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Du respect pour les concierges Les temps sont durs pour tout le monde. Mais ce ne sont pas les catégories sociales qui manifestent le plus bruyamment qui sont souvent les plus gravement atteintes par la crise économique. Prenons le cas des concierges. Qui pense aux concierges? Les locataires n'y pensent plus guère.
Tout évolue dans notre société. Même l'animation dans les bâtiments locatifs. La concierge n'est plus dans l'escalier, elle n'est même plus dans l'immeuble dont elle a la responsabilité. Il fut un temps où chaque locataire ou presque lui serrait la main quoti¬ diennement. A la fin de l'année, on l'embrassait. Maintenant, on tapote. Pas la con¬
cierge: le digicode; mais, lui, le 31 décembre, on ne l'embrasse pas ou, alors, excep¬ tionnellement en cachette. On ne lui donne pas d'étrennes non plus. Je ne suis pas certain que ce soit vraiment une économie, puisque le coût du digicode et de son
entretien se retrouve dans les charges. La concierge est évidemment plus humaine et il est toujours plus agréable de la rencontrer l'espace d'un quart d'heure.
Bon nombre de concierges ont abandonné leur activité en raison de la moder¬ nité immobilière, mais aussi du fait que la plupart ont été remplacées par une so¬ ciété de nettoyage. Les survivantes n'ont aucune raison de se réjouir d'avoir échappé à la rigueur janséniste de l'urbanisme contemporain qui n'est que peu enclin à la convi¬
vialité locative.
La concierge d'aujourd'hui a été baptisée «gardienne», quand ce n'est pas «gardien». Il y a là une connotation carcérale du plus mauvais effet, d'autant que, pendant ce temps, les gardiens de prison étaient appelés «surveillants» et les surveillants des hautes
écoles «conseillers d'éducation». La concierge n'a pas eu droit à un néologisme bénis- seur. On aurait pourtant pu faire d'elle une «animatrice d'immeuble», par exemple, ce qui eut été la description exacte de son rôle, car dans «animatrice» il y a un autre mot:
âme. Plus de concierge, plus d'âme. Les locataires ne sont plus une communauté, mais tout simplement des individus sous la tutelle directe du propriétaire, donc cruellement
privés de la médiation.
En cette fin d'année, nous devons traiter le sujet le plus douloureux: les étrennes. Celles- ci ont, ces dernières années, fondu à la vitesse d'une glace à la fraise dans un congé¬
lateur en panne. La crise, c'est dur aussi pour les locataires. Et pourtant, la plupart des Suisses, les Fribourgeois en particulier, sont devenus généreux avec les organisations
caritatives. Or, la préservation des lieux sociaux dans les immeubles collectifs n'est-elle pas, aussi, une cause humanitaire aussi urgente qu'honorable?
Au rythme inquiétant que nous connaissons, un jour peut-être il n'y aura plus du tout de concierge. Cette absence sera froide pour les vies à la dérive et les solitaires. A
ce moment-là, vous verrez, l'Etat assignera dans les immeubles des assistantes so¬ ciales, des auxiliaires de vie, des animateurs socio-culturels qui coûteront in¬
finiment plus cher aux contribuables, donc aux locataires ou co-pro- priétaires. Et cela sans avoir l'efficacité d'une
concierge.
Gérard Bourquenoud
Sommaire 6 décembre 1996 - N° 23
Chanteurs, musiciens, gymnastes
Fribourg est un canton très actif, tant sur le plan vocal et musical que sportif. En effet, trois as¬ sociations cantonales ont tenu récemment leurs assises annuelles. Ce sont les chanteurs, les jeunes musiciens et les gymnastes. Et toutes trois ont changé de pré¬ sident presque à la même date, un fait raris¬ sime.
Des idées pour vos cadeaux Le 6 décembre il y aura la visite de saint Nicolas, puis trois semaines plus tard ce sera Noël, une fête qui, par définition, est celle des cadeaux aux enfants comme aux adultes. Pour la moitié des Suisses, offrir ou re¬ cevoir un cadeau pro¬ cure une joie intense.
Du nouveau
sur le plan chirurgical L'Hôpital Daler, à Fribourg, s'est doté récemment d'une quatrième salle d'opération équipée d'un flux laminaire et d'installations qui vont faciliter les interventions chirurgicales. Une réalisation qui a nécessité un investissement de trois mil¬ lions, dont 650 000 francs pour le matériel médico-technique.
Développement Nouveaux horizons
pour la vallée du Flon 5 Croque-notes
Chanteurs fribourgeois
Jeunes musiciens 6 Les sports
Nouveau président pour les gymnastes
Corrida bulloise 8 Idées-cadeaux
Des bijoux qui font votre personnalité
La magie des fleurs
Livres à offrir 1 1 Propos de table
Savourer de bons mets, où? 19 Le pâté d'intche-no
Le tèlèfone 21 Santé
Du nouveau à l'Hôpital Daler 22 Huitième district
Les Fribourgeois de Lausanne 24 Les sports
De jeunes Fribourgeois se
distinguent 27 Entre ciel et terre
Le glacier de l'Allalin 28 Nous les jeunes
L'art de restaurer des meubles 29 Beauté
Le soin adapté à sa personnalité 31 Art de vivre
Conseils pour bien dormir 35 Hommage à...
Ceux qui nous ont quittés 3 7
NOTRE COUVERTURE Noblesse du bouquetin
Tandis que le brouillard monte de la vallée et que l'hiver a déjà fait son ap¬ parition sur les hauteurs, ce bouquetin profite des derniers rayons de soleil de l'automne, tout en étant à l'écoute de tous les bruits insolites qu'il perçoit dans la montagne.
Cette image naturelle et vivante est une œuvre de l'artiste peintre Marcel Moser, de Bévillard.
FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23 S- / '41 j
DÉVELOPPEMENT
La vallée du Flon veut entrevoir
de nouveaux horizons
Ôuatre communes pour un projet de développement. La mise en applica¬ tion d'une méthode accélérée de recherche participative (MARP) a per¬ mis à la vallée du Flon de cerner les attentes, envies et souhaits de ses habitants. Les idées les plus intéressantes vont tenter d'être réalisées.
Le groupe de travail local, formé des habitants des quatre villages, a orchestré le projet MARP. PHOTO VJ
Bouloz, Mossel, Pont et Porsel. Les quatre communes de la vallée du Flon se sont donné la main pour permettre à leur popu¬ lation d'émettre avis, critiques, attentes et préoccupations par rapport à la vie écono¬ mique, sociale, culturelle et religieuse vécue dans la région. A travers la mise en application d'une méthode accélérée de recherche participative (MARP), orches¬ trée par le Service romand de vulgarisa¬ tion agricole, une douzaine d'étudiants de l'Ecole suisse d'ingénieurs en agriculture de Zollikofen ont, durant une semaine, re¬ cueilli l'avis d'un échantillonnage de po¬ pulation représentatif du coin. Soit trente- deux familles et quatre groupes d'âge (personnes âgées, adultes, jeunes et élèves de 5e et 6e primaire). Hébergés dans dix familles d'accueil, les futurs ingénieurs ont sondé méticuleusement les divers points de vue des autochtones. Blocs-
notes et stylos sous le bras, ils ont deman¬ dé, questionné, écouté, enregistré et ana¬ lysé les nombreuses opinions et idées. Recueillis sur 500 feuillets, les avis des habitants de la vallée du Flon ont été syn¬ thétisés sur onze grands panneaux, d'où sont ressortis les thèmes prioritaires sui¬ vants: la communication et les relations entre les gens, les loisirs et la culture, la jeunesse, les services à disposition dans la vallée (social, magasins), l'agriculture, le tourisme, l'emploi, l'école, les transports, le développement de la région, la collabo¬ ration entre les quatre communes. Intéressée et concernée au premier plan par le projet MARP, toute la population de la vallée s'est prêtée au jeu et a délié sa langue. «Les interviews se sont déroulées sous le couvert de l'anonymat, au domici¬ le des interviewés. Les étudiants étant neutres et étrangers à la région, les gens
du coin ne se sont donc pas gênés pour émettre leurs opinions et affirmer leurs in¬ times convictions. C'est donc un résultat net, juste et représentatif qui en ressort. C'est l'avis de toute une région», observe Nicolas Favre, agriculteur à Pont et membre du groupe de travail local. Composée de onze personnes issues des quatre communes et de différents sec¬ teurs, l'équipe sur place a œuvré pour la réalisation du projet, baptisé «Vallée du Flon, nouveaux horizons».
