C
HAPITRE21 - E
NDOMORPHISMES DES ESPACES EUCLIDIENS Exercice 21.11. rotation d’axe
1 1 0
d’angle+π/6.
2. réflexion orthogonale par rapport au plan d’équationx−2y+3z=0 3. rotation d’axe
1 1 1
d’angle+π/6.
4. rélexion-rotation autour de
0 1 1
d’angleθavec cosθ=7 9 . Exercice 21.2
Deux possibilités pour cet exercice :
→ on se place dans une base adaptée : on fixeu=p1 3
1 1 1
, on complète en une base orthonormée (u,v,w) avecv=p1 2
1
−1 0
etw=u∧v. Dans cette base, la matrice derest sous la forme standard. On détermine les coordonnées dee2ete3dans cette base afin d’écrire la relation r(e2)=e3. On obtient alors cosθet sinθpuis avec un changement de bases, la matrice derdans la base canonique.
→ On travaille directement dans la base canonique. La matrice derestAavec
A=
a 0 a′ b 0 b′ c 1 c′
.
On ecrit le fait queAest orthogonale :c′=c=0,a2+b2=1,a′2+b′2=1 etaa′+bb′=0. On a alorsa=cosθ,b=sinθ,a′= −sinθ′etb′=cosθ′ (par exemple, c’est pour simplifier) avec sin(θ′−θ)=0. Ainsiθ′=θouθ′=θ+π. On a
A=
cosθ 0 −sinθ′ sinθ 0 cosθ′
0 1 0
. Le déterminant deAdoit être égal à 1, ce qui nous place dans la situationθ′=θ+π.
A=
cosθ 0 sinθ
sinθ 0 −cosθ
0 1 0
.
Enfin le vecteur d’axe doit être invariant, ce qui donne cosθ+sinθ=1 et−cosθ+sinθ=1. Ainsi cosθ=0 et sinθ=1. Finalement
A=
0 0 1
1 0 0
0 1 0
. C’est une rotation d’angle+2π/3 autour de l’axe dirigé par (1, 1, 1).
Exercice 21.3
1. Le coefficient (j,j) de la matricetA Aest égal à Xn
i=1
ai2,j. CommetA A=In, on en déduit que∀j∈J1 ;nK, Xn
i=1
a2i,j=1, donc en sommant surj variant de 1 àn, on a X
1Éi,jÉn
a2i,j=n. On peut le voir en écrivant que le carré de la norme de chacune des colonnes deAvaut 1. En ajoutant ces normés au carré, on trouve la somme des carrés des coefficients deA, et égalementn.
2. SoitVle ecteur colonnet(1, . . . , 1). Laièmecoordonnée deAVest égale à Xn j=1
ai,j, donc X 1Éi,jÉn
ai,j=(AV|V). Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
¯¯
¯¯
¯ X 1Éi,jÉn
ai,j
¯¯
¯¯
¯É kAVkkVk = kVk2=n.
3. Commeai,j∈[−1, 1], on saitai2,jÉ |ai,j|. En sommant pourietjvariant de 1 àn, on obtient X 1Éi,jÉn
|ai,j| Ê X 1Éi,jÉn
a2i,j=nd’après la première question. Par inégalité de Cauchy-Schwarz dansR(n2), on a
X 1Éi,jÉn
|ai,j| ≤ s X
1Éi,jÉn a2i,j
s X 1Éi,jÉn
1=n s X
1Éi,jÉn
ai2,j=np n.
Exercice 21.4
La matriceAest symétrique cartA=In−2t(UtU)=A. On a donctA A=A2. Par ailleurs, on a A2=(In−2UtU)2=In−4UtU+4utUUtU. Or tUU=1, si bien queutUUtU=U(tUU)tU=UtU. FinalementtA A=In. La matriceAest donc orthogonale, mais également symétrique. C’est donc la matrice d’une symétrie orthogonale. Il reste à déterminer les vecteurs invariants parA. SoitX∈Mn,1(R) tel queAX=X. Cela équivaut à l’équation (E) : 2utU X=0. SiUest le vecteurt(u1, . . . ,un) etSle vecteurt(x1, . . . ,xn), l’équation (E) est équivalente à (
Xn
i=1
uixi)u=0. Comme le vecteuruest non nul, l’espace invariant est l’hyperplan d’équation
Xn i=1
uixi=0. La matriceAest donc une réflexion orthogonale par rapport à l’hyperplan orthogonal au vecteurU.
