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Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services

Bulletin des médecins suisses

Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung

Editorial 319

Registre exhaustif des professions médicales:

la victoire de la raison

FMH/Interview avec Thomas Heuberger 321

«Il ne faut pas avoir peur de se tromper»

Sécurité des patients suisse 327

L’art de communication au sein de l’équipe:

ne rien laisser au hasard des interprétations

Tribune 348

Patientenaufklärung und -dokumentation in der Psychiatrie

Rencontre avec Stéfanie Monod 359

«Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables»

«Et encore…» par Erhard Taverna 366

Médecine marchande

9

26. 2. 2014

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S O M M A I R E

FMH

Editorial

319 Pour un registre exhaustif des professions médicales: la victoire de la raison

Christoph Hänggeli Actuel

321 «Il ne faut pas avoir peur de se tromper»

Jacqueline Wettstein

Le Dr Thomas Heuberger a été président de l’Assemblée des délégués de 2007 à 2013. Il a quitté ses fonctions à la fin de l’année dernière, une occasion pour lui de revenir sur son activité, son vécu et ce qui lui a tenu à cœur.

324 Swiss Quality Award: DDQ effet garanti

Fabienne Hohl

Participer au Swiss Quality Award, le jeu en vaut la chan- delle – comme l’ont constaté deux lauréats des années 2011 et 2013. Vous aussi, tentez votre chance et inscrivez votre projet!

326 Nouvelles du corps médical

Autres groupements et institutions sécurité des patients suisse

327 L’art de communication au sein de l’équipe: ne rien laisser au hasard des interprétations

Anna Mascherek, Irene Kobler, Paula Bezzola

Voyons-nous et pensons-nous tous la même chose? La communication structurée présentée dans cet article vise à harmoniser la compréhension au sein des équipes cli- niques et à identifier les lacunes éventuelles.

Autres groupements et institutions Ligue suisse contre le cancer

330 Dépistage du carcinome du côlon:

remboursement par l’assurance de base Cornelia Schwager

Objectif atteint: depuis juillet 2013, le dépistage du can- cer du côlon est remboursé par l’assurance de base aux personnes entre 50 et 69 ans. En revanche, la demande de dépistage systématique de la Ligue contre le cancer est encore en suspens.

Courrier / Communications

331 Courrier au BMS

333 Examens de spécialiste / Communications

FMH Services

334 Seminare / Séminaires / Seminari 2014 338 Tiefere Prämien für Sie

und Ihre Mitarbeitenden 339 Emplois et cabinets médicaux

Tribune Thème

348 Patientenaufklärung und

-dokumentation in der Psychiatrie Julius Kurmann, Alexander Zimmer

Lors d’un traitement psychiatrique, les préjugés contre les traitements médicamenteux sont souvent plus im- portants que lors de soins somatiques. D’où l’intérêt d’informer le patient de manière approfondie et de le faire participer au processus de décision.

351 Vingt ans pour renoncer au dépistage systématique Groupe suisse de travail sur la toxoplasmose congénitale

Le dépistage systématique de la toxoplasmose devait permettre de détecter l’infection chez le fœtus et de la traiter. Il aura fallu vingt ans pour mettre fin à cette pra- tique qui ne repose sur aucun fondement scientifique.

Point de vue

354 Bewusstsein und Leben Jürg E. Lehmann

358 Spectrum

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S O M M A I R E

Horizons

Rencontre avec…

359 «Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables»

Daniel Lüthi

Le 1er mars prochain, Stéfanie Monod, spécialiste en gé- riatrie, prendra ses fonctions comme nouvelle cheffe du Service de la santé publique du canton de Vaud. Une enfance et une adolescence passées en Algérie et au Burundi ont forgé son engagement social: «Nous avons l’obligation morale de nous mobiliser pour les plus faibles.»

Sous un autre angle

362 Prokrastination – die Lebenshemmung Enrico Danieli

Au moment de prendre une décision, on décou- vre soudain un monde plein de possibilités et d’éventualités, qui nous fait hésiter. A partir de quand cette indécision permanente devient-elle maladive?

Horizons

Sous un autre angle 364 Lauschangriff

Adolf Jens Koemeda

Suite (ou presque) de l’histoire publiée dans l’édition précédente.

Et encore…

366 Médecine marchande Erhard Taverna

«En mettant un prix sur les bonnes choses de la vie, on les avilit», déclare le philosophe américain Michael J.

Sandel. La médecine n’échappe pas à cette commercia- lisation galopante, à l’instar de la première assurance complémentaire privée pour les soins ambulatoires qui a vu le jour cette année.

Badoux

Délégués des sociétés de discipline médicale

Allergologie et immunologie clinique:

Pr A. Bircher

Anesthésiologie: Pr T. Erb Angiologie: Pr B. Amann-Vesti Cardiologie: Pr C. Seiler Chirurgie: Pr Dr L. Bühler Chirurgie cardiaque et vasculaire thoracique: Pr T. Carrel

Chirurgie de la main: PD Dr L. Nagy Chirurgie maxillo-faciale: Pr H.-F. Zeilhofer Chirurgie orthopédique:

PD Dr M. Zumstein

Chirurgie pédiatrique: Dr M. Bittel

Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique: PD Dr T. Fischer Cytopathologie clinique: vacant Dermatologie et vénéréologie:

PD S. Lautenschlager

Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas Gastro-entérologie: PD Dr C. Mottet Génétique médicale: Dr D. Niedrist Gériatrie: Dr M. Conzelmann Gynécologie et obstétrique:

Pr W. Holzgreve Hématologie: Dr M. Zoppi Infectiologie: Pr W. Zimmerli Médecine du travail: Dr C. Pletscher Médecine générale: Dr B. Kissling

Médecine intensive: Dr C. Jenni Médecine interne: Dr W. Bauer Médecine légale: Pr T. Krompecher Médecine nucléaire: Pr J. Müller Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist Médecine physique et réadaptation:

Dr M. Weber

Médecine tropicale et médecine de voyages:

PD Dr C. Hatz

Néonatologie: Pr H.-U. Bucher Neurochirurgie: Pr H. Landolt Neurologie: Pr H. Mattle Neuropédiatrie: Pr J. Lütschg Neuroradiologie: Pr W. Wichmann Oncologie: Pr B. Pestalozzi

Ophtalmologie: Dr A. Franceschetti Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale: Pr J.-P. Guyot Pathologie: Pr G. Cathomas Pédiatrie: Dr R. Tabin

Pharmacologie et toxicologie clinique:

Dr M. Kondo-Oestreicher Pneumologie: Pr T. Geiser

Prévention et santé publique: Dr C. Junker Psychiatrie et psychothérapie: Dr G. Ebner Psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents: Dr R. Hotz Radiologie: Pr B. Marincek

Radio-oncologie: PD Dr Damien Weber Rhumatologie: Pr M. Seitz

Rédaction

Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna

lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique

Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.

Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.

Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit

Me Hanspeter Kuhn (FMH) Managing Editor Annette Eichholtz M.A.

Secrétariat de rédaction Elisa Jaun

Adresse de la rédaction

EMH Editions médicales suisses SA Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz Case postale, 4010 Bâle

Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected] Internet: www.bullmed.ch Editeur

FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, Case postale 300, 3000 Berne 15

Tél. 031 359 11 11, fax 031 359 11 12 Courriel: [email protected]

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Dr Karin Würz, responsable marketing et communication Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

Annonces Publicité Dr Karin Würz

Cheffe placement des annonces Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

«Offres et demandes d’emploi/

Immeubles/Divers»

Matteo Domeniconi, personne de contact Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

«Office de placement»

FMH Consulting Services Office de placement

Case postale 246, 6208 Oberkirch Tél. 041 925 00 77, fax 041 921 05 86 Courriel: [email protected] Internet: www.fmhjob.ch Photo de couverture:

Viktor Levi/Dreamstime.com

Abonnements Membres de la FMH

FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11, fax 031 359 11 12 Abonnements EMH

EMH Editions médicales suisses SA Abonnements, Case postale, 4010 Bâle Tél. 061 467 85 75, fax 061 467 85 76 Courriel: [email protected]

Abonnement annuel: CHF 320.–, porto en plus

© 2014 by EMH Editions médicales suisses SA. Tous droits réservés. Toute reproduction d’article, y inclus électroni- quement et la traduction, en totalité ou par extrait, est soumise à l’autorisation écrite des éditions.

Paraît le mercredi ISSN 1661-5948

ISSN 1424-4012 (édition électronique)

I M P R E S S U M

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E d i t o r i a l

F M H

319

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 9 Pendant cinq ans, Lotte Zahm

(nom d’emprunt), infirmière anesthésiste diplômée origi- naire de Bavière, est parvenue à tromper patients, hôpitaux, collègues et autorités en exer- çant comme médecin dans plusieurs hôpitaux et cabinets des cantons de Zurich, Argo- vie, Thurgovie et Zoug. Ses employeurs n’ont jamais vu la couleur de ses diplômes – tous ont crû aux excuses qu’elle invoquait pour ne pas les présenter.

A chaque fois que la situation semblait lui échapper, la fausse doctoresse changeait de poste. Manifestement, en pleine pénurie de médecins, il peut arriver qu’un hôpital en manque de personnel se contente d’un certificat de travail et renonce à exiger la présentation du diplôme de médecin. Malgré une information transmise à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les soupçons de certains collègues qui s’étonnaient des diagnostics plutôt fantaisistes de Lotte Zahm, l’imposture n’a été découverte qu’en 2013, avant d’être reprise par les médias [1].

Lotte Zahm n’est pas un cas isolé. De plus, la frontière entre «faux médecins» et médecins aux qualifications dou- teuses est ténue, notre pays comptant plus de 1000 praticiens en activité originaires de pays hors UE. Dans la plupart des cantons, c’est à l’employeur de décider s’il reconnaît ou non un «diplôme de médecin» délivré en Afghanistan ou au Zim- babwe par exemple. Or la plupart des hôpitaux et des institu- tions médicales, débordés par ces vérifications, seraient soula-

gés de pouvoir confier cette tâche à d’autres. Mais à l’heure actuelle, il n’existe aucun bureau central chargé de vérifier l’authenticité des diplômes présentés et leur qualité.

S’il existe bien un registre officiel des professions médi- cales (MedReg) qui recense les diplômes fédéraux et reconnus (UE), les personnes exerçant une profession médicale salariée n’ont pas l’obligation de s’y inscrire. C’est d’ailleurs la réponse invoquée dans le cas de Lotte Zahm par l’OFSP, qui a renoncé à des investigations supplémentaires faute de compétences.

La loi sur les professions médicales (LPMéd) régit en effet ex- clusivement l’exercice des professions médicales à titre indé-

pendant, tous les autres cas de figure relèvent de la compé- tence des cantons.

L’ISFM et la FMH ont signalé ces manquements en 2011 déjà lors de la révision de la LPMéd et demandé des améliora- tions, mais ils se sont heurtés au refus des autorités motivé par des considérations de droit constitutionnel. A cette époque, la demande visant à créer un registre exhaustif des professions médicales qui renseigne de manière complète et juridiquement valable sur qui est au bénéfice d’un diplôme valide n’avait pas été prise en compte dans le message du Conseil fédéral sur la révision de la LPMéd.

C’est finalement une intervention conjointe des cinq professions médicales (médecins, dentistes, pharmaciens, chiropraticiens et vétérinaires) auprès du Conseil des Etats, chargé actuellement de traiter cet objet en tant que premier conseil, qui a permis d’inverser la tendance: le 10 février 2014, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique a approuvé à l’unanimité les articles de loi à l’intention du Conseil des Etats qui devra en débattre en mars. Grâce à la collaboration constructive de l’OFSP et du DFI, les formula- tions détaillées ont à présent obtenu l’aval de tous les parte- naires. Vous trouverez de plus amples informations sur notre site www.siwf.ch → Actualités.

Les «carrières» atypiques comme celles de Lotte Zahm de- vraient appartenir au passé. Désormais, tous les médecins, qu’ils soient indépendants ou salariés, devront faire vérifier leur diplôme et s’inscrire au registre avant de pouvoir exercer leur profession en Suisse. Cette obligation ne concerne pas les médecins titulaires d’un diplôme fédéral ou étranger reconnu (UE) qui sont d’ores et déjà automatiquement inscrits au re- gistre.

Un registre complet et juridiquement contraignant n’est pas seulement dans l’intérêt de la sécurité des patients, mais il offre également un service utile aux cantons, hôpitaux et ins- titutions médicales pour le recrutement de personnel médical étranger.

Christoph Hänggeli, avocat, directeur de l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM)

1 Par ex. Le Matin du 15 juin 2013

Pour un registre exhaustif des professions médicales: la victoire de la raison

La FMH/l’ISFM, la SSO, pharmasuisse, chirosuisse et la SVS ont œuvré ensemble

pour un registre complet et obtenu l’aval unanime de la Commission de la santé

du Conseil des Etats.

