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La Dernière Nui t de Don

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Do s s i e r p é d a g o g i q u e

L a De r n i è r e N u i t d e Do n J u a n

poème dramatique en deux parties et un prologue

de

Edmond Rostand

Théâtre Alchimic

1 au 20 novembre 2011

Une production du Théâtre Poétique - Richard Vachoux

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Ré s u m é d e l a p i è c e

Auteur du célèbre Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand revisite en 1911, avec

«La dernière nuit de Don Juan», le mythe du séducteur créé par Tirso de Molina en 1630. Le pièce ne sera jouée que trois ans après la mort de Rostand.

Elle débute au moment où s’arrête celle de Molière. Don Juan, emmené par la statue du Commandeur aux Enfers, négocie avec le Diable dix ans de vie supplémentaires car il lui «reste là-haut pas mal de mal à faire».

Au terme du sursis, sous les traits d’un marionnettiste, Le Diable vient chercher Don Juan, alors à Venise.

Ravi d'affronter enfin cet adversaire, Don Juan l'invite à partager avec lui un dernier dîner. Le face-à-face entre le Diable et Don Juan prend la forme d’un procès.

L’enjeu de cette confrontation n’est pas de savoir si le démon marionnettiste par- viendra à emporter Don Juan en Enfer, mais de lui montrer l’échec de son exis- tence purement hédoniste. Don Juan croyait avoir «possédé» et «connu» 1003 femmes, le Diable lui démontre le contraire.

Costume pour La dernière nuit de Don Juan par Georges Barbier, 1921

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L a p i è c e

L’é m e r g e n c e d u f é m i n i s m e o u l a f e m m e l i b r e d e s e s c h o i x

Les ombres des 1003 femmes apparaissent une à une masquées. Don Juan ne peut en reconnaître aucune, lui qui affirmait les avoir possédées toutes et que

«posséder, c’est connaître !»

Ce sont les femmes qui ont «voulu» Don Juan et ne lui ont montré qu’un masque d’elles-même, mais jamais leurs âmes : «Tu n’as eu que toutes les femmes, mais pas une !»

La femme n’est plus présentée comme femme-objet. Elle est vengeresse et se révèle aussi manipulatrice que l’homme dans un jeu de miroirs savamment articulé.

Celui qui avait cru duper est alors dupé.

En ce début du XXe siècle, la pièce de Rostand, en développant les thèmes de domination, de conquête et de séduction, évoque l’émergence du féminisme : la femme s’émancipe, elle n’est plus passive face au désir amoureux de l’homme, mais choisit librement d’être son jouet.

« L e m o n d e e n t i e r n’e s t q u’u n t h é â t r e », Sha k e s p e a r e

La métaphore du théâtre est également très présente tout au long de la pièce.

L’oeuvre de Rostand nous présente un Don Juan, qui non seulement est manipulé par le Diable - montreur de marionnette; mais qui a été manipulé par les femmes tout au long de sa vie.

Le monde ne fut pour lui qu’un théâtre dans lequel il fut une marionnette, condition dans laquelle le Diable va le réduire pour l’éternité.

Le mythe de Don Juan perdure dans une réalité théâtrale, en tant que représenta- tion éternellement populaire.

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Do n J u a n

Don Juan est chez Rostand toujours le héros sublime et insolent tel qu’il apparaît chez Molière ou Mozart, mais la pièce ne dépeint pas ici la vie hédoniste du per- sonnage, mais ce qu’il en reste.

Don Juan souhaite aller en Enfer en «héros», il désire l’Enfer des personnages les plus illustres. Il pense avoir laissé une trace dans l’histoire de l’humanité. Le Diable va lui montrer le vide de son existence.

Le jouissance n’est plus présentée comme but premier. Don Juan réalisera qu’une vie sans création ou connaissance est totalement perdue. Il n’aura vécu que sur un reflet.

Don Juan : Non ! au moment qu’on meurt il faut avoir créé Tu ne peux pas savoir ce que je souffre ! Le Diable : Hé ! hé !

Don Juan : Oh ! que rien de vivant de mon souffle ne vienne ! La connais-tu, cette souffrance !

Le Diable : C’est la mienne !

C’est ça l’enfer. Aucun créateur n’est là-bas.

L’Enfer n’est pas celui de Dieu et de sa punition face au pécheur, mais c’est l’enfer personnel du héros, celui qu’il s’est construit tout au long de sa vie, le Diable de- vient l’incarnation de son vice, les femmes son double.

