Détecteurs gazeux
T. Hennino IPN Orsay UE6 Octobre 2007
Principes de base de la détection de particules Rappels de base
Interactions avec les gaz Construction et utilisation Résolutions et limitations Etalonnage
Quelques exemples
Text books (a selection)
– W. R. Leo Techniques for Nuclear and Particle Physics Exp., Springer, 1994
– G. Knoll Radiation Detection and Measurement, 3rd ed. Wiley, 2000
– K. Kleinknecht Detectors for particle rad. ,
2nd ed., Cambridge Univ. Press, 1998 – C. Grupen Particle Detectors,
Cambridge University Press, 1996
– R.S. Gilmore Single particle detection and measurement, Taylor&Francis, 1992
– W. Blum L. Rolandi, Particle Detection with Drift Chambers, Springer, 1994
Recommendation: Original Articles, Nuclear Instr. and Meth. A, Proceedings of Vienna, Elba, IEEE, Como
Many plots and pictures (partly directly) from
http://pdg.web.cern.ch/pdg/ and
Academic Training Lectures , CERN, 2005
en particulier de Olaf Ullaland, C. Joram and L.
Ropelewski, P. Schune….. et d‘écoles IN2P3 Voir aussi google !! (on y trouve tout)
Bibliographie de base
Rappels de base
Unités
Ordres de grandeurs
Relations essentielles
unités
eV (electronvolt) et ses multiples
1 eV = 1.6 10
-19Joule Æ unité d’énergie Pour les γ , longueur d’onde λ
λ = 2 π ( hc ) / E = 2 π (197 MeV.fm) /E
λ = 1240 MeV.fm / E ou encore λ ( μ m) =1.24/E(eV)
barn et ses sous multiples pour les sections efficaces Æ c’est une surface
seconde mètre
Et parfois, sur les figures, hélas, des atm, des mm Hg
Ordres de grandeur:
masse et énergie
1 eV 1 EeV1 keV 1 TeV1 MeV 1 GeV 1 PeV 1021 eV 1024 eV 1027 eV 1030 eV
1 meV
γ νe
p J/ψ
π
RC
μ
e
1 MeV 1 TeV10 MeV 100 MeV 1 GeV 10 GeV 100 GeV
e K τ Υ W
νμ ντ
H
E LHC
E GSIE JLAB E K(auto)
E K (fourmi) M(fourmi)
Sources
Ordres de grandeur de
sections efficaces nucléaires
Très variable avec l’énergie et le type de particules qui interagisssent
Unité: barn et ses sous multiples (homogène à un surface) Interaction forte (hadron-N) fraction de barn
Surface πr2= 3.14 (0.87)2 Æ 30 mb (particule échangée= π) πN 30-50 mb (résonances à 200)
KN ~ πN
NN 10 - 100 mb ee μb P pb
γp 0.1 – 1 mb νN 3-6 fb/GeV
Ordres de grandeur distance et temps
Longueur
1 m rayon typique de grosses détections
1 mm (10-3 m) précision de positionnement de gros détecteurs ~1/10 mm 1 μm (10-6 m) résolution spatiale de détecteurs ≥ 10 μm
1 nm (10-9) m) longueur d’onde lumière ( λvert= 500 nm) 1 A (10-10 m) ~taille de l’atome
1 fm (10-15 m) ~taille du proton (aussi dénommé Fm pour Fermi)
Temps
1 s la lune est à 1.3 seconde.lumière
1 ms (10-3 s) une particule fait 10 fois le tour du LHC, un ion parcourt environ 5 cm dans un détecteur gazeux
