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Diversity Evergreen Framework Summary FRE 0

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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EvErgrEEn : Document-caDre en matière De santé mentale Des enfants et Des jeunes Du canaDa

Commission de la santé mentale du Canada / RÉSUMÉ

www.commissionsantementale.ca

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: Document -ca D re en ma tière D e santé ment ale D es enf ants et D es jeunes D u c ana

à courte et à longue échéance, notamment en prévenant certains problèmes de santé, en réduisant les incapacités et en accroissant la participation des personnes dans la société et pour l’économie.

Plusieurs facteurs ont empêché la création d’un système de santé mentale pour les enfants et les jeunes. Histori- quement, le cloisonnement des services (soins de santé, éducation, services sociaux) a causé une ségrégation artificielle pour la prestation des soins, rendant difficile le traitement intégral des jeunes et des familles. Certains particuliers et certains groupes au Canada ne sont pas traités équitablement en ce qui a trait à l’accès à des programmes et à des services de santé mentale de qualité. La recherche liée à la santé mentale des enfants et des jeunes accuse du retard par rapport à la recherche portant sur les soins de santé dans leur ensemble.

La stigmatisation des personnes aux prises avec un problème de santé mentale, et de leur famille, est peu souvent contestée. Des divergences marquées sont présentes sur le plan du financement des soins de santé mentale au Canada. Comme l’a remarqué un profes- sionnel de la santé mentale, « pour repartir à zéro et bâtir un système de soins de santé mentale pour les enfants et les jeunes, nous devrons créer un système entièrement différent de celui que nous avons déjà ».

On constate un consentement émergent en ce qui a trait aux tâches à accomplir. Les partenaires ont été sensibilisés à l’importance d’asseoir toutes les composantes de la santé mentale des enfants et des jeunes sur des faits démontrés (dont celle de la rentabilité). C’est en favorisant la sensibilisation en ce qui a trait à l’influence des déterminants sociaux, de la génétique, du développement du cerveau et des réalités socioculturelles sur le risque et sur la résilience que nous pourrons modifier les vieilles perceptions en matière de santé mentale et de bien-être mental, et les modèles d’approche traditionnels aux services de soins de la santé mentale. Ensemble, ces nouvelles façons d’approcher la santé mentale nous encouragent à voir sous un nouveau jour de nombreux aspects de la santé mentale des Le document-cadre Evergreen donne

suite au rapport intitulé De l’ombre à la lumière : La transformation des services concernant la santé mentale, la maladie mentale et la toxicomanie au Canada préparé par le Comité sénatorial permanent des Affaires sociales, des sciences et de la technologie (Kirby et Keon, 2006). Le gouvernement fédéral a entériné la recommandation du comité en créant, en 2008, la Commission de la santé mentale du Canada. C’est le Comité consultatif sur les enfants et les jeunes de la Commission qui a proposé la création du document-cadre Evergreen, lequel pourrait être utilisé par les gouvernements, les établissements et les organismes pour appuyer l’élaboration de politiques, de plans, de programmes et de services en matière de santé mentale.

Evergreen a deux raisons d’être. La première est de fournir à la Commission de l’information qu’elle peut employer pour appuyer son mandat national en matière de santé mentale. La deuxième est de fournir un cadre de valeurs et d’orientations stratégiques pour soutenir les efforts des gouvernements et des autres autorités responsables de la santé mentale des enfants et des jeunes au Canada. Ce document-cadre sera également mis à la disposition du grand public (jeunes et presta- taires de services) afin de lancer le dialogue sur ce qui doit être réalisé – et sur la façon de le réaliser – pour aborder la question de la santé mentale des enfants et des jeunes au Canada.

