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Le Salon de 1900

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Le XIXe siècle (Paris. 1871). 1900/04/07.

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âte espaceet untryptiquephilosophique

|

3e M.Lévêque,leTriomphedela Mort. Legroupedesenfantsetdesjeunesgens nusquidansentsans soucidela Mortest d'undessinsavoureuxet le réalismedu panneaucentral,

la

Mortsaisissant les vieillardsetparfoisà rimprOTÎste -le®amants,aunevervemacabredigaedes

anciensmaîtresgothiques.L'œuvreserait plusintéressanteencoresiellenetrahissait partib doubleinfluencedu peintresuiase M.Hod.Ieret dupeintrebruxelloisM. Frédéric

Dans la salleXVIIIM.Leclerq a Ttnrtoiled'unejolienotemystique etten-dre,Donnez-nousnoirepainquotidien.C'est lerepasdelafamille,lamèreseulementet lesdeuxfilles,dansdestonsclairsquiont tmm,caressantedouceur.Et lesmetstout Simplesposéssurlatablesontunedesplus finesnaturesmortesdu Salon,toutà fait en harmonieavecla délicatessede senti-mentquienvelopped'un_.mystèrecette toile.sirêvée.

,',

SALLE XXI

!M.AiméMorot:Unportraitd'homme

surundecesfondsbrouillésqu'affectionne M.Bonnat.Del'expression,del'énergie, etdeladureté.M.Lynch

:

Unportraitde femme,en blanc,dontla têtea quelque froideur,maisdentlarobeestunsijoli sourire

!

-

M.RéalierDumas

:

LaRivière endor-mie,oùl'eaufleuriesonge toutbas,àl'om-bredebeauxrideauxd'arbres.M.J.-P. Laurens.Leportrait,sévère,deM.Goy, unhautmagistratquinerit pasquandil posepoursonportrait.

M,H. d'Estienne.Lajeunemalade, unescènesentimentaleàla Tassaërt, maistraitéed'unfairemoderne,avecune réeliepuissancecommeavecune réelle pitié.

phW.

-SALLEXXII

M.Marec

:

Expukés, autresujetlar-moyant,qui échappeà la banalitéparla force,peut-êtreexcessiveettropsinistrede l'exécution.

M.Luigi Loir

:

Lestravaux duMétro-politain,ruedeRivoli.UnpaysagedeParis, bienéclairé,biengrouillantet aveccela

trèslointain.

M,Maury.UnSous-Bois,quiaurait faitrêverlViaz,tantlepastichede sama-nièreyadevirtuosité!

M.Henri Martin

:

la Beauté,une figureplutôtlaidequiparmidesfleursde songesembles'éleveren uneassomption glorieuse.Lesseinsdansl'ombre,leventre danslalumière,sontdesmorceauxd'un veloutéexquisetd'unepuissance magis-trale

;

seulementlemaîtreicipourraitbien êtreM.PantinLatour.

SALLE XXIV

M.CharpentierBosio:Portraitd'un général.Peinturequia delatenueetdela bravoure.

MlleParsons:UneFamillede Pêcheurs fleHollande,traitéaveclargeur,et dans unsentimentd'intimitétoutehollandaise.

M.Richement: LaCharitédeSaint Yrs. Parmilespauvres,il reconnaîtle Christ.Compositionsage,peinturesavante etimpressionassezdécevante..

SALLE XXV

M.Darrien

:

L'heureoùl'onallume. Restitutionaniméeetamusante duboult-'varJavecdestypesderastaquouèreaetde

camelotségalementtrèsparisiens.Mlle Stomaxti: Portraitd'unecravaterouge

fI d'unejeunefemme

t

;

Iff.ftoybet

;

Portraitde M. Waltncr, -l'illustregraveur,toujoursen reître.Un chaud Roybet,c'est-à-direun morceau

;

brillantetlégèrementfroid.

SALLESXXVt, XVIII et XXIX Cesontlestroisdernièreset ellesrenfer-mentpeudechose.

Il

suffit denepasomet-tre deregarderlesPoissonsdeM.Voiltm, ^paysagesdeMM.Znber et Angoin,

surtoutlepottraitdeMileCoraLaparcerit, parM.Tardieu,trèsjoliparsaseule res-semblance.Mais

il

fauts'arrêteret admirer longtempsdevantlatoilede M.Weryles ,Ra,telicl'g(Amsterdam).C'estlemêmesujet tjweceKiïtraitéparM.Duvent,maisilya toi,enplus,unepoésieétrangeet péné-trante.etdansla perspective desarchitec-turesdela «VeniseduNord

»

uneévoca-tionprofonde,roegiquedu caractèreetde l'àme(Funpays.Lavieerranteet sonin-tfmnuattirant fa tranquillitéendormie d". journéesdeHollande,pe longdece

•canalquin'afr.irrrchangédepuisVander :"y\.h.nouVinti'rMecr,lerefletperdudes :'EP.lpirf'loin!ain«,la mélancolieet la \gorrdellrde',vieilleCité maritime,voilà te quelepcin'ra,.riantpoète,a vueta mis

donssatoile.C'estunejoie decontempler, .ftvnt deqli:;!TieSalon,cetteœuvre .'achevée,magnifiquepromessed'unjeune

tatcnt,pure-visionderêveetdebeauté. '- MarcelFouquier.

,|L ——————————— LE PRÉSIBEBTAUSALON

LeSalondepeinturedecetteannée,auquel neparticipequelasociétédesartistesfrançais, estinstalléplace deEreuil,prèsdupuitsar-tésien,surl'emplacementdesanciensabattoirs deGrenelle.

Levernissageofficiel,quiprécèded'unjour levernissageM.Loubetmondain,aeulieuhier.

estarrivéàdixheuresdu matin dansunlandauferméoùil setrouvaitavec MmeLoubet,legénéralBailloud etM.Com-barieu.LePrésidentdela Républiquea été 'reçuparM.Jean-PaulLaurens,président,et

lesmembresduComitédelaSociété desArtis-1'tesfrançais.

f Leministredel'instructionpubliqueet des beaux-arts,M.Roujon,directeur desbeaux-arts,lesmembresducorpsdiplomatique,des boeifflespoUtiquès,ée hautsfonctionnaires

emplissaientle vestibuleà l'arrivée duPré-sident.