Exercice 21.6
La matriceMest diagonalisable donc il existeP∈On(R) et des réelsλ1, . . . ,λntels queM=Pdiag(λ1, . . . ,λn)P−1. L’égalitéMp=Inentraîne que
∀i,λpi =1, doncλi∈{−1, 1}, d’oùλ2i =1, ce qui donne immédiatement queM2=P InP−1=In. Exercice 21.7
On utilise la relation X 1Éi,jÉn
ai2,j=tr (tA A)=tr (A2) (carAest symétrique). La matriceAest symétrique et réelle, elle est donc diagonalisable dans une base orthonormale. Il existe une matrice orthogonalePtelle queP−1AP=DoùD=diag(λ1, . . . ,λn). On a alorsA=P DP−1etA2=P D2P−1. En passant à la trace, on obtient tr (A2)=tr (P D2P−1)=tr (D2P−1P)=tr (D2), d’où le résultat.
Exercice 21.8
La matricetA Aest symétrique réelle. Elle est donc diagonalisable. Il existePinversible (et même orthogonale) telle quetA A=P DP−1oùDest diagonale de diagonaleλ1, . . . ,λn. Alors
det(In+tA A)=det(In+P DP−1)=det(P) det(In+D) det(P−1)= Yn
k=1 (1+λk).
Puisque les valeurs propres sont à peu près quelconques, on s’intéresse à chaque facteur 1+λk. La matricetA Aest positive : sitA AX=λXpourX6=0, on obtient en multipliant partX,kAXk2=λkXk2. Ainsi Sp(A)⊂R+. On obtient det(In+tA A)Ê1.
Exercice 21.9
Considérons l’applicationϕ:V7→(cosθ)V+(sinθ)e∧V+(1−cosθ)(e|V)e. On veut montrer queρ=ϕ.
→ Première méthode :il suffit de le vérifier sur une base deE, de préférence une base adaptée dans laquelle les calculs sont faciles, c’est-à-dire une base orthonormale dont le premier vecteur este. On note cette base (e,e1,e2). Alors
ϕ(e) = (cosθ)e+(sinθ)e∧e+(1−cosθ)(e|e)e
= (cosθ)e+(1−cosθ)e=e=ρ(e)
ϕ(e1) = (cosθ)e1+(sinθ)e∧e1+0=(cosθ)e1+(sinθ)e2=ρ(e1) ϕ(e2) = (cosθ)e2+(sinθ)e∧e2+0=(cosθ)e2+(sinθ)(−e1)=ρ(e2).
Commeρetϕcoïncident sur une base, elles sont donc égales.
→ Deuxième méthode :on noteD=Vect(e) etPle plan orthogonal àD. SoitV∈E. On écritV=(e|V)e
| {z } surD
+(V−(e|V)e)
| {z } surP
. On notew=V−(e|V)ela composante surP. On remarque quee∧w=e∧V−0. Ce vecteur est orthogonal àeet àw. Commeeetwsont orthogonaux, il est de même norme quew(eest unitaire). La base (e,w,e∧w) est directe etρ(V)=(e|V)e+(cosθw+sinθe∧w). En remplaçante∧wpare∧V, on obtient
ρ(V) = (e|V)e+cosθ(V−(e|V)e)+sinθe∧V
= cosθV+sinθe∧V(1−cosθ)(e|V)e.
Exercice 21.10
→ On noteeiθete−iθles deux valeurs propres (elles sont conjuguées car le polynôme caractéristique deAest à coefficients réels). SoitXun vecteur propre deApour la valeur propreeiθ. On noteX=Y+i ZavecY,Z∈M2,1(R). On aAX=e−iθX(en conjugant) si bien deXest vecteur propre pour la valeur propree−iθ.
→ On développeAX=eiθX:
AY+i AZ=(Ycosθ−Zsinθ)+i(Ysinθ+Zcosθ).
