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GRAND LYON n°22
ECONOMIE
Les métiers d’art font du
MAGAZINE
novembre 2007
communauté urbaine
GRANDS PROJETS
Berges du Rhône : c’est fi ni !
MÉTIERS
Toutes les fi celles des métiers
L’arbre,
le meilleur ami
de l’homme !
REC REC
08
Grands projets 10
Les Berges du Rhône, de bout en bout
Economie
Les métiers d’art font du beau travail
C’est d’actu 04
Exceptionnel Marché des soies et belle Fête des Lumières
Ev el yne Bec cia
Présidente du site lyonnais d’organisation du Mondial de handball féminin.
Bio express’
Depuis 1982 : directrice du service des sports de Vaulx-en-Velin.
1973 : championne de France de handball avec l’ASUL Lyon.
De 1971 à 1976 : membre de l’équipe de France de handball.
Sommaire
Plusieurs niveaux de questionnement sont imbriqués.
D’abord, un niveau écologique : des espèces comme les moineaux, en danger à la campagne, sont venues chercher refuge en milieu citadin. Et certaines villes sont en train de réaliser de véritables eff orts pour les accueillir : abris, plantations d’arbres, passerelles entre les parcs... On assiste au réagencement des villes souhaitant mieux assumer leur rôle de protection de la nature. Émergent de nouvelles réfl exions liées à la gestion des espaces de vie. On assiste au développement de confl its comparables à ceux qui opposent piétons, cyclistes et automobilistes sur la chaussée. La question inédite est donc la suivante : « avec qui veut-on vivre et com- ment ? », dont les réponses sont évidemment à inventer au cas par cas. Ainsi, lorsque se pose la question de la possibilité d’une éthologie du chien, c’est-à-dire de l’étude du comportement du chien dans son milieu naturel, il faut bien se demander quel est le milieu « naturel » du chien...
Et s’il s’agissait du milieu dans lequel il vit avec son maître, et dans lequel il faut aussi composer avec des maisons, des voitures, des hommes et d’autres animaux ! Une des façons d’aborder le sujet de la place de l’animal pourrait être de se demander quel est son
« métier ». Il n’est pas si sot d’imaginer que chaque chien entrant dans un foyer tente de défi nir sa place auprès de ses maîtres en cherchant le rôle qu’on lui assigne : entraîneur sportif, médiateur, dog de compagnie ou bien encore lecteur de pensées...
Questions
Vinciane Despr et Qu’est-ce qui fait de la place
de l’animal en ville une question de société ?
Philosophe, commis- saire scientifi que de l’exposition « Bêtes et Hommes », à la Grande Halle de la Villette jusqu’au 20 janvier 2008.
Bio express’
Depuis 1991 : département de philosophie de l’université de Lièges.
2002 : publication de « Quand le loup habitera avec l’agneau ».
2004 : publication de
« Hans, le cheval qui savait compter ».
2007 : publication de
« Bêtes et Hommes » et de « Être bête ».
REC
N° 22 novembre 2007 Direction de la communication 20, rue du Lac - BP 3103 - 69399 Lyon cedex 03 - Tél. 04 78 63 46 19 [email protected] Directeur de la publication Jean-François Lanneluc
Rédactrice en chef Gaëlle Rougemont Rédaction Agence de Presse NF Photos Jacques Leone / DR Maquette Magazine.fr
Impression Fot / Tirage 610 000 exem- plaires / Dépôt légal en cours.
n°22
© ULg - TILT Houet
12 16
18
Aménagement
Le Plan Local d’Urbanisme en révision sur le site du Grand Montout
Métiers
Les métiers du Grand Lyon à la loupe
2 Questions d’actu 4 C’est d’actu 7 Déplacements 8 Grands projets 10 Economie 12 Création 13 Dossier
16 Aménagement 17 Environnement 18 Métiers 20 Agenda 21 Histoire 22 Tribune
L’enjeu est de développer la pratique du handball, en par- ticulier chez les filles ! Dans la ligue du Lyonnais, sur 10 000 li- cenciés, environ 3 000 sont des femmes. Grâce à cet événement, nous espérons dépasser les 3 500 inscrites d’ici à 2008, sachant que les différentes actions menées dans les écoles, collèges et lycées de Rhône-Alpes depuis décembre 2006, telles « Sco- la’hand », « Planète hand » ou « Bus du handball », devraient aussi permettre de faire de nouveaux adeptes. Nous avons un gros travail de notoriété et d’image à mener face à des sports beaucoup plus médiatisés, comme le football ou le tennis. Cela passera par la professionnalisation des équipes féminines, qui souffrent d’un manque évident de moyens pour se dévelop- per. C’est pourquoi le retour financier de l’événement fait aussi partie des grands enjeux de ce mondial. Nous espérons que les sponsors se mobiliseront en nombre afin que le handball fémi- nin accède enfin au monde professionnel. Quant à l’agglomé- ration lyonnaise, elle devrait bénéficier de bonnes retombées des 15 000 spectateurs attendus au Palais des Sports. On ne le sait peut-être pas mais l’équipe de France féminine a été cham- pionne du monde en 2003 et 3
eau championnat d’Europe en 2006 ! Après ces grands rendez-vous, encore trop peu suivis par les médias, nous voyons systématiquement augmenter le nombre de licenciées... La Fédération pense donc déjà à pos- tuler pour l’Euro masculin de 2012 !
En décembre, la France accueille le Mondial de handball féminin, dont plusieurs matches se jouent à Lyon. Quels sont les enjeux d’un tel événement pour la région ?
Création
Portraits de “griffés”
d’actu
Rubriques
Catherine Rome yer Pour les Journées
Européennes
du Patrimoine, Givors et Grigny ont connu une belle affluence. Pari réussi pour les deux « cadettes » du Grand Lyon ?
Responsable de l’Office de tourisme Fleuve Givors- Grigny.
Bio express’
2000 : entre à l’Office de tourisme Fleuve Givors- Grigny comme agent polyvalent.
2006 : responsable de l’Office de tourisme Fleuve Givors-Grigny.
Titulaire d’un BTS Tourisme et Loisirs.
En janvier 2007, Givors et Grigny ont fait leur entrée dans la Grand Lyon. « Allons voir les cadet- tes » était notre slogan pour annoncer le programme des Journées Européennes du Patrimoine. Faire venir à nous les Grands Lyonnais était sans aucun doute un pari difficile à relever, en raison de l’éloignement du centre de l’agglomération, mais nous avions un atout majeur : la croisière sur le Rhône, le samedi. L’embar- quement a eu lieu au niveau de la place Antonin Pon- cet, ce qui a été très apprécié par les 90 inscrits. Une fois arrivé à Givors et Grigny, chacun a choisi parmi les parcours pré-établis par nos soins et a ainsi optimisé sa journée en prenant le temps d’apprécier les lieux mis à l’honneur. Ainsi, le quartier des Étoiles de Jean Re- naudie, à Givors, labellisé patrimoine du XX
esiècle, a rencontré un énorme succès, avec notamment la visite de certains appartements, si particuliers à aménager, en présence de leurs occupants. Le Château de Grigny, actuel Hôtel de Ville, avec ses peintures murales et ses souterrains, a également beaucoup plu.
Le dimanche, sur les 200 visiteurs accueillis, 100 étaient
du Grand Lyon. Un exploit puisqu’il n’y avait pas de
croisière et qu’il faisait grand soleil ! Les gens sont donc
venus pour les sites et ça, c’est très encourageant.
Exceptionnel Marché des soies
SUBLIME
Avis au grand public : étoffes et coupons rares, qui font l’ordinaire des seuls maîtres de la haute couture, seront vendus au mètre du 22 au 25 novembre prochains.
150000 mètres de soieries prestigieuses...
