Anatomie IV : Saïf Eddine Btetau Anatomie IV : Saïf Eddine Btetau Anatomie IV : Saïf Eddine Btetau
Secourisme et Médecine Expérimentale : Secourisme et Médecine Expérimentale : Secourisme et Médecine Expérimentale :
Physiologie II : Physiologie II : Physiologie II :
Sémiologie II : Sémiologie II : Sémiologie II :
Biochimie Clinique : Mohammed Chraibi, Khadija Saady, Lina Meskani,
Biochimie Clinique : Mohammed Chraibi, Khadija Saady, Lina Meskani, Biochimie Clinique : Mohammed Chraibi, Khadija Saady, Lina Meskani, Ikram Ziani Ikram Ziani Ikram Ziani et Slimane Bouferra
et Slimane Bouferra et Slimane Bouferra
Stage d’Immersion en Médecine Sociale : Khadija Saady Stage d’Immersion en Médecine Sociale : Khadija Saady Stage d’Immersion en Médecine Sociale : Khadija Saady
PRÉFACE PRÉFACE PRÉFACE
La Cellule Scientifique du CEMF vous présente les Cours Tapés du 4ème Semestre avec La Cellule Scientifique du CEMF vous présente les Cours Tapés du 4ème Semestre avec La Cellule Scientifique du CEMF vous présente les Cours Tapés du 4ème Semestre avec les notes et les QCMs extraits des anciennes épreuves. Ces cours seront toujours sujet les notes et les QCMs extraits des anciennes épreuves. Ces cours seront toujours sujet les notes et les QCMs extraits des anciennes épreuves. Ces cours seront toujours sujet de mise à jour et d’amélioration et nous comptons sur votre attention et entraide pour de mise à jour et d’amélioration et nous comptons sur votre attention et entraide pour de mise à jour et d’amélioration et nous comptons sur votre attention et entraide pour
pousser de l’avant la qualité de nos supports et ainsi de notre formation.
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Voici l’équipe qui veille sur la préparation de ces polycopiés : Voici l’équipe qui veille sur la préparation de ces polycopiés : Voici l’équipe qui veille sur la préparation de ces polycopiés :
Chef du Projet : Mohamed El Mahdi Benhamida Chef du Projet : Mohamed El Mahdi Benhamida Chef du Projet : Mohamed El Mahdi Benhamida
Coordinateur de la 2ème année : El Ghali Ouali Alami Coordinateur de la 2ème année : El Ghali Ouali Alami Coordinateur de la 2ème année : El Ghali Ouali Alami
Secourisme : Hajar Kerroumi Secourisme : Hajar Kerroumi Secourisme : Hajar Kerroumi
Médecine Expérimentale : El Ghali Ouali Alami et Hajar Kerroumi Médecine Expérimentale : El Ghali Ouali Alami et Hajar Kerroumi Médecine Expérimentale : El Ghali Ouali Alami et Hajar Kerroumi
Physiologie Rénale et Milieu Intérieur : Ikram Ziani Physiologie Rénale et Milieu Intérieur : Ikram Ziani Physiologie Rénale et Milieu Intérieur : Ikram Ziani
Physiologie Neurologique : Chaymae Benhmida et Widiane Droussi Physiologie Neurologique : Chaymae Benhmida et Widiane Droussi Physiologie Neurologique : Chaymae Benhmida et Widiane Droussi
Physiologie Endocrinienne : Abir El Kadiri Physiologie Endocrinienne : Abir El Kadiri Physiologie Endocrinienne : Abir El Kadiri
Sémiologie Urologique : Mohammed Abo Diab Sémiologie Urologique : Mohammed Abo Diab Sémiologie Urologique : Mohammed Abo Diab
Sémiologie Gynécologique : Tilila Mimouni Sémiologie Gynécologique : Tilila Mimouni Sémiologie Gynécologique : Tilila Mimouni
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Sémiologie Endocrinienne : Abir El Kadiri Sémiologie Endocrinienne : Abir El Kadiri Sémiologie Endocrinienne : Abir El Kadiri
