Elaboration du Schéma de Cohérence Territoriale de la Haute-Bigorre
1 / Rapport de présentation
LIVRET 1 – Diagnostic socio-économique
Version pour l’Approbation
18 février 2021
SOMMAIRE
CHAPITRE 1 - LE TERRITOIRE DE LA HAUTE BIGORRE, CONTEXTE ET CARACTERISTIQUES ... 4
1.1. HISTOIRE ET ORGANISATION ADMINISTRATIVE ... 5
1.2. CONTEXTE GENERAL ET SITUATION DE LA HAUTE BIGORRE ... 7
1.3. LA HAUTE BIGORRE, UN TERRITOIRE DE PATRIMOINES RICHES A VALORISER ... 12
CHAPITRE 2 - LE DEVELOPPEMENT HUMAIN ... 19
2.1. ELEMENTS DE DEMOGRAPHIE : ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES ... 20
2.2. POPULATION ACTIVE, RELATIONS DOMICILE-TRAVAIL ET REVENUS ... 33
2.3. EMPLOIS, ACTIVITES, FILIERES ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ... 36
2.4. QUESTIONS ESSENTIELLES & PRINCIPAUX ENJEUX POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ... 71
CHAPITRE 3 - L’ORGANISATION, l’AMENAGEMENT ET LE FONCTIONNEMENT DU TERRITOIRE DE LA HAUTE BIGORRE ... 74
3.1. LES DIFFERENTES FORMES D’OCCUPATION DU TERRITOIRE ... 75
3.2. LA STRUCTURE URBAINE DE LA HAUTE BIGORRE ... 91
3.3. L’ORGANISATION DU TERRITOIRE ET DES MOBILITES ... 94
3.4. L’OFFRE DE PROXIMITE (COMMERCES ET SERVICES) ... 109
3.5. LES PRATIQUES ET L’OFFRE DE L’HABITAT ... 128
3.6. L’URBANISATION ET LA CONSOMMATION DE L’ESPACE ... 134
3.7. L’URBANISME ET SES DOCUMENTS, PERSPECTIVES... 147
3.8. QUESTIONS ESSENTIELLES ET PRINCIPAUX ENJEUX SPATIAUX REPERES ... 149
CHAPITRE 1 - LE TERRITOIRE DE LA HAUTE
BIGORRE, CONTEXTE ET CARACTÉRISTIQUES
1.1. HISTOIRE ET ORGANISATION ADMINISTRATIVE
La Communauté de Communes de la Haute Bigorre (CCHB) a été créée en 1994 sur le territoire de la Haute Bigorre.
À l’origine, elle comprenait 18 communes pour 14 700 habitants sur une superficie de 22 939 ha. Entre 1995, et 2006, 5 communes les ont rejointes, puis deux communes nouvelles en 2010 et une autre en 2011.
Enfin en 2018, une dernière commune a été intégrée et a consolidé la CCHB qui forme aujourd’hui un ensemble territorial cohérent et d'un seul tenant.
Aujourd’hui composée de 25 communes de taille et poids démographique différents, elle regroupe ainsi 17 089 habitants en 2014 et constitue l’un des EPCI les plus importants du département des Hautes- Pyrénées.
La communauté est dotée des compétences suivantes obligatoires et optionnelles :
✓ Aménagement de l'espace, dont l’élaboration du Schéma de Cohérence territoriale (SCoT),
✓ Développement économique (dont promotion entreprises, assistance aux créateurs
d’entreprises, Zones d’Activité…), aménagement touristique1 (valorisation hébergement touristique, sentiers...),
✓ Agriculture (gestion abattoir, promotion des produits agricoles, etc…).
✓ Commerce et artisanat.
✓ GEMAPI dont aménagements des canaux et rivières.
Elle est également dotée de compétences facultatives comme
✓ La politique du logement et du cadre de vie (dont OPAH, aires d'accueil GDV, ...),
✓ La création, aménagement et entretien de la voirie (chemins ruraux),
✓ La protection et mise en valeur environnementale (déchets ...),
✓ L’action sociale (personnes âgées, enfance, handicapés, cuisine centrale...),
✓ La protection incendie (contingent au SDIS et protection de l’habitat isolé)
✓ La culture (médiathèque, cinéma, salles de spectacle, valorisation du baroque pyrénéen)
✓ Le sport (stade nautique, stades du SIVU de Bagnères-de-Bigorre, Pouzac, Campan, Ordizan et Montgaillard).
Le Schéma de Coopération Intercommunale, en vigueur à partir du 1er Janvier 2014, n’apporte pas de modification au périmètre de la Communauté de Communes.
1.2. CONTEXTE GÉNÉRAL ET SITUATION DE LA HAUTE BIGORRE
Situation de la Haute Bigorre dans le grand sud-ouest
Le territoire du SCoT de la Haute Bigorre appartient administrativement à la région Occitanie dont la ville centre est Toulouse située à 150km de la CCHB. Le territoire est proche de Pau par l’autoroute A64, à proximité immédiate de Tarbes par la D935 et la D8.
L’armature urbaine régionale est marquée par la prépondérance de Toulouse, véritable capitale régionale, plus localement le territoire du Scot est centré sur Bagnères-de-Bigorre, sous-préfecture, qui elle-même se tourne vers Tarbes tout en entretenant des liens avec Lourdes et Lannemezan.
L’échelle locale
Le territoire est dominé par la chaîne pyrénéenne. Elle conditionne l’urbanisation, les infrastructures et les activités.
Territoire rural au pied des Pyrénées, en partie centrale, la Communauté de Communes de la Haute Bigorre s’étend du col du Tourmalet et du pic du Midi jusqu’à la plaine de Tarbes, avec un très fort gradient d’altitude entre 400m et 2877m. Recouvrant une grande superficie, elle est structurée par les trois vallées des trois branches de l’Adour, réunies en une seule en aval de Beaudéan, ainsi que par les territoires latéraux des Angles à l’ouest et des Baronnies ou des coteaux à l’est.
Localement le bassin de vie est centré sur Bagnères-de-Bigorre, Sous-Préfecture et centre de services publics et privés, qui elle-même se tourne vers Tarbes, tout en entretenant des liens avec Lourdes et Lannemezan.