Du rêve à l’état pur, c’est ce qu’off re le 3
eMarché des soies du 22 au 25 novembre prochains au Palais du Commerce. Une vente magnifi que, pour le plus grand bonheur des passionné(e)s de mode et de décoration ! Les tissus porteront tous la griff e des soyeux de la région, dont Bian- chini Férier, Tassinari & Chatel et Bou- ton Renaud. Un tel événement méritait bien d’être parrainé par un amoureux des soieries lyonnaises et c’est tout naturelle- ment que le grand couturier belge Gérald Watelet a revêtu cette fonction, avec élé-
gance et discrétion, à l’image de ses créa- tions. Le rêve se poursuivra à l’étage avec la vente d’accessoires, une librairie étoff ée par le Musée des tissus et la possibilité d’assister à des démonstrations de tis- sage et de peint-main. Quatre jours hors du temps, donc, pour également tutoyer Lyon, plus que jamais capitale de la soie, à travers le parcours de la soie, un voyage initiatique reliant la Maison des Canuts, la Condition des Soies, le Village des Créateurs et le Musée Gadagne.
Renseignements : 04 72 77 69 69 www.intersoie.org
24
Le nombre de bungalows ayant abrité, 15 jours durant sur la place Bellecour, le ministère du Logement et de la Ville décentralisé à Lyon. L’occasion pour la ministre Christine Boutin d’inaugurer le grand chantier national du logement.Engagez- vous !
Secours
populaire cherche étudiants pour accompagner enfants en diffi culté scolaire et sociale.
www.spf69.org2
C’est d’actu
Gardez le programme !
500 offres sur 40
communes : difficile de faire un choix lors des Journées Européennes du Patrimoine, en septembre. Ainsi, 2 560 personnes ont visité le Musée de l’Hôtel-Dieu, une grande première pour 95 % d’entre elles. L’ambition
des organisateurs était d’ailleurs bien dans cette quête de découverte, d’où leur recommandation de conserver le programme pour y puiser des idées de sortie tout au long de l’année.
Du jamais vu !
Le nombre de visiteurs ayant franchi la porte de l’Office de Tourisme de Lyon en août a augmenté de 20 % par rapport à 2006, dont plus de 60 % d’étrangers. Les professionnels réunis lors des 2e ateliers du tourisme, en septembre, constatent avec enthousiasme que le tourisme urbain de court séjour prend le même chemin que le tourisme d’affaires, plutôt vigoureux à Lyon.
Une centrale de réservation à l’échelle de l’agglomération sera mise en ligne, en janvier 2008, sur le site de l’Office de Tourisme.
www.lyon-france.com
Faites un geste, voire deux !
Lorsque vous achetez un sac à sapin, 1,30 € est reversé à Handicap International. En plus d’être esthétique et pratique, ce sac est 100 % biodégradable.
Après les Fêtes, n’oubliez pas également d’apporter votre sapin dans l’une des 17 déchèteries du Grand Lyon, où il sera transformé en compost.
REC
REC REC Ques
tion à...
Directeur artistique de la Biennale d’art con- temporain de Lyon.
La Biennale d’art contemporain a-t-elle bien démarré ?
La fréquentation se porte bien. Dès la première semaine, nous avons enregistré une hausse de 9 % par rapport à 2005.
Notre pari est d’inviter des artistes jusqu’alors inconnus et le public réagit plutôt positivement à cette démarche ; il décou- vre et apprécie des œuvres comme celles de l’Écossais Char- les Avery ou d’artistes américains et cubains comme Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla. D’autre part, cette édition s’ouvre véritablement à l’international en sollicitant les profes- sionnels et le public venus de l’étranger. Nous avons créé cette année le réseau « Tres Bienn » associant les biennales d’art contemporain d’Athènes, d’Istanbul et de Lyon. Le congrès interprofessionnel de l’Art Contemporain, réunissant 1 500 professionnels de l’art les 29 et 30 novembre, marque aussi notre volonté d’ouverture en proposant une réfl exion et des débats publics sur l’art.
Thierry Raspail
© Handicap International
La salle de la Corbeille du Palais du Commerce accueille le Marché des soies.
Arrêt sur image
RECORD D’AFFLUENCE BATTU
Match de rugby Nouvelle-Zélande/Portugal : 40 729 spectateurs ! Plus que pour la Champions league ! Après avoir fraternisé dans les tribunes, les spectateurs se sont retrouvés dans la rue autour d’animations culturelles : photographies, sculptures, théâtre, cinéma... Une originalité locale qui a séduit le public.
- 16%
C’EST LA DIMINUTION DE LA FACTURE D’EAU telle qu’elle a été négociée par le Grand Lyon à l’occasion de la révision quinquennale du contrat de gestion de l’eau potable. Dès le 1
erjanvier 2008, les consommateurs bénéfi cieront ainsi d’une réduction de 0,285 euros hors taxe du prix du mètre cube d’eau.
Quand hiver rime avec lumière ...
FESTIVITES
La Fête des Lumières est l’occasion de découvrir sa ville sous un jour nouveau et un éclairage inédit.
A
Lyon, le début du mois de décembre est depuis 150 ans synonyme de célébrations.La Fête des Lumières, édition 2007, déroulera ses festivités du 6 au 9 décembre au travers d’une centaine d’installations dispersées dans toute l’agglomération. Le temps d’un long week-end, quatre millions de visiteurs venus du monde entier sont attendus
pour cette fête magique et unique où façades, places, jardins et autres espaces publics se métamorphosent sous l’effet de la lumière.
Pêle-mêle, la montée de la Grande Côte se verra transformée en un espace végétal, évoquant des vignes de lumière. Plus bas, une sphère aux 340 facettes de verre coloré illuminera la place des Terreaux. Place Antonin Poncet, un champ aux milliers de fl eurs lumineuses sortira de terre. Ceux - nombreux - qui n’ont pas pu voir, l’année dernière, la boule à neige de la place Bellecour en raison d’une météo des plus maussades auront droit à une séance de rattrapage ! Et en levant les yeux, on découvrira l’emblématique basilique de Fourvière, éclairée pour la première fois par l’arrière, et laissant deviner ses formes dans un halo de lumière, version Hollywood. Autant d’installations extraordinaires que côtoieront des performances plus intimistes disséminées aux quatre coins du Grand Lyon. Parcours jalonnés de surprises, ouverts avec talent sur des lieux inédits...
Que le meilleur...
Les amateurs de belles réalisations avaient rendez- vous du 10 au 18 novembre au Palais des Congrès de Lyon pour découvrir l’Exposition nationale de Travail. Dans le cadre du concours récompensant tous les trois ans les Meilleurs Ouvriers de France, les lauréats – plus de 300 – ont livré au public les « chefs-d’œuvre » sur lesquels ils ont travaillé 18 mois durant. Les métiers les plus divers sont représentés : du vêtement à la bijouterie en passant par le bâtiment, la coiffure ou les métiers de bouche.
Première !
Lyon a remporté pour la troisième fois consécutive le titre de la ville la plus attractive de France pour les entreprises, selon le journal l’Entreprise paru en octobre 2007. Ceci confirme le dynamisme de l’agglomération lyonnaise qui a vu entre 2001 et 2006, le nombre de créations d’entreprises augmenter de 20% sur son territoire (contre 15,6% au niveau national).
Handballez- vous pour le Mondial !
Les 2, 3 et 4 décembre, Lyon vibrera à l’heure du Mondial de handball féminin. 15 000 spectateurs sont attendus au Palais des Sports de Gerland pour encourager la Norvège, l’Angola, l’Autriche et la République Dominicaine à l’occasion des tours préliminaires.
Autour de ce rendez-vous sportif, des animations locales seront déclinées : l’opération « Handballez- nous, le Mondial des clubs », où 40 équipes amateurs s’affronteront, ainsi que
« Scola’hand » et « Planète hand », des tournois
à l’attention des scolaires.