Sémiologie Dermatologique : Aya Eljazouli Sémiologie Dermatologique : Aya Eljazouli Sémiologie Dermatologique : Aya Eljazouli
Sémiologie Neurologique : Mohamed El Mahdi Benhamida Sémiologie Neurologique : Mohamed El Mahdi Benhamida Sémiologie Neurologique : Mohamed El Mahdi Benhamida
Sémiologie Psychiatrique : Abir El Kadiri Sémiologie Psychiatrique : Abir El Kadiri Sémiologie Psychiatrique : Abir El Kadiri
Commission Associative -Cellule Scientifique-
سﺎﻔﺑ ﺐﻄﻟا ﺔﺒﻠﻃ ﺲﻠﺠﻤﻟ ﺔﻴﻤﻠﻌﻟا ﺔﻴﻠﺨﻟا
SEMIOLOGIE UROLOGIQUE Cours (2020-2021)
Sommaire :
- SEMIOLOGIE UROLOGIQUE
- MALFORMATIONS UROGENITALES - INFECTIONS URINAIRES
Redaction (des anciennes épreuves 2017 - 2018 – 2019)
QCM (2020)
I/LES DOULEURS EN UROLOGIE
A/LA COLIQUE NEPHRETIQUE
Définition:
douleur due à une hyperpression brutale des voies excrétrices intra-rénales en amont d’un obstacle pyèlique ou urétéral
Caractéristiques:
Début brutal
Intense � agitation (douleur frenetique)
Costo-lombaire postérieure irradiant vers les organes génitaux externes (bourses chez l’homme et grandes lèvres chez la femme)
Signes accompagnateurs:
■ Nausées et vomissements
■ Pollakiurie, hématurie
Étiologies:
Lithiase réno-urétérale
Sténoses de l’uretère: tuberculose ou bilharziose
Tumeur des voies excrétrices urinaires :uretère, bassinet
syndrome de jonction pyélo-urétéral
Compressions extrinsèques de l’uretère:
■ adénopathies rétro-péritonéales
■ fibrose rétro-péritonéale
■ Tumeurs pelviennes: vessie, prostate, uterus
ASP
2 opacités de tonalité calcique sur le trajet des uretères lombaires
UIV
Lithiase des 2 uretères lombaires avec hydronephrose
Syndrome de JPU aspect macroscopique
Syndrome de JPU aspect urographique
Tumeur de la voie
excrétrice
B/LOMBALGIES
Définition:
douleur due à une distension moins brutale des voies excrétrices ou de la capsule rénale Caractéristiques:
Douleur moins intense
Siège costo-lombaire postérieure
Étiologies:
Étiologies de la colique néphrétique
Mise en tension capsule rénale:
■ Œdème parenchyme rénal: pyélonéphrite
■ Tumeur rénale
C/DOULEUR DU REFLUX VESICO-URETERAL
Douleurs permictionnelles
Ascendantes en fosse iliaque voire lombaire
Tumeur rénale aspectmacroscopique
Tumeur rénale aspect scannographique
II/TROUBLES DE LA MICTION
A/POLLAKIURIE
Définition:
augmentation de la fréquence des mictions■ Pollakiurie nocturne ou nycturie: > 2 réveils nocturnes
■ Pollakiurie diurne: impossibilité de se retenir plus de 2 heures
Étiologies:
■ Irritation vésicale:
■ Pathologie vésicale: cystite, tumeur, lithiase
■ Pathologie prostatique hypertrophie bénigne ou cancer
■ Diminution capacité vésicale: petite vessie tuberculeuse � sensation de besoin pour des petits volumes
■ Diminution capacité fonctionnelle de la vessie par vidange incomplète de la vessie suite à un obstacle sous vésical.
B/DYSURIE
Définition:
vidange vésicale difficile■ Difficulté à initier la miction
■ jet urinaire faible
■ Nécessité d’une poussée abdominale
Étiologies:
obstacles sous vésicaux■ Organiques:
■ Hypertrophie bénigne de la prostate ■ Cancer de la prostate
■ Sténose de l’urètre
■
Fonctionnelles:
troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique:■ Vessie acontractile: force de contraction vésicale insuffisante ■ Dyssynergie vésico-sphinctérienne: relâchement insuffisant du sphincter au moment de la miction.