Monter «La dernière nuit de Don Juan» permet de rassembler les différents mythes du héros et de le présenter comme un personnage théâtral qui hantera à jamais l’inconscient collectif.

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L a s c é n o g r a p h i e

Une route menant Don Juan à sa fin. Une boite noire. Venise.

Une route suspendue, inclinée, va se rétrécir et acculer Don Juan, il n’y a aucun moyen de s’échapper. Don Juan sera amené sans se rendre compte à tomber dans un théâtre de marionnettes.

Autour, dans une boite - celle du théâtre de marionnette, celle de l’enfermement - Venise la cité d’eau, cité du reflet.

Venise, le Grand Canal, la nuit

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L’a u t e u r

EDMOND ROSTAND (1868 - 1918)

« Soyez vous-mêmes des petits Cyrano, ayez du panache, ayez de l’âme ! »

Edmond Rostand est né à Marseille, le 1er avril 1868.

Il a seize ans lorsqu’il passe son baccalauréat. L’année suivante, Edmond Rostand écrit une pièce restée inédite, «Les Petites manies», où il dresse une série de por- traits de personnes ridicules et insupportables, ainsi qu’une nouvelle intitulée «Mon La Bruyère».

Pendant ses études de droit, Rostand, commence à écrire des poésies lyriques.

Pour avoir disserté sur Honoré d'Urfé et Émile Zola, deux romanciers de Provence, il remporte en 1887 un prix de l'Académie de Marseille. Il a vingt ans, lorsque le théâtre de Cluny monte sa première pièce, un vaudeville : «Le Gant rouge». En 1889, il publie son premier recueil poétique «Les Musardises», sans écho.

Le jeune écrivain épouse le 8 avril 1890 Rosemonde Gérard. L’année suivante, elle donne naissance à un premier fils, Maurice, futur poète et dramaturge. Son frère Jean, le célèbre biologiste et également académicien, naîtra trois ans plus tard, le 30 octobre 1894.

Edmond Rostand présente à la Comédie française, en 1894, «Les Romanesques».

Cette pièce est déjà l’ébauche d’un style fantaisiste et poétique. Passionné par le théâtre, il écrit pour la célèbre actrice Sarah Bernhardt deux autres pièces, «La Princesse lointaine», en 1895 et «La Samaritaine» en 1897. Encouragé par ce pre- mier succès, Edmond Rostand, poursuit son œuvre.

Le 28 décembre 1897, au théâtre de la porte Saint Martin à Paris, se joue la pre- mière de «Cyrano de Bergerac» une comédie héroïque, qui apporte à son auteur une renommée immédiate.

En 1900, Edmond Rostand signe son deuxième succès avec «L’Aiglon». Un an plus tard, l’écrivain est élu à l’Académie française. En 1903, il lit sous la coupole son discours de réception écrit en prose. C’est le plus jeune académicien, il n’a que 33 ans.

Mais Rostand contracte une pleurésie. Il se fait soigner à Cambo-les-Bains, au Pays basque. Il y construit une superbe villa, « Arnaga » où il se réfugie pour écrire.

Il prépare une autre pièce : «Chantecler», dont la première représentation aura lieu

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en 1910, joué par Lucien Guitry, père de Sacha. Cette pièce, très attendue, n’ob- tient pas le succès qu’espérait Rostand. Le public est déçu.

La première guerre mondiale éclate et Rostand publie de brillantes compositions de circonstance, rassemblées sous le titre «Le Vol de la Marseillaise».

Le 11 novembre 1918 il assiste à la victoire des troupes alliées à Paris. Il contracte la grippe espagnole qui l’emportera quelques semaines plus tard. Edmond Rostand meurt le 2 décembre 1918. Il avait 50 ans.

Edmond Rostand

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L a c o m p a g n i e

Le Théâtre Poétique

Richard Vachoux crée en 1955 le Théâtre Poétique, compagnie qu’il dirige jusqu’en 1962, mettant en scène - souvent pour la première fois en Suisse - des auteurs contemporains tels que Audiberti, Obaldia, Michaux, Ionesco ou Grass. La dé- marche artistique de cette troupe s’impose vite comme une force créatrice indis- pensable et place l’action culturelle de Genève à un tournant.

La compagnie devient Théâtre Poétique de l’Orangerie en 1974, faisant pour la pre- mière fois de ce lieu un théâtre.