© Muriel Chaulet © Sportissimo / Pillaud
C’est d’ac u
Une attractivité reconnue
DISTINCTIONS
Selon les derniers classements des villes et agglomérations les plus attractives, Lyon gagne du terrain.
S elon les trois enquêtes publiées en octobre, l’attractivité du ter- ritoire est un fait reconnu à grande échelle par les observateurs natio- naux et internationaux.
Pour la troisième année consécu- tive, le titre de l’agglomération la plus attractive de France pour les entreprises, dans la catégorie des grandes villes, revient à Lyon selon le magazine économique L’Entre- prise d’octobre 2007. La ville fait la diff érence grâce au nombre de créa- tions d’entreprise, en augmentation de 20 % entre 2001 et 2006, à son off re immobilière, à un environne- ment favorable à l’innovation, ses cinq pôles de compétitivité et un secteur universitaire puissant.
L’agglomération intègre également le cercle fermé des métropoles euro-
AVEC L’EXTENSION DE LA LIGNE A DU MÉTRO, la station Laurent Bonnevay- Astroballe s’est refait une beauté autour du thème du sport. Deux grandes fresques dessinées par la Cité de la création recouvrent désormais les couloirs d’accès au métro, tandis que les quais sont habillés de motifs mettant en scène différentes disciplines. Equipée d’ascenseurs, la station est désormais accessibles aux personnes à mobilité réduite.
péennes les plus attractives, attei- gnant pour la première fois la 17
eposition de l’étude annuelle menée par le conseil en immobilier Cush- man & Wakefi eld à partir de l’opi- nion de 500 dirigeants des entrepri- ses les plus importantes d’Europe.
Seule ville française avec Paris à être citée, Lyon gagne sept places par rapport à l’année dernière et obtient son meilleur classement.
Enfi n, en matière de tourisme d’af- faires, Lyon se hisse au rang de première ville française, devançant Strasbourg, historiquement leader.
Elle accède du même coup au Top 20 européen - à la 19
eplace devant Edimbourg, Oslo et Turin - et au Top 30 mondial devant des villes comme Sydney, Hong-Kong et Chicago.
Lyon se hisse à la 19e place des villes d’Europe les plus compétitives.
Pneus gonflés, sécurité
renforcée
Une station de gonflage gratuite est accessible depuis quelques semaines sur l’aire située à hauteur du péage du Rhône du Périphérique Nord, dans le sens Villeurbanne-Tassin.
Signalé par un bibendum, cet espace est équipé d’un gonfleur utile à la vérification de la pression des pneus.
Automobilistes solidaires
Pour la deuxième année consécutive, le Périphérique Nord organise du 26 novembre au 7 décembre une opération de solidarité au profit du Secours Populaire. Sur le parking du bâtiment d’exploitation, situé à hauteur de la barrière de péage du Rhône, dans le sens Villeurbanne-Tassin, les automobilistes sont invités à déposer des jouets, des livres et des peluches neufs ou en parfait état. Ces cadeaux sont ensuite distribués aux enfants défavorisés.
La première édition, en 2006, a été couronnée de succès avec plus de 2 000 dons comptabilisés.
Station Laurent Bonnevay-Astroballe, 100 % sport
REC
© N.Robin / Sytral
C’est d’ac u
© N.Robin / Sytral
Déplacements
Voyages au bout de la nuit
D
epuis quelques semaines, les navettes Pleine Lune sont de retour ! Destinées aux noctambules et travailleurs de nuit, ces navettes fonctionnent du jeudi au samedi, de 1 h à 4 h du matin, avec un départ toutes les heures (à l’heure pile, soit 1 h, 2 h, etc.) et ce, entre la dernière semaine de septembre et la dernière de juin. Au départ du Centre Ville (Hôtel de Ville et Terreaux), elles desservent respectivement Grange Blanche et la Doua. Nouveauté de cette rentrée : la mise en service d’une troisième ligne, à destination de Saint Irénée, Vaise et Ecully.www.sytral.fr
C3 connecté au réseau
Né du raccordement des lignes 1 et 51, le trolleybus cristalis C3 relie depuis quelques jours la gare de Saint- Paul à Lyon à Vaulx-en- Velin-La Grappinière en desservant notamment la
Part-Dieu et l’Astroballe.
Liaison rapide, directe et non polluante, cette ligne entièrement électrifiée offre un haut niveau de service : amplitude horaire large, fréquences de 5 à 10 minutes, régularité des temps de parcours, système d’information des voyageurs en temps réel...
Ligne A sur les rails
Mis en service le 2 octobre, le
prolongement de la ligne A du métro relie Vaulx-en- Velin La Soie à Perrache en 21 minutes et préfigure le développement d’un nouveau quartier, le
Carré de Soie, à l’est de l’agglomération.
Ce prolongement s’accompagne de la réalisation d’un nouveau pôle d’échanges, offrant des connexions entre le métro, la ligne T3 du tramway, 6 lignes de bus et la navette Eurexpo.
Dès 2009, ce pôle sera complété d’un parc-relais d’une capacité de 400 places.
Infos TCL, arrêt Givors
Nouveaux horaires, amplitude de
fonctionnement élargie pour quatre lignes sur cinq et augmentation du nombre de trajets :
plus de onze mois après l’intégration des réseaux de Givors et Grigny à celui du Sytral, l’offre de transport a augmenté de 30 % depuis la rentrée.
En complément de ces aménagements, le réseau TCL vient d’ouvrir un point de vente au cœur de Givors.
Une troisième ligne « Pleine Lune » a vu le jour.
© P.Schuller / Sytral
© Erick Saillet pour Sytral
L e futur RER à la lyonnaise est sur de bons rails. Les Grands-Lyonnais ha- bitués à enchaîner quotidiennement un voyage sur une ligne TER puis sur le ré- seau TCL disposent depuis le 1
eroctobre d’un abonnement unique, baptisé OùRA.
Cette carte à puce disponible dans les points de vente de la SNCF existe sous deux formules. La première permet d’accé- der aux métro, tramway, funiculaires, bus TCL et TER rhônalpins, exclusivement à l’intérieur du Grand Lyon. La seconde regroupe un forfait TER reliant l’agglomé-
ration lyonnaise aux communes de Rhô- ne-Alpes, ainsi qu’un abonnement Pass Partout TCL. Outre la possession d’une carte unique, l’autre bonne nouvelle pour l’usager est qu’il réalise des économies. Le gain s’élève à 15 % en moyenne par rapport au cumul d’un abonnement TER et d’un pass TCL.
Ce sésame permettra, à terme, d’utiliser tous les transports en commun urbains de la région. Il représente une avancée majeu- re dans l’instauration d’une billetique ré- gionale unique et donne le coup d’envoi du projet Réseau Express de l’Aire métropoli- taine Lyonnaise (REAL). Première phase d’une action ambitieuse qui préfi gure à terme la mise en place d’une tarifi cation multimodale.
OùRA,
c’est plus simple et moins cher
PRATIQUE
Avec la mise en service d’un billet de transport unique commun aux TCL et aux lignes TER, le projet REAL se concrétise.
Cliquez
et pédalez !
LE SITE INTERNET VELO’V, www.velov.grandlyon.com, change de braquet. Il s’est doté de nouvelles fonctionnalités, notamment une carte interactive permettant de connaître en temps réel le nombre de bornettes et de deux-roues disponibles par station. Une innovation rendue possible grâce à la technologie Google Maps. Autre nouveauté, une version anglaise du site, accessible en cliquant sur le drapeau de l’Union Jack, particulièrement demandée par les villes étrangères désireuses de se renseigner sur ce nouveau système de location de vélos.
Grands projets
R evêtements de sols, planta- tions, mobilier urbain : autant de petites finitions qui rendent plus agréable le parcours des Ber- ges... même si les Grand-Lyon- nais, depuis le printemps der- nier, ne se sont pas privés de le fréquenter sur toute sa longueur.