C/IMPERIOSITES MICTIONELLES OU URGENTURIE
Définition:
difficulté voire impossibilité de différer la miction
Étiologies:
■ Irritation vésicale: cystites, tumeurs vésicales
■ Hyperactivité vésicale idiopathique ou neurologique
III/RETENTIONS VESICALES
A/RÉTENTION VÉSICALE COMPLÈTE
Définition:
impossibilité d’uriner malgré un besoin impérieux
Signes physiques:
■Voussure hypogastrique
■ Masse sus-pubienne mate à la percussion à bord supérieur
convexe
Étiologies
� obstacles sous vésicaux■ Organiques:
■ Hypertrophie bénigne de la prostate ■ Cancer de la prostate
■ Sténose de l’urètre
■ Fonctionnelles: troubles vésico-sphincteriens d’origine neurologique
B/RÉTENTION VÉSICALE INCOMPLÈTE
Vidange incomplète de la vessie
Parfois résidu important � distension chronique, progressive et indolore de la vessie
Possibilité de fuites par regorgement de la vessie � évacuation du trop plein vésical
Étiologies: idem rétention vésicale complète
IV/ENURESIE NOCTURNE
Définition:
miction survenant pendant le sommeil
2 types:
■ Énurésie nocturne primaire: jamais de période sèche
■ Énurésie nocturne secondaire: période sèche d’au moins 6 mois
Mono-symptomatique: pas de troubles mictionnels diurnes
Énurésie nocturne avec des troubles mictionnels diurnes:
association à une pollakiurie et des urgenturies.
V/INCONTINENCE URINAIRE DE LA FEMME
Incontinence urinaire d’effort: fuite involontaire d’urine lors d’un effort physique, de la toux ou de l’éternuement.
Incontinence urinaire par urgenturie: fuite involontaire d’urine accompagnée ou immédiatement précédée par une urgenturie.
VI/FUITES URINAIRES PAR LE VAGIN
Définition:
fuites urinaires provenant de la cavité vaginale
Étiologies
■ Fistules vésico-vaginales: fuites urinaires permanentes sans conservation des mictions
■ Fistules urétéro-vaginales: fuites urinaires permanentes avec conservation des mictions
■ Fistules vésico-utérines:
■ Fuites urinaires permanentes ■ Miction souvent conservées ■ Parfois hématurie cataméniale.
VII/MODIFICATIONS DES URINES
A/ANOMALIES QUANTITATIVES
■ Polyurie:
■ Diurèse > 2l/24h ■ Étiologies:
■
Potomanie: augmentation des apports hydriques ■ Polyurie osmotique: diabète sucré■ Traitement par les diurétiques
■ Oligurie: diurèse < 500 ml/24h
■
Oligoanurie: diurèse < 300 ml/ 24h
B/ANOMALIES QUALITATIVES
Hématurie
Pyurie
Chylurie
Pneumaturie
Fécalurie
1/HEMATURIE
Définition: présence de globules rouges en quantité anormale dans les urines
� plus de 10 GR/ml à l’examen cytologique des urines
Deux types
■ Macroscopique: urines franchement hématiques
■ Microscopique: urines macroscopiquement normales mais plus de 10 GR/ml
Chronologie par rapport à la miction � orientation sur l’origine du saignement ■ Initiale: origine prostatique ou urétrale
■ Terminale: origine vésicale ■ Totale: origine rénale
Diagnostic différentiel
■ Urines rouges non hématiques
■ Coloration alimentaire: betteraves, choux rouges ■ Médicaments: rifampicine, metronidazole
■ Pigments: ■ hémoglobine � hémolyse ■ Myoglobine � rhabdomyolyse ■ Porphyrines � porphyries
■ Urèthrorragie: saignement provenant de l’urètre en dehors des mictions
■ Saignements d’origine génitale chez la femme
Étiologies:
■ Causes urologiques
■ Tumeurs: rein, uretère, vessie, prostate ■ Infections: tuberculose, bilharziose ■ Lithiase urinaire
■ Traumatisme rénal ou vésical
■ Causes néphrologiques: néphropathies glomérulaires ou interstitielles.