Les troubles mentaux chez les jeunes sont les problèmes de santé qui cause le plus d’incapacités au sein de ce groupe. La plupart des troubles mentaux se révèlent avant l’âge de 25 ans et deviennent souvent chroniques, provoquant des effets négatifs dans la plupart des cas, à courte et à longue échéance. Les problèmes de santé mentale sont souvent liés à un rendement scolaire et professionnel appauvri, à des difficultés personnelles, interpersonnelles et familiales, à un risque accru de maladies physiques et à une espérance de vie plus courte. Des interventions

Toile de fond

ConTexTe

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Les valeurs présentes dans le document-cadre

Evergreen sont le fruit d’une vaste consultation et devraient éclairer et encadrer l’ensemble des politiques, plans, programmes et services, à l’échelle du Canada, en matière de santé mentale des enfants et des jeunes.

1. Droits De la personne

Nous croyons que le maintien des droits de la personne est la clé de l’amélioration de la vie des jeunes. Evergreen a avalisé les recommandations des documents nationaux et internationaux en matière de droits de la personne qui ont été acceptés par le gouvernement du Canada, surtout ceux portant sur les droits de la personne et la santé mentale.

2. Dignité, respect et Diversité

Les jeunes et leur famille profiteront de l’égalité d’accès aux occasions, au soutien, aux programmes, aux services et aux pratiques de soin correspondant à leurs besoins diversifiés liés à l’âge, au sexe, à l’orientation sexuelle, à la situation sociale, économique ou familiale, à l’emplacement géographique, à la langue, à la culture, etc.

3. Meilleurs faits DéMontrés Disponibles

Le document-cadre Evergreen préconise l’emploi d’inter- ventions, de programmes, de services et de pratiques de soin scientifiquement prouvés comme les plus efficaces et qui tiennent compte des besoins particuliers des individus et des familles ainsi que de la rentabilité. L’innovation est préconisée en appuyant la recherche en faveur de programmes, de services et de pratiques de soin qui n’ont pas encore fait leurs preuves mais qui semblent prometteurs ou, encore, de programmes, de services et de pratiques que l’on croit utiles pour la réalisation des résultantes qui importent aux yeux des jeunes, des familles et des collectivités.

Valeurs

4. choix, occasion et responsabilité

Le document-cadre Evergreen préconise une approche bien équilibrée qui tient compte, d’une part, des enfants et des jeunes et, d’une part, de la famille. Cette approche respecte et appuie les droits de la jeune personne tout en reconnaissant le rôle essentiel des familles qui sont des aidants naturels. Tous doivent avoir accès en une mesure suffisante aux ressources et aux occasions pour pouvoir ensemble faire des choix éclairés et être responsables de leurs choix et de leurs gestes.

5. collaboration, continuité et collectivité

Nous encourageons les jeunes ainsi que tous ceux et celles qui jouent un rôle dans leur vie à travailler ensemble, sous forme de réseaux de soutien. Les besoins complexes des jeunes sont comblés par les agences, organismes, établissements et ministères qui travaillent de concert et auprès des jeunes, des familles et des collectivités et qui répondent à leurs besoins.

6. accès à l’inforMation, aux prograMMes et aux services

Des méthodes et des technologies seront développées pour recueillir, conserver, partager et relier l’information pertinente en matière de santé mentale des enfants et des jeunes du Canada. Le document-cadre Evergreen favorise également, pour les jeunes et les familles, un accès opportun, conforme avec l’ensemble des valeurs du document-cadre Evergreen, aux programmes, services et pratiques de soin en matière de santé mentale.

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Les jeunes, les parents, les membres de la famille, les professionnels des soins de la santé, les représentants du gouvernement, les éducateurs, les professionnels des services sociaux et de la justice, les militants et les autres intervenants dans la communauté, ainsi que les membres du comité consultatif responsable du document-cadre Evergreen, ont été consultés quant aux orientations stratégiques énoncées dans ce document.

À celles-ci sont venues s’ajouter d’autres orientations stratégiques tirées de documents de politiques en matière de santé mentale des enfants et des jeunes au Canada et à l’échelle mondiale. Les orientations straté- giques ont été inscrites dans des catégories théori- quement distinctes mais se chevauchant : promotion;

prévention; intervention et soin; recherche et évaluation.

