• Aucun résultat trouvé

EMPLOI. Rapprocher les demandeurs des porteurs d offres. n P 6 à 10 - Dossier. n P 2 - Mise en place d une démarche PLATO. n P 11 - La vie économique

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "EMPLOI. Rapprocher les demandeurs des porteurs d offres. n P 6 à 10 - Dossier. n P 2 - Mise en place d une démarche PLATO. n P 11 - La vie économique"

Copied!
12
0
0

Texte intégral

(1)

n P 2 - Mise en place d’une démarche PLATO

n P 3 - Éditorial

n P 4/5 - Études et réalisations - L’OIN et son comité consultatif - Ardoines : le projet de pépinière-hôtel

d’entreprises en bonne voie

n P 6 à 10 - Dossier

Emploi, rapprocher les demandeurs des porteurs d'offres

n P 11 - La vie économique - L’imprévu : dive bouteille et bonne

cuisine

- ERIS, la stratégie de “l’humain”

n P 12

Petit déjeuner d’entreprises N°55

Mars 2010 Ville de Vitry-sur-Seine

EMPLOI

Rapprocher les demandeurs

des porteurs d’offres

(2)

2

N Événement

Dans le cadre du projet terri- torial partagé de l’OIN Orly- Rungis - Seine-Amont et du pacte pour l’emploi, la forma- tion et le développement éco- nomique de la Région, la CCIP Val-de-Marne va initier, d’ici le printemps 2010, une démarche PLATO qui constituera pour les entreprises du territoire de l’OIN un lieu d’échange de for- mation mais aussi d’ancrage au territoire.

La démarche PLATO

Le principe de la démarche PLATO, déjà expérimenté avec succès en France, mais aussi dans différents pays d’Europe et d’Amérique du Nord, est le rapprochement d’une quinzaine de grandes entreprises avec une soixantaine de PME-PMI d’un même territoire, sur des problématiques de l’entreprise.

PLATO permet :

- la mise en place d’un véritable réseau local, par le rapprochement des entrepri- ses et la constitution de courants d’affai- res,

- l’apport de réponses concrètes à des pro- blèmes rencontrés par les entreprises, - un soutien mutuel des entreprises, entre

PME, mais aussi entre PME et grands groupes,

- la constitution d’une image positive et dynamique sur le territoire.

Le réseau PLATO, tout en valorisant les entreprises, aussi bien les PME-PMI que les grands groupes, contribuera à la mise en valeur de l’activité économique du ter- ritoire de l’OIN Orly-Rungis - Seine- Amont.

Opération d’intérêt national

La CCIP initie une démarche PLATO

La conciergerie d’entreprise consiste à apporter toute une gamme de services sur le lieu de travail des salariés, pour leur per- mettre de mieux concilier leur vie privée et leur vie professionnelle.

La conciergerie d’entreprise est un concept innovant qui vient de faire son en- trée à Vitry, grâce à Hervé Le Louarn qui a créé son entreprise en décembre dernier, SAVEX avec le réseau de franchise Service Personnel. « Il s’agit du premier réseau de conciergerie d’entreprise créé en France », explique le chef d’entreprise.

L’idée est de faciliter la vie des salariés au bureau, qu’ils puissent se décharger des tracasseries du quotidien qui viennent par-

fois polluer les journées de travail. Les de- mandes peuvent être parfois très originales mais aussi tout à fait classiques : « Notre métier, c’est surtout les services pratiques, basiques du quotidien : pressing, repassage, livraisons, réservation du billet de train, ou rendez-vous avec le plombier… », précise Hervé Le Louarn. Plus de disponibilité et de motivation, moins de stress dans l’en- treprise… tout le monde y gagne.

Qu’elles soient petites ou grandes, publi- ques ou privées, toutes les entreprises peu- vent décider de souscrire à ce nouveau concept. « L’entreprise paye un abonnement en fonction du nombre de salariés qu’elle abonne et bénéficiera d’un crédit d’impôt de

25 %. Chaque salarié a accès à tous les ser- vices et peut les utiliser à tout moment, en toute confidentialité, à des tarifs privilé- giés ». L’abonnement comprend aussi des offres de réduction, une assistance juridi- que, un service de covoiturage et des ser- vices pour l’entreprise : organisation d’évé- nements, cadeaux d’entreprise notam- ment.

SERVICE

AUX ENTREPRISES ET AUX SALARIÉS

La conciergerie d’entreprise

SAVEX

15 rue Sainte-Geneviève 94400 Vitry-sur-Seine Tél. 06 09 66 46 26

(3)

3

N Éditorial

PRATIQUE

Le Service du Développement Économique, votre interlocuteur privilégié !