2/PYURIE
présence dans les urines de leucocytes altérés
3/CHYLURIE
■ Les Urines ont un aspect laiteux
■ le chyle (liquide lymphatique) riche en lipoprotéines passe dans les urines en raison d’une fistule lympho-urinaire due à une anomalie de drainage lymphatique.
■ La cause la plus fréquente est la filariose
4/FECALURIE
■ Présence de matières fécales dans les urines
■ Cause = fistule uro-digestive
5/PNEUMATURIE
■ Présence de gaz dans les urines
■ Cause = fistule uro-digestive.
VIII/GROS REINS
1/Clinique
Contact lombaire: la main placée dans la fosse lombaire perçoit une masse qui est refoulée par la main antérieure
2/Étiologies
■ Pathologies tumorales: tumeurs malignes du rein
■ Pathologies kystiques:
■ Kystes simples ■ Kystes hydatiques ■ Polykystose rénale
■ Hydronéphroses: dilatation des cavités rénales.
IX/GROSSES BOURSES
■ Grosses bourses aigues:
■ Torsion du testicule
■ Orchiépididymite aigue
■ Traumatisme du testicule
■ Gangrène de fournier
■ Grosses bourses chroniques
■ Cancer du testicule
■ Hydrocèle
■ Kystes de l’épididyme
■ éléphantiasis
A/TORSION DU TESTICULE
■ Ischémie aigue du testicule secondaire à une torsion du cordon spermatique
■ Souvent enfant ou adulte jeune
■ Douleur testiculaire brutale et intense
■ Examen� bourse douloureuse avec testicule rétracté vers le haut
■ Pas de fièvre
■ Echodoppler � silence vasculaire au niveau du testicule
Spires de torsion
B/EPIDIDYMITE AIGUE
■ Inflammation aigue d’origine infectieuse intéressant l’épididyme pouvant atteindre le testicule � orchiépididymite
■ Douleurs aigues de la bourse
■ fièvre
■ Examen: grosse bourse aigue inflammatoire et douloureuse
■ Paraclinique:
■ ECBU� leucocyturie avec bacteriurie
■ Échographie � épididyme augmenté de volume
C/TRAUMATISME DU TESTICULE
■ Accident voie publique ou de sport, agression
■ Douleur testiculaire aigue
■ Examen� grosse bourse légèrement inflammatoire et bleutée
■ Échographie:
■ Hématocèle: collection hématique de la cavité vaginale
■ Rupture de l’albuginée
■ Testicule d’échostructure hétérogène.
Pulpe extériorisée
Albuginée rompue
Pulpe extériorisée
Albuginée rompue
Albuginée suturée
D/GANGRENE DE FOURNIER
■ Grosse bourse avec nécrose de la paroi scrotale.
■ Parfois extension de la nécrose vers la peau pénienne, périnéale et même la paroi abdominale antérieure
■ Étiologies:
■ Génito-urinaires(45%): phlegmons urineux dus des sténoses de l’urètre
■ Proctologiques(45%): abcès périanaux
■ Idiopathiques(10%)
E/CANCER DU TESTICULE
■ Souvent adulte jeune
■ Grosse bourse non douloureuse ayant augmenté progressivement de volume
■ Examen: testicule augmenté de volume
■ Échographie: testicule augmenté de taille et d’echogénicité tissulaire.
Cordon spermatique
Testicule tumoral
F/EPANCHEMENTS LIQUIDIENS DE LA CAVITE VAGINALE
■ Hydrocèle:
■ Épanchement liquidien séreux de la cavité vaginale
■ Bourse augmentée de volume et indolore
■ Échographie: épanchement liquidien dans la cavité vaginale
■ Hématocèle: épanchement sanguin de la cavité vaginale
■ Pyocèle: épanchement purulent de la cavité vaginale.