1 μs (10-6 s) un μ vit 2.2 μs, un e- de dérive parcourt 5 cm un gas
1 ns (10-9 s) une particule de β=1 parcourt 30 cm, un π au repos vit 26 ns 1 ps (10-12 s) temps de désintégration d’un méson B
1 fs (10-15 s) ~temps de vie d’un π0 . La lumière parcourt 0.3 μm
Sources pour tester (et aligner) les détecteurs
•Sources radioactives naturelles ou artificielles (<10 MeV)
•Cosmiques 1 μ /mn/sr/cm
2~1 GeV principalement venant du ciel
•Faisceau de particules:
•Faisceaux stables: pratiquement pas de limite (purs, haute I, bien (f)localisés)
•Faisceau secondaire: limites sévères en intensité, pureté, distribution spatiale
• π
±toujours contaminé par μ
±, p
±et e
±et ν
• μ
±contaminé par ν seulement (absorbeur)
•Particules diffusées dans une réaction (alignement)
sources
Energie impulsion
Relations essentielles
E 2 = (pc) 2 + (mc 2 ) 2 m=masse au repos p 2 = p x 2 + p y 2 +p z 2 p = ( p , E )
β =v/c 0 < β < 1
|p| 2 = E 2 -(pc) 2 =(mc 2 ) 2 γ =1/(1- β 2 ) 1/2 1 ≤ γ < ∞
s=( p 1 + p 2 ) 2 t=( p 1 - p 3 ) 2 u =( p 1 - p 4 ) 2 s+t+u=∑m i 2
pc= γβ mc 2 E= γ mc 2
Définition de la section efficace
Flux Φ
Target
dΩ
Unit Area
Ω
⋅
⋅ Φ
⋅
= P N d
dN
s( )
cibleFacteur de probabilité d‘interagir (de diffuser)
Unité: cm2sr-1 : en fait barn/sr, mb/sr….
Particles diffusées/s flux de particles/s centres diffuseurs /cm2
Angle solide = surface de sphère unité
Section efficace
Ω Ω
=
⋅ Ω
⋅
= Φ Ω Ω
Ω Ω
=
Ω
⋅
⋅ Φ
⋅
=
∫ d d d
E
d dN E N
d d
d E P d
d N
P dN
s cible
cible s
σ σ σ
σ
) (
) 1 ,
(
) ,
(
Definition de la sectionefficace différentielle
Ici doublement différentielle Généralisation à N particules
Section efficace différentielle
Section efficace totale
Interaction
particule matière
Interaction particule matière
Particules chargées
1. Elles interagissent en premier lieu avec les électrons du cortège atomique Æ ionisation, excitations diverses avec des temps de relaxation très variables
• Sections efficaces de l’ordre de 10-19 à 10-16 cm2
2. En second lieu, elles interagissent avec les noyaux Æ réactions nucléaires
• Sections efficaces de l’ordre de πr2 = 0.04 10-24 cm2 × A2/3
• soit 40 mb sur le proton à 1.4 barn sur le Plomb
Particules neutres
γ: Effet photoélectrique, Rayleigh scattering (coherent sur atome), Compton, Création de paires, Absorption nucléaire
Neutrons: très dépendant de l’énergie (absorption, fission, collision binaire np Æ np
Pas directement mesurés par un détecteur gazeux
C’est le principe de base de tous les détecteurs
Bethe-Bloch formula
⎥ ⎦
⎢ ⎤
⎣
⎡ − − −
= Z
C I
T c
m z
A c Z
m r dx N
dE
ee e
a
2 ) 2
2 ln(
4 1
2 max 22 2 2 2
2 2
2
γ β β δ
π β ρ
2 2
2 2
max
1 2 / ( / )