Après l’inauguration des Ber- ges du Rhône, le 9 mai, restaient à achever les extrémités, de part et d’autre des ponts Morand et Gallieni. Là, s’offrent désormais la ripisylve amont et la ripisylve aval, faisant le lien avec les parcs de Gerland et de la Tête d’Or. Peu connu, le terme de ripisylve dési- gne le cordon végétal voisin d’un cours d’eau. Formée naturellement au nord par des dépôts végétaux le long des murs de rive, la ripisylve a été créée de manière artificielle au sud, en procédant à l’installation d’enrochements recouverts de terre ensemencée. Les graminées d’eau et autres plantes aquatiques ont aujourd’hui pris leur place, dans le lit même du Rhône, et le résultat est là : davantage de végétation en ville mais aussi des points d’om- bres et d’accès au fleuve plus nom- breux et, pour la faune aquatique, des zones de frayère protégées des courants forts.
Enfin, des pontons en bois, bancs et cadettes attendent flâneurs, pê- cheurs et amoureux désireux de profiter d’un point de vue privilé- gié sur la ville et l’eau.
REC
Les Berges, de bout en bout
LIVRÉES
Les Berges du Rhône sont désormais totalement ouvertes : le début de l’automne a vu la fin des travaux et les toutes dernières touches apportées au tableau d’ensemble.
Des pontons en bois, embarcadères pour l’évasion.
9
Le nombre de véhicules, circulant à l’énergie propre, dédiés aux déplacements des agents qui assurent la propreté des Berges.Une grande prairie pour conter fleurette…
Eugène Pierron,
68 berges, peintre
J’aime peindre l’eau et les grands espaces et je suis venu profiter de la belle lumière d’automne pour réaliser une vue des Berges au niveau du Pont Lafayette. J’ai beaucoup aimé, au printemps dernier, le mélange des fleurs des champs, avec des coquelicots, des bleuets... J’aime aussi la perspective au-dessus du Rhône et les chemins délimités par les différents revêtements, qui créent des nuances de couleurs.
Les Berges : site pilote pour les
aménagements canins
Comme partout en ville, les chiens doivent être tenus en laisse sur les Berges.
De nouveaux espaces ont été aménagés sur les quais hauts spécialement pour leur confort : quatre espaces canins de liberté et huit espaces sanitaires canins.
L’affaire de tous
Un arrêté de la Ville de Lyon fixe les conditions de déplacement sur la voie verte des Berges. Ce qu’il faut retenir ? Le long de ce nouvel espace, à nous tous de mettre en œuvre un nouveau partage de l’espace public, fondé sur un maître-mot : respect ! Alors, priorité au plus petit et au plus fragile : la personne à mobilité réduite bénéficie de la priorité absolue, tandis que vélos et rollers s’effacent devant les piétons. Enfin, les voitures tolérées pour la desserte des péniches riveraines cèdent le passage aux autres usagers.
12
L’été, 12 agents sont affectés à l’entretien des Berges du Rhône.D’octobre à avril, ils ne sont plus que 5 pour garantir la propreté du site, 24 heures sur 24. Cette présence permanente permet de maintenir un bon niveau de propreté, sachant que pour ne pas déranger les usagers, le personnel d’entretien effectue ses déplacements à pied, en tricycle avec assistance électrique ou en véhicule électrique.
Parlez-nous de vos Berges ...
Miguel Nunez,
27 berges, doctorant
J’emprunte la bande cyclable des Berges chaque jour pour aller au boulot à la Doua. Je pars de Bellecour en Vélo’v et je remonte la partie aménagée des Berges, puis je longe la Cité internationale jusqu’au parc de la Feyssine. J’atteins la Doua en 20 à 25 minutes. Comme il n’y a aucun feu de circulation, je vais aussi vite que si j’empruntais le métro puis le tram.
Emma, 9 ans, a ccompagnée de Papy Lou et Mamie Lou
Les Berges, c’est notre balade lorsque mes grands-parents viennent passer le mercredi avec moi.
Il y a plein de choses à regarder : des plantations, des bateaux... Nous venons de visiter l’exposition sur la péniche des Berges, et là aussi, on a appris plein de choses sur les vieux métiers du Rhône, comme les pirates et les lavandières. En plus, dans le bateau, c’est rigolo : lorsque l’on regarde par la fenêtre, on est au niveau de l’eau !
Anne-Claire Pech,
47 ans, et Blandine,
7 ans.
Blandine est la plus jeune de mes cinq enfants. À la lumière de ma longue expérience des squares, je trouve les espaces de jeux des Berges particulièrement réussis. Blandine adore les toboggans. Son grand frère, lui, aime aller pique-niquer avec ses copains sur les gradins de la Guillotière. Voilà ce qui rend les Berges si agréables : chacun y trouve son compte...
Des berges très prisées par les familles de l’agglomération !
Le jeu dans tous ses états…
Importante convention d’affaires de l’industrie du jeu vidéo, la Game Connection réunira du 4 au 6 décembre au Centre des congrès de Lyon plus de 200 sociétés venues d’une trentaine de pays, dont près de 90 studios de développement et plus de 90 éditeurs. 4 600 rendez- vous sont programmés entre éditeurs, acheteurs en recherche de projets et développeurs. Un événement unique en Europe.
www.game-connection.com
… et à l’écoute des entreprises
Organisé pour la troisième année dans le cadre du pôle de compétitivité Imaginove, le Serious Sessions Europe fait étape, le 3 décembre au Centre des congrès de Lyon.
Ce rendez-vous, qui propose des applications personnalisées issues des technologies du jeu vidéo, connaît un engouement grandissant auprès de l’ensemble des entreprises françaises et européennes.
Les serious game (ou jeux dits sérieux) remplacent l’imaginaire par l’immersion en temps réel, le ludique par le pédagogique et le divertissement par l’expérimentation.
Formidables outils au service de la formation, ils permettent par exemple aux professionnels de pratiquer une opération chirurgicale de pointe ou simuler une catastrophe naturelle.
economie
REC
Les métiers d’art font du beau travail
L e Grand Lyon a reçu le label « Ville &
Métiers d’art » des mains de l’associa- tion éponyme regroupant une soixantaine de collectivités françaises et européennes.
Nicolas Salagnac, graveur-médailleur
INSTALLÉ À LYON OÙ FUT FRAPPÉE, il y a près de 500 ans, la première médaille française, Nicolas Salagnac, jeune graveur médailleur et meilleur ouvrier de France en 2000, se bat pour que perdure son savoir-faire ancestral. Après avoir officié pour une entreprise lyonnaise, il a ouvert son propre atelier de graveur- médailleur en 2003. Il y crée médailles, gaufrages et autres trophées, tout en courant les salons, les expos et les concours avec succès. Le secret de ce Croix-Roussien
de 36 ans ? « Comme les nouvelles techniques éloignent de plus en plus la main de l’homme de la matière première, je m’applique à rester en contact avec l’acier pour le transformer.
La capacité à travailler à la main donne une liberté sans prix », répond-il.
Cette distinction vient couronner l’acti- vité économique d’un tissu artisanal qui perpétue, par la qualité de son travail, les savoir-faire locaux.
Destinée à soutenir la richesse et la di- versité de métiers ancestraux, la straté- gie de promotion bâtie autour de trois priorités - tourisme, communication et développement à l’international - porte ses fruits. Quant à la création prochaine d’un local d’accueil d’ateliers-boutiques en résidence sur le modèle des pépiniè- res d’entreprises, elle est plutôt bien ac- cueillie. Ces actions, qui permettent aux artisans de faire connaître leur travail, se complètent d’un accompagnement en matière de communication pour l’édi- tion de documentation, la promotion des savoir-faire ou la participation à des salons...
Le développement à l’international s’avè- re tout aussi primordial. Une vingtaine d’artisans est déjà partie à la conquête de Moscou où ils ont signé d’importants contrats. D’autres déplacements sont pré- vus, notamment en Europe de l’Est et en Asie, des territoires affichant un goût cer- tain pour l‘art de vivre à la française.