Vaginale réséquée
testicule
F/ELEPHANTIASIS
■ Lymphoedème scrotal par défaut de drainage lymphatique de la paroi scrotale
■ Étiologies:
■ Secondaires:
■ Envahissement néoplasique des lymphatiques
■ Traumatisme chirurgical
■ Radiothérapie
■ Filariose
■ Primitifs: aplasie ou hypoplasie congénitale des vaisseaux lymphatiques
X/RUPTURE DES CORPS CAVERNEUX OU FRACTURE DE LA VERGE
■ Rupture de l’albuginée des corps caverneux sur verge en érection souvent au cours d’un faux pas du coït
■ Douleur aigue et craquement au moment de la rupture
■ Examen: hématome de la verge et déviation du côté opposé de la fracture
Semiology Urologie (Cours 2020-2021)
Sommaire :
SEMIOLOGIE UROLOGIQUE
MALFORMATIONS UROGENITALES
INFECTIONS URINAIRES
Redaction (des anciennes épreuves 2017 - 2018 – 2019)
QCM (2020)
MALFORMATIONS UROGENITALES
I/ INTRODUCTION
• Peuvent intéresser les systèmes urinaire et génital
• Non pathologiques 🡪 découverte fortuite 🡪 aucun traitement
• Pathologiques 🡪 découverte à l’occasion de symptômes 🡪 traitement
II/ MALFORMATIONS URINAIRES A/ RAPPEL EMBRYOLOGIQUE :
1) Évolution embryonnaire du rein = 3 stades –
Pronephros: involution totale– Mesonephros: fonction épuratrice jusqu’à 8 semaines puis involution – Métanéphros: donne le rein définitif. Va évoluer en 3 phases
2) Évolution du métanéphros en 3 phases:
a) phase d’induction: formation du système sécréteur et excréteur
b) phase d’ascension et rotation
B/ ANOMALIES DU PARENCHYME RENAL
1) Dysgénésies rénales: anomalies de structure du parenchyme rénal b) Hypoplasie:
–
existence d’une structure rénale mais diminution du nombre de néphrons – Peut être totale ou segmentairec) Aplasie:
–
absence totale de structure rénale normale– Rein représenté par un petite fragment de tissu non fonctionnel.
d) Maladies kystiques du rein
– Maladies kystiques héréditaires: polykystoses rénales à transmission récessive ou dominante – Maladies kystiques non génétiques:
• Dysplasie multikystique du rein:
– Pathologie kystique la plus fréquente de l’enfant – Multiples kystes de taille et de nombre variables – La fonction rénale est nulle ou très diminuée
• Maladies kystiques non dysplasiques:
– Kyste séreux simple
– Diverticule caliciel: cavité liquidienne intraparenchymateuse contenant de l’urine et communiquant avec une cavité calicielle – Maladie de Cacchi et Ricci ou rein éponge: c’est une ectasie kystique des tubes collecteurs
– Mégacalicose: c’est une ectasie primitive des grands et petits calices sans obstruction sous jacente
Hypoplasie rénale gauche
L’uretère gauche existe
mais est très fin
POLYKYSTOSE RENALE
Dysplasie multikystique du rein
ASP🡪
calcifications
occupant les ecstasies canaliculaires
Maladie de Cacchi et Ricci ou rein éponge
Diverticule caliciel superieur
Diverticule caliciel
UIV🡪 images d’addition lineaires precalicielles
Megacalicose:
dilatation calicielle
sans obstacle
C/ ANOMALIES DE NOMBRE DES REINS
1) Agénésie rénale: Absence congénitale de rein uni ou bilatérale 2) Rein surnuméraire
• Les deux reins principaux sont normaux
• Le 3éme rein est plus petit mais avec une capsule, une vascularisation et un système excréteur propre.