2
M m
M m
c T m
e e
e
+
= +
γ
γ β
0.307 MeVg-1cm2 Part. inc.
ralentisseur
Effet de densité Corr. De couche
Ordre de grandeur
π de 1.5 GeV dans Ar (γ ≈ 11.7) I= 15.8 eV
Tmax ≈ 100 / 1.07 = 93 MeV 1er terme = 15.8
2ème terme = 1 3ème terme = 1.8
Æ 1.8 MeVg -1 cm 2
2 / 1 ) ln(
/ ) 8
. ln( 28
2 = ρ + βγ −
δ
I
A
Z
Stopping power curve
EeC
Dépendance en ralentisseur et en particule incidente
Valeur moyenne de l’énergie perdue
dans l’ H2 liquide, l’Hélium, le carbone, L’aluminium, le fer, l’étain et le plomb
Valeur correspondant au
minimum de la perte d’énergie:
À γβ = 3.5 (indépendant de A ralentisseur
Dépendance en particule Æ Principe de base
d’identification de particules dans les détecteurs gazeux
Bethe-Bloch formula
C’est une valeur moyenne
La distribution de perte d’énergie prend des formes variées selon l’épaisseur traversée
Grande épaisseur (
ΔE/E > quelques %)
Ægaussien
Faible épaisseur (quelques dizaines de collisions seulement, typique de 1 cm de gaz)
Ætrès asymétrique:
〈Δ
E
〉> valeur de
ΔE la plus probable
⎥ ⎦
⎢ ⎤
⎣
⎡ − − −
= Z
C I
T c
m z
A c Z
m r
dx N
dE
ee e
a
2 ) 2
2 ln(
4 1
2 max 22 2 2 2
2 2
2
γ β β δ
π β ρ
Pertes par radiations E > EC, seulement pour les e au delà de 700 MeV/Zral
Négligeable pour les autres particules
Cerenkov et radiation de transition négligeables
I=f(A) ?
Z>16 I=10 Z eV Z<16 I=16Z0.9 eV
Fonction de straggling
Valeur la plus probable
Valeur moyenne
Queue < 1% au-delà de 16 keV
( electrons δ )
(Tmax(π)= 13 MeV) (Tmax(e)= 250 MeV)
pion électron
On verra plus tard comment identifier les particules Développements de méthodes spécifiques
Une bible
λ
Iλ
TdE/ ρ dx)
mipX
0g/cm
2et MeV/(g/cm
2)
Bon gaz Mauvais gaz
Une bible (suite)
1, 2, 3…. n collisions
dans Ar
0.06 coll.12 coll.
6 coll.
3 coll.
0.6 coll.
30 coll.
Æ 60 collisions
La forme asymétrique est une
reminiscence du phénomène
élémentaire
Diffusion multiple dans la matière
y
planeet
θplanesont corrélés !!
Il existe des méthodes approchées pour calculer cela (
ÆCERN
booklet/PDG review)
θ θ θ θ
β
0 3
2
3
0 0
1 2
13 6 1 0 038
= = = = ⎧ +
⎨ ⎩
⎫ ⎬
d plan
⎭
rms
d
rms
MeV
cp z L X
x X
. . ln
P(
θ
plan) exp planπθ
θ
= ⎧−
θ
⎨⎪
⎩⎪
⎫⎬
⎪
⎭⎪
1
2 0 2
2
0 2
Une particule
interagit avec les électrons des
cortèges atomiques
) /
287 ln(
) 1 (
4 . ) 716
( 2
0 Z Z Z
gcm A
X − = +
Quelques propriétés des gaz
Ionisation N Ionispairs total
Meaneff. E dE/dx) mipMeV/(g/cm-2 ) N ions pairs primaires
Excitation E. Loss/ ion dE/dx) mipkeV/cm
Wi énergie nécessaire pour produire une
paire e-ion
Un exemple concret de calcul
10 mm de mélange He-iC4H10 (60-40) pour des pions de 150 MeV/c
Wi(He)=41 eV dE/dx(Ar)=0.32 keV/cm np=5.9/cm Wi(iC4H10)=23 eV dE/dx(Ar)=4.5 keV/cm np=46.0/cm
nT= 0.6 × (320/41) + 0.4 × (4500/23) = O.6 × 7.8 + 0.4 × 195.7 = 82.9 paires totales np= 0.6 × 5.9 + 0.4 × 46.0 = 3.54 + 18.4 = 21.9 paires primaires
Rapport = 3.8
Pour des épaisseurs très faible (qques mm), le nombre d’ions primaires peut conduire à une inefficacité
P(m,0) = e
-n) ! ,
( m
e n n
m P
n m −
=
Détecteurs gazeux
Quelques évidences sur la détection de particules
Exigences contradictoires
Interagir le moins possible
Mesure la plus propre
Ne pas influencer le(s) détecteur(s) suivant(s)
Interagir suffisamment pour donner la meilleure information sur