Lyon, ville de création et de tradition.
© Arkane Studio / Ubisoft / Dark Messiah
TRADITION
Le savoir-faire des artisans locaux a été consacré par le label « Ville & Métiers d’art » décerné récemment au Grand Lyon.
© Maison des Canuts
Arrêt sur image
JOLIE AMBASSADRICE MEXICAINE
163 étudiants originaires de 40 pays et de 17 formations et
établissements d’enseignements supérieurs ont été diplômés dans le cadre des Jeunes Ambassadeurs Lyonnais, programme d’accueil et d’intégration d’élèves étrangers dans le tissu économique, culturel et institutionnel de la région pendant leur cursus à Lyon.
La major de la promotion 2007, Layidua Pineda, Mexicaine âgée de 23 ans, a notamment séduit avec son projet de faire du Petit Prince l’ambassadeur de Lyon à Mexico, en particulier lors du Salon international du livre pour enfants, l’un des plus importants salons du monde hispanique.
5 mois pour
reprendre une affaire
Les créations
d’entreprise à la loupe
CREATION
Quatre années d’existence et un premier bilan chiffré instructif pour le réseau [Lyon_Ville de l’Entrepreneuriat].
U
nique à ce jour en France, le réseau d’accompagnement à la création d’entreprise, [Lyon_Ville de l’Entrepreneuriat], a fêté ses quatre ans d’existence en commandant à l’Observatoire partenarial lyonnais en économie (Opale) une enquête « point d’étape ». Il s’agissait pour les 40 partenaires impliqués dans la démarche de dresser un premier bilan de leur action auprès de 802 créateurs et repreneurs d’entreprise du Grand Lyon.
Premier constat : sept entrepreneurs sur dix sont des hommes, une proportion inférieure à la moyenne nationale et régionale s’élevant à 75 %. Deuxième élément : 72 % des projets accompagnés sont des créations pures.
Le commerce de détail et le secteur des hôtels-cafés- restaurants représentent le tiers de ces nouvelles entreprises contre 20 % pour les services aux entreprises (conseil, informatique, sécurité, nettoyage...). En outre, une majorité de ces jeunes sociétés (54 %) démarre avec une seule personne mais en cas de reprise, les effectifs sont supérieurs : 33 % emploient trois salariés et plus.
REC REC
Entreprises :
transmettre le fl ambeau
12 000 ENTREPRISES SONT SUSCEPTIBLES D’ÊTRE TRANSMISES, reprises ou cédées dans les 10 prochaines années sur le Grand Lyon. Changement de dirigeant, rupture avec l’histoire de l’entreprise. la transmission représente souvent un épisode délicat. Mais l’enjeu est de taille : il en va du dynamisme du tissu économique et de la création d’un grand nombre d’emplois. Cette problématique était au cœur du forum de la transmission organisé par [Lyon_Ville de l’Entrepreneuriat], le 13 novembre dernier, en ouverture des semaines reprise, création, transmission conduites par les chambres consulaires.
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Les membres du réseau [Lyon_Ville de l’Entrepreneuriat] : la Chambre de Com- merce et d’Industrie de Lyon, la Cham- bre de Métiers et de l’Artisanat, le Medef Lyon-Rhône, l’Aderly, la CGPME Rhône, le CI- DFF, Créalys, Créons, Oséo, INPI, l’UR Scop Rhône-Alpes, BG Action Conseil, l’Adie, EM Lyon, Rhône-Alpes Entreprendre, Nova- cité, Action’elles, RDI, Vouloir Entreprendre, l’Ordre régional des experts-comptables, le Barreau de Lyon , la Chambre des notaires du Rhône et Entrepre-neurs de la Cité.
Pourquoi avoir choisi la reprise plutôt
que la création d’entreprise ?
Mon enveloppe budgétaire ne me permettait pas de me lancer dans une création. Dans nos mé- tiers, la transmission requiert de moindres inves- tissements et présente l’avantage d’une clientèle déjà acquise.
Comment avez-vous procédé ?
Mon principal interlocuteur a été la Chambre de Métiers et d’Artisanat du Rhône, qui m’a ouvert son fi chier d’annonces de cessions et m’a épaulé dans toutes les démarches nécessaires : établis- sement du dossier, accompagnement pour obte- nir des fi nancements auprès des banques et de l’ANPE en bénéfi ciant de l’Aide pour la création aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (Accre). Ensuite, un avocat et un expert-comptable ont fi nalisé avec moi la reprise sur un plan juridique et comptable. Grâce à ces diff érentes interventions, cinq mois ont été né- cessaires pour reprendre.
Quels conseils donneriez-vous aux cédants et aux repreneurs ?
Je pense que le prix est important, il n’y a pas ou peu « d’aff aire du siècle » et que le plaisir et l’envie sont déterminants. Sinon, il est important de se faire accompagner pour éviter toute erreur.
Jérôme Vérot,
Jeune repreneur d’une charcuterie dans le 6e arrondissement de Lyon.
Interview de...
création
REC
Griffe Lyonnaise
Philippe Jocteur Griffe Gastronomie
À Paris, il est le boulanger lyonnais ; à Lyon, il est LE boulanger. C’est en 1991, après avoir exploré diverses facettes du métier, que Philippe Jocteur, encouragé par son illustre voisin des bords de Saône Paul Bocuse, s’ins- talle face à l’île Barbe. Pour attirer le Tout-Lyon, il joue alors la carte de la fourniture aux restaurateurs, s’affi chant d’emblée dans la cour des grands. Bocuse, bien sûr, mais aussi Léon de Lyon, la Villa Florentine, Jols, ou encore le bouchon Le Garet se servent chez lui. Quinze après, la réputation de ses pains spéciaux, fameuses viennoiseries et de la tarte aux pralines, spécialité de la maison, n’est plus à faire. Lorsqu’il monte à la capitale et crée le « Bou- langer des Invalides », Philippe Jocteur duplique simple- ment la recette. « Pour les Parisiens, j’ai une très forte identité lyonnaise et j’en suis content », dit-il. Et quand il ne travaille pas, le boulanger n’aime rien tant qu’aller déguster un bon petit plat chez un copain restaurateur, comme la poule au pot de Chez Abel, à Ainay...
Rodolphe Lavenir Griffe Métiers d’art
L es embrasses, cartisanes, glands, galons, crêtes et autres câblés servant à habiller sièges ou ri- deaux, ont quasiment disparu de notre vocabulaire.
Ils restent pourtant au cœur d’un métier d’art, mé- lange de passion, de patience et d’une impression- nante variété de techniques et de détails : la pas- sementerie. « La joaillerie de la décoration » pour
Rodolphe Lavenir, jeune représentant de cette activité menacée d’extinction, mais quatrième génération des Etablissements Reymondon fondés en 1870. Au rythme du « bistanclaque » des mé- tiers en bois, on travaille encore ici comme au XIX
esiècle.