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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 9

«Il ne faut pas avoir peur de se tromper»

Le Dr Thomas Heuberger a été président de l’Assemblée des délégués de 2007 à 2013. Grâce à une bonne connaissance des dossiers, il a su diriger les séances avec compétence et écouter les différents avis tout en restant ouvert aux nouvelles idées. Il a quitté ses fonctions à la fin de l’année dernière, une occasion pour lui de revenir sur son activité, son vécu et ce qui lui tenait à cœur.

L’Assemblée des délégués de la FMH (AD) fait le lien entre la Chambre médicale et le Comité central. Vous avez été le premier à la présider. Qu’est-ce qui vous a particulière- ment intéressé et que souhaitiez-vous y réaliser?

Mon ambition était de participer à une nouvelle structure de la FMH dans le but de contribuer à un meilleur ancrage de la politique professionnelle au sein de la Chambre médicale et du corps médical dans son ensemble, ainsi que d’offrir au Comité cen- tral une base de réflexion plus large pour ses déci- sions politiques.

L’Assemblée des délégués existe depuis 6 ans maintenant.

Comment a-t-elle évolué et où se positionnera-t-elle dans 10 ans?

Les hésitations et la retenue du début ont fait place à une plus grande confiance. Nos arguments sont de- venus plus percutants. Il me semble que c’est aussi l’avis du Comité central qui estime l’Assemblée des délégués pour son aide aux prises de décisions. Où se positionnera-t-elle dans 10 ans? Peut-on se projeter

si loin en avant dans le domaine de la santé? L’AD sera certainement totalement intégrée dans les dé- marches et les réflexions des médecins en politique de la santé. Elle développera ses propres idées et pro- jets, et sera le sparring-partner incontournable du Co- mité central.

Quelle est sa plus grande force? Et quelles améliorations faudrait-il entreprendre?

Sa plus grande force est certainement qu’elle est consciente de jouer un rôle important en politique de la santé en tant que représentante des médecins.

Elle donne également plus de poids aux activités po- litiques de la FMH. De plus, les discussions politiques au sein de l’AD ne poursuivent pas uniquement des intérêts particuliers mais touchent toutes les disci- plines et ce dans l’intérêt de l’ensemble du corps mé- dical.

Mais malgré tout, des améliorations doivent être faites notamment en ce qui concerne le flux d’informations réciproques entre l’AD et le Comité Interview:

Jacqueline Wettstein Cheffe de la Communication

Correspondance:

Jacqueline Wettstein FMHDivision Communication Elfenstrasse 18

CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 50 Fax 031 359 11 12

kommunikation[at]fmh.ch

Thomas Heuberger, premier président de l’Assemblée des délégués, passe le témoin et laisse une assemblée en confiance.

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central d’une part, et l’AD et la base d’autre part, en particulier sur les sujets de politique de la santé. Il reste encore des efforts à fournir pour garantir un meilleur ancrage des délégués dans la politique de leurs organisations cantonales et des organisations faîtières.

Quelles ont été vos premières impressions lors de votre accès à la présidence et quel regard portiez-vous sur l’AD fin 2013?

A mes débuts, j’étais prudent et j’avais beaucoup de respect devant la tâche à accomplir. Et puis l’enthou- siasme et le plaisir à débattre et à traiter les différents sujets ont pris le dessus. Après les séances, j’étais quand même souvent sous tension en raison des tra- vaux de préparation et d’organisation. Mais je me suis aussi toujours senti amicalement soutenu par les délégués et les membres du Comité central.

Comment s’est déroulée la collaboration avec le Comité central?

Elle a été excellente, ouverte et informative. Il m’a semblé très important de participer aux séances du Comité central, de pouvoir discuter de l’ordre du jour et prendre connaissance des affaires à traiter ensuite éventuellement à l’Assemblée des délégués.

Le rôle de président de l’AD est complexe. Sur quelles expériences avez-vous pu vous appuyer?

L’expérience politique acquise dans les assemblées communales et au sein du parlement cantonal m’a beaucoup aidé pour préparer et diriger les débats.

Mon intérêt à travailler politiquement au service de la collectivité, et dans le cas de l’AD au service des médecins, a été ma principale motivation, hormis mon plaisir à débattre.

Quel est votre plus beau souvenir et pourquoi?

La partie la plus difficile, mais aussi la plus passion- nante, a été de devoir souvent faire preuve de rete- nue dans mes opinions personnelles, parfois percu- tantes, afin de garantir la neutralité des débats.

J’ai toujours trouvé passionnant de discuter d’un sujet particulier avec des spécialistes externes ou des représentants politiques qui n’étaient pas du même avis que moi.

Et si c’était à refaire, que feriez-vous différemment?

L’Assemblée des délégués et les débats qui s’y sont te- nus vont me manquer. Ma manière de préparer les sujets aurait souvent mérité d’être plus précise et compréhensible. Autrement dit, j’aurais dû y consac- rer encore plus de temps au détriment de mon acti- Entre 2007 et 2013, Thomas Heuberger a été le premier président de l’Assemblée des délégués de la FMH. Après avoir obtenu son titre de spé cialiste en médecine interne générale en 1980, il a exercé comme médecin de famille dans son propre cabinet. En parallèle, il a ob- tenu les attestations de formation complémen- taire en acupuncture et médecine traditionnelle chinoise ainsi qu’en pratique du laboratoire au cabinet médical. Il s’est engagé très tôt en poli- tique professionnelle: en 1984, il a été élu au Comité de la Société des médecins du canton de Berne et depuis 2000, il est membre de la Cham- bre médicale. D’autres fonctions sont venues s’ajouter à celle de président de l’Assemblée des délégués de la FMH: depuis 2011, il préside en effet l’ORTRA Formation professionnelle des as- sistantes médicales en tant que délégué de la FMH, et depuis 2012, la Commission suisse pour le développement professionnel et la qualité des assistantes médicales. Hormis son engagement auprès de l’Ecole professionnelle bernoise pour la profession d’assistante médicale (be-med AG) et de l’Ecole professionnelle de l’Oberland bernois NOSS à Spiez, il participe à la politique bernoise en tant que représentant des Verts:

c’est ainsi qu’il a été pendant neuf ans membre du Conseil communal d’Oberhofen, qu’il a re- présenté les Verts pendant treize ans au Grand Conseil du canton de Berne et qu’il a été pen- dant deux ans vice-président des Verts bernois.

Une des tâches les plus passionnantes consiste à diriger des débats animés et parfois controversés.

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vité professionnelle habituelle. Reformuler de manière plus concise des propositions imprécises a également été un grand défi, car ma première refor- mulation était parfois également trop vague, provo- quant quelquefois des malentendus au moment de passer au vote.

Vous êtes un vieux renard de la politique professionnelle.

Qu’est-ce qui vous fascine tant en politique?