Le Théâtre Poétique défend une conception du théâtre propre à la situation de cet art dans l’actualité. Avec l’avènement de l’image dans les arts et les médias, le théâtre s’est laissé dessaisir de l’imaginaire qu’il avait progressivement élaboré en lui-même et pour la société. Une des réponses à ce rapt de l’imaginaire s’enracine dans la notion de théâtre poétique, où le spectateur ne s’identifie plus au person- nage, mais à l’action du langage. L’acteur n’incarne plus un personnage dans le- quel le spectateur se reconnaît, l’acteur est le nouveau lieu de théâtralité. Il devient le point de passage du mot vers le corps ou celui du corps vers le mot.

Quelques récentes productions du Théâtre Poétique :

Monsieur Pirandello, on vous demande au téléphone de Tabucchi au Théâtre du Grütli en 2001, Théâtre/Roman de Aragon à la Comédie de Genève et

Mallarmé ou l’après-midi d’un faune au Théâtre de Carouge en 2004,

Ionesco, images d’enfances en mille morceaux au Théâtre du Crêve-Coeur en 2005.

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Di s t r i b u t i o n

Co-mise en scène : Richard Vachoux - Yanouchka Wenger Sabbatini

Assistante : Pascale Vachoux

Don Juan : Maximilian Führer

Les 1003 femmes : Pascale Vachoux

Le Diable : Caroline Cons

Sganarelle, Polichinelle, le pauvre,

la statue : Michel Favre

Scénographie : en cours de distribution Costumes - Accessoiriste : Eva Heymann

Création lumières - régie : Claire Firmann

Production : Théâtre Poétique Richard Vachoux Administration et

relations publiques : Eva Kiraly Conseiller musical : Luca Sabbatini

Ev é n e m e n t a u t o u r d u s p e c t a c l e

Mercredi 2 novembre à l'issue de la représentation

Mais qui est Don Juan? : multiples visages d'un séducteur mythique

Extraits en lecture de différentes oeuvres sur Don Juan

En collaboration des élèves du Conservatoire populaire sous la direction de Michel Favre

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L’é q u i p e a r t i s t i q u e

Ri c h a r d Va c h o u x , m e t t e u r e n s c è n e

Fondateur du Nouveau Théâtre de Poche et du Théâtre de l’Orangerie, il dirige la Comédie de Genève de 1974 à 1982. Il y oeuvre à l’instauration d’un véritable théâtre d’art romand. Fondateur et doyen de l’ESAD, il consacre une grande part de sa carrière à l’enseignement ; la plupart des acteurs genevois sont passés par ses classes.

En tant qu’acteur, il travaille avec des metteurs en scène prestigieux : Jean Vilar, André Steiger, Charles Apotheloz, Marcel Bluwal, Gérard Carrat, Lluis Pasqual; au cinéma C. Goretta et J.J. Lagrange.

Il a mis en scène plus de 100 réalisations, dont de nombreuses créations suisses.

En 2010, il crée Madame fait ce qu’elle dit de Roland Dubillard au Théâtre du Crè- ve-Coeur.

Yan o u c h k a Wen g e r Sa b b a t i n i, m e t t e u r e n s c è n e

Après des études d’histoire de l’art qui l’ont conduite à Paris et à Londres, Yanou- chka Wenger se forme en tant que comédienne aux Cours Florent à Paris et à la Royal Academy of Dramatic Arts de Londres, dans le registre shakespearien.

A Genève, elle débute en tant qu’assistante de mise en scène au Théâtre de Ca- rouge avec Georges Wod et Richard Vachoux. Elle collaborera avec ce dernier en tant que comédienne et metteur en scène dans de nombreux spectacles, notam- ment : Théâtre/Roman de Aragon à la Comédie de Genève, Mallarmé ou l’Après- midi d’un faune d’après Mallarmé au Théâtre de Carouge en 2004, et, plus récem- ment dans Les poètes en prière en l’église de Choulex.

En tant que comédienne, elle travaille avec André Steiger, Slavomir Schwatovski, Mony Rey et Marielle Pinsard en Suisse romande, ainsi qu’avec Andrew Visnievski à Londres.

M a x i m i l i a n Fü r er, Don J u a n

Lorsqu'il termine ses études à l’ESAD en 1996, il a déjà plusieurs expériences professionnelles, comme au théâtre de l'Orangerie, ou dans un atelier au Grütli sous la direction de Manfred Karge, ou encore par la co-création d'une pièce pour enfant.

