Revue Marocaine de Rhumatologie
Rééducation des cervicalgies communes
Rehabilitation of non-specific neck pain.
Khalid El Youbi, Mohammed Ait Moussa, Sara Skalli, Hind Balkhadir, Samia Karkouri
Unité de médecine physique et de réadaptation, Hôpital El Ayachi, CHU Rabat-Salé - Maroc.
Rev Mar Rhum 2020; 52: 33-9
Résumé
La cervicalgie commune est un motif de consultation très fréquent, souvent chronique ou récidivante. Elle se manifeste par une douleur de la région cervicale sans cause précise, le diagnostic est un diagnostic d’exclusion basé sur un interrogatoire minutieux, un examen clinique rigoureux afin d’éliminer une cervicalgie secondaire.
Le traitement est volontiers multidisciplinaire, La rééducation y joue un rôle essentiel, elle regroupe plusieurs techniques permettant de restaurer et d’entretenir les capacités fonctionnelles cervicale.
Mots clés :
Cervicalgie commune, Rééducation, Recouplage oculo-cervicale.Abstract
Non-specific neck pain is a common reason for consultation, often chronic or recurrent. It manifests by a pain in the cervical region without a specific cause, the diagnosis is a diagnosis of exclusion based on a meticulous interrogation, a rigorous clinical examination in order to eliminate a secondary neck pain. The treatment is readily multidisciplinary, rehabilitation plays an essential part there, it brings together several techniques to restore and maintain cervical functional abilities.
Key words :
Non-specific neck pain, Rehabilitation, Eye-fixation exercises.Correspondance à adresser à : Dr. K. EL Youbi Email : [email protected] DOI: 10.24398/A.388.2020;
Les cervicalgies regroupent l’ensemble des douleurs de la région cervicale. Elles sont qualifiées de «communes»
lorsque la démarche étiologique ne conduit pas à une affection précise impliquant une cause et une évolutivité particulière justiciable d’un traitement spécifique [1].
C’est un motif de consultation très fréquent. Les difficultés diagnostiques sont multiples avec des affections locales ou distantes. Un bilan minimal avec des radiographies du rachis cervical est nécessaire. D’autres explorations peuvent être demandées selon le contexte.
La rééducation des cervicalgies communes regroupe des techniques antalgiques, articulaires, musculaires, de reprogrammation neuromusculaire et de réadaptation à la vie familiale et professionnelle. Les modalités d’association de ces techniques dépendent des résultats du diagnostic clinique.
RAPPEL ANATOMIQUE ET BIOMECANIQUE
Le rachis cervical est un axe souple constitué par l’empilement de sept vertèbres C1 à C7, comportant deux secteurs différents sur les plans anatomique, biomécanique et fonctionnel : le rachis cervical supérieur formé par le couple atlas /axis (C1-C2) et le rachis cervical inférieur de la troisième à la septième vertèbre cervicale [2].
- Le rachis cervical supérieur : la 1ère vertèbre cervicale
« C1 » ne possède pas de corps vertébral, elle s’articule avec l’occiput et le processus odontoïde de C2 par son arc antérieur. L’articulation C1-C2 ou atloïdo-axoïdienne a la particularité de ne pas avoir de disque intervertébral.
- Le rachis cervical inférieur s’étend de C3 à C7, à chaque étage le plateau vertébral supérieur se relève latéralement sous la forme de saillies prismatiques correspondant aux uncus jouant un rôle de stabilisation, Les disques
intervertébraux sont plus épais qu’à l’étage lombaire avec un aspect cunéiforme [3].
L’organisation musculaire du rachis cervical répond à une dichotomie bien particulière où se complètent des muscles profonds, stabilisateurs et superficiels dont le rôle est de permettre les mouvements et l’orientation de la tête dans l’espace [4].
Sur le plan biomécanique, le rachis cervical est organisé en courbure à concavité postérieure (lordose), et caractérisé par une grande mobilité multidirectionnelle autorisant des amplitudes de 180° de rotation s’effectuant au niveau du rachis cervical supérieur, alors que le reste des mouvements
; la flexion-extension et l’inclinaison s’effectuent au niveau du rachis cervical inférieur [5].