La nature de la particule (masse et charge)
Ses propriétés cinématiques (px, py, pz) avec la meilleure précision
Rapidité, pas de temps mort, efficace, résolution, granularité, bien vieillir
Détecteurs à gaz ‘bien’ adaptés
Une enceinte gazeuse (peu de matière)
Un champ électrique (pas de matière)
Une électrode collectrice (peu ou pas de matière)
Il peut donner une information (0 ou 1), d’amplitude, de temps,
voire plus compliquée
Je veux faire un détecteur gazeux (basé sur l’ionisation)
Une particule chargée ionise les atomes de gaz Æ un volume de gaz idoine étanche
Un champ électrique empêche les recombinaisons Æ une géométrie de distribution de HT
Des électrodes recueillent, et éventuellement, amplifie le signal Æ nature (plaques, fils, bandelettes, circuits imprimés)
Simulation du détecteur Æ paramètres à ajuster en fonction d’un cahier des charges
Construction du détecteur Æ CAO, contrôle qualité, savoir-faire
Une électronique qui traite et enregistre le signal Æ cours de N. Seguin-Moreau
Aspects fonctionnels: exploitation, limitations, vieillissement et SAV
TOUT CELA EST UN VRAI METIER: chercheurs, ingénieurs,
techniciens
Le ‘premier’ détecteur à gaz:
la découverte du positron en 1932
Courbure entrée Æ 63 MeV/c Courbure sortie Æ 23 MeV/c Taille des bulles
Plomb 6 mm Æ perte d’énergie Æ
p Charge = +1 Æ e+
Tout y est déjà
Un détecteur gazeux: comment ça marche
• mode ionization
collection de toute la charge pas de multiplication
gain ~ 1
• mode proportional
multiplication de l‘ionisation signal proportionel à l‘ionisation mesure du dE/dx
avalanches secondaires
nécessité de ‚quencher‘ l‘avalanche gain ~ 104 – 105
• mode proportionel limité
(saturation, streamer) forte photo-émission avalanches secondaires
quenchers indispensables ou
haute tension pulsée; gain ~ 1010
• mode Geiger
photo-émission dominante affecte tout le fil
arrêt de la HT
• étincelles
Régime chambre à ionisation
2 plaques par ΔV=V0
Energie stockée est= ½ CV2 Travail du champ électrique:
W = ∫NqE dz
Δ(1/2CV2) + W = 0 e- ΔU-=-Nez0/Cd
Ions ΔU+= -Ne(d-z0)/Cd Δt-=z0/vD-
d=5 cm E= 500 V/cm Δt+=7.5 mm/ms
Δt-= 5 mm/μs
Signaux très faibles
Marche avec des particules de basse vitesse ou de Z élévée Nécessité impérative d’amplifier
Qu’est que la dérive des électrons
v
t v(t)
vmean
collisions avec les atomes du gaz -> dérive constante au sens macroscopique
Ædéfinition
λ = 1/α
,
λlibre parcours moyen entre 2 collisions
α=α( E , density, nature du gaz)
λ : libre parcours moyen α=1/λ coefficient
deTownsend
vthreshold
Le compteur cylindrique Le compteur cylindrique
proportionnel proportionnel
) ln(
2
) 2 ln(
) (
1 ) 2
(
0
0 0
a C b
a r r CV
V
r r CV
E
πε
πε πε
=
=
=
C est la capacité du ‘condensateur’ par unité de longueur
E et V le champ et le potentiel à une distance r du centre ( a<r<b)
V(r=a)=0, V(r=b)=V
Valeurs typiques: a=0.01 mm, b=10 mm, V ~1000 à 3000 Volts
C= 6.28 × 8.85 10-12 /ln(1000) = 8 pF
10 mm (He-iC4H10) 84 paires e—ions
Signal V = 84 × 1.6 10-19/8 10-12
= 1.68 μV
Æ Il faut amplifier Théorème de
Gauss
Choix du gaz Choix du gaz
Gaz nobles: principalement par
ionisation: n’attrape pas les électrons (monoatomique à couches pleines)
He, Ne, Ar, Kr, Xe
En principe celui qui donne le plus de paires e-ions pour une énergie déposée donnée.