On a par conséquentAY =Ycosθ−ZsinθetAZ=Ysinθ+Zcosθ. Si on prouve que (Z,Y) est une base deM2,1(R), alors la matrice, dans cette nouvelle base, de l’endomorphisme canoniquement associé àAsera
µcosθ −sinθ sinθ cosθ
¶
→ S’il existeλ∈Rtel queZ=λY, alorsX=(1+iλ)Y etX=(1−iλ)Y. Les vecteursXetXsont alors colinéaires (dansC) et ne peuvent former une base de vecteurs propres (on peut aussi le démontrer en utilisant le fait queY =1
2 (X+X) etZ= 1
2i(X−X) puis écrire une combinaison αY+βZ=0 et prouver l’indépendance linéaire). Finalement (Z,Y) est libre donc est une base deM2,1(R). Cela termine la démonstration.
Exercice 21.12
On commence par réduire la matriceA(en base orthonormée mais ce n’est pas obligatoire). Elle est semblable à une matrice diagonale par blocs D=(−Im,Rθ1, . . . ,Rθk) avecRθimatrice d’une matrice d’angleθiet lesθisont dans ]−π, 0[∪]0,π[ : il existeQ∈On(R) telle queA=QDQ−1. On a alors Ap=QDpQ−1etAp est convergente si et seulement siDpest convergente (puisqu’on a égalementDp=Q−1AQ). OrDkest la matrice diagonale (−Imp,Rpθ1, . . . ,Rpθk) - elle ne converge jamais (pas si immédiat que ça, mais ça se fait avec des suites extraites par exemples). On s’intéresse à la suite des moyennes.
→ Sur la partie−Im, on obtient, suivant la parité, 0 ou− 1
p+1Imet cette partie tend vers 0.
→ On s’intéresse au cas d’une matriceRθ. On aRθ=P−1DθPpour une certaine matrice de passageP∈GLn(C) etDθla matrice
Ãeiθ 0 0 e−iθ
! . On calcule et simplifie la moyenne ce qui donne
Rp θ=P−1
µSθ,p 0 0 S−θ,p
¶ P
oùSθ,p= 1 p+1
Xp
k=0
(eiθ)k= 1 p+1
1−ei(p+1)θ 1−eiθ
, de limite nulle lorsqueptend vers+∞. Finalement, la limite deBpest nulle.
Exercice 21.14
1. Soity=tX AX, alorsy∈M1,1(R) etty=y. Cela donnetX AX=tX(−A)X, puistX AX=0.
2. SoitX∈Mn,1(R) tel que (In+A)X=0. En multipliant partX, on obtienttX X+tX AX=0=tX X= kXk2. AinsiX=0 etIn+Aest inversible (l’endomorphisme canoniquement associé est injectif ).
3. La transposition commute avec le passage à l’inverse, donctB=t(In−A)t(In+A)−1, d’oùtB=(In+A)(In−A)−1, orIn+Acommute avec In−Adonc avec son inverse, d’oùtB B=In, doncBest orthogonale.
4. On a detB=det(In−A)
det(In+A), or det(In+A)=dett(In+A)=det(In−A), d’où detB=1, doncB∈On(R).
Exercice 21.16
1. Puisqueaest unitaire〈a,x〉aest le projeté dex surD=Vect(a). Un petit dessin et on se rend compte quefaest la symétrie orthogonale par rapport à l’hyperplan orthogonal àa. On peut le montrer différemment. Soite1=aete2, . . . ,enune base orthonormée deH=D⊥. On a fa(e1)= −e1etfa(ek)=eksik∈J2 ;nK. La matrice defadans la base orthonorméeB=(e1, . . . ,en) est diagonale de diagonale (−1, 1, . . . , 1). On retrouve la symétrie orthogonale par rapport àH.
2. Soith=g◦fa◦g−1. En tant que composée d’endomorphismes orthogonaux,hest un endomorphisme orthogonaux. Siy=g(x)∈g(H) alors h(x)=g(fa(x))=g(x)=y. Les éléments deg(H) sont invariants parh. De mêmeh(g(a))= −g(a). Ainsihest la symétrie orthogonale par rapport à l’hyperplang(H).
