-
1-Direction de l'Exploration minérale
4.
MINISTÉRE DE L'ÉNERGIE
ET DES RESSOURCES
DIRECTION GENERALE DE L' EXPLORATION GEOLOGIQUE ET MINERALE
J
r
Evaluation du potentiel minéral de la région de Nouvelle
C. Gosselin et M. Simard
1983 DP 83-13
1
2
TABLE DES MATIERES
Page
INTRODUCTION 3
But du travail 3
Localisation 3
Accès 3
Physiographie et hydrographie 3
Travaux antérieurs 5
Méthodologie 5
Remerciements 6
GÉOLOGIE GÉNÉRALE 6
STRATIGRAPHIE 10
Unité 2 10
Unité 3 10
Unité 4 11
Unité 5 11
Unité 6 12
Unité 7 12
Unité 8 12
Roches intrusives 13
GÉOLOGIE STRUCTURALE 13
Tectonique souple 13
Tectonique cassante et intrusions 16 Compilation des dykes et des failles 19
GÉOLOGIE ÉCONOMIQUE 19
Historique 19
Résultats et interprétation 19
Aires d'altération hydrothermale 20
Etude des argiles 20
Levé géochimique des alluvions 21
Conclusion 21
RÉFÉRENCES 23
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INTRODUCTION
But du travail
Au cours de l'été 1982, nous avons fait la cartographie, à l'échelle de 1:20 000, d'une région au NW de la ville de Carleton (figure 1). Cette cartographie constitue la première étape d'un programme de deux ans visant à déterminer le poten- tiel minéral des Groupes d'Honorat et de Matapédia entre Nouvelle et Carleton.
Localisation
La région étudiée, dont le centre est à environ 20 km au NW de Carleton (figure 1), couvre à peu près 300 km2 entre les latitudes 48°08' et 48°17' et les longitudes 66°14' et 66°30'. Située dans les cantons de Nouvelle et de Dugal, elle correspond en grande partie à la demie ouest du feuillet topographique 22 B/1 (Es- cuminac) du découpage SNRC à 1:50 000.
Accès
Quatre routes partant de la route 132, qui longe la baie des Chaleurs, per- mettent l'accès à la région. Les trois premières suivent respectivement la rivière Nouvelle, le ruisseau Allard et le ruisseau Mann; quant à la quatrième, elle passe par Mission Saint-Louis, au nord de St-Omer. Plusieurs chemins, qui peuvent être utilisés par des véhicules à quatre roues motrices, sont un autre moyen d'accès.
Physiographie et hydrographie
La région forme un plateau, d'une altitude moyenne de 275 m, légèrement in- cliné vers le sud et fortement disséqué par un réseau hydrographique bien développé.
Les vallées principales sont généralement orientées N-S, A l'exception de celle de la rivière Nouvelle, dont l'orientation est NW-SE.
La rivière Nouvelle se déverse dans la baie des Chaleurs. Elle est alimen- tée par les cinq affluents principaux suivants: les ruisseaux Keys et Ronald à
'31E -
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MARIA CARLETON
Nouvelle
N.B.
ANGERS DUGAL
Escuminac
0 1St -Other
BAIE DES CHALEURS
Dalhousie 0
0
/''''----'''''''''--- GASPÉSIE
NOUVELLE
FIGURE 1 - Localisation de la rOgion gtudide.
- 5 -
l'ouest, les ruisseaux Allard et Mann au centre et le ruisseau de la Cloche à l'est.
Quant au ruisseau Alain, il se jette directement dans la baie des Chaleurs. Enfin, de nombreux tributaires alimentent tous ces cours d'eau.
Travaux antérieurs
La cartographie régionale d'Alcock (1935) couvre nos terrains. En 1967 et 1968, Soquem a effectué un levé géochimique des sédiments de ruisseau dans la partie ouest de la région de la baie des Chaleurs. Les résultats de ce levé, donnés dans Kelly & Tremblay (1971) et dans MER (1983), ont amené Soquem à jalonner 22 claims au nord-est de Carleton et à effectuer divers travaux d'exploration (Dionne, 1969;
Kovacik, 1973).
Vennat (1979) a préparé, sous la direction de Jacques Béland, une thèse de maîtrise sur la structure et la stratigraphie des Groupes de Honorat et de Matapédia entre Carleton et Saint-Omer. Bourque & Lachambre (1980) ont cartographié les ro- ches du Groupe de Chaleurs immédiatement au sud de notre région.
Méthodologie
Nous avons effectué des cheminements le long des routes et des ruisseaux.
Des photos aériennes à 1:15 000 ainsi que des cartes topographiques à 1:20 000 ont servi à la localisation des affleurements et à la compilation des données.
