx dy dz,
o`u Ω est le solide entour´e parS, donc
Ω“ px,y,zq PR3 |x2`y2ďz2, 0ďz ď3( , et
divÝÑ
Vpx,y,zq “2x`2y`2z.
Exercice (suite)
On a alors, en coordonn´ees cylindriques,
£
S`
Ý ÑV ¨ÝÑ
dS “2
¡
Ω
px`y`zqdx dy dz
“2 ż3
0
dz ż2π
0
dϕ żz
0
´
ρ2pcosϕ`sinϕq `ρz¯ dρ
“2 ż3
0
dz ż2π
0
”1
3ρ3pcosϕ`sinϕq `1
2ρ2zıρ“z ρ“0
dϕ
“2 ż3
0
dz ż2π
0
´1
3z3pcosϕ`sinϕq `1 2z3
¯ dϕ
“2 ż3
0
dz
”1
3z3psinϕ´cosϕq `1 2z3ϕ
ı2π 0
“2 ż3
0
1
2z32πdz
“2π1
434“ 81π 2
Exercice
Exercice – Calculer le flux du rotationnel de Ý
ÑVpx,y,zq “x2~ı `y2~ `z2~k
`a travers le cˆone S` d’´equation z2“x2`y2, zP r0,3s, param´etr´e par fpρ, ϕq “ pρcosϕ, ρsinϕ, ρq, ρP r0,3s, ϕP r0,2πs.
R´eponse – Pour trouver ce flux on utilise le th´eor`eme de Stokes:
ij
S`
ÝÑ rotÝÑ
V ¨ÝÑ dS “
¿
BS`
Ý ÑV ¨ÝÑ
d`
et on n’a pas besoin de calculerÝrotÑÝÑ V.
Le bordBS` est le cercle d’´equationx2`y2“9,z “3, orient´e dans le sens horaire, qu’on param´etrise par
γptq “ p3 cost,´3 sint,3q, tP r0,2πr.
Exercice (suite)
On a alors: γ1ptq “ ´3 sint~ı´3 cost~ et Ý
ÑVpγptqq “9 cos2t~ı`9 sin2t~`9~k.
Le flux deÝrotÑÝÑ
V `a travers le cˆoneS` est donc:
ij
S`
ÝÑ rotÝÑ
V ¨ÝÑ dS“
¿
BS`
Ý ÑV ¨ÝÑ
d`
“ ż2π
0
Ý
ÑVpγptqq ¨γ1ptqdt
“ ż2π
0
`´27 cos2tsint´27 sin2tcost`0˘ dt
“27
”1
3cos3t´1 3sin3t
ı2π 0
“0.