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Le Complexe Majeur d’Histocompatibilité

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Le Complexe Majeur d’Histocompatibilité

1- Histocompatibilité

Notion introduite par Snell et Gorer en 1930

Antigènes responsables d’un rejet de greffe de tissu d’un donneur à un receveur génétiquement distinct

(réaction allogénique)

2- Complexe

Par anologie avec les études génétiques sur les végétaux :

développement de lignées consanguines de souris sélectionnées pour leur capacité à rejeter une greffe donnée

Les gènes sont transmis en bloc.

La fréquence des recombinants étant plus faible que la fréquence calculée :

Déséquilibre de liaison

Transmission en bloc : expression d’une collection d’antigènes d’histocompatibilité, haplotype CMH

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3- Majeur

En cas de disparité allélique au CMH

Rejet violent et rapide

En cas d’identité génétique au CMH et disparité « sur le fond génétique »

Rejet de greffe beaucoup moins forte

4- Gènes du CMH

Chez tous les mammifères étudiés comprend trois grands groupes de gènes :

Exprimés à la surface des cellules - Molécules de classe I

- Molécules de classe II

Code pour d’autres systèmes moléculaires

(exemple : protéines du complément, protéines du choc thermique) - Molécules de classe III

(3)

5- Polymorphisme

L’originalité de ces gènes est de présenter un nombre très élevé de formes différentes codées par des allèles du même gène :

HLA-A 144 allèles HLA-B 286 allèles HLA-C 80 allèles Groupe ABO 3 allèles

Locus A 1

3 4

2 Fond génétique

non HLA Fond génétique

non HLA

XXXX XXXX

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Complexe Majeur d’Histocompatibilité chez l’homme

Découverte

Leuco-agglutination de moelle normale par le sérum d’une malade polytransfusée

Système HLA 1956

Techniques cellulaires, biochimiques, biologie moléculaire

Polymorphisme diversité des

Régulation des réponses immunitaires réponses immunes

Comprend :

- Séries alléliques des gènes de classe I

HLA-A, B et C

- Séries alléliques des gènes de classe II  HLA-DR, DQ et DP

- Séries allèliques des gènes de classe III

C2, BF, C4A, C4B

Analyse génétique, moléculaire, épitopique, fonctionnelle

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Gènes du complexe HLA

A- Gènes de classe I

1ère séquence réalisée en 1982

 1 gène pour chaque molécule (associé à β2 microglobuline)

 Polymorphisme : lié aux allèles

B- Gènes de classe II

 2 gènes pour chaque molécule

 Polymorphisme : lié aux allèles et à leur association

DR α : non polymorphiqque DRβ : polymorphisme

 DQ α,β DP α,β : polymorphique

Situé sur le bras court du chromosome 6 Codent pour des protéines de membrane

(6)
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Trois produits A, B, C structure biochimique comparable

Glycoprotéines ancrées dans la membrane cellulaire, insolubles dans l’eau ubiquitaires

1 chaîne lourde polypeptidique et glycosylée, 44kD

1 chaîne légère β2 microglobuline

β2 constituant essentiel mais codé par le chromosome 15

Synthétisé en excès : β2 circulant

β2 non polymorphique

Polymorphisme : chaîne lourde

Région hypervariable – rôle des sucres ?

Produits moléculaires des gènes de classe I

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DR, DQ et DP structure biochimique comparable

2 sous-unités associées de façon non covalentes

Une chaîne α 33 à 34 kD

β 27 à 29 kD

Ponts disulfures intrachaînes

α et β fortement glycosylés (lectines) oligo-saccharides + acides sialiques

Le polymorphisme dépend :

- Des chaînes polymorphiques (variabilité localisée au 1er domaine) - De leur nombre

(exemple : DP, DQ = α et β polymorphiques DR = β polymorphique) - De leur association par GIS ou transcomplémentation

Produits moléculaires des gènes de classe II

55 kD

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Expression cellulaire et tissulaire des produits d’histocompatibilité

Les moléculaires HLA A, B et C de classe I sont exprimés à la surface membranaire de l’ensemble des cellules nuclées humaines :

Nombre variable en fonction du type cellulaire et de son état de différenciation

rate > foie > poumon > intestins > cœur > thymocytes - Tissus dépourvus

os, cartillage, cerveau, trophoblaste, tubules rénaux, spermatozoïdes - Absent dans certaines maladies ; maladies des lymphocytes dénudés ;

cellules en culture DAUDI

- Situé # selon les cellules : plus sur lymphocytes que sur plaquettes

Les antigènes de classe II ont une distribution tissulaire plus restreinte : - Cellules B et macrophages expriment le CMH classe II

- Cellules T activées

- Cellules dendritiques, Langherans, endothélium vasculaire, épithéliales thymiques

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Techniques d’étude du complexe HLA

A- Techniques sérologiques

- Grossesse, transfusion, transplantation

- Absorption sur plaquettes dépourvues en classe II B- Techniques cellulaires

- Réponse prolifératives allogénique

# MHC classe I

C- Techniques de biochimie

- Electrophorèse en gel 2 dimension D- techniques de biologie moléculaire

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Indications du typage HLA

Transplantation

- Moelle osseuse  fichier national ou famille (fratrie) - Rénale

- Cardiaque

Liens HLA maladie

- 40 affections liées à HLA Exemples :

Diabète DR3 et DR4

Maladie coeliaque DR3, DR4, DR7

Spondylarthrite ankylosante HLA B27 : atteinte sacroiliaque cross-match

(12)

Immunité humorale

Réponse à l’anatoxine diphtérique

1 2 3 4 5 6 Générations 50

100

% de répondeurs

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Immunité humorale

Réponse à l’anatoxine diphtérique

PARENTS ENFANTS

Répondeurs Répondeurs Non Répondeurs

8 couples 18 ; 82% (1T 12E) 4 ; 18 % (1T 3E)

Non répondeurs

9 couples 0 26 ; 100% (14T 12E)

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Complexe majeur d ’histocompatibilité

(haplotype) 1

2 3 4 5

Antigènes

A B C D

+ + - - - + + + + - + + + + + + - + - -

Immunité Humorale

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Immunité Humorale

Lien entre gènes d ’histocompatibilité de classe II et réponse anticorps ?

R NR

Production d ’anticorps anti-R

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Cytotoxicité

CTL cible soi modifié ou étrangères virus

cancer

(oncogènes)

subtances chimiques

CTL / Cible Virus Lyse

Classe I compatible Classe I compatible Classe I incompatible Classe I incompatible

- - + + + -

- +

Conclusion : la réponse cytotoxique dépend de la compatibilité en classe I

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Le CMH de classe I lie des peptides 8-10 AA par ses deux extrémités

Les résidus d’ancrage sont différents entre peptides qui se lient à différents allèles, mais sont similaires pour tous les peptides qui se lient à un même CMH de classe I (semblable ou relié)

Exemple : Phénylalamine Tyrosine

Leucine Valine

Isolencine

AA aromatiques AA hydrophobiques

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Le CMH de classe II lie des peptides d’au moins 13 AA sur toute la longueur de la poche

Les peptides qui se lient aux molécules de classe II sont variables en longueur et leurs résidus d’ancrage sont à différentes distances de

l’extrémité du peptide

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