M.Jean-PaulLaurens,ayantsouhaitéla bienvenueàM.Loubet,la visitecommence

:

lapeintured'abord,puislasculpture. M.Lau-rensdirigeie cortègeofficiel.M.Bartholdi donnelebrasàMmeLoubet.

Danslecortègeonaremarqué

:

MM.Delcassé,deLanessan,Fallières, Rou-jon,legénéralBrugère,LoonBourgeois, Poin-caré,Gervais,LouisRicard,Ribot, HenriBou-efaer,CroxieretMcllard,deSelTcs,Lépine, Ca-vard,Laheyrie,Duflos,Delatour,Lozé,Ernest .Carnoi,docteurLannelongue,etc.,etc

:

Mmes 'Delcassé,deLanessan,Brugère,Ribot,Roujon, :deSelves,LouisRicard,ErnestCarnot. ; Danslecampdiplomatique

:

prince deMuns-ter,comteetcomtesseTornielIi,etc.

: Aonzeheurestroisquarts,le Présidentet MmeLoubetontétéreconduitsà leurvoiture,

pincede Breteuil,parlecomité,lenonce apos-toliquc,lesministresprésents,lepréfetdelia SeineetlepréfetdePolice.

- L'art et lapolitique

Nousavonsditquelesmembres dugouver-nementn'avaientpasétéinvitésàassisterà ^inaugurationduSalon.

LecomitédelaSociétédesArtistesfrancs a sansdoutecomprisquecetteimpoUtesse étaitdoubléed'unemaladresse.carhier,à ;.midi?unedélégationde cecomitéserendait

DlaceBeauveaupourprésenter àM.Waldeck-KousseaulesexcusesdelaSociétéetrassurer quec'étaitseulementparsuited'uneerreur quelesministrestion. avaientpasreçud'invita-

-LA GUERREOUTRANSVAAL LesAnglaisà Beïra

Lesdépêchessontaujourd'huiassezsobres dedétailssartesévénementsquisedéroulent enAfrique.Mais.parcontre, ellenousrévè-lentquepartout,émotion,leprojetdesAnglaisonaaccueilliavecdedébarquerunevive destroupesà BeïrapourdébloquerMafeking.

Est-oabiensur,dureste,qu'ils'agisse seu-lementdedébloquerMafeking?Peut-on af-firmer,maintenantquela neutralité portu-gaiseestviolée,qu'onnemettrapasà profit cetteviolationdesterritoiresïiêlïtfespour essayerd'atteindrePrétoriaàmoins?.

ABlœmfontein

Quoiqu'ilensoit,Usituationde lordRoberts àBlœmfontdinparait Ôtredéptlpenpluspré-caire.

Lescommandesôrangistesseréorganisent eneffet,danstout"Rtatlibre

;

lesburghers quiavaientmisbaslesarmesrejoignent par-tout.

Plusde20,000Boerssontdanslesenvirons etlescommandantsEmmeret deWetfreçoi-ventconstammentdesrenforts.

Lasécheressecontinue

;

leschevaux souf-frentbeaucoup;unecompagniedecoloniaux n'aplusquocinqchevauxL'arrêtdelafournituredel'eaudesréser-surpied. voirscausedéjàdegrandessouffrances.

-0 L'ATTENTATCONTRE

LE PRINCEDEGALLES Voiciquelquesdétailsrétrospectifs surl'at-tentatdeSipido.

ADublin,lareineaétéaviséedel'attentat aussitôtqu'enfutparvenuelanouvelle.

Lelord-mairedeLondresa faitafficherla nouvelleàMansion-House.

LeprincedeGallesavaitfaittélégraphier lui-mêmedelagareàlareineetà laduchesse d'York.

Unnombreconsidérablede dépêches sontar-rivésàMarlborough-House.Citons particuliè-rementlesdépêchesenvoyéesparM.Charles deMosenthal,consulgénéraldel'Etat-Libre d'OrangeenFranceet parle docteurLeyds, représentantenEuropedela Républiquedu Transvaal.

LeprincedeGallesà Liège BRUXELLES,5avril.—Al'arrivéeàLiège dutrainconduisantleprincedéGalles,un grandmouvementdecuriosités'estproduit.Les voyageurssesontprécipitésversla berline, carlanouvelledel'attentatavaitprécédéle princequiaétérespectueusementsalué.

LesexplicationsdeSipido D'aprèsl'Etoilebelge,Sipidoaurait ainsiex-pliquésoncrime

:

Ilconsidéraitquelespuissants quidéchaî-nentlaguerre,méritentd'êtrechâtiéset,ayant apprisqueleprincedeGallesdevaitpasser parBruxelles,ilavaitrésoludese fairele «vengeurdel'humanité.aPassantauxdétails del'actecommisparlui,ila racontéquedans lagare,ils'étaitfaitindiquerparle premier passantmoment,venu,le princedeGalles,àqui.àce

undomestiqueprésentaitunetasse de thé.Sipidoa attendule départde ce domestiquepourseprécipiterversla ber-line.

A LA CHAMBRE

Audébutdelaséance,M.Dulaua déposé sonrapportsurle projetayantpourobjet d'étendrecertainesdispositionsduCodepénal, envuederéprimerlestroublesapportés àl'or-drepublicparteemembresduclergé. Legéné-raldeGalliflet,ministredela guerre, répon-dantàunequestiondeM.Binder,a annoncé deprochainschangementsdanslagarnisonde Paris.EtlaChambreacontinuéladiscussion delaloisurFarméecoloniale.

M.FleuryRavarin

a

soutenuttncontre pro-jettondantaurattachementdel'armée colo-nialeauministèredelamarine.

Leministredelaguerreet lerapporteurde lacommission,M. deMontebello,ontcombattu cecontreprojetqui,appuyéparM. deMahy,

aétéfinalementrepoussé par393voixcon-tre152.