EPIDEMIOLOGIE
La cervicalgie commune est une pathologie fréquente, elle représente la 4ème cause d’invalidité à l’échelle mondiale [6,7]. Sa prévalence varie de 27 à 48% dans les pays industrialisés, elle est plus fréquente chez les sujets jeunes actifs ce qui en fait un vrai problème de santé publique en termes de perte de productivité et de coût des soins de santé [9].
Les facteurs de risque de survenue des cervicalgies communes sont multidimensionnels où les facteurs contextuels jouent un rôle important : âge, surpoids, tabac, l’ergonomie au travail et les facteurs psychosociaux telle la tendance dépressive ou conflictuelle [10-12].
DIAGNOSTIC
CliniqueL’objectif principal de l’évaluation clinique est d’éliminer les signes d’alerte faisant suspecter une cervicalgie symptomatique. (Tableau I)
L’interrogatoire précisera le contexte personnel, les circonstances de survenue et les caractéristiques de la douleur appréciée par le Neck Pain and Disability Scale (NPDS) [13,14] qui permet aussi bien l’évaluation initiale que le suivi évolutif. (Annexe 1)
L’examen clinique complet et exhaustif, explore la statique rachidienne, les muscles postérieurs à la recherche de cellulagies, de contractures ou cordons myalgiques, les points gâchettes et la mobilité des différents segments rachidiens [15-17].
L’évaluation proprioceptive du recouplage oculo-cervical entre les déplacements oculaires horizontaux et les
muscles cervicaux est un élément clé dans l’évaluation des cervicalgies communes [18].
Enfin l’évaluation des facteurs de risque de chronicité selon le contexte social et psychoaffectif à la recherche de conflit juridique ou financier et/ou de bénéfices secondaires.
Paraclinique
Les explorations radiologiques ne sont pas systématiques, elles seront orientées par les résultats de l’examen clinique dans un objectif d’éliminer une cervicalgie symptomatique [19] (Tableau II).
TRAITEMENT
Le traitement des cervicalgies communes a pour but de contrôler les phénomènes douloureux, d’améliorer la mobilité cervicale et de restaurer les capacités fonctionnelles.
Cervicalgies communes aiguës et subaiguë
• Repos ou immobilisation
Une activité normale doit être maintenue tant que possible.
L’immobilisation ou la mise au repos de la région cervicale doit être d’un usage bref (2-3 jours) et proposé uniquement durant les épisodes de cervicalgie aiguë. La prescription de collier cervical permet de passer un cap douloureux, une exacerbation ou bien de maintenir une activité professionnelle ou encore lors des déplacements prolongés.
Elle ne doit pas excéder 48h pour ne pas altérer les afférences proprioceptives et entretenir la faiblesse musculaire.
• Antalgiques, myorelaxants, AINS
Il n’y pas de consensus sur la prise en charge médicamenteuse des cervicalgies communes [22]. Leur but est de diminuer les symptômes et les limitations ; On utilise en priorité les antalgiques de palier adapté au niveau de la douleur.
Un myorelaxant peut être utile en cas de contractures Tableau 1 : Signes d’alerte « drapeaux rouge » devant une cervicalgie.
Déficit neurologique Fièvre
Altération de l’état général Antécédents néoplasique
Traumatisme Immunodépression
Cervicalgie d’horaire inflammatoire Rhumatisme inflammatoire chronique
Revue Marocaine de Rhumatologie
musculaires pour une courte durée. Les AINS, en absence de contre-indication peuvent être utilisés en phase aiguë, mais pas dans les formes chroniques.
• Physiothérapie antalgique
Un effet positif est suggéré par l’association de certaines thérapies à visée sédative. L’électrothérapie transcutanée (TENS) peut être utilisée, en fonction de la fréquence des ondes émises ; un effet de « gate-control » : inhibition de la voie nociceptive au niveau médullaire obtenu sous une fréquence de 50 à 100 Hz. À basse fréquence (4–5 Hz), le TENS favorise une stimulation de la production d’endorphines et d’enképhalines endogènes [23,24]. La thermothérapie à base d’infrarouge, para-fango, les « hot packs» et la balnéothérapie chaude avec massage doux sous eaux cherchent un effet de réchauffement tissulaire avec un effet décontracturant [24].