Plus de 270 échantillons de sédiments de ruisseau ont été prélevés, à in- tervalles de 200 m, dans les aires anomaliques en argent établies lors du levé géochimique de Soquem en 1967 et 1968. Nous avons prélevé systématiquement des échantillons de roche (suivant une grille de 1 km) pour fins d'analyse des minéraux argileux. Les résultats des analyses serviront à établir le degré de métamorphisme régional et, le cas échéant, à délimiter des zones anomales, tant sur le plan méta- morhique que métasomatique.
Un total de 45 échantillons de dykes et de cornéennes ont été choisis pour fins d'analyse des oxydes (Si02, A1203, Fe203, MgO, CaO, Na20, K20 et Ti02) et des
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éléments traces (Cu, Pb, Zn, Ag, Au, Sb). De plus, 110 lames minces ont êté confec- tionnées à des fins d'études pétrographiques des roches ignées et sédimentaires.
Ces études chimiques et pétrographiques sont présentement en cours.
Remerciements
Nous tenons à remercier particulièrement J. Béland, de l'Université de Montréal, qui a agi comme consultant et qui nous a fourni une carte structurale de la région. Ses visites sur le terrain et ses nombreux conseils nous ont grandement aidés. Nous remercions également W. B. Skidmore et M. Malo, du ministère de l'Ener- gie et des Ressources, pour leurs visites sur le terrain et leurs commentaires sur la stratigraphie des Groupes de Honorat et de Matapédia.
Nous tenons également à remercier les personnes suivantes: S. Lachance, du service des Géologues résidents de Sainte-Anne-des-Monts, qui nous a fait visiter les principaux gîtes minéraux de la région de Matapédia; le professeur A.E. Wil- liams-Jones, de l'Université McGill, qui nous a incités à utiliser une nouvelle mé- thode d'exploration, basée sur l'analyse des minéraux argileux; le professeur P.-J. Lespérance, de l'Université de Montréal, qui a identifié des fossiles recueil- lis au cours de l'été; G. Duquette, géologue résident à Saint-Anne-des-Monts, qui a fait une lecture critique de notre rapport.
Enfin, nous voulons remercier les géologues Sylvie Prud'homme et Claude Langevin, ainsi que les étudiants géologues Clément Lapierre, Josette Dufour, François Morin et Gilbert Delisle pour leur assistance sur le terrain.
GÉOLOGIE GÉNÉRALE
Les roches de la région, qui sont constituées des Groupes d'Honorat et de Matapédia, d'âge Ordovicien supérieur à Silurien inférieur, font partie de l'Anti- clinorium d'Aroostook-Percé, qui s'étend, en Gaspésie, de Percé à Matapédia. Les travaux les plus récents sur la stratigraphie des deux groupes susmentionnés sont ceux de Malo (1979 et rapport en préparation) et de Skidmore & Lespérance (1981).
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La figure 2 donne les relations stratigraphiques des unités définies dans ce rapport avec celles établies par tous ces auteurs.
L'unité 1 de Malo (1979, 1983) n'a pas été reconnue dans la région. La ba- se de notre séquence stratigraphique est représentée par l'unité 2, que nous consi- dérons comme appartenant au Groupe d'Honorat. Cette unité est constituée de mudsto- ne rubané, interlité de quelques lits de grès. Sur la carte géologique (figure 3, hors texte), elle apparaît au coeur d'une grande structure anticlinale plongeant faiblement vers l'WSW. Elle est chapeautée à l'ouest, au nord et au sud par l'uni- té 3 (faciès de Pabos), constituée de mudstone calcareux et de calcaire argileux.
L'unité 3 représente la partie inférieur du Groupe de Matapédia (tableau 1). Vient ensuite l'unité 4, constituée de calcilutite avec interlits de mudstone, qui n'af- fleure que dans les deux secteurs suivants: dans la partie NW, en bordure sud de la faille régionale du Grand Pabos, et à l'extrémité SE. Dans ce dernier secteur, on observe, du NE au SW, un empilement concordant des unités 4 à 9. Les caractéristi- ques lithologiques des unités 4 à 8 permettent d'inclure celles-ci dans la Formation de White Head (tableau 1). De plus, l'âge des unité 5 et 7, tel que déterminé grâce aux datations paléontologiques de P.-J. Lespérance, correspond à l'âge de ces mêmes unités dans la région de Percé (Skidmore & Lespérance, 1981). L'unité 9 se trouve à la limite sud de la région; elle correspond au Groupe de Chaleurs (Bourque & Lacham- bre, 1980) .
La limite nord de la région coincide avec un segment de la faille régionale du Grand Pabos, d'orientation E-W à WSW. Cette faille met en contact le Groupe de Chaleurs et les unités 3 et 4 du Groupe de Matapédia. A la limite sud de la région, nous avons reconnu une faille E-W à ENE, que nous avons nommée provisoirement faille de Nouvelle. Elle met en contact l'unité 3 et le Groupe de Chaleurs, dans sa partie ouest, et les unités 3 et 6 du Groupe de Matapédia, dans sa partie est.