Bateau qui avance
L'aventure MARP a valeur de projet pilo¬ te pour la Suisse romande. Première du genre en Romandie, l'entreprise d'origine anglaise s'avère une réussite pour la val¬ lée du Flon. Conduite conjointement en Suisse alémanique et dans les Grisons, le projet MARP a pour but d'amener com¬ munes et régions à s'occuper davantage de leur développement futur. «Avec tous les changements actuels, les gens doivent se prendre en charge et se débrouiller eux- mêmes, s'ils ne veulent pas que d'autres décident à leur place», note Gil Ducommun, l'un des responsables de MARP. Dialogue, réflexion et recherche sont donc aujourd'hui les objectifs des ha¬ bitants de Bouloz, Mossel, Pont et Porsel, pour répondre à quatre questions domi¬ nantes: «Quels sont les problèmes et ques¬ tions qui nous préoccupent?», «Quelles sont les chances et potentialités que nous voyons?», «Pour quels projets concrets voulons-nous et pouvons-nous nous enga¬ ger?», «Pour quels projets avons-nous be¬ soin d'aide?». Ces réponses forment la base pour une planification et une action commune. Le premier pas aujourd'hui franchi, reste à mettre sur pied des groupes de travail pour la réalisation des meilleurs projets avancés. Au program¬ me: dynamiser la culture, développer le tourisme rural, promouvoir la vente direc¬ te et diversifier les produits du terroir, pro¬ téger l'agriculture, améliorer les trans¬ ports publics, organiser une meilleure entraide sociale, ouvrir un lieu de ren¬ contre, offrir plus de compréhension et de tolérance aux jeunes, prévoir des aména¬ gements sportifs, créer un Conseil inter¬ communal, voire la fusion des quatre vil¬ lages... «Les gens veulent être sur un bateau qui avance», souligne Peter Schwab, l'autre responsable de MARP. Rendez-vous donc en décembre pour la suite.
Valentine Jaquier FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
Croque-notes
CHANTEURS FRIBOURGEOIS
Après vingt ans de présidence, Louis Joye passe le témoin
A la tête de la Société cantonale des chanteurs fribour- geois durant vingt ans, Louis Joye, d'Estavayer-le- Lac, pose aujourd'hui le tablier. Rencontre, souvenirs mu¬ sicaux et perspectives d'avenir.
Au travers des chœurs de jeunes, choral dans le canton de Fribourg.
«Avec la conviction d'avoir servi au mieux la cause du chant en pays fribourgeois, je remets mon mandat, je trans¬ mets le flambeau à une force nouvelle.» Président de la So¬ ciété cantonale des chanteurs fribourgeois (SCCF) durant vingt ans, Louis Joye, d'Esta- vayer-le-Lac, passe aujour¬ d'hui le témoin, cédant son fauteuil à Pierre Menétrey, d'Arconciel. «Je souhaite à mon successeur autant de sa¬ tisfactions et de joies que j'en ai eues. L'amitié entre chan-
Louis Joye croit en l'avenir du chant PHOTO VJ
teurs est fantastique. C'est un tout, une harmonie», remarque le Staviacois.
Aucune société alémanique Alors instituteur à l'école pri¬ maire, puis secondaire d'Esta- vayer-le-Lac, Louis Joye chante dans les rangs de la so¬ ciété des lieux, «Le Chant de la Ville». Il en prend la prési¬ dence en 1972 et orchestre la même année la fête cantonale de chant à Estavayer. En 1976 il est élu président cantonal à l'assemblée des délégués à
Granges/Veveyse. Dévoué et investi pour la cause du chant, l'homme façonne au fil des années une nouvelle société, en tenant compte des particu¬ larités fribourgeoises, afin de faire progresser l'art choral dans le canton, de conserver les membres inscrits, d'attirer les jeunes et de grandir la sym¬ pathie du public. Entreprise réussie: la SCCF compte au¬ jourd'hui 39 sociétés sur les 300 que recèle le canton, soit 1368 chanteuses et chanteurs. En vingt ans la société faîtière a enregistré huit départs, dont cinq en ville de Fribourg, com¬ pensés par seize arrivées. Après deux décennies de pré¬ sidence, Louis Joye émet tou¬ tefois un regret: «Bien que nous ayons tendu la main aux chorales de la partie aléma¬ nique du canton, aucune n'a voulu adhérer à la SCCF. Le problème de la langue les re¬ tient, mais d'ici quelques an¬ nées elles n'auront plus le choix. A cause du manque de directeurs, ces sociétés seront forcées de gagner nos rangs.» Manque de directeurs En effet, les directeurs de chœurs ne sont plus légion dans le canton. Autrefois, les instituteurs assumaient obliga¬ toirement ce rôle dans les vil¬ lages. Aujourd'hui, les temps et les mentalités ont changé. Les maîtres d'école ne ressen¬ tent plus le besoin et la néces¬
sité de prendre sur eux cette tâche. «C'est un réel problè¬ me», estime le président dé¬ missionnaire. Pour pallier ce manque, des cours de direc¬ tion ont été mis sur pied par la société cantonale et des contacts ont été pris pour une collaboration avec le Conser¬ vatoire de Fribourg. Egale¬ ment au comité directeur de l'Union suisse des chorales, en charge de la relève en Roman- die, Louis Joye se dit préoccu¬ pé par l'avenir du chant en ter¬ re fribourgeoise. «Le futur se profile sous de bons auspices, pour autant que l'on songe à former des locomotives pour diriger nos sociétés», note-t-il. Cependant, l'expert prévoit que, d'ici la fin du siècle, les chœurs mixtes et de dames surtout vont prendre le dessus sur les chorales masculines. «On va tout droit vers des so¬ ciétés de chant formées uni¬ quement de femmes. Les hommes préfèrent s'investir dans d'autres activités», sou¬ ligne Louis Joye, qui avoue attendre beaucoup des chœurs de jeunes.
Musique d'avenir
Au chapitre de la musique d'avenir, le président sortant table sur plusieurs points. Il souhaite que la SCCF inscrive à son programme: la coordina¬ tion de la formation et du per¬ fectionnement des directeurs de chœurs d'adultes, de jeunes et d'enfants; l'édition de litté¬ rature chorale; le développe¬ ment de moyens de diffusions de la production chantante (CD, cassettes vidéo, radio); l'organisation de concerts ré¬ gionaux; l'assurance de la re¬ lève des sociétés de chant.
VJ FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
La présidence de l'Association
fribourgeoise des jeunes musiciens
change de mains
Après huit ans à la tête de l'Association fribourgeoise des jeunes musiciens (AFJM), Richard Tarrès remet son mandat, pour se consacrer entièrement à la direction de la Société cantonale des musiques. Il passe le témoin à une force nouvelle: le jeune Bullois, Jean-Marc Oberson.
ésident de l'AFJM. PHOTO VJ Jean-Marc Oberson, le nouveau president de 1 AFJM.