D/ ANOMALIES DE ROTATION DES REINS
• Absence de rotation: jonction pyélourétérale (JPU)antérieure
• Excès de rotation: rare, JPU postérieure
• Rotation inverse: rare, JPU externe
E/ ANOMALIES DE POSITION DES REINS
• Arrêt d’un ou des deux reins à un niveau quelconque du trajet de la migration normale
• Leur fonction est conservée et leur vascularisation est tributaire des vaisseaux situés à proximité
• Souvent existe des anomalies de rotation associées
• Ectopie pelvienne, iliaque, lombaire basse: les plus fréquentes
• Rein intrathoracique:
– 5 % des ectopies rénales
– excès de migration avant la fermeture du diaphragme.
JPU antérieure JPU externe
Rein pelvien UIV rein iliaque Rein thoracique
F/ANOMALIES DE FUSION DES REINS
Fusion entre les deux ébauches rénales 1) Rein en fer à cheval:
– La plus fréquente
– Les deux masses rénales sont reliées par un isthme parenchymateux ou fibreux, qui unit dans 90% des cas les deux pôles inférieurs
– Le bassinet est tourné en avant et l’orientation des calices est antéropostérieure – La vascularisation est très variable: aorte, iliaque primitive, mésentérique
inférieure
2) Ectopie rénale croisée:
– Le rein ectopique croise la ligne médiane, se situe de l’autre côté du méat urétéral correspondant et fusionne avec le rein controlatéral dans 90% des cas
– Plusieurs formes:
• Ectopie croisée inférieure: la plus fréquente
• Rein en S ou rein sigmoïde
• Reins en L
• Ectopie croisé supérieure.
Rein en fer à cheval UIV: reins en fer à cheval
Ectopie croisée inférieure Rein sigmoïde ou en S Rein en L Ectopie rénale supérieure
G/ MALFORMATION DE LA JONCTION PYELO-URETERALE
• Syndrome de la jonction pyélo-urétérale
• Obstacle fonctionnel par défaut de transmission des ondes péristaltiques du bassinet vers l’uretère
• Clinique: douleurs lombaires
• Échographie et UIV: distension pyélo-calicielle en amont de la jonction pyélo- urétérale.
H/ MALFORMATIONS DE L’URETERE
1) Anomalies de positiona) Uretère rétrocave:
• l’uretère lombaire droit passe derrière la veine cave inferieure, croise son bord gauche et revient à sa face antérieure pour retrouver son trajet normal à son entrée dans le petit bassin.
• 80% symptomatiques: douleurs, infections du haut appareil
• UIV+++: dilatation uretèropyélocalicielle et de l’uretère dans son segment lombaire avec un aspect en J inverse
b) Uretère retro-iliaque:
• Anomalie exceptionnelle
• L’uretère passe derrière les vaisseaux iliaques
2) Anomalies de nombre = duplications urétérales:
* dédoublement de la voie excrétrice d’un rein * 2 types:
*Duplication totale ou duplicité: les deux uretères homolatéraux sont
indépendants jusqu’à la vessie 🡪 2 méats urétéraux. Au niveau de la vessie l’uretère du pyélon supérieur s’abouche plus bas et peut avoir un abouchement ectopique (urètre, système séminal, utérus, vagin)
*Duplication partielle ou bifidité: les deux uretères homolatéraux se rejoignent en un uretère commun avant l’arrivée à la vessie 🡪 orifice vésical unique.
4) Mégauretère obstructif primitif:
dilatation congénitale de l’uretère en amont d’une sténose le plus souvent fonctionnelle de la jonction urétéro-vésicale.
5) Urétérocèle:
dilatation pseudokystique de l’extrémité inférieure de l’uretère.
I/ PATHOLOGIE DE L’OURAQUE
1) Fistule de l’ouraque:
absence d’oblitération de l’ouraque aboutissant à une fistule urinaire au niveau de l’ombilic .
2) Kyste de l’ouraque:
l’ouraque est oblitéré de part et d’autre du kyste3)
Sinus de l’ouraque
: défaut d’oblitération de la partie haute externe de l’ouraque4)
Diverticule de l’ouraque
: défaut d’oblitération vers sa portion vésicaleJ/ MALFORMATIONS VESICALES: EXSTROPHIE VESICALE
• Absence de toute la paroi abdominale antérieure sous ombilicale et de la paroi antérieure de la vessie.
