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L’ENTRETIEN INFIRMIER EN PSYCHIATRIE

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Academic year: 2022

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L’ENTRETIEN INFIRMIER EN PSYCHIATRIE

La rencontre avec l’autre…

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DEFINITION

C’EST UN DIALOGUE ENTRE L’INFIRMIER(E) ET LE PATIENT ET/OU SON ENTOURAGE DANS LES

HEURES QUI SUIVENT L’ADMISSION EN SERVICE

HOSPITALIER, OU DÈS LA PREMIÈRE RENCONTRE EN MILIEU EXTRAHOSPITALIER.

SELON LES CAS, CET ENTRETIEN A POUR BUT : - D’ÉTABLIR UNE RELATION AVEC LE PATIENT,

- DE RÉPONDRE À SES QUESTIONS,

- DE RECUEILLIR LES INFORMATIONS SERVANT À

ÉLABORER LA DÉMARCHE DE SOINS INFIRMIERS,

- D’ORIENTER LA PERSONNE VERS LA STRUCTURE

LA MIEUX ADAPTÉE À SON ÉTAT.

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« ON NE PEUT PAS NE PAS COMMUNIQUER »

Paul Watzlawick

L’entretien c’est COMMUNIQUER

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

Shannon et Weaver

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

La communication verbale :

Il s’agit du langage de la personnes (ses mots) qu’il soit courant, familier, argotique, vulgaire.

La communication non verbale : Il s’agit :

- des attitudes corporelles, des signes ou gestes (mains, torse, bras, jambes)

- Des apparences physiques (habillement, maquillage,…

- Mimiques

- Expressions émotionnelles

Selon Mehrabian, le sens d’une conversation repose à 7% sur les mots

38% sur l’élocution (le rythme et la prosodie : ton de la voie)

55% sur les expressions visuelles (expressions du visage, gestuelle du corps)

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L’entretien c’est COMMUNIQUER Les émotions faciales selon P. EKMAN :

PEUR

COLERE DEGOUT

SURPRISE JOIE TRISTESSE

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

Les émotions :

Elles sont très importantes à observer lors d’un entretien

puisqu’elles définissent la réaction affective de la personne par rapport à une situation réelle, passée ou symbolique.

Les émotions positives et agréables renforcent nos capacités.

Les émotions négatives ou insatisfaisantes réduisent nos capacités momentanément.

il y a 6 émotions de bases :

- La joie : le gain de quelquechose et engage le partage.

- La peur : le danger et engage de se protéger, à se rassurer.

- La colère : exprime un dommage subi et engage une réparation.

- La tristesse : une perte et engage un deuil ou une compensation.

- Le dégout : un rejet et engage des contre-attitudes.

- La surprise : un plaisir ou une crainte.

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

TRANSFERT ET CONTRE TRANSFERT TRANSFERT :

Il s’agit d’un processus psychologique qui tend à reporter sur les personnes ou des objets, apparemment neutres, l'ensemble des émotions et désirs ressentis par le sujet (amour, agressivité,

tendresse, haine) de façon souvent ambivalente.

- Le transfert positif : est composé de sentiments amicaux et tendres conscients, malgré un fondement érotique inconscient.

Par exemple, le patient tente d'accaparer le soignant, lui offre des cadeaux, son amitié voire plus.

- Le transfert négatif : il concerne l'agressivité, la méfiance et

l'hostilité. Le patient peut montrer des expressions de colère, se livrer à des jugements et des critiques injustifiées à l'encontre du soignant

.

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

CONTRE TRANSFERT :

Il est du soignant envers tel ou tel malade, en dehors de toute visée soignante.

Il désigne l'incapacité du professionnel à séparer la relation thérapeutique de ses sentiments personnels et des attentes du patient. Par exemple, le soignant pense au client de manière excessive entre les entretiens, il s'y attache, éprouve un

sentiment d’incapacité professionnelle si le patient ne progresse pas, a l'impression que le client est pour lui quelqu'un de

particulier et de spécial, ce qui crée soit du favoritisme, soit au contraire une répulsion.

Ces contre-transferts existent toujours mais il est bon d'avoir conscience de ce qui se passe en soi vis-à-vis du patient et de ses émotions pour être plus efficace dans la relation

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

La distance thérapeutique :

- Elle est différente pour chacun car chacun est unique - Elle permet de « séparer », laisser à l’autre de l’espace,

tout en gardant une approche suffisante pour que le patient se sente compris, entendu. NI TROP PROCHE – NI TROP DISTANTE.

- Elle évolue dans le temps (du premier contact à la relation de confiance)

- Elle est modifiable selon l’évolution des troubles

- Elle doit toujours être réinterrogée (par ex : passage du vouvoiement au tutoiement)

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L’entretien c’est COMMUNIQUER La distance thérapeutique :

Dans une distance de proximité sans limite, que se passe t’il ? Bénéfice : • climat de confiance

Inconvénients : • phénomène d’empiètement dans les deux sens • risque de vivre les échecs et les réussites de l’autre comme les siennes

Conséquences : •besoin de séparation tôt ou tard (conflit, violence, rupture de la relation), d’un côté comme de l’autre Dans une distance d’attitudes rigides, froides ou distantes que se passe t’il ?