Hôtel de Ville - 2 avenue Youri-Gagarine - 94407 Vitry-sur-Seine cedex Tél. 01 46 82 82 85 - Fax. 01 57 67 08 21

Courriel : [email protected] Responsable : Bernard Fontaine

Le site Internet de la ville : www.mairie-vitry94.fr Vitry Entreprises

Publication municipale éditée par la ville de Vitry-sur-Seine, 2, avenue Youri-Gagarine, 94407 Vitry-sur-Seine cedex.

NDirecteur de la publication : Michel Leprêtre NRéalisation : Service du Développement Économique et Direction de la Communication NConception, rédaction : Escalier D Communi-

cation NImpression : Imprimerie municipale NTirage : 3 500 ex

L a crise financière qui a traversé l’année 2009 n’aura pas été sans conséquence sur le tissu économique de la Ville.

Vitry comptait en 2009, 3 066 établissements privés pour environ 18 900 emplois salariés. Si 189 établissements ont été créés en 2009, 254 avaient disparu, soit un solde négatif de 65 en- treprises et une perte de centaines d’emplois.

Bien que les lois de décentralisation n’accor- dent aucune compétence économique aux vil- les, nous mettons néanmoins tout en œuvre pour répondre aux attentes des entreprises en matière d’immobilier ou d’aide à l’emploi sans se substituer aux compétences du pôle emploi.

La Ville porte financièrement avec Ivry et le Conseil général du 94 de nombreux projets d’innovation comme le SPL Mécatronic, le Ma- tériaupole, le pôle de compétitivité Elastopole, la bourse de recherche et le réseau Charles-Foix ou l’aide aux créateurs d’entreprises.

Cet effort financier consenti par la Ville a pour but de développer à terme la création d’emplois et d’entreprises innovantes.

La réforme des finances locales avec la suppres- sion de la taxe professionnelle transformée en contribution économique territoriale aura des conséquences négatives sur les investissements de la ville et donc sur l’activité des entreprises dans le cadre des marchés publics. Elle pour- rait avoir aussi des incidences sur le soutien à l’économie locale dans le même temps où la réforme territoriale envisage de supprimer les départements, sources de soutien au dévelop- pement économique des territoires.

Toutes ces réformes ne vont pas dans le sens du progrès et du développement économi- que indispensables au développement de l’emploi. N

Michel LEPRÊTRE Maire-adjoint chargé

du développement économique Présentation du projet des Ardoines par M. Touchefeu, directeur de

l’EPA ORSA, Alain Audoubert, maire de Vitry-sur-Seine et Laurent Garnier, vice-Président du Conseil général du Val-de-Marne.

SIMI - DÉCEMBRE 2009

Participation de la ville sur le stand de l’EPA ORSA (Établissement public Orly-Rungis Seine Amont), qui faisait une large place au projet d’aménagement des Ardoines.

(4)

N Études et réalisations

4

Lors de la création de l’Opération d’intérêt national par l’État, les collectivités territoriales du territoire Orly-Rungis - Seine-Amont se sont inscrites dans la démar- che de développement à condition qu’il s’agisse d’un vrai projet de terri- toire, élaboré en concer- tation avec les villes mais aussi avec les acteurs économiques et sociaux.

Ainsi, un conseil consultatif des acteurs économiques et sociaux a été mis en place en janvier 2008, lors de la signature du pro- tocole entre l’État, la Région, le Conseil général et les villes. Animé par le CODEV*, il est composé d’entreprises, de représen- tants de syndicats, d’associations, de struc- tures de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’établissements culturels…

« Ce comité se réunit deux à trois fois par an en assemblées plénières et travaille en ateliers », explique Dominique Giry, prési- dent du CODEV. « La première année, les thèmes de ces ateliers portaient sur une ré- flexion globale sur différents aspects du dé- veloppement : la valorisation des activités économiques implantées, la mixité urbaine, la politique de l’habitat, par exemple. » L’en- semble de ce travail a été présenté aux pre- miers états généraux du comité, le 5 mars 2009, auxquels ont participé plus de 200 personnes. « Le projet stratégique directeur

de l’OIN, adopté en avril 2009, reprend nombre d’orientations et de propositions émanant du comité consultatif », souligne Dominique Giry. « Par exemple la question classique mixité habitat/activités économi- ques, mais aussi mixité activités tertiaires / activités industrielles, s’appuyant sur l’his- toire et les atouts du territoire. Cet aspect, largement repris dans le projet stratégique donne une spécificité particulière au futur développement d’Orly-Rungis-Seine- Amont. »