Le bassin de vie
Le territoire du SCOT correspond au bassin de vie de Bagnères-de-Bigorre. Quelques communes limitrophes n’appartiennent pas administrativement à la Communauté de Communes, mais participent à sa vie économique.
L’aire urbaine de Bagnères-de-Bigorre est prépondérante dans cet ensemble qui est néanmoins rural : l’unité urbaine au sens de l’INSEE (sans interruption de plus de 200m entre les constructions) regroupe les 7 communes d’Asté, Bagnères-de-Bigorre, Beaudéan, Campan, Gerde, Pouzac, et Trébons et comptait 13 378 habitants en 2009, soit 74% du total.
Selon le zonage en « Aires Urbaines et en Aires d’Emploi de l’Espace Rural » de l’INSEE, les communes de Pouzac, Trébons, Gerde et Asté appartiennent directement à ce pôle.
✓ La première couronne est composée de Beaudéan, Labassère, Cieutat, Mérilheu, Hauban, Orignac, Argelès-Bagnères, Uzer et Lies.
✓ La commune de Montgaillard, plus proche de Tarbes est multi-polarisée. Les habitants de cette commune sont tournés à la fois vers Tarbes et vers Bagnères-de-Bigorre. Hiis, plus proche de l’agglomération tarbaise est essentiellement tournée vers Tarbes.
✓ Les autres communes du territoire font partie des communes de l’espace à dominante rurale.
La continuité de ces aires urbaines montre l’extension de l’influence, notamment économique, de leurs villes- centres : les villes de Pau et de Tarbes ont chacune leur propre zone d’influence indépendante l’une de l’autre, mais qui ont tendance à se rejoindre.
Dans le futur, ces deux villes pourraient se rapprocher et mutualiser des équipements pour renforcer leur influence.
Dans un contexte d’axe est/ouest bien marqué grâce à l’autoroute Bayonne/Toulouse, mais d’axe nord/sud limité par la géographie et le manque d’infrastructure, la question de la coopération Tarbes/Pau pour atteindre la « taille critique » et peser face à Toulouse, se pose dans un futur proche.
Aujourd’hui, la Haute-Bigorre est géographiquement proche de l’aire urbaine de Tarbes et par extension de Pau.
Néanmoins, du fait du découpage régional la CCHB, elle est davantage tournée vers Toulouse que vers Pau.
► Avec Tarbes, les échanges concernent plusieurs motifs :
✓ Échanges quotidiens avec son bassin d’emploi de Tarbes (cf. le nombre des échanges domicile- travail),
✓ Achats sur l’une des grandes zones commerciales ou dans le centre-ville
✓ Services de niveaux départementaux (administratifs, santé, enseignement…)
► Avec Pau, les échanges concernent plutôt la santé.
► Avec Lourdes, il s’agit plutôt d’échanges touristiques puisque chaque territoire possédant ses atouts et sites attractifs propres, les voyages organisés comme individuels associent très souvent leurs qualités différenciées et complémentaires.
► Avec Toulouse, capitale régionale, les motifs sont davantage des motifs professionnels, les achats exceptionnels, la culture…
Les SCOT voisins
Le SCoT TOL (Tarbes-Ossun-Lourdes), situé au nord-ouest du territoire étudié, est composé des Communautés de Communes du Canton d’Ossun, du Pays de Lourdes, de la Communauté d’Agglomération du Grand Tarbes et de quatre communes hors intercommunalité (Barbazan-Debat, Bazet, Boulin et Oursbelille).
Entre le territoire du SCoT TOL et la CCHB se situe la Communauté de Communes de Gespe-Adour-Alaric.
Le SCoT TOL est lui-même bordé par le SCoT du Grand Pau composé de la Communauté d'Agglomération de Pau Pyrénées, des Communautés de Communes du Canton d'Arzacq, Gave et Coteaux, du Luy de Béarn, de Luy Gabas Souye Lees, du Miey de Béarn, d’Ousse Gabas, de Thèze, et des communes enclavées des Hautes-Pyrénées (Gardères, Luquet et Séron).
Carte 4 : Chevauchements institutionnels, Pyrénées Cartographie
Le Scénario choisi par le SCoT TOL
Pour répondre à ce défi, les acteurs du territoire ont retenu un scénario volontariste de développement basé sur un aménagement attractif et rationnel de son espace.
Le SCOT a souhaité organiser son territoire pour atteindre 123.000 habitants à l’horizon 2025 soit environ 10.000 habitants supplémentaires.
Pour cela, il table sur un taux de croissance annuel plus important qu’aujourd’hui, en le justifiant par les choix d’aménagement retenus.
- Déclinaisons en matière de logement
Pour répondre à l’objectif général de croissance démographique du SCOT, environ 12 500 résidences principales devront être réalisées d’ici 2025 dont plus de 7 000 en réponse au desserrement des ménages.
La diminution de la vacance devrait permettre de réduire d’environ 500 le nombre total de logements à produire.
Les efforts en matière de logement social viseront d’une part à porter le taux actuel de 17% à 20% pour l’ensemble du territoire et à le répartir plus largement notamment dans les communes.
- Déclinaisons en matière de développement économique
tous les secteurs dynamiques (industries aéronautiques et technologiques, agro-alimentaires, services aux entreprises, services aux personnes…) et à préserver les emplois des secteurs historiques (agriculture, artisanat, tourisme…).
Le choix de structurer l’offre en zone d’activités est un des moyens pour assurer une bonne lisibilité du territoire en la matière et accroître son attractivité.
- Déclinaisons pour les transports publics
Parce que l’usage de véhicules particuliers reste le premier mode de déplacement et pour en limiter ces impacts, le SCOT fait le choix de développer l’usage des transports publics. Pour cela, la desserte par les transports publics des nouveaux quartiers, des espaces à forte densité urbaine, des zones d’activités et des grandes zones commerciales est un objectif du SCOT.