Cervicalgies chroniques
• Mesures antalgiques
En première intention, les mesures antalgiques précédemment cités peuvent être proposées de façon progressive et combinée aux séances de rééducation.
• L’éducation du patient et l’apprentissage des autoprogrammes :
Toujours indiquée dans le cadre d’une prise en charge globale du patient. D’abord il faut expliquer au patient cervicalgique la bénignité du problème et l’absence de contre-indications à des activités quotidiennes « normales», lui apprendre la gestion des facteurs de risque et de son mode de vie (gestion de stress, ergonomie du poste de travail, suppression d’un oreiller…), tout en encourageant l’activité physique régulière et la pratique quotidienne des exercices d’autoprogrammes de façon assidue.
Les exercices d’autoprogrammes devraient faire partie intégrante de tout programme de rééducation dans le cadre des pathologies ostéoarticulaires, dans un but de prévention des récidives et de maintien des résultats obtenus.
Les programmes proposés doivent être simples, peu chronophages, facilement adaptables aux différents patients, ne nécessitant aucun équipement particulier et répondant aux connaissances et recommandations actuelles.
Pour être efficaces, ces programmes doivent être réalisés de façon quotidienne. La durée de chaque séance est idéalement comprise entre 20 et 30 minutes.
Les exercices proposées visent un entretien de la mobilité articulaire, un renforcement isométrique des muscles
spinaux et un travail proprioceptif de coordination et de couplage oculo-cervical [25].
• Rééducation
Différentes techniques sont utilisées en rééducation pour travailler l’approche neuro-sensitivo-motrice, La stratégie thérapeutique communément admise se décompose en trois temps [26,27].
- Le premier temps : vise le retour au calme sensoriel de la région cervicale par une action sur la douleur, les réactions inflammatoires et les contractures musculaires afin d’améliorer la mobilité cervicale et la trophicité des tissus mous.
Le massage vise une détente musculaire et participe à l’amélioration de la mobilité cervicale, Différentes manœuvres peuvent être proposées : le palpé-roulé des plis cutanés dans les zones d’infiltrats cellulagiques et les zones d’hypo mobilité tissulaire, les pressions locales en regard des contractures, les frictions lentes au niveau des points d’insertions, les étirements progressifs, et le massage transverse profond en regard des points douloureux et des
« points gâchettes » [28].
Les techniques de gain de mobilité participent à l’amélioration des amplitudes articulaires de la région cervicale, principalement les techniques de mobilisations passives et d’étirements myotendineux de type contracter-relâcher [24], s’effectuent manuellement, dans tous les secteurs de mobilité du rachis, en privilégiant les mouvements de grande amplitude en flexion et en extension pour le rachis cervical inférieure et les mouvements de moindre amplitude dans toutes les directions, particulièrement en latéroflexion et en rotation, pour le rachis cervical supérieur.
Le renforcement musculaire isométrique : les programmes d’exercices visent un travail isométrique des muscles de la région cervico-scapulaire. Ils reposent initialement sur des exercices de microcontractions multidirectionnelles, en demandant au patient de réagir à des impulsions digitales courtes et aléatoires réalisées par le thérapeute, suivis d’un travail isométrique analytique en course interne, puis externe.
Le deuxième temps : vise une récupération fonctionnelle des différents schémas de la motricité de la région cervicale, un éveil sensoriel de qualité et un entretien des résultats par un autoprogramme.
Rééducation oculocéphalogyre : occupe une part importante dans le protocole de rééducation des patients cervicalgiques chroniques. Ces protocoles tiennent compte
des liens neurophysiologiques entre la motricité oculaire et la motricité cervicale, le programme de recouplage oculocervical se divise en trois parties [29,30]
• La première séquence repose sur des exercices de mobilisation céphalique passive, le regard fixé sur une cible immobile, puis la vision occultée, en gardant le regard dirigé vers la cible afin de stimuler la participation automatique des muscles oculaires extrinsèques.
• L’étape suivante restreint la mobilité oculaire à l’aide de lunettes à vision fovéale, le patient doit suivre le contour de différentes formes grâce au travail des muscles cervicaux et sans la participation de sa mobilité oculaire.