«L'AFJM est une association magnifique, saine et dyna¬ mique. Il faut qu'elle conserve ces qualités, qui sont celles de la jeunesse. Travail, remises en question, changements dans les modes de faire et de penser: rien ne doit faire peur, tout doit être mis en œuvre de façon à répondre aux aspira¬ tions des jeunes qui s'intéres¬ sent à jouer dans nos fanfares. Amener les jeunes à la mu¬ sique instrumentale, les for¬ mer et les aider à s'intégrer dans les rangs de nos socié¬ tés: telle est la mission de l'AFJM.» Un brin de regret dans la voix et le cœur quelque peu serré, Richard Tarrès a émis ses derniers vœux à l'AFJM et souhaité bon vent à cette association, qu'il mena tambour battant durant huit ans. Nommé président de la Société cantonale des mu¬ siques fribourgeoises, Richard Tarrès ne souhaitait pas cumu¬ ler les fonctions. Il a donc ré¬ cemment remis son mandat, lors de l'assemblée annuelle des délégués à La Tour-de- Trême, cédant la présidence de l'AFJM à Jean-Marc Oberson. Jeune Bullois de 25 ans, le nouveau chef d'orchestre des jeunes musiciens fribourgeois se profile comme étant plein d'énergie, d'initiatives et d'idées. Au comité de l'asso¬ ciation depuis 1992 comme caissier, Jean-Marc Oberson connaît l'AFJM sur le bout du doigt et s'annonce comme «une garantie de continuité et de développement». Exposant ses buts et aspirations pour le futur, il insiste sur le maintien de l'âme de l'AFJM et de son camp musical, sur l'intégration
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des jeunes dans les sociétés d'adultes, ainsi que sur le rap¬ prochement et l'union des fan¬ fares francophones et aléma¬ niques du canton de Fribourg. 71 sociétés
Quittant le comité de l'Asso¬ ciation fribourgeoise des jeu¬
nes musiciens, Richard Tarrès a tiré le bilan de ses huit an¬ nées de présidence: «L'AFJM a mûri et a su séduire les socié¬ tés de musique. Elle a fait re¬ connaître ses activités, a mieux défini son rôle, sa place et ses objectifs en rapport avec la formation des jeunes. Et
surtout, elle a innové.» En 1992, l'AFJM a pris une op¬ tion capitale. Elle s'est ouverte à toutes les sociétés de mu¬ sique de la Cantonale fribour¬ geoise, non plus uniquement aux corps de cadets constitués, permettant ainsi aux sociétés d'adultes de s'y affilier. «Ce changement répondait à un réel besoin, puisque de 24 so¬ ciétés il y a quatre ans, l'AFJM en réunit aujourd'hui 71. C'est une progression spectaculaire», observe Ri¬ chard Tarrès. Le camp musical de l'association, qui se déroule chaque année durant les va¬ cances de Pâques à Romont, a également enregistré une re¬ marquable évolution. De 90 participants en 1992, il ac¬ cueille aujourd'hui quelque 140 musiciens âgés de 13 à 17 ans. Le prochain camp se tien¬ dra du 1er au 4 avril 1997 à Ro¬ mont et restera fidèle à la tra¬ dition.
Fête cantonale à Courtion A l'agenda de l'AFJM sont inscrites la 4e édition des Ren¬ contres musicales cantonales, qui aura lieu le 26 avril pro¬ chain à Cressier-sur-Morat, et la Fête cantonale des jeunes musiciens en 1998 à Courtion. A noter encore que six nou¬ velles sociétés de musique viennent de rejoindre les rangs de l'AFJM. Il s'agit des fan¬ fares de Dompierre, Léchel- les-Chandon, Fétigny-Méniè- res, Cugy-Vesin, la Musique ouvrière de Fribourg et le Brass-Band de la Haute- Gruyère.
VJ FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
^ Les sports
GYMNASTIQUE
L'association fribourgeoise
a un nouveau président
Les gymnastes fribourgeois se sont réunis dernière¬ ment en assemblée générale à Prez-vers-Noréaz, au cours de laquelle Hans-Rudolf Widmer a passé le témoin à Henri Baeriswyl.
Le doyen Ernest Maeder, de Meyriez (au centre), félicité pour ses 50 ans d'activité dans la gymnastique.
«Si la fusion de la fédération fribourgeoise fonctionne très bien, c'est grâce à lui. Hans- Ruedi restera sans doute le plus grand président de la fé¬ dération», a dit le nouveau président. En fait, Hans-Ru- dolf Widmer a pris la prési¬ dence lors de la fusion des as¬ sociations en 1990. Il apparaît aujourd'hui que la cohabita¬ tion se passe plutôt bien, tant au niveau du comité que du fonctionnement des structures. Ainsi, on ne parle donc plus de la gym féminine ou masculine, mais de la gymnastique tout court.
«Fribourg accueillant» Président du CO de cette fête, le commandant André Liau- dat, en a dévoilé le slogan. Il se résume en deux mots: «Fri¬ bourg accueillant». «Nous voulons une belle fête qui per¬ mette de développer l'esprit et l'activité», a-t-il ajouté. Quant à Armin Haymoz, président du Grand Conseil, il souhaiterait l'introdution de projets d'oc¬ cupation dans le sport. C'est selon lui l'élément indispen¬ sable pour maintenir notre équilibre psychique et phy¬ sique dans une société stres¬ sante. Et le conseiller d'Etat Augustin Macheret de se féli¬ citer de la collaboration entre la fédération et son départe- Le passage de témoin entre Henri Baeriswyl et le «grand» président Hans-Rudolf Widmer.
Agé de 40 ans et maître de sport, Henri Baeriswyl a une longue expérience dans le do¬ maine sportif. Gymnaste et volleyeur, il a aussi été joueur de HC Fribourg-Gottéron jus¬ qu'en 1976. Malgré tout le temps qu'il a eu pour se prépa¬ rer à cette succession, Henri Baeriswyl s'est dit très ému après cette élection. Cet ancien hockeyeur se définit comme un homme de terrain. Ses objec¬ tifs? Introduire les nouvelles prescriptions de la fédération suisse, restructurer la division jeunesse et préparer au mieux
la fête cantonale de 1998.
Le commandant de la Division territoriale I André Liaudat pen¬ dant son allocution.
ment de l'Instruction pu¬ blique.
Au cours de la cérémonie, plu¬ sieurs membres ont été hono¬ rés pour leurs activités au sein d'une association ou pour leurs brillants résultats. Parmi ceux-ci: Pierrette Brulhart, Gilbert Maridor et Michel Schmid ont reçu l'insigne du Mérite cantonal. L'ancien pré¬ sident Hans-Rudolf Widmer a été élevé au titre de membre honoraire.
Texte et photos: Paul Teka-Grandjean FRIBOURG ILLUSTRE N° 23
Les sports
CORRIDA BULLOISE
Le junior éthiopien Tsige émerge
Aune période où les feuilles mortes jonchent les pavés bullois, la traditionnelle épreu¬ ve pédestre de la Corrida constitue une attraction qui prend du galon au fil des édi¬ tions. La 21e n'a-t-elle pas enregistré un nouveau record de participation avec la présen¬ ce de 2477 athlètes classés? Inamovible animateur et président de la Corrida bulloise, Jean-Pierre Cuennet apprécie à sa juste valeur ce succès grandissant.
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Départ de la catégorie Elites hommes PHOTO VINCENT MURITH
Depuis que le grand spécialis¬ te helvétique Pierre Délèze (vainqueur à 7 reprises!) s'est retiré de la compétition, ce sont les athlètes étrangers qui émergent du lot sur les pavés bullois. Après le Marocain Ben Salah en 1995, c'est au tour du junior éthiopien Abra¬
ham Tsige (19 ans) d'inscrire son nom au livre d'or. Ayant fait la course en tête avec son compatriote Ibrahim Saïd, Tsi¬ ge conserva des ressources suffisantes pour s'imposer au sprint au terme des 8 km de course. Du côté féminin, le po¬ dium est également occupé par
des filles de nations étrangè¬ res: l'Irlandaise Una Englisch précède les deux Tchèques Kucerikova et Klimesova. Fils du président du CO, Jean- François Cuennet s'illustra à nouveau devant ses suppor¬ ters. Le «grand blond» réalisa une course parfaite: en ache¬
vant son parcours en 24'06, il vint non seulement s'emparer du 8e rang, mais abaisse son record personnel d'une quin¬ zaine de secondes. Vainqueur de Sierre-Zinal notamment, Jean-François Cuennet fut bien entendu le meilleur athlè¬ te fribourgeois de la soirée (la course de l'élite se déroule en nocture). Deux autres athlètes du canton figurent encore aux places d'honneur: tous deux membres de la FSG Bulle, Pierre-André Kolly et Daniel Weber occupent respective¬ ment les 17e et 21e rangs. Si Cuennet avouait une satisfac¬ tion légitime à l'heure des confidences, par contre Kolly et Weber avouaient avoir été victimes d'un point de côté au fil des minutes.
Si des athlètes réputés servent d'animateurs de cette tradi¬ tionnelle course pédestre, d'autres inconnus éprouvent autant de plaisir dans leurs rôles d'acteurs obscurs. La ca¬ tégorie dite populaire fait par¬ tie intégrante de la Corrida bulloise, tout comme celle des fauteuils roulants. Mais le pré¬ sident Jean-Pierre Cuennet ac¬ corde aussi une place à la relè¬ ve, puisque les catégories écoliers, cadets et juniors ou¬ vrent les feux durant l'après- midi. Une façon sympathique d'attirer un éventail de partici¬ pants aussi large que possible. Il en va de la réputation de la Corrida bulloise.
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BONS-CADEAUX
Idées-cadeaux
Des cadeaux qui en disent long sur votre personnalité...