De nombreux dykes, de composition intermédiaire à acide, recoupent les dif- férentes unités, en particulier dans la moitié sud de la région, au voisinage des failles et des zones de cisaillement. A leur contact, les roches sédimentaires sont, par endroits, fortement indurées et blanchies sur plus d'un mètre de largeur.
Percé
Skidmore & Lespérance(1981)
Nord de Nouvelle 9
Prisent rapport
Nord de Chandler Maio (1979)
Grande -Rivière Malo(rapport en pré- paration)
Conglornérat Grès
Mudstone calcareux Mudstone
Fm. de Bonaventure
Gr. de Chaleurs
Gr. de Chaleurs
Gr. de Chaleurs Faille
7 1 -L- -1- 1
Fm. de Murphy Creek
SCM edCI
Calcilutite i Calcaire argileux 8
L u R E N
o R D 0 V
C
E N
FIGUf>E 2 - Corrlations entre Zes w2itiés stratigraphiques defirrr,es dons le present rtzpport et celles gzr Nhlo (1979, 1983) et S?cicbrore & Lesp6ance (1981) .
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TABLE4U 1 - Sannzire des unites Zithastrtzttigraphiques de Za rel*n.
GROUPE DE CHALEURS
S I L U R I E N
Unité 9 Groupe de Chaleurs mn différencié
GROUPE DE MATAPÉDIA
FORMATION DE WHTTE HEAD
Unité 8 Calcilutite avec interlits de m dstone silteux.
Unité 7 Mudstone brun verdâtre laminaire avec quelques lits de calcilu- tite.
Unité 6 Calcilutite avec interlits de mudstone silteux. Quelques lits de calcarénite.
0 R D 0 V I C I E N
Unité 5 5c - Mudstone verdâtre laminaire avec calcarénite et grès calca- reux.
5b - Mudstone rubané montrant une alternance de barries claires calcareuses et de barries sombres mn calcareuses. Grès fins la- minaires en plusieurs endroits.
5a - Mudstone calcareux et calcaire argileux, laminaires à ruba- nés, avec lits de grès finement laminaires.
Unité 4 Calcilutite avec interlits de mudstone calcareux.
FACTS LE PABOS
Unité 3 Mudstone calcareux gris brunâtre et calcaire argileux gris clair légèrement bleuté, laminaires à rubanés, avec lits de grès cal- careux laminaires.
GROUPE DE HONORAT
Unité 2
Mudstone rubané montrant une alternance de bandes claires fai- bleioent calcareu,sPs et de bardes sombres mn calcare'isPs. (ès fins laminaires ou granoclassés en plusieurs endroits.
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STRATIGRAPHIE
Nos unités lithologiques peuvent être mises en corrélation avec les uni- tés 2 à 6 (Groupes d'Honorat et de Matapédia) établies par Malo (1979, 1983) dans les régions de Chandler et de Grande-Rivière et les unités 2 à 8 définies par
Skid- more
& Lespérance (1981) dans la région de Percé (figure 2). Nous assignons, pour l'instant, notre unité 2 au sommet du Groupe d'Honorat. Il faut cependant noter que cette unité pourrait être définie, dans l'avenir, comme appartenant à la base du Groupe de Matapédia. Les unités 3 à 8 appartiennent au Groupe de Matapédia; l'uni- té 3 est jugée équivalente au Faciès de Pabos et les unités 4 à 8 sont tenues pour équivalentes à la Formation de White Head (tableau 2).Unité 2
L'unité 2 est constituée principalement de mudstone rubané montrant une alternance de bandes claires calcareuses et de bandes foncées non calcareuses. Les bandes claires, de 1 à 5 cm d'épaisseur, sont formées de mudstone calcareux gris moyen en surface fraîche et gris brunâtre en surface altérée. Quant aux bandes som- bres, elles sont constituées de mudstone gris foncé en cassure fraîche et gris bru- nâtre en surface altérée; elles varient en épaisseur de 1 à 10 cm. Des lits de grès fins légèrement calcareux, de 10 à 50 cm d'épaisseur, se présentent dans la séquen- ce. Ils sont laminaires en plusieurs endroits et parfois granoclassés. On trouve ici et là des structures de glissement synsédimentaire, à petite échelle, affectant des niveaux de 5 cm à 1 m d'épaisseur. Les niveaux calcareux montrent, en plusieurs endroits, de nombreuses traces de bioturbation.