Mais eγ(Ar) = 11.6 eV
ÆPhoton de desexcitation, qui par effet photoélectrique, redonne des
électrons (7 eV suffisent sur le cuivre)
Æ quencher qui absorbe les photons
Æ Les mauvais gaz: capture des électrons
Gaz H (Proba d’
Attachement) Ncoll/s (s-1) à TPN
t (temps d’at- tachement) CO2 6.2 10-9 2.2 1011 0.7 ms O2 2.5 10-5 2.1 1011 0.19 μs H2O 2.5 10-5 2.8 1011 0.14 μs Cl 4.8 10-4 4.5 1011 4.7 ns
Proportion gaz rares dans l’air:
He: 5 ppm Ne 18 ppm
Ar 10000 ppm Kr 1 ppm
Xe 0.1 ppm
41 36 26 24 22
Energie nécessaire pour ioniser
G G é é n n é é ration du signal en ration du signal en g g é é ometrie ometrie cylindrique en mode chambre d
cylindrique en mode chambre d ’ ’ ionisation ionisation
Le signal provient des électrons
A quelle vitesse les électrons dérivent
Æ v
De= 2 à 5 cm/ μ s à TPN
V drift(electron) (en cm/μs)
V drift(electron) (en mm/μs) Mélanges Ar-iC4H10
Gaz nobles Quenchers
Diffusion des
Diffusion des é é lectrons lectrons
Les électrons sont soumis à des chocs incessants avec les atomes Un ensemble d’électrons localisés ‘s’élargit’ selon la formule
Diffusion transverse Le nuage est plus ‘large’
Diffusion longitudinal Le nuage est plus ‘long’
Æ Limite à la résolution spatiale intrinsèque Dt
t
t e N
dN
x
t x
x
x
2 )
(
2 ) (
1
(2 2( ))2
=
= σ
π σ
σ
A.N. Limite en résolution spatiale dans une cellule de O.5 cm remplie Ar+CH4 Æ 300 μm × √0.5 = 210 μm
Sur 1 m, cela donne 300 μm × √100 = 3 mm !!
longitudinal transverse
Ils sont sensibles au champ magnétique
m eH
arctg v v
v
H H
H H
=
=
⎯ →
⎯
= +
⎯ →
⎯
ω
ωτ α
α
τ ω
) (
1
2 2τ = 1/NσVder = temps moyen entre 2 collisions
Cas du champ B perpendiculaire aux lignes de champ
La relation temps de dérive distance de dérive est modifiée Cellule BABAR@SLAC
Le phénomène de diffusion peut être réduit par un champ B // au champ E
2 , 2
1 + ω τ
=
⎯→
⎯
H H T TT
D D D
e/m=1.76 1011 rad.s-1T-1
ωτ peut prendre des valeurs entre 1 et 10 !
