ÉTUDE CRITIQUE DU DOSAGE DE ICSH PAR LA MÉTHODE
DE L’ACIDE ASCORBIQUE OVARIEN
J.
PELLETIERREVIERS et Christine VIÉ
Station centrale de
Physiologie
animale,Centre national de Recherches
zootechniques, Jouy-en-Josas (Seine-et-Oise)
SOMMAIRE
L’étude du
dosage
de ICSH par latechnique
de PARLOWa montré que pour des rats apparte-nant à la race Wistar des modifications dans le
prétraitement
des animaux augmentent considé- rablement laprécision
de la méthode.Ces modifications comprennent :
- une diminution de la dose de PMSG
( 3 o U.L),
- un intervalle de temps
plus important
entre lesinjections
de PMSG et HCG( 70 h),
- l’utilisation d’animaux
plus jeunes
lors du début duprétraitement ( 23 j).
En outre la
précision
est augmentée parl’emploi
d’un intervalle de 3 heures entrel’injection
de ICSH et
l’abattage
des animaux et par la sélectiongénétique
à l’intérieur de la race Wistar.INTRODUCTION
La méthode de
dosage
de ICSHproposée
par Pnx!,ow( 195 8)
et basée sur lamesure de la diminution de l’acide
ascorbique ovarien,
repose sur les observations de C!,nESSOrr( 1949 )
et de KARG( 1957 )
montrant que les hormonesgonadotropes produisent
une chute de la teneur en acideascorbique
de l’ovaire de la ratte adulte.La sensibilité et la
spécificité
de cettetechnique,
montrée par Me CANN etT AR ,
EISNIK ( 19 6 0 ),
l’ont faitadopter
par lamajorité
des auteurs. Toutefois lapréci-
sion de la méthode s’est révélée très variable suivant les utilisateurs et semble
dépendre
de la race des animaux-test
employés.
Enparticulier
des résultats très médiocres sont obtenus avec des rattes de la race Wistar où la droite derégression
de l’acideascorbique
en fonction de la dose de ICSH a unepente
faible et inconstante, setraduisant
fréquemment
par unnon-parallélisme
entre les courbes deréponse
despréparations
standard et inconnue(SCHMiDT-Ei,MENDORFF
et LORAINE,19 62;
HuTCHrNSOrr, WO I T HUI S,
communicationspersonnelles).
Les différentes souches d’animaux utilisés dans ce laboratoire
(race Wistar)
ont montré des sensibilités extrêmement différentes à l’hormone
FSH,
il nous a semblé intéressant d’étudier leurcomportement
audosage
d’ICSH par latechnique
de
P ARI , OW ,
et à cette fin de rechercher les modifications éventuelles àapporter
auprotocole
initialementproposé.
En
effet,
constatant chez ces souches de rats, que leprétraitement
neproduisait qu’un
faibledéveloppement
del’ovaire,
nous avons cherché àaugmenter
celui-ciet en
conséquence,
la teneur totale en acideascorbique.
A cet effet un certain nombrede facteurs résultant du
principe
même dudosage
ont été étudiés :- l’influence de la dose de PMSG sur le
poids
et l’acideascorbique ovariens ;
- l’influence de l’intervalle entre les 2
injections,
PMSG d’unepart
et HCGd’autre
part ;
- l’influence de la dose de
HCG ;
- l’influence de
l’âge
des corpsjaunes ;
- l’influence de
l’âge
des animaux.Cette étude du
prétraitement
des animaux-test a été suivie d’une secondeportant plus particulièrement
sur ledosage
de ICSH lui-même :-
cinétique
de laquantité
de la vitamine C dans l’ovaireaprès injection
deICSH ;
- étude de la courbe de
réponse
de l’acideascorbique
ovarien à différentes doses d’hormone interstitiellestimulante ;
- influence
génétique
sur laréponse
de l’acideascorbique
ovarienaprès
in-jection
de ICSH.MATÉRIEl,
ETMÉTHODES
i o
) Choix des animaux. - Les animaux utilisés pour le
dosage biologique
sont des rattes imma-tures de race Wistar appartenant aux souches
développées
àJouy-en-Josas
et numérotées 03, 04 et 12. La
première
est utilisée pour l’ensemble desexpériences,
les deux autres pour l’étude, parcomparaison, de l’influence
génétique
sur laprécision
dudosage.
