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Coronarographie : Matériel, optimisation de l image, incidences de base, aspect angiographique des coronaires. Dr Pierre Meyer

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Dr Pierre Meyer

Institut Arnault Tzanck Saint Laurent du Var

Coronarographie :

Matériel, optimisation de l’image, incidences de base,

aspect angiographique des coronaires

(2)

Plan du cours

1. Introduction

2. Le matériel radiologique. Quelques notions à connaitre…

3. Optimisation de l’image et diminution des doses délivrées 4. Les incidences radiologiques de base

5. Les pièges et limites de la coronarographie ; complémentarité des méthodes invasives d’évaluation du réseau coronarien…

6. Conclusions

(3)

La coronarographie

Méthode invasive de visualisation des coronaires reposant sur l’injection intra artérielle sélective d’un produit de contraste permettant de recueillir la luminographie par un appareil externe de rayons X.

Introduite par Sones en 1961

L’analyse précise de l’état des coronaires est devenue routinière depuis une trentaine d’années grâce à la voie percutanée fémorale, à l’initiative de Seldinger et Judkins, et à l’utilisation du radiocinéma.

Jusqu’au début des années 80, son but était de dépister les lésions significatives et d’apprécier la qualité des lits d’aval afin d’orienter les coronariens les plus graves vers la chirurgie de revascularisation.

Les progrès de la technique et de l’imagerie par rayons X, une meilleure connaissance physiopathologique des diverses manifestations cliniques de la maladie coronarienne, l’avènement du cathétérisme interventionnel en ont fait un outil indispensable de diagnostic et le prélude à toute discussion thérapeutique.

(4)

La coronarographie est un examen invasif

 Ponction artérielle

 Cathétérisme artériel sélectif des coronaires

 Utilisation de rayons X

 Nécessité d’un produit de contraste

« Le risque d’une complication potentiellement mortelle existe pour n’importe quel geste invasif impliquant la manipulation d’un cathéter dans un ostium coronaire » Bernard Meier

 Le patient doit en être averti

(5)

The risk assessment hierarchy can be described as : 1. risk stratification by clinical evaluation

2. risk stratification by response to stress testing 3. risk stratification by ventricular function

4. risk stratification by coronary anatomy

Guidelines on the management of stable angina pectoris.

ESC 2006

LV function is the strongest predictor of survival in patients with chronic stable coronary disease.

The next most important factor is the distribution of coronary stenosis. Left main disease, three vessel disease and the proximal involvement of the LAD are common characteristics predicting a poor outcome and increase the risk of ischaemic events.

(6)

Indications of different imaging tests for the diagnosis of obstructive coronary artery disease and for the assessment of prognosis in subjects without known coronary artery disease

ESC 2010

(7)

Mr J…62 ans

 Angor apparu depuis 3 mois; stable, Cl II

 Seul FR connu : Hérédité (père ponté à 67 ans)

(8)

Mr J…62 ans

(9)

Mr J…62 ans

Lésion critique CD II effacée par un stent actif

(10)

En 2011, la coronarographie

demeure l’examen de référence permettant d’apprécier la qualité des artères coronaires, surtout s’il est couplé à l’écho :

 Inventaire des lésions athéromateuses

• Calcifications du réseau,

• Diffusion de l’athérome,

• Sévérité et longueur des sténoses (QCA)

• Rupture de plaque, ulcération, thrombus…

• Qualité des lits d’aval, du flux coronaire,

• Collatéralité vers les axes occlus,

• Vasomotricité du réseau…

 Retentissement fonctionnel d’une lésion (FFR)

 Étendue de son territoire de distribution

Tous éléments indispensables à l’établissement du pronostic et à la décision thérapeutique +++ nécessitant un examen irréprochable.

(11)

Réalisation du cathétérisme cardiaque

Un cathétérisme cardiaque ne se conçoit que dans un centre de cardiologie spécialisé, structuré et organisé dans le respect des recommandations de la SFC, chez un patient préalablement bien cadré et informé.

(12)

le tube et l’amplificateur de brillance doivent être d’excellente qualité et régulièrement entretenus.

la chaîne d’imagerie doit être numérique (scopie et graphie)

tout centre de cathétérisme, diagnostique ou interventionnel, doit fournir pour chaque examen des documents de qualité (format Dicom médical ou film cinéma 35 mm).