Un cadeau dévoile un peu de notre personnalité ainsi que les sentiments que l'on éprouve envers la personne à qui on l'offre. photo manor Noël c'est par définition la pé¬
riode des cadeaux. Vous êtes plutôt du genre à vous y prendre à la dernière minute, ou alors vous êtes une person¬ ne bien organisée et vous pré¬ parez votre liste? Si l'on de¬ vait classer les gens dans des catégories, on peut dire qu'il y a ceux qui voient cela comme une corvée et puis il y a la catégorie de ceux qui se font plaisir en choisissant les ca¬ deaux qu'ils vont offrir. Vous, vous faites partie de quelle ca¬ tégorie? Un récent sondage af¬ firme que pour environ 49% des Suisses offrir ou recevoir un présent est un plaisir. Pour un peu plus d'un quart Noël est une tradition à laquelle il faut se conformer.
Le vrai cadeau - C'est un ca¬ deau d'une valeur inestimable. Celui que l'on offre à son en¬ fant ou à sa femme et qui représente bien plus qu'un simple cadeau. Il est empli de symbole et d'amour. Ce sera le premier bijou - une bague qui vient de sa grand-mère - que vous offrez à votre fille de 16 ans. Ces cadeaux ont une va¬ leur inestimable et restent à ja¬ mais gravés dans la mémoire. Le cadeau utilitaire - C'est terrifiant! Car le cadeau est avant tout une part de rêve qui vous permet de recevoir ce que vous n'osiez pas acquérir vous-même. Et un petit bibelot de rien du tout, un petit bijou de pacotille c'est tellement plus un cadeau qu'un appareil
ménager, même s'il s'agit d'un robot dernier cri. Rien de mieux pour vous rappeler les tâches quotidiennes... Voilà pourquoi ce genre de cadeaux est inadmissible quand il vient d'un mari qui veut - en toute bonne foi - vous simplifier la vie, ou d'une belle-maman. En revanche, quand vos deux en¬ fants ont cassé leur tirelire
pour vous offrir, le sourire aux lèvres, une yaourtière, c'est plutôt attendrissant. En fait, nous avons tous et toutes, à un moment, succombé à la ten¬ tation du cadeau utile et pra¬ tique pour la tante, la belle- sœur ou maman.
Le cadeau suggestion - Vous vous décidez enfin à faire vos
emplettes de Noël et vous de¬ mandez à chacun de vous faire leurs suggestions sur ce qu'ils aimeraient recevoir comme cadeau. Où est donc l'effet de surprise, envolé? Et puis quel cauchemar, si vous ne trouvez pas la chemise noire manches longues et col évasé.
Le cadeau organisé - Il y a ceux qui sont à l'écoute tout au long de l'année du moindre désir et qui notent sur calepin. Et puis il y a ceux qui, dès qu'ils voient un objet insolite, l'achètent tout en sachant que cela fera plaisir pour Noël. Le cadeau surprise - Le risque de ce genre de cadeau c'est de déplaire. Il faut s'at¬ tendre à lire sur le visage de l'être que vous vouliez tant g⬠ter un sourire quelque peu crispé. Mais tous les cadeaux surprise ne déplaisent pas, au contraire. En général ils se préparent en cachette, on son¬ de, on profite d'un après-midi de lèche-vitrines pour espion¬ ner et poser des questions sans trop éveiller de doutes. Le cadeau de dernière minu¬ te - C'est la Berezina, car vous avez attendu le 21 décembre pour vous précipiter au centre commercial le plus proche. Par chance, il fait nocturne tous les soirs de la semaine pendant la période des fêtes. Vous arrivez, le parking est plein, il n'y a plus de caddies... et les magasins sont pleins à craquer. Comment dans ces FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
Idées-cadeaux
conditions ne pas considérer les achats des cadeaux de Noël comme une corvée? C'est une épouvantable corvée, vous ne prenez pas le temps de réflé¬ chir, vous achetez n'importe quoi et pour finir vous vous ruinez...
Quoi qu'il en soit, nous sommes nombreux à avoir gardé notre âme d'enfant, à nous émerveiller devant l'ob¬ jet de nos convoitises. Et on ne dira jamais assez comme notre petit cœur peut battre en plon¬ geant les doigts au fond d'une
boîte. Surtout quand on y de¬ vine l'objet tant souhaité. Oui, offrir est un art... un art qui se conjugue de mille façons. Croire au Père Noël ce n'est pas seulement valable pour les enfants, même les adultes y croient encore à leur façon...
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Un symbole qui n'a pas besoin de langage
Offrir un bijou est une manière d'exprimer un lien profond, mais aussi un signe d'amour et d'attachement qui, selon l'ex¬ périence, est transmis de géné¬ ration en génération. Le brace¬ let-montre, par exemple, attire le regard et a un effet enchan¬ teur. Les parures plaisent à la grande majorité et font battre le cœur de toute femme consciente de la mode. Si vous souhaitez offrir un beau ca¬ deau à une personne qui vous est cher, Manor vous propose un assortiment particulière¬ ment riche, qui va de l'anneau au collier orné de pierres pré¬ cieuses, de la broche à la boucle d'oreille, de la montre au bracelet. Tous sont un sym¬ bole qui n'a pas besoin de lan¬ gage mais dont la signification est éternelle. En un mot, un luxe discret pour un petit bud¬ get.
Un luxe discret avec des bijoux Manor. PHOTO MANOR
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Le plaisir d'offrir
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«La Lucarne Fleurie»
joue sur la magie des fleurs
lies peuvent tout exprimer: l'amitié, la joie, lafidéli- * J le bonheur, l'amour, la passion, le chagrin, le deuil, l'espoir... Elles ont un vrai langage poétique, visuel, odoriférant. Qu'elles soient rouges, blanches, jaunes, bleues, roses, elles expriment nos sentiments. Tantôt sublimes, généreuses, passionnées, timides, discrètes, douces, piquantes, les fleurs sont magiques, indispen¬ sables. Un cadeau de la nature. Qui mieux que le fleuriste saura conseiller de telles merveilles? Qui n'a pas un jour offert des fleurs à l'ami ou à l'être aimé? Qui n'a pas été indécis devant une rose, un œillet, un lys? Par chance, le spécialiste est là pour guider le choix de la personne hési¬ tante...
Le patron de «La Lucarne Fleurie», Roland Suard, et une partie de son personnel. Une boutique grandiose
Un simple coup d'oeil aux vi¬ trines alléchantes incite à la vi¬ site de «La Lucarne Fleurie». Située au cœur du centre com¬ mercial «Grand-Pré» à Marly, elle mérite une gerbe de com¬ pliments. En franchissant le seuil, c'est tout d'abord un ra¬ vissement pour les yeux, tant la palette des couleurs est va¬ riée. Les émanations émises
par les fleurs flattent l'odorat. On se croirait au milieu d'un grand jardin. La décoration de l'endroit révèle un goût par¬ fait, un choix infini d'articles- cadeaux, le tout sous la garde d'un personnel poli et avenant. En fonction depuis seize ans, «La Lucarne Fleurie» s'est faite un nom. Son propriétaire, Roland Suard, a su satisfaire pleinement sa clientèle. Aidé
par sa brigade de fleuristes et chauffeurs, la boutique est ou¬ verte tous les jours, même le dimanche de 10 à 12 heures. Elle offre un choix très éclec¬ tique, comme des arrange¬ ments floraux originaux, des bouquets stylisés, structurés, mariant fleurs et végétaux, des bouquets imaginatifs, conçus avec des fleurs et des fruits sé- chés. Savamment exposés, des idées-cadeaux, vases multi¬
formes, statues, poupées, ac¬ cessoires en verre et céra¬ mique... Pour tous les goûts et toutes les bourses. «La Lucar¬ ne Fleurie» se charge égale¬ ment de la décoration de salles lors de banquets, séminaires et fêtes. Elle confectionne aussi des bouquets sublimes de ma¬ riage. Travaillant avec les pompes funèbres, les fleuristes préparent gerbes et couronnes
de tous prix. Tout s'effectue dans le spacieux laboratoire si¬ tué au sous-sol du magasin. Là, les mains expertes du per¬ sonnel créent avec art toutes sortes de choses à base de fleurs. Pour se faire et faire plaisir, pour combler de joie ou rendre un chagrin plus sup¬ portable: un petit bouquet ou une rose solitaire.