Le projet Evergreen n’est pas normatif. Il fournit plutôt aux décisionnaires, aux planificateurs et aux prestataires une occasion de choisir parmi les quatre différentes possibilités en fonction des réalités locales, des besoins locaux et des contextes économiques particuliers. Bien que les valeurs énoncées dans le document puissent être considérées permanentes, la liste des orientations stratégiques n’est pas exhaustive et l’on pourra y ajouter des éléments au fur et à mesure que se développent les connaissances. Nous recommandons l’inclusion d’orien- tations stratégiques dans l’ensemble des politiques et des plans en matière de santé mentale des enfants et des jeunes tirées de chacune des quatre catégories.

Sans égard aux orientations choisies, il est attendu que les valeurs du document-cadre Evergreen imprègnent toutes les facettes des politiques, plans, programmes et services liés à la santé mentale des enfants et des jeunes.

Le document-cadre reconnaît que plusieurs programmes, services et activités mis en œuvre au Canada fonctionnent très bien mais qu’ils pourraient être bonifiés ou étendus.

De tels programmes, services et activités doivent s’inspirer des valeurs du document-cadre.

1. proMotion

La promotion de la santé mentale et la question des déterminants sociaux de la santé sont de plus en plus souvent considérées comme des composantes essentielles à l’amélioration du bien-être et de la santé mentale des personnes et des populations.

Les données recueillies durant la préparation du document-cadre reflètent fidèlement l’importance de cette orientation stratégique, soit la promotion, chez les personnes vivant au Canada. Les participants ont en particulier insisté sur le besoin de parler de la stigmatisation et d’améliorer la littératie en matière de santé mentale, notamment chez le personnel médical, les personnes en situation d’autorité, les parents, les jeunes et le grand public.

Vingt orientations stratégiques ont été identifiées.

En résumé, on a ciblé la création de campagnes de sensibilisation et la distribution de sources valides d’infor- mation en matière de santé mentale et de troubles mentaux chez les enfants et les jeunes dans les écoles et dans d’autres endroits appropriés, ainsi que dans les médias utilisés par les groupes ciblés. La contribution des intervenants (institutions, patients, fournisseurs de soins de santé, familles) doit être sollicitée lors de la création de ces sources d’information, lesquelles devront être accessibles au public. Un carrefour d’information de type

« guichet unique » devrait être créé et mis en valeur. Il aurait le mandat de fournir des renseignements au sujet des activités liées à la santé mentale. Il a été recommandé d’intégrer l’information en matière de santé mentale à d’autres activités et campagnes de promotion de la santé dans son ensemble et d’inscrire la santé mentale à titre de partie intégrante des programmes d’éducation menant à un diplôme ou à un certificat professionnel en matière de santé et d’éducation. Il a beaucoup été question de sensibiliser les enseignants et le milieu scolaire au besoin de créer des environnements sains sur le plan psychique par le biais de partenariats avec les écoles et de programmes d’éducation des enseignants. Finalement, il sera important de valider l’efficacité et la rentabilité des

orienTaTions

sTraTégiques

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: Document -ca D re en ma tière D e santé ment ale D es enf ants et D es jeunes D u c ana 2. prévention

La prévention des problèmes de santé mentale, dans la mesure du possible, et la mise en œuvre de stratégies conçues pour atténuer les facteurs de risque et favoriser la résilience des jeunes, des familles et des collectivités, sont jugés comme des éléments concordant avec une approche proactive à la santé mentale. Plusieurs personnes consultées voient le terme « prévention » sous un jour positif, un investissement dans les générations de demain; d’autres, toutefois, croient que le concept de prévention, s’il est mal concrétisé, peut sous-entendre que la personne peut « choisir » d’être malade. Les participants comprennent qu’il faut reléguer hors de l’ombre les questions de santé mentale et augmenter le financement alloué à la santé mentale pour mettre en œuvre des initiatives de prévention efficaces et rentables, tout en admettant que l’on ne peut prévenir toutes les maladies mentales et que la mise en œuvre de programmes de prévention sans une preuve de leur efficacité peut créer des attentes irréalistes, voire dommageables. Les participants au processus de consultation ont fait valoir les avantages d’un système de santé mentale mieux équilibré qui proposerait des mesures de prévention appropriées tout en renforçant les soins de santé mentale et la prévention secondaire chez les personnes atteintes de problèmes de santé mentale. Ce « rééquilibrage » exigerait une refonte fondamentale des modèles actuels de services de santé mentale ainsi qu’un financement accru pour appuyer ce processus d’harmonisation.