Tous les animaux sont sevrés àl’âge
de 23jours
etreçoivent
alors une alimentation standardisée.2
°)
Produitsemployés.
-- Pour le prétraitement, l’hormonesérique Gestyl (PMSGOrganon)
et l’hormone
chorionique Pregnyl (HCG Organon)
ont été utilisées. Unepartie
de cette étude aété effectuée par référence avec le standard International HCG. Ces hormones sont administrées par
injection
sous-cutanéeaprès
dissolution dans o,5 cc de sérumphysiologique.
Pour l’établissement des courbes de diminution de l’acide
ascorbique
dans l’ovaire par l’hor-mone interstitielle stimulante, une
préparation purifiée d’hypophyse
de Mouton a étéemployée (LH-NIH,
lot n° Il8 05 ).
L’administration est effectuée dans o,z5 cc de sérumphysiologique
par voie intraveineuse.’
Les
produits chimiques,
acide1-ascorbique
etdichlorophenolindophen
ont été choisis purs, et cristallisés(produits Eastman).
3 °) Technique de dosage
de ICSH. -L’administration de l’hormone standard LH-NIH est effectuée parinjection
dans la veinejugulaire
gauche en passant au travers des muscles pectoraux.Sous anesthésie à l’éther, un ovaire contrôle est
prélevé
avantl’injection, puis,
à un inter-valle de temps fixé
après
celle-ci, les animaux sont abattus par fracture de la colonne vertébraleau niveau des vertèbres cervicales, le retrait du deuxième ovaire est alors effectué.
Dès le
prélèvement,
l’ovaire estséparé
de l’oviducte et de lacapsule
ovarienne etpesé,
il estalors mis dans de l’acide
métaphosphorique
à z,5 p. 100pour ledosage
de l’acideascorbique.
Celui-ciest effectué selon la
technique
de MINDLIN et BUTLER( 1937 )
modifiée par MUNSON(i 955 )
utilisantla décoloration de
dichlorophenolindophenol.
4
°)
Techniques histologiques.
- Les ovaires de rattesprélevés
pour l’étudehistologique
ont étéfixés 48 heures au Bouin Hollande et inclus dans la
paraffine.
Les coupes ont été effectuées à la et colorées parl’hématoxyline
éosine ou le trichrome de Masson.5°) Analyse
statistique
des re’sultats. - Les résultats ont étéexprimés
en teneur totale del’ovaire en vitamine C, la moyenne d’un lot
expérimental
pouvant être ajustéeaprès
correctiondu
poids
ovarien paranalyse
de covariance.La détermination de la
signification statistique
a été effectuée soit par le test t de STUDENTencomparant les différents niveaux
expérimentaux
à l’un d’euxpris
comme référence, soit paranalyse
de covariance
lorsque
lepoids
ovarien peut être considéré comme variableindépendante
du trai-tement.
Les
dosages biologiques
ont été desdosages
en 4points, l’analyse
étant effectuée selon I?n7MENs( 1948
)
et BLISS(!95!).
RÉSULTATS
INFLUENCE DE DIFFÉRENTS FACTEURS SUR LE POIDS OVARIEN ET LA TENEUR EN ACIDE ASCORBIQUE
1 0
) Influence
de la dose d’hormonesérique
Selon le
protocole
A défini dans le tableau I des doses variant de 5 U.I.70 U.I. de PMSG sont administrées à des rattes
âgées
de 25jours
en une seuleinjection. 5 6
heuresplus
tard les animauxreçoivent
25 LJ.I. deHCG,
les animaux étant abattusaprès
un nouveau délai decinq jours
et demi.a) Influence
de PMSG sur lepoids
ovarien.Le tableau 2 montre que le
poids
ovarienaugmente
d’unefaçon
considérable pour des doses croissant de 5 à 30 U.I. d’hormonesérique.
De 30 à 70 U.I. iln’y
a
plus d’augmentation
dupoids
ovarien(graph. I ).
b) Influence
de PMSG sur l’acideascorbique
ovarien.Les résultats sont ici différents de ceux concernant les
poids
des ovaires : eneffet,
laquantité
d’acideascorbique
passe par un maximum pour la dose de 30 U.I.de PMSG
(graph. 2 ).
La différence entre les doses de 30 U.I. et 4o U.I. n’est passignificative,
alorsqu’une
forte diminution se manifeste pour 50 U.I. et 70 U.I.de PMSG.