Ilôt de verdure niché au cœur du béton, «La Lucarne Fleu¬ rie» mérite le détour. Le visi¬ teur en ressortira comblé, émerveillé, satisfait. En plus du sérieux et de la compéten¬ ce, le client aura en cadeau le sourire et la gentillesse du per¬ sonnel de la boutique aux mil¬ le merveilles. Et la publicité du magasin le dit si bien: «Les fleuristes sont sympas!»
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Avec Solis raclette-grill,
une soirée conviviale assurée! Les journées raccourcissent, le
soleil n'est plus aussi chaud et, le soir venu, il fait vite frisquet. Bref, le moment de penser à une bonne raclette est revenu. Les mordus de ce délicieux fro¬ mage valaisan sont certes nom¬ breux, mais il y a toujours par¬ mi les invités des gens qui ne peuvent se passer de viande ou de crustacés. Avec le nouveau Solis raclette-gril ce n'est plus un problème, car cet appareil rend tout le monde heureux. Il comprend six poêlons à ra¬ clette dotés d'une pratique poi¬
gnée en bois et six spatules éga¬ lement en bois. Six convives peuvent donc s'affairer autour de cet appareil dont la plaque de gril en fonte offre suffisamment de place pour griller votre vian¬ de. Avec cette nouveauté vous allez vivre une belle soirée avec vos amis. L'essayer c'est l'adopter. L'offrir comme ca¬ deau de fin d'année est aussi une bonne idée.
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duits BOPLA comprend quatre assiettes de différentes gran¬ deurs, auxquelles s'ajoutent trois tasses à café dont les motifs ont
Dans la très jolie salle historique du Foyer St-Germain, à Gruyères.
Des fleurs séchées
pour embellir votre intérieur
été peaufinés par l'artiste bâlois Mario Grasso. Ceux-ci sont l'expression d'un voyage en¬ chanteur à Venise, sa ville de prédilection. Cette nouveauté de BOPLA a pour effet d'enrichir et d'offrir une note de plus en plus gaie à votre table durant les fêtes de fin d'année. Une porce¬ laine authentiquement suisse qui va dans le lave-vaisselle et le four, mais en aucun cas dans le micro-ondes. Les produits BO¬ PLA sont en vente dans 220 ma¬ gasins spécialisés de notre pays. G. Bd
Ses parents étaient horticul¬ teurs. Très jeune, elle est deve¬ nue fleuriste et décoratrice, parce que passionnée par les fleurs. Bien que tenant bou¬ tique à Bulle, Aïda Godel a or¬ ganisé il y a un mois une très belle exposition de son artisa¬ nat à la salle historique du Foyer St-Germain, à Gruyè¬ res, puis au complexe hôtelier et culturel des Colombettes, ceci dans le dessein de se faire connaître et de montrer ce dont elle est capable de réali¬ ser.
C'est dans son atelier d'Avry- dt-Pont qu'elle confectionne des arrangements de fleurs sé¬ chées pour lesquels elle utilise
du tissu, du corail et de l'écor- ce. Elle crée également des pots-pourris de son jardin et des chapeaux de catherinettes pour les filles encore céliba¬ taires à vingt-cinq ans. Elle est d'autre part à même de vous préparer des arrangements flo¬ raux sur commande et comme les fêtes de fin d'année appro¬ chent à grands pas, ce serait une idée géniale de faire appel à ses qualités professionnelles de fleuriste-décoratrice pour embellir votre intérieur.
Texte et photo G. Bd
Aïda Godel - Ancienne poste Avry-dt-Pont - 026/915 20 24
Des marionnettes
à la Galerie des Chevaliers En un monde enchanté de cou¬
leurs, de rubans, de grelots d'ar¬ gent et de parfums sylvestres... Papa, maman Noël accompa¬ gnés de Guignol, d'Eisa et de Nicolai' vous proposent d'entrer dans la ronde magique et douce
des fées des contes et belles his¬ toires... Une joyeuse cohorte animée de mille surprises créée par Anne Moradpour-Rime vous attend à la Galerie des Chevaliers, à Gruyères, jus¬ qu'au 26 décembre.
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Rythme et Joie Ce livre est né d'un désir du
comité de l'Association Jaques-Dalcroze, composé de Liliane Favre-Bulle, Béatrice Gisiger et Christiane Joye. Son but est de rendre présent Monsieur Jaques auprès de chacun de nous, de l'accompa¬ gner tout au long de son exis¬ tence, de bénéficier de ses re¬ cherches et de son talent. Et c'est à une belle aventure que nous sommes ainsi conviés, celle du rythme et de l'harmo¬ nie, indispensables et irrem¬ plaçables.
J'avoue, écrivant ce livre, avoir joyeusement maraudé dans les grands vergers de Frank Martin, Tibor Dénes, Alfred Berchtold surtout, Hen¬ ri Gagnebin, Bernard Reichel, Claire-Lise Dutoit et Edmond Stalder, auteurs d'un livre très complet: «Emile Jaques-Dal- croze, l'homme, le composi¬ teur, le créateur de la ryth¬ mique.» Puis j'ai butiné dans les souvenirs de Monica Ja- quet, de Liliane Favre-Bulle, ses anciennes élèves, au cours
de rencontres amicales. Marti¬ ne Jaques-Dalcroze, petite- fille d'Emile, a relu avec atten¬ tion le manuscrit.
Dans la bibliothèque de l'Ins¬ titut, refuge de manuscrits pré¬ cieux et d'une partie de la bibliothèque personnelle de Monsieur Jaques, de coupures de presse bien classées et de
revues sur la rythmique, les découvertes ont été riches, ainsi que dans les cartons du cabinet des manuscrits, à la Bibliothèque publique et uni¬ versitaire. Enfin, tant aux Ar¬ chives d'Etat qu'aux Archives de la Ville de Genève, j'ai pu me pencher sur des documents pleins d'intérêt. Tout cela m'a
permis de tenter, à mon tour, d'accompagner Monsieur Ja¬ ques du berceau à la tombe, et je dois avouer que ce parcours en compagnie d'un homme aussi génial constitua une ex¬ périence fortement enrichis¬ sante. Pas un seul instant d'en¬ nui à ses côtés: sa fougue, son dynamisme, son humour, le renouvellement constant de sa pensée en font un maître et un ami idéal.
J'aimerais qu'à votre tour, au fil de ces pages, vous ayez senti passer ce souffle mer¬ veilleux et mystérieux, celui- là même qui a gonflé les voiles de la rythmique pour la faire naviguer dans le temps et dans l'espace. Une navigation au long cours, qui n'est point achevée. Il suffit d'aller passer une petite heure dans la ruche de l'Institut de la Terrassière pour s'en convaincre.
Jean-Claude Mayor Editions Ketty & Alexandre 1063 Chapelle
Tél. 021/905 1111
Le Fribourg authentique, dans toute sa beauté, tel que vous l'aimez...
Soigneusement choisies parmi des milliers de clichés d'ar¬ chives publiques et privées, les photographies de cet ou¬ vrage montrent un Pays de Fri¬ bourg attachant, insolite, où les anciens métiers et les scènes villageoises du début du siècle resurgissent de l'ou¬ bli.
Aloïs Lauper, l'auteur, connaît admirablement la ville et le canton de Fribourg. Avec
son regard si pittoresque et admira- tif, il vous fait re¬ vivre la vers de d'antan à tra- précieux détails
des sites qui émerveillèrent les voyageurs au tournant du siècle. Un livre qui peut être com¬ mandé aux Edi¬ tions Ketty & Alexan¬ dre, 1063 Chapelle, tél. 021/905 11 11, 62.-. Dès le et au prix de Fr. 13.12.96: Fr. 68.