Bénéfices : • permet au soignant un recul dans l’observation des troubles

• protège le soignant des projections affectives Inconvénient : • rendre rigide les mécanismes psychiques du patient.

Conséquence : • génère méfiance, angoisse, incompréhension de part et d’autre.

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

Les Bonnes « attitudes » :

- l’écoute : nécessite une disponibilité et une ouverture

- Les encouragements : nécessite un regard positif sur la personne

- La compréhension : nécessite des capacités

d’empathie : entrer dans ce que décrit la personne de sa situation.

- Montrer qu’on est concerné : ce qui arrive à la personne vous importe.

- La capacité à donner la permission : donner de l’espace de parole, à l’auto-analyse. Liberté de parole dans un lieu privilégié.

- La confiance en son institution : être là non pas comme une personne qui écoute mais tout un réseau présent au bénéfice de la personne. C’est la capacité d’être là

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L’entretien c’est COMMUNIQUER

Les contre-attitudes (défenses soignantes) :

« Toute situation d’angoisse, d’impuissance, de malaise, d’incapacité à répondre à ses propres espérances ou l’attente d’autrui, engendre en chacun d’entre nous des mécanismes psychiques qui, s’intaurant à notre insu, revêtent une fonction adaptative et nous préservent d’une réalité vécue comme intolérable parce que trop douloureuse » dictionnaire de la psychologie.

- La fausse réassurance : « vous allez y arriver » - Le mensonge : « vous avez des troubles

psychotiques » au lieu de dire vous êtes schizophrène.

- L’esquive : « regardez vous avez une belle famille » ; cela peut aussi être physique « on en parlera la

prochaine fois »

- La technicisation : se réfugier derrière une

technique, des actes ou des protocoles. « on va faire votre injection »

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- La banalisation : « vous n’ètes pas le seul dans cette situation »

- La rationalisation : « vous faites parti des X% de jeunes dans cette situation »

- L’évitement : proche de l’esquive (mise à distance).

c’est plus un comportement qu’un discours : ne pas regarder le patient, se focaliser sur le dossier ou ordi, la chambre ou un soin technique.

- Lé dérision : c’est faire de l’humour sans objectif d’être drôle : « pas de bras, pas de chocolat »

- La fuite en avant : c’est tout dire sans retenue.

« vous êtes SCZ et handicapé pour la vie »

- L’identification projective : « si j’étais à votre place » en ressentant les émotions du patients pour lui.

- Les projections : « il a l’âge de mon père » ; « ça pourrait être ma sœur »

- Le jugement : « vous n’auriez pas dû !!! » - L’argumentation : « en faisant cela de cette

façon… » dans un sens logique et rationnel sans laisser place aux émotions ou ressentis

- La consolation : « oh mon pauvre!!! » laissons plutôt s’écouler la tristesse, les pleurs, la révolte,…

qui seront constructeur pour la suite de la prise en charge

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Les contre-attitudes (défenses soignantes)

En plus d’être attentif à

l’autre il est important d’être attentif à notre

comportement soignant et de l’adapter au BENEFICE ou

PRENDRE SOIN du patient

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Rappel :

- La rencontre entre deux personnes

- Un contexte spécifique

- Un jeu de relation émotive et affective

- Un objectif de communication

- Un échange structuré et TACTIQUE

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les entretiens formels :

- ils répondent à des objectifs préétablis, ils s’inscrivent dans une PEC globale et doivent faire l’objet d’un processus

évaluatif. (pour un entretien de première intention, l’entretien formel permet de poser un cadre d’emblée contenant et favorisant la mise en lien des troubles).

- Le cadre externe est également déterminant : permanence des personnes, de l’espace, du temps, du déroulement.

Exemple d’entretiens formels :

- Entretien d’accueil, de suivi ou d’évaluation.

- Entretien de première intention - Entretien médical en binôme.

- Entretien de recadrage

- Entretien avec des proches, avec les différents intervenants.

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Les objectifs :

- Évaluation des symptômes, suggestion conseil, orientation,

- Création de liens relationnels positifs dans un cadre déterminé et actions thérapeutiques

- Réhabilitation sociale et rééquilibrage des échanges intrafamiliaux.

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les entretiens informels :

- ils répondent à des objectifs du moment. Ils sont ponctuels avec émergence des besoins et évaluation.

- Le cadre externe est moins prégnant et nécessite une grande souplesse de l’espace et du temps.

- Ils ont lieu à la demande du patient et/ou du soignant.

Exemples d’entretiens informels : lors d’un repas, dans un couloir, en ballade, le soir au chevet du patient, lors d’un soin, etc…

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Les objectifs :

- Contenir une angoisse, une agressivité, une peur, un appel autour d’une souffrance manifeste etc…

- Réinscrire le patient dans un cadre et rappeler les interdits

- Créer et recréer des liens positifs

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les entretiens directifs :

Ils s’apparentent aux questionnaires ou interrogatoires avec des questions essentiellement fermées, ordonnées ou

hiérarchisées.