L’étude
histologique
des ovaires révèle que leur lutéinisationaprès l’injection
d’une dose d’hormone
sérique
de 70U.I. estimparfaite.
Enrevanche,
la diminution de la doseinjectée
à 50U.I.,puis
à 30 U.I. montre une amélioration de la lutéini- sationqui,
pour cette dernièredose,
estpratiquement totale,
le volume relatif du tissulutéinique
étant rarement inférieur à 80 p. 100.L’ensemble de ces résultats nous a conduit à
adopter
la dose de 30 U.I. de PMSG pour leprétraitement
des animaux dans la suite de cette étude.2
°) Influence
de l’intervalle entre lesinjections
de PMSG et HCGsur le
poids de
l’ovaire et l’acideascorbique
L’injection
de l’hormonesérique
entraîne donc une stimulation folliculaireimportante
et il est naturel de penser que l’état dedéveloppement
des follicules est fonction dutemps
s’écoulantaprès l’injection
de PMSG.L’influence
de l’intervalle detemps
entre lesinjections
d’hormonessérique ( 30 U.I.)
etchorionique ( 25 U.I.)
a été déterminée sur des lots d’animauxâgés
de25
jours
pourlesquels
ce facteur variait de4 8
à 94 heures(expérience A, protocole B,
tableaui).
a) Inflasence
de l’intervalle PMSG-HCG sur lepoids
ovarien.I,e tableau 3 et le
graphique
3 montrent que les intervalles lesplus
faibles de4
8
à 55 heures nepermettent
pas une croissance maximum de l’ovaire. Aux inter- valles de 62 et 7o heurescorrespond
undéveloppement
ovarienéquivalent
entre euxmais
plus important
queprécédemment ;
par lasuite,
lepoids
ovarien croît encore,mais d’une
façon irrégulière qui
se manifeste par une variabilitéplus
forte.b) Influence
de l’intervalle PMSG-HCG sur l’acideascorbique
ovarien.La
quantité
d’acideascorbique
suit assez fidèlement les variations despoids
ovariens et les mêmes conclusions
peuvent approximativement
être formulées.c) Expérience effectuée
dans les conditions standard(Expérience B).
L’expérience précédente
a étéreprise
suivant leprotocole
C(tableau i) qui
diffère du
précédent
parl’âge plus précoce
des animaux( 23 jours)
et la dose del’hormone
sérique ( 40 U.I.) qui
a étéadoptée
pour cetteexpérience après
vérifi-cation de l’activité du lot de
PMSG,
activitéqui
s’est révéléelégèrement
inférieureà celle du lot
précédent.
En outre l’intervalle detemps
entre PMSG et HCG variait de4
6
à Zi8 heures. Les variations depoids
ovarien(graph. 3 ) indiquent
des résultatsanalogues
auxprécédents.
Enparticulier,
un intervalle de 7o heures entre lesinjec-
tions d’hormone
sérique
etchorionique
est favorable. En outre, pour la commodité de latechnique
deroutine,
cet intervallepeut
êtreaugmenté jusqu’à 7 8 heures,
sans modifier l’action duprétraitement
surl’ovaire,
il doit toutefois être conservé constant.3
°) Influence
de la dose de HCG sur lepoids de
l’ovaireet l’acide
ascorbique
ovarienDes rattes traitées par 30 U.I. PMSG ont reçu 70 heures
plus
tard des doses d’hormonechorionique
variant de 12,5 à 75 U.I. en une ou deuxinjections
effec-tuées à 24 heures d’intervalle
(Protocole
D, tableaui).
a) Influence de la
dose de HCG sur lepoids
de l’ovaire.La dose de HCG ne semble pas provoquer une variation
importante
dupoids
de l’ovaire que cette dose soit administrée en une ou deux fois
(tableau 4 ).
b) Influence
de la dose de HCG sur laquantité
d’acideascorbique
ovayien.On constate immédiatement que la
quantité
d’acideascorbique
ovarien estsignificativement plus
faiblelorsque
la dose de HCG est de 12,5 U.I. En revanche des doseségales
ousupérieures
à 25U.I. ne modifient pas laquantité
d’acide ascor-bique
ovarien.Par ailleurs l’administration de l’hormone
chorionique
en 2 fois semble per- mettre d’obtenir une amélioration de laquantité
de vitamineC,
mais celle-ci n’est passignificative.