Lasuiteàaujourd'hui.—L.V.-M. — —

AU SÉNAT

:—+ ,

LeSénatadiscutéhierlebudget del'instruc-tionpublique.M.Straussa obtenu lerétablis-sementducrédit,votéparlaChambre etsup-priméparla commissionsénatoriale,affecté autraitementdel'inspecteurchargé dudéve-loppementdesœuvrespost-scolaires.Ilsiedde féliciterleSénatd'avoir émiscevoteparle-quelilaprouvésasollicitudeéclairéepourla grandeoouvrejamaisaOhevée,toujoursà re-commencer,del'instructionpopulaire.De même,malgrélesrésistancesdela commis-sion,M.MaximeLecomtea faitadopterun amendementayantpourobjetd'assimilerles brevetésdeClunyauxbrevetésdesfacultésqui sontpourvusdumêmediplôme.Unpeuplus loin,leministrede l'instructionpubliquea aisémentobtenulerétablissementd'uncrédit de5,000fr.nécessairespourpouvoiraccorder del'avancementauxinspecteurs del'ensei-gnementprimaire.

Etnousdevonssurtoutsignalerle voteim-portantémisparleSénatsurlechapitre67: traitementdupersonneldel'enseignement pri-maireélémentaire.LaChambreavaitvotéune augmentationde3,761,000francs pouramé-liorerla situationdesinstituteurs. Lacom-missionsénatorialeavaitsupprimécecrédit. Malgréla résistancedelacommission, l'aug-mentationa étéréinscriteaubudgetpar184 voixcontre89.

LeSénata faitlà bonnebesogne républi-caineetiln'yaqu'àapplaudir.

Aprèsavoirvotésansmodificationlebudget desBeaux-Arts,leSénatarenvoyéà aujour-d'huilasuite.—L.V.-M.

LAREINEVICTORIAENIRLANDE Dublin,5avril.

-Letempsestmagnifique.

C'estaupontdeLeeson-Streetqu'aeulieuà l'arrivéedelasouverainela cérémoniedela remisedesclefsdelaville.

Unhérautd'armes,stylemoyen-âge, quipré-cédaitlaprocassionroyale,s'estprésentéaux portesdelaCité,

Lapremièrevoiturédelàréinés'estarrêté? aupointoùsetrouvaientlelord-maireet sa corporation.

Lelotd-maireavait,àsagauche,lesclefsde lavillesurunéoussin,et,àsadroite, leporte-épéedelaCité.

Lelord-maires'estavancéavectecoussin,et leprésentantàlareine,luia dit

:

«J'offreà VotreMajestélesclefsdel'antique citédeDu-blin.o

Lareineadonnél'ordreaulord-maire deré-prendretesclefsetettesontétérendues auma-réchaldelaCité.

Lamêmecérémonieaeulieupourleglaive delaCité.

Lecortègesecomposaitdepiqueurs, depo-liceàcheval,d'uneescortedegardes.

Puisvenaitunevoitureavecdesofficiersde lamarineetdel'armée.Uneautrevoiture sui-vMt,contenantlaprincesseHenry deBatten-bergetfaprincesseChristian,puisle groupe dolareineescortéparlamai&onmilitaire.

Enfinlecortègea atteintla résidence vice-royaled'assez bonneheuredansl'après-midi.

Lareineatrèsbiensnpportélesfatiguasde lajournée.

Suivantplusieursjournaux,leséjourdela reineenIrlandedarerai

t

troissemaines.

Lareinereviendraità Windsorle 18cou-rant:elleiraità Londrespasserdeuxjours,

verslemilieudemai,puiselleretournerait

â

Windsorjusqu'au20mai,pourallerensuiteà Balmoral.

Belfast,5avril. Hier,danslasoirée,destroublessesont pro-duits.Uaefoute,conduite pardesnationalis-tes,etayantàsa têteunemusique,a brisé plusieursLafoulefenêtress'estensuiteavecdespierres.dirigée

versCromac-Square,etaattaquél'école, dontelleaégale-mentbrisélesvitres.

Lapoliceestintervenueetadispersé lesma-nifestants.

L'EXPOSITION DE

1900

Lethéâtrependantl'Exposition. —En-vois de Fécamp.— Le train du

tsar. —Pénuriede servantes. NotreconfrèreVictorRoger,trèsdocumenté surleschosesduthéâtre,vientdepublierune intéressanteétudedelaquellenousextrayons lesquelquesrenseignementssuivants

:

Du1"maiau1"novembre1889,la recette totalede théâtress'élevaau chiffre respecta-blede14,885,249fr.(quatorzemillionshuit centquatre-vingt-cinqrante-neuffrancs). milledeuxcentqua-Voiciletableaudesthéâtresfigurantdans cechiflreavecleursrecettesrespectives:

L'Opéraencaissa2,580,840fr

;

laComédie-Française,1,193,041francs;Opéra-Comique, 1,066,079fr.;Odéon,307,638fr; Vaudeville, 305,234fr.;Variétés,684,790fr.; Gymnase, 452,214fr.

;

Palais-Royal,515,598fr.

;

Nouveau-tés,380,438fr.;Porte-Saint-Martin,674,427fr.;

Gaîté,492,178fr.

;

Ambigu,329.10fr.

;

Châte-let,1,436,980fr.;Cluny,139,400 fr.;Château-d'Eau,46,606fr.; Renaissance,129,106fr.; Folies-Dramatiques,380,680fr.; Bouffes-Pari-siens,239,201fr.

;

Menus-Plaisirs,205,221fr.; Déjazet,72,342fr.;Eden-Théâtre,1,381,827fr.; Folies-Bergère,872,300fr.

M.VictorRogerpasseensuiteenrevueles piècesjouéesparcesdifférentsthéâtres. Leba-gagedesnouveautésfutmince,et,aumilieu d'innombrablesreprises,onnepeutciterque lespiècessuivantes,ayantvupourlapremière foislefeudelarampeAlaComédie-Françaiseen1889

:

Alain: Chartier,

un actedtM.deBornier,etlePremierBaiser,un actedeM.EmileBergerat; àl'Opéra:la Tem-pête;àl'Opéra-Comique

:

Esclarmonde

;

aucune piècenouvelleà l'Odéon

;

au Gymnase

:

la Luttepourlavie,d'AlphonseDaudet.

Ilenfutdemêmedanslesautresthéâtreset lamêmeabsencedenouveautéssemanifestera encorecetteannée.