Depuis la définition de grands pôles de développement que sont notamment les sites d’Orly-Rungis, des Ardoines à Vitry ou Confluence à Ivry, les ateliers du comité consultatif portent plus précisément sur la transformation de ces secteurs, en lien avec les cabinets d’urbanisme et les bureaux d’études concernés. Ainsi, le 18 janvier der- nier, un atelier s’est tenu sur le projet des Ardoines, avec la participation de David Mangin, architecte urbaniste (agence Seura), chargé du schéma d’aménagement de ce secteur. « L’objectif est de favoriser l’information de tous les acteurs et d’encou- rager leur implication, par la prise en comp- te de leurs attentes afin de parvenir à un projet de développement urbain, économi- que et social partagé, respectueux des équi- libres économiques et sociaux actuels ».

Au cours de la réunion, de nombreuses interventions ont évoqué plusieurs problé- matiques : la conciliation entre activités

OIN Orly-Rungis - Seine-Amont

La participation des économiques et socia

Les États généraux du Conseil consultatif des acteurs économiques et sociaux,

le 5 mars 2009

(5)

industrielles et l’intensification urbaine, le déplacement des marchandises ou l’inté- gration des enjeux environnementaux.

« Je tiens à souligner que ces ateliers et, plus largement le comité, sont ouverts à tous », conclut Dominique Giry. « Toutes les entreprises qui le souhaitent peuvent être informées et sont invitées à exprimer leurs préoccupations, suggestions et proposi- tions ».

(*) Le CODEV (Conseil de développement du Val-de-Marne) est une association créée en 1994 en lien avec l’université Paris Est Créteil, pour créer un espace de dialogue et de réflexion territoriale et sociétale et créer des passerelles entre les différentes institu- tions, les entreprises, les collectivités terri- toriales, les organismes de recherche, l’en- seignement supérieur, les services de l’État.

Il est financé par le Conseil général du Val- de-Marne, la Région, des communes et des entreprises.

5 CODEV

58 avenue Pierre-Brossolette 94000 Créteil

Tel. 01 42 07 17 24 [email protected] www.codev94.com

La réalisation de cet IPHE est conçue comme le germe d’un pôle dédié aux tech- nologies innovantes au sein des Ardoines.

Après plusieurs études de faisabilité et de marché, le projet prend forme et corres- pond aux attentes des différentes collecti- vités territoriales : la ville de Vitry bien sûr, le Conseil général qui veille à un dévelop- pement économique cohérent et dynami- que du département, la Région, et la ville de Paris qui souhaite développer l’offre immobilière dédiée à la recherche et à l’in- novation, mais qui par manque de dispo- nibilités foncières intra-muros, développe des coopérations avec les villes de la pre- mière couronne.

L’objet de l’IPHE, d’environ 15 000 m², est d’accueillir de jeunes entreprises de biotechnologie et de technologies innovan- tes : biotechnologie en lien avec Sanofi Aventis, le Génopôle d’Evry et différents hôpitaux afin de créer des synergies loca- les, avec notamment Mécatronic, le Maté- riaupôle ou Élastopôle…

Le principe d’un IPHE est d’offrir aux nouvelles entreprises un parcours résiden- tiel : tout d’abord, l’incubateur lors de la création, avec des aides au démarrage im- portantes, puis une évolution vers la pépi- nière et enfin, lorsque l’entreprise a acquis une maturité suffisante, l’hôtel d’entrepri- ses. Ce dispositif permet de conserver les entreprises sur le site, de les insérer dura- blement dans les réseaux professionnels et, ainsi, de lui donner une plus grande lisibi- lité.

Le projet pourrait accueillir une centaine d’entreprises.

Un environnement favorable Situé à 150 mètres de la gare des Ardoi- nes (futur pôle multimodal d’échelle mé- tropolitaine avec l’arrivée d’Orbival et la future traversée de Seine) à proximité éga- lement de Paris, de la A86, de l’aéroport d’Orly, le site de l’IPHE (prévu sur un ter- rain libre appartenant à la ville de Vitry), bénéficie des meilleurs atouts. Il est égale- ment situé sur l’arc de haute technologie et de recherche est-ouest qui comprend le Plateau de Saclay, la Vallée scientifique de la Bièvre, Cancer campus à Villejuif et le CHU Henri-Mondor à Créteil.

L’avancée du projet

Aujourd’hui le projet, porté par l’EPA ORSA, en coopération avec la ville de Paris, la ville de Vitry, la Région et le Conseil gé- néral, fait l’objet d’études complémentaires (études de marché, de montage immobilier et financier, de mode de gouvernance) de- vant aboutir à un dépôt de permis de construire en 2011-2012 et une livraison en 2014.

