SALLE DES CONCERTS – CITÉ DE LA MUSIQUE
L’Orfeo
Claudio Monteverdi
Projet de Luciano Berio
Vendredi 1
erfévrier 2019 – 20h30
Il est difficile de donner une définition du langage musical de Berio tant son œuvre est éclectique, ses inspirations plurielles. La Philharmonie de Paris met à l’honneur les multiples facettes du compositeur, aujourd’hui consi- déré comme une figure de proue de la musique moderne.
Si Berio se nourrit de l’avant-garde musicale de l’école de Darmstadt, il se tourne également vers les musiques du passé, et en propose une relecture très personnelle : ainsi avait-il revêtu la musique de L’Orfeo de Monteverdi d’une sonorité contemporaine au début des années 1980. Avec cet Orfeo, créé à Florence en 1984, il s’agissait pour lui d’écouter différemment l’histoire et de l’actualiser avec des sons nouveaux. La plupart des musiciens de la création se retrouvent pour L’Orfeo, une reprise du concept initial imaginé par Berio.
L’Orchestre National des Pays de la Loire et les Neue Vocalsolisten Stuttgart interprètent la très célèbre Sinfonia. Riche de citations musicales et littéraires, elle sera introduite par les Lieder de jeunesse de Mahler orchestrés par Berio.
Les compositions pour instruments seuls seront aussi représentées, Berio s’étant particulièrement distingué dans ce répertoire. Ainsi, Michael Barenboim propose un récital de violon construit autour de la Sequenza
viii, mise en miroir avec des pièces de Paganini, Sciarrino et Tartini.
De leur côté Revue Blanche et Zonzo Compagnie donnent Berberio, qui saura captiver l’attention des plus jeunes, tout comme le concert Twice Upon a Time réalisé par l’Ensemble intercontemporain et des élèves d’écoles primaires de la Ville de Paris. L’enfance sera aussi au cœur du Carnaval des animaux, dans lequel les solistes des Siècles traduiront la facétie des fables animalières de Saint-Saëns, Berio et Joubert, accompagnées d’illustrations créées par Grégoire Pont.
Pour clore ce week-end, musique italienne et modernité seront à nouveau de mise avec la création française d’Inedia prodigiosa, de Lucia Ronchetti, avec l’Ensemble vocal Sequenza 9.3 et les chœurs amateurs de la Seine- Saint-Denis, placés sous la direction de Catherine Simonpietri.
Vous avez la possibilité de consulter les programmes de salle en ligne, 5 jours avant chaque concert, à l’adresse suivante : www.philharmoniedeparis.fr
WEEK-END BERIO+
Luciano Berio, 1976
© Centro Studi Luciano Berio
Il est difficile de donner une définition du langage musical de Berio tant son œuvre est éclectique, ses inspirations plurielles. La Philharmonie de Paris met à l’honneur les multiples facettes du compositeur, aujourd’hui consi- déré comme une figure de proue de la musique moderne.
Si Berio se nourrit de l’avant-garde musicale de l’école de Darmstadt, il se tourne également vers les musiques du passé, et en propose une relecture très personnelle : ainsi avait-il revêtu la musique de L’Orfeo de Monteverdi d’une sonorité contemporaine au début des années 1980. Avec cet Orfeo, créé à Florence en 1984, il s’agissait pour lui d’écouter différemment l’histoire et de l’actualiser avec des sons nouveaux. La plupart des musiciens de la création se retrouvent pour L’Orfeo, une reprise du concept initial imaginé par Berio.
L’Orchestre National des Pays de la Loire et les Neue Vocalsolisten Stuttgart interprètent la très célèbre Sinfonia. Riche de citations musicales et littéraires, elle sera introduite par les Lieder de jeunesse de Mahler orchestrés par Berio.
Les compositions pour instruments seuls seront aussi représentées, Berio s’étant particulièrement distingué dans ce répertoire. Ainsi, Michael Barenboim propose un récital de violon construit autour de la Sequenza
viii, mise en miroir avec des pièces de Paganini, Sciarrino et Tartini.
De leur côté Revue Blanche et Zonzo Compagnie donnent Berberio, qui saura captiver l’attention des plus jeunes, tout comme le concert Twice Upon a Time réalisé par l’Ensemble intercontemporain et des élèves d’écoles primaires de la Ville de Paris. L’enfance sera aussi au cœur du Carnaval des animaux, dans lequel les solistes des Siècles traduiront la facétie des fables animalières de Saint-Saëns, Berio et Joubert, accompagnées d’illustrations créées par Grégoire Pont.
Pour clore ce week-end, musique italienne et modernité seront à nouveau de mise avec la création française d’Inedia prodigiosa, de Lucia Ronchetti, avec l’Ensemble vocal Sequenza 9.3 et les chœurs amateurs de la Seine- Saint-Denis, placés sous la direction de Catherine Simonpietri.
Vous avez la possibilité de consulter les programmes de salle en ligne, 5 jours avant chaque concert, à l’adresse suivante : www.philharmoniedeparis.fr
WEEK-END BERIO+
Vendredi 1
erfévrier
20H30 SPECTACLE
L’ORFEO – BERIO
ESTUDIANTINA D’ARGENTEUIL ORCHESTRE DU CRR DE PARIS ET DU PSPBB GROUPE JAZZ-ROCK DU CRR DE PARIS HARMONIE DU CRR DE PARIS LE JEUNE CHŒUR DE PARIS MAURIZIO DINI CIACCI, DIRECTION KRESIMIR SPICER, ORFEO CAROLINE JESTAEDT, EURIDICE NICOLAS CERTENAIS, CARONTE MARIE KALININE, PROSERPINA FRÉDÉRIC CATON, PLUTONE
MARIE-BÉNÉDICTE SOUQUET, LA MUSICA, LA SPERANZA, LA NINFA
MARIE-ADELINE HENRY, LA MESSAGGERA GUIDO SODO, STEFANO PILATI, BERGERS FRANCESCO PISANU, CLAVIERS ET ARRANGEMENTS ROCK
MARCO CROSETTO, CLAVECIN, ORGUE, CHEF DE CHANT
MICHELE TADINI, CRÉATION ÉLECTRONIQUE ET RÉGIE SONORE
LUDOVIC LAGARDE, SCÉNOGRAPHIE JOCHEN SANDIG, MISE EN MOUVEMENTS ELIZABETH CALLEO, COORDINATION À LA MISE EN SCÈNE
ANGELA IDA DE BENEDICTIS, CONSEILLÈRE MUSICOLOGIQUE ET RESPONSABLE DE LA PARTITION
L’Orfeo de Claudio Monteverdi - Projet de Luciano Berio – Réalisation de Maurizio Dini Ciacci, Luca Francesconi, Betty Olivero, Francesco Pisanu (version 1986)
Vendredi, à 19h, rencontre avec Angela Ida De Benedictis.
Samedi 2 & Dimanche 3 février
15H00 SPECTACLE JEUNE PUBLIC
BERBERIO
ZONZO COMPAGNIE - REVUE BLANCHE LETIZIA RENZINI, MISE EN SCÈNE, VIDÉO PIETER NYS, LUMIÈRES, SCÉNOGRAPHIE, TECHNIQUE
JOHANNA TRUDZINSKI, COSTUMES LORE BINON, SOPRANO CAROLINE PEETERS, FLÛTES ANOUK STURTEWAGEN, HARPE KRIS HELLEMANS, ALTO
Un spectacle de Letizia Renzini et Revue Blanche
Musique de Luciano Berio, Cathy Berberian et Revue Blanche
Samedi 2 février
15H00 CONCERT PARTICIPATIF EN FAMILLE
CARNAVAL DES ANIMAUX
SOLISTES DES SIÈCLES
EMMANUEL BÉNÈCHE, RÉCITANT ET PRÉSENTATEUR
GRÉGOIRE PONT, ILLUSTRATIONS LIVE
Camille Saint-Saëns Le Carnaval des animaux Luciano Berio Opus Number Zoo Julien Joubert Trois Fables de La Fontaine
Samedi à 10h, atelier de préparation.