- Déclinaison pour la préservation de l’environnement
La qualité de l’environnement du SCoT représente un élément essentiel du cadre de vie des habitants, et participe à l’attractivité touristique du territoire. Le SCoT fixe ainsi trois objectifs en faveur du cadre de vie et de l’environnement : la maîtrise de l’urbanisation, la protection des surfaces agricoles, la préservation du patrimoine (naturel et bâti) et des paysages.
Autres liens
Le territoire de la CCHB a également des liens avec d’autres vallées et territoires voisins, même s’ils sont peu institutionnalisés. Ainsi, les communes de la CCHB situées dans les Baronnies sont reliées dans un SIVOM au reste des Baronnies. Il en va de même pour celles des Angles. Il a été montré comment le projet Pic du Midi – Grand Tourmalet a créé (ou recréé) un lien fort avec la vallée de Barèges. Le site de Payolle, partagé avec les communes de la vallée d’Aure qui sont administratrices et propriétaires de l’essentiel du domaine pastoral et de ski de fond, n’a que des relations de coopération non institutionnalisées.
1.3. LA HAUTE BIGORRE, UN TERRITOIRE DE PATRIMOINES RICHES À VALORISER
Le patrimoine de la Haute Bigorre est très important et de grande qualité, reposant plus sur des ensembles homogènes remarquables, tant en ville qu’en milieu rural, que sur un édifice majeur ; cela a limité jusqu’à il y a peu de temps sa prise en compte touristique, mais cela constitue clairement un des grands atouts du territoire.
Un bref résumé historique permet de le situer dans son contexte.
1.3.1 Petite histoire de la Haute Bigorre
La Haute Bigorre était déjà peuplée au paléolithique, des établissements de l’âge du bronze sont restés lisibles, et une population préromaine, que nous appelons les Aquitains (qui n’étaient pas des Gaulois, celtes) y développaient une société. Ces derniers ont développé une urbanisation à Bagnères-de-Bigorre, dont des traces sont retrouvées dans plusieurs points de la ville (notamment autour des thermes dont les piscines ont été retrouvées au XIXème siècle). Mais ils se sont également implantés à Pouzac (camp de césar et villa gallo- romaine) et à Orignac (camp fortifié). Les vallées en revanche semblent avoir été peu romanisées, seule une borne milliaire à Campan marque leur présence, en dehors de la toponymie (Campan comme Beaudéan sont probablement des toponymes romains).
Au Moyen-âge, les communautés urbaines comme les communautés paysannes obtiennent des chartes qui protègent leurs droits et limitent ceux de la féodalité, locale ou lointaine : les « Fors et Coutumes de Bagnères » de 1171 montrent une ville bien structurée et entourée de remparts, dont le nom est défini par les bains, et qui se gouverne largement. Campan a obtenu une succession de chartes qui définit la communauté comme une
très fine, complexe et négociée des droits pastoraux sur les territoires communautaires dans les montagnes (seuls les terrains de fond de vallée étaient privés) se traduit encore par un droit du sol en montagne très complexe, entre droit de propriété souvent collective et indivisible, droit administratif, et droits d’usage de l’eau, des pâturages, des forêts.
Le Moyen-âge a vu les vallées et Bagnères se peupler progressivement, se doter de structures urbaines et de bâtiments bien bâtis, en rapport avec les styles successifs, églises, halles, équipements thermaux, maisons riches ou pauvres. Les pestes, puis les guerres de religion – la Bigorre était restée majoritairement catholique malgré le règne de la protestante Jeanne d’Albret, et la partie aval a été ravagée- ont plusieurs fois amené des baisses dramatiques de la population. Pour autant, les constructions et extensions d’églises ou de halles par exemple se poursuivent, tandis que les auteurs anciens décrivent un pays en bon état économique, tant par le pastoralisme que par le thermalisme (attesté au XIVème siècle, et par Montaigne) ou l’artisanat.
La Révolution est accueillie sans excès par les habitants de la vallée : ils avaient déjà leur liberté, leur clergé s’inscrit dans le mouvement et il n’y a que peu de violence. Le droit des sols et des communautés reçoit un nouveau cadre, qui se croise avec les droits anciens. Le Département des Hautes-Pyrénées est constitué avec Tarbes comme chef-lieu et Bagnères-de-Bigorre comme sous-préfecture. Campan est chef-lieu du canton amont.
Des transformations importantes se produisent au XVIIIème siècle, la route nationale est tracée, Bagnères-de- Bigorre démolit ses remparts et trace un projet urbain thermal dès 1787, et tout au long du XIXème siècle, les constructions et aménagements d’espaces publics et de parcs s’enrichissent, dans la ville thermale, mais aussi dans les villages. Le thermalisme est à son apogée, amenant à Bagnères-de-Bigorre et dans la vallée la haute société de son temps, sur le plan social et sur le plan intellectuel et artistique, renforcé un peu plus tard par les grands pyrénéistes – la société Ramond, réunie à partir de l’œuvre du pionnier de la fin du XVIIIème siècle, Ramond de Carbonnières, en assure et en exprime la synthèse-. Une industrie importante se développe, d’abord autour du marbre, du bois et du textile, puis avec l’appui de la voie ferrée arrivée en 1860, de la construction mécanique et électrique à partir du tournant du XXème siècle : jusqu’à 1200 ouvriers ont été employés chez Soulé. Le paysage agropastoral atteint sa population et son extension maximale au milieu du siècle, marquant le paysage très fortement, jusque dans des territoires en forte pente, jusque dans les bassins d’estive.
En milieu du XXème siècle, après la guerre et l’Occupation, les équipements hydroélectriques se développent, et la station de ski de La Mongie est concrétisée dès les années 50, devenant l’une des plus importantes des Pyrénées, puis s’unissant à la station voisine de Barèges en fin de siècle. Le passage régulier du Tour de France cycliste dans un de ses cols mythiques en renforce la notoriété. L’observatoire astronomique du pic du Midi, créé dès la fin du XIXème siècle, perdure, se modernise régulièrement et devient aussi un pôle touristique majeur avec le projet « Pic 2000 » : les téléphériques et le site sommital ouverts au grand public. Ce projet cristallise la coopération des collectivités, jusque-là souvent rivales, dans la vallée de l’Adour et dans la Vallée des Gaves, avec le soutien de la Région, du Département et de l’État. Le plateau de Payolle, au pied du col d’Aspin, reçoit dans les années 70-80 un site touristique autour du petit lac artificiel et développe ensuite une activité de ski de fond.