En 1984, Walter Flury, alors président de la Société des médecins du canton de Berne, m’a invité à parti- ciper aux travaux du comité et j’ai attrapé le virus.

Depuis lors, je n’ai pratiquement jamais cessé d’être actif dans différentes fonctions au sein du comité, dont onze ans en qualité de vice-président pendant

Fondée en 2007, l’Assemblée des délégués de la FMH assure le lien entre le Comité central et la Chambre médicale. Elle a été conçue pour rem- placer l’ancienne Conférence des présidents et ses quelque 100 membres dans le but de dispo- ser d’un organe plus petit et donc mieux à même de participer activement à la politique de santé. Avec ses 33 représentants des organisa- tions faîtières confirmés par la Chambre médi- cale, l’Assemblée des délégués examine de manière autonome toutes les questions impor- tantes en matière de politique de santé et pro- fessionnelle et les adopte à l’intention de la Chambre médicale. Par ailleurs, elle définit la ligne politique suivie par la FMH lors de vota- tions populaires, du lancement d’une initiative ou d’un référendum.

Session au Grand Conseil bernois: «Grâce à la politique, je peux rendre à la communauté ce qu’elle m’apporte.»

les mandats de l’actuel président de la FMH. J’ai éga- lement été assesseur et j’ai fait le lien avec la poli- tique cantonale grâce à mon siège au Grand Conseil bernois.

La politique me permet de rendre à la société un peu de ce qu’elle m’a donné. C’est le cas aussi bien pour la politique en général que pour la politique professionnelle. Le travail politique est particulière- ment intéressant une fois qu’on s’y est familiarisé et que l’on peut développer ses propres projets. Partici- per au débat politique permet d’évoluer dans un contexte social différent de celui du cabinet, de nouer de nouveaux contacts et d’élargir son hori- zon, ce qui est un changement bienvenu dans le quotidien.

Comme vous avez désormais atteint la durée maximale possible dans cette fonction, vous avez passé le témoin à Peter Wiedersheim qui dirige l’Assemblée des délégués depuis 2014. Quelles sont les qualités dont il devra faire preuve?

Avoir un bon réseau, de la créativité politique, de la persévérance et un esprit conceptuel. Des qualités dont Peter Wiedersheim dispose déjà, c’est donc un successeur parfait! Selon moi, il est également impor- tant de faire preuve de courage face à des proposi- tions et à des idées non conventionnelles: il ne faut pas avoir peur de se tromper.

Que souhaiteriez-vous transmettre à votre successeur?

Et aux membres de l’Assemblée des délégués?

De la persévérance, de la créativité et du temps! Et savoir rester fidèle à ses convictions sans pour autant se fermer aux nouvelles idées. En tant que président, il faut parfois savoir se mettre en porte-à-faux.

Partenaires importants en politique de santé, les délégués doivent faire preuve de confiance et d’estime de soi. En outre, ils doivent entretenir le lien avec les membres qu’ils représentent: leur rôle d’intermédiaire consiste à faire suivre les informa- tions mais aussi à créer le lien entre les processus po- litiques et l’opinion de leur base.

Une période de travail intense touche désormais à sa fin.

Quels sont vos plans pour la suite?

Je compte poursuivre mon travail au cabinet pendant un moment, en réduisant un peu mon taux d’occupa- tion. Par ailleurs, je continuerai à œuvrer en faveur de la formation de base et continue des assistantes médi- cales pour le compte de la FMH. Enfin, les passe-temps typiques d’un retraité (à temps partiel) m’attendent:

famille, amis, temps libre, sport, lecture, hobbies – je n’aurai donc pas souvent l’occasion de m’ennuyer.

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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 9

Edition 2014

Swiss Quality Award: effet garanti

Participer au Swiss Quality Award, le jeu en vaut la chandelle – comme l’ont constaté deux lauréats des années 2011 et 2013, le Dr Ueli Grüninger du Collège de médecine de premier recours, et le Dr phil. nat. Priska Vonbach de l’Hôpital des enfants de Zurich. Vous aussi, tentez votre chance et inscrivez votre projet d’ici au 30 avril 2014!*

Dr Grüninger, en 2011, vous et votre équipe du Collège de médecine de premier recours avez remporté le Swiss Quality Award avec votre projet «Coaching santé». Que signifie ce prix pour vous?

Ueli Grüninger: Ce prix a été une grande surprise pour nous. Cela signifiait que contrairement à ce que nous pensions, la question de la collaboration entre patient et médecin avait fait son chemin également dans le domaine de la gestion de la qualité. La recon- naissance du public mais aussi la légitimation de nos pairs nous ont renforcés dans notre idée d’être sur la bonne voie et nous ont fortement incités à étendre notre projet à l’ensemble du pays.

Comment le coaching santé a-t-il évolué depuis la remise du Swiss Quality Award?

Nous avons poursuivi activement notre travail afin d’évaluer le projet-pilote, qui a réuni quelque 20 ca- binets médicaux et 1045 patients, et de publier les ré- sultats très prometteurs que nous avons obtenus [1].

A titre d’exemple: 91 % des patients approchés ont re- joint le projet, et 37 % sont allés jusqu’au bout, soit trois fois plus qu’attendu. La moitié de ces patients sont parvenus à changer leur comportement, ce qui est un résultat remarquable en comparaison avec d’autres interventions médicales. La praticabilité du coaching a été jugée très bonne à la fois par les pa- tients et les médecins, et le projet a fait l’objet d’une large acceptation de part et d’autre. Forts de ce suc- cès, nous prévoyons désormais d’élargir ce projet à toute la Suisse. Nous menons actuellement des dis-

cussions avec les décideurs politiques et les institu- tions spécialisées afin de garantir le financement du projet mais aussi de négocier des conditions favo- rables, dont la rémunération adéquate du conseil mé- dical et à long terme, l’intégration du coaching santé dans la formation des professionnels de la santé.

L’intérêt pour votre projet a-t-il augmenté depuis la remise du prix?

La demande pour notre projet est en constante aug- mentation, ce qui nous réjouit. Nous organisons d’ores et déjà des formations continues dans les can- tons d’Argovie et de Saint-Gall ainsi qu’au Liechten- stein, en collaboration avec les départements de la santé et les sociétés médicales. D’autres formations sont en préparation. La formation continue offre quatre modules: cours de sensibilisation (2–3h), ate- lier d’une journée avec des patients standardisés/ac- teurs, rencontres de suivi et apprentissage personnel en ligne.

Le prix vous a-t-il permis de nouer des contacts utiles?

La visibilité et la crédibilité obtenues grâce au prix sont un soutien précieux dans notre recherche de partenaires et de sponsors en vue d’étendre le pro- gramme de coaching santé à l’ensemble du pays.