C’est dans cette optique que 19 orientations stratégiques ont été retenues sous la rubrique « Prévention ». Elles visent notamment l’intervention précoce, les soins de santé, l’éducation et la conciliation travail-famille.

Il y a clairement des liens à tisser entre les efforts de promotion et la prévention. Par exemple, pour favoriser le dépistage précoce, l’intervention et la prévention, il faut que tous aient accès à des informations détaillées (littératie en matière de santé mentale).

Être efficace en matière de prévention, c’est pouvoir intervenir de façon précoce et à grande échelle.

Ces efforts doivent débuter avant la naissance, grâce à des programmes d’éducation prénataux et à d’autres mesures de prévention. Des programmes de dépistage pourraient être organisés en milieu scolaire ou, encore, on pourrait intégrer le dépistage à d’autres programmes déjà existants, par exemple à ceux pour les soins prénataux et postnataux et aux séances d’immunisation chez les médecins de famille et les pédiatres.

Les intervenants de soins de santé de première ligne doivent avoir accès à des programmes d’éducation visant la santé mentale des bébés, des enfants et des jeunes.

Des programmes de prévention doivent être créés pour les populations à risque, de concert, peut-être, avec les écoles et les organismes communautaires. Il faut penser offrir des programmes efficaces pour cerner les déterminants sociaux de la santé des populations jugées à risque et créer des programmes de prévention qui tiennent compte des différences culturelles, que ce soit chez les autochtones ou parmi les personnes nouvel- lement arrivées au Canada.

Les individus travaillant auprès des jeunes dans les écoles, les réseaux de santé, les services sociaux et ailleurs doivent être éduqués et formés en matière de santé mentale. Les écoles doivent aussi disposer des ressources nécessaires à la création de programmes de prévention, cela en collaboration avec les fournisseurs de soins primaires. Les soins offerts en matière de santé mentale devraient couvrir la gamme complète d’options de soin, y compris les soins de relève pour la famille et, le cas échéant, des places en garderie agréée. Et les services spécialisés, dont la toxicomanie, la justice et les agences de protection de l’enfance, doivent être intégrés au réseau de santé et les liens entre ces services renforcés.

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Il faut éliminer les obstacles législatifs, réglemen- taires ou politiques qui empêchent les jeunes d’obtenir les services de santé ou sociaux confidentiels dont ils pourraient bénéficier. Il faut aussi offrir une gamme facilement accessible de services d’urgence pour combler immédiatement les besoins en cas de crise, par exemple des foyers-refuges et des établissements de crise. Il faut aussi qu’il y ait des programmes, dont des programmes d’ensei- gnement, pour faire plus de prévention secondaire et favoriser l’intégration à la vie communautaire.

3. intervention et soins continus

Parmi les thèmes fréquemment soulevés dans le cadre des consultations figurent les défis qu’affrontent les jeunes et leur famille pour avoir accès à des services de santé mentale et à l’insuffisance des services.

Bien que les participants aient volontiers admis que les services actuels présentaient des points forts, ils ont également parlé de difficultés d’accès à ces services, en particulier pour les Premières nations, les Métis et les personnes vivant en milieu rural. On a aussi parlé d’obstacles comme les listes d’attente et le fardeau imposé par les évaluations multiples d’un seul et unique problème par différents presta- taires. L’absence de services à l’étape intermédiaire, celle qui précède la crise, a aussi été notée, ainsi que l’absence de services en matière de santé mentale pour les jeunes du « groupe d’âge transitionnel » (16 à 25 ans); ces personnes peuvent se sentir mal à l’aise si elles sont placées avec des personnes plus âgées.