Aux mêmes éditions: Armoriai illustré des communes fribougeoises Fribourg jette ses ponts Cathédrale St-Nicolas, Fribourg Genève nostalgique Valais nostalgique Cépages du Valais Nouvelle édition
Les Animaux du Cinéma vous fait découvrir la beauté
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Restaurant de la Tour 1653 Châtel-sur-Montsalvens Soupe aux raves «Montsalvens»
* * * Poussin aux morilles Pommes sautées au thym Jardinière de légumes au beurre
* * * Profiteroles «Cailler» Fr. 45.- Réservations: ® 026/921 15 06 Dates à ne pas manquer: Restaurant de l'Etoile 1637 Charmey Beignets gruériens * * * Côte de porc fumée
«Chetzon» * * *
Parfait glacé à la Chartreuse Fr. 32.-
Réservations: © 026/927 11 17
Hôtel du Sapin 1637 Charmey
Salade hivernale aux greubons tièdes * * *
Crépinettes d'agneau à la lie Pommes mousseline Lentilles à la sarriette et betteraves rouges * * * Blanc-manger Fr. 29.- Réservations: ® 026/927 23 23 du 1er décembre 96 au 31 janvier 97 Restaurant de la Grappe 1637 Charmey (Dès le 6 décembre) Filet de truite à la courge
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Fricassée de lapin au Faverges Maïs gratiné et le panier primeur
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Fr. 41.- Réservations: ® 026/927 11 51 Restaurant du Parc 1637 Charmey Soupe du chalet * * * Sérac rôti
ou tomme de chèvre panée Salade verte
* * * Tarte au vin cuit
Fr. 25.- Réservations: ® 026/927 19 19 mne, a u-afflée, ^ ](swkmnU ItÇrypc LM UTw LMtriÀdftmjtt 5 $ Hôtel Cailler 1637 Charmey Soupe aux fèves
* * * Poule au riz Bouquet de légumes
* * * Crème Dame Blanche
Fr. 29.- Réservations: ® 026/927 62 62 Au Maréchal-Ferrant 1637 Charmey Soupe à la courge * * *
Roulade de queue de bœuf en daube
Croquettes de semoule au gruyère
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Fr. 29.- Réservations: ® 026/927 11 20 Restaurant du Chêne 1637 Charmey Soupe Marigny * * * Pied de porc au madère
Pommes persillées Salade de carottes rouges
* * * Vermicelles et meringues à la crème de la Gruyère Fr. 28.50 Réservations: ® 026/927 11 34 Galerie Antika 1637 Charmey Bouillon de petits légumes
et filet de truite * * * Jambon à l'os froid Rôstis et salade de raves rouges
* * *
Crème, meringues et petits fruits Fr. 33.-
Propos de table
Escale dans la vallée de la Jogne
pour y savourer de bons mets du terroir
L Association des cafetiers-restaurateurs de la vallée de la Jogne avait lancée en automne de l'année dernière, une action de mets qui avait eu un impact fort réjouissant, puisque près de soixante menus avaient été servis dans chacun des neuf éta¬ blissements durant le mois de novembre. Cette promotion avait attiré une clientèle essen¬ tiellement fribourgeoise, mais aussi de la Romandie et même de la Suisse alémanique.
Les tenanciers des restaurants de Charmey et de Châtel-sur- Montsalvens ont donc décidé de récidiver cette année dans le but de maintenir la restaura¬ tion du terroir et de promou¬ voir la vallée de la Jogne. L'action 96 a commencé le 1er décembre et se prolongera jus¬ qu'au 31 janvier. Elle est pro¬ posée à toute la population du Pays de Fribourg et d'ailleurs, ainsi qu'aux touristes de pas¬ sage dans cette merveilleuse région, lesquels ont loisir de
savourer un menu différent dans chaque établissement à un prix adapté à toutes les bourses.
Comme nous l'a précisé Mar¬ cel Horst, tenancier de l'Hô- tel-Restaurant du Sapin, à Charmey, les cafetiers-restau¬ rateurs de la vallée de la Jogne misent tout particulièrement sur la qualité des mets et des produits de la Gruyère. C'est, selon lui, ce qui fera la force de ces restaurants et qui leur permettra de survivre par les temps difficiles que nous connaissons. Y faire escale c'est aussi le plaisir de se faire plaisir!
G. Bd La vallée de la Jogne dans son décor hivernal.
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Noces d'or à Praroman
Le 12 octobre 1946, cela fait déjà un demi-siècle, Constant Berger et Andrée, née Bru- nisholz, se sont unis en l'égli¬ se de Praroman. Récemment ce couple a fêté ses noces d'or en étant entouré de ses enfants, petits-enfants et une arrière- petite-fille. Il a d'autre part partagé un menu authentique- ment fribourgeois avec sa fa¬
mille, laquelle a complimenté les jubilaires comme ils le mé¬ ritaient.
A son tour le FRILL, auquel ce couple est abonné depuis de nombreuses années, exprime ses félicitations à Constant et Andrée Berger pour cette belle étape vécue à deux. Il leur sou¬
haite une santé physique aussi bonne que leur santé morale et qu'ils vivent heureux!
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PATRIMOINE ALPESTRE
Les chalets du canton de Fribourg ont été recensés dans un splendide ouvrage
«Le chalet d'alpage doit être conservé dans sa substance matérielle, en tant que facteur de l'identité des lieux.» Dans cette optique, l'ethnologue Jean-Pierre Anderegg a écumé
les montagnes fribourgeoises» pendant de longues années. Méticuleusement, l'homme a recensé les 1349 chalets d'al¬ page et constructions alpestres - saloirs, gîtes, étables, gran¬
ges et fenils. En continuité à ses deux volumes consacrés à «La maison paysanne fribour- geoise» parus en 1979 et 1987, le chercheur a condensé son enquête dans un épais pavé. Edifiant, pointilleux et on ne peut plus complet, l'ouvrage bilingue se résume à 320 pages et 658 illustrations, dont de nombreux plans de chalets. Premier de ce type à paraître en Suisse, le livre évoque l'évolution de l'économie al¬ pestre fribourgeoise et met en
scène la toponymie alpestre. Il consacre également un cha¬ pitre à l'épigraphie, écriture et signes gravés sur les construc¬ tions. «Le chalet d'alpage est l'expression architecturale d'une économie qui a profondément marqué le mode de vie, la mentalité, les traditions et l'art populaire. Il est le témoin de la mémoire collective fribour¬ geoise», observe Jean-Pierre Anderegg.
Valentine Jaquier
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Les Fossalets, Gruyères. Photo RBCI
Un cadeau rêvé... Les chalets d'alpage du canton de Fribourg par Jean-Pierre Anderegg Edition bilingue, 320 pages, 658 illustra¬ tions et tableaux, édité par le Service cantonal des biens culturels, diffusé par l'Office du matériel scolaire de Fribourg. Déjà plus de 3000 exemplaires vendus. «Un somptueux et passionnant ouvrage.» (M. Rime, 24 Heures)
«Les chalets d'alpage et bâtiments al¬ pestres fribourgeois sont d'une densité et d'une richesse architecturale unique en Suisse.» (Jacques Sterchi, La Liberté) Prix de souscription jusqu'à fin décembre:
Fr. 64.- Prix de vente dès le 1er janvier 1997:
La Gotta, Cerniat. Photo RBCI Fr. 76.-
Bulletin de commande à adresser à:
Office du matériel scolaire, ch. de la Madeleine 1,1763 Granges-Paccot, tél. 026/305 13 88. Veuillez me faire parvenir. _exemplaire(s) de «Les chalets d'alpage du canton de Fribourg / Die Alphütten des Kantons Freiburg» par Jean-Pierre Anderegg, au prix de souscription de Fr. 64.- + frais de port et d'emballage, valable jusqu'au 31 décembre 1996.
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Le patê d'intche-no
Le telefone
On yâdzo din le to viyo tin, kan fayi aportâ na novala kotyè pâ, fayê l'i alâ chè mimo, kan irè tru yin oubin a l'èthrandji, fayê invouyi kôkon avoui on tsavô. Chin dourâvè chovin di dzoua, mimamin di chenannè è onkor'on kou atan por avê la rèponcha. Apri chin, l'i a gayâ than-hinkant'an l'è lè tsemin dè fê ke l'an rinpyahi lè tsavô. I alâvè dza binpye rido. Ma, l'i a than è kotyè j'an, Thomas Edison ke l'è vinyê ou mondo in 1847, l'a invintâ le tèlègrafe, pu kotyè j'an pye tâ l'è arouvâ le tèlèfone. D'à premi, l'a j'ou di tèlèfone din lè velè, pu piti a piti chon achebin arouvâ din lè velâdzo. Lè premi ke l'é konyu din le velâdzo iran chi de la pouchta è chi de la pinta dè kemouna. Nouthra méjon chè trovâvè dré dèkouthè la Méjon dè Vela k'irè le kabarè dè ke¬ mouna. Kan i arouvâvè on tèlèfone din ha kotse dou velâdzo, lè dzin dè chi ka¬ barè alâvan portâ la komichion dè tèlè-
l'è j'ou inchtalâ din di j'intrèprêchè, a la frtechire, vê le kapetan dou fu, a la kura è din kotyè boutekè.