Dans cette période, plusieurs des fondamentaux sont fragilisés : thermalisme en lent déclin, industrie locale traditionnelle (textile, ferroviaire) en crise, pastoralisme en baisse, ski en stagnation, services publics en diminution. Mais plusieurs activités se développent ou se maintiennent, y compris dans l’industrie, dans le thermalisme avec le thermoludisme, dans la santé avec le centre de réadaptation fonctionnelle, tandis que l’agriculture de montagne résiste et évolue et que des activités de culture et de nature se développent (CPIE, Conservatoire botanique). Sur le plan administratif, les coopérations intercommunales et inter vallées se structurent, dans plusieurs syndicats mixtes et dans la Communauté de Communes de Haute Bigorre créée en 1994 et achevée en 2012, réunissant dès lors toute la vallée et ses deux marges. Des liens forts se développent aussi avec la vallée de Barèges autour de la gestion partagée du Pic du Midi et de la station du Grand Tourmalet.
1.3.2. Le patrimoine architectural
Chronologiquement, on peut identifier les richesses patrimoniales suivantes :
✓ La préhistoire a laissé des objets importants à la grotte du Castet à Gerde (os gravés), mais ils ne sont pas disponibles dans la vallée, même pas sous forme de fac-similé, pas plus que les vestiges trouvés il y a plus longtemps, comme à Caubéta. En revanche, le camp protohistorique des Pouyolles au-dessus de Montgaillard est très lisible et bien situé et pourrait être valorisé. La période romaine a été très importante à Bagnères-de-Bigorre, mais les vestiges, en-dehors d’objets mobiliers comme des autels votifs nombreux, sont à l’état de traces archéologiques sous les sols actuels, découverts lors de chantiers (lorsqu’ils n’ont pas été recouverts en silence) : des piscines romaines en particulier sont sous le trottoir devant les thermes, potentiel qui peut être mis au jour. À Orignac et à Pouzac, des camps romains ont laissé leur structure de levées de terre en place ; celles d’Orignac sont très lisibles, en terrain communal, non plantés et pourraient être également valorisés.
✓ Le patrimoine architectural médiéval est constitué des principales églises, la plupart datant de la fin de la période gothique, (Saint Vincent, Saint Jean et les Jacobins à Bagnères-de-Bigorre, église de Campan, clocher d’Asté, chapelle de Roumé ; le château d’Asté comme celui de Beaudéan n’ont conservé que des traces de leur état médiéval. La Renaissance, malgré la violence des guerres de Religion en Bigorre, a laissé de beaux porches (églises de Bagnères-de-Bigorre, Campan, Pouzac) et de belles maisons dans les bourgs, souvent
remaniées (maison Jeanne d’Albret, maison Hy, maisons à Campan, Asté, Ordizan). Les trames des villes et villages restent fortement conditionnées par les tracés médiévaux, prolongés par des extensions plus récentes surtout à Bagnères-de-Bigorre.
✓ Les XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles ont constitué l’essentiel du bâti encore présent, et de grande qualité, que ce soit dans les plus petits villages ou à Campan Bourg et dans Bagnères-de-Bigorre. Les fermes, les granges, les petites constructions agricoles ont parfois des compositions ou des œuvres d’une qualité hors du commun pour des édifices civils banaux : portails en fer forgé dans la basse vallée, porches et oculus en pierre de taille à Montgaillard, couvertures en chaume et leurs « penaous » à Campan et Lesponne, Le thermalisme y a apporté la modernité des différentes phases de son développement, depuis le XVIIIème siècle (thermes de Salut) jusqu’à la fin du XIXème (le Casino) avec des compléments au XXème. Ses constructions et sa composition urbaine ordonnée et ouverte sur le paysage et les parcs urbains sont parmi les principaux atouts de la ville.
✓ L’eau est superbement mise en valeur dans la ville thermale et les bourgs qui s’y identifient (fontaines monumentales à Bagnères-de-Bigorre, Campan, Beaudéan) comme dans les villages ou la montagne pastorale : abreuvoirs, fontaines, canaux. Une statuaire importante est déployée, surtout à Bagnères- de-Bigorre qui a abrité une école de sculpture importante au XIXème siècle et a eu le support de l’urbanisme thermal, mais aussi par des monuments aux morts, en particulier celui de Campan.
✓ La plupart des églises (17 sur 25 communes) contiennent du mobilier baroque pyrénéen de grande qualité, souvent œuvre de la dynastie des Ferrère.
✓ Le XXème siècle enfin (fin provisoire…) a laissé des constructions de belle qualité, dans les années 30 surtout à Bagnères-de-Bigorre (musée Salies, la Poste, maisons et hôtels, siège de Soulé) ; dans la deuxième moitié du siècle avec les œuvres d’architectes de renom, en particulier Edmond Lay, grand prix national d’architecture en 1984, auteur de l’ensemble du lac de Payolle, de la Résidence Dilecta, de la colonie de vacances de La Séoube, tandis que Pierre Debeaux couronnait le remarquable ensemble sommital du pic du Midi en
–
Des richesses naturelles à fort potentiel touristique
Le territoire dispose d’un large éventail de richesses naturelles qui sont une des grandes composantes de l’attractivité touristique, qui sont aussi très importantes aussi pour l’attractivité résidentielle et l’implantation d’activités :
✓ Le pic du Midi est le site de référence, il est à la fois un site aménagé en site scientifique actif, dans la recherche astronomique mondiale, et en site touristique à multiples vocations, consacré à la fois à la culture scientifique, à une découverte paysagère majeure des Pyrénées centrales sur 300 km de longueur ou encore à des pratiques sportives de pointe, d’hiver et d’été. Il est un des Grands Sites labellisés de Midi-Pyrénées. Son rôle est développé dans la partie consacrée à l’économie touristique.