Rienquedesreprisesenperspectivedans touslesthéâtres,àuneseuleexceptionprès,le ThéâtreSarah-Bernbardt,avecl'Aiglon.

Notreconfrèretermineenexprimantla craintequelesdirecteurs n'aientétéimpru-dentsensecontentantd'offrirauxétrangers despiècesreprésentéesdanslemondeentieret traduitesdanstoutesleslangues.

Dansla sectionautrichienne Leministreducommercea institué unco-mitélocalpoursauvegarderlesintérêtsdes visiteursautrichiensdel'Expositionuniverselle deParis.Cecomité,dontlesiègeestàParis, apourprésidentlebarondeKanstein,gérant duconsulatgénérald'Autriche-Hongriedansla capitale.française,etpourvice-présidentsMM. Y.deMorpurgo,présidentdela chambrede commerceaustro-hongroiseà Paris,et O.de Koefft,conseillerdecommerceàVienne.

L'écoledespêchesdeFécamp LachambredecommercedeFécamp orga-niseencemoment,sousla directiondeson dévouéprésident,M.A.Bellet,l'envoi desdif-férentsobjetsetenginsdepêchequ'ellefera figureràl'Expositionuniverselle.

Lachambredecommerceparticiperasous troisformesà cetteExposition

:

exposition particulièredelachambredecommercedans lepavillonconstruitspécialementpourles chambresdecommercemaritimes(quai De-billy)

;

expositiondel'écoledespêches mariti-mesdeFécamp,patronnéeparlachambrede commerce

;

expositionrétrospectivecantonale reconstituanttouslesenginsetmodèles em-ployéspourlapêcheauhareng,aumaquereau, aTerre-Neuve

et

Islande.

Enroutepourl'Exposition OnsignaledeKiewlepassagoparcetteville deplusieursreprésentants del'émirdeBon-kharie,ainsiqued'ungrouped'indigènesdu Turkestanet dela provinceTranscaspienne, 88rendantàl'ExpositionuniverselledeParis.

Al'expositiontunisienne CentcinquanteTunisiensdestinésàfigurer à l'Exposition,soitcommeexposants,soit commesalariésauserviced'exposants,sont arrivéshieràParis.

CesTunisiensontétégroupésencaravane pourlevoyage.Ilsresterontsoumis aucon-trôleducommissairedela sectiontunisienne jusqu'àleurretourenAfrique.Cesvoyageurs exotiquessontplacéssousla directiondeM. Fleury,commissaireadjointdelasection tuni-sienne.

Untrainimpérial

Letransportitalienl'Etna, quivientd'arri-veràRouen,estl'objetd'unevivecuriositéde lapartdupublic.

CenavirequivientdeLibau,apportede nombreuxcolispourl'Exposition.Il trans-porte;notamment,untraincompletservant àl'empereurdeRussie.Lescinqwagonssont surlepontdunavire,recouvertsdebâches,et c'estlàcequiattirelacuriositédespassants.

Ledéchargementdescolisa commencédès hier.Ilsserontdirigésimmédiatementsur Paris.Leswagons,aunombredecinq,seront descendusd'abordà terre,puischargéssur deschalandsquilesconduirontjusqu'à l'Expo-sition,oùilsdoiventfigurerdanslasection russe.Eneffet,ilestimpossible

defaireroulerce trainmpéra surnosvoiesferréesjusqu'à Paris

:

laplupartdeswagonsontplusdetrois mètresdehauteuret il seraitimpossiblede lesfairepassersouslesouvragesd'art.Cette hauteuranormale'explique,laRussieétant unpaysdeplainesettlesvoiesn'étant cou-péesquepartrèspeudepontsetencoremoins detunnels.

EnItalie

M.Salandra,ministredel'agriculture,de l'industrieet ducommerce,représentera, dit-on,legouvernementitalienà l'inaugu-rationdel'ExpositionuniverselledeParis.

Le recrutementdesdomestiques Quelqueshôtelierset restaurateursdeParis, enprévisiondel'augmentationdetravailde leursétablissementspendantla durée del'Ex-position,sesontrendusdernièrementà Lyon pourembaucheruncertainnombre decuisi-nièresetdefemmesdechambre.Celles-ci, sé-duitesparlapenséedeconnaîtrelacapitaleet devoirl'Exposition,n'ontpascraintdequitter leurvillenatale.

Cetexoden'apastàrdéà sefairevifément sentir

;

actuellement,àLyon, ilestassezdiffi-ciledeseprocurerdesdomestiques."Cen'est doncpaslemomentd'enchanger.

Lesaccidents

Plusieursaccidentssesontproduitsdansla journéed'hier.Leplusgraveestsurvenuau Champ-de-Mars,oùunnomméTsapu,gardien denuitaupavillondeHongrie,aététamponné pardeuxwagonschargésdemarchandises al-lemandesdestinéesà l'Exposition.Lamorta étéinstantanée.

Unaccidentmoinstragique estarrivéave-nuedelaMotte-Piquet,oùunwagonestsorti desrailset esttombédanslesous-sold'un bouillonDuval,d'oùl'onaeutouteslespeines dumondeàleretirer.

——

——-—

LEPRINCEKOTOHITOAVINCENNES LeprincoKotohito-Kanin,accompagnéde deuxofficiersdesasuite,s'estrendu hierma-tinaupolygonedeVincennesoùil a assistéà différentsexercicesexécutésparlestroupesde lagarnison.

Leprince,quiétaitvenuenautomobile,a étéreçuau carrefourdela Demi-Luneparle généralKirgenerdePlanta,commandant d'ar-mes,entouréd'unnombreuxétat-majot..

Le29*bataillondechasseursa exécuté plu-sieursmanœuvresavecuneprécision remar-quable

;

puisle28'dragon,aévoluéet poussé plusieurscharges.

Leprinces'estparticulièrementintéresséau nouveaumatérieldecampagnedes12*et13' d'artillerie.Ila examinéendétaillespiècesde 75mlmdontlescolonelsdesdeuxrégimentslui ontexpliquélefonctionnement.