Unité 3
Cette unité renferme des mudstones calcareux et des calcaires argileux et silteux. L'altération par les agents atmosphériques met en évidence le rubanement produit par l'alternance de mudstones calcareux gris brunâtre et de calcaires argi- leux gris clair légèrement bleuté. L'épaisseur des rubans varie de 2 à 8 cm. Par endroits, on trouve des lits de grès laminaires de 5 à 20 cm d'épaisseur, ainsi que des horizons de calcaire silteux finement laminaire. Des traces de bioturbation se rencontrent en plusieurs endroits.
Unité
4L'unité 4 ne couvre qu'une très faible partie de la région étudiée. On la trouve dans la partie nord-ouest, oû elle forme une étroite bande en contact avec la faille du Grand Pabos, et à l'extrémité est.
Cette unité est constituée de bancs de calcilutite bleutée, de 3 à 10 cm d'épaisseur, avec interlits de mudstone calcareux, de 1 à 3 cm. En altération, la calcilutite garde sa couleur bleutée et le mudstone prend une teinte brune jaunâtre, ce qui produit un rubanement très caractéristique.
Unité 5
Tout comme les unité 6, 7 et 8, l'unité 5 n'affleure que dans l'angle sud- est de la région. Elle correspond à une suite hétérogène dans laquelle abondent mudstones et grès. Nous l'avons subdivisée en trois sous-unités (de la base au som- met: 5a, 5b et 5c); le passage de l'une à l'autre se fait partout graduellement.
Sous-unité 5a
Les caractères lithologiques de cette sous-unité sont fort semblables à ceux de l'unité 3 décrite précédemment. En effet, les roches prédominantes sont un mudstone calcareux et un calcaire argileux; ces roches sont tantôt massives, tantôt rubanées.
Sous-unité 5b
Cette sous-unité comprend surtout un mudstone rubané plus ou moins calca- reux et quelques lits centimétriques de grès. De façon générale, le mudstone est médiocrement trié et micacé. Un type particulier de bioturbation a été observé dans un niveau de siltstone argileux. Il s'agit de tubes d'environ 1 cm de diamètre.
Sous-unité 5c
Cette unité est formée de mudstone verdâtre calcareux présentant de fines
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lamines silteuses blanchâtres, espacées de quelques millimètres. Elle contient aus- si des lits de calcarénite gréseuse, de 5 à 10 cm d'épaisseur, granoclassés en plu- sieurs endroits; des brachiopodes, des trilobites et des articles de tiges de cri- noldes se présentent dans ces lits. On trouve également quelques lits de grès très calcareux, généralement laminaires.
Fait à souligner, seule la sous-unité 5c ressemble lithologiquement à l'unité 5 des régions de Chandler, de Grande Rivière et de Percé (Skidmore, communi- cation personnel); les sous-unités 5a et 5b n'ont pas leur équivalent dans ces ré- gions.
Unité 6
Cette unité est fort semblable à l'unité 4. Elle est formée de lits centi- métriques de calcilutite gris bleuté, séparés par des interlits de mudstone calca- reux.
Unité 7
Cette unité est formée de mudstone plus ou moins calcareux, grisâtre en cassure fraîche et brun verdâtre en altération. Ce mudstone montre parfois de fines lamines blanchâtres, parallèles et régulières. De minces lits de calcilutite se rencontrent à la base de l'unité. Une localité fossilifère (graptolites, brachiopo- des et trilobites) a été découverte en bordure de la route menant à Mission-Saint- Louis. Les spécimens recueillis ont été identifiés par P.-J. Lespérance; leur data- tion permet d'assigner notre unité 7 à l'unité 7, d'âge Llandovérien C5-C6, de la région de Percé (Lespérance, communication personnelle).
Unité 8
Cette unité est constituée de lits de calcilutite gris bleuté de 2 â 10 cm d'épaisseur, avec interlits de mudstone calcareux. Cette assemblage lithologique est semblable à celui des unités 4 et 6.
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Roches intrusives
Un très grand nombre de dykes de composition acide à intermédiaire recou- pent les roches de la moitié sud de la région.
Les dykes de composition intermédiaire sont les plus nombreux. Ils sont gris noirâtre à gris verdâtre en surface fraîche et gris brunâtre en surface d'alté- ration. Règle générale, il s'agit de dykes porphyriques à pâte finement grenue et à phénocristaux millimétriques de feldspath. Ils contiennent quelques vacuoles rem- plies de calcite, ou plus rarement, de pyrite. Ces dykes ont une épaisseur variant de 30 cm à 4 m; certains atteignent toutefois 15 m. Leur orientation est générale- ment NE-SW et leur pendage, subvertical.
Les dykes de composition acide se trouvent principalement dans la partie SE de la région. Ce sont des roches aphanitiques de couleur clair (blanchâtre ou ver- dâtre), parfois vacuolaires (calcite). Ces dykes ont des épaisseurs variant de 3 à 30 m. Nous avons vu, à proximité de la faille de Nouvelle, des lentilles d'une in- trusion acide, longues d'un peu moins de 3 m et larges de 5 à 30 cm. De telles len- tilles peuvent être observées en bordure du segment E-W du ruisseau Nancy, à 2 km au NNW du village d'Allard.