19H00 CONCERT PERFORMANCE
TWICE UPON A TIME
ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN
ÉLÈVES D’ÉCOLES PRIMAIRES DE LA VILLE DE PARIS JENS McMANAMA, DIRECTION
JOËL SOICHEZ, ASSISTANT DE DIRECTION JÉRÔME COMTE, CLARINETTE DIDIER PATEAU, HAUTBOIS JOHN STULZ, ALTO
Luciano Berio Lied, pour clarinette Sequenza VII, pour hautbois Lucia Ronchetti A solo, pour alto Luciano Berio
Twice Upon..., théâtre sans paroles pour six groupes d’enfants (création française)
20H30 CONCERT SYMPHONIQUE
SINFONIA – BERIO
ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE NEUE VOCALSOLISTEN STUTTGART PASCAL ROPHÉ, DIRECTION ANDRÈ SCHUEN, BARYTON
Gustav Mahler
Lieder de jeunesse (orchestration de Luciano Berio)
Luciano Berio Sinfonia
Dimanche 3 février
15H00 RÉCITAL
VIOLON VIRTUOSE
MICHAEL BARENBOIM, VIOLON
Giuseppe Tartini Sonate « Le Trille du Diable » Salvatore Sciarrino Caprices
Luciano Berio Sequenza viii, pour violon Niccolò Paganini Caprices nos 1, 6, 17, 16, 9, 24
16H30 CONCERT
INEDIA PRODIGIOSA
ENSEMBLE VOCAL SEQUENZA 9.3
CHŒURS AMATEURS DE LA SEINE-SAINT-DENIS CATHERINE SIMONPIETRI, DIRECTION HIROSHI HAMADA, CHEF DE CHŒUR MARIE JOUBINAUX, CHEF DE CHŒUR EDWIN BAUDO, CHEF DE CHŒUR
Lucia Ronchetti Inedia prodigiosa
Récréation musicale à 16h pour les enfants dont les parents assistent au concert du dimanche 3 février à 16h30.
WEEK-END BERIO+
ACTIVITÉS
EN LIEN AVEC LE WEEK-END BERIO+ SAMEDI
Le Lab à 11h LE ZOO DE BERIO DIMANCHE Café musique à 11h LUCIANO BERIO
Il est difficile de donner une définition du langage musical de Berio tant son œuvre est éclectique, ses inspirations plurielles. La Philharmonie de Paris met à l’honneur les multiples facettes du compositeur, aujourd’hui consi- déré comme une figure de proue de la musique moderne.
Si Berio se nourrit de l’avant-garde musicale de l’école de Darmstadt, il se tourne également vers les musiques du passé, et en propose une relecture très personnelle : ainsi avait-il revêtu la musique de L’Orfeo de Monteverdi d’une sonorité contemporaine au début des années 1980. Avec cet Orfeo, créé à Florence en 1984, il s’agissait pour lui d’écouter différemment l’histoire et de l’actualiser avec des sons nouveaux. La plupart des musiciens de la création se retrouvent pour L’Orfeo, une reprise du concept initial imaginé par Berio.
L’Orchestre National des Pays de la Loire et les Neue Vocalsolisten Stuttgart interprètent la très célèbre Sinfonia. Riche de citations musicales et littéraires, elle sera introduite par les Lieder de jeunesse de Mahler orchestrés par Berio.
Les compositions pour instruments seuls seront aussi représentées, Berio s’étant particulièrement distingué dans ce répertoire. Ainsi, Michael Barenboim propose un récital de violon construit autour de la Sequenza
viii, mise en miroir avec des pièces de Paganini, Sciarrino et Tartini.
De leur côté Revue Blanche et Zonzo Compagnie donnent Berberio, qui saura captiver l’attention des plus jeunes, tout comme le concert Twice Upon a Time réalisé par l’Ensemble intercontemporain et des élèves d’écoles primaires de la Ville de Paris. L’enfance sera aussi au cœur du Carnaval des animaux, dans lequel les solistes des Siècles traduiront la facétie des fables animalières de Saint-Saëns, Berio et Joubert, accompagnées d’illustrations créées par Grégoire Pont.
Pour clore ce week-end, musique italienne et modernité seront à nouveau de mise avec la création française d’Inedia prodigiosa, de Lucia Ronchetti, avec l’Ensemble vocal Sequenza 9.3 et les chœurs amateurs de la Seine- Saint-Denis, placés sous la direction de Catherine Simonpietri.
Vous avez la possibilité de consulter les programmes de salle en ligne, 5 jours avant chaque concert, à l’adresse suivante : www.philharmoniedeparis.fr
WEEK-END BERIO+
Vendredi 1
erfévrier
20H30 SPECTACLE
L’ORFEO – BERIO
ESTUDIANTINA D’ARGENTEUIL ORCHESTRE DU CRR DE PARIS ET DU PSPBB GROUPE JAZZ-ROCK DU CRR DE PARIS HARMONIE DU CRR DE PARIS LE JEUNE CHŒUR DE PARIS MAURIZIO DINI CIACCI, DIRECTION KRESIMIR SPICER, ORFEO CAROLINE JESTAEDT, EURIDICE NICOLAS CERTENAIS, CARONTE MARIE KALININE, PROSERPINA FRÉDÉRIC CATON, PLUTONE
MARIE-BÉNÉDICTE SOUQUET, LA MUSICA, LA SPERANZA, LA NINFA
MARIE-ADELINE HENRY, LA MESSAGGERA GUIDO SODO, STEFANO PILATI, BERGERS FRANCESCO PISANU, CLAVIERS ET ARRANGEMENTS ROCK
MARCO CROSETTO, CLAVECIN, ORGUE, CHEF DE CHANT
MICHELE TADINI, CRÉATION ÉLECTRONIQUE ET RÉGIE SONORE
LUDOVIC LAGARDE, SCÉNOGRAPHIE JOCHEN SANDIG, MISE EN MOUVEMENTS ELIZABETH CALLEO, COORDINATION À LA MISE EN SCÈNE
ANGELA IDA DE BENEDICTIS, CONSEILLÈRE MUSICOLOGIQUE ET RESPONSABLE DE LA PARTITION
L’Orfeo de Claudio Monteverdi - Projet de Luciano Berio – Réalisation de Maurizio Dini Ciacci, Luca Francesconi, Betty Olivero, Francesco Pisanu (version 1986)
Vendredi, à 19h, rencontre avec Angela Ida De Benedictis.
Samedi 2 & Dimanche 3 février
15H00 SPECTACLE JEUNE PUBLIC
BERBERIO
ZONZO COMPAGNIE - REVUE BLANCHE LETIZIA RENZINI, MISE EN SCÈNE, VIDÉO PIETER NYS, LUMIÈRES, SCÉNOGRAPHIE, TECHNIQUE
JOHANNA TRUDZINSKI, COSTUMES LORE BINON, SOPRANO CAROLINE PEETERS, FLÛTES ANOUK STURTEWAGEN, HARPE KRIS HELLEMANS, ALTO
Un spectacle de Letizia Renzini et Revue Blanche
Musique de Luciano Berio, Cathy Berberian et Revue Blanche
Samedi 2 février
15H00 CONCERT PARTICIPATIF EN FAMILLE
CARNAVAL DES ANIMAUX
SOLISTES DES SIÈCLES
EMMANUEL BÉNÈCHE, RÉCITANT ET PRÉSENTATEUR
GRÉGOIRE PONT, ILLUSTRATIONS LIVE
Camille Saint-Saëns Le Carnaval des animaux Luciano Berio Opus Number Zoo Julien Joubert Trois Fables de La Fontaine
Samedi à 10h, atelier de préparation.
19H00 CONCERT PERFORMANCE
TWICE UPON A TIME
ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN
ÉLÈVES D’ÉCOLES PRIMAIRES DE LA VILLE DE PARIS JENS McMANAMA, DIRECTION
JOËL SOICHEZ, ASSISTANT DE DIRECTION JÉRÔME COMTE, CLARINETTE DIDIER PATEAU, HAUTBOIS JOHN STULZ, ALTO
Luciano Berio Lied, pour clarinette Sequenza VII, pour hautbois Lucia Ronchetti A solo, pour alto Luciano Berio
Twice Upon..., théâtre sans paroles pour six groupes d’enfants (création française)
20H30 CONCERT SYMPHONIQUE
SINFONIA – BERIO
ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE NEUE VOCALSOLISTEN STUTTGART PASCAL ROPHÉ, DIRECTION ANDRÈ SCHUEN, BARYTON
Gustav Mahler
Lieder de jeunesse (orchestration de Luciano Berio)
Luciano Berio Sinfonia
Dimanche 3 février
15H00 RÉCITAL
VIOLON VIRTUOSE
MICHAEL BARENBOIM, VIOLON
Giuseppe Tartini Sonate « Le Trille du Diable » Salvatore Sciarrino Caprices
Luciano Berio Sequenza viii, pour violon Niccolò Paganini Caprices nos 1, 6, 17, 16, 9, 24
16H30 CONCERT
INEDIA PRODIGIOSA
ENSEMBLE VOCAL SEQUENZA 9.3
CHŒURS AMATEURS DE LA SEINE-SAINT-DENIS CATHERINE SIMONPIETRI, DIRECTION HIROSHI HAMADA, CHEF DE CHŒUR MARIE JOUBINAUX, CHEF DE CHŒUR EDWIN BAUDO, CHEF DE CHŒUR
Lucia Ronchetti Inedia prodigiosa
Récréation musicale à 16h pour les enfants dont les parents assistent au concert du dimanche 3 février à 16h30.