Undéjeunerauquelassistaient,outre legé-néral,touslesofficierssupérieurs,a étéservi aucercledesofficiersdedragons, magnifique-mentdécorédetrophéesdedrapeaux etdepa-nopliesd'armesfourniesparl'Arsenal.

Dansl'après-midi,le princeKotohito avisitélevieuxfort,ledonjon,lachapelleet lasalled'armes,ets'estretiréen témoignant sasatisfactionaugénéraldePlantaet félici-tantleschefsdecorpsdelabelletenuedeleurs troupes.

L'ÉDUCATIONPHYSIQUE Lerapportde-M.Gervais.—La

com-missiondertnseîgnement. Onadistribuéhierà laChambreletome6 durapportgénéralsurl'enseignement secon-daire.Cerapport,eoocudansuneformedes plusintéressantesetdûàlaplume deM.Ger-vais,députédelaSeine,estconsacré àl'éduca-tionphysique.

Aprèsavoirrelevél'erreurcommise àl'ori-gineaveclesbataillonsscolaires oùl'enseigne-mentsemblaitavoirpourobjetderendre pres-queinutiletouteinstructionmilitaireultérieure, l'auteurdurapportregrettel'espace decon-currencequia diviséjusqu'àprésent l'ensei-gnementciviletl'enseignementdansl'armée quidevraientsecompléterl'unl'autre.

Lerapportconclutàlacréationd'undiplôme spécialconcernantl'éducationphysiqueetqui comporteraitCette certainsavantages.

idéederéformenepeutmanquerd'être examinéeparlaChambre avecunebienveil-lanteattention.

—.——

LESFÊTESDEL'HOTELDE VILLE Pourl'ouverturedel'Exposition Lesyndicduconseilmunicipal,M.Bellan, prépare,d'accordaveclebureau,unegrande fêtequiseradonnéedanslessalonsdel'Hôtel deVille,le21avrilcourant.

Unbanquetd'environ500couverts,avecle PrésidentdelaRépubliqueetlesmembresdu gouvernementcommeinvités,réuniraungrand nombredenotabilitésappartenant àl'Exposi-tionengénéralouàlareprésentationdespays étrangers.

Desconcertsserontdonnésdanslagrande salledesfêteset danslessalonsdubordde l'eau.

LESINGÉNIEURSSANITAIRES

ETLEMÉTROPOLITAIN L'état destravaux—Laventilation.

M.Pollet,inspecteurchargédela partie OuestduMétropolitain, avaitinvitésescollè-guesdelasociétédesingénieursetarchitectes sanitairesàvisiterlestravauxexécutésaux environsdelaplacedel'Etoile.

Unecinquantainedemembresdelasociété, ontacceptél'offreaimabledeM.Pollet,et se sontrendushieraurendez-vousfixéà l'angle delaplacedel'Etoileetdel'avenuede

la

Grande-Armée.

Lesvisiteursontsuivicettedernièrevoieet sontdescendusdanslessouterrainsparl'es calierquidonneaccèsdansleschantiersdela garedelaPorte-Maillot.

Ilsontparcourulesvoiesdeslignesportant surlesplanslesnumérosunetdeux,jusqu'à l'avenueKléber.Ilssesontséparésà sixheu-resetdemie,enchantésdeleurpromenade.

Lesingénieurset architectessanitairesont puconstaterquelestravauxétaient fortavan-cés.Desmaintenant,plusdecinqkilomètres devoiessontterminés,encequiconcernedu moinslesterrassementsetlesmaçonneries.

Aupointdevuesanitaire,ons'estrendu comptequelaventilationfonctionnait admi-rablement;lescourantsd'air,aureste,seront encoreaccélérésparlepassagedestrains.

Parmilespersonnesquiavaientassistéà cettecérémonie,notonsMM.Huet,inspecteur généraldesPontsetchaussées; Lacan,Pucey, Martel,Richon,Ghassin,Thibeault,Mathei, Piot,ingénieursdesArtsetManufacturés, Ber-trand,architecte.

ECHOS

AucoindelarueLacharrièreetdel'avenue Parmentierse trouveunclosgracieusement capitonnédelierreetdeplantesgrimpantes, oùs'égarentdepetitsboutsd'alléesfuyantsous desarbustes.

C'esttejardinducurédeSaint-Ambroise. Nousa'jravonsjamaisentrevula moindre sil-houetteprofane,cebravehommedecurése murantdanssonpresbytèreoùilselivreà la théologieet.àl'étudedeschats.

Deschats

t

ily ena làpardouzaines,par centaines,quiprennentleursébats danslejar-dinet,et,leprintempsvenu,miaulentà la lunepoursaluerl'arrivéeprochaine denou-vellesgénérationsdechats.

Lecurévoittoutescescabriolesavecune philosophieplacide.

Chaquematinlaservantedecéansarriveau milieudecettebasse-couroriginale,aauxpetits desminetselledonnelapâture», etc'estune démonstrationdereconnaissance dontgémis-senttousleséchosd'alentour.

Iln'estpasunminetétique,mêmegaleux, perdusurlesgouttières,abandonnéparun maîtreindigne,quinetrouvelàlegiteet la pâtée.OnenapportedeBetlevitteC

Etdanslepopulaireondésigne cetteména-geriedepetitstigresenliberté

:

leschatsdu pè ét

Aplusieursreprisesnousavonsparlédu funiculairedeMontmartre.Onprocèdeence momentautracédelalignequipourrasans douteêtremiseenserviceauxpremiersjours del'été.

Pourétablirlespavillonsd'attentedespoints terminus,ona dûfairedisparaîtrela vieille écolecommunaleenboisquisetrouvaitentre lesquareSaint-PierreetlarueFoyatier.juste surl'emplacementdel'unedesgares.

Onsaitqu'ilexistesurlaroutedeSèvres

à

Neuilly,auBoisdeBoulogne,uncimetière. Maisonignoregénéralementqu'iln'yresteque douzetombesdontonzesontcomplètement abandonnées.Aussilegardien,nomméparla communedeBoulogne,quisurveille lecime-tièren'est-ilguèredérangé.C'esttoutauplus si,troisfoisparan,onarecours àsesservi-ces.

AuxboutsduPont-au-Change.