Le tèlèfone irè adon na bouêthe karâye, vichâye amon la paré dou pêyo, avoui na kornèta a la hôtyà di marmàlè yô ke fayè l'i dèvejâ dedin, pu on fi avoui on piti mandzo è na bouéthèta rionda ou bè k'on apedjivè a l'oroye por akutâ. Po tè- lèfonâ on dèkrotchivè le mandzo k'irè pindu a n'on krotsè; a l'ôtro bè, ouna fè- mala no dèmandâvè a nekô on volé dè¬ vejâ, on li dejê adon le numéro è l'indrê è li, no j'inmandjivè adon chu ha linye. Lè numéro l'avan adon tyè on bin dou chifre. Kemin vo vêdè chu la foto dè ha pâdze, le kabarè dou Tèrminus a Bulo l'avê le numéro on. On povê dèvejâ na fièrta chyâye po dji chantimè. Tantyè din lè j'an 1960 l'i avê tyè lè dzin ke l'avan dou bin ke povan lou payi le tèlè¬ fone. Chin n'irè pâ po lè pouro djâbyo. Kan l'è vinyê, hou numéro l'an pachâ a trè pu katro è thin chifre. Pu, kotyè j'an
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Photo prêtée par M. Roger Gey, de Massonnens.
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Bin chur k'avoui le tèlèfone inchtalâ din gayâ ti lè minâdzo, lè dzin chon vinyê on bokon parèjà è l'an pâ mé le korâdzo d'èkrire na lètra. Chin l'è pâ tan bon po le franché è on'a bin dou mô d'èkrire na pâdze chin l'i fére na rintya dè fôtè.Ou dzoua d'ora n'in d'à dè hou ke chon bin tan prèchâ ke l'an to le dzoua on tèlèfo¬ ne din la fata. On lè vê tèlèfonâ in'alin, di kou in korchin, ou bin ou mitin de la vela, a na trâbya dè kabarè è mimamin din lou j'oto.
To chin l'a bin tsandji du chi tin yô ke dejan k'on viyo réchyà dè Tsèrlin l'avi fê inchtalâ le tèlèfone ou pêyo ke chè trovâvè drê déchu la réche. Po povê oure kan kôkon tèlèfonâvè è k'irè in trin dè réchi, l'i avê fê betâ na chenayèta ke fajê a pou pri atan dè chèta tyè la grôcha hyotse dou mohi. Adon, achtou ke ha hyotse chè betâvè a chenâ, i rahyâvè amon lè j'ègrâ in ronnin «Ché pâ portyè i kontinuon adi a chenayi kan m'intidon montâ lè j'ègrâ?»
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L'HÔPITAL DALER, A FRIBOURG,
se dote d'une quatrième salle d'opération
/l y a eu septante-neuf ans le 14 octobre dernier que l'Hôpital Jules Daler était solennellement inauguré. L'architecte de l'édifice construit à cette époque était Léon Hertling. Dans son testament, Jules Daler désigna la paroisse réformée comme héritière principale, en expri¬ mant le souhait que soit créé un hôpital protestant où les pauvres pourraient se faire soigner gratuitement. Lui-mê- me mourut en 1889, alors que sa femme décéda vingt ans plus tard. A la mort de celle-ci, la paroisse en question hé¬ rita 864000francs pour la construction de l'Hôpital Daler.
Un instrument bienvenu Après ce bref historique, par¬ lons du chemin parcouru par cette institution. La très forte augmentation des activités
médicales, le besoin accru du confort des patients qui profi¬ taient eux aussi de la prospéri¬ té, exigèrent un nouvel agran¬ dissement de cet hôpital qui
La nouvelle salle d'opération avec son flux laminaire et ses installations dernier cri.
Vue partielle de l'Hôpital Daler, à Fribourg.
fut réalisé en 1976 avec un bloc opératoire, des salles de traitement et de nouvelles chambres pour les malades. Une décennie plus tard, ce fut l'agrandissement et la trans¬ formation des bâtiments da¬ tant de 1916 et de 1976. L'Hô¬ pital Daler devenait ainsi une clinique privée moderne qui, récemment, s'est dotée d'une quatrième salle d'opération. Celle-ci est un instrument de travail bienvenu pour le corps médical accrédité qui souhai¬ tait davantage de temps opéra¬ toire, vu que le taux d'occupa¬ tion des autres salles avait atteint des limites de sécurité et d'hygiène. D'autres raisons ont également incité le Conseil de fondation à entreprendre une telle réalisation, devait préciser Walter Tschirren, pré¬ sident, comme par exemple la
demande d'accréditation de nouveaux médecins, mais aus¬ si la nécessité de compenser la diminution de la durée d'hos¬ pitalisation par un accroisse¬ ment du nombre des patients. Un flux laminaire
La particularité essentielle de cette nouvelle salle d'opéra¬ tion réside dans le flux lami¬ naire qui consiste à propulser de l'air verticalement à raison de 6000 mVh, ce qui permet d'isoler totalement l'équipe chirurgicale dans la salle d'opération et, au travers de filtres à très haute performan¬ ce, de «laver» bactériologique- ment l'air au niveau du champ opératoire. En plus de cela, de¬ vait ajouter Bernard Bosson, directeur administratif, cette salle est directement reliée à un local de stérilisation qui, en FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
Santé
Orthopédie et salle d'opération avec une partie du personnel du bloc opératoire, infirmières ins¬ trumentistes, anesthésistes et ai¬ des de salle d'opération.
cours d'intervention, permet de nettoyer et de stériliser le matériel et les instruments né¬ cessaires. D'autre part, pour li¬ miter les perturbations d'air à l'intérieur de la salle, toutes les portes d'accès sont coulis¬ santes. Le revêtement en Co- rian résiste non seulement aux chocs, mais offre un entretien facile et une garantie élevée en matière d'hygiène.
Un investissement de trois millions
La réalisation de cette nouvel¬ le salle d'opération fort bien conçue a nécessité un investis¬ sement de quelque trois mil¬ lions de francs, dont 650000 francs pour le matériel médi- co-technique nécessaire au bon fonctionnement des inter¬ ventions chirurgicales, tels que flux laminaire, stérilisa¬ teur, anesthésie, table d'opéra-
Autres installations de la nouvelle salle d'opération.
tion, etc. René Auberson, dé¬ légué du Conseil d'adminis¬ tration, nous a précisé que cet¬ te construction a été décidée en fonction des critères énon¬ cés, donc une philosophie d'entreprise qui aura pour ef¬ fet d'assurer la pérennité de l'Hôpital Daler. Un équipe¬ ment qui, en plus d'un corps
médical compétent et un ac¬ cueil spontané, va permettre à cette clinique privée de bénéfi¬ cier de la confiance que lui confère depuis déjà fort long¬ temps la population fribour- geoise.
Texte et photos: G. Bourquenoud
L'Hôpital Jules Daler en bref Année 1995 55 médecins accrédités 20 spécialités pratiquées 3443 patients hospitalisés 7854 patients ambulatoires 581 nouveau-nés 202 collaboratrices et col¬ laborateurs équivalent à 155 personnes à plein temps
2 unités de soins aigus 1 maternité avec 2 salles d'accouchement
1 unité de soins ambula¬ toires
101 lits et 44 chambres 4 salles d'opération
1 salle de réveil avec 10 lits 4833 interventions chirur¬ gicales 23 406 journées d'hospitali¬ sation 55 979 repas 14 859 prestations au servi¬ ce de physiothérapie 32 patients au Centre de traitement des lombalgies 31 074 examens au labora¬ toire 13 168 clichés au service de radiologie 1213 examens ophtalmolo¬ giques 2756 consultations au ser¬ vice de diététique FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
Huitième district
■UV Une rubrique «hors les murs» de Gérard Bourquenoud
CERCLE FRIBOURGEOIS DE LAUSANNE
Dynamisme et enthousiasme
dans ses activités
La Chanson fribourgeoise de Lausanne.
Öui aime sa terre natale aime aussi resserrer des liens d'amitié avec ses compatriotes, afin que ceux-ci puissent se rassembler dans telle ou telle région de notre pays, au sein d'amicales ou de cercles dont les membres s'efforcent de main¬ tenir vivantes les traditions de la terre fribourgeoise et d'émailler des mani¬ festations. Prenons l'exemple du Cercle fribourgeois de Lausanne, qui a réservé un accueil chaleureux à tous ses hôtes qui ont honoré le tradition¬ nel week-end de festivités d'automne.