Porté par la volonté des collectivités ter- ritoriales et de l’EPA ORSA dans le cadre de l’Opération d’intérêt national, l’IPHE sera la première concrétisation d’un pôle dédié aux nouvelles technologies de 100 000 m² au cœur des Ardoines.

(*) IPHE : Incubateur-pépinière-hôtel d’entreprises

Ardoines

LE PROJET D’IPHE*

EN BONNE VOIE

acteurs

ux Le 19 janvier dernier, des élus de Vitry, de la ville de Paris, du Conseil général du Val-de-Marne et des représentants de L’EPA ORSA (Établissement public Orly-Rungis - Seine-

Amont) ont visité le quartier des Ardoines et plus particu-

lièrement le terrain sur lequel est prévu l’IPHE.

(6)

N Dossier

6 Si notre région, notre ville sont globale-

q

ment moins touchées que certains bassins d’emplois, grâce au nombre et à la diver- sité des entreprises présentes sur le terri- toire, la situation s’est aggravée en 2009 : ainsi, à Vitry, on constate une augmenta- tion de plus de 20 % des demandeurs d’emploi et un solde négatif entre les créa- tions et les disparitions d’entreprises (- 65 contre + 77 en 2008 et + 38 en 2007).

Malgré cette situation, des entreprises em- bauchent, mais celles-ci, très souvent, se

plaignent de ne pas trouver les personnes correspondant au profil de postes propo- sés.

La ville s’est dotée d’un dispositif d’aide à l’emploi, domaine qui n’est pas de sa com- pétence directe, avec l’objectif de coordon- ner les actions des différents acteurs de l’emploi présents sur son territoire pour rapprocher les offres des demandes.

Le service Emploi Formation

Le service Emploi Formation est le princi-

pal outil de cette politique de l’emploi :

« N’ayant pas de prise directe sur l’emploi, n’étant pas des acteurs de l’emploi comme Pôle Emploi ou la Mission locale qui eux reçoivent directement du public, notre rôle est d’organiser des initiatives qui contri- buent au rapprochement des demandeurs et des porteurs d’offres, » explique Éric Mulot, responsable du service. « Nous avons pour cela deux initiatives phares, qui fonction- nent bien : le Forum emploi, initiative qui aura 10 ans cette année, et les offres d’em- ploi en ligne sur le site Internet de la ville. A cela s’ajoute la mise en place des clauses d’insertion dans le cadre des marchés pu- blics, avec la Cellule emploi. »

Le Forum emploi

Il est organisé en étroite collaboration avec les différents acteurs de l’emploi, Pôle Em- ploi, la mission locale Ivry-Vitry, le Plan pour l’insertion et l’emploi (PLIE) et diffé- rents organismes de formation et d’inser-

EMPLOI

rapprocher les demandeurs

des porteurs d’offres

L’emploi reste un problème grave dans notre pays :

début mars, selon l’INSEE, le chômage dépassait les

10 % de la population active, chiffre jamais atteint

depuis 11 ans. Les jeunes sont très durement tou-

chés : pour la première fois, depuis la création des

statistiques il y a 40 ans, 25 % des hommes de

moins de 25 ans sont sans emploi.

(7)

q

tion comme l’ALEF. Ses objectifs : la ren- 7 contre des demandeurs avec les entreprises

qui recrutent. Il permet également aux vi- siteurs de s’informer sur les formations et les différents dispositifs existants. Chaque année, au mois d’octobre, ce sont en moyenne 2 000 personnes qui visitent le forum, avec la participation de plusieurs dizaines d’entreprises porteuses d’emplois, d’organismes de conseil, de formation et d’aide à la création d’entreprises. « Cette initiative a un double intérêt, » souligne Éric Mulot, « elle permet un contact direct avec les entreprises, elle offre la possibilité à de nombreuses personnes de trouver un em- ploi. Elle est aussi un lieu de rencontre, de remotivation, de réflexion sur son propre avenir professionnel. Pour nous, service Em- ploi, elle est l’occasion de contacts et de ren- contres avec de nombreuses entreprises et ainsi de nous créer un réseau de connaissan- ces et de partenariat ».

La Bourse de l’emploi

Les offres confiées au service Emploi par les entreprises sont mises en ligne sur le site Internet de la ville. Les annonces sont publiées au fur et à mesure de leur arrivée et mises à jour régulièrement. « Nous sou- haitons renforcer ce service, » souligne Éric

Mulot, « car ce site est très visité. Toutes les entreprises qui le souhaitent peuvent nous envoyer leurs annonces ».