WEEK-END BERIO+
ACTIVITÉS
EN LIEN AVEC LE WEEK-END BERIO+
SAMEDI Le Lab à 11h LE ZOO DE BERIO DIMANCHE Café musique à 11h LUCIANO BERIO
Il est difficile de donner une définition du langage musical de Berio tant son œuvre est éclectique, ses inspirations plurielles. La Philharmonie de Paris met à l’honneur les multiples facettes du compositeur, aujourd’hui consi- déré comme une figure de proue de la musique moderne.
Si Berio se nourrit de l’avant-garde musicale de l’école de Darmstadt, il se tourne également vers les musiques du passé, et en propose une relecture très personnelle : ainsi avait-il revêtu la musique de L’Orfeo de Monteverdi d’une sonorité contemporaine au début des années 1980. Avec cet Orfeo, créé à Florence en 1984, il s’agissait pour lui d’écouter différemment l’histoire et de l’actualiser avec des sons nouveaux. La plupart des musiciens de la création se retrouvent pour L’Orfeo, une reprise du concept initial imaginé par Berio.
L’Orchestre National des Pays de la Loire et les Neue Vocalsolisten Stuttgart interprètent la très célèbre Sinfonia. Riche de citations musicales et littéraires, elle sera introduite par les Lieder de jeunesse de Mahler orchestrés par Berio.
Les compositions pour instruments seuls seront aussi représentées, Berio s’étant particulièrement distingué dans ce répertoire. Ainsi, Michael Barenboim propose un récital de violon construit autour de la Sequenza
viii, mise en miroir avec des pièces de Paganini, Sciarrino et Tartini.
De leur côté Revue Blanche et Zonzo Compagnie donnent Berberio, qui saura captiver l’attention des plus jeunes, tout comme le concert Twice Upon a Time réalisé par l’Ensemble intercontemporain et des élèves d’écoles primaires de la Ville de Paris. L’enfance sera aussi au cœur du Carnaval des animaux, dans lequel les solistes des Siècles traduiront la facétie des fables animalières de Saint-Saëns, Berio et Joubert, accompagnées d’illustrations créées par Grégoire Pont.
Pour clore ce week-end, musique italienne et modernité seront à nouveau de mise avec la création française d’Inedia prodigiosa, de Lucia Ronchetti, avec l’Ensemble vocal Sequenza 9.3 et les chœurs amateurs de la Seine- Saint-Denis, placés sous la direction de Catherine Simonpietri.
Vous avez la possibilité de consulter les programmes de salle en ligne, 5 jours avant chaque concert, à l’adresse suivante : www.philharmoniedeparis.fr
WEEK-END BERIO+
PROGRAMME
L’Orfeo de Claudio Monteverdi Projet de Luciano Berio
Réalisation de Maurizio Dini Ciacci, Luca Francesconi,
Betty Olivero, Francesco Pisanu
(version 1986)Estudiantina d’Argenteuil
Orchestre du Conservatoire à rayonnement régional de Paris et du Pôle supérieur d’enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt
Groupe jazz-rock du Conservatoire à rayonnement régional de Paris
Harmonie du Conservatoire à rayonnement régional de Paris Le jeune chœur de Paris
Maurizio Dini Ciacci, direction Krešimir Špicer, ténor (Orfeo) Caroline Jestaedt, soprano (Euridice) Nicolas Certenais, basse (Caronte)
Marie Kalinine, mezzo-soprano (Proserpina) Frédéric Caton, basse (Plutone)
Marie-Bénédicte Souquet, soprano (La Musica, La Speranza, La Ninfa) Marie-Adeline Henry, soprano (La Messaggera)
Guido Sodo, basse (Un Berger) Stefano Pilati, ténor (Un Berger)
Francesco Pisanu, claviers, arrangements rock
Marco Crosetto, clavecin, orgue, chef de chant
Michele Tadini, création électronique, régie sonore
Ludovic Lagarde, scénographie
Jochen Sandig, mise en mouvements
Elizabeth Calleo, coordinatrice de la mise en scène
Angela Ida De Benedictis, conseillère musicologique et responsable
de la partitionCoproduction Conservatoire à rayonnement régional de Paris, Pôle supérieur d’enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt, Philharmonie de Paris.
En partenariat avec la Fondation Paul Sacher de Bâle et avec le Centro Studi Luciano Berio.
Ce spectacle est surtitré.
FIN DU SPECTACLE (SANS ENTRACTE) VERS 22H.
AVANT LE CONCERT : rencontre avec Angela Ida De Benedictis, de 19h à 19h45, dans l’Amphithéâtre. Entrée libre.
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... Eh bien : « Pourquoi Orfeo ? »
Ce n’est pas un hasard si Luciano Berio citait dans un entretien avec Alain Artaud de 1976, à propos de l’aspect innovant de son écriture vocale, Claudio Monteverdi comme modèle, lequel « jette dans le terreau musical une semence qui s’épanouira pendant trois siècles » avec une œuvre qui est à la fois une synthèse de tous les développements précédents et une projection vers l’avenir. En effet, c’est justement le travail sur une œuvre emblématique de l’horizon incommensurable de la musique de Monteverdi comme L’Orfeo qui a permis à Berio d’explorer de nouveaux terrains d’un théâtre musical qu’il a toujours conçu comme bien distincte de l’opéra.
La première représentation d’Orfeo, revisité par le compositeur italien, eut lieu à Florence le 30 juin 1984, dans le cadre du 47e Maggio Musicale, dont il était le directeur artistique. Deux versions totalement différentes de l’opéra de Monteverdi furent présentées presque simultanément à cette occasion. La première, « hyper-philologique » ou « presque archéologique » (ainsi Berio dans son commentaire au programme du festival), fut dirigée par Roger Norrington dans le décor splendide de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio. La deuxième, intitulée Orfeo B, afin de la différencier de la première, fut proposée à l’extérieur, dans la cour du palais Pitti, et qualifiée dans le programme par le compositeur d’« hyper-sémiologique » car tous les signes et les significations de l’original de Monteverdi étaient « énoncés explicitement et interprétés avec des signes et des significations d’aujourd’hui ». La nature non conventionnelle de cette deuxième présentation était soulignée dans la brochure publiée par le festival où on lisait qu’il s’agissait d’une « transcription » de l’opéra de Monteverdi réalisée par cinq jeunes compositeurs sur la base d’un projet dirigé par Luciano Berio.
Jusqu’à récemment, il était presque impossible, pour ceux qui n’avaient pas eu la chance d’entendre cette « transcription » à Florence (ou ses reprises en mars 1985 à Paris et à Colmar, et en juillet 1986 de nouveau à Florence, dans une version sensiblement remaniée par Berio), de se faire une idée précise de sa portée dramaturgique, scénique, et surtout de son univers sonore. Car après la dernière reprise de 1986, Berio ne parvint pas à achever la nouvelle partition et, progressivement, tous les
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matériaux de ce projet tombèrent dans l’oubli pour n’être « exhumés » qu’en 2016, à trente ans de distance.
Conçu comme une transposition moderne de la synthèse réalisée par Monteverdi au début du xviie siècle, ce projet devait donner lieu à un vrai travail de groupe et non pas être l’œuvre d’un seul compositeur. L’idée d’un collectif répondait du reste à la coexistence de diverses sphères stylistique et sémantiques dans une musique qui, à y regarder de plus près avec les lunettes de Berio, n’avait rien d’ancien. Dans son commen- taire à la production de 1984, il se demandait « Pourquoi Orfeo ? », et la question – avec sa réponse – n’était nullement rhétorique… :
Parce que l’œuvre de Monteverdi est un point de repère, une tentative de faire converger diverses formes de représentation.
D’autre part, L’Orfeo est une grande machine de séduction musicale : notre projet doit être pensé comme un acte très vigoureux de séduction musicale. Ainsi que L’Orfeo en son temps, nous devons faire fusionner les moyens d’expression et de représentation les plus divers.
C’est ainsi qu’Orfeo, transposé dans notre réalité, peut devenir la base d’une opération à plusieurs niveaux : pédagogique, créative, idéale.
Orfeo, donc, comme synthèse entre tradition et innovation ; comme somme de toutes les formes musicales précédentes (monodie accompagnée, polyphonie, etc.), contemporaines (suite de danses, ritournelles, etc.) et futures (éléments récurrents qui contribuent à l’unité d’une grande forme).