✓ Le cœur du Parc National des Pyrénées ne se situe pas sur le territoire de la CCHB, mais la Communauté de communes lui est fortement connectée par la Réserve du Néouvielle. Le massif du Néouvielle, ses 100 lacs, son réseau de refuges, ses « 3000 », ses paysages, a une de ses « portes » dans le Haut Adour, à Artigues ; il est également à portée directe des vallées de La Mongie, notamment par les plus hautes remontées dans le vallon des 4 Termes. Ce massif fait l’objet d’un projet de valorisation dans le cadre du PER « Néouvielle Destination Nature » qui vise à constituer un dispositif « tour de massif », avec mise en réseaux de refuges modernisés, gardés l’été et l’hiver pour le ski de randonnée. L‘un de ces refuges, celui de Campana de Cloutou, situé sur la commune de Bagnères-de-Bigorre, doit être agrandi et restructuré dans ce cadre. Une branche du GR10, le GR10c, qui traverse toutes les Pyrénées françaises, le parcourt ; il y est décompté 7000 passages l’été.
✓ Les autres principaux massifs de haute montagne, celui de l’Arbizon, celui du Montaigu, et, dans des conditions différentes en raison de la présence du téléphérique, celui du pic du Midi de Bigorre, sont aussi des objets importants de l’identité pyrénéiste, bien fréquenté par les montagnards. L’escalade en montagne est en revanche moins présente dans ces massifs.
En moyenne montagne, divers sites s’offrent aux touristes :
✓ Les lacs, pour la randonnée-promenade de la journée, ceux du Néouvielle (lacs de Caderolle, de Gréziolle, de Campana,…), des lacs moins importants dans le massif du pic du Midi ( lac d’Aygue Rouye et ses voisins), et surtout le lac Bleu, promenade de référence du Haut Adour, dont l’accès se fait depuis le Chiroulet sur la commune de Bagnères-de-Bigorre, mais qui est situé sur la commune de Beaucens, dans la vallée des Gaves ; il est accompagné de plusieurs autres lacs qui pourraient constituer une boucle bien identifiée et promotionnée.
Lacs, cascades et torrents constituent un ensemble autour de l’eau qui est pratiqué comme but de promenade, comme lieu de pêche, comme lieu de baignade. Ils sont complétés par deux lacs artificiels accessibles en voiture : celui d’Artigue dont les abords ne sont pas valorisés, et celui de Payolle, très fréquenté.
✓ Les lieux pastoraux constituent également un objectif de promenade, voire de couchage sommaire : les cabanes des « courtaous », ensembles de cabanes de berger aux architectures remarquables, et complétées par des équipements pastoraux anciens très originaux : les « laytés » (réfrigérateurs à lait bâtis en pierre sur les ruisseaux), les mares à fumier, les fosses à neige. La plupart sont implantés dans de très beaux emplacements ; plusieurs sont dotés d’une cabane encore entretenue et ouverte au public comme refuge non gardé, à Payolle, et surtout le très bel ensemble reconstitué de la Lit, en vallée de Lesponne, à forte valeur patrimoniale et touristique.
Dans les vallées, dans les Baronnies et les Angles, de très nombreux chemins ruraux parcourent le paysage agro- pastoral, offrant de belles vues et la rencontre des aménagements liés aux pratiques agricoles, forestières, de chasse, etc. Les grottes de Médous, la carrière de marbre de Campan peuvent ainsi être visitées, tandis que d’autres grottes moins riches autrefois visitées sont tombées dans l’oubli (grottes du Bédat) ; pour les spéléologues, le puits glacé de la Pindorle est un élément remarquable, complété par de nombreuses autres
cavités. L’escalade en falaise se pratique à Bagnères-de-Bigorre (falaises le Tucou et le Vallon du Salut), Sainte-Marie de Campan et Beaudéan et d’autres sites moins pratiqués sur la Séoube (Campan). L’intérêt de ces
itinéraires se combine avec la découverte du patrimoine dans les villages et à Bagnères-de-Bigorre, (voir chapitre Patrimoine), tout comme les promenades thermales dans les proches abords de Bagnères-de-Bigorre.
D’autre part, bien que l’objet soit loin de la Haute Bigorre, le ciel étoilé fait partie des richesses locales, appuyé sur le pic du Midi avec ses nuits d’observation ouvertes aux touristes, et complété par les offres autour du projet de « Réserve internationale de ciel étoilé du pic du Midi », porté par le Syndicat Mixte du pic du Midi et relayé par plusieurs acteurs. La réserve Internationale de Ciel Etoilé du Pic du Midi (RICE) est un espace dédié à la protection et à la préservation de la qualité de la nuit. Plus de la moitié des Hautes-Pyrénées (65% de la surface) est ainsi engagée à lutter contre le phénomène de pollution lumineuse. Ce territoire unique regroupe 247 communes engagées. Ainsi, plusieurs communes de la Haute-Bigorre font partie de la RICE.
CHAPITRE 2 - LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN
2.1. ÉLÉMENTS DE DÉMOGRAPHIE : ÉTAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES
Une dynamique retrouvée
Après plusieurs décennies de baisse régulière, comme d’ailleurs la plupart des territoires ruraux français éloignés des grandes agglomérations régionales, le territoire de la Haute Bigorre a légèrement regagné de la population depuis le début des années, entre 1999 et 2014 sa population a augmenté de 171 habitants soit une petite hausse de 0.7%.
Population en 1968
Population en 1975
Population en 1982
Population en 1990
Population en 1999
Population en 2008
Population en 2014
Évolution entre 1968 et
2014
Évolution entre 1999 et
2014 Occitanie 3 879 434 4 046 094 4 240 348 4 534 591 5 473 568 5 408 499 5 730 733 47% 18%
Hautes-
Pyrénées 225 534 227 024 227 721 224 551 222 175 229 670 228 950 1% 3%
SCoT de la
Haute-Bigorre 18 786 18 183 17 802 17 236 16 918 17 404 17 089 -9% 1%
Cet arrêt du déclin démographique en Haute-Bigorre n’est pas isolé. Depuis le début des années 2000, 50% de la croissance démographique française s’est effectuée dans les territoires ruraux : les raisons en sont multiples, mais la perception sociologique des territoires ruraux a changé. Hier, pour « s’en sortir », il fallait partir tenter sa chance à la ville. Aujourd‘hui, les perceptions ont évolué et l’attractivité des grandes villes ne possède plus la magie d’hier. À l’inverse, de nombreux territoires ruraux ont vu leurs jeunes faire la preuve d’un dynamisme local.