C’est
pourquoi
la dose de 25 U.I. de HCGinjectée
en une seule fois semble satisfaisante et a été conservée dans leprotocole
de latechnique
dedosage.
4!) Influence
del’âge
ducorps jaune
sur la
quantité
d’acideascorbique
de l’ovaireDes rattes
âgées
de 25jours
ont reçu uneinjection
de 30 U.I. de PMSG suivie 7o heures
plus
tard par uneinjection
de HCG.I,’âge
de ces corpsjaunes
a été confonduavec l’intervalle de
temps séparant l’injection
de HCG et le moment del’abattage
effectué 3 à 8
jours après
la dernièreinjection.
Enréalité,
ils’agit
d’uneapproxi-
mation
puisque
l’ovulation ne seproduit
queplusieurs
heuresaprès l’injection
deHCG
(Protocole E,
tableaui).
a) Influence
del’âge
descorps jaunes
sur lepoids
ovarien(tableau 5 ).
Dès le 3e
jour
les corpsjaunes
ont atteint leur maximum dedéveloppement,
les
poids
ovariens ne sont passignificativement
différents les uns des autres entre le3 e
et le 8ejour
de lapseudo-gestation.
Laréponse apparemment plus
forte à4
jours
est due auxpoids exceptionnels
des ovaires de l’un des animaux.b) Influence
del’âge
ducorps jaune
sur l’acideascorbique
ovarien.L’acide
ascorbique
croîtrégulièrement
dans l’ovaire du 3e au 8ejour
maisles
résultats, ajustés
parcovariance,
montrent l’existence d’unpalier
bien définientre le
5 e
et le 8ejour (graph. 4 ) qui
est favorable aux conditions dudosage.
Desexpériences préliminaires
nousayant indiqué
que l’acideascorbique commençait
à décroître dans les corps
jaunes âgés
de gjours,
c’est durant cepalier,
du 5eau
7 e jour
inclusaprès l’injection
deHCG,
que les animaux sont utilisés pour les déterminations de ICSH.5
°) Influence de l’âge
des animaux lors del’injection
d’hormonesérique
I,a
réponse
ovarienne auprétraitement
est conditionnée par l’état de maturité folliculaire au moment del’injection
de l’hormonesérique
maispeut-être
aussipar la teneur
hypophysaire
des rattesréceptrices puisqu’il
semble bien que PMSGagisse
pour unepart
enprovoquant
unedécharge
des hormonesgonadotropes
endo-gènes (WILLIAMS, r9,!5).
Des rattes immatures normales
reçoivent l’injection
d’hormonesérique,
à desâges
variant de 21jours
à 33jours,
tous les animaux étant sevrés àl’âge
de 21jours (Protocole F,
tableaui).
Tous ces lotsreçoivent l’injection
de 25 U.I. d’hormonechorionique
70 heuresplus
tard. Les animaux sont abattuscinq jours
et demiaprès
cette seconde
injection.
Les résultats sont contenus dans le tableau 6.
a) Influence
del’âge de
l’animal sur lepoids
ovarien.La
réponse
des ovaires en fonction del’âge
est extrêmement nette(graph. 5 ) :
les
poids
ovariens des animauxâgés
de 23jours
lors del’injection
d’hormonesérique
sont
significativement supérieurs
à ceux des animauxayant
reçu cetteinjection
àun
âge différent ;
toutefois la différence entre lespoids
ovariens des animauxâgés
de 23 et de 25
jours
est à la limite de lasignification.
b) Influence de l’âge
sur l’acideascorbique
ovarien(graph. 5 ).
Elle est encore
plus importante :
la teneur en acideascorbique
des ovaires des animauxinjectés
à 23jours
diffèresignificativement (P
<o,oi)
de celle des ovaires des animauxinjectés
à 21 et 25jours.
En outre au fur et à mesure quel’âge
desrattes
augmente
au-delà de 23jours,
la teneur des ovaires devientbeaucoup plus
faible que le
poids
ovarien ne le laisserait supposer. Le traitement par l’hormonesérique
doit donc être effectué à 23jours
et dans le choix desanimaux, l’âge
sembleplus important
que lepoids :
en effet le calcul du coefficient de corrélationpoids corporel-poids ovarien, après l’injection
de PMSG et de HCG révèle une corrélation extrêmement faible :- + 0,101
(n
=204 )
pour des animauxâgés
de 23 à 25jours.