La cellule emploi

La cellule emploi est chargée de la mise en œuvre de la clause d’insertion liée aux marchés publics dans le cadre de l’Opéra- tion de rénovation urbaine (ORU). Dans ce cadre, et depuis 2008, les entreprises attri- butaires de marchés publics doivent ac- cueillir des personnes en situation profes- sionnelle difficile, selon un nombre d’heures calculé en fonction du montant du marché. Sensibilisation des entreprises, présélection des personnes, suivi des per- sonnes embauchées, c’est le rôle de la cel- lule emploi, afin de donner une réelle effi- cacité à ce dispositif. « En 2009, la clause d’insertion a représenté 12 000 heures pour trente bénéficiaires, » précise Éric Mulot.

« Cette année, en fonction de l’augmentation du nombre de marchés passés dans le cadre de l’ORU, le nombre de bénéficiaires peut doubler. Aujourd’hui, grâce au travail de la cellule emploi, ce dispositif est efficace, tant pour l’intégration des personnes que pour les entreprises ».

Vers de nouvelles actions

Le service Emploi Formation a la volonté de développer de nouvelles initiatives, plus spécialisées, en complément du Forum emploi, afin de répondre de façon spécifi- que aux besoins d’une ou d’un groupe d’entreprises.

Fin 2010, une rencontre entre entreprises et demandeurs d’emploi porteurs de han- dicap est prévue avec la collaboration de Cap emploi, organisme conventionné par l’AGEFIPH pour l’emploi des personnes handicapées. « Cette initiative préfigure ce que nous voulons mettre en place, dès les prochains mois : développer des relations partenariales avec les entreprises, pour re- censer leurs besoins et leur répondre de façon efficace. Nous voulons également, dans le cadre de l’apprentissage, sensibiliser les entreprises pour qu’elles accueillent des sta- giaires. Notre rôle consiste aussi à rappro- cher les centres d’apprentissage, comme le CFA Rabelais par exemple, des entreprises locales. Notre démarche sera la même avec l’École de la 2e chance du Val-de-Marne, à Orly. Enfin, » conclut Éric Mulot, « ce que nous souhaitons c’est que les entreprises nous considèrent comme un partenaire de l’emploi à part entière, sur les champs d’in- tervention que la ville s’est fixés ».

(8)

q

q

8

N Dossier

LA MISSION LOCALE IVRY-VITRY

L’ÉCOLE DE LA 2 e CHANCE VAL-DE-MARNE

QUELQUES CHIFFRES

s,%3%.42%02)3%3$%6)429 En décembre 2009, la ville comptait plus de 3 000 établissements. Les sec- teurs d’activités les plus représentés sont le commerce-réparation automo- bile (909 établissements), la construc- tion (691), la santé et l’action sociale (437), le transport-logistique (348), les activités de service (315), les activités spécialisées scientifiques et techniques (304). On note également une pré- sence encore importante de l’activité industrielle avec 204 établissements.

s,%#(¼-!'%

Entre 2008 et 2009 le nombre de de- mandeurs d’emploi, inscrits à Pôle Emploi est passé de 3904 à 4 696 soit près de 20 % d’augmentation. Les em- ployés (qualifiés ou non) sont les plus nombreux (3 705), viennent ensuite les ouvriers (509). On compte égale- ment 207 cadres.

(Source Pôle Emploi)

« En 2008, le nombre de demandeurs d’emploi n’a pas évolué de façon signi- ficative. C’est à partir de septembre, octobre 2009 que la situation s’est nettement aggravée, avec de nom- breux licenciements. Néanmoins, en ce début d’année 2010, nous recevons d’un certain nombre d’entreprises des offres spontanées… Pour mieux faire correspondre offre et demande d’em- ploi, nous montons des opérations d’adaptation des candidats à l’emploi visé. Ce type d’intervention, pris sur les crédits de formation, s’adresse aux entreprises importantes mais aussi aux PME. Nous sommes à leur disposition pour étudier avec elles toutes les pos- sibilités d’intervention ».

CHRISTIAN JBEILY Directeur pôle emploi de Vitry-sur-Seine

Cette école a ouvert ses portes le 4 jan- vier dernier. Elle rejoint le réseau des Éco- les de la 2è chance francilien, déjà implan- té dans les autres départements.