Rencontre avec d'anciens responsables: Jean Pillonel, M™ et Louis Marro et Maurice Berset.
FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 23
Huitième district
La table des invités.
Le personnel de service avec la présidente Agnès Berset.
Dans son allocution, la présidente Agnès Berset a exprimé sa satisfaction de voir une salle comble pour le repas et salua la présence de quelques personnalités: Daniel Brélaz, municipal; l'abbé François Ducarroz, curé de la paroisse du Valentin; l'abbé Cherpit, curé de Bellevaux; Robert Kolly, président de l'AJB; René Galley, président de la Fondation «Les Colombettes»; Maurice Berset, président d'honneur du cercle; Jean Pillonel, membre d'honneur; Félix Brülhart, colla¬ borateur du FRILL; ainsi que les délégués des cercles de Prilly, Montreux et Yverdon. Chacun a apprécié les paroles d'encouragement des orateurs et égale¬ ment le menu de bénichon qui a fait vibrer les papilles gustatives de tous ceux qui ont eu le privilège de savourer les spécialités de la terre d'origine.
Avec un effectif de trente chanteurs et chanteuses placés sous la direction de Jean Gobet, la Chanson fribourgeoise de Lausanne s'est distinguée par une presta¬ tion de qualité. Elle a en effet interprété un bouquet de chants du terroir où le patois fribourgeois est encore bien présent. Cet ensemble vocal a été fort applaudi et mé¬ rite des compliments.
Les organisateurs de cette manifestation très réussie ont droit à un coup de cha¬ peau, car ils ont su allier accueil et convi¬ vialité.
Texte et photos: F. Brülhart
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MATCH DE GALA A ST-LEONARD
Le bénéfice destiné aux
écoles de hockey Les Nordiques de Québec joueront quatre
matches dans notre pays: le 14 décembre à Sierre, le 17 à Genève, le 20 à Fribourg contre le Gottéron de mars 1980 - l'équipe de promotion en ligue A - et le 21 à Lausanne. Le bénéficie du match de gala à la patinoire de St-Léonard sera réparti entre les quatre écoles de hockey de Gottéron, Marly, Romont et Guin. Jacob Liidi, l'organisateur, compte sur la présen¬ ce de quelque 4000 spectateurs, dans l'es¬ poir de pouvoir verser 5000 francs à cha¬ cune des écoles précitées.
Au sein de l'équipe du 20 décembre il y aura les anciens de Gottéron, soit Jean
Lussier, Gaston Pelletier, Jean-Charles Rotzetter, Jacob Liidi, Rudolf Raemy, Robert Meuwly, Jean-Marie Waeber, Frédy Luthi... Dans les anciens Nordiques de Québec il y aura Marc Fortier, Alan Haworth, Daniel Bouchard, Anton Stastny, Jean Gagnon, Pierre Lacroix, ainsi que quelques anciennes gloires de NHL qui ont payé leur propre billet d'avion.
Du beau spectacle à ne pas manquer en cette fin d'année 96.
L*. Les sports
FINALE DU 10e GRAND PRIX BPS 1996
Les jeunes Fribourgeois
obtiennent d'excellents résultats Dimanche 22 septembre 1996, 1300jeunes âgés de 7 à 18 ans ont pris le
départ, sur 1'Allmend de Berne, de la finale de la 10e édition du Grand Prix BPS. Venus de toutes les régions linguistiques du pays et répartis en 20 catégories, les espoirs de demain ont parcouru des distances comprises entre 1500 et 4000 mètres. Plusieurs Fribourgeois ont obtenu d'excellents résultats!
Vainqueurs du Grand Prix BPS 1500 m/M 1988, de gauche à droite: Desiree Gaechter, Oberriet SG (2e), Jeannine Flury, Thun (lre), Laura Colliard, La Tour-de-Trême (3e).
et Daria Nauer. Ces deux stars de l'athlé¬ tisme suisse ont amplement informé les jeunes sur les hauts et les bas d'une carriè¬ re sportive internationale. Les espoirs de demain ont même eu le privilège de se faire assister par les deux athlètes pour un échauffement parfaitement professionnel. Les 1300 coureurs ont ainsi pu se rendre compte de ce que signifie une préparation sérieuse pour une course de compétition. Les exploits sportifs des 1300 participants et la bonne humeur qui ont marqué cette 10e édition du Grand Prix BPS ne doivent cependant pas faire oublier les nombreux jeunes gens qui n'auront jamais la chance de participer à un tel événement. Lors des éliminatoires régionales du Grand Prix, une course pour le fun, la famille, mais surtout pour la bonne cause a été organi¬ sée. L'argent récolté a été doublé par la Banque Populaire Suisse. M. Kurt Aeschbacher a ainsi pu remettre un chèque de 10000 francs au représentant de la Fondation Marfan, M. Gerhard Zumstein.
Laura Colliard, La Tour-de-Trême (3e place, Cat. M 88 sur 1500 mètres) et Michel Briigger, Alterswil (2e place, Dat. K80/81 sur 4000 mètres) affichent des ré¬ sultats extraordinaires, voire même des records personnels. Ils ont tous reçu en souvenir un diplôme, une médaille, et les trois meilleurs de chaque catégorie un sticker de finaliste.
La finale ne fut pas seulement un événe¬ ment sportif, mais aussi une grande fête. En effet, les quelque 4000 parents, amis et coureurs ont pu se dégourdir les jambes lors d'une disco en plein air gracieuse¬ ment offerte par la Banque Populaire Suisse et s'amuser avec les nombreux jeux disponibles dans un grand parc d'at¬ tractions. Sans oublier les séances de dé¬ dicaces en compagnie de Julie Baumann
Vainqueurs du Grand Prix BPS 4000 m/1980/81, de gauche à droite: Michel Briigger, Alterswil (2e), Patrick Nisper, Dottikon (1er), Christoph Ryf, Riimligen (3e).
Entre et ciel et terre
DE SAAS FEE AU GLACIER DE L'ALLALIN
pour découvrir un bijou dans son écrin
Escale à l'Hôtel du Glacier Sur les quarante hôtels que compte cette station d'été et d'hiver, nous avons choisi ce¬ lui du Glacier, qui allie tradi¬ tion et nouveauté et qui, au¬ jourd'hui, se présente comme un bijou dans un écrin. Entiè¬ rement rénové, il offre aux hôtes en quête de repos une at¬ mosphère de vacances aussi agréable que discrète. En plus de ses 112 chambres et appar¬ tements très confortables, son bar et ses deux restaurants, cet
hôtel dispose d'une magni¬ fique terrasse ensoleillée face au glacier, sauna, bain turc, so¬ larium, engins de fitness, etc. C'est aussi le seul établisse¬ ment de Saas Fee d'où l'on peut admirer cinq «quatre mil¬ le» aux neiges éternelles tout en livrant son corps à la cares¬ se d'une eau bouillonnante. Si toutefois vous êtes pris d'une fringale de découvrir un endroit unique au monde, pro¬ fitez de l'arrangement mini¬ semaine du dimanche au ven¬
dredi, ou alors offrez-vous un week-end de relaxation à l'Hôtel du Glacier qui prolon¬ ge son action spéciale jus¬ qu'au 20 décembre, soit deux nuits en chambre double pour 150 francs par personne, avec petit déjeuner et accès gratuit aux installations de bien-être et solarium. Une offre allé¬ chante qui, comme moi, vous séduira. Je n'en dirai pas plus, car avec la surprise c'est enco¬ re plus beau!
Gérard Bourquenoud L'Hôtel du Glacier un jour d'été.
j\Jiché à 1800 m d'altitude, dans des prairies ver- a Y doyantes en été et une neige abondante en hiver, ce village valaisan est dominé par de majestueux sommets culminant à plus de 4000 m, tels l'Allalin et l'Alphubel. Dès la fin octobre déjà, des milliers de jeunes passionnés de ski ou mordus de snowboard venus d'Allemagne, de Suisse alémanique, de Genève et de Fribourg s'adonnent à coeur joie à leur sport favori sur une neige fraîche et des pistes damées à proximité du restaurant tournant «Mittel- Allalin» sis à une altitude de 3500 m, auquel on y accède depuis Saas Fee par deux téléphériques et un métro alpin.
Le glacier de l'Allalin et ses pistes damées.