Rodolphe Lavenir, se sentant détenteur d’un patrimoine, a souhaité reprendre le fl am- beau familial. De fait, 135 ans d’archives et de
« mises en cartes », véritables recettes de fabrica- tion, constituent la mémoire de l’entreprise et lui permettent de reproduire n’importe quel modèle ancien. Rebaptisée Lyon Manufacture Passemen- terie en 2002, la société fabrique essentiellement sur commandes spéciales d’architectes, décorateurs d’intérieur ou conservateurs de musées pour des travaux de restauration. « Notre but est de tendre vers le luxe, là où le prix n’est plus un problème et où l’on vous demande les choses les plus exubéran- tes et les plus improbables », s’enthousiasme Ro- dolphe Lavenir avec une fi erté justifi ée, auréolée de références aussi prestigieuses que l’Elysée, le Geor- ges V ou encore le Ritz... sans oublier le cinéma avec la reconstitution des décors du « Marie-An- toinette » de Sofi a Coppola.
www.lyon-passementerie.com
Les Tanukis
Griffe Multimédia
V oilà quatre ans, Damien Briatte, Utku Kaplan et Nicolas Flory ont fondé leur studio multimédia spécialisé dans la création de conte- nus pour le web, la télévision et le cinéma. Les Tanukis interviennent en tant que prestataires, tout en assurant l’autoproduction de leurs pro- pres jeux et dessins animés, tel le portail Datingsim, une simulation de drague en ligne. Pour leurs clients, les Tanukis créent des modules publicitaires ou pédagogiques. Qui, en dépit de l’apparente légèreté du support, peuvent véhiculer des messages très sérieux, à l’image du jeu « Sortez-revenez » créé pour la Sécurité Routière. La griff e des trois trentenaires bercés à la culture manga s’est enrichie d’infl uences variées, mais conserve une patte foncièrement colorée, assez « kawaï » et forcément ludique.
Les Tanukis sont aujourd’hui six per- manents et préparent la version 2 de Da- tingsim, où les fi lles draguent les garçons.
Merci les gars !
www.lestanukis.com www.datingsim.comLa soirée de la Griffe Lyonnaise, récompensant chaque année les créateurs qui font rayonner l’agglomération par leur talent et leur succès, aura lieu le 11 décembre prochain.
Retrouvez les lauréats dès le prochain numéro de Grand Lyon Magazine.
Tous en ville !
La cohabitation
harmonieuse des hommes, des plantes et des animaux, c’était aussi le thème des Échanges sur le vivant en ville, qui ont rassemblé, les 26, 27 et 28 octobre derniers, élus, techniciens,
architectes, urbanistes, paysagistes, spécialistes animaliers, sociologues et philosophes. La ville peut-elle être un lieu de vie pour des animaux et des végétaux dont l’espace naturel est menacé ? Les animaux en ville sont-ils nuisibles ou un élément majeur de la qualité de vie ? Les exigences d’hygiène, de propreté et de sécurité finissent toujours par repousser cette nature pourtant tant désirée. Voici un paradoxe qui n’a pas fini de faire débat, rendant passionnant ce symposium et tout particulièrement la Fête du vivant aux parcs de la Feyssine et de Gerland. Ouverte à tous, cette fête a permis au public de rencontrer les professionnels à l’œuvre pour que hommes, plantes et animaux vivent mieux ensemble.
Voilà bien un avis partagé : rien de tel qu’un peu de vert dans la ville pour voir la vie en rose... Derrière ce désir de bien- être légitime, se cache aujourd’hui un enjeu majeur pour la planète. La nature nous alerte ; il est grand temps d’en faire cas : hommes, plantes, animaux... apprenons un nouveau
« vivre ensemble » !
L ’arbre en ville et la nature à sa porte, ça fait joli... et c’est plus sain ! Grossièrement résumées, telles étaient les thèses hy- giénistes et esthétiques du Second Empire, qui, à partir de la seconde moitié du 19e siècle, ont conduit au développement des plantations en ville. Objectif : valoriser le ca- dre de vie, aussi bien d’un point de vue social qu’économique. La nature devient une valeur ajou- tée : l’ère des loisirs a sonné et avec elle celle des espaces verts en ville.
Aujourd’hui, la question va bien au-delà, elle est devenue une né- cessité, un enjeu d’avenir.
Depuis que l’on appréhende mieux l’impact de l’activité humaine sur le climat, l’arbre endosse de nou-
velles missions : il est un régula- teur de température et un fixateur de gaz carbonique. S’intéresser à l’arbre, c’est aussi admettre les er- reurs commises, comme l’imper- méabilisation massive des sols.
L’arbre climatiseur
La vraie prise de conscience remonte en fait à 1992 lors de la conférence de Rio, premier sommet de la Terre. Il en a résulté une liste de tâches («
agenda » en anglais) à réaliser pour inverser la tendance climatique du 21
esiècle, d’où le nom d’Agenda 21, et un slogan
« penser global, agir localement ».
Dans ce contexte, l’arbre en ville s’est naturellement imposé comme un acteur local de l’agenda 21 et du plan climat du Grand
Lyon, répondant au concept de développement durable global. L’arbre, et la végétation en général, jouent donc un rôle de climatiseur. Entre une zone périurbaine très végétalisée et le centre-ville, on constate en effet une différence de 5°C en cas de forte chaleur. Toits ou murs végétalisés, espaces verts bien répartis, allées arborées, modes de circulation doux... alors même que le nombre d’habitants augmente, le visage de la ville est en pleine mutation ; il s’agit de trouver le bon équilibre entre hommes et nature. Ainsi, la nature apparaît non plus accessoire mais bel et bien essentielle à l’équilibre de la ville. Un constat qui devrait changer radicalement la manière de concevoir la ville de demain.
Nature en ville :
laissons-la respirer !
Dossier
REC
La nature à tous les étages.
dossier
REC
Un mur vert pour un air plus bleu
Poumons de la ville, les végétaux vont, dans les années à venir, gagner du terrain en se verticalisant. En première mondiale : le mur végétal dépolluant du Centre d’échanges de Lyon-Perrache.
L a pollution de l’air est aujourd’hui l’ennemi invisible à abattre. L’ob- jectif fixé par le Plan de protection de l’atmosphère du Grand Lyon est de réduire de 40 % la présence, dans l’air, des trois polluants majeurs que sont le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote et les COV (Composés Organiques Volatiles) tel que le benzène. L’arme de pointe, déployée depuis le 3 octobre dernier, est un mur végétal dépolluant.
Si la façade du parking du Centre d’échanges de Lyon-Perrache a été choisie pour y fixer un mur végétal dépolluant, ce n’est pas un hasard.
Entre la gare de bus et l’autoroute, on a un condensé de ce qui se fait de mieux en matière de pollution atmosphérique ur-
baine. Conçu par la société lyonnaise Canevaflor et mis en œuvre par le Grand Lyon, le mur vert, grâce à un réseau de conduites, aspire l’air pollué pour le fixer dans sa terre. Par réactions naturelles, les polluants sont dégradés par les bactéries pré- sentes dans la terre, tandis que les résidus sont ab- sorbés par les plantes. Simple et efficace ! À grande échelle, ce mur joue aussi un rôle de climatiseur et d’isolant thermique, devenant un instrument effi- cace de lutte contre le réchauffement climatique.
On aurait donc tout à gagner à voir les végétaux envahir les murs mais aussi les toits de la ville.
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Le nombre d’espèces et de variétés différentes d’arbres dans le Grand Lyon, soit 71 genres représentés.
Question de bon sens !
« Le bon arbre au bon endroit », conception canadienne partagée par le Grand Lyon, se traduit par le choix d’essences adaptées au sol et au climat et par un espacement plus grand entre les arbres qui, n’ayant plus à lutter contre leurs voisins, deviennent plus vigoureux. Le renouvellement des arbres du Grand Lyon s’opère dorénavant dans cet esprit.
Cocorico !
La surface de couverture arborée est une invention lyonnaise. Il s’agit d’un indicateur calculé à partir du diamètre de la couronne de chaque arbre du Grand Lyon. En juin 2007, cette surface était de plus de
3,36 millions de m2, soit plus de 330 hectares, représentant trois fois la superficie du Parc de la Tête d’Or. Bien plus parlant que le nombre d’arbres !
Parking vert
Lors de la réalisation du parking du lycée Rosa Parks de Neuville-sur-
Saône, qui vient de faire sa première rentrée, l’intégration paysagère du projet a fait partie intégrante des objectifs du chantier. Fini le temps de la priorité absolue à la chaussée goudronnée.
Lutte biologique
Le Grand Lyon a banni les produits chimiques dans sa lutte contre les maladies des arbres. La parade ? L’introduction de prédateurs naturels contre les insectes nuisant à la bonne santé de l’arbre.