En vertu de sa profondeur atemporelle, le mythe d’Orphée convenait bien à Berio pour représenter une époque de transition comme l’époque contemporaine : transposé dans la réalité historico-musicale des années 1980, l’opéra de Monteverdi fut pris comme un nouveau point de rencontre de moyens musicaux passés, présents et futurs, lesquels furent réunis par un collectif de jeunes musiciens d’horizons divers. Berio subdivisa les sonorités de l’opéra en cinq « groupes » musicaux spécifiques : un
« groupe voix », un « groupe harmonie » et un « groupe orchestre » pour refléter la tradition classique propre au passé ; un « groupe rock » (avec des nuances jazz et pop) pour donner corps à une contemporanéité en évolution permanente ; un « groupe élaboration électronique » pour se projeter dans l’avenir.
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On choisit pour chacun de ces groupes un spécialiste du domaine musical correspondant. Pour la première représentation de 1984, Maurizio Dini Ciacci et Betty Olivero réalisèrent les parties vocales chantées de manière traditionnelle et les transcriptions instrumentales ; Luca Francesconi se chargea des arrangements pour les fanfares, destinés à deux formations différentes situées aux extrémités de l’espace scénique ; à Ludovico Einaudi furent attribués les numéros pastoraux à « traduire » en mode rock ; enfin, on confia à Marco Stroppa l’élaboration électronique des parties chorales préenregistrées. Cette configuration changea à l’occasion de la reprise de Florence, en 1986. Francesco Pisanu reprit les parties d’Einaudi et les transforma en vraies improvisations jazz-rock. L’élaboration électronique fut prise en charge par Berio lui-même, lequel procéda parallèlement à d’importants changements dans la partition, révisée et réassemblée presque entièrement (c’est cette version – retrouvée seulement récemment par l’auteur de ces lignes qui a reconstitué les parties manquantes – qui a été choisie pour cette nouvelle représentation).
Cet Orfeo revisité, loin d’être une simple réorchestration moderne de l’original, se présente en un seul acte. Il a été allégé de quelques scènes considérées comme statiques ou redondantes, et les différents styles vocaux et instrumentaux déjà présents dans le chef-d’œuvre montéver- dien sont plongés dans la contemporanéité et réinterprétés « avec toutes sortes d’instruments », aussi électroniques, pop, rock, etc. D’où une variété extrême dans les registres stylistiques et vocaux : nymphes et bergers balancent entre rock et jazz, le continuo étant confié à des guitares électriques, des claviers MIDI, des percussions rock, jazz etc. ; Orphée, personnification de la musique par excellence, doit chanter avec une voix plutôt naturelle que lyrique entraînée, et est accompagné la plupart du temps par les cordes ; à l’inverse, la partie d’Eurydice est caractérisée par un style musical plus proche du rock, tandis que des manipulations électroniques et les registres graves font ressortir les interventions de Proserpine et Pluton ; les tremolos des instruments à cordes pincées (parmi lesquels dominent les mandolines) mettent en valeur les moments de tension dramatique maximale, les parties instrumentales étant cependant la plupart du temps jouées par des instruments traditionnels (également préenregistrés) et deux différents fanfares, qui soulignent la dimension
« populaire » du contexte scénique.
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Orfeo B n’a rien d’un happening : il a en effet été conçu par Berio dans ses moindres détails, tant du point de vue de la réécriture et de la dramaturgie sonore que de la relation à l’espace. La scène idéale devient un espace de plein air comme une place publique où l’on peut se plonger, d’après le compositeur italien, « dans les stéréotypes culturels et sociaux » (mais aussi médiatiques) de son temps :
Orfeo doit être habillé comme l’un d’entre nous. Lorsqu’il demande à Caronte de le laisser rentrer en Enfer, il doit le demander au maréchal des Carabinieri. Lorsque La Messaggera révèle qu’Euridice est morte, elle doit courir sur la place toute habillée de noir, comme une réincarnation d’Anna Magnani dans Rome, ville ouverte. […] Tout doit être très, très réel, presque quotidien : le public est sur une place, et non devant une scène.
C’est précisément sur une place qu’eut lieu la première représentation d’Orfeo B, en 1984, et c’est aussi de l’idée d’une place que s’inspire la mise en scène de cette nouvelle reprise parisienne où l’intérieur et l’exté- rieur sont inversés dans un jeu de miroir (l’intérieur devenant une place).
Comme souvent, on ne peut que constater après coup des écarts consi- dérables entre les idées de départ et le résultat final. De nombreux changements sont intervenus déjà dans les toutes premières phases préparatoires du projet (l’un des plus manifestes concerne le finale où furent éliminés des passages entiers pour terminer sur le démembrement d’Orphée par les Bacchantes). D’autres furent décidés en cours de route, durant les répétitions précédant la première représentation et jusqu’à la dernière reprise de 1986.
Aujourd’hui, avec le recul, on pourrait être tenté de qualifier l’entreprise de Berio d’utopique. Cependant, si son projet n’a peut-être pas donné le résultat qu’il escomptait et s’il est tombé dans l’oubli sans avoir été finalisé dans une partition que l’on peut considérer comme définitive, cela tient à l’impossibilité d’enfermer dans une forme unique les diverses possibilités d’interprétation du chef-d’œuvre de Monteverdi. Ce constat restant, indiscutablement, l’alpha et l’oméga de l’expérience théâtrale de Berio et, peut-être, de toute expérience de la contemporanéité.
Angela Ida De Benedictis
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BIOGRAPHIES
Luciano Berio
C’est à Oneglia, dans le nord-ouest de l’Italie, que Luciano Berio voit le jour le 24 octobre 1925. Le cercle familial dans lequel il vit jusqu’à l’âge de 18 ans sera le lieu de sa première éducation musicale, dispensée par son grand-père Adolfo et son père Ernesto, organistes et compositeurs. Il y apprend le piano et y pratique la musique de chambre. À la suite d’une blessure à la main droite, il renonce à une carrière de pianiste et se tourne vers la composition. Après la Deuxième Guerre mondiale, il entre au Conservatoire de Milan, où il suit les cours de Giulio Cesare Paribeni (contre- point et fugue), de Giorgio Federico Ghedini (composition) et de Carlo Maria Votto et Antonino Giulini (direc- tion d’orchestre). En 1950, il épouse la chanteuse américaine Cathy Berberian ; avec elle, il explorera toutes les possibi- lités de la voix à travers plusieurs œuvres dont Sequenza III (1965). En 1952, il part à Tanglewood étudier avec Dallapiccola pour qui il éprouve une grande admira- tion ; Chamber Music sera composé en hommage au maître. Au cours de ce séjour, il assiste à New York au premier concert américain comprenant de la musique électronique. En 1953, il réalise des bandes sonores pour des séries télévisées. À Bâle, il rencontre Stockhausen lors d’une conférence sur
la musique électroacoustique. Il fait alors ses premiers essais de musique sur bande magnétique (Mimusique no 1) et effectue son premier pèlerinage à Darmstadt, où il rencontre Boulez, Pousseur et Kagel, et s’imprègne de la musique sérielle à laquelle il réagit avec Nones (1954). Il retournera à Darms- tadt entre 1956 et 1959, y enseignera en 1960, mais gardera toujours ses distances par rapport au dogmatisme ambiant. La littérature (James Joyce, e. e. Cummings, Italo Calvino, Claude Lévi-Strauss) et la linguistique nourriront aussi la pensée musicale de Berio. En 1955, il fonde avec son ami Maderna le Studio di Fonologia de la RAI de Milan, premier studio de musique électroa- coustique d’Italie. De ses recherches naîtra notamment Thema (Omaggio a Joyce). En 1956, il crée, toujours avec Maderna, les « Incontri musicali », séries de concerts consacrés à la musique contemporaine, et publie une revue de musique expérimentale du même nom entre 1956 et 1960. Passionné par la virtuosité instrumentale, Berio entame en 1958 la série des « Sequenzas », dont la composition s’étendra jusqu’en 1995 et dont certaines s’épanouiront dans la série des « Chemins ». En 1960, il retourne aux États-Unis où il enseigne la composition à la Dartington Summer School, au Mill’s College d’Oakland, à
13 13 Harvard, à Columbia. Il enseigne aussi à la Juilliard School de New York entre 1965 et 1971 où il fonde le Juilliard Ensemble, spécialisé dans la musique contemporaine. Dans les années 1960, il collabore avec Edoardo Sanguineti à des œuvres de théâtre musical, dont Laborintus 2 sera la plus populaire. En 1968, il compose Sinfonia qui, avec ses multiples collages d’œuvres du répertoire, traduit le besoin constant de Berio d’interroger l’histoire. Il revient en Europe en 1972. À l’invita- tion de Boulez, il prend la direction de la section électroacoustique de l’Ircam de Paris (1974-1980). Il supervise notamment le projet de transformation du son en temps réel grâce au système informatique 4x créé par Giuseppe di Giugno. Enrichi de son expérience à l’Ircam, il fonde en 1987 Tempo Reale, l’institut florentin d’électronique live.