• La troisième séquence a pour objectif de restaurer le couplage oculo-cervical normal en faire participant la musculature cervicale et oculaire, par des exercices combinant mobilité oculaire pour suivre une cible avec des mouvements multidirectionnels du rachis cervical.
Renforcement musculaire en dynamique : associée aux étirements des muscles poly articulaires de la ceinture scapulaire. Il se fait initialement de façon analytique puis de façon globale, par le recrutement et l’entraînement en
endurance des muscles cervicaux fléchisseurs et extenseurs profonds [32].
Le troisième temps devra être adapté aux résultats obtenus, un certain nombre d’exercices à visée d’éveil sensoriel et d’entretien de la musculature peuvent être demandé en fonction des facteurs contextuels personnels et environnementaux.
CONCLUSION
La cervicalgie commune est une pathologie potentiellement invalidante avec un impact fonctionnel et économique important. La stratégie rééducative est basée sur la recherche du calme sensoriel, et le travail de la proprioception, elle est adaptée en fonction des incapacités en présence, elle regroupe plusieurs techniques qui s’intéressent à tous les niveaux du rachis cervical, allant du niveau cutané jusqu’au niveau articulaire en passant par le niveau musculaire et son contrôle visuel.
CONFLIT D’INTÉRÊT
Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflit d’intérêt.
Tableau 2 : Modalités d’imagerie recommandée selon l’anamnèse et l’examen clinique [20,21]
Examen clinique Examen d’imagerie
recommandé Examen d’imagerie non recommandé
Cervicalgie simple x
Névralgie cervico-brachiale x
Cervicalgie et Névralgie cervico-brachiale
+ signes neurologiques IRM
+ signes infectieux IRM
+ Traumatisme récent Tomodensitométrie + antécédents de cancer IRM IRM
+ utilisation de drogues injectables IRM + absence de réponse au traitement
symptomatique (Après trois mois) IRM + radiographie simple Ou tomodensitométrie
+ intervention envisagée Radiographie simple ± IRM ou tomodensitométrie selon l’intervention
Revue Marocaine de Rhumatologie
ANNEXE
Annexe 1 : échelle algofonctionnelle (Neck Pain and Disability Scale [13]) Version française de Wlodyka-Demaille [14].
1 : Intensité de la douleur Je n’ai pas mal en ce moment.
La douleur est très légère en ce moment.
La douleur est moyenne en ce moment.
La douleur est très intense en ce moment.
La douleur est assez intense en ce moment.
La douleur est la pire que je puisse imaginer en ce moment 2 : Soins personnels (se laver, s’habiller, ...etc)
Je peux prendre soin de moi normalement sans entraîner plus de douleurs que d’ordinaire.
Je peux prendre soin de moi normalement mais cela provoque plus de douleurs que d’ordinaire.
M’occuper de moi est douloureux, et je le fais lentement et avec précaution.
J’ai besoin d’aide mais je me débrouille pour la plupart de mes soins personnels J’ai besoin d’aide quotidienne pour la plupart de mes soins personnels.
Je ne m’habille pas, me lave avec difficulté et reste au lit.
3 : Soulever des charges
Je peux soulever des charges lourdes sans plus de douleurs que d’ordinaire.
Je peux soulever des charges lourdes mais cela provoque plus de douleurs que d’ordinaire
Les douleurs cervicales m’empêchent de soulever des charges lourdes du sol, mais je peux y arriver si elles sont placées commodément, par exemple sur une table.
Les douleurs cervicales m’empêchent de soulever des charges lourdes, mais je peux soulever des charges moyennes ou légères si elles sont posées commodément.
Je ne peux soulever que de très légères charges.
Je ne peux rien soulever ou porter du tout.
4 : Lecture
Je peux lire autant que je le veux, sans douleurs cervicales
Je peux lire autant que je le veux, avec de légères douleurs cervicales.
Je peux lire autant que je le veux, avec des douleurs cervicales modérées.
Je ne peux pas lire autant que je le veux à cause de douleurs cervicales modérées.
Je peux à peine lire à cause de douleurs cervicales intenses.
Je ne pas lire du tout à cause de mes douleurs cervicales.
5 : Maux de tête
Je n’ai pas du tout de maux de tête.