• Seule la paroi vésicale postérieure avec ses deux orifices urétéraux appelée plaque vésicale est présente.
• L’urèthre est en épispadias complet
• Les deux os iliaques sont déplacés vers le dehors
• Sur le plan génital on note chez la fille une bifidité clitoridienne. Chez le garçon la cryptorchidie est fréquente et le pénis est large, court et rabattu sur l’abdomen.
Paroi postérieure de la vessie
Verge courte et urètre en épispadias
complet
Exstrophie
chez le
garçon
Exstrophie chez la fille
Adénocarcinome vésical sur la
plaque
d’exstrophie
III/ MALFORMATIONS GENITALES
A/ MALFORMATIONS URETHRALES 1) Malpositions du méat uréthral a) Hypospadias:
- Abouchement du méat à la face ventrale de la verge
- Peut être balanique, balano-pénien, pénien, péno-scrotal ou périnéal
b) Épispadias:
- Abouchement du méat à la face dorsale de la verge - Peut être balanique, pénien, ou sous pubien
2) Absence et sténose du méat: pathologie à rechercher chez le nouveau-né
3
) Valves de l’urèthre postérieur:
repli muqueux siégeant au niveau de l’uréthre prostatique
Balano-pénien pénien
pénoscrotal
B/ MALFORMATIONS TESTICULAIRES
1) Cryptorchidie:
testicule situé spontanément et en permanence en dehors du scrotum en un point quelconque du trajet normal de la migration testiculaire2) Ectopie testiculaire:
– Le testicule est situé en un point distinct du trajet normal de la migration testiculaire.
– La localisation peut être périnéale, fémorale, pubopénienne, ou intrascrotale controlatérale
3) Anorchidie:
absence congénitale du testiculeSEMIOLOGIE UROLOGIQUE Cours (2020-2021)
Sommaire :
- SEMIOLOGIE UROLOGIQUE
- MALFORMATIONS UROGENITALES - INFECTIONS URINAIRES
Redaction (des anciennes épreuves 2017 - 2018 – 2019)
QCM (2020)
INFECTIONS URINAIRES
I. INTRODUCTION :
Colonisation de l’urine par des germes Plusieurs types:
o Vessie : cystite o Rein : pyélonéphrite o Prostate : prostatite.
Seront exclues les infections urinaires spécifiques ( tuberculose, bilharziose et infections sexuellement transmissibles) et les infections urinaires nosocomiales.
II. GERMES RESPONSABLES :
1. BACILLES GRAM NEGATIFS (BGN): 90%
– Genres principaux: Escherichia coli (80%), Proteus, klebsiella.
– Vivent dans le tube digestif entérobactéries
2. COCCI GRAM +:
– Streptocoque faecalis (entérocoque): bactérie vivant dans la peau et l’intestin.
– Staphylocoque: bactérie commensale de la peau
.
III. DIAGNOSTIC POSITIF DE L’INFECTION :
1) Tests de détection rapide: bandelettes urinaires
– Valeur prédictive négative de 90 à 100 %– Bandelette associant la détection des nitrites et des leucocytes dans l’urine
– Le test des nitrites n’est valable que pour les entérobactéries qui sont les seuls à pouvoir transformer les nitrates en nitrites.
2) ECBU: examen cytobactériologique des urines
*Technique de prélèvement:
– Toilette gland chez l’homme et la vulve chez la femme – Éliminer 1er jet
– Lecture immédiate ou conservation à 4°C pendant 12h au maximum – 2 temps: examen direct + culture avec antibiogramme
*Résultats:
– leucocyturie > 10 /ml et bactériurie > 10 /ml 🡪 infection urinaire
– Leucocyturie abactérienne 🡪 tuberculose, bilharziose, inflammation des voies urinaires ( lithiase, tumeur).