Exercice 21.17
CommetB=AtA−tA A=B, la matriceBest symétrique et réelle. Elle est donc diagonalisable dans une base orthonormale avec, d’après l’énoncé, des valeurs propres toutes positives. Or trB=tr (AtA)−tr (tA A)=0 est la somme des valeurs propres. Les valeurs propres sont donc toutes nulles etB est semblable à la matrice nulle doncBest nulle.
Exercice 21.18
1. voir cours
2. Pour tout vecteurxde norme 1, on a (f(x)+g(x)|x)=(f(x)|x)+(g(x)|x)Ê(f(x)|x)+λ(g). On obtient ainsi, pour toutxde norme 1, (f(x)|x)+ λ(g)ɵ(f+g). On passe à la borne supérieure sur tous les vecteurs de norme 1, et on obtientµ(f+g)≥µ(f)+λ(g).
Exercice 21.19
1. CommeAcommute avec sa transposée, on a (tA A)p=(tA)pAp=0. On en déduit que toutes les valeurs propres detA Asont nulles. Or cette matrice est symétrique donc diagonalisable, on en déduit qu’elle est nulle.
2. On sait que tr (tA A)= X 1≤i,j≤n
a2i j, donc cette somme est nulle, ce qui entraîne que tous ses termes sont nuls, donc queAest nulle.
Exercice 21.20
1. Puisqueuest un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien, il existe (e1, . . . ,en) base orthonormale de vecteurs propres associées aux valeurs propresλ1, . . . ,λn. Six=
Xn
i=1
xiei, alorsu(x)= Xn
i=1
λixieiet (x|u(x))= Xn
i=1
λix2i. On remarque notamment (cela servira par la suite), que pour toutx∈E, on a (x|u(x))Éλnkxk2. Enfin on a (x|u(x))−λnkxk2=
Xn i=1
(λi−λn)x2i. Pour touti∈J1 ;nK, on a (λi−λn)xi2É0. La somme précédente est une somme de termes négatifs. Elle est nulle seulement lorsque, pour touti∈J1 ;nK, on a (λi−λn)xi2=0. Lorsqueλi<λn, cela donnexi=0 et il ne reste plus que des coefficients sur les vecteurs propres associés à la valeur propreλn. Sixvérifie (x|u(x))=λnkxk2, alors x∈ker(u−λnIdE). La réciproque est immédiate (et peut se faire en même temps que le sens direct).
2. D’après la question précédente, le vecteurxest un vecteur propre deupour la valeur propreλnsi et seulement si (x|u(x))=λnkxk2. Notons ai j les coefficients de la matrice deudans la baseB. On a (x|u(x))= X
1Éi,jÉn
xixj(ei|u(ej)) et puisque la baseBest orthonormale, on a (ei|u(ej))=ai j. Ainsi (x|u(x))= X
1Éi,jÉn
ai jxixj. De même, on a (y|u(y))= X 1Éi,jÉn
ai j|xi||xj|. Or tous les coefficientsai j sont positifs, et
on a X
1Éi,jÉn
ai j|xi||xj| Ê X 1Éi,jÉn
ai jxixj =λnkxnk2. On a égalementkyk2= Xn
i=1
|xi|2= kxk2. Par conséquent, on obtient (y|u(y))Êλnkyk2. Puisqueλnest la plus grande des valeurs propres, on a, pour toutz∈E, (z|u(z))Éλnkzk2(voir au début). On a donc à la fois (y|u(y))Êλnky|2 et (y|u(y))Éλnkyk2. D’où (y|u(y))=λnkyk2, et, d’après la première question, cela équivaut àyvecteur propre pour la valeur propreλn. Soitx=
Xn i=1
xieiun vecteur propre associé à la valeur propreλk. On a de nouveau (u(x)|x)=λkkxk2= X iÉi,jÉn
ai jxixj. On obtient alors
|λk|kxk2=¯
¯ X iÉi,jÉn
ai jxixj¯
¯≤ X 1Éi,jÉn
|ai jxixj| = X 1Éi,jÉn
ai j|xi||xj|,
puisque les coefficientsai jsont positifs. Soity= Xn i=1
|xi|ei. On a d’une part (u(y)|y)= X 1Éi,jÉn
ai j|xi||xj| Ê |λk|kxk2, et d’autre part, (u(y)|y)É λnkyk2. On a égalementkyk2= kxk2=
Xn i=1
xi2. On obtient alors|λk|kxk2É(u(y)|y)Éλnkxk2et finalement|λk| Éλn. Exercice 21.21
SoitP une matrice orthogonale telle queP−1SP=tP SP =D est diagonale de diagonaleλ1, . . . ,λn. On a, siΩ∈On(R), tr (ΩS)=tr (ΩP DtP)= tr ((tPΩP)D).