Son intérêt pour les folklores lui inspire Coro. Dans les années 1980, Berio réalise deux grands projets lyriques : La Vera Storia et Un re in ascolto sur des livrets de Calvino. Parallèlement à son activité créatrice, il s’est impliqué sans relâche dans des institutions musicales italiennes et étrangères. Sa notoriété internationale a été saluée par de nombreux titres honorifiques universitaires et prix dont un Lion d’or à la Biennale de Venise (1995) et le Praemium Imperiale au Japon. Luciano Berio meurt à Rome le 27 mai 2003.
Maurizio Dini Ciacci
Maurizio Dini Ciacci a étudié la musique à Trente, sa ville natale, et à la Musikhochschule de Munich, où il a obtenu son diplôme de piano, de composition et de direc tion d’orchestre. À partir de 1980, il se consacre principalement à la direction d’orchestre, en particulier à la direction de la musique moderne et contempo- raine, depuis sa longue collaboration avec Berio. Il dirigé de nombreux orchestres : Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino, Orchestra della Toscana, Orchestra Haydn di Bolzano e Trento, Orchestra della Fenice di Venezia, Orchestre Rai di Roma e Napoli, Orchestra Internazionale d’Italia, Orchestre Symphonique de Madère, Orchestre Philharmonique de Liège, Orchestre de la Radio/
Télévision Suisse Italienne, Junge Schweize-Philarmonie, Orchestra Kanagawa Tokyo, etc. Il a fondé et a été directeur artistique de l’Orchestra nazionale giovanile J. Futura et du J.
Futura International, avec lesquels il a donné plus d’une centaine de concerts, témoignant de sa vocation pédago- gique. Il a été invité à de prestigieux festivals ou institutions : Biennale di Venezia, Festival dei Due Mondi di Spoleto, Ravenna Festival, Festival di Barga, Festival’900 Palermo, Autunno Veronese, Filarmonica Romana, Maggio Musicale Fiorentino, Musica à Strasbourg, etc. Maurizio Dini Ciacci a
14 14 dirigé des artistes de renommée inter- nationale, notamment Sandor Vegh, Barry Tuckwell, Heinz Holliger, Dino Asciolla, Pierre Amoyal, Rocco Filippini, Giovanni Sollima, Carlos Nuñez, Kim Kriswell, François-Joël Thiollier, Paolo Fresu, Luis Bacalov, Pascal Rogé, Anna Kravtchenko, Esti Kenan, Stefan Milenkovic, Michail Lifits, Michelle Crider, Nicolas Isherwood et Roby Lakatos. Dans le domaine de l’opéra, il a collaboré avec des metteurs en scène tels que Pierluigi Pizzi, Giancarlo Cobelli, Giuliano Montaldo, Angelo Savelli, Luigi Gozzi, Paolo Valerio, Alessio Pizzech, Margot Galante Garrone, Joel Lauwers, Bepi Morassi, Elena Barbalich, Patrick Guinand, dans des institutions prestigieuses telles que le Teatro la Fenice à Venise, le Théâtre de Liège, le Théâtre de Caen, le Teatro Donizetti à Bergame, le Teatro de Vérone, le Teatro San Carlo de Naples, Maggio Musicale Fiorentino, ainsi que le Teatro di Trento dont il était aussi responsable des produc- tions lyriques. Il a réalisé des enregis- trements radio-télévisés pour la RAI, la RTSI, la RTFB, et ses disques sont parus chez Naxos, Ricordi, Polygram, Cpo, AS. Il a donné des master-classes en Italie, au Portugal, en Belgique et en France. Maurizio Dini Ciacci a égale- ment joué un rôle important dans la direction artistique, notamment au festival Musica’900 à Trente, au Grandi Interpreti à Vérone et à PocketOpera
Italia (une association qui promeut des salles de spectacles de musique de chambre). Il a également été directeur artistique de cinq éditions du Concours international de direction d’orchestre Antonio Pedrotti.
Luca Francesconi
Luca Francesconi a étudié la compo- sition avec Azio Corghi, Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, et le jazz au Boston Berklee College of Music. Il a été l’assistant de Berio entre 1981 et 1984. En 1990, il a fondé Agon Acustica Informatica Musica à Milan, un centre de recherche musicale pour la produc- tion et les nouvelles technologies, qu’il a dirigé jusqu’à 2004. Il a écrit plus d’une centaine d’œuvres. Parmi les plus récentes : Duende. The Dark Notes, pour violon et orchestre, écrit pour Leila Josefowicz, lauréate du Royal Philharmonic Society Award aux BBC Proms, dir. Susanna Mälkki ; Concerto pour piano, commandé par Casa da Musica de Porto, écrit pour Nicolas Hodges, dir. Jonathan Stockhammer ; Dentro non ha tempo, créé par l’Orchestre de la Scala et Esa-Pekka Salonen, en hommage à Luciana Abbado Pestalozza ; Macchine in echo, concerto pour deux pianos et orchestre, écrit pour le duo Grau-Schumaker, c o m m a n d é p a r We s t D e u t s c h - Rundfunk Sinfonieorchester Köln, dir.
Peter Rundel ; das Ding singt, pour violoncelle et orchestre, commandé
15 15 par le Festival de Lucerne, écrit pour Jay Campbell, dir. Matthias Pintscher ; Trompe-la-Mort, livret écrit par le compositeur d’après Honoré de Balzac, opéra commandé par l’Opéra de Paris et créé en mars 2017 à l’Opéra Garnier ; Daedalus, pour flûte et ensemble, écrit pour le Boulez Ensemble et Emmanuel Pahud, et créé au Boulez Saal en janvier 2018 sous la direction de Daniel Barenboim. Son opéra Quartett (livret du compositeur d’après Heiner Müller), commandé par la Scala et créé sous la direction de Peter Rundel en 2012, a été joué plus de quatre-vingt fois à travers le monde, dans sept nouvelles productions. Une nouvelle produc- tion de Quartett sera présentée à l’Opéra de Dortmund (avril 2019).
Luca Francesconi travaille actuelle- ment sur Timon d’Athènes, un nouvel opéra pour le Bayerische Staatsoper de Munich, qui sera créé en 2020, sous la direction de Kent Nagano. Il travaille également sur un nouveau concerto pour violon et orchestre pour Patricia Kopatschinskaia. Également chef d’orchestre, il enseigne depuis trente-cinq ans dans des conservatoires italiens et donne des master-classes dans le monde entier. Il enseigne et est chef du département de composition au Musikhögskolan de Malmö. En 2004, il a fondé le festival Connect à Malmö.
En 2005, il fonde le Musical invention Lab au Settimane Musicali di Stresa avec l’ensemble norvégien BIT 20 en
résidence. De 2008 à 2011, il a été direc- teur artistique de la Biennale Musica de Venise, où il a inventé et coordonné quatre festivals. En 2011, il a été nommé conseiller artistique au festival Ultima d’Oslo. En 2018 a remporté le Prix Feltrinelli de l’Accademia dei Lincei à Rome et le Prix Italiques.
Betty Olivero
Betty Olivero est une compositrice israélienne, qui a vécu la plus grande partie de sa carrière à Florence. Elle vit actuellement en Israël et est professeur titulaire de composition au départe- ment de musique de l’Université de Bar-Ilan. Dans ses œuvres, les matériaux musicaux traditionnels et ethniques sont traités à l’aide de techniques de compo- sition contemporaines occidentales ; les mélodies et les textes traditionnels subissent des processus de dévelop- pement, d’adaptation, de transforma- tion, d’assimilation, de repositionne- ment et de recomposition, au point de prendre de nouvelles formes dans différents contextes. Ces processus touchent des zones de contraste vastes et complexes, telles que l’est et l’ouest, saintes et séculières, traditionnelles et nouvelles. En 2015, Betty Olivero a reçu l’EMET, le prix israélien le plus presti- gieux pour la réalisation musicale. Ses œuvres sont interprétées par de grands orchestres et ensembles de musique de chambre (Chicago Symphony Orchestra, New York Philharmonic Orchestra,
16 16 Israel Philharmonic Orchestra, BBC S y m p h o n y O rc h e s t r a , L o n d o n Sinfonietta, Amsterdam Sinfonietta, Juilliard Ensemble, Arditti Quartet, etc.), et dans plusieurs festivals européens, nord-américains et asiatiques majeurs.