L’équilibre de la responsabilité entre la personne atteinte et ses parents ou parents-substituts, sur tous les plans liés aux soins de santé mentale, s’est aussi révélé un thème récurrent. Cette préoccupation s’est manifestée de façon plus prononcée pour l’initiation de l’accès aux services, la prise de décisions en matière de traitements et d’autres types de soins et pour les questions de protection de la vie privée et de confidentialité.

Dans l’ensemble, on a identifié un certain nombre de priorités dans le domaine de la santé mentale des enfants et des jeunes dont la création de normes de qualité standardisées, la réduction du chevauchement des services, l’augmentation de la collaboration intersec- torielle et le financement accru et stable.

Trente orientations stratégiques ont été cernées dans ce domaine. Plusieurs d’entre elles font appel à la nécessité de services plus conviviaux et plus facilement accessibles pour les jeunes et leur famille. Il est par exemple

question d’offrir des rendez-vous après les heures d’école et en fin de semaine ou de favoriser les services de réadaptation qui sont offerts dans la communauté et dans un cadre chaleureux. Ces services doivent être liés aux institutions dites formelles et offrir un soutien à l’enseignement et à la formation. Il faut aussi créer des services qui traitent les déterminants sociaux de la santé mentale.

Il faut faire de la création d’une gamme complète de services de santé mentale pour les jeunes de 16 à 25 ans une priorité. Il faut miser sur les nouvelles technologies de communication (p. ex. des consultations psychia- triques sur le Web ou la création d’applications spécia- lisées pour les téléphones intelligents) afin de rejoindre ces jeunes et leur famille.

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Il faut également créer et faire la promotion d’instal-

lations communautaires qui serviront de « carrefours » où l’on pourra combler, en un seul et unique endroit, les besoins des jeunes et des familles en matière de santé mentale. Il est aussi recommandé d’établir et d’appuyer la santé mentale dans les écoles secondaires grâce à du personnel dûment formé pour intervenir sur place. Il faut aussi s’assurer que dans les établissements de soins de longue durée, le personnel est formé pour intervenir auprès des jeunes.

Il faut améliorer la formation des intervenants du réseau de santé en matière de santé mentale des enfants et des jeunes pour permettre un meilleur dépistage des problèmes de santé mentale et favoriser leur traitement précoce. Il faut donc favoriser l’élaboration et la prestation de programmes de « première apparition » en ce qui a trait aux principaux troubles mentaux et fournir à tous les prestataires de services de santé pour les enfants et les jeunes des programmes de formation appropriés en matière de diversité culturelle.

Il faut renforcer les liens entre les ministères du gouver- nement et les agences de santé mentale, ainsi que les liens entre les institutions du réseau de la santé et les organismes scolaires ou communautaires. Il faut aussi qu’il y ait plus de formations pour le personnel du système judiciaire, les travailleurs sociaux, les employés des foyers de groupe, etc. Cette formation devrait être liée à celle donnée aux travailleurs de secteurs connexes.

On peut améliorer les services en investissant dans les infrastructures du réseau de santé. Pour prévenir les évaluations inutiles, il faut créer des bases de données sur les patients et les familles avec un point d’accès unique. Les bases de données emploieront des données d’évaluation normalisées accessibles par les pourvoyeurs de soins de santé. Pour rejoindre les personnes vivant dans les régions éloignées, et favoriser la collaboration entre les différents fournisseurs de services, il faut miser sur les consultations psychiatriques données à distance, par des moyens technologiques, ou sur le Web.

Pour tenir compte du point de vue des individus et des familles qui sont affectés par les politiques de santé mentale, il faut appuyer la création d’organismes non gouvernementaux qui parlent au nom ces personnes quand vient le temps développer des politiques ainsi que des services de soins et d’intervention.

Il faut aussi mettre en place des mécanismes pour faire en sorte que les modes d’intervention employés par tous les intervenants soient à jour et fondés sur les faits démontrés. Les jeunes et leurs pourvoyeurs de soins doivent avoir accès à de l’information afin qu’ils puissent s’assurer que les soins recommandés soient fondés sur des faits démontrés.