Cela nous a également permis d’approcher des groupes cibles autres que les médecins installés, à sa- voir des médecins en formation postgraduée, des étudiants en médecine ou d’autres professionnels de la santé, par ex. des assistantes médicales.

Les démarches en faveur de la qualité des soins bénéfi- cient d’un large ancrage en Suisse. Le Swiss Quality Award a-t-il encore son utilité?

Ce prix est important dans le sens où il permet de montrer l’extraordinaire diversité des activités en fa- veur de la qualité des soins. Mais la visibilité n’est pas tout. C’est pourquoi je souhaiterais que le Swiss Qua- lity Award contribue aussi à ce que l’on place notre confiance moins dans la technologie mais davantage dans le système et les possibilités qu’il offre ainsi que dans l’interaction.

Interview:

Fabienne Hohl

Correspondance:

Michelle Gerber FMH / Division DDQ Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12

info[at]swissqualityaward.ch www.swissqualityaward.ch Dr Ueli Grüninger Collège de médecine de premier recours (CMPR) Landhausweg 26 CH-3007 Berne Tél. 031 370 06 71 ueli.grueninger[at]hin.ch www.gesundheitscoaching- khm.ch

Dr Ueli Grüninger, directeur du Collège de médecine de premier recours:

«Ce prix signifie que la question de la collabora- tion entre patient et médecin a fait son chemin également dans le domaine de la gestion de la qualité.»

* Vous trouverez les posters (en allemand seulement) des projets lauréats

«Coaching santé» et

«kinderdosierungen.ch»

dans l’édition en ligne du BMS www.bullmed.ch

→ Numéro actuel et sur www.swissqualitaward.ch

→ Les projets.

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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 9

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Dr Vonbach, en 2013, l’équipe de l’Hôpital des enfants de Zurich a remporté le Swiss Quality Award pour son nou- veau site internet kinderdosierungen.ch. Qu’est-ce qui a convaincu le jury?

Priska Vonbach: Alliant innovation et qualité, notre site internet kinderdosierungen.ch était prédestiné pour le Swiss Quality Award. «Innovation», parce qu’à notre connaissance, il n’existe aucune autre banque de données publique sur les dosages pédia- triques qui permette également de calculer les do- sages individuels – et «qualité», parce que la sécurité des patients était depuis le début clairement au centre du projet et qu’elle reste notre objectif premier.

Participer à un concours nécessite beaucoup de ressources – cet investissement a-t-il porté ses fruits?

Les ressources mobilisées pour le concours sont res- tées tout à fait raisonnables. Naturellement, en tant que lauréats, l’investissement a porté ses fruits. La notoriété de www.kinderdosierungen.ch a fortement augmenté, comme le montrent les statistiques du site. De plus, le logo du Swiss Quality Award facilite grandement la recherche de sponsors.

Comment a évolué le site kinderdosierungen.ch depuis la remise du Swiss Quality Award?

Depuis décembre 2013, toutes les données sont éga- lement accessibles en français sous www.posologies- pediatriques.ch. Par ailleurs, nous pouvons désor- mais intégrer les médicaments génériques dans notre banque de données et nous prévoyons donc de l’élargir de manière importante durant le premier tri- mestre 2014, en plus de la mise à jour usuelle. Nous sommes également en train de programmer une ver- sion adaptée aux smartphones et tablettes. Vu que les utilisateurs de l’Hôpital des enfants de Zurich de- vront désormais renoncer à une version imprimée de nos dosages, nous leur devons bien cela. Enfin, nous travaillons avec d’autres cliniques pour enfants ainsi qu’avec l’OFSP sur un projet-pilote visant à harmoni- ser les dosages.

Jetons un regard vers l’avenir: selon vous, quelle orienta- tion le Swiss Quality Award va-t-il prendre ces prochaines années?

J’attends des innovations qu’elles s’attachent à ré- pondre aux défis qui nous attendent. Dans ce contexte, le thème de la cybersanté sera l’une de nos principales préoccupations, de même que la coordi- nation de la prise en charge des patients entre sec- teurs stationnaire et ambulatoire, qui revêt encore plus d’importance depuis l’introduction de Swiss- DRG. J’attends également des innovations qu’elles permettent d’actualiser nos connaissances médicales et d’augmenter l’attrait de l’hôpital en tant que lieu de travail, afin de contrer la pénurie qui s’annonce.

Selon vous, qu’est-ce qui caractérise une bonne démarche en faveur de la qualité?

Pour moi, la sécurité des patients est primordiale, car c’est un aspect auquel on attache malheureusement encore trop peu d’importance, les conséquences d’une mauvaise prise en charge étant bien souvent sous-estimées. De manière générale, que ce soit par des thérapies plus efficaces, une meilleure sécurité ou des traitements plus efficients – comprenez:

moins chers –, la qualité des soins doit bénéficier avant tout aux patients.

1 Neuner-Jehle S, Schmid M, Grüninger U. The «Health Coaching» programme: a new patient-centred and visually supported approach for health behaviour change in primary care. BMC Family Practice. 2013;

14(100). www.biomedcentral.com/1471-2296/14/100.

Dr phil. nat.

Priska Vonbach, responsable du service pharmaceutique de l’Hôpital des enfants de Zurich:

«Suite au Swiss Quality Award, la notorité du site kinderdosierungen.ch a fortement augmenté.»

Correspondance:

Dr phil. nat. Priska Vonbach Responsable du service pharmaceutique de

l’Hôpital des enfants de Zurich – Eleonorenstiftung

Steinwiesstrasse 75 CH-8032 Zurich Tél. 044 266 78 17

priska.vonbach[at]kispi.uzh.ch www.kinderdosierungen.ch

Swiss Quality Award: inscrivez-vous maintenant!

Les innovations dans le domaine de la gestion de la qualité bénéficient non seulement aux pa- tients mais aussi à l’ensemble du secteur de la santé. C’est pourquoi le Swiss Quality Award ré- compense les meilleurs projets en faveur de la qualité dans trois catégories, dotées chacune de 10 000 francs: «secteur ambulatoire», «secteur hospitalier» et «projet intersectoriel». A partir de cette année, le jury décernera également une ré- compense d’une valeur de 2000 francs pour le meilleur poster, le «Swiss Quality Poster-Award».

Les trois organismes responsables que sont la Fé- dération des médecins suisses (FMH), l’Institut de recherche évaluative en médecine (IEFM) de l’Université de Berne et la Société suisse pour le management de qualité dans la santé (SQMH) se réjouissent d’ores et déjà de découvrir votre pro- jet; n’hésitez donc pas à participer au concours!