Matériel radiologique et optimisation de l’image

(13)

La principale source d’irradiation pour le médecin se fait à l’interface patient/pénétration des rayons X

L’image fournie par le capteur plan résulte de l’interaction des photons X et des tissus traversés, qui vont absorber plus ou moins le rayonnement, le diffuser …

(14)

L’arceau, le tube, l’amplificateur et la table mobile

Rotation permettant les obliques droite et gauche

(15)

Incidences dans le plan transversal

(16)

Incidences en plan sagital

(17)

Qu’est ce qu’une coronarographie correcte ?

C’est un examen qui doit permettre une évaluation anatomique de la lumière vasculaire suffisante pour établir un diagnostic précis et une thérapeutique adéquate : chaque segment, chaque zone de bifurcation, chaque voie de collatéralisation doivent être définis sans laisser aucun doute

La qualité image dépend

• de la qualité technique de l’équipement radiologique

• des caractéristiques du patient (corpulence, diaphragme, seins)

• de la technique de coronarographie et du soin méticuleux apporté à l’optimisation de la qualité image (et de la dose Rx)

(18)

OTIMISER LA DISTANCE TUBE / DETECTEUR SUR CHAQUE INCIDENCE

Vérifiez la DFI : Distance Foyer Intensificateur d’Image (Amplificateur ou Capteur Plan)

Optimiser la DFI

 limite l’effet d’atténuation de la grille lorsque l’on s’écarte trop des tolérances relatives à sa distance de focalisation

 évite de faire monter inutilement les KV

(19)

Soignez vos cadrages, utilisez les caches semi lunaires

et diaphragmes, et les repositionner pour toute incidence

Centrez la zone douteuse à étudier au centre de l'écran

pour limiter le flou cinétique et le rayonnement diffusé.

(20)

Réduction de la dose par le filtre de contour et l’inspiration

76 kV 800 mA 68 kV 540 mA

(21)

Optimisation et Qualité image

La qualité d’image est une notion subjective

Colimater +++ caches semi lunaires et diaphragmes Plaquer l’ampli de brillance ou le capteur plan au patient

Travailler en cadence d’acquisition adaptée à la fréquence cardiaque

Eviter les incidences redondantes dès lors que l’état des coronaires est précisé

(22)

Les temps successifs d’une coronarographie

(23)

Quelle voie d’abord ?

 Le choix de la voie d'abord doit échapper à tout dogmatisme +++

 La voie d'abord doit être choisie après un examen vasculaire complet, au mieux des intérêts du patient,

 en fonction de la stratégie d'exploration à mener

 et d'une éventuelle angioplastie ad hoc

 Elle doit permettre un bilan exhaustif de l’ensemble des lésions athéromateuses à documenter, puis, si nécessaire, un abord optimal de toutes les lésions à traiter, sans imposer de limitation technique (kissing, rotablator...), ni compromettre la sécurité, notamment en cas de survenue de complication.

(24)
(25)

La ventriculographie….

(26)

Ventriculographie en OAD 30

(27)

Ventriculographie en OAD 40

Mr Bu… Infarctus post traité par angioplastie primaire 6 mois auparavant

(28)
(29)

Analyse de la cinétique segmentaire

(30)

Les stades angiographiques de l’IM

< 3 beats

(31)

Potentialisation post extra-systolique

La récupération d’une cinétique orthodoxe signe la viabilité

(32)

Anevrysme postérieur par thrombose droite dominante

Volumineux anévrysme postéro-basal fortement dyskinétique.

FE : 37%. PTDVG : 30 mm Hg. IM stade II

Stimulation Ventriculaire Programmée positive (induction de TV soutenue)

(33)

Aortographie (facultative)

(34)

extrémité mousse (soft-tip) participant à rendre le cathéter atraumatique.

armature interne donnant le torque, la mémoire de forme, la résistance au twist et la stabilité à l’injection

La coronarographie

(35)

Règle de sécurité à respecter absolument : Toujours travailler en pression +++

Mauvaise pression = complication en vue

(36)

Bien surveiller la pression en bout de cathéter +++

Mauvais reflux ou pression amortie, wedge, voire imprenable : 1. Thrombus dans le cathéter :

tout enlever et vérifier +++

2. Cathéter occlusif sur une lésion ostiale : reculer et injections semi-sélectives

3. Cathéter spasmogène : injecter sous nitrés

4. Cathéter engagé dans une petite branche secondaire : artère du nœud, du conus ou petite bissectrice

5. Cathéter engagé sous une plaque d’athérome : risque de dissection +++

6. Cathéter attaquant la paroi perpendiculairement

(37)

Surveillez la pression dès que vous entrez votre cathéter dans l’ostium +++

Intubation de la gauche

(38)

Mme Beau…75 ans.