Betty Olivero a reçu le Fromm Award de la Fromm Music Foundation (États- Unis, 1986), le Prime Minister’s Prize (Israël, 2001), le Rosenblum Award for the Performing Arts (Israël, 2003), le Landau Award for the Performing Arts (Israël, 2004), le Prix ACUM pour Life Achievements (Israël, 2004), le Prime Minister’s Prize (Israël, 2009) et le Prix ACUM pour Achievement of the Year (Israël, 2010). Alors qu’elle étudiait encore en Israël, Betty Olivero a reçu des bourses de l’America-Israel-Cultu- ral-Foundation. En 2000, elle a reçu le prestigieux Koussevitzky Award de la Koussevitzky Music Foundation et de la Library of Congress de Washington, l’un des prix internationaux les plus impor- tants, décerné chaque année à seule- ment six compositeurs. Ses œuvres sont publiées par Universal Music Publishing Classical (Casa Ricordi Music Milano) en Italie et par l’Israel Music Institute (IMI) en Israël. Elles ont été enregistrées par ECM, Angel, Koch International, Ricordi, Plane, IMI, Beit Hatefutsoth et Folkways records companies. De 2004 à 2008, Betty Olivero a été compositrice en résidence pour l’Orchestre symphonique de Jérusalem.
Francesco Pisanu
Musicien et ingénieur logiciel, Francesco Pisanu étudie le piano au Conservatoire de Trente où il obtient son diplôme avec mention en 1980.
Dans les années 1980, il fonde le groupe jazz-rock Jazzprint et colla- bore avec Luciano Berio dans plusieurs œuvres, dont Orfeo II. À cette époque, il travaillait également comme arran- geur pour des studios d’enregistre- ment italiens. Dans les années 1990, il a été PDG de Todovideo, une société italienne de distribution et de post-pro- duction télévisuelle. Aujourd’hui, il conçoit et développe des installations, des bases de données, des applica- tions interactives et multimédia pour des musées et des centres culturels.
Il travaille également sur des projets visant à combiner la technologie de l’information et la musique, en explo- rant également l’art génératif. Dans ce domaine, sa dernière création est Ballet impossible, un projet de recherche cybernétique de pointe sur la musique et l’expression corporelle : un danseur et la machine interagissant ensemble pour générer de la musique orchestrale en temps réel. En tant que musicien, il a composé deux comédies musicales (The Stolen Child, 2012, et Giro in moto su un motore in moto, 2013), plusieurs bandes sonores pour des séries télévi- sées et des dessins animés, quelques pièces pianistiques et orchestrales, des œuvres éducatives. Il est également
17 17 toujours actif en tant que pianiste de jazz, en particulier avec Jazzprint.
Michele Tadini
Né à Milan, Michele Tadini est compo- siteur, professeur de composition (musique mixte) au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Il est diplômé du Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan en guitare dans la classe de Ruggero Chiesa, en composition dans la classe de Sandro Gorli et Giacomo Manzoni, et en musique électronique dans la classe de Riccardo Sinigaglia.
Il a suivi les cours de Franco Donatoni à la Scuola civica de Milan et à l’Acca- demia Chigiana à Sienne où il a obtenu en 1989 le diploma di merito. En 1998, il a suivi le stage d’automne à l’Ircam.
Sa musique a été interprétée dans des nombreux festivals, particulièrement en France, en Italie, aux États-Unis, en Amérique latine, au Canada et au Japon. Il a gagné nombreux prix, parmi lesquels le Prix Italia 2008 avec l’opéra radiophonique La Musica Nascosta et le Prix A.R.T.S. 2011 (Art, Recherche, Technologie, Science) avec le projet La Terza Luce et la commande d’État pour Architecture en espace ouvert pour 12 violoncelles et électronique, ensemble NOMOS (Festival D’aujourd’hui à Demain, Théâtre municipal de Cluny).
Michele Tadini compose également pour le théâtre, la danse, la vidéo, des installations interactives, la radio,
la télévision et le cinéma. Parmi ses créations les plus célèbres, on peut citer In a Blink of a Night, pour 100 guitares électriques, basses, batterie et guitare soliste, « Don Giovanni a Venezia, opera labirinto » (Kirkìas), production vidéo,
« Distanza di sicurezza » – vidéo-danse et « Le nuove, mirabolanti avventure di Walter Ego ». Avec la collaboration de Claudio Bisio. Collaboration de : AGON Acustica Informatica Musica viale barca 336 Milano.
Marco Crosetto
Le claveciniste Marco Crosetto a étudié au Conservatoire de Turin, sa ville natale, avec Claudio Voghera en piano, Alessandro Ruo Rui en compo- sition et Giorgio Tabacco en clavecin.
Il a également intégré la classe de chef de chant pour l’opéra baroque de Stéphane Fuget au CRR de Paris où il a étudié le clavecin avec Noëlle Spieth et Béatrice Martin. Comme soliste et en formation d’ensemble, il donne des concerts dans les festivals les plus prestigieux comme le Festival d’Ambronay, Stockholm Early Music Festival, MA Festival de Bruges, Oude Musik Festival de Utrecht, Grandezze e Meraviglie de Modène, Monteverdi Festival de Crémone, TAMO Barocca de Ravenne, MiTo Settembre Musica de Turin et Milan. Il a une collaboration active avec tous les groups de Turin (De Sono, Musici di Santa Pelagia, Stefano Tempia, Coro Maghini, Academia
18 18 Montis Regalis), Le Coin du Roi à Milan, les Talenti Vulcanici à Naples. Il est le fondateur de l’ensemble La Vaghezza, avec lequel il a gagné le Premier Prix à l’Händel Göttingen Competition en 2018. En 2015, il remporte le 3e Prix du Concours international de clavecin Paola Bernardi à Bologne et, en 2017, en duo avec Mayah Kadish, il gagne le 1er Prix à la compétition international Selifa. Il était demi-finaliste au Concours de Bruges en 2018. Depuis 2017, il est l’accompagnateur au clavecin du département de musique ancienne du Conservatoire de Turin et de Cuneo.
Ludovic Lagarde
C’est à la Comédie de Reims, au Théâtre Granit de Belfort et au Channel de Calais que Ludovic Lagarde réalise ses premières mises en scène. En 1993, il crée Sœurs et frères d’Olivier Cadiot. Depuis 1997, il adapte et met en scène plusieurs romans et textes de théâtre de l’auteur : Le Colonel des Zouaves (1997), Retour définitif et durable de l’être aimé (2002) et Fairy Queen (2004). En 2001, il commence son parcours d’opéra aux côtés de Christophe Rousset, avec trois mises en scène d’ouvrages de Lully, Charpentier et Desmarets. Puis Orphée et Eurydice de Gluck à l’Opéra de Lausanne et Fairy Queen de Purcell au Conservatoire de Paris (CNSMDP). En 2008, il met en scène les opéras Roméo et Juliette de Pascal Dusapin à l’Opéra Comique
et Massacre de Wolfgang Mitterer au Théâtre São João de Porto, au festival Musica à Strasbourg, puis à la Cité de la musique à Paris. Au Festival d’Avignon 2010, il crée Un nid pour quoi faire et Un mage en été d’Olivier Cadiot. En janvier 2012, il présente à la Comédie de Reims l’intégrale du théâtre de Georg Büchner, reprise au Théâtre de la Ville en janvier 2013. En mars 2013, il met en scène au Grand Théâtre du Luxembourg et à l’Opéra Comique Le Secret de Suzanne de Wolf Ferrari et La Voix humaine de Francis Poulenc. Il crée Lear is in Town d’après Le Roi Lear de Shakespeare pour la 67e édition du Festival d’Avignon. En 2014, il met en scène Quai ouest de Bernard-Marie Koltès au Théâtre national de Grèce à Athènes. À l’automne 2014, il réalise L’Avare de Molière à la Comédie de Reims, puis Providence d’Olivier Cadiot à la Comédie de Reims puis au théâtre des Bouffes du Nord. En 2016, il créé Marta de Wolfgang Mitterer à l’Opéra de Lille et en 2017 Le Nozze di Figaro de Mozart à l’Opéra national du Rhin.
En janvier 2019, il met en scène La Collection d’Harold Pinter au TNB à Rennes puis au Bouffes du Nord. De 2009 à 2018, Ludovic Lagarde a dirigé la Comédie de Reims, Centre drama- tique national.
19 19
Jochen Sandig
Jochen Sandig est né à Esslingen, en Allemagne. En 1990, il s’installe à Berlin pour étudier la psychologie et la philosophie. Au cours de dernières années, il est devenu l’un des entre- preneurs culturels les plus actifs et l’un des fondateurs de diverses institutions artistiques dans la capitale allemande.
Il a commencé comme fondateur du légendaire centre d’art Tacheles, tout de suite après la chute du mur de Berlin en 1990, qui a impliqué plus de 100 artistes internationaux du monde entier. En 1993, avec son épouse Sasha Waltz, il fonde la compagnie de danse internationale Sasha Waltz & Guests.