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2014. Pour de plus amples informations: www.

swissqualityaward.ch.

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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 9

Personalien

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Tobias Müller, Facharzt für Kinder- und Jugend- psychiatrie FMH, Bümplizstrasse 109, 3018 Bern Einsprachen gegen dieses Vorhaben müssen in- nerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio ein- gereicht werden. Nach Ablauf der Frist ent- scheidet der Vorstand über die Aufnahme des Gesuchs und über die allfälligen Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern

Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich gemeldet:

Furkat Davranov, Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe, Swissana Clinic, Huobmatt- strasse 9, 6045 Meggen

Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Gäu hat sich gemeldet:

Petra Verena Thalmann Fofana, Allgemeine Innere Medizin FMH, Dr. med. Thalmann AG, Bahnhofstrasse 28, 6110 Wolhusen

Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Todesfälle / Décès / Decessi

Aenni Walser (1954), † 27. 1. 2014,

Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, 3011 Bern

Rudolf Leupold (1928), † 5. 2. 2014, Facharzt für Kinder- und Jugendmedizin, 8702 Zollikon

Praxiseröffnung /

Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici

GE

Florence Zahn-Thorimbert,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents,

27, avenue Louis- Bertrand, 1213 Petit-Lancy ZH

Andrea Ruth Lehmann,

Fachärztin für Kinder- und Jugendmedizin, Paradiesstrasse 38, 8802 Kilchberg ZH

Publikation schriftlich und begründet zu rich- ten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern.

Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz

Zur Aufnahme in die Ärztegesellschaft des Kan- tons Schwyz hat sich angemeldet:

Reto Nüesch, Facharzt für Innere Medizin sowie Facharzt für Infektiologie FMH, Chefarzt Innere Medizin, Spital Schwyz

Einsprachen gegen diese Aufnahme richten Sie schriftlich innert 20 Tagen an Dr. med. Hugo Brunner, Dorfstrasse 14, 6417 Sattel.

Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug Zur Aufnahme in die Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Christine Burck-Jaeger, Fachärztin für Innere Me- dizin, Holzhäusernstrasse 8, 6313 Menzingen Einsprachen gegen diese Kandidatur müssen innerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Sekretariat der Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist ent- scheidet der Vorstand über Gesuch und allfäl- lige Einsprachen.

02234-de

ENVOYEZ VOS PROJETS AVANT LE 30 AVRIL 2014

Le Swiss Quality Award récompense les meilleures innovations en matière de qualité dans le système de santé. Participez et enregistrez votre projet sur le site www.swissqualityaward.ch.

F M H

Nouvelles du corps médical

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Accroître la sécurité des patients

L’art de la communication au sein de l’équipe:

ne rien laisser au hasard des interprétations

La communication a une influence décisive sur le com- portement des membres d’une équipe: il ne s’agit pas seu- lement de faire passer un message, mais de savoir qui dit quoi, quand et comment. Correctement appliquée, la check-list chirurgicale (check-list de l’OMS) soutient et facilite une communication structurée entre les interve- nants. Ces échanges aident l’équipe à acquérir un modèle mental commun de la situation et permettent de recon- naître à temps les risques pour la sécurité. Communiquer de manière claire et concise ne s’improvise pas: c’est un art à exercer.

Avons-nous la même conception et la même perception des choses?

Lorsque nous échangeons avec d’autres personnes, nous pensons souvent que nous nous exprimons de façon claire et sommes persuadés que notre inter­

locuteur a reçu l’information telle que nous la voyons. Cette croyance est d’autant plus forte que nous connaissons bien le contexte (= salle d’opéra­

tion), la situation (= intervention de routine sur un patient) et/ou les intervenants (= personnel médi­

cal de différents groupes professionnels). Le fait d’œuvrer dans un cadre commun et de se concentrer sur une même tâche porte à croire que toutes les per­

sonnes présentes ont la même vision et qu’il existe un modèle mental unique. Cette concordance appa­

rente masque les différences de perspective au sein de l’équipe et empêche de prendre conscience des di­

vergences et de leurs conséquences. Des études ont montré que des personnes travaillant ensemble pou­

vaient avoir des conceptions très différentes et que celles­ci représentaient un risque potentiel pour la sécurité. Sexton [1] a notamment demandé à du per­

sonnel médical de se prononcer sur l’affirmation sui­

vante: «Même si je suis fatigué(e), je reste efficace et performant(e) dans des situations critiques». Si cette déclaration a été approuvée par 60 % des profession­

nels interrogés, seuls 47 % des anesthésistes y ad­

hèrent, contre 70 % des chirurgiens. Cette question simple, mais non moins déterminante, illustre de façon exemplaire comment les avis peuvent diverger et conduire des personnes à interpréter différem­

ment une situation.

Les différences de perception, un risque pour la sécurité

La standardisation des processus, la qualité de la for­

mation des professionnels et l’investissement per­

sonnel de chacun font que les différences de percep­

tion majeures sont certes rares entre les membres de l’équipe chirurgicale et que les divergences mineures dans la façon de concevoir une situation restent la plupart du temps sans conséquence. Mais dans cer­

tains cas, des erreurs se produisent suite à des malen­

tendus liés précisément à un manque de communi­

cation [2]. En l’absence d’échanges structurés per­

mettant à l’équipe de se forger une compréhension commune de la situation avant l’opération, chacun s’en tient à sa perception des choses, ce qui génère un risque d’erreurs dues à une mauvaise interpréta­

tion ou à un déficit d’information.

Par exemple, un orthopédiste ne saurait tenir pour acquis que les implants spéciaux nécessaires pour une intervention seront automatiquement dis­

ponibles le moment venu. Il se peut en effet que l’on ait oublié les délais de commande, que les implants

soient utilisés ailleurs ou que l’on imagine, à tort, que les responsables de la gestion s’en sont occupés de leur propre chef. Si ce point n’est pas abordé expli­

citement avant l’intervention, celle­ci pourrait de­

voir être retardée ou stoppée jusqu’à ce que le maté­

riel manquant puisse être obtenu, par exemple au­

près d’un autre hôpital, et ce alors que le patient est déjà sous anesthésie ou que l’opération a déjà dé­

buté. Les erreurs de cet ordre peuvent et doivent être évitées. Une bonne communication au sein de l’équipe permet de contribuer efficacement à cette prévention. Aujourd’hui encore, ce point n’est pour­

tant pas une évidence en salle d’opération, comme l’atteste une étude de Makary et al. [3] réalisée auprès d’anesthésistes, de chirurgiens et de personnel infir­

mier. Les résultats montrent que les participants ont une appréciation fort différente de la qualité de la communication au quotidien: si les chirurgiens esti­

ment à 87 % que la communication avec le personnel infirmier est bonne ou très bonne, seuls 48 % dudit personnel partagent cet avis (pour une situation Anna Mascherek a,