GÉOLOGIE STRUCTURALE
Tectonique souple
Les travaux structuraux de Béland (non publiés) et de Vennat (1979) suggè- rent que la région de Carleton a connu deux phases de déformation, lesquelles sont reliées à l'orogénie acadienne. La première, sans clivage, a formé de grandes ondu- lations NW tandis que la seconde a donné un clivage axial bien développé, d'orienta- tion générale NE.
Les données structurales recueillies au cours de l'été 1982 ont été trai- tées par ordinateur à l'aide du programme STATIS du MER. Ce sont: la stratification S0; le clivage acadien S2 (Béland & Vennat, 1979); l'intersection L2 entre la stra-
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tification
SO
et le clivage S2. On trouvera ci-dessous un sommaire des résultats obtenus pour chacun des sept domaines identifiés (figure 4, hors texte).Domaine I
Le domaine I est constitué par une séquence monoclinale assez régulière de la Formation de White Head. Les mesures de la stratification
SO
et du clivage S2, très constantes, donnent des maximums respectifs de 134/76 et de 226/82. Les linéations L2 montrent une attitude de 244/69.Dans ce domaine, la stratification S0 est perpendiculaire au clivage S2. Tel que proposé par Béland & Vennat (1979), cette relation révèle la présence de la première phase de déformation.
Domaine II
Ce domaine comprend un anticlinal et un synclinal, dont les plans axiaux sont subparallèles. Ces structures affectent les roches de l'unité 5. Les pôles de la stratification se répartissent selon un grand cercle dont le pôle a une valeur de 266/51. Le clivage S2 est coaxial et a une attitude de 256/89. La valeur moyenne de L2 est de 255/44, ce qui est près de l'attitude de l'axe de pli (266/51).
Domaine III
Le domaine III se trouve sur le flanc sud de l'anticlinal majeur passant par le centre de la région. Les strates (unités 2 et 3), inclinées vers le
SW,
sont affectées de quelques plis. Les deux sous-domaines suivants ont été définis afin de montrer la variation du plongement de L2 à l'intérieur de ce domaine:• Sous-domaine IIIa. La valeur moyenne de la stratification est de 105/43. Le clivage S2, très régulier, montre une attitude moyenne de 243/75. L2 a son maximum à 248/31;
. Sous-domaine IIIb. La stratification et le clivage S2, très régu- liers, montrent respectivement des valeurs moyennes de 123/53 et 239/70.
0
Les linéations L2 se concentrent autour de 257/43.
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Domaine IV
Ce domaine englobe une structure synclinale au sein du groupe d'Honorat (unité 2). Nous l'avons divisé en deux sous-domaines afin de mettre en évidence les variations de l'attitude et du plongement de l'axe de ce synclinal. Les deux sous- domaines sont les suivants:
. Sous-domaine IVa. Les pôles de la stratification se répartissent sur une ceinture concentrique dont l'axe S a une valeur de 196/11. L'attitude moyenne du clivage S2 est de 033/88. Celui-ci est donc décalé d'environ 15° vers l'ouest par rapport à l'axe du pli. L'attitude moyenne de la li- néation L2 est de 211/13;
. Sous-domaine IVb. Les pôles de la stratification forment une ceintu- re qui donne un axe de pli S égal à 216/40. Le clivage, d'une attitude de 213/89, est axial au pli. L'attitude moyenne de L2 est de 211/48.
Domaine V
Ce domaine couvre la bande fortement déformée en bordure de la faille de Nouvelle, au centre-sud de la région. L'analyse statistique montre que les pôles de la stratification se répartissent de façon aléatoire sur le stéréogramme et que le clivage S2 a une attitude de 245/83. Les linéations L2 définissent une ceinture dont le pôle a une valeur de 152/04.
Domaine VI
Ce domaine se situe dans la partie occidentale de la région. Il correspond à une zone de cisaillement ENE, large d'environ 3 km (figures 3 et 4, hors texte).
Vers le N-E, cette zone semble s'arrêter près de la route du ruisseau Allard.
Le domaine VI a été divisé en deux sous-domaines dont la limite coïncide, en gros, avec la trace du plan axial de l'anticlinal majeur de la région (figure 4):
• Sous-domaine VIa. Les pôles de la stratification se répartissent de façon aléatoire. Le clivage montre une attitude moyenne de 235/79. Les linéations forment une ceinture dont le pôle a une valeur de 154/06;
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. Sous-domaine VIb. Les pôles de la stratification forment un amas très étalé dont la valeur moyenne est de 230/82. Le clivage S2, par con- tre, est constant et possède une attitude de 232/81. Les mesures de la li- néation L2 définissent clairement une ceinture avec un pôle à 143/15. S0, S2 et L2 ont donc un comportement tout à fait semblable dans les domaines V et VI.