Des tests sont en cours pour lutter « proprement » contre le tigre du platane et la chenille processionnaire du pin.
Vive l’herbe !
L’absence d’herbe autour des arbres est souvent vécue comme un signe de propreté et d’hygiène.
C’est tout le contraire ! Déverser des produits anti-germinatifs consiste à infiltrer dans le sol des composants chimiques
qui polluent les nappes phréatiques. Aujourd’hui, le Grand Lyon contrôle cette végétation spontanée par un désherbage mécanique ou thermique, le paillage de massifs, le fauchage de l’herbe ou des plantations ornementales. Il faut aussi apprendre à tolérer cette expression spontanée de la nature en ville.
Chien citadin , maître citoyen
Depuis des millénaires, le chien partage le quotidien de l’homme. Mais aujourd’hui, 70 % de la population française vit en ville et le chien a suivi. Certains combattent cette présence, d’autres en tirent avantage.
L es Échanges sur le vivant en ville, en octobre, mettaient l’ac- cent, aussi, sur la présence canine en ville. Une présence cristallisée depuis dix ans autour des déjec- tions canines, avec des crispations ayant eu pour eff et de sensibiliser les propriétaires de chiens à cette nuisance. Des eff orts importants de sensibilisation ont été accom- plis. Certaines communes, comme Lyon, ont choisi de les accompa- gner d’une politique de répression avec notamment la mise en place
d’Unités du Cadre de Vie, chargées de verbaliser les infractions (déjec- tions canines, dépôts sauvages...).
Des secteurs pilotes sont également en cours de réalisation sur les Ber- ges du Rhône, les 1
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earrondis- sements. Ils seront dotés de 37 es- paces sanitaires canins (lieu nettoyé quotidiennement où le chien peut faire ses besoins), de 18 espaces de liberté (lieux clos où l’animal est li- bre sous la surveillance de son maî- tre) et de 10 cheminements libres (où il se promène sans laisse sous la
surveillance et la responsabilité de son maître). Une signalétique spé- cifi que permettra d’identifi er faci- lement ces zones dans lesquelles la propreté sera exemplaire.
Quant aux autres animaux, ils sont de plus en plus nombreux sur le territoire à emprunter les corridors écologiques, voies de déplacement urbain interdites aux voitures. Ob- server leur capacité d’adaptation est riche d’enseignements et devra in- fl uencer notre conception de la ville dans les années à venir.
REC REC REC Ques
tion à... À Neuville-sur-Saône, vous
sensibilisez les propriétaires de chien au ramassage des déjections. Comment votre démarche est-t-elle perçue ?
Très bien, les gens nous connaissent. Nous sillon- nons le centre-ville par deux dans des tenues orange ! Nous ne sommes pas là pour sanctionner mais indiquer les lieux où les chiens sont les bienvenus et donner des Puppi clean, ces sacs dégradables avec lesquels ramas- ser les déjections. Ce rôle de steward urbain, qui revêt d’autres missions, me permet de m’investir pour ma ville, d’en découvrir le fonctionnement.
Aurélie Perraud
Steward urbain à Neuville- sur-Sâone.
L’OEDICNÈME CRIARD EST UNE ESPÈCE D’OISEAUX que l’on n’avait encore jamais vu dans le Grand Lyon. Ce petit échassier nocturne très discret est rarissime en Europe. Qu’il ait choisi de s’installer dans une agglomération est une première !
Balades canines
Le samedi, à 10 heures, rendez-vous près de la bouche de métro de la Croix-Rousse pour une balade de deux heures entre maîtres et chiens. Et le jeudi : place Jutard dans le 3e arrondissement, à 19h45.
Les parcours se font pour l’essentiel avec les chiens tenus en laisse et sont suivis de moments de détente dans les espaces canins de liberté où les chiens jouent entre eux, comme au parc Chazière de la Croix Rousse.
L’intérêt de ces balades ? Permettre à l’animal et aux maîtres de communiquer, de se détendre et d’apprendre
les règles de base.
Inscriptions au 06 67 17 44 60.
Des chiens visiteurs dès 2008
Après les chiens guide et les chiens d’assistance, voici une nouvelle catégorie de chiens d’utilité, dont la première promotion doit voir le jour en janvier 2008.
L’enjeu est de faire entrer l’animal à l’hôpital, dans les maisons de retraite et les établissements spécialisés.
Les effets thérapeutiques liés à sa présence sont reconnus.
Les Puppi clean, des sacs en amidon de maïs pour ramasser les déjections canines.
Les espaces sanitaires canins ont une nouvelle signalétique.
Le Plan Local d’Urbanisme en
révision sur le site du Grand Montout
REC aménagement
CONCERTATION
Le Plan Local d’Urbanisme du Grand Lyon est mis en révision partielle sur le territoire de Décines.
Cette révision porte sur le site du Grand Montout, pressenti pour la réalisation du Grand Stade de l’Olympique Lyonnais.
S itué en limite est de Décines Charpieu et en bordure de la Ro- cade Est, le secteur du Grand Mon- tout représente un site de développe- ment stratégique de l’agglomération lyonnaise d’une superficie d’environ 70 hectares. Depuis plusieurs années, des projets de développement écono-
mique ont été envisagés sur ce site mais n’ont pas abouti. Aujourd’hui, ce site est pressenti pour accueillir le projet de Grand Stade de l’Olympi- que Lyonnais, d’une capacité de l’or- dre de 60 000 places.
Dès 1992, le Schéma directeur de l’agglomération lyonnaise « Lyon 2010 » avait en effet identifié comme une faiblesse pour l’agglomération lyonnaise le retard en matière de grands équipements sportifs. Sur la base de ce constat, il est apparu essentiel aux collectivités locales de rendre possible la réalisation d’équi- pements « nouvelle génération ».
L’implantation d’un tel équipement est de nature à conférer une dimen- sion métropolitaine et emblématique au site du Grand Montout, et au- delà, à l’Est de l’agglomération.
Cette implantation passe par une révision partielle du Plan Local
d’Urbanisme du Grand Lyon, qui a engagé une procédure de concer- tation préalable avec la population depuis le 1er octobre et jusqu’au 19 décembre. Afin d’accompagner l’in- formation sur le contexte de cette ré- vision, le Grand Lyon a ouvert début novembre une exposition, installée au 1, rue de la République à Déci- nes-Charpieu. Ouverte jusqu’au 15 décembre, cette exposition accueille le public les vendredis et samedis de 10 h à 15 h.
Des réunions publiques ont égale- ment été organisées à Meyzieu et Chassieu. Séance de rattrapage le 26 novembre à 19 h 30 au Toboggan de Décines.
Le dossier de concertation est téléchargeable sur www.grandlyon.com et mis à disposition dans les mairies des 57 communes du Grand Lyon et au siège de la Communauté urbaine (20 rue du Lac, 69003 Lyon).
Le site du Grand Montout est pressenti pour accueillir le futur Grand Stade.
Renaissance de la place Benoît Crépu
Après plusieurs années de travaux liés à la construction du parking, aux fouilles archéologiques qui ont mis à jour de véritables trésors puis à l’aménagement de la place, le quartier Saint- Georges a retrouvé sa quiétude. Faisant corps avec l’architecture, à l’image des places italiennes, la place Benoît Crépu a été conçue comme un espace sobre, polyvalent et ouvert.
Elle associe les fonctions d’une allée accompagnant
les bâtiments à celle d’un jardin constitué en esplanade, avec une aire de jeu occupant la partie centrale. Entre le quai et la place, une ligne d’eau et de végétation protège promeneurs et habitants de la circulation. Autour de l’église Saint-Georges, les jardins s’organisent en terrasse et prolongent l’ambiance végétale de la balme. Espaces intimes de proximité, ils offrent des usages variés, à la fois lieux de repos et de détente et espaces pédagogiques et ludiques.