Irene Kobler b, Paula Bezzola c a Dr phil., collaboratrice

scientifique, sécurité des patients suisse b Gestionnaire de projet,

sécurité des patients suisse c Directrice adjointe,

sécurité des patients suisse

Correspondance:

Paula Bezzola, MPH sécurité des patients suisse Asylstrasse 77

CH­8032 Zurich Tél. 043 244 14 80 Fax 043 244 14 81

bezzola[at]patientensicherheit.ch

«Une même situation peut donner lieu à des appréciations très diverses de la part

des groupes professionnels.»

s é c u r i t é d e s p a t i e n t s s u i s s e

AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S

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identique). De même, 84% des chirurgiens ont jugé que la communication avec les anesthésistes était bonne ou très bonne, alors que ces derniers ne sont que 70 % à exprimer cette opinion. Une même situa­

tion peut donc donner lieu à des appréciations très diverses de la part des groupes professionnels – au­

tant de divergences qui peuvent être une source d’er­

reurs.

La communication structurée aide à éviter les erreurs

La manière dont les membres d’une équipe commu­

niquent entre eux est un facteur déterminant dans la

prévention des interprétations erronées et des ma­

lentendus. Plus les échanges sont standardisés et structurés, plus il y a de chances que soient trans­

mises toutes les informations nécessaires à une bonne compréhension de la situation. Une commu­

nication structurée aide l’équipe à acquérir une vision commune et encourage chacun à s’exprimer en cas d’incertitude.

Qu’est-ce qui caractérise une communication structurée?

Une communication structurée doit être objective, c’est­à­dire neutre, claire, précise, complète et concise. Elle présente également les caractéristiques suivantes:

– les points à traiter et la manière de les aborder sont définis à l’avance;

– tous les membres de l’équipe écoutent;

– chacun participe aux échanges selon le rôle ou la fonction défini(e) dans le déroulement structuré;

– tous osent exprimer leurs incertitudes (Speak up);

– les informations sont répétées et validées (closed loop communication = communication en boucle fermée).

Souvent, il y a bien échange d’informations durant le processus, mais celles­ci sont communiquées de manière bilatérale et non organisée. La communica­

tion structurée vise à s’assurer que tous disposent des données nécessaires et sont en mesure de détecter les éventuels manquements. Le fait de reconfirmer sys­

tématiquement les informations échangées aide en outre à éviter les malentendus. La communication en boucle fermée est particulièrement importante pour les vérifications de sécurité.

Une communication structurée est-elle réellement synonyme de sécurité accrue?

Mettre en place une communication structurée tout en assurant une utilisation correcte de la check­list représente un investissement non négligeable. Il est donc légitime de se demander si la qualité de la com­

munication au sein de l’équipe a des effets tangibles et mesurables sur la sécurité des patients ou reste un simple «facteur de bien­être». Neily et al. [4] ont voulu savoir si ce paramètre avait une influence sur le taux de mortalité. A cet effet, plusieurs équipes chirurgicales dans leur composition originelle (chirurgien, anesthésiste, infirmière anesthésiste, équipe technique et infirmière) ont suivi un entraî­

nement à la communication. Les résultats indiquent un taux de mortalité sensiblement plus faible pour les patients du groupe ayant bénéficié de cet entraî­

nement intensif et attestent que les effets positifs sont liés à des changements au niveau de la commu­

nication. Cette étude démontre qu’une bonne com­

munication interpersonnelle en salle d’opération ne fait pas qu’améliorer le travail quotidien de l’équipe, Communication bilatérale

Communication structurée, en boucle fermée

© sécurité des patients suisse

Figure 2

Une communication en trois phases. La communication en boucle fermée se déroule en trois phases.

1. L’émetteur envoie un message.

2. Le destinataire reçoit le message, l’interprète et répète ce qu’il a entendu.

3. L’émetteur vérifie que l’information communiquée a bien été comprise par le destinataire.

Communication en boucle fermée

Figure 1

Communication bilatérale et communication structurée, en boucle fermée.

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mais a aussi des répercussions directes sur le résultat du traitement et, partant, sur la sécurité du patient.

La check-list chirurgicale, une aide efficace à la communication

Lorsqu’elle est employée de manière correcte et sys­

tématique, la check­list chirurgicale (check­list de l’OMS) est un instrument éprouvé et efficace aidant les membres de l’équipe à échanger de façon structu­

rée, standardisée et objective les informations essen­

tielles concernant l’opération prévue. En peu de

temps – il faut en moyenne moins d’une minute pour la passer en revue –, elle permet à l’ensemble des participants de parvenir à une compréhension commune de la situation en abordant et en clarifiant tous les aspects importants (5).

La sécurité passe par la communication Parallèlement à l’intégration systématique de la check­list, la communication au sein de l’équipe constitue, pour toutes les raisons évoquées ci­dessus, un élément essentiel du programme pilote national

«progress! La sécurité en chirurgie» (voir encadré).

Une culture empreinte de respect et d’estime permet de soutenir une communication factuelle et les échanges standardisés et structurés contribuent à leur tour à créer un cadre professionnel et objectif fa­

cilitant la prise de parole.

Pour que la check­list puisse déployer ses effets positifs sur la communication au sein de l’équipe, il est essentiel d’adapter cet instrument à l’établisse­

ment en y associant le personnel concerné, puis de le tester et de s’entraîner à l’utiliser. Il convient en par­

ticulier de définir à l’avance la manière de procéder et les formules à employer, qui devront être claires pour tous, et de prévoir des normes et des règles qui seront appliquées de façon complète et systéma­

tique. Les cadres assument à cet égard un rôle de mo­

dèle important.

Références

1 Sexton JB, Thomas EJ, Helmreich RL. Error, stress, and teamwork in medicine and aviation: cross sectional surveys. BMJ. 2000;320(7237):745–9.

2 Gawande AA, Zinner MJ, Studdert DM, Brennan TA.

Analysis of errors reported by surgeons at three teaching hospitals. Surgery. 2003;133(6):614–21.

3 Makary MA, Sexton JB, Freischlag J, Holzmueller C, Millman EA, Rowen L, et al. Operating room teamwork among physicians and nurses: teamwork in the eye of the beholder. J Am Coll Surg. 2006;202:746–52.

4 Neily J, Mills PD, Young­Xu Y, Carney BT, West P, Berger DH, et al. Association Between Implementation of a Medical Team Training Program and Surgical Mortality. JAMA. 2010 ;304(15):1693–700.