Domaine VII
Ce domaine correspond à la zone en bordure du segment occidental de la faille du Grand Pabos. Nous n'y avons recueilli que peu de données, car le MER pro- jette d'y faire prochainement des travaux plus détaillés.
Nous pouvons quand même dire que la stratification a une attitude moyenne proche de 228/84 et qu'elle forme un angle d'environ 30° avec la faille régionale du Grand Pabos. Quant au clivage S2, il semble avoir une attitude moyenne de 233/84.
Tectonique cassante et dykes
En plus d'avoir été plissées, les roches sédimentaires de la région ont été, par endroits, faillées, cisaillées et envahies par des roches ignées. Les ca- ractéristiques de la tectonique cassante dans chacun des sept domaines précités sont esquissés ci-dessous.
Domaines I et II
Le secteur qui englobe ces domaines n'a été que peu affecté par les fail- les. Les seuls cisaillements d'importance se trouvent à l'extrémité sud du domai- ne I et au centre du domaine II. Leur orientation est E-W et leur mouvement, dex- tre.
De très nombreux dykes recoupent les roches de ces domaines. Leur attitude moyenne est de 242/76 (figure 4).
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Domaines III et IV
Dans ces domaines, on trouve de nombreuses failles, qui semblent toutefois peu importantes. Ces failles se relient peut-être à la déformation engendrée par les failles du Grand Pabos et de Nouvelle. Une zone de cisaillement d'environ 500 m de largeur, qui correspond à un linéament topographique WNW, se rencontre cependant au centre du sous-domaine IIIa (voir figure 3, hors texte); on y observe de nombreux plans de failles dextres, orientés WNW.
Les intrusions sont presque totalement absentes. On ne trouve que quelques dykes au centre du sous-domaine IIIa, à l'intérieur de la zone de cisaillement dé- crite ci-dessus.
Domaine V (faille de Nouvelle)
Ce domaine est traversé par la faille de Nouvelle (nom informel). Cette faille, orientée E-W, met en contact le Groupe de Chaleurs et l'unité 3 (dans la partie ouest de la région) et les unités 6 et 3 (dans la partie est). Son effet se manifeste sur plus de 1 km de part et d'autre du plan principal, comme en font foi de nombreux plans de faille et de cisaillement; notre compilation statistique montre un système conjugué de failles dextres à 272/82 et de failles senestres à 243/63.
Ce système, ainsi que des stries subhorizontales (0° à 25°), visibles sur les plans de faille, suggèrent un décrochement dextre pour la faille de Nouvelle. Ce mouve- ment correspond également à celui de la faille du Grand Pabos (Béland, communica- tion personnelle).
Etant donné que l'interprétation des données dépasse largement le cadre de nos travaux, nous nous bornerons à souligner que le comportement des linéations L2 et de la stratification SO dans le domaine V (figure 4) révèle un environnement de déformations des plus complexe.
Les intrusions sont abondantes dans ce secteur. Leur attitude (257/85) est assez constante. Plusieurs sont faillées et cisaillées, surtout à proximité de la faille de Nouvelle.
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Domaine VI
Ce secteur est fortement déformé, principalement dans le sous-domaine VIa où les affleurements, très cisaillés, peuvent contenir jusqu'à 70% de veines et vei- nules de calcite. Le cisaillement à l'intérieur du sous-domaine VIb est moins pro- noncé, mais est quand même important. Dans ces deux sous-domaines, la déformation est suffisamment intense et étendue pour qu'on puisse soupçonner la présence de failles majeures, mais non encore reconnues.
L'abondance de dykes dans le sous-domaine VIa contraste avec l'absence de ceux-ci dans le sous-domaine VIb. Les dykes ont une attitude de 235/89; ils sont confinés à un corridor NE, de 1 à 1,5 km de largeur. Celui-ci semble disparaître brusquement vers l'est, près de la route du ruisseau
Allard.
Domaine VII
Le domaine VII, tel que mentionné plus haut, coicide avec le secteur en bordure de la faille du Grand Pabos, une structure longitudinale qui s'étend vers l'est jusqu'à la baie du Petit Pabos, distante de quelque 130 km.
Dans la région étudiée, cette faille met en contact le Groupe de Chaleurs et le Groupe de Matapédia. Le Chaleurs et le Matapédia sont respectivement au nord et au sud de la faille. Les roches Matapédia (unités 3 et 4) ont été fortement ci- saillées sur plus de 1 km de largeur. Les veines et veinules de calcite consti- tuent, par endroits, plus de 50% des affleurements. On distingue un système conju- gué de failles dextres E-W et de failles senestres NE
-SW.