La nouvelle philosophie de la place Voltaire
À l’issue d’un chantier de six mois, la place Voltaire découvre son
nouveau visage ; celui d’une place animée, avec l’aménagement de terrasses
« intimistes » pour les restaurants et d’espaces de repos ; une place colorée, revêtue d’un sol aux couleurs claires et chaudes en résonnance avec les façades des immeubles alentour, la présence de nombreuses touches végétales et l’installation d’un éclairage d’ambiance bleu ; une place sécurisée, enfin, offrant une meilleure visibilité, des cheminements piétons améliorés et des voiries rénovées.
Cœur d’Irigny
Irigny a dédié sa nouvelle place à l’Abbé Pierre.
L’espace est orné d’un monument simple et sobre, solide et résistant, à l’image de l’homme de foi désigné dix-sept fois personnalité préférée des Français.
Irigny abrite la demeure familiale de l’Abbé Pierre, rue du Vieux Port, et revendique 22 % de logements sociaux. Le seuil des 20 % fixé par la loi est en effet retenu par la fondation Abbé Pierre pour autoriser que soit donné à un lieu public le nom du fondateur des Compagnons d’Emmaüs.
environnement
REC
L’eau,
ressource
de solidarité
COOPÉRATION
Le Grand Lyon place son expertise en matière d’eau au service d’une quinzaine de pays en développement. Un partenariat présenté à l’occasion du Village de la solidarité, qui s’est déroulé place Bellecour du 16 au 18 novembre derniers.
REC Ques
tion à... Quel rôle a joué le Grand Lyon
dans la réalisation de votre projet humanitaire au Mali ?
Notre projet initial prévoyait la construction de six puits dans des vil- lages du nord malien, une zone enclavée en grand défi cit d’eau. Mais la mobilisation de nombreux partenaires fi nanciers a permis de revoir notre ambition à la hausse avec au fi nal dix puits forés. C’est le Grand Lyon qui a joué l’élément déclencheur en nous octroyant le Fonds de Solidarité Eau.
Outre l’aspect pécuniaire non négligeable, cette aide nous a apporté une reconnaissance, une validation de notre projet utile ensuite pour démar- cher d’autres bailleurs.
Solange Schwartzmann
de l’association SOS Sahel
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Le nombre par lequel les émissions de CO2 doivent être divisées d’ici à 2050 sur le Grand Lyon selon son plan Climat.
Une dizaine de projets a bénéfi cié du Fonds de Solidarité Eau.
R éduire de moitié la population n’ayant pas accès à l’eau dans le monde d’ici 2015... tel est l’objectif que se sont fi xés 191 États lors du Sommet de la Terre de Johannesburg, en août 2002. Le Grand Lyon contribue à sa manière à cet objectif en apportant une aide fi nancière aux collectivités locales du Sud, via le fonds de Solidarité pour l’Eau. Alimenté à parts égales par la Communauté urbaine et Veolia Environnement, ce fi nancement s’élève à 600 000 euros par an et vise à construire des infras- tructures améliorant l’accès à l’eau potable et à l’assainis- sement. Une dizaine de projets associatifs a déjà bénéfi cié du Fonds de Solidarité Eau, principalement en Afrique de l’Ouest et à Madagascar.
La direction de l’Eau du Grand Lyon mène également des actions de coopération décentralisée en « parrai- nant » des villes du Liban, de Palestine et de Madagascar au travers d’échange de personnel et d’accompagnement sur le terrain.
© Sos Sahel
À la découverte du cycle de l’eau
Dès janvier, la station d’épuration de Pierre- Bénite livrera tous ses secrets via un parcours pédagogique inédit. Une visite d’1h30 permettra au grand public et aux scolaires (après inscription) de découvrir les activités et le fonctionnement de cet équipement. Quinze panneaux expliquent chaque étape du cycle de l’eau au sein de cette station traitant annuellement plus de 40 000 m3 de matières de vidange Renseignements : 04 78 86 63 70.
Marchés plus propres
L’opération « Marchés propres », lancée en 2005, associe une dizaine de communes du territoire communautaire, dont Villeurbanne et Décines.
Pilotée par le Grand Lyon, elle consiste à distribuer sur les marchés, sacs et supports de rangement afin que les déchets ne s’éparpillent plus sur la voirie. Des agents sillonnent
aussi les allées à la rencontre des forains pour leur apprendre les bons réflexes et faire comprendre les avantages du recyclage.
Lutte contre le dépôt sauvage
Les communes du Grand Lyon se sont dotées d’une brigade « cadre de vie » contre les dépôts sauvages, parcourant les rues à la recherche des fraudeurs afin de les verbaliser.
Pour la collecte de ces déchets, ce sont en effet pas moins de 18 véhicules spécialisés qui sont mobilisés, avec des coûts de tri et de recyclage cinq fois supérieurs à la mise en déchèterie classique.
métiers
REC
Toutes les fi celles des métiers du Grand Lyon
REVUE D’EFFECTIF
Le Grand Lyon emploie 4 595 personnes, ce qui représente près de 200 métiers différents. Certains totalement inconnus du grand public.
S ’il est fréquent de croiser un agent de la propreté ou de la voirie, il est en re- vanche plus rare de rencontrer un préven- teur ou un chargé d’études. Pourtant, ces professions font partie des métiers exercés par le Grand Lyon. Avec 4 595 agents, la Communauté urbaine fonctionne comme une entreprise, dont l’activité est de con- tribuer au développement durable de l’ag- glomération et de fournir des services de qualité et de proximité aux quatre coins du territoire. Pour ce faire, elle dispose d’un budget de plus d’un milliard d’euros
par an.
82 % de ces missions sont d’ordre technique et couvrent un vaste spec-
tre allant de l’urbanisme (études sur l’aménagement urbain) à l’habitat, du développement économique (implantation des activités éco-
nomiques, soutien des fi lières en
évolution, valorisation de la recherche et de l’enseignement supérieur), à l’entretien des bâtiments et à la gestion de l’eau et de l’assainissement. Sans oublier les quelque 1 900 agents qui accomplissent le nettoie- ment des voies urbaines, la collecte et le traitement des déchets ménagers, ainsi que les 600 employés dédiés à la construc- tion et à l’entretien de la voirie.
Une fi lière technique qui emploie 92 % d’hommes tandis que les femmes sont issues, pour la majorité d’entre elles, du secteur administratif : fi nances, achats et marchés publics, ressources humaines, aff aires juridiques et communication. On constate cependant une féminisation gé- nérale des eff ectifs avec 23 % de femmes, une hausse de 2 % en cinq ans. Chaque année, 300 nouveaux collaborateurs sont recrutés.
www.grandlyon.com
42,6
La moyenne d’âge des salariés du Grand Lyon. Pour les femmes, elle s’élève à 42 ans et 4 mois et pour les hommes à 42 ans et 6 mois.
La fonction publique, pour qui ?
Mode d’accès principal à la fonction publique, le concours est ouvert à toute personne âgée d’au moins seize ans, de nationalité française ou ressortissante d’un état membre de l’Union Européenne. Quelques conditions de base : être à jour des obligations du service national, jouir de ses droits civiques, ne pas avoir subi de condamnation incompatible avec l’exercice de fonctions et remplir certaines conditions d’aptitudes physiques.
Il existe différents types de concours selon la filière (administrative, technique ou culturelle) et le niveau d’études (de CAP à Bac + 5). Une fois le concours réussi, c’est au lauréat de trouver un poste, comme dans le secteur privé.
www.rhone-alpes-lyon.
cnfpt.fr
née » avec… Dominique Bénatouil « Ma jour
La journée de l’ingénieur subdivisionnaire VTCE (Voirie Territoriale Centre Est) démarre dès 8h par une
réunion avec son équipe. Des présentations de projet en
mairie de Villeurbanne. En milieu de matinée,
arrivée sur le terrain...
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