Le même phénomène a concerné l’ensemble du territoire départemental des Hautes Pyrénées, qui a connu une baisse relativement similaire dans les années 80 et 90 et qui a vu sa démographie se redresser quasiment au même rythme que la Haute Bigorre.
Le même phénomène s’est produit à l’échelle de l’Occitanie, mais cette nouvelle dynamique rurale s’est surajoutée à la dynamique antérieure due essentiellement aux dynamiques urbaines des agglomérations de Toulouse et Montpellier. Celle-ci explique l’essor démographique considérable qu’a connu la région.
Pourtant, cette croissance semble fragile en Haute-Bigorre : en effet, si le nombre d’habitants a augmenté de 486 entre 1999 et 2009, il a diminué de 315
► Des différences territoriales pas toujours évidentes
La configuration du territoire pourrait laisser penser une différenciation de la dynamique démographique entre le « bas » et le « haut », et d’une certaine manière, l’observation de la démographie sur le long terme, soit entre 1968 et 2014 le confirme :
Cette différenciation, que l’on pourrait expliquer par des écarts d’accessibilité, paraît moins évidente sur la période plus récente par exemple entre 1999 et 2014.
Cette absence de logique territoriale peut être la résultante de plusieurs facteurs :
✓ Un vieillissement qui est généralisé sur le territoire,
✓ Des migrations de caractéristiques diverses, mais qui concernent quasiment tous les espaces,
✓ Le départ des jeunes qui touche plus les territoires qui en sont mieux pourvus,
✓ Le fait qu’en Haute Bigorre, la démographique concerne des « quantités » d’individus somme toute assez mesurées et pour lesquelles de grandes différences ne peuvent être observées.
► Un desserrement des ménages qui accélère la croissance des ménages
Bien que le nombre d’enfants par femme ne diminue que très peu en France, le desserrement des ménages se poursuit sous l’effet du vieillissement. Plus de personnes âgées, c’est forcément plus de personnes seules puisque le temps entre le décès du 1er conjoint et celui du deuxième augmente simultanément à l’allongement de la durée de vie moyenne.
En Haute-Bigorre, le même phénomène se passe et le nombre moyen de personnes par ménage baisse régulièrement :
Source : INSEE, RP 2013
De 3,13 personnes par ménages, c’est-à-dire par résidence principale, en 1968, la composition des ménages a diminué d’environ 1/3 pour atteindre en 2014, 2,06 personnes par ménages. La configuration de la courbe laisse à penser que cette courbe va tendre vers un équilibre (1,9 / 2) si les comportements sociaux (couples, enfants, divorces…) ne sont pas modifiés de façon trop importante.
Cette diminution de la composition des ménages a pour conséquence immédiate une augmentation du nombre de ménages plus rapide que la dynamique de population (voir ci-dessus) puisqu’elle résulte à la fois de la croissance, mais aussi simultanément du desserrement des ménages.
Évolution de la composition des
ménages
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
Évolution entre 1968 et
2014
Évolution entre 1999 et
2014 Occitanie 3,15 2,92 2,71 2,52 2,32 2,20 2,15 -32% -7%
Hautes-
Pyrénées 3,26 3,01 2,78 2,53 2,31 2,14 2,08 -36% -10%
SCoT de la
Haute-Bigorre 3,13 2,88 2,67 2,48 2,26 2,13 2,06 -34% -9%
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014 1968-
2014
1999- 2014 Source : INSEE, RP 2013
Ainsi, malgré une dynamique négative de la population entre 1968 et 1999, le nombre des ménages a cru régulièrement et avec la nouvelle évolution positive de la période 1999-2014, le nombre des ménages a progressé de plus de 14%.
L’observation de l’évolution de certains types de ménages permet de valider les enseignements déduits des observations précédentes.
Ainsi, l’hypothèse d’une diminution du nombre de personnes par ménages se trouve bien corroborée par l’observation de l’évolution du nombre de ménages de 1 personne :
1999 2014 Évolution 1999-2014
Total ménages
Ménages d'1 personne
Ménages famille monoparentale
Total ménages
Ménages d'1 personne
Ménages famille monoparentale
Total ménages
Ménages d'1 personne
Ménages famille monoparentale
7 329 2 356 632 8 058 2 993 669 10% 27% 6%
32% 9% 37% 8%
Ainsi, sur la période 1999-2014, les ménages de 1 personne ont augmenté plus de 2 fois plus vite que l’ensemble des ménages (27% contre 10%), alors que dans le même temps, le nombre des ménages monoparentaux a quasiment suivi l’évolution générale.
Dans le détail des communes, quelques différences peuvent être observées :
Libellé géographique Population en 1999
Ménages en 1999
Population en 2014
Ménages en 2014
Evolution population 1999-2014
Évolution population ménages 1999-
2014
Antist 106 44 152 59 43% 34%
Argelès-Bagnères 135 50 119 51 -12% 2%
Asté 484 205 544 240 12% 17%
Astugue 219 75 270 83 23% 11%
Bagnères-de-
Bigorre 8048 3787 7602 3942 -6% 3%
Banios 43 20 52 21 21% 5%
Beaudéan 378 155 389 178 3% 15%
Bettes 62 22 56 25 -10% 14%
SCoT de la Haute- Bigorre
5 852 6 131 6 495 6 823 7 329 7 909 8 058 0,38 0,10
% évolution nombre ménages
4,8 5,9 5,1 7,4 7,9 1,9
Rappel évolution
population -3,2 -2,1 -3,2 -1,8 2,9 -1,8
Hitte 125 36 163 64 30% 78%
Labassère 235 83 236 101 0% 22%
Lies 63 27 65 31 3% 15%
Marsas 44 18 71 35 61% 94%
Mérilheu 252 96 248 99 -2% 3%
Montgaillard 724 270 819 351 13% 30%
Neuilh 76 26 99 38 30% 46%
Ordizan 408 153 520 196 27% 28%
Orignac 248 89 267 109 8% 22%
Pouzac 1064 428 1122 517 5% 21%
Trébons 684 264 727 308 6% 17%
Uzer 96 34 105 45 9% 32%
Toutes les communes ont vu le nombre de leurs ménages augmenter entre 1999 et 2014, à l’exception de Campan qui a perdu 6 ménages. Dans la majorité des cas et conformément à l’observation réalisée à l’échelle de la Communauté de Communes, le nombre de ménages a plus augmenté que le rythme de la croissance démographique.