Les roches Chaleurs sont beaucoup moins affectées par la déformation. Elles ne sont cisaillées que sur une courte distance (quelques dizaines de mètres ?) à partir de la faille (Béland, com- munication personnelle).Les dykes s'orientent selon la direction de la faille du Grand Pabos. Très peu abondants à l'intérieur du Matapédia, ils deviennent nombreux dans les roches siluriennes au nord de la faille (Béland, communication personnelle).
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Compilation régionale des dykes et des failles
Dans la région cartographiée, les dykes sont en général orientés NE-SW (at- titude moyenne: 241/84). Quant aux failles, elles appartiennent à un système conju- gué de failles dextres à 269/81 et de failles senestres à 210/69. Ce système cor- respond à un schéma de déformation faisant appel à une compression maximale suivant une direction NW-SE (Béland, communication personnelle).
GÉOLOGIE ÉCONOMIQUE
Historique
Alcock (1935) a rapporté que quelques tranchées avaient été creusées, vers 1927, sur un petit indice d'antimoine (filonnets de quartz-stibine) dans un grès du Groupe d'Honorat. Lors de la visite de cet indice, situé tout près de la rivière Stewart, dans le canton de Carleton, nous avons pu constater que la minéralisation se trouve à l'intérieur d'un dyke de composition acide plutôt que dans un grès.
Le levé géochimique des alluvions par Soquem en 1967 et 1968 (voir page 4) a permis de repérer diverses anomalies en Cu, Ni, Co et Mn un peu à l'est de notre région, plus précisément dans l'angle sud-est du canton de Carleton. Soquem a pu démontrer, par un levé pédogéochimique (Dionne, 1969) et des forages (Kovacik, 1973), que ces anomalies sont liées à de très faibles minéralisations en Pb-Sb-Cu-Zn en bordure de dykes felsiques (N-S) recoupant des roches du Groupe d'Honorat.
Résultats et interprétation
Au cours de l'été 1982, nous avons concentré nos travaux de cartographie et d'échantillonnage dans le canton de Nouvelle. Nous avons relevé de nombreuses aires d'altération hydrothermale, en particulier dans les domaines structuraux I et V (voir figure 4, hors texte).
Ainsi le cal- - 20 -
Aires d'altération hydrothermale
Dans les aires d'altération hydrothermale, les roches sédimentaires ont donné des cornéennes sur au moins 1 m de largeur. Ces cornéennes forment en général les épontes des dykes. Il arrive, toutefois, qu'elles ne sont pas associées aux in- trusions ou, encore, qu'elles ne sont présentes que d'un seul côté des dykes. L'as- pect des cornéennes est fonction de
caire pur a été transformé en une
la composition de la roche-mère.
cornéenne blanchâtre ou jaunâtre très claire, tandis que le mudstone calcareux et le calcaire impur ont donné une cornéenne d'un ton de pastel gris verdâtre à vert. Quelques grenats de 1 mm de diamètre se sont développés dans une cornéenne en bordure de la route du ruisseau Allard, au nord du contact des unités 2 et 3.
L'intensité de l'altération diminue rapidement à mesure qu'on s'éloigne des dykes. La roche reste toutefois légèrement indurée et pyritisée (1 à 3% de pyrite) sur plusieurs mètres (5 à 15). De la marcasite (2 à 5%) a été découverte dans un horizon mudstone calcareux, légèrement altéré, de l'unité 5, dans la partie sud-est de la région.
Les dykes qui ont produit cette altération sont de composition intermédiai- re; leur épaisseur varie de 1 à 3 m. Dans certains cas, ces intrusions semblent avoir subi un métasomatisme; elles prennent alors une teinte blanchâtre ou rougeâ- tre. des observations préliminaires en lames minces montrent que les roches ignées sont, en plusieurs cas, carbonatisées et séricitisées. L'albitisation des feld- spaths plagioclases témoigne d'une altération sodique.
Étude des argiles
Plus de 150 échantillons de roches sédimentaires ont été prélevés, suivant une grille de 1 km, pour fins d'analyse des minéraux argileux. Les résultats des analyses permettront d'évaluer le métamorphisme régional et de détecter des zones anomales, tant sur le plan métamorphique qu'hydrothermal (D. Duba et al., 1982).
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André Chagnon, de 1'INRS, a déjà analysé une soixantaine d'échantillons.
Les résultats préliminaires montrent une bonne corrélation entre la diagenèse et le niveau stratigraphique des roches; les unités inférieures sont, en effet, plus évo- luées que les unités supérieures. De plus, l'analyse de quatre échantillons de cor- néennes montre clairement que celles-ci ont subi une modification minéralogique attribuable à l'altération hydrothermale.