ChacundesdeuxboutsduPont-au-Change aétémarquéhierparunpetitévénement.Du côtéduChâteletlastatuedeta Victoirequi surmontela fontainedesPalmiersapparaît, débarrasséedetoutmasque,etdorée magnifi-quement.DucôtéduPalaisdeJustice,leséchafaudages quis'élevaielitdevantlabelleHorlogeducoin duquaiontcommencéà disparaître.Paris, pourlesétrangers,veutsefairebeau. CRÉATIOND'UNMUSÉELAPIDAIRE

A PARIS

-LeConseilmunicipalvaêtreappelé àsepro-noncersurunvœudelacommission duVieux-Paris.

IlexisteruedePoissy,àcôtédelaFourrière, unecasernedepompiersquia comme dépen-danceslesrestesd'uncloîtredesBernardins,le réfectoireettescavesdatantdu14esiècle.La commissionduVieux-Parisdemandequeles pompiersévacuentcelocaluniqueà Pariset qu'unmuséelapidaire,contenanttoutesles pierresquisontàCarnavalet,ysoitétabli.Elle abandonnedonclapropoaitiondeM.Lampué, quidemandaitquecemuséelapidaire soitins-talléàSaint-Julien-Ie-Pauyre. L'ACTION CLERICALE AUX COLONIES LesPèresMaristesinstigateursd'une révolte En Nouvelle-Calédonie.—Indigènes païenset chretiens.—Commentles

troublesse fomentent.—LesCanaquesinstrumentsdes missionnaires.-Travaux

etconstatationsdela Commission

d'en-quête

LegouverneurdelaNouvelle-Calédonie nom-mait,endécembredernier,unecommission spécialeayantmissiondedéterminer exacte-mentles.causesmystérieusesd'unerévoltequi s'étaitinopinémentproduiteparmiquelques tribusdeCanaques.Cettecommission, compo-séedesprincipalesnotabilitésadministratives delacolonie,MM.Leconte,présidentdelaCour d'appel,Fortin,chefd'escadronetdirecteurde l'artillerie,l'administrateurFautier,chefdu servicedesaffairesindigènes,rendcomptede lamissionquiluiaétéconfiée,enpubliaitun rapporttrèsdétailléet trèsinstructif del'en-quêteminutieuseà laquelleelles'estlivrée.Il s'endégageuneaccusationformellecontreles missionnairesdelarégion,desPèresMaristes, dûmentconvaincus'decomplicitéetreconnus, parlesgensdignes defoiquilesontquestion-nés,commeétantseulsresponsablesdeces troubles,qu'ilsavaientpréparés.Cesontlàdes faitsmalheureusementindéniablesqu'onne sauraitassezméditeretdesconstatations avé-réessurlesquellesilestbond'insister.

LaFrancetoutentièreestunchamptrop restreintpourlesmenéesdesCongrégations. Lahaineimplacablequ'ellesontvouéeà la Républiqueetàsesinstitutionsnes'arrêtepas àlafrontière.Leurinfluenceocculte,inspirée parunehostilitétoujoursvive,saitfranchir lesdistancespours'étendrepartout oùsetrou-ventdebonnesâmesàexploiteretdocrédules espritsàduper.Moinsencorequela métro-pole,noscolonies sontàl'abridecesmalsai-nesetdangereusesspéculations.

Tandisqu'àl'intérieurdupays,lesordres religieuxs'exercentà l'envià empoisonnerla jeunesse,pardefunestesenseignements, àcor-romprelaclasseouvrière,pardepernicieux exemples,ilsréussissentnonmoinsaisémentau dehors,dansnospossessionsd'outre-mer,à agirsurlestribusindigèneset à poursuivre auprèsd'ellesleurtâchededémoralisation, avecdesprocédésdifférents maisaussisûre-mentinfaillibles.

Les missionnaires

Lescongrégationsontadmirablement com-pris,dèsquelagrandeœuvredecolonisation nationaleaétéentreprise,dequelleliberté d'ac-tionellesjouiraientimpunémentsousl'égide etlaprotectiondupavillonfrançais,exempts detoutcontrôlegênant.

C'estalorsquel'onavudébarquersurnos terrescolonialesdeslégionsdemissionnaires quisepromettaientd'opérerau loinavecla jésuitiqueaudacequeleursaffiliés manifes-taientdéjàcheznous.Ilss'enallaient, disaient-ilsfallacieusement,aupérildeleurexistence, prêcherlabonneparoledel'évangile, catéchi-serlespeupladesignorantesetramenerauDieu quipardonnesesenfantségarés.L'ingéniosité etl'extrêmeadressedecesystème ontmerveil-leusementservileursintentionset leurspro-jets.Ladernièreenquêtenousapprendqueles indigènesétaientpoureuxdefacilesproies. Sousprétextedefaçonnerleurscerveaux ré-fractairesaubien,lesmissionnairesn'avaient d'autreambition,enlesconvertissant auchris-tianisme,quedelestenirsanscesseengarde contrelesavancesdesEuropéens.Ilssesont appliqués—lespiècesdel'enquêteenattestent assez—àéveillereneuxl'animositéetla mé-fiance,àlesincitercontinuellementà la ré-volte,àlesempêcherdepayerleunimpôts,à leurinterdiredeselaisseremployer parlesco-lonsenqualitédemains-d'oouvrs.

Qu'imaginerdeplushabiledeleurpartpour réserveràleursseulstravaux lesbrasdesnè-gresetpours'appropriertesbiens desindigè-nes?

La capitation

Rappelonslescirconstancesdespremiersin-, cidents.Leschefsdestribus,habitant troister-ritoiresdelacôteEstdelaNouvelle-Calédonie, Kéla,chefd'Ina,Silveri,chefduTieti, etRo-bert,chefdeWagapnes'étaientpasacquittés, l'automneperçoitpassé,del'impôtdecapitation,que

sureuxlegouvernement. L'administrateur,M.deSaiate-Marie.tes frappad'amendeetdeprisonet déléguades gendarmesauprèsdechacund'eux,pourles mettreenétatd'arrestation,KélaetSilverise livrèrentd'eux-mêmes,àl'autorité,maisquand lesgendarmesarrivèrentà Wagap, ilstrouvè-rentlafouledesindigènesameutésquineles laissèrentpasapprocherdeR&bert etlesmena-cèrent,s'ilstentaientdes'enemparerdevive force.Lesgendarmes,craignantden'avoirle dessus,se retirèrentet rentrèrentdansleur quartiersanslesprisonniersattendus.