En 1996, il fonde Sophiensæle, un lieu indépendant pour la danse et le théâtre à Berlin-Mitte, qu’il dirige jusqu’en 1999. De 2000 à 2004, Jochen Sandig a été membre de la direction artistique de la Schaubühne am Lehniner Platz avec Sasha Waltz, Thomas Ostermeier et Jens Hillje. En 2006, il fonde Folkert Uhde Radialsystem ; en l’espace de douze ans, cet « espace pour les arts et les idées », unique en son genre, est devenu un lieu de rencontre pour de nouvelles formes d’inspiration et d’innovation. En 2010, il est fait Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. En février 2012, il a célé- bré sa première mise en scène avec human requiem, d’après le Requiem allemand de Brahms, en collabora- tion avec le Rundfunkchor Berlin et
Simon Halsey comme chef d’orchestre.
Depuis sa création, la production a voyagé à Hambourg, Amsterdam, Paris, Grenade, Rotterdam, Athènes, Hong Kong, New York et Adelaïde. La produc- tion a reçu le Classical Next Innovation Award 2016. En 2020, Jochen Sandig deviendra directeur artistique et directeur exécutif du Ludwigsburger Schlossfestspiele - Festival internatio- nal du Bade-Wurtemberg.
Elizabeth Calleo
L’Américaine Elizabeth Calleo est née en Italie. Avec ses parents, tous deux musiciens, elle passe sa jeunesse à Salzbourg, en Autriche, puis poursuit sa formation aux États-Unis. Les bourses du Rotary International et Harriet Wooley lui ont été décernées afin de soutenir son étude de la musique baroque française. En 2001, elle effec- tue ses débuts de chanteuse en France avec Christophe Rousset dans le rôle d’Amour dans Cadmus et Hermione (Lully) avec Ludovic Lagarde pour une tournée française du Festival d’Am- bronay, et en tant que jeune artiste rattachée à l’Opéra de Montpellier avec les rôles de Alcina (Haendel) et Zaide (Mozart). Les engagements qui suivent en France et en Europe lui permettent de travailler avec d’autres chefs baroques (Marc Minkowski, Fabio Biondi, Jean-Claude Malgoire, Jos van Veldhoven, etc.), ainsi que dans le domaine classique et contemporain
20 20 avec des créations comme Terra de Luca Francesconi au Teatro di San Carlo de Naples. Elle a chanté les premières mondiales et américaines des chansons de Debussy récemment découvertes, ainsi qu’une version scénique de Winterreise (Schubert) avec Musica Nigella mis en scène par Yoshi Oida. Elle a enregistré plusieurs CD et DVD comme Le Magnifique (Gretry) avec Ryan Brown, Massacre (Mitterer) avec Peter Rundel, Bastien und Bastienne (Mozart) avec Laurence Equilbey, et Second Woman (Verrière) avec Jean Duroyer, une production des Bouffes du Nord. Grâce à ses études musicologiques sur Lully à la Sorbonne, elle a ajouté l’activité d’assistante à la mise en scène à sa carrière, en colla- borant principalement avec Benjamin Lazar sur les projets suivants : Egisto (Cavalli) à l’Opéra Comique, Riccardo Primo au Festival Haendel au Badisches Staatstheater Karlsruhe, et Pelléas et Mélisande (Debussy) à l’Opéra de Malmö (Suède) avec un DVD d’Arte.
Elle a aussi récemment été assistante de Thomas Jolly avec sa production d’Eliogabalo (Cavalli) à l’Opéra de Paris avec un DVD d’Arte, et sa reprise à Amsterdam. Cette année, sa collabo- ration avec Benjamin Lazar sur Phaéton (Lully) à Versailles et à Perm (Russie) est nominée pour le prix Masque d’or, et ils viennent de créer la mise en scène de Donnerstag (Stockhausen) avec Le Balcon et Maxime Pascal à
l’Opéra Comique. Leurs futurs projets incluent une tournée de Pelléas et Mélisande à Montpellier et Karlsruhe, et les créations de Tolomeo (Haendel) à Karlsruhe, et Written on the Skin (Benjamin) à l’Opéra de Cologne avec François-Xavier Roth en 2020.)
Angela Ida De Benedictis
Angela Ida De Benedictis travaille depuis 2014 comme collabora- trice musicologique permanent à la Fondation Paul-Sacher à Bâle ; elle est responsable de vingt-huit col- lections, dont les fonds musicaux de Luciano Berio, Pierre Boulez, Gérard Grisey, Helmut Lachenmann, Bruno Maderna, Henri Pousseur et Salvatore Sciarrino. Elle est également direc- trice scientifique du Centro Studi Luciano Berio (Florence) et membre du Comité Scientifique des Archives Luigi Nono (Venise). PhD en musicolo- gie à l’Université de Pavie (Crémone) et Post-Doc à Berlin avec une bourse de recherche de la Fondation Alexander von Humboldt. Elle a été professeur à l’Université de Pavie (faculté de musi- cologie, Crémone), et a enseigné au sein des universités de Berne, Pavie, Padoue, Salerne. Elle est l’auteur de nombreuses publications sur l’histoire de la musique et l’analyse de la musique du xxe siècle ; musique et technologie ; théâtre musicale ; analyse et philologie de la musique électroacoustique, etc.Elle a publié les premières éditions
21 21 italiennes et anglais des écrits de Nono (Ricordi 2001, il Saggiatore 2007 ; University of California Press 2018) ; la première éditions des écrits de Berio (Einaudi 2013), et des éditions critiques de musique de Berio, Maderna et Nono avec Suvini Zerboni, Schott, etc.
Parmi ses publications, citons : Luciano Berio. New Perspectives (2012) ; Imagination at Play. The Prix Italia and Radiophonic Experimentation (2012) ; Presenza storica di Luigi Nono (2011) ; Claudio Abbado alla Scala (2008);
Radiodramma e arte radiofonica (2004).
Krešimir Špicer
Après des études à Zagreb et Amster- dam, la carrière du ténor croate Krešimir Špicer démarre au Festival d’Aix-en-Pro- vence en 2000 avec une interprétation très remarquée d’Ulisse dans Il Ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi sous la direction de William Christie. Le succès de cette production l’entraîne dans une tournée internationale (Lausanne, Bordeaux, Paris, Londres, New York et à Vienne – Wiener Festwochen). René Jacobs l’invite à la Staatsoper de Berlin pour reprendre ce rôle qu’il chante également à Genève sous la baguette d’Attilio Cremonesi et à l’Opéra de Francfort sous celle de Paolo Carignani.
Sa carrière prend ainsi un essor inter- national. Il se distingue particulière- ment dans le répertoire baroque sur les plus grandes scènes : Orfeo de Monteverdi (rôle-titre) à Zagreb (Hervé
Niquet), Alcina au Festival de Beaune, La Didone de Cavalli (William Christie), Il Trionfo del Tempo e del Disinganno (Marc Minkowski) et La Grotta di Trofonio de Salieri à l’Opéra de Zurich, Aeneas dans Dido and Aeneas de Purcell au Festival de Baden-Baden, Telemaco de Scarlatti à Schwetzingen (Thomas Hengelbrock), Testo dans Il Combattimento di Tancredi e Clorinda à Los Angeles, Joabel dans David et Jonathas de Charpentier au Festival d’Aix-en-Provence, au Festival d’Édim- bourg, à l’Opéra Comique et à New York. Il défend par ailleurs au plus haut niveau le répertoire classique et mozar- tien : Alessandro dans Il Re pastore au Festival de Salzbourg et à Verbier, Tito dans La Clemenza di Tito au Festival d’Aix-en-Provence (Paul Daniel), rôle qu’il reprend ensuite à Luxembourg, Amsterdam, Baden-Baden et Toronto, le rôle -titre d’Idomeneo à Lille (Emmanuelle Haïm) et Toronto, le rôle-titre de Lucio Silla à la Scala de Milan (Marc Minkowski), Oreste dans Iphigénie en Tauride de Gluck, le rôle-titre d’Orlando Paladino de Haydn au Châtelet (Jean-Christophe Spinosi)…
Ses grandes qualités musicales et scéniques lui permettent d’aborder de plus en plus régulièrement des réper- toires variés : Die ägyptische Helena de Strauss à Salzbourg (Fabio Luisi), Œdipus rex (rôle-titre) et Le pêcheur dans Le Rossignol de Stravinski à Strasbourg, Max dans Der Freischütz
22 22 à Toronto, Ar turo dans Lucia di Lammermoor à Los Angeles, Le Maître de ballet dans Manon Lescaut avec les Berliner Philharmoniker et Sir Simon Rattle au Festival de Baden-Baden, ou encore La Chauve-souris (Eisenstein) à Zagreb (Michael Helmrath) et au Bolchoï à Moscou (Christoph-Mathias Mueller).