Angor de novo avec négativation de T antérieure étendue et élévation de la troponine

(39)

Un bon examen doit fournir une opacification complète et simultanée de la lumière artérielle de l’ostium à la distalité du vaisseau, ou au moins jusqu’a la première lésion limitant le flux, avec visualisation correcte du lit d’aval sur les temps tardifs,

Pour améliorer la différenciation de la lumière vasculaire, il convient d’éloigner les structures de voisinage : colonne vertébrale, diaphragme, poumons, aorte…

Faire les acquisitions en inspiration profonde et en apnée s’il existe une superposition avec le diaphragme,

en tenant les bras en dehors du champ (sous la tête par ex)

Limiter le nombre d’incidences si les critères sus-définis sont remplis (et éviter en tout cas le profil 90 qui irradie l’opérateur. Opter pour le profil inversé. Eduquer les chirurgiens à cette incidence+++)

Qu’est ce qu’une coronarographie correcte ?

(40)

Tous les segments doivent être analysables :

1) Reproduction visuellement nette des trois segments de chacune des 3 branches principales (particulièrement de la bifurcation IVP/RVG et de la bifurcation IVA/Diagonale où l’athérome siège fréquemment). Les lits d’aval doivent être remplis et visibles jusqu’en distalité +++

2) Les ostia doivent être visualisés dans au moins une incidence

3) Contours des vaisseaux 1.5 mm bien définis, ainsi que leurs lésions Une lésion doit être dégagée dans au moins deux incidences orthogonales sans

superposition ni raccourcissement excessif afin de pouvoir mesurer la sévérité de la lésion et opter pour le matériel le plus approprié si ATC

La circulation collatérale doit être visualisée (si présente) de son origine au lit d’aval, nécessitant parfois une double injection pour analyser sa qualité

Critères cliniques pour la Coronarographie

(41)

Un examen « standard » doit comporter

 Deux à trois incidences sur la droite

 Trois à cinq sur la gauche

 Plus si anatomie particulière (vaisseaux sinueux, lésion en zone de superposition, absence de tronc commun…)

 En cadence 12.5 ou 15 i/s. 25 à 30 i/s seulement si FC rapide (ne pas hésiter à ralentir le patient pour optimiser la qualité de l’examen)

 2 cycles cardiaques (+ si flux ralenti) sont suffisants pour analyser correctement la luminographie et analyser la vitesse circulatoire

 Une cinquantaine d’images par séquence suffisent…

(42)

Les incidences de base pour tout examen :

Coronaire gauche :

 OAD 30

 OAG 60 craniale 30

 Profil strict (inversé si possible)

 Spyder (OAG 45 caudale) optionnel

Coronaire droite :

 OAG 60 (craniale 10 )

 OAD 30

 Profil optionnel

(43)

Coronaire gauche

OAD 30 simple : vue d’ensemble de 1 intention : bien regarder le flux de contraste en sortie de cathéter sur la 1 injection +++

Tronc commun

Cx proximale

latérale

TPL (Cx distale)

IVA

Diagonale IVA apicale Septales

(44)

Coronaire gauche

OAD 10 caudale : dégage mieux le tronc et sa bifurcation

Tronc commun

Cx proximale

Marginale

TPL (Cx distale)

IVA

Diagonale IVA apicale Septales

(45)

Coronaire gauche

OAD craniale : permet de bien dérouler le tronc et l’IVA

Tronc commun

Cx proximale

Marginale

TPL (Cx distale)

IVA proximale

Diagonale IVA apicale Septales

(46)

Coronaire gauche

OAG simple : permet de bien dégager le tronc et la Cx L’adjonction de craniale permet de dérouler l’IVA