Quelquesjoursensuite,lesfilsdecestrois chefsécrivirentauprocureurgénéralpourse plaindredesmesuresprisescontreleurspères etpourdemanderjustice.

LefilsdeRobertdénonçaitausurplus l'atti-tudeblâmablequ'auraienteuelesgendarmes enannonçantdatsseraientrequis

auchefdelatribuquedessol-pourlefusiller. Leprocu-reurtransmitcespiècesaugouverneur quidé-signaitaussitôtunecommissiond'enquête, dontlestravauxcommencèrent dèslelende-main.

Cequ'ilsfurent

Lapremièreremarquequefitcette commis-sionluidécouvraitlaplaiedumal.L'agitation s'étaitconcentréedanslestroistribusdeschefs Robert,Kélaet^Silveri, situéesentrelesmis-sionsdeSaint-LéonardetdeTické.Deplusles troubless'étaientparticulièrementpropagéssur unterrainappartenantauxPèresMaristesà Uulgap.

Làseulementl'autoritéavaitétémiseen échecetlesindigènesataientétéapassivamenta maisfranchementhostiles.

Ilsavaientdoncobéiàqui?Aceuxdontle principalintérêtétaitdecréeret d'entretenir soigneusementcetteagitation

:

les maristes voisins,

Unprétexte

Cesdésordresavaientétémistoutd'abord surlecompted'actesarbitrairesetdeviolences commisparl'administrateurde Sainte-Ma-rie.

Lacommissiona faitjusticedeceprétexte, enétablissantqueleslettreséofltesparles fils deschefsincarcérésouenrébellionleuravaient étédictéesparunmariste,lepèreBerne,etque lesfaussesimputationsvisantlesprétendues menacesdesgendarmesavaientétéinventées parlefertileespritdecereligieux.

Lesdangersdel'évangélisation Lesseulestribusquin'aientpastémoigné quelquemauvaisevolonté,lorsdupayement del'impôt,sontcellesquin'onteuprécisément aucunrapportaveclesmissionnaires,étant demeuréespaïennes.Celles-ciadmettent vo-lontierslasuprématiedel'Européen, s'acquit-tentsansmotdireet consententàlabourerle solpourlecompted'autrui.

Lesautres,victimesdal'astuce etdetafour-beriedeleurséducateurs,fontdesobjections sansnombreauxservicesquelescolons ré-clamentd'elleset,récitantfidèlement desle-çonsapprises,auprixdequelles,difficultéson l'adeviné;déclareraientquel'impôtn'estpas équitableetqu'ilestinjustementréparti.

Cessauvagessesontfaitsparignorancepure lesdocilesélèvesdesmissionnairesquiles grugentcyniquementmaisneleursemblent pasmoinslesseulsdignesapôtres delacivili-sation.Onestparcecontrastesuffisamment éclairéCanaquepouraffirmerdevientcatholiquenettementildevientquedèsqu'un

enmême tempsunonnemijurédelaFrance.

Conclusions

Unequantitédedépositionsrecueilliessont annexéesaurapport.Plusdecinquantecolons ontétéinterrogés..Laconduite desmission-nairesleurapparaîtàtoussous

sontourvéri-table.L'undecestémoinsmissionveutarrêter arépondu: «La partouslésmoyens rim-migration.Pourelle,l'immigrationenlèverala colonie,oubienelleempêchera ledéveloppe-mentdel'immigrationmêmeauprixdusang».

Unautredittrèsjustement quelepeuquepos-sèdentlesCanaquespasseinvariablementdans lacaissedelamission.

Lacommission nes'estpasfaitfautedesé-vèrementcondamnerlescoupables machina-tionsdesmissionnairesetdetracerégalement augouvernementdela colonieledevoirqui luiincombe.Elleluirévèled'unmotla se-crèteraisondesmachinationsdecesprêtées

:

«Lemouvementderésistanceà l'autoritén'a qu'unbut

:

pesersurlesintentions dugouver-nementdelaRépublique.»

Legouverneurdela Nouvelle-CalédonieIl sanctionnécetteenquêteeninfligeant unepu-nitionexemplaire,d'uneetdedeuxannées d'internement,auxchefsrebellesetendécidant quedesdémarcheq,seraien

t

promptementfaites auprèsduvicaire'pourobtenirle déplace-mentdesdeuxmissionnairesquis'étaientle pluscompromisdanscetteaffaire.Si ceder-nieravertissementnesufitpas,lesrepressions gagnerontàl'aveniràêtreplusénergiques.

L'abondancedesmatièresnousobligeà t'e. mettreâdemain,notrefeuilleton

LINEDESALAINVILLE PARMm®G. DESAINTE-CROIX BANQUETD'ARTISTESALEURS

MAITRES Dansunetouchantepenséed'union etdere-connaissance,G.Boulanger

,J.

lesanciensélèvesdel'atelier

Lefebvre.Tony-Robert-Fleury quiviennentd'offrirà leursprofesseursun

banquetM.JulianaurestaurantCatelain(Palais-Royal), s'étaitexcusé,etM.J. Lefebvre,de l'Institut,tistes,parmiprésidait,lesquelsentouré

deplusdecentar-MM.Tony-RobertFleury, Tallegrain,Buffet,Gosselin,Thommers,Melchers,Baschet,Panl

Mottelez,Marche, PaulJo-bert,Guignicr,DésiréLucas,Lavergne,Pages, Dechenaud,Louvet,Thierrot,deGremhergbe, Fiat,Blanchard,Widoph,Dambezat,Foreau, AmédéeBuiïet,Gucten,Suau,Maissen, Blon-deau,Knight,J.-D.FrédéricRagot, qui,juste-ment,exposecetteannéeauSalonunetoile trèsremarquée

:

Lesderniersrayons,qui,da l'avisLaréunion,général,estuneœuvrehorspair.

des pluscordiales,a resserté d'unefaçoncharmantelesliensqui,chezles artistesplusencorequepartoutailleurs, unis-sentmaîtresetélèves.