Elle accueille ses premiers stagiaires de- puis le mois de mars : des jeunes, âgés de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification, désireux de construire un projet professionnel favori- sant leur insertion dans le monde du tra- vail. Ils sont encadrés par une équipe de formateurs référents dans le cadre d’un parcours individualisé. 120 jeunes sont ac- cueillis chaque année, en deux sessions de

6 à 7 mois. Les missions locales du Val-de- Marne figurent parmi les acteurs relais majeur pour l’orientation des jeunes vers ce dispositif. Les entreprises jouent, elles aussi, un rôle essentiel en proposant stages et emplois à la sortie de la formation. La ville de Vitry est partie prenante de ce pro- jet.

La Mission locale prend en charge les jeunes de 16 à 26 ans, sortis du système éducatif. Elle peut apporter un service complet aux besoins en recrutement des entreprises, par la connaissance des jeunes qu’elle accompagne : présélection des can- didats en fonction du profil recherché, mise en place d’actions emploi formation, infor- mation et conseil sur les dispositifs d’aides à l’embauche. Chaque action de recrute-

ment est assurée par un interlocuteur uni- que, durant toute sa durée. Un suivi des jeunes recrutés est assuré durant les pre- miers mois de l’embauche.

E2C VAL DE MARNE

87 avenue de la Victoire 94310 Orly

Tél. 01 48 92 02 61

MISSION LOCALE IVRY-VITRY

5 avenue du Général-Leclerc 94400 Vitry-sur-Seine Tél. 01 47 18 14 30

(9)

9 Le Contrat unique

d’insertion (CUI)

Pour l’embauche de personnes sans emploi qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles d’accès à l’emploi.

Aide financière de 47 % maximum du taux brut horaire du SMIC.

Le contrat

de professionnalisation Il concerne les demandeurs d’emploi de plus de 26 ans.

Possibilité d’exonération des charges pa- tronales.

Le contrat d’apprentissage Pour les jeunes de 16 à 26 ans : toute entreprise organisant de l’apprentis- sage en son sein peut bénéficier d’exonéra- tion de charges et de primes d’aide à l’em- bauche.

La réduction Fillon

Les entreprises qui embauchent un salarié pour une rémunération de 1,6 fois le SMIC peuvent bénéficier de réduc- tions de charges.

L’aide aux TPE

Pour toute embauche (CDI et CDD de plus d’un mois), les entreprises de moins de 10 salariés peuvent bénéficier d’une aide financière, versée à l’employeur, pendant 12 mois.

L’aide à l’insertion d’un travailleur handicapé Toute entreprise qui embauche une per- sonne porteuse de handicap peut bénéfi- cier de différentes primes : tutorat, adapta- tion de poste, etc.

SERVICE

EMPLOI FORMATION

Hôtel de ville

2 avenue Youri Gagarine 94400 Vitry-sur-Seine Tél. 01 46 82 80 62 emploi.formation@mairie- vitry9.fr

CAP EMPLOI

10 rue Pierre-Brossolette 94270 Kremlin-Bicêtre Tél. 01 46 77 42 82

LES AIDES À L’EMPLOI

Les entreprises et commerçants qui souhaitent embau- cher peuvent bénéficier d’aides à l’emploi, sous forme d’exonération de charges ou de primes, sui- vant les dispositifs. En voici les principales :

q

q q

q qqq q

q

(10)

10

NVie économique

Ce restaurant-hôtel de quartier porte bien son nom, car rien ne laisse prévoir, de l’extérieur, que nous irons de surprises en surprises, pour, à la fin trouver des trésors : une cuisine du ter- roir, de très bons vins de pro- ducteurs indépendants, une am- biance bistrot, où l’on se parle facilement, et si l’on cherche bien, une belle terrasse avec une vigne !

« Ce n’est pas la seule vigne de la ville, » souligne Laurent Roucous, qui dirige l’Im- prévu avec son cousin Alain (du même nom). « Il en existe une dans le parc du Co- teau, derrière la mairie. Ici nous avons soixante pieds de gamay. Il s’agit d’un coup de cœur, d’un clin d’œil, car pour faire du bon vin – et nous avons essayé – c’est trop humide… » Mais cette vigne est l’occasion, pour les deux cousins, d’organiser une fête de la taille, et puis… l’été une belle ter- rasse fleurie permet de déjeuner avec vue… sur le vignoble. Quel luxe !

C’est le père de Laurent Roucous qui a ouvert l’Imprévu en 1968, depuis il a été repris par Alain et Laurent : cela fera 42 ans au mois de mai que l’établissement existe.