Tronc commun

Cx proximale

Marginale IVA proximale

(47)

Coronaire gauche

OAG craniale : permet de bien dégager le tronc et ses branches de division. Selon l’axe cardiaque, il faudra parfois mettre au contraire de la caudale pour ce faire (spyder)

Tronc commun

Cx proximale

Marginale

Cx distale IVA proximale

(48)

Coronaire gauche

Profil strict : déroule bien l’IVA et son lit d’aval

Tronc commun

Cx proximale

Marginale

IVA

Diagonale

IVA apicale Septales

(49)

Coronaire droite dominante en OAG craniale

(50)

Coronaire droite en OAD et Profil

(51)

Coronaire droite équilibrée

OAG OAD

(52)

Mr Rus… Contrôle d’un double pontage mammaire chez un vieil artéritique opéré d’une fourche aorto-bifémorale

(53)
(54)

Le bilan d’une maladie athéromateuse doit être guidé sur l’examen clinique et aussi exhaustif que nécessaire

 Dépistage de la maladie rénovasculaire, des anévrysmes aortiques, des lésions carotidiennes…

 Tout en tenant compte des risques de tubulopathie à l’iode

(55)

Mr Le Str… 72 ans

Hypertendu équilibré, dyslipidémique.

Ischémie silencieuse à 120 W (- 1.5 mm ; p =0 ; récupération rapide)

13 ans après ATC au ballon de l’IVA I/II Ventriculographie gauche normale

(56)
(57)

Quelles incidences pour réaliser une coronarographie de qualité ?

Il n’y a pas d’incidences stéréotypées applicables à tous patients +++

Chaque segment doit être déroulé et analysable

Chaque zone, notamment de bifurcation doit être dégagée Chaque examen doit avoir ses incidences personnalisées.

Chaque lésion pose des questions spécifiques

pouvant nécessiter si besoin des clichés centrés en petit champ :

 Position précise notamment par rapport aux collatérales

 Caractéristiques : rupture de plaque, calcifications …

 Longueur de la lésion

 Sévérité de la lésion

 Diamètre de référence

 Est-elle collatéralisée ?

 Qualité du lit d’aval +++

C’est en salle que vous devez y répondre +++

sous nitrés +++

(58)

Adjonction de quelques degrés de craniale à l’injection OAG de la coronaire droite dominante pour bien dégager la croix du coeur

(59)

L’OAG craniale dégage habituellement bien la bifurcation IVA/diagonale

Noter l’utilisation du cache semi lunaire, de l’inspiration profonde et le choix de la sonde (El Gamal par voie radiale) pour optimiser l’image

(60)

Effet du passage de l’OAG craniale à la caudale chez un patient pour dégager la division du tronc permettant de sortir la bifurcation

IVA/Diagonale 1 lorsque celle-ci nait en position de bissectrice

(61)

Un examen de qualité comportera

en cas de flux ralenti, ou de collatéralité, une séquence en cadence lente (7.5 i/S) en remplissant bien la coronaire avec temps tardifs centrés sur les lits d’aval, dégagés des structures de voisinage

des clichés centrés sur la zone d’intérêt avec diaphragmes pour bien analyser les lésions mal définies, après avoir repéré l’incidence optimale.

Avant de dilater, bien analyser le film du diagnostic pour sélectionner les incidences de travail, les pièges à contourner, et ne pas refaire toutes les autres incidences pour l’iconographie.

S’assurer par contre de la qualité du résultat sur deux incidences orthogonales dégageant bien la lésion sans téléscopage ni superposition… attendre au moindre doute

(62)

Analysez soigneusement la lésion

Pour en comprendre la nature, la compléxité, les rapports avec les branches de division, les pièges, le territoire de distribution, les suppléances éventuelles…

L’échographie endocoronaire n’est pas indispensable!

Angiographies de qualité +++

scopie avant graphie cadences adéquates optimisation de l’image incidences adaptées…

(63)

Mr Be a… 52 ans. Tabagique, dyslipidémique.

Angor de novo sur quelques jours, puis douleur prolongée avec sus décalage post. Admis à Mougins en phase précoce. Thrombolyse. Hausse isolée de TnT signant un infarctus rudimentaire. Récidive avec sus décalage à J3. Perfusion d’ABCIXIMAB et transfert en urgence à l’IAT.