J’ai des maux de tête légers et peu fréquents.
J’ai des maux de tête modérés et peu fréquents.
J’ai des maux de tête modérés et fréquents.
J’ai des maux de tête intenses et fréquents.
J’ai presque tout le temps des maux de tête.
6 : Concentration
Je peux me concentrer complètement sans difficultés, quand je le veux.
Je peux me concentrer complètement avec de légères difficultés, quand je le veux.
Il m’est relativement difficile de me concentrer, quand je le veux.
J’ai beaucoup de difficultés à me concentrer, quand je le veux.
J’ai d’énormes difficultés à me concentrer, quand je le veux.
Je n’arrive pas du tout à me concentrer 7. Travail (professionnel ou personnel) :
Je peux travailler autant que je le veux.
Je ne peux faire que mon travail courant, mais rien de plus.
Je peux faire la plus grande partie de mon travail courant, mais rien de plus.
Je ne peux pas faire mon travail courant.
Je peux à peine travailler.
Je ne peux pas travailler du tout.
8. Conduite :
Je peux conduire ma voiture sans aucune douleur cervicale.
Je peux conduire ma voiture autant que je le veux, avec de légères douleurs cervicales.
Je peux conduire ma voiture autant que je le veux, avec des douleurs cervicales modérées.
Je ne peux pas conduire ma voiture autant que je le veux, en raison de douleurs cervicales modérées.
Je peux à peine conduire en raison de douleurs cervicales intenses.
Je ne peux pas du tout conduire ma voiture à cause des douleurs cervicales.
9. Sommeil :
Mon sommeil n’est pas perturbé.
Mon sommeil est à peine perturbé (moins d’1 heure sans dormir).
Mon sommeil est un peu perturbé (1-2 heures sans dormir).
Mon sommeil est modérément perturbé (2-3 heures sans dormir).
Mon sommeil est très perturbé (3-5 heures sans dormir).
Mon sommeil est complètement perturbé (5-7 heures sans dormir).
10. Loisirs (cuisine, sports, activités manuelles...)
Je peux participer à toutes mes activités de loisirs sans aucune douleur cervicale.
Je peux participer à toutes mes activités de loisirs, avec quelques douleurs cervicales.
Je peux participer à la plupart de mes activités habituelles de loisirs, mais pas à toutes, à cause de mes douleurs cervicales.
Je ne peux participer qu’à quelques-unes de mes activités de loisirs habituelles, à cause de mes douleurs cervicales.
Je peux à peine participer à des activités de loisirs, à cause de mes douleurs cervicales.
Je ne peux participer à aucune activité de loisir à cause de mes douleurs cervicales.
Revue Marocaine de Rhumatologie
RÉFÉRENCES
1. Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé.
Masso-kinésithérapie dans les cervicalgies communes et dans le cadre du» coup du lapin» ou whiplash. ANAES 2004.
2. Rousseau, Marc-Antoine, et al. Anatomie et biomécanique du rachis cervical. Revue du rhumatisme (Ed. Française), 2008
;75(8):707-711.
3. Chila A. Traité d’ostéopathie. De Boeck Superieur 2017.
4. Barette G, Barillec, F, Estampe, F, & Ghossoub, P. Organisation musculaire du rachis cervical. Kinésithér Scient. 2013 ;540 :11-16.
5. Mellal A. Application pratique de l’anatomie humaine: Tome 2, Appareils de relation : Editions Publibook 2010 :40 6. Hoy D et al, The global burden of low back pain: estimates
from the Global Burden of Disease 2010 study. Annals of the rheumatic diseases 2014;73(6): 968-974.
7. Chan Y et al. The prevalence of neck pain and associated risk factors among undergraduate students: A large-scale cross- sectional study. International Journal of Industrial Ergonomics 2020;76: 102934.
8. Hogg-Johnson S, et al. The burden and determinants of neck pain in the general population: results of the Bone and Joint Decade 2000–2010 Task Force on Neck Pain and Its Associated Disorders. Journal of manipulative and physiological therapeutics, 2009; 32(2): 46-60.