——

-————————————, LARENTRÉEAULYCÉESAlAT-LOUIS

C'esthieràuneheurequelesélèvesinternes dulycéeSaint-Louisontréintégréleslocaux decetétablissementnièrefoisleurrepasdemididanslesécolesaprèsavoirprisuneder- ilsavaientétérépartis.

Lesexternesavaientétéprévenusmercredi dansla soirée,duretouraubercail,desorte quecematinmêmelesclassesreprendront commeToutesparlepassé.lessalles

ontétédésinfectéesd'abord, etrepeintesensuite,etc'estaprèsunexamen approfondidel'étathygiéniquedulycéequela commissionadonnél'autorisationdereprendre lesélèves.

Cependantrectifionsuneinformationdonnée parplusieursconfrères

:

iln'yapasquelques semainesquelederniermalade

a

quitte l'infir-merie,c'estsamedipasséquel'infirmerieaété définitivementévacuée.

IRFOBMATlOIiSPOLITIQUES Lettreauxévêques

M.Waldeck-Rousseau,présidentduconseil, vientd'adresserauxévêquesunelettreoùil dit:

Depuisquelquetempa,t'usagdunbles'étobtir, dansuncertainnombredediocèses.defaireappel auconcoursdemembresdecongrégations nooau-toriséespourorganiserdanslesparoisses desmis-sionsJ'ail'honneurouprédicationse*tra&priinaree®.

d'appitlsrvotreattentionsurla nécessitéquis'imposed'enrevenir

à

l'applioation desdispositionslégaies,etdefairecesserdesmis* sionsetdeslnédicatioitiextraordinaires,quine peuventqueporteratteinteà l'organisation pa-roissiale,quandellesnosontpasunecausade troublepourl'ordrepublic.

CHRONiQUE DRAMATIQUE Théâtrede la Porte-SNint-Martift.

-Jecm-Bart,drameencinqacteset septta-bleaux,deM.EdmondHaraucourt. En1694,lecapitainelibre JeanBart,entre-prenddesortirdaportdeDunicorque,assiégé parlaflottedesAnglais,pourallermettreen gardecontrel'ennemiunconvoideblé.acheté parla France,oùsévitencemomentla fa-mine.

Ildoitavoircommesecondsursonbateaule comtedeForbin,quivale rejoindrequoiqu'il soitmourant,etquoiqu'illaisseà terreune fiancée.HélènedeFrages,quivient toutjuste-mentdes'échapperdeSaint-Cyr,oùellese trouvemalheureuse,pourvenirrejoindre l'hon-mequ'elleaime.

Ellearrivetroptard.LecomtedeForbin vientd'embarquer.,

Maislajeunefilletrbuvechezlui,àsaplace, unautreForbin,le chevalierquiressemble tellementàsonfrère,qu'elles'ytrompe. L'au-tre,quelquepideetsicourtepeulibertin,qu'aitétél'entrevue,laissefaire.Etsira-il aleu letempsdemettresurleslèvresdelabelleun baiserdontle souvenirla poursuivra long-temps.

Cesacripantdechevaliersetrouveavoirété condamnéàmortpouravoirtuéquelqu'unen duel.Ilseraitreconnu siJeanBartnelesau-vait,enl'emmenantavecluiàbord

e

laRaU-leuse,oùle premierspectaclequifrappeses yeuxestceluidesonfrèreqnivientderendre l'âme,Celadonneetquiestétenduà réfléchirmortsurunecivière.

aujeuneétourdi,etil commenceàregrettersonaventureavecHélène. lorsquecelle-cisurvientet s'aperçoitenfin quec'estsonfiancéquiestmort.

Ellefuitdésormaislefrèrevivantavec épou-vante

;

maisondevinequ'ellerestera long-tempspartagéeentrelafidélitéausouvenirde l'hommequiestmortetl'émotionqu'elle res-senttoujoursà se rappelerle baisersurla bouchequ'elleareçudel'autre.

Jediraitoutdesuitequec'estlàleseulre-prochequej'aiàfaireàlapièce daM.Harau-court.Ily alàcommeunlégerfumet deper-versitéquej'aieregrettéjdetrouverdans l'at-mQSohèreaimable,pittoresqueet vaillantede toutleresteuo

rouvre.

JeanBartrenvoîéîa¡;!lefilleàterre.Cest lemomentpourlàRaiUcusidep^TÎ1r ™lafa-veurdel'obscurité.BientôtlesAnglais:pn\ signalés.Ilsontaperçulebateaufrançais.Unt) rencontreestinévitable.Labatailleestperdu d'avancepourJeanBart,quiseraécrasépar lenombre.Maisle corsaireveutmourir glo-rieusement.Nouslevoyons,suivantlalégende, attacheraugrandmatsonfilsCamilleBart, quelefracasdesbouletsfaisaitd'abord trem-bler.Lepetitygagneducourage,et sebât ensuitecommeunpetitlionceau,refusantde serendreetsejetantàlameraprèsqu'ilavu sonpèrefaitprisonnier.Nous

retrouvonsensuiteJeanBartprisonnier avecForbin,enAngleterre.UneAnglaise,que admirelecourageetl'héroïsme,s'estépriseda JeanBartqu'elledraitl'épouser.C'estn'ajamais

vu,etellevou-sonpère,masterBrowtt, unrichearmateur,quivientlui-même l'ap-prendreauprisonnierdansla touroùilest détenu.JeanBartrefuse.Maisil accepteles1 moyensd'évasionquiluisontfournisparelle

:

unelime,uneéchelledecordes,unebarquesur lameraupieddelaLafaminecontinue

tour.

desévirenFrance

:

j

Jeall Bartahâted'yrentrer.LuietForbinrameront, troisjoursettroisnuitssansmanger.Ilssont démontésparlatempête;Forbin,àdemi-mort,* estrecueillipardespécheurs.Iltrouve surW-plageHélènedeFrages,quilereconnaît,etw prenddécidémentàl'aimer,Elleetuneautre jeunefille,sacousine,MarieTogghe,gmaou*

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