Wallstent &

adenosine

(64)

Mr R…68 ans Non STEMI

« stuttering infarction »

(65)

TAXUS 3.5 x 16 mm

(66)

Appréciation des lésions coronariennes

les pièges de l’angiographie

analyse morphologique d’une lésion

quantification semi quantitative des lésions

évaluation du retentissement fonctionnel

(67)

Le premier piège : se laisser abuser par un spasme

Une lésion ne peut être correctement évaluée que sous vasodilatateur et soigneusement dégagée

(68)

Mr Che…

Infarctus postérieur en 89. Angioplastie IVA 2001.

Ischémie silencieuse motivant un contrôle en 2005

QCA avant et après risordan.

MLD : 2 mm RD : 3.3 mm MLD : 3.1 mm RD 3.5 mm

(69)

Evaluation de la vasomotricité du réseau coronarien

La coronarographie doit systématiquement comporter l’étude de la vasomotricité coronarienne en l’absence de lésion critique :

Le premier stade de la maladie est celui de dysfonction endothéliale provoquant inconstamment un angor vasospastique

Ce stade précède souvent l’apparition de lésions critiques de plusieurs années

Le couplage méthergin-risordan souligne souvent des plaques lisses invisibles à la luminographie avant le test

Les tests augmentent la sensibilité de la coronarographie

Ils éclairent un diagnostic qu’aucune autre méthode ne peut donner Une coronaire pathologique doit toujours être évaluée en vasodilatation +++

(70)

Mr Ham…

Patient tabagique de 50 ans ayant bénéficié d’une angioplastie IVA par un stent Taxus en décembre 2004 à Argenteuil.

Récidive de douleurs angineuses depuis 3 semaines dont l’une prolongée.

Electrocardiogramme enregistrant un aspect d’infarctus non transmural antérieur avec abrasion R V1 V2 V3 et négativation de l’onde T antérieure étendue.

Absence d’élévation de la troponine, confirmant que la nécrose remonte à plus d’une semaine.

(71)
(72)

Test au méthergin

(73)

ISDN 1 mg

(74)

Le 2 piège : les effets d’optique qui nous abusent…

Tenter de s’en affranchir en tournant autour de la lésion…

(75)

Interprétation d’une coronarographie

L’image projetée par les rayons X n’est que le reflet déformé de la réalité. A vous de la décrypter

(76)

Les pièges de l’angiographie : méfiez-vous de votre œil!

(77)
(78)

Mr Mar… 63 ans

Pontages 14 ans auparavant Angor classe II.

(79)

Mme Pet… effet d’optique ou lésion de l’IVA ?

Patiente de 74 ans présentant des douleurs suspectes à l’effort sur terrain dyslipidémique. Ergométrie ininterprétable.

(80)

Quand toutes les difficultés se conjuguent : anatomie hostile et complexe, artéfacts visuels, obésité, paralysie phrénique…bien exploiter sa technique, être rigoureux, se laisser guider par sa culture cardiologique

Mr Ric…76 ans, ancien fumeur, ponté en 89 pour un angor à seuil bas (- 4 mm à 30W) sur une sténose subtotale du tronc et une lésion critique droite.

Contrôle en 2001 pour reprise de l’angor : Thrombose du tronc, thrombose droite, thrombose récente du pont Cx. Thrombose de la mammaire gauche destinée à l’IVA, thrombose droite CDII. Vit sur deux ponts saphènes corrects destinés à la droite et à la diagonale, redonnant tout le réseau gauche . VG normal.

Amélioré sous traitement médical et rééducation . Monte son seuil ischémique à 150W.

2008/2009 : reprise de l’angor du à des sténoses focales évolutives du pont droit, nécessitant 3 séances d’angioplastie d’icelui sur le 1/3 proximal et le 1/3 distal (stents nus Biotronik)

Revient en 2011 pour un angor classe II fort …

(81)

Bonne fonction gauche, sans hypokinésie segmentaire Pont droit correct

(82)

Bon pontage sur la diagonale redonnant tout le réseau gauche

(83)

Statut quo ? Traitement médical…

Les deux ponts fonctionnent bien…

(84)

Mais pourquoi redevient-il symptomatique ???