5 Bezzola P, Hochreutener MA, Schwappach DLB.

Opération Sécurité chirurgicale. La liste de contrôle chirurgicale et sa mise en œuvre: culture­équipe­ins­

trument. Zurich: Fondation pour la Sécurité des Patients; 2012.

«La communication structurée vise à s’assurer que tous disposent des données nécessaires et sont en mesure de détecter les éventuels manquements.»

Programme pilote national progress!

Les bases du programme pilote national pro- gress! réalisé par «sécurité des patients suisse»

ont été élaborées en étroite collaboration avec de nombreux spécialistes suisses du domaine de la santé, des sociétés membres de la fmCh ainsi que des associations professionnelles du do- maine opératoire et des infirmiers et infirmières anesthésistes. L’objectif consiste à assurer une utilisation correcte et complète de la check- list chirurgicale pour tous les patients (obser- vance de 100 %). L’accent est mis notamment sur l’amélioration de la communication au sein de l’équipe, qui représente un facteur essentiel.

Entre 2013 et 2015, dans le cadre d’un projet d’approfondissement de deux ans, dix hôpitaux pilotes mènent plusieurs enquêtes et activités prédéfinies au sein de groupes de projet inter- professionnels et partagent leurs expériences lors de quatre ateliers communs.

Pour en savoir plus: www.securitedespatients.ch, Paula Bezzola, MPH, responsable du programme pilote progress! et directrice adjointe, tél. 043 244 14 80, bezzola[at]patientensicherheit.ch

Sujets d’actualité du forum

Venez débattre avec nous!

Dans la rubrique forum, nous présentons régulière- ment des sujets d’actua- lité politique, économique et scientifique ayant trait au système de santé.

Donnez votre avis ou commentez les affirmations de vos confrères. Pour accéder au forum:

www.bullmed.ch/forum/

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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 9

Dépistage du carcinome du côlon:

remboursement par l’assurance de base

Le dépistage du carcinome du côlon est couvert depuis juillet 2013 par l’assurance obligatoire des soins pour toutes les personnes de 50 à 69 ans. Le Département fédéral de l’intérieur a ainsi partiellement répondu à la requête déposée par la Ligue suisse contre le cancer. Celle-ci réclame néanmoins toujours la mise en place d’un dépistage organisé.

Un cancer fréquent

Souvent diagnostiqué tardivement, le carcinome du côlon est, avec 4100 nouveaux cas par an environ, l’un des cancers les plus fréquents en Suisse. Or, dépisté à un stade peu avancé, il offre de bonnes chances de guérison.

Une requête motivée par l’absence de base légale

Jusqu’à il y a peu, le dépistage du carcinome du côlon n’était remboursé que pour des groupes à risque strictement définis [1]. En 2011, la Ligue suisse contre le cancer a, avec d’autres organisations, sou- mis au Département fédéral de l’intérieur (DFI) une demande de prise en charge par l’assurance obliga- toire des soins des coûts des prestations liées à un programme de dépistage du carcinome du côlon (PDCC) [2]. Le PDCC a pour objectif d’augmenter la détection précoce du carcinome du côlon et de contribuer ainsi à abaisser la mortalité. Il vise paral- lèlement à garantir l’assurance-qualité et l’égalité des chances. La requête est soutenue par le Collège de médecine de premier recours, la Société suisse de gastroentérologie, la Société suisse de chirurgie viscérale, la Ligue gastrointestinale Suisse, pharma- Suisse et swiss cancer screening.

Un pas dans la bonne direction

Depuis le 1er juillet 2013, le dépistage du carcinome du côlon figure dans le catalogue des prestations à charge de l’assurance obligatoire des soins pour les personnes de 50 à 69 ans. Sont couverts un test de recherche de sang occulte dans les selles (selon la liste des analyses) tous les deux ans ainsi que la

coloscopie subséquente en cas de test positif ou une coloscopie tous les dix ans [3]. Cette prestation est remboursée sans qu’elle s’inscrive dans un pro- gramme et sans suppression de la franchise (contrai- rement au dépistage systématique du cancer du sein). Si un canton souhaite introduire un pro- gramme de dépistage, le DFI étudiera néanmoins la possibilité de libérer l’examen de la franchise. Les programmes pilotes cantonaux revêtent une im- portance primordiale; ils permettent en effet de cla- rifier des questions liées au dépistage systématique du carcinome du côlon pour l’ensemble du pays. Il est donc indispensable de les soutenir et de les en- courager.

La Ligue suisse contre le cancer et le collectif res- ponsable du PDCC considèrent la décision du DFI en faveur d’un meilleur dépistage du carcinome du cô- lon comme un pas dans la bonne direction. Ils n’en réclament pas moins toujours la mise en place d’un dépistage organisé.

Informer les professionnels et la population L’introduction d’un dépistage systématique du carci- nome du côlon à l’échelle du pays ne se fera sans doute pas avant plusieurs années. D’ici là, les méde- cins assument un rôle d’autant plus important en tant que personnes de confiance: c’est à eux qu’il appartient d’informer leurs patients de la possibilité d’effectuer un dépistage et de les conseiller et soute- nir dans le choix de la méthode. Il est essentiel d’informer avec soin les hommes et les femmes de la tranche d’âge visée pour qu’ils puissent prendre leur décision et profiter d’une qualité aussi élevée que possible pour l’examen.

Pour soutenir les professionnels dans leur travail de conseil et aider les hommes et les femmes à prendre leur décision, la Ligue contre le cancer a élaboré divers documents d’information. Ceux-ci seront disponibles à la page www.liguecancer.ch/cancerintestin dès le mois de mars, mois traditionnellement dédié au cancer de l’intestin dans le monde entier.

Cornelia Schwager Collaboratrice spécialisée Prévention et dépistage, Ligue suisse contre le cancer

Références

1 Ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS, RS 832.112.31);

art. 12d, lettre b: Mesures en vue du dépistage précoce de maladies chez certains groupes à risques.

2 Demande de prise en charge par l’assurance obligatoire des soins des coûts des prestations liées à un programme de dépistage du côlon, déposée par la Ligue suisse contre le cancer avec le collectif responsable du PDCC (2011, 2012, 2013).

3 Ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS, RS 832.112.31);

art. 12e, lettre d: Mesures de dépistage précoce de maladies dans toute la population.

Correspondance:

Cornelia Schwager Ligue suisse contre le cancer Effingerstrasse 40

CH-3001 Berne Tél. 031 389 93 58 cornelia.schwager[at]

liguecancer.ch

Pour soutenir les professionnels dans leur travail de conseil la Ligue contre le cancer a élaboré divers documents d’information.

L i g u e s u i s s e c o n t r e l e c a n c e r

AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S

Références

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