Ce type d’entretien peut être fréquent lors d’un accueil afin de relever un certain nombre de renseignements concrets sur la personne

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les entretiens semi-directifs :

- Ici, le soignant dispose d’un guide d’entretien

- il a en tête quelques questions qui correspondent à des thèmes sur lesquels il propose de mener son investigation.

Ces questions ne sont pas posées de manière hiérarchisée ni ordonnée, mais au moment opportun de l’entretien.

- Le soignant pose une question puis s’efface pour laisser place à la parole du patient ; le soignant cadre tout de même le discours, le canalise vers des thèmes définis

Ce type d’entretien peut être le plus fréquent puisqu’il se situe dans « un juste milieu relationnel.

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les entretiens non directifs :

- Cette fois c’est le patient qui oriente son discours à sa

guise. Il parle librement de lui-même en contrôlant ce qu’il dit et en menant son discours où il veut. Le soignant pose une question ou circonscrit un thème puis s’efface

totalement pour laisser parler le patient.

- Les sujets sont illimités (souvenirs d’enfance, problèmes professionnels, de santé, relation avec ses proches etc.

- Le soignant respecte les silences, les arrêts, les hésitations, etc

- Le soignant peut faire des relances du type hochement de tête, reformulation du dernier mot, de la dernière phrase, petit mot d’encouragement, etc…

Cela donne une valeur singulière à la personne et une idée de son fonctionnement personnel. Il est d’un grand intérêt d’un travail personnel sur une difficulté propre au patient.

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Les différentes catégories de questions : Questions ouvertes Réponses détaillées :

« pouvez-vous me raconter l’histoire de votre maladie » Questions fermées Réponses fermés :

« avez-vous bien dormi ? »

« voulez-vous manger ? » Questions à choix restreints Pour placer la personne

devant plusieurs choix :

« voulez-vous votre

médicament en comprimé ou en liquide ? »

Questions directes Réponses précises :

« qu’avez-vous fait aujourd’hui ? » Questions indirectes C’est une forme de feed-back :

« je me demande ce que vous voulez dire quand vous dites que vous avez vos secrets » Fausses questions Utilisées pour communiquer de

façon un peu déguisée :

« pensez-vous qu’un peu de repos vous ferait du bien ? »

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les différentes conduites :

● conduite de prescription, suggestion, conseil : Il s’agit dans la communication de donner de façon directe ou indirecte, un conseil, un ordre ou de faire une suggestion

+ : c’est une conduite complémentaire qui apaise une angoisse, sécurise et rassure.

- : manque d’autonomie, dévalorisation ; peut créer une dépendance au soignant, voire une

régression.

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Les différentes conduites :

● conduite d’échange et d’information :

C’est une position dans la communication où l’on essaie d’informer la personne et de lui expliquer la situation. On répond à son questionnement.

+ : introduction d’élément de réalité, d’éviter les malentendus ; cela permet quelquefois de replacer le patient dans une position de citoyen utilisateur du système de santé

- : le patient est plutôt passif, à l’écoute ou dans l’opposition.

LES ENTRETIENS CLINIQUES

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les différentes conduites :

● conduite de soutien ou support :

Cela consiste à soutenir le patient en étant le plus disponible, en l’écoutant, en lui donnant de la

compassion et de la chaleur humaine.

+ : sentiment de compréhension qui apaise les tensions, les angoisses et/ou la dépression.

permet un renforcement positif .

- : relation en miroir : le soignant peut se faire déborder par la problématique du patient et ne plus avoir la distance nécessaire.

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les différentes conduites :

● conduite d’évaluation et de jugement :

C’est une position qui consiste à donner son point de vue sur les dire et faire du patient, d’émettre un

jugement désapprobateur ou approbateur + : peut cadrer, rassurer, contenir

- : pas de dimension soignante sur le long terme si le patient ne peut pas s’approprier cette prise de

décision.

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les différentes conduites :

● conduite d’interprétation :

C’est une position qui consiste à interpréter le discours du patient et à lui restituer cette interprétation comme explication de ses troubles.

+ : 0

- : pas de dimension subjective de la

problématique du patient, de ses défenses, de ses résistances aux changements. Cette conduite risque d’entrainer, soit un rejet pur et simple de la relation ou une aliénation au discours du soignant.

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LES ENTRETIENS CLINIQUES

Les différentes conduites :

● conduite de compréhension : la reformulation :

C’est essayer d’exprimer à l’autre ce que l’on a perçu de son message ; en tenant compte du degré

d’intelligibilité, de la personnalité du patient, on peut:

- répéter mot à mot ce qu’il vient de dire

- Reformuler ses mots dans le sens de ce qui vient d’être dit

- Exprimer l’intention sous-jacente, le contenu latent de ce qui vient d’être dit.

+ : vérifier si l’on a bien compris ce que le patient voulait dire

aider le patient à identifier ce qu’il a compris par rapport à ce qu’il vient de dire (compris sans

jugement défensif), et l’encourager en toute confiance à approfondir son discours

éclairer le patient quant à son propre discours

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