« Ce que nous voulons, c’est perpétuer la tradition du bistrot à vin. Tout le monde se mélange chez nous : on se parle, on s’en- gueule et on trinque ensemble ! Nos clients,

ce sont des habitants de Vitry, d’Ivry (nous sommes à la limite des deux villes), des ouvriers, des chefs d’entreprises, des fonc- tionnaires, mais beaucoup viennent aussi de plus loin, de Rungis, de Paris… Depuis l’ouverture du Mac Val, qui est une locomo- tive pour la promotion de la ville, nous avons également une nouvelle clientèle. Il faut dire que nous sommes depuis 12 ans dans le Guide du Routard » poursuit Lau- rent Roucous avec une certaine fierté.

L’imprévu est un bistrot, certes, convivial aussi, mais avec une recherche de la qua- lité tant au niveau des vins, tous provenant de vignerons indépendants (Bouteille d’Or en 2004 !) que de la cuisine proposée : viande de bœuf race d’Aubrac, confit de

canard, tête de veau, aligot…pâtisseries maison.

Chaque année, le beaujolais est l’occa- sion d’une grande fête : « on enterre le beaujolais nouveau, et l’on déterre celui de l’année précédente : c’est un moment de dégustation, de convivialité, les gens en ont besoin, ils aiment ce type de rencontres ».

L’Imprévu organise également, une fois par mois, le vendredi midi, une dégustation- vente en présence de vignerons.

L’IMPRÉVU Dive bouteille et bonne cuisine

L’IMPRÉVU

94 avenue Anatole-France 94400 Vitry-sur-Seine Tél. 01 46 72 38 01

(11)

11

« Le problème que nous rencontrions, avant de renforcer nos actions en matière de politique de ressources humaines résolument novatrice, portait sur des difficultés de re- crutement et de fidélisation de notre person- nel, » explique Claude Caverivière, respon- sable qualité. « En effet, il existe une formation qualifiante à nos métiers, mais largement sous dimensionnée en France et les publics issus de ces filières sont générale- ment attirés par les grands groupes, plus prestigieux et qui offrent, a priori plus de possibilités d’évolution de carrière. Dans le cadre d’une croissance soutenue d’activité, il est de ce fait difficile de pouvoir adapter nos équipes en conséquence ».

Pour relever ce défi, ERIS décide de créer sa propre école de formation : FIRST (For- mation intégration recrutement et suivi techniciens) afin d’apporter la formation technique réglementaire à ses salariés mais aussi une formation plus générale permet- tant une évolution des compétences. Cette école permet de former les nouveaux arri- vants, mais aussi de professionnaliser le management.

« Ce que nous recherchons, c’est aussi l’in- novation en matière de recrutement, en nous appuyant sur le bassin d’emploi local et en travaillant avec les organismes comme le service emploi de la ville de Vitry ou le Conseil général, la CCIP délégation Val-de- Marne, l’AFPA... Ainsi, en collaboration avec l’AFPA, nous venons de recruter 12 techni- ciens en contrat de professionnalisation.

Chaque nouvel arrivant se voit attribuer un tuteur référent. Un rendez-vous personna- lisé, l’accueil RH, est planifié au bout d’un

mois de présence, afin de détecter les diffi- cultés à une bonne intégration. En même temps, nous souhaitons fidéliser nos person- nels, par la formation, mais aussi le dévelop- pement de la mobilité interne. Nous avons également pris des mesures pour adapter chaque fois que cela était possible certains postes en fonction de la pénibilité et de cer- tains handicaps, afin de préserver des em- plois sensibles et stratégiques, en conservant la connaissance et la mémoire du métier, si nécessaire à une entreprise comme la nôtre ».

En trois ans, depuis que cette politique a été redéfinie (avec notamment un budget de formation de 120 KE sur la période 2008-2009), les résultats sont là : le turn- over est passé de 24 % à 8 %, 10 % du per- sonnel a bénéficié du dispositif de mobi- lité interne et cinq personnes ont été maintenues dans leur poste suite à un han- dicap. Par cette politique RH innovante, l’entreprise a ainsi sécurisé son dévelop- pement et accompagné sa croissance en valorisant son potentiel humain.

« ERIS est avant tout une aventure hu- maine, » Alain Goeta, son co-fondateur, en est convaincu et c’est sur cette stratégie de

« l’humain » que ERIS a résolument choisi d’axer son développement.

ERIS Une entreprise est avant tout une aventure humaine

Le groupe ERIS (Étude et réalisation d’installations de sécurité), installateur et mainteneur de systèmes de sécurité incendie, a été primé, le 14 septembre 2009, pour sa « meilleure politique de gestion des ressources humaines », lors des trophées de la Sécurité privée organisés par la profession. Une récompense qui salue le travail réalisé par cette PME de 160 salariés, située au 10 rue Marat, en direction de son personnel.