Néanmoins, certaines communes ont vu le nombre de leurs ménages évoluer moins vite : Argelès-Bagnères, Bagnères-de-Bigorre, et Banios. La seule explication plausible est l’implantation de quelques ménages avec enfants qui ont modifié le rapport croissance des ménages, diminution de leur composition.
À l’échelle de la Communauté de Communes, le rapport entre développement et desserrement peut être évalué est très inégalitaire. Entre 1999 et 2014, l’augmentation du nombre de ménages observé sur l’ensemble du territoire s’est fait uniquement grâce au desserrement des ménages déjà implantés sur le territoire.
Nombre de ménages 1999 2014 1999-2014
7 329 8 058 + 729 ménages
Nouveaux ménages dus au desserrement + 734 ménages
Nouveaux ménages dus au développement - 5 ménages
► Un vieillissement perceptible
L’observation des tranches d’âges et de leur évolution indique la dégradation de l’équilibre générationnel du territoire de la Haute Bigorre :
Les tranches d‘âge inférieures à 44 ans diminuent alors que celles supérieures augmentent au fil des années.
Finalement, la Haute-Bigorre ne bénéficie pas d’un renouvellement automatique de sa population puisque les moins de 20 ans (ceux susceptibles d’entrer en activité) ne remplacent pas numériquement les plus de 65 ans (ceux susceptibles de sortir d’activité) :
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
Moins de 20 ans 5 524 4 605 4 184 3 716 3 402 3 461 3 167
Plus de 65 ans 3 128 3 390 3 572 3 536 4 040 4 291 4 567
Indicateur de
jeunesse 177% 136% 117% 105% 84% 81% 69%
Période de renouvellement Période de non-renouvellement
Ainsi, depuis le début des années 90, le renouvellement n’est plus assuré par la rotation des générations.
► Des migrations hier trop faibles, aujourd’hui au secours du développement
Le changement important dans la démographie française est intervenu au début des années 1990 avec la fin de l’exode rural et le retour de la dynamique démographique des territoires ruraux.
Cette dynamique, résultante des soldes naturel et migratoire, se dessine en Haute-Bigorre depuis le milieu des années 70 :
✓ Stabilisation à partir de 1975 d’un solde naturel annuel moyen négatif (-0,5% par an)
✓ Un solde migratoire qui devient positif entre 1975 et 1982 et qui s’accroît avec les années, la progression est nettement confirmée entre 1999 et 2014 avec un taux de croissance annuel moyen de de +0,7%.
Cette nouvelle dynamique a été confirmée et qualifiée par l’étude menée par le Commissariat à l’Aménagement et au Développement des Pyrénées - DATAR avec l’Université de Toulouse - Le Mirail.
Cette étude, menée sur l’ensemble du massif pyrénéen, partie française, montre une attractivité retrouvée du Massif, avec plusieurs caractéristiques :
✓ Une provenance majoritaire des grandes villes proches du Massif (Toulouse, Perpignan, Tarbes, Pau…)
✓ La part des 15-29 ans s’établit dans une fourchette de 20 à 35% du total des arrivées
✓ La part des plus de 60 ans est inférieure à 20% (à l’inverse de ce qui se passe dans l’est et l’ouest du massif, notamment en parties littorales où cette proportion peut atteindre jusqu‘à 50%).
Ces résultats sont confirmés au niveau départemental :
✓ Les Hautes-Pyrénées accueillent relativement peu de personnes âgées,
✓ Les Hautes-Pyrénées reçoivent, en proportion, beaucoup plus de jeunes adultes
On le voit, les migrations ont une importance quantitative indéniable2. Leur analyse détaillée apporte des enseignements importants pour la connaissance de l’attractivité de la Haute Bigorre, et donc pour le projet à terme.
L’importance des migrations et le rôle d’intermédiaire joué par Bagnères-de-Bigorre
Les communes ne sont pas à égalité vis-à-vis des migrations : certaines en bénéficient largement, d’autres moins :
Source RGP2008 - INSEE 21% des habitants des communes de la Haute-Bigorre en 2008 y sont arrivés depuis 2003, ce qui montre le fort renouvellement de la population. Ainsi, près de 3.400 nouveaux habitants sont arrivés dans les communes en 5 années. Dans le détail des communes, Bagnères-de-Bigorre se situe un peu au-dessus de la moyenne, comme Beaudéan, Antist et Lies, Montgaillard, Hiis, Asté, Argelès et Cieutat, soit en grande majorité des communes de la moitié nord du territoire de la Haute Bigorre. La seule surprise réside peut-être dans le fait que Pouzac, situé au nord de Bagnères-de-Bigorre dans la vallée, en profite moins.
Le 1er pôle de Haute Bigorre, Bagnères-de-Bigorre bénéficie de 1795 arrivées, dont 356 proviennent d’autres communes de la CCHB et 1339 de l’extérieur du territoire communautaire.