ÉTUDE
DU DOSAGE DE ICSHAvec les nouvelles conditions de
prétraitement
des animaux(Protocole standard,
tableau
i),
différentsparamètres
dudosage
de ICSHproprement
dit ont été examinés.1
°) Influence
dutemps après l’injection
de ICSHsur la diminution de la
quantité
d’acideascorbique
ovarienA cet effet i !,g de I,H-NIH est administré à tous les
animaux ; l’abattage,
limitant le
temps
d’action del’hormone,
est effectué de i à 6 heuresaprès l’injection.
Les résultats
(tableau
7,graph. 6)
révèlent que l’acideascorbique
ovarien passe par un minimum 3 heuresaprès l’injection
de LH-NIH alors que la variance reste faible. Le retour à la valeur initialeapparaît rapide
et lerespect
d’unprotocole
défini est
indispensable.
2
°)
Tjayiation de laquantité
d’acideascorbique
en
fonction
de la dose de LH-IVIHinjectée a)
Sensibilité.La sensibilité de la méthode
permet
de déceler unequantité
aussi faible que 0,
1 [Lg I,H-NIH. Pour o,2 !,g, la diminution de l’acide
ascorbique
ovarien est haute-ment
significative.
b) Régression
de l’acideascorbique
ovarien enfonction
de la dose de LH-NIH.Des rattes immatures
ayant
subi leprétraitement
standardreçoivent
desdoses croissantes en
progression arithmétique
variant de 0,1i !,g à6, 4
[Lg de LH- NIH.Les teneurs en acide
ascorbique
ovarien sontexprimées après
correction dueau
poids (tableau 8).
La formule de la droite derégression
en coordonnées semi-logarithmiques
estY
= - g,27 X -!109 , 4 8 (graph. 7 )
et la linéarité a été trouvée hautementsignificative.
En
pratique
nous avons choisi les deux doses de 0,4 !.g et1 ,6
[Lg situées aumilieu de la
portion
linéaire de lacourbe, qui
formeront la droite de référence lors desdosages
individuels.3 0
) Différences génétiques
entrePlusieurs
souches de ratsvis-à-vis de l’hormone interstitielle stimulante
Les différences relevées entre
plusieurs
races de rats vis-à-vis dudosage
deICSH
posent
leproblème
de la variabilité à l’intérieur même de l’une d’entre elles.Trois souches
appartenant
à la raceWistar,
03, 04 et 12 ont été utilisées pour comparer leur sensibilité à deux doses de 0,4 fLg et1 ,6
pg de LH-NIH.Le tableau 9 montre que ces trois souches diffèrent
déjà
d’unefaçon
trèsimpor-
tante par leur
réponse
ovarienne auprétraitement
effectué dans les conditions stan- dard définies ci-dessus.En outre
l’analyse statistique
des résultatsprésentés
dans le tableau io(graph. 8) indiquent
que la souche o3 diffère d’unefaçon
très hautementsignificative
dessouches 04 et 12tant par la teneur en acide
ascorbique
que par lapente
de la droitede
régression qui
estsupérieure.
La variance étant sensiblementégale
dans les troissouches,
l’index deprécision (G ADDUM , 1953 )
est donc nettement le meilleur dans le cas de la souche o3où il estégal
ào,228.
Cet index seraitégal
à 0,372 si les trois souches étaient combinées(PELLETIER, 1963).
DISCUSSION
En modifiant les conditions
expérimentales
duprétraitement
des rattes dansle test de PeR!,ow, nous avons
augmenté
considérablement lepoids
ovarien et lateneur totale en acide
ascorbique
dans le cas d’animaux de la race Wistar. Ces modi- ficationscomprennent
une diminution de la dose de PMSG de 50 U.I. à 30 U.I.,un
allongement
de l’intervalle entre lesinjections
de PMSG et deHCG,
tel que cet intervalle soit de 70 heures(ou
éventuellement de7 8 heures,
mais dans tousles cas il est
indispensable
pour des conditionsopératoires identiques
que celaps
de
temps
soit conservéconstant)
et l’utilisation des animaux à unâge plus précoce :
2
3
jours.
F.n outre, les animauxprétraités
sont utilisés seulement entre le5 e
et le7
e jour
inclusaprès l’injection
de HCG.Il est
remarquable
que pour des conditionsexpérimentales voisines,
Rowr,ArrDset WILLIAMS
( 1944 ) provoquaient
le maximum d’oeufspondus après superovulation
chez la Ratte immature à l’aide des deux hormones
sérique
etchorionique.