Levé géochimique des alluvions
Les résultats du levé géochimique de Soquem indiquent qu'il existe de nom- breuses anomalies en argent dans notre région (figure 5). Toutefois, ces anomalies ne sont pas significatives en raison de la méthode utilisée à l'époque; il n'en de- meure pas moins qu'elles sont spatialement associées aux failles et aux zones de ci- saillement, ainsi qu'aux aires d'altération hydrothermale (figure 5).
Nous avons prélevé 270 échantillons d'alluvions au cours de l'été 1982.
Ces échantillons ont été analysés pour Cu, Pb, Zn, Mn, Co, Cd, As, Hg, Ba et Ag.
Les analyses n'ont donné aucune valeur anormale en Ag. Les résultats dont nous dis- posons indiquent que Cd, As et Hg ont donné les plus fortes valeurs. Celles-ci sont, pour la plupart, localisées aux environs de la faille de Nouvelle.
Conclusion
Nos travaux ont démontré qu'une activité hydrothermale importante s'est exercée dans la partie sud de la région. Cette activité senble être associée spa- tialement et, peut-être génétiquement, à des failles (comme la faille de Nouvelle, par exemple). De plus, elle parait avoir touché surtout les unités lithologiques les plus favorables au passage de fluides (calcaires impurs et mudstone très calca- reux, du Groupe de Matapédia). A cet égard, notre région se compare assez bien avec celle de Matapédia, distante d'une centaine de kilomètres, où plusieurs centres d'altération ont déjà été découverts dans les roches du Groupe de Matapédia (Lachan- ce, 1974, 75, 77, 79).
3.0
Y
1.9x2.2 Anomalie en argent (en ppm) Aire d'altération hydrothermale Pour les autres symboles, voir figure 4 (hors texte)
3.0 x
2.2 X
Fcl~1° d'
3. 2 ' x No°y°1,°
2.0
x 2.0
5.7
1.9
I
I
2.2\
x X1.8 2.3
x
2.8 x9,3 x
x 2.3
FIGURE 5 - Relations entre les anarrzlies géochimiques en Ag de Kelly & 21"nblay (1971)
et les failles, les zones de cisaillement et les aires d'altération hydrotherrrrzle.
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Nos études géochimiques et minéralogiques apporteront plus de précisions sur le potentiel économique des roches des Groupes d'Honorat et de Matapédia dans le canton de Nouvelle. La poursuite des travaux dans le canton de Carleton nous ap- paraît nécessaire, car nous pourrons, entre autres, étudier, dans un contexte hydro- thermal et structural régional, les indices d'antimoine déjà repérés.
REFERENCES
ALCOCK, F.J., 1935 - Géologie de la région de la Baie des Chaleurs. Commission géologique du Canada; mémoire 183.
BÉLAND, J. - VENNAT, G., 1979 - Notes sur les Groupes d'Honorat et de Matapédia dans la région de Carleton - St-Omer, Gaspésie, Québec. Commission géologique du Canada; étude 79-1B, pages 13-15.
BOURQUE, P.-A. - LACHAMBRE, G., 1981 - Stratigraphie du Silurien et du Dévonien basal du sud de la Gaspésie. Ministère de l'Energie et des Ressources, Québec;
ES-30, 123 pages.
DIONNE, G.-M, 1969 - Sous-projet Carleton 11-360, comté de Bonaventure. Minis- tère des Richesses naturelles, Québec; GM-24839.
DUBA, D. - WILLIAMS-JONES, A.E. - CHAGNON, A., 1982 crystallinity, organic matter reflectance and isotopic for sedimentary - hosted hydrothermal ore deposits, Association géologique du Canada; congrès de Victoria, et programmes, volume 7, page 46.
- The application of illite techniques to the exploration southwestern Gaspé (résumé).
Colombie britannique; résumés
KELLY, R. - TREMBLAY, R.L., 1971 - Géochimie des sédiments de ruisseau dans la région à l'ouest de la Baie des Chaleurs, comté de Bonaventure. Ministère des Ri- chesses naturelles, Québec; DP-55.
KOVACIK, J., 1973 - Projet 19-360, Carleton. Ministère des Richesses naturel- les, Québec; GM-29056.
LACHANCE, S., 1974 - Région de l'Ascension-de-Patapédia, comté de Bonaventure.
Ministère des Richesses naturelles, Québec; DP-273.
1975 - Région de Saint-François-d'Assise, comté de Bonaventure.
Ministère des Richesses naturelles Québec; rapport préliminaire, DP-328.
1977 - Région de Saint-Alexis-de-Matapédia, comté de Bonaventure.
Ministère des Richesses naturelles, Québec; rapport préliminaire, DPV-458.
1979 - Géologie de la région de Saint-André-de-Restigouche, comté de Bonaventure. Ministère des Richesses naturelles, Québec; rapport préliminaire, DPV-667.