Æ Sur une TPC, gain d’un facteur 100 en résolution
Les ions dérivent… comme des escargots
vion/ve = 0.0070 / 3.5 = 1/500 V=2000 volts
d=5 mm, P= 1 atm
Vion(Ar) = 1.7 × 2000 / 0.5
= 0.007 cm/μs
Mobilité définie par
P E
v
der+
=
μ
Pour p=1 atm
Reduced field E/P
La multiplication se fait tout près du fil
10 μm 100 μm 1 mm 10 mm
champ E
Avec U=3500 V,
a=0.01mm et b=10 mm E= 5000 V/m à 10 mm E=50000 V/m à 1 mm E= 5 MV/m à 10 μm Champ en 1/r
Génération du signal en champ fort
Évolution temporelle de l’avalanche
a. L ’électron dérive vers l ’anode b. Formation de l ’avalanche
c. Électrons et ions crées à la même place ( L ’avalanche s’arrête quand la charge d’ espace des ions réduit le champ)
d. Le nuage des électrons dérive vers l’anode d ’un coté e. Les ions partent à la cathode lentement
Les électrons sont collectés rapidement par l’anode En quelques ns (d=20-30 mm / 50 mm/ms
Æ~ ns !!
Le nuage d’ions va dériver lentement vers la cathode
Qui peut stabiliser le processus
Les atomes de quencher
Absorbent les photons UV qui
risqueraient d’emballer le processus et de détruire le fil
Et excitent des états vibrationnels et rotationels
Méthane CH4, Ethane C3H8, Isobutane C4H10, Ethanol HCH3CO2, CO2,Fréons, DME
De nombreux mélanges ont été testés
Inconv
Inconv é é nients: par brisure des liaisons, on nients crée des radicaux libres polluants, corrosifs, polymérisables, etc… qui endommagent à
terme le détecteur.
Amplification (Avalanche) gazeuse (cellule à 1 seul fil)
E (r) = CV
02 πε
0⋅
1 r V (r) = CV
02 πε
0⋅ ln r a
anode
Électron primaire
Les électrons dérivent vers l‘anode
Très près du fil E > E
threshold, la multiplication commence
Æ l‘amplification de développe
Génération du signal en mode proportionnel
ri=ra+nλ
Avec V=3500 V
E= 5000 V/m à 10 mm E=50000 V/m à 1 mm E= 5 MV/m à 10
μm ln(r
i/r
a)
Æn
λ/r
a=
εln(r
b/r
i)
Æln(r
b/(r
a(1+
ε))) R =
ΔU
+/
ΔU
-~ ln(r
b/r
a) /
εr
a=10 mm, r
b=10 mm
R > 6
De plus les ions doivent parcourir r
b- r
aÆ ms
Le signal provient des ions !!
amplification
Proportionel versus avalanche
Rapport du signal induit par les e
-au signal induit par le
déplacement des ions
Détecteur cylindrique de rayon 10 mm (r
anode=10
μm)
Mode prop.: R > 1 sur 97%
Mode aval. R < 1, contribution dominante
(multiplication) très près du fil
MAIS constantes de
temps très différentes !!
Rapport R = ΔU- /ΔU+
Distance au centre (mm)
0.01 0.1 1. 10.