Unparticulier, d’après
ces auteurs, le nombre d’oeufs retrouvés dans lestrompes dépen-
daient essentiellement de la dose de
PMSG,
avec un maximum pour 30 U.I., la dose de HCG au-dessus d’unevaleur-seuil,
aux environs de 15U.I.,
étant sans influence. Leschangements apportés
auprétraitement
des animaux par Pnx!,ow( 19 6 1
) comprennent
comme dans notre cas une diminution de la dose de PMSG et l’utilisation des rattes à unâge plus précoce,
mais ces modifications se révèlent insuffisantes pour nos souches d’animaux et les conditionsexpérimentales dégagées
de cette étude
permettent
encore uneaugmentation significative
de la teneur totalede l’acide
ascorbique
ovarien. Il en résulte que le coefficient de corrélation liant lepoids
de l’ovaire et l’acideascorbique
ovarienaugmente
lui-même de !-0 ,6 0
à - +-o,go,
cequi
revient à réduire considérablement l’erreur paranalyse
de cova- riance : eneffet,
la correction de l’acideascorbique
en fonction dupoids
ovariendiminue les variations non contrôlées de
plus
de 80 p. 100au lieu de3 6
p. 100seule- ment.Par ailleurs une étude
comparative
surplusieurs
souches de rattes(non publiée) indique
que lapente
de la droite derégression
de l’acideascorbique
en fonction de la dose ICSH est d’autant meilleure que la teneur initiale en vitamine C estplus
forte. En
agissant
ainsi sur lapente
etl’erreur,
l’index deprécision
a été diminuéde o,4 à o,2 au
moins, permettant
une étudequantitative
correcte.Les résultats concernant la sensibilité et la zone de linéarité de la droite de
régression,
sont très voisins de ceux obtenus par Me CANN et’ra!,ErsNrK (ig6o)
et PARLOW
( 19 6 1 )
sur les races Holtzman et Sherman et parSCHMiTT-E!MENDORFF
et I,oxnrn!
(rg62),
ROBERTSON et HUTCHINSON( 19 6 2 )
sur la race Wistar. De mêmeque ceux de
GOLDSTEiN ( 19 6 1 )
etScHMrDT-!!,M!NVORxx
et I!ORAiNE( 19 6 2 ),
nosrésultats
indiquent
que la diminution de l’acideascorbique
dans l’ovaire est maximale3 heures
après l’injection
intraveineuse deICSH,
la variabilité restant faible pour cet intervalle detemps.
En
définitive,
s’il semble bien y avoir une différencegénétique
entre les racesde rats utilisées dans les
laboratoires,
la race Holtzmanparaissant
laplus favorable,
des modifications duprotocole
duprétraitement permettent cependant l’emploi
des animaux de race Wistar dans les conditions
expérimentales
convenables pour ledosage
d’ICSH.Reçu pour
publication
enjuin
1963.SUMMARY
A CRITICAL STUDY OF ICSH DOSAGE BY OVARIAN ASCORBIC ACID DEPLETION (PARLO!i’’S TEST)
Difficulties in the use of the determination of ICSH
by
the PARLOWtechnique (Ovarian
AscorbicAcid
Depletion)
have been encountered when the test-animalsbelong
to the Wistar race (SCHMIDTELMENDORFF and LORAINE, 1962 ; IZOBERTSON and IIUTCHINSON,
19 6 2 ).
Thisstudy
shows thatthe modifications of the pretreatment of animals of the Wistar race
considerably
increase the pre- cision of the methodby increasing
the ovarian ascorbic acid.In
comparison
with the PARLOwprocedure ( 19 6 1 )
these modifications include :- the use of younger animals
right
from the start of the pre-treatment : 23days. This
age cor-responds
to the maximumsensitivity
to the seric hormone ;- a decrease in the dose of PMSG
( 30 U.I.),
nevertheless the seric hormone must be testedperiodically
asageing brings
about a decrease inactivity ;
- a
bigger
interval between theinjections
of PMSG and HCG( 70
h or even 78h) ;
the intervalmust be
kept
constant.Moreover the
precision
of the method is still further increasedby
the use of an interval of 3 h between theinjection
of ICSH and thekilling
of the animals on one hand andby
thegenetic
selectionwithin the Wastay race.
These modifications
together
make the use of I1’istar rats suitable forexperimental
purposes.RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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