(85)

Décision de tentative de désobstruction du tronc et en cas d’échec de repontage de l’IVA

(86)

 La définition de l’angiographie est limités à 0.2 / 0.3 mm.

 Certaines lésions ne sont pas analysables (ostium de branche, lésions masquées par des collatérales, flou cinétique, obèse…)

 Certaines lumières, en croissant, déchiquetées, ne permettent pas une interprétation fiable…

 Grande variabilité des interprétations entre observateurs

 Marge de 20 à 30%, surtout sur les lésions intermédiaires

 Surévaluation visuelle systématique des lésions critiques

 Surévaluation des lésions avant traitement et sous évaluation des lésions résiduelles

 Intérêt dans tous les cas d’utiliser l’angiographie quantitative qui est très fiable sur les lésions modérées et éduque l’œil+++

 L’échographie endo-coronaire, l’OCT, l’évaluation des lésions douteuses par FFR sont un appoint indispensable lorsque l’évaluation fonctionnelle initiale n’a pas été correctement effectuée

(87)

Background and Rationale

Angiography alone cannot fully characterize the clinical significance of coronary stenosis.

This well-recognized limitation has been documented repeatedly by intravascular ultrasound imaging and ischemia stress testing. Coronary angiography produces a silhouette image and cannot identify intraluminal detail or provide the angiographer with information

about the characteristics of the vessel wall. Furthermore, accurate identification of both normal and diseased vessel segments is complicated by diffuse disease as well as by angiographic artifacts of contrast streaming, image foreshortening, and calcification.

Bifurcation or ostial lesion locations may be obscured by overlapping branch segments.

The physiological significance of a coronary stenosis, especially for an intermediately severe luminal narrowing (approximately 40% to 70% diameter narrowing), cannot be accurately determined.Thus, the rationale for using coronary physiological measurement is to overcome the limitations of coronary angiography and provide the angiographer with an objective indicator of clinically relevant lesion significance.

(88)

Angiography versus FFR in Left Main Stem

Lésions > 50% du tronc n’ayant pas de retentissement fonctionnel 23% de lésions du tronc < 50%

ont un retentissement fonctionnel

Hamilos M et al. Circulation. 2009;120:1505-12.

Percent diameter stenosis at QCA correlated significantly with FFR but a very large scatter was observed (r = -0.38, p <0.001)

(89)

Mr Rob…70 ans

Patient sportif

FR : dyslipidémie, HTA, hérédité CV

Angor d’effort en 2005 sur lésion critique diagonale au sein d’un réseau diffusément infiltré.

ATC par un stent conventionnel Asymptomatique pendant 6 ans

Angor de novo pendant un séjour en Espagne Douleurs à la marche

Douleurs spontanées depuis 8 jours Coronaro par voie radiale sondes 4F

(90)
(91)
(92)

Que proposer ?

Angioplastie de la circonflexe Angioplastie de toutes les lésions Pontages des 3 axes

Stratégie hybride

(93)
(94)

Pontages mammaires IVA / droite et angioplastie de la circonflexe

(95)

La coronarographie doit préciser

la topographie,

les caractères morphologiques, la sévérité d’une lésion,

et ses conséquences sur la perfusion myocardique.

La sévérité d’une lésion doit être appréciée par une analyse visuelle, mais également par des mesures plus objectives utilisant des logiciels d’analyse quantitative disponibles en salle en temps réel.

La qualité du flux, la collatéralité doivent être analysés visuellement et en s’aidant si besoin de méthodes d’analyse du retentissement fonctionnel (FFR)

(96)

Les règles à retenir pour faire de bonnes coronarographies

 Pas de bon examen sans culture cardiologique

 Pas de bon examen sans curiosité intellectuelle

 Pas de bon examen sans matériel de qualité

 Pas de bon examen sans technique irréprochable

 Pas de bon examen sans méthodologie rigoureuse

 Pas de bon examen sans analyse critique de ses résultats

• Complémentarité des méthodes d’évaluation

• Discussion collégiale des dossiers litigieux

De la qualité de votre examen dépendront la pertinence de la sanction thérapeutique et la sûreté d’une éventuelle angioplastie !

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