→ la matricetPΩPest orthogonale comme produit de 3 matrices orthogonales
→ plus précisément, l’applicationΩ7→tPΩPest une bijection deOn(R) sur lui-même (attention ce n’est pas un espace vectoriel) : on vérifie que l’application réciproque estΩ′7→PΩ′tP(qui va bien deOn(R) dans lui-même). Ainsi les matricestPΩPdécriventOn(R), ce qui donne
max{tr (Ω.S),Ω∈On(R)}=max{tr (Ω.D),Ω∈On(R)}
→ On a tr (Ω.D)= Xn i=1
λiΩ[i,i]É Xn i=1
λiavec égalité pourΩ=In.
→ On en déduit que max{tr (Ω.S),Ω∈On(R)}=trS.
Exercice 21.22
Notonsλ1, . . . ,λnles valeurs propres deA. On a 1+(detA)1/n=1+(λ1···λn)1/n. Il existePinversible telle queA=P DP−1avecD=diag(λ1, . . . ,λn).
AlorsIn+A=PC P−1avecC=diag(1+λ1, . . . , 1+λn). On est donc ramené à montrer que pournréels positifs, 1+(λ1···λn)1/nÉ
Yn
k=1
(1+λk)1/n.
On se doute bien que cela revient à montrer une bonne inégalité de convexité... le tout est de trouver laquelle. On essaie de se rapprocher de l’écriture classique. On remarque que dès que l’un desλiest nul alors l’inégalité est automatiquement vérifiée. On suppose qu’ils sont tous strictement positifs.
Cela devient équivalent à
ln³
1+(λ1···λn)1/n´ É1
n Xn
k=1
ln(1+λk).
Pour se ramener à une écriture usuelle, on utilise simplement exp(lnu)=usiu>0. On noteµi =lnλi et on se ramène à montrer la propriété équivalente suivante :
ln Ã
1+exp Ã1
n Xn
k=1 µk
!!
É1 n
Xn
k=1
ln(1+exp(µk)).
On notef:x7→ln(1+ex). L’inégalité est alors
f Ã1
n Xn
k=1 µk
! É1
n Xn
k=1 f(µk).
Il ne reste plus qu’à montrer quef est convexe. On dérive f′(x)= ex
1+ex = 1
1+e−x etf′′(x)= − −e−x (1+e−x)2Ê0 Exercice 21.23
1. La matriceAest orthogonalement semblable à une matrice diagonaleDà diagonale strcitement positive. Il existePorthonormale telle que A=P DP−1=P DtP.
→ SiD=diag(λ1, . . . ,λn), on noteRla matriceR=diag(p λ1, . . . ,p
λn) (car lesλisont positifs). On aR2=D. Alors A=P DtP=P R2t=(P RtP)(P RtP)=C2
avecC=P RtP. Cette matrice est symétrique et ses valeurs propres sont également strictement positives.
→ On atM=tC−1tBtC−1=(tC)−1B(tC)−1=MpuisqueBetCsont symétriques. SoitXun vecteur colonne. On a, toujours puisqueCest symétrique,
tX M X=t(C−1X)B(C−1X)=tY B Y
avecY =C−1X. PuisqueBest symétrique positive, alorstX M X=tY B Y Ê0, pour tout vecteur colonneX. On en déduit que la matrice symétriqueMest positive et que ses valeurs propres sont positives.
→ On aB=C MC, detB=detC2detM=detA. detMetA+B=C2+C MC=C(In+M)Cd’où det(A+B)=detC2. det(In+M). On est donc ramené à montrer que 1+detMÊdet(In+M) avecMsymétrique positive. On diagonaliseM. Si on noteµ1, . . . ,µnles valeurs propres de M(toutes positives), on a 1+detM=1+µ1. . .µnet det(I+M)=
Yn k=1
(1+µi). Lorsqu’on développe ce produit, on fait appraître 1+µ1. . .µn et plein de termes tous positifs. On a donc le résultat.