9. Pico-Espinosa O.J et al. Deep tissue massage, strengthening and stretching exercises, and a combination of both compared with advice to stay active for subacute or persistent non-specific neck pain: A cost-effectiveness analysis of the Stockholm Neck trial (STONE). Musculoskeletal Science and Practice 2020;46:
102109.
10. Hogg-Johnson S et al. Bone and Joint Decade 2000–2010 Task Force on Neck Pain and Its Associated Disorders. The burden and determinants of neck pain in the general population. Spine 2008;33(4 Suppl): S39-S51.
11. Palmlöf L et al. Does income matter for trouble some neck pain?
A population-based study on risk and prognosis. J Epidemiol Community Health 2012;66(11): 1063-1070.
12. Kim R et al. Identifying risk factors for first-episode neck pain : A systematic review. Musculoskeletal Science and Practice 2018;33:77-83.
13. Wheeler AH, G.P., Baird AC, Darden BV, Development of the Neck Pain and Disability Scale: item analysis, face and criterion-related validity. Spine, 1999. 24: p. 1290-4.
14. Wlodyka-Demaille S P.S, Catanzariti J-F, Rannou F, Fermanian J, Revel M. French translation and validation of 3 functional disability scales for neck pain. Arch Phys Med Rehabil 2002;
83: 376-82.
15. Roux C.H, Bronsard N. Cervicalgie commune et névralgies cervicobrachiales. EMC - Appareil locomoteur 2016:1-17.
16. Muscolino J.E. Manuel De Palpation Osseuse Et Musculaire.
2ème édition 2018.
17. P. Gouilly B.P, Braun R, Royer A, Cordier J. Bilan du rachis cervical. EMC - Kinésithérapie-Médecine physique- Réadaptation 2009:1-16
18. Pinsault N, et al. Test de repositionnement céphalique: étude de la stabilité de performance. in Annales de réadaptation et de médecine physique. Elsevier 2006.
19. Bontoux D, Debiais F, Azais I, Rhumatologie 2ème édition. Coll.
Le livre de l’interne 2014.
20. Frija G, Talbot JN, Guide du bon usage des examens
d’imagerie médicale. Paris: Société Française de Radiologie et Société Française de Biophysique et de Médecine Nucléaire, 2005.
21. Association canadienne des radiologistes. Lignes directrices pour les examens d’imagerie diagnostique. Première édition.
L’Association. Montréal, 2005 : 20.
22. Forien M. Cervicalgies. EMC - Traité de Médecine Akos 2018.
23. Jousse M et al. Rééducation dans les cervicalgies communes:
ce que je fais, ce que je discute et pourquoi? Fondement sur les preuves et stratégies du clinicien. Revue du rhumatisme 2008.75(8):763-769.
24. Gross M. Kinésithérapie des cervicalgies. EMC - Kinésithérapie- Médecine physique-Réadaptation 2006: 1-14.
25. Poiraudeau S, Roren A, Buades C, Bourdillon E, Ledru O.
Fiche pratique : Autoprogrammes d’exercices. La Lettre du Rhumatologue juin 2007 ;333: 29-30.
26. ANAES, Masso-kinésithérapie dans les cervicalgies
communes et dans le cadre du «coup du lapin» ou whiplash.
Recommandation pour la pratique clinique Mai 2003.
27. HAS. Rééducation dans les cervicalgies non spécifiques sans atteinte neurologique Referentiel cervicalgies fevrier 2013.
28. Vital J.M. Cervicalgie commune et névralgies cervicobrachiales.
EMC - Appareil locomoteur 2004: 1-15.
29. Revel M et al. Changes in cervicocephalic kinesthesia after a proprioceptive rehabilitation program in patients with neck pain : a randomized controlled study. Arch Phys Med Rehabil 1994;
75: 895–9.
30. Revel M, André-Deshays C, Minguet M. Cervicocephalic kinesthetic sensibility in patients with cervical pain. 1991;
72:288–91.
31. Lafond D, Champagne A, Cadieux R, Descarreaux M.
Rehabilitation program for traumatic chronic cervical pain associated with unsteadiness: a single case study. Chiropractic
& Osteopathy 2008:116(1): 5
32. Cerioli A, Philippeau D, Barette G. Proprioception du rachis cervical: une approche actualisée. Kinésithérapie Scientifique 2013: 11-18.