Récemment, on a pu l’entendre dans Theodora (Septimus) dirigé par William Christie à Paris, New York et Amsterdam, Rodelinda à l’Opéra de Versailles avec Il Pomo d’Oro, Ulisse à Oslo et Innsbruck (Alessandro De Marchi), Lucio Silla et Il Ritorno d’Ulisse in patria (Ulisse) à Toronto, Der Rosenkavalier (Valzacchi) sous la baguette de Zubin Mehta, Le Nozze di Figaro (Basilio et Curzio) avec Franz Welser-Möst, Bajazet dans Tamerlano (en alternance avec Plácido Domingo) avec Diego Fasolis, La Chauve-souris (Dr. Blind) et La Finta Giardiniera (Podestà) à la Scala de Milan, Eumete dans Il Ritorno d’Ulisse au Théâtre des Champs-Élysées à Paris et à Dijon.
Caroline Jestaedt
Née à Bruxelles en 1991, la soprano franco-allemande Caroline Jestaedt étudie le chant au Conservatoire royal de Bruxelles en 2009. Diplômée en 2012, elle se perfectionne à l’Académie de musique Hanns-Eisler de Berlin. En 2014, elle étudie un an à l’Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne et se spécialise dans le domaine
de l’opéra lors de sa dernière année de master en 2016. Elle fait ses débuts en 2007 dans Die Zauberflöte de Mozart à la Monnaie de Bruxelles (Premier Garçon). En 2011 et 2014, elle retourne à la Monnaie pour Cendrillon (Massenet), mise en scène de Laurent Pelly, et Les Mamelles de Tirésias (Poulenc). En outre, elle est l’invitée de la Schubertiade Dürnstein (2016) et du Festival international de lied de Zeist (2017). En 2016, elle a participé au projet « Songbook », en collabora- tion avec Arte et l’ORF (Radiodiffusion autrichienne), et a chanté en soliste au festival Allegro Vivo (Basse-Autriche).
Elle remporte le Deuxième Prix du 3e Concours international de chant Hugo-Wolf de Sofia en 2013 et le Prix du jury étudiant au Concours interna- tional de duo d’Enschede (Pays-Bas) en 2015. Durant la saison 2017-2018, elle obtient le Cinquième Prix du concours Voix Nouvelles en février 2018 à l’Opéra Comique et interprète le rôle de la Fée dans le Pinocchio de Boermans à l’Opéra national de Bordeaux. En décembre 2018, elle aborde pour la première fois le rôle de Marzelline dans Fidelio de Beethoven au Grand Théâtre de Luxembourg, sous la direction de Marc Minkowski et dans une mise en scène d’Achim Freyer. Parmi ses projets, citons notamment le rôle de Najade dans Ariadne auf Naxos au Capitole de Toulouse, dans la nouvelle production de Michel Fau.
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Nicolas Certenais
Après un master de philosophie, Nicolas Certenais se forme au Conser- vatoire de Paris (CNSMDP). Très vite il est amené à interpréter les grands rôles du répertoire opératique comme Sarastro, Sprecher (La Flûte enchantée), C o mme n d atore, Mas et to (D o n Giovanni), Antonio, Bartolo (Le Nozze di Figaro), Sparafucile (Rigoletto), le Docteur Grenvil (La Traviata), Pistola (Falstaff), Arkel (Pelléas et Mélisande), Frère Laurent (Roméo et Juliette), le Vieil Hébreux (Samson et Dalida) ou des ouvrages plus rares comme Ô mon bel inconnu de Reynaldo Hahn sans oublier quelques incursions dans le répertoire russe (mélodies russes, extraits du rôle de Pimen de Boris Godounov). Ces dernières années, on a pu l’entendre en France et à l’étranger, notamment à l’Opéra de Tours, Opéra de Reims, Opéra de Saint-Étienne à l’Opéra Comique, au Théâtre du Châtelet, à la Cité de la musique, à Dortmund, Bilbao, Vienne et Shanghai. Il se produit lors de nombreux concerts et se consacre également à la musique contempo- raine. Dernièrement, il participe à la création mondiale du rôle de Namur dans l’opéra Fando et Lis de Benoît Menut à l’Opéra de Saint-Étienne puis participe cette saison à celle du drame lyrique Mer Noire d’Éric Sprogis au Grand Théâtre de Calais, avant de chanter le rôle d’Obigny dans La Traviata. Fin 2016, il enregistre un album
Mozart (Ah Mozart !, Arties Records / Harmonia Mundi).
Marie Kalinine
Née à Paris, Marie Kalinine commence ses études musicales à la Maîtrise de Radio France, puis se perfectionne auprès de Christiane Éda-Pierre au Conservatoire de Paris (CNSMDP), au CNIPAL de Marseille et aux Jeunes Voix du Rhin de Strasbourg. Révélation 2007 d’Ève Ruggieri – qui l’engage pour le rôle-titre de Carmen avant de l’inviter dans son émission Musiques au Cœur cinq étoiles –, elle s’illustre dans ce rôle notamment à Liège, Rouen, Maribor, ainsi qu’en tournée en France. Très vite, elle fait ses débuts au Festival d’Aix-en- Provence, dans le rôle de Vénus (Orphée aux Enfers d’Offenbach) avec Alain Altinoglu, puis entame une collabora- tion avec le Centre de musique baroque de Versailles et le Palazetto Bru Zane de Venise. Avec ces structures, elle aborde des rôles tels que Médée dans La Toison d’or de Vogel, Cybèle dans Atys de Piccini avec Hervé Niquet, Armide dans Renaud de Sacchini avec Christophe Rousset. Ces dernières saisons, elle était Charlotte (Werther), Anita (La Navarraise), Santuzza (Cavalleria rusti- cana) et le Prince Raphaël (La Princesse de Trébizonde), Mère Marie (Dialogues des Carmélites) à Saint-Étienne, Phèdre dans une parodie d’Hippolyte et Aricie de Rameau en tournée en France, au Japon et en Chine, chantait dans La
24 24 Wally à Monte Carlo, Orphée aux Enfers à Nancy, Marguerite dans La Damnation de Faust à Biel, la Chanson perpé- tuelle de Chausson à l’Opéra national de Paris, Persée de Lully à Metz, Paris et Versailles, les Kindertotenlieder à Nantes, Carmen à Marseille, Metella (La Vie parisienne) à Lausanne, La Messe pour le Sacre de Napoléon de Méhul, Peer Gynt et L’Italienne à Alger à Montpellier, Nicklause (Les Contes d’Hoffmann) à Dijon, etc.
Frédéric Caton
Après une saison qui l’a vu incarner quelques-uns des plus beaux rôles du répertoire de basse chantante (Frère Laurent, Arkel, Nourabad…), c’est une saison 2018-2019 tout aussi riche, mais aux rôles plus atypiques, qui attend Frédéric Caton. Il y incarne en effet successivement les rôles du Deuxième Philistin (Samson et Dalila) à l’Opéra de Monte-Carlo, de L’Ombre de Virgile et du Vieillard (Dante de Benjamin Godard) à l’Opéra de Saint-Étienne, de La Mère (Les Sept Péchés capitaux de Kurt Weill) à l’Opéra de Tours et du Devin (Le Devin du village de Rousseau) à l’Opéra de Versailles avec Les Nouveaux Carac- tères ; sans oublier de nombreux concerts, dont une série de Requiem de Mozart avec l’Orchestre régional de Cannes puis l’Orchestre national de Lorraine et L’Orfeo de Monteverdi (Plutone) au Théâtre des Champs- Élysées, ainsi qu’à la Philharmonie
de Paris dans la version revisitée par Luciano Berio. Ancien membre de l’Atelier lyrique puis de la troupe de l’Opéra national de Lyon, il y interprète quatre ans durant de nombreux rôles, tels que Colline (La Bohème), Le Moine (Don Carlo), Sarastro et Le Sprecher (Die Zauberflöte), Bartolo (Le Nozze di Figaro), Don Fernando (Fidelio)…
Depuis lors, Frédéric Caton est régulièrement invité sur les scènes du monde entier : Konzerthaus de Vienne, Theater an der Wien, Barbican Center de Londres, Festival de Ravenne, Opéra de Francfort, Salzburger Fest - spiele, Concertgebouw d’Amsterdam, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, Festival d’Édimbourg, Gran Teatre del Liceo de Barcelone, Grand Théâtre de Genève, Accademia Santa Cecilia à Rome, Royal Albert Hall de Londres…
ainsi que dans la plupart des grandes maisons d’opéras françaises. Parmi les nombreux enregistrements auxquels il a pris part, citons les berlioziens L’Enfance du Christ avec Philippe Herreweghe (Harmonia Mundi) et Huit Scènes de Faust avec Yutaka Sado (Erato), Werther de Massenet, La Damnation de Faust de Berlioz et Docteur Faustus de Busoni (récompensé par un Grammy) avec Kent Nagano (Erato), Guillaume Tell sous la direction d’Antonio Pappano (EMI), Phaéton de Lully avec Les Talens Lyriques (Aparté) ou encore Les Troyens de Berlioz, dirigés par John Nelson.