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Il vogue alors sur de nouveaux projets, telle une promenade poétique aux sonorités de Rilke à l'Orangerie, avec Richard Vachoux. En 1997, il entreprend d’explorer d'autres rivages que ceux de la comédie, qu'il n'a cesse de rejoindre soit par le jeu, soit en prenant part aux activités d'une association active dans la production audio- visuelle.

Récemment, on a pu le voir dans Les poètes en prière en l’église de Choulex.

Ca r o l i n e Co n s, l e Di a b l e

Caroline Cons a suivi sa formation au Conservatoire de Genève, puis a passé trois ans dans la Compagnie de P. Hotttier à Paris.

D'origine française, elle a travaillé avec divers metteurs en scènes et réalisateurs aussi bien pour le théâtre de répertoire classique que pour le théâtre contemporain ou de création ainsi que pour le cinéma et la télévision.

Comédienne éclectique, elle a récemment interprété Phèdre de Racine, Mara de Claudel, divers profils dans une série TV "La vie de bureau". Elle apparaîtra pro- chainement dans le long métrage d'Yves Matthey "BOB".

Quand Richard Vachoux lui a proposé de jouer le Diable dans la pièce de Rostand

"La dernière nuit de Don Juan", elle s'est lancé le défi d'ajouter deux cornes à son arc.

Pas c a l e Va c h o u x , l e s 1 0 0 3 f e m m e s & a s s i s t a n a t

Depuis sa sortie du Conservatoire de Genève (ESAD) en 1988, elle a joué un peu partout en Suisse Romande, puis en Belgique. Elle a travaillé sous la direction de nombreux metteurs en scènes. Parmi eux, Mauro Bellucci, Nicolas Buri et Domi- nique Ziegler, Françoise Courvoisier, Camille Giacobino, François Marin, Philippe Morand, Raoul Pastor, Frédéric Polier, Valentin Rossier, André Steiger, Claude Stratz, Richard Vachoux, Daniel Wolf, Michel Wright et Gérard Desarthe.

Récemment sur les scènes de Suisse Romande, on a pu la voir dans « Au bout du rouleau » de Manon Pulver, « L’amour en quatre tableaux » de Lukas Bärfuss, sous la direction de Gérard Desarthe, et « Petits crimes conjugaux » de E.-Emmanuel Schmitt. Dernièrement, elle a joué dans « Eyolf » de Ibsen, sous la direction de Raoul Teuscher à Lausanne, Genève et Fribourg.

En 2005, elle réalise un rêve : danser. Elle crée « Carnet de Bal » où se ren- contrent la parole et le mouvement avec la complicité d’Isabelle Bosson et Mara Vi- nadia. Pascale Vachoux est également professeur d’Art dramatique au Conserva-

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M i c h e l Fav r e, Sg a n a r e l l e, Pol i c h i n e l l e, l e p a u v r e

Comédien et metteur en scène, diplômé de l'ESAD (Genève) en 1987, il a joué sous la direction de nombreux metteurs en scène romands, tels que Philippe Lu- scher, Isabelle Matter, Fréderic Polier, Valentin Rossier, Martine Charlet, Miguel Fernandez, Bernard Meister, Philippe Morand, Philippe Mentha, Benno Besson et bien d'autres.

En tant que metteur en scène, il a présenté de nombreux spectacles parmi les- quels: «Johnnie Cœur » de Romain Gary, « Le Saperleau » de G. Bourdet, « Pa- nique » d'après R.Topor , « Apéro » d'ap. Jean-Marie Gouriot, «L'Habilleur» de R.

Harwood, « L’Inconvenant »de G. Bourdet, « Vassa Geleznova » M. Gorki , « La Petite pièce en haut de l’escalier » C. Fréchette.

A côté de son travail artistique, il est professeur d'art dramatique au Département de l'Instruction Publique de Genève, et d'Interprétation au Conservatoire Populaire de Genève.

Si vous le souhaitez, vous pouvez consulter les CV complets des artistes sur www.comedien.ch

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I n f o r m a t i o n s g é n é r a l e s

du 1er au 20 novembre 2011 > création Horaires :

mardi, jeudi et vendredi à 20h30; mercredi, samedi et dimanche à 19h00 relâche: les lundis et exceptionnellement le mercredi 9 novembre

supplémentaire : le dimanche 20 novembre à 16h00

Réservations:

en ligne sur la page du spectacle www.alchimic.ch par téléphone: 022 301 68 38

Contact:

Théâtre Alchimic Madame Eva Kiraly 10, avenue Industrielle 1227 Carouge – Genève 076 382 20 82

[email protected] www.alchimic.ch

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