IV. DIFFERENTS TYPES D’INFECTIONS URINAIRES :
CYSTITE INFECTIEUSE
Définition: état inflammatoire d’origine infectieuse atteignant la vessie.
Mécanisme:
Femme: brièveté urètre 🡪 les germes vulvopérinéaux colonisant l’urètre, le remontent pour atteindre la vessie.
Homme: la vessie est protégée par la longueur de l’urètre et les propriétés antibactériennes des sécrétions prostatiques.
Clinique:
Pollakiurie + impériosités mictionnelles
Brûlures mictionnelles
2 signes négatifs: pas de fièvre et pas de douleurs lombaires.
Examens complémentaires:
Bandelettes: nitrites et leucocytes positifs
ECBU: Germes > 10 /ml 13
Leucocytes > 10 /ml
PROSTATITE AIGUE
Définition: inflammation aigue de la prostate d’origine infectieuse.
Germes responsables: outre les entérobactéries et les Cocci gram plus, il peut s’agir des germes responsables des infections sexuellement transmissibles
( gonocoque, chlamydia).
Mécanisme de l’infection:
* Rétrograde+++: reflux d’urine infectée dans les canaux prostatiques
* Iatrogène: biopsie prostatique, urètrocystoscopie, sondage urétral Clinique:
fièvre à 39-40°C
brûlures mictionnelles, pollakiurie, dysurie voire rétention vésicale complète
Douleurs pelviennes et périnéales
Toucher rectal 🡪 prostate douloureuse.
Biologie:
NFS: hyperleucocytose avec polynucléose
ECBU: leucocyturie > 10 /ml + bactériurie > 10 /ml
PYÉLONÉPHRITE AIGUE
Définition: état inflammatoire d’origine infectieuse atteignant le rein et sa voie excrétrice.
Mécanisme de l’infection:
• Pyélonéphrite non obstructive: contamination par voie ascendante rétrograde à partir de la vessie au cours d’une cystite
• Pyélonéphrite obstructive:
– suite à un obstacle à l’évacuation urinaire
– Lithiase, syndrome de jonction pyélo-urétéral, sténose urétérale.
Clinique:
• Douleurs lombaires aiguës irradiant le long du trajet de l’uretère
• Parfois précédées ou associées à des signes de cystite
• Fièvre > 38,5°C
• douleur à la palpation de la fosse lombaire Biologie:
• NFS: Hyperleucocytose avec polynucléose
• ECBU: leucocyturie >10 /ml + bactériurie > 10 /ml.
Imagerie:
• ASP: recherche un calcul radio-opaque
• Écho: différencie les pyélonéphrites obstructives des primitives non obstructives
• Uroscanner 🡪 nature et localisation de l’obstacle Complications: si pas de traitement adapté 🡪
• Septicémie
• Abcès du rein
• Phlegmon périnéphrétique
• pyonéphrose.
PYÉLONÉPHRITE CHRONIQUE
– Néphropathie tubulointerstitielle chronique d’origine bactérienne – Asymptomatique
– ASP + écho🡪 petit rein irréguliers
– Évolution: si bilatérale🡪 insuffisance rénale chronique.
ABCÈS DU REIN
Suppuration intraparenchymateuse rénale
Clinique + biologie: idem pyélonéphrite aigue
Écho🡪 collection liquidienne intraparenchymateuse
Uroscanner 🡪 zone hypodense arrondie intraparenchymateus
PHLEGMON PÉRINÉPHRÉTIQUE
Epanchement purulent périnéphrétique entre capsule rénale et fascia périrénal.
Fièvre + douleurs lombaires intenses
Examen🡪 masse lombaire douloureuse
Écho + uroscanner 🡪 collection périrénale.
PYONÉPHROSE
Rétention de pus dans les voies excrétrices avec infection du parenchyme rénal et des tissus périrénaux
Clinique
– Syndrome infectieux sévère – Douleurs lombaires
– Examen 🡪 gros rein sensible
Écho + uroscanner: dilatation des cavités excrétrices et destruction du parenchyme rénal.