4. recherche et évaluation

Le processus de consultation du document-cadre Evergreen a dégagé plusieurs thèmes liés à la recherche et à l’évaluation en matière de santé mentale des enfants et des jeunes. En général, nous avons remarqué que, par rapport aux autres domaines de la santé, la recherche portant sur la santé mentale des enfants et des jeunes n’a pas reçu la même attention ni le même financement et qu’elle s’est moins bien développée. Les consultations ont révélé que toutes les facettes de la santé mentale des enfants et des jeunes devaient reposer sur des assises solides fondées sur les meilleures activités de recherche.

Les participants au processus de consultation ont souvent fait remarquer que toutes les interventions devraient être soumises à des méthodes de recherche validées afin d’encadrer et éclairer les pratiques.

Les gens s’attendent à ce que les gouvernements établissent et mettent à exécution des normes de diligence fondées sur la recherche et à ce que le

financement de la recherche en matière de santé mentale des enfants et des jeunes devienne une priorité à l’échelle nationale. On s’attend aussi à ce que la recherche et les critères d’évaluation tiennent compte des besoins de la population canadienne dans toute sa diversité.

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Au total, 19 orientations stratégiques ont été cernées sur le plan de la recherche et de l’évaluation. En résumé, il faut appuyer la recherche sur la promotion, la prévention et les interventions en matière de santé mentale pour pouvoir valider l’efficacité, la sûreté et la rentabilité des processus en question. Il faut aussi créer des processus qui impliquent activement, le cas échéant, les jeunes, leur famille et leur communauté dans l’évaluation des interventions, programmes et autres activités. Le financement des programmes doit être tributaire de l’évaluation des résultantes.

Il serait utile de créer un référentiel national de recherche dans le domaine de la santé mentale;

cette recherche servirait aux professionnels, aux consultants, aux pourvoyeurs de soins, aux jeunes et à leur famille. Il serait aussi pertinent de créer des bases de données de recherche provinciales et territoriales complètes, faciles d’accès et reliées entre elles pour permettre la saisie des données et la recherche, le tout dans le respect de la vie privée.

Il faut faire valoir clairement auprès des jeunes et de leur famille l’importance de la recherche. Il y a lieu de développer une infrastructure de recherche, notamment au moyen de programmes et d‘incitatifs visant à faire augmenter le nombre et la qualité des chercheurs dans le domaine de la santé mentale; cela permettrait de mieux comprendre les questions de santé mentale et de trouver les meilleurs moyens d’y faire face.

Il faut tisser des liens entre les pourvoyeurs de soins de santé et les chercheurs et créer des partenariats entre les personnes qui créent les politiques, les prestataires de services, les universitaires et d’autres.

Il faut aussi établir un groupe de liaison pancanadien pouvant gérer des projets internationaux conjoints.

Un Canada digne des enfants, réponse officielle du Canada aux engagements pris le 10 mai 2002 à la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies en faveur des enfants. Consulté le 7 juin 2011 à http://www.hrsdc.gc.ca/fra/sm/ps/dsc/polsoc/

publications/2002-002483/page00.shtml

Kirby, M.J.L. et Keon, W.J. (2006). De l’ombre à la lumière : La transformation des services concernant la santé mentale, la maladie mentale et la toxicomanie au Canada. Rapport du Comité sénatorial permanent des Affaires sociales, des sciences et de la technologie.

Consulté le 7 juin 2011 à http://www.parl.gc.ca/Content/

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Leitch, K.K. (2007). Vers de nouveaux sommets - Rapport de la conseillère en santé des enfants et des jeunes, Santé Canada. Consulté le 7 juin 2011 à http://www.

hc-sc.gc.ca/hl-vs/pubs/child-enfant/advisor-conseillere/

index-fra.php

ouVrages reCommandés

les opinions exprimées aux présentes sont celles de la commission de la santé mentale du canada.

la production de ce document a été rendue possible

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