2. Pour toutp∈N∗, la matriceAp=A+1
p Inest symétrique définie positive. On a lors det(Ap+B)ÊdetAp+detB. Par continuité du déterminant surMn(R), lorsqueptend vers+∞, on obtient det(A+B)ÊdetA+detB.
Exercice 21.24
1. La matriceAest symétrique réelle définie positive, elle est donc diagonalisable et toutes ses valeurs propres sont strictement positives. Soient λ1, . . . ,λn les valeurs propres deA. On a detA=
Yn
k=1
λk et trA= Xn
k=1
λk. Montrer que (detA)1/nÉtrA
n , revient à montrer que 1n Xn
k=1 lnλkÉ ln
à n X k=1
1 nλk
!
(toutes les valeurs propres sont strictement positives). Puisque Xn
k=1 1
n=1 et 1/n>0, c’est une conséquence de la concavité de la fonction logarithme.
2. SoitEi le vecteur deMn,1(R) dont la i-ème coordonnée est égale à 1, les autres coordonnées étant nulles. AlorstEiAEi =tEiCi oùCi est la colonneideA, et donctEiAEi=ai i. Par conséquentai i=tE1AEi>0, puisqueAest définie positive.
3. SoitXun vecteur colonne non nul. On atX B X=tX D AD X=tD X A(D X)>0 puisqueDest diagonale (donc symétrique) et queD Xn’est pas le vecteur nul. La matriceBest également symétrique (tB=DtAD=B). La matriceBest donc symétrique réelle définie positive. La multiplication deAparDà droite a pour effet de multiplier la colonneiparp1ai i et la multiplication à gauche a pour effet de multiplier la ligneiparp1ai i. L’élément diagonalai iest donc multiplié par 1/ai i. La diagonale de la matriceBest donc constituée de 1. En appliquant la première formule de l’exercice, on obtient detB=det(D)2detA≤
³trB n
´n
=1, et donc detA≤ 1 det(D)2=
Yn
i=1 ai i. Exercice 21.25
1. → Existence La matriceA=tM Mest symétrique définie positive. Il existeSsymétrique définie positive telle queA=S2. On pose alors U=M S−1de sorte queM=U SettUU=tS−1tM M S−1=S−1S2S−1=IndoncUest orthogonale.
→ Unicité SupposonsM=U S=U′S′avecUetU′orthogonales,SetS′symétriques définies positives. On a alorstM M=tStUU S=S2et de mêmetM M=S′2, d’oùS2=S′2. On utilise la partie unicité de l’exercicesur la racine carrée pour obtenirS=S′, ce qui donne en remplaçant U=U′.
2. → Soitf :Mn(R)→Mn(R) définie parf(M)=tM M. L’applicationf est continue etOn(R) est l’image réciproque parf du singleton {In} qui est fermé, doncOn(R) est fermé dansMn(R). SoitM∈On(R), alors∀X∈Rn,kM Xk = kXk, donc la norme triple deMest égale à 1, donc On(R) est borné dansMn(R). On en déduit que c’est un compact.
→ Soit (Ak)k∈Nune suite dansS+nqui converge versA. Pour tout entierket tout vecteur colonneXdeRn, on atAk=AkettX AkXÊ0, donc en faisant tendrekvers l’infini, on obtienttA=AettX AXÊ0, d’oùA∈S+n. Il en résulte queS+nest fermé dansMn(R).
3. SoitM ∈Mn(R) non inversible. CommeGLn(R) est dense dansMn(R), il existe une suite (Mk)k∈NdansGLn(R) qui converge versM. En appliquant la question 1), pour tout entierk, il existeUkorthogonale etSksymétrique définie positive telles queMk=UkSk. CommeOn(R) est compact, on peut extraire de la suite (Uk)k∈Nune sous-suite (Uφ(k))k∈Nqui converge vers une matriceU∈On(R). Par conséquent,Sφ(k)= Uφ(k)−1 Mφ(k)converge vers la matriceS=U−1M. OrS+nest fermé, doncS∈Sn+, et on a bienM=U S.