Régime proportionel
Zone avalanche
dominé par les e-
dominé par les ions
R=1
Évolution temporelle du signal
Hypothèse: le signal est dominé par le mouvement des ions
0 2 2
0 max
2 0
0 0
0
0 2 0
0 0
0 0
0
) (
) 1
4 ln(
) (
) (
1 2
) ) ln( (
) 2 (
CV a b
T P
Pa t CV t CV
V
P t a CV
t r
r P CV P
E dt
v dr
a t r dV CV
t V
drift
t
+
+ +
+ + +
= −
+
−
=
+
=
=
=
=
−
=
−
= ∫
μ πε
πε μ πε
πε μ
πε μ μ
πε Tension V(t) induite à t
Vitesse de dérive des ions Position des ions à t
Tension en fonction de t
Temps maximal (tous les
ions sont collectés
En circuit ouvert, le
‘condensateur se
charge avec un temps caractéristique de la vitesse de dérive des ions
Sur un circuit de constante RC, le
signal est ‘coupé’ (le PA évacue les
charges), mais reste proportionel à la
perte d ’énergie
Évolution temporelle du signal
RCélectronique = 1/τ
a=10 m, b=8 mm, C= 8 pF, μ+=1.7 cm2V-1bar-1, V0=3 kV
Æ T=550 μs
Gain en amplification
Sous l’influence de E, création de dn e
-supplémentaires dn= α n
α = f(E,gas)
a =1/λ
quelques valeurs du coefficient de Townsend
Æ n(r+dr)= n
0(r)e
α(E(r))dr ∫
=
ra
rC
dr r T
anode
n e n
) α(
Xe He
Ne
Kr Ar
= f(r)
Gain en amplification: coeff de Townsend de mélanges
Mélanges Ar-X
X=0.07 Ether
X=0.13 Ether
X=0.25 Ether X=0.13 alcool
X=0.13 acétone
X=0.25 acétone
Sensibilité à la concentration
Une bonne approximation pour calculer α
⎥ ⎦
⎢ ⎤
⎣
⎡
= Δ )
) ln( ln(
) 2 ln(
) ) ln(
ln(
min
pa b a E
V V
a b α V
Formule de Diethorn
p = 1 bar Ar:CH
4(90:10) a=0.0015 cm, b=0.5 cm, V=1300 Volts
Æ α= 3 10
5GAZ W
(eV)
K
(V.bar-1.cm-1)
ΔV (eV) Ar-CH4
(90:10)
26 4.8 104 23.6
Ar-CH4 (95-5)
40 4.5 104 21.8
He-C4H10 (96:4)
40 1.48 104 27.6
Xe-Ar-CO2
(25:65:10) 25 6.0 104 18.3
LHCb
Δ
V en eV; Emin en kV.cm
-1p = 1 bar Ar:CH
4(90:10)
a=0.0015 cm, b=0.5 cm,
V=1400 Volts
Æ α= 1 10
4Valeurs de gain et Stabilité du gain
•Stabilité de la HT
Environ 1% de variation de gain par volt de HT
•Pression du gaz
Environ 0.2% à 0.4 % de variation de gain par mbar
•Composition du mélange
Environ 0.5 % de variation du gain pour 0.1% de var. de la concentration du quencher•Diamètre du fil
•Dépôt et vieillissement
•Flux de particules
(modifications locales du champ)
Gain dépend très fortement du mélange, de la HT, etc…
Kr:CH4 Kr:C2H6
90:10 90:20
90:30
90:40
Pour 80 paires et un gain de 10
2 Æà l’oscilloscope sous 50 Ohms 2 mV avec une largeur de 30 ns
Æil faut amplifier encore
GAIN
105
104
103
En principe, tout peut se calculer
Simulation GARFIELD de la relation temps-distance et de la résolution (fluctuation de l’ionisation, diffusion)
Géométrie cellule contour champ E Vdérive HADES@GSI
2 ns = 70 μm
La dérive des électrons est calculable
Existence de programme dédiés: Garfield,
Magboltz,
• Propriétés des molécules
• Pression
• Mélange
• Géométrie de distribution de V
Il faut en général mesurer et ajuster finement
Vitesse de dérive
La forme des impulsions aussi
Chaque ‘petite’ impulsion correspond à une ionisation primaire
La dispersion en temps d’arrivée reflète la géométrie de l’impact (trajectoire) dans la cellule
Il faut détecter le premier qui arrive Æ trigger (déclencheur) pour avoir accès directement à la distance trajectoire-anode
trigger
Le mélange
La température L’humidité
La pression
L’oxygène
Il faut TOUT contrôler:
V
dérive(donc la résolution) dépend de plein de
paramètres
90:10 à 40:60
200 à 340 °K 0 à 5%
0 à 5 %
0.93 à 1.1 bar