ERIS

10 rue Marat

94400 Vitry-sur-Seine Tél. 01 45 15 29 99 www.eris-di.com

(12)

NVie économique

Le maire, Alain Audoubert, a rencontré les entreprises de la ville autour d’un petit-déjeuner, le 26 janvier 2010, qui a réuni prés d’une centaine d’entrepri- ses et d’acteurs économiques sur le projet des Ardoines.

En introduction, le maire a rappelé les enjeux et les ambitions de la Ville de Vitry en matière de développement économique et d’emplois. La mutation du quartier des Ardoines pose un vrai défi environnemen- tal avec les dépôts pétroliers, la centrale thermique à charbon, la production Sa- nofi Aventis, ou la STEF dont les améliora- tions techniques environnementales doi- vent progresser. C’est un vrai défi en terme de développement économique pour ré- pondre aux nombreuses demandes d’im- plantation et au développement d’emplois, puisse qu’il est prévu de multiplier par trois le nombre d’emplois sur cette zone.

Situé au cœur de l’Opération d’intérêt national, le pôle d’activités des Ardoines requalifié et redynamisé a été conçu pour

être rapidement opérationnel : telle est la mission de l’Epa orsa.

Son plan guide a été validé par l’État et les collectivités locales et ses grandes éta- pes de réalisation sont arrêtées.

Compte tenu de l’ampleur du projet qui porte sur près de 300 hectares, celui ci va mettre plusieurs années. L’Epa orsa envi- sage de construire près de 3 millions de m² d’activités, de bureaux et de logements à l’horizon 2040 tout en conservant la ma- jeur partie des activités existantes sur les Ardoines.

Les deux premières phases de cette opé- ration auront lieu autour des gares de Vitry Gare et des Ardoines. Un périmètre de ZAC est à l’étude pour fin 2010 pour être opéra- tionnel en 2012/2013. Le maire a rappelé que ce projet ne se ferrait pas sans discus- sion et négociation avec les propriétaires et les entreprises.

Ainsi à la question posée par certaines entreprises sur la vente des terrains aux Ardoines, M. Audoubert a répondu que l’Epa orsa utiliserait son droit de préemp- tion à chaque fois que cela sera nécessaire,

ce qui ne signifie pas que l’entreprise devra être évincée. La ville rencontrera les entre- prises concernées par une préemption pour envisager une relocalisation sur Vitry ou sur le territoire d’Orsa en fonction des demandes et des projets des entreprises.

Cet aménagement devrait permettre de répondre à des entreprises à l’étroit dans leurs locaux ou de déménager dans des lieux plus adaptés à leur activités. Elles se- ront prioritairement relogées.

Le premier projet, délibéré par le Conseil d’administration en décembre 2009 qui devrait voir le jour en 2013/2014, sera la création d’un IPHE, Incubateur pépinière hôtel d’entreprises d’environ 50 000 m². Ce projet d’IPHE, en collaboration avec la Ville de Paris, le Conseil général et la Région affirme le rôle du Val-de-Marne comme un véritable territoire de l’innovation entre Paris et l’Essonne. Cela devrait permettre de développer des projets dans le domaine des biotechnologies et des technologies innovantes.

L’IPHE devra s’appuyer sur l’outil indus- triel et de recherche privé Sanofi Aventis.

Projet Ardoines

LA RENCONTRE

AVEC LES ENTREPRISES

Références

Documents relatifs

Ces « Contrats Aisne Partenariat pour les Jeunes » ont permis à 4 jeunes Saint Ermois de découvrir le monde du travail en effectuant chacun 70 heures de service dans notre commune

14 décembre | Signature officielle de la cession au Groupe DUVAL de la Place du Jura pour l’opération Cœur de Ville.. 19 et 20 décembre | Organisation d’un dépistage

C’est avec grand plaisir que l’Amicale Laïque de l’Ecole Publique de Treffendel (ALEPT) se mobilise à nouveau pour cette année scolaire 2020-2021 dans de nombreux projets et

Afin de répondre aux enjeux de sa stratégie de développement territorial et continuer à assurer la proximité avec ses clients, Norevie a choisi en 2017 de réorganiser son service

b) On utilise la loi d’additivité des tensions : dans un circuit en série, la tension entre les bornes du générateur est égale à la somme des tensions entre les bornes

 Applications

La Fête des Voisins représente, chaque année, une occasion privilégiée de nouer le contact et de tisser des liens avec celles et ceux qui partagent notre immeuble, notre

Afin de promouvoir les comportements protecteurs et rendre chacun acteur de sa santé, la section MGEN de la Haute-Loire a pris l’initiative de proposer une action de promotion de