TOTAL Présents 2008
Déjà résidents en 2003
Personnes arrivée depuis 2003
% migrants 2003-2008
Lies 88 52 36 41%
Antist 112 72 40 36%
Beaudéan 394 268 126 32%
Bagnères-de-Bigorre 7627 5832 1795 24%
Montgaillard 678 524 154 23%
Hiis 212 164 48 23%
Asté 505 392 113 22%
Argelès-Bagnères 128 100 28 22%
Cieutat 547 428 119 22%
Trébons 635 500 135 21%
Mérilheu 228 179 49 21%
Bettes 81 64 17 21%
Neuilh 107 86 21 20%
Uzer 108 89 19 18%
Marsas 52 43 9 17%
Gerde 1137 940 197 17%
Ordizan 428 358 70 16%
Campan 1374 1152 222 16%
Labassère 244 208 36 15%
Hauban 84 73 11 13%
Pouzac 1055 930 125 12%
Astugue 305 270 35 11%
Orignac 200 192 8 4%
Banios 56 56 0 0%
TOTAL HAUTE BIGORRE 16385 12972 3413 21%
L’observation du pôle joué par Bagnères-de-Bigorre vis-à-vis de l’extérieur et vis-à-vis des communes de la CCHB est particulièrement intéressante.
Ainsi, Bagnères-de-Bigorre a attiré 1795 individus dont 356 depuis les communes de la CCHB ; dans le même temps, 459 individus ont quitté Bagnères-de-Bigorre pour aller habiter dans l’une des autres communes de la CCHB :
Bagnères-de-Bigorre a joué le rôle d’aimant principal en rediffusant sur les Communes de la Haute Bigorre plus d’habitants qu’elle ne leur en avait soustraits.
Ori gi nes
Destinations Antist Argelès-Bagnères Asté Astugue Bagnères-de-Bigorre Banios Beaudéan Bettes Campan Cieutat Gerde Hauban Hiis Labassère Lies Marsas Mérilheu Montgaillard Neuilh Ordizan Orignac Pouzac Trébons Uzer Total
8 12 20
4 4
44 44
4 4
35 12 64 12 72 24 48 8 24 12 32 4 15 36 57 4 459
0
12 4 12 16 44
0
44 28 4 8 4 88
32 12 8 16 68
64 16 4 84
4 4
0 0
4 12 16
0
12 8 20
4 8 8 20
0
4 4
12 12
52 4 16 19 8 99
60 4 64
12 4 16
35 24 76 0 356 0 48 0 84 40 96 8 20 28 24 0 12 40 4 34 0 48 89 4 1070
Total Anti s t
Montga i l l a rd Neui l h Ordi za n Ori gna c Pouza c Bea udéa n Ba ni os
Ba gnères -de-Bi gorre As tugue
As té
Argel ès -Ba gnères
Hi i s Ha uba n Gerde Ci euta t Ca mpa n Bettes
Uzer Trébons Méri l heu Ma rs a s Li es La ba s s ère
C.C.H.B.
Bagnères- de-Bigorre
1 795
356
459
Typologie des nouveaux habitants
L’analyse des âges (âge quinquennal à année révolue) confirme certains enseignements de l’étude réalisée par l’Université du Mirail de Toulouse :
- Les 25-40 ans représentent une part très importante des migrations, soit 35%
Ori gi nes
Migrations depuis l'extérieur 2343
Depui s l es a utres communes des Ha utes -Pyrénées 868
Ha ute Ga ronne 184
Gi ronde 108
Pyrénées a tla ntiques 100
Bouches du Rhône 60
Gers 56
Autres dépa rtements 731
Etranger 236
Migrations Internes à la CCHB 1070
TOTAL 3413
2. Avec 14% des migrations, les arrivées de retraités sont en volume beaucoup moins importantes que ce que l’on peut percevoir sur le terrain.
3. Le taux de renouvellement des migrations (nombre des moins de 20 ans divisé par le nombre des plus de 60 ans) est de 150% alors qu’il n’est pour la population totale que de 60% en 2010 ➔ les
migrations ont donc bien un grand effet de rajeunissement
Catégories socioprofessionnelles et diplômes
La répartition des CSP des migrants et des activités met en évidence la diversité des profils, des emplois et des activités, hormis les agriculteurs exploitants, toujours très faibles en % dans les migrations :
En termes de diplôme, plus de 1000 individus ont au minimum le baccalauréat voire beaucoup plus, soit 50% de l’ensemble des migrants
53% des migrants sont nés en Hautes- Pyrénées.
5 années au plus après leur arrivée, 55% des personnes résident dans une maison et 45%
des personnes résident dans un appartement.
Le nombre de personnes par ménages migrants est assez équilibré entre les personnes seules, les ménages avec ou sans enfants …
Nombre des migrants / CSP Nbre individus
Agri cul teurs expl oi ta nts 0
Arti s a ns commerça nts et chefs d'entrepri s es 92 Ca dres etr prof. Intel l ect. Sup. 116
Profes s i ons i ntermédi a i res 360
Empl oyés 465
Ouvi ers 336
Retra i tés 357
Autres s a ns a cti vi tés prof. 618
2344
Nombre des a cti fs
mi gra nts / a cti vi tés Nombre
Agri cul ture 8
Indus tri es 122
Cons tructi on 128
Tra ns port 32
Commerce 137
Servi ces ma rcha nds 305 Admi ni s tra ti on 447 1179
Nombre de pers onnes /
ména ge
1 pers onne 440 20%
2 pers onnes 601 27%
3 pers onnes 485 21%
4 pers onnes 486 22%
5 pers onnes 176 8%
6 pers onnes 68 3%
Diplôme le plus élevé pour les migrants Nbre individus
Pa s de s col a ri té 8
Aucun di pl ôme ma i s s col a ri té jus qu'en pri ma i re ou col l ege 188
Aucun di pl ôme ma i s s col a ri té a u del a du col l ege 60
Ceri fi ca t d'études pri ma i res 72
BEPC 232
Certifi ca t d'a ptitudes profes s , brevet de compa gnon 141
BEP 197
Ba c 196
Ba c techno, Brevet profes s . Ou techi ci en 147
Di pl ôme uni vers i ta i re, BTS, DUT 372
Di pl ôme uni vers i ta i re 2ème et 3ème cycl es 308
Pers onnes a gées de moi ns de 14 a ns 321
2 242
► Les migrations internes à la CCHB justifient le rôle central Bagnères-De-Bigorre
L’analyse comparative des âges moyens observés pour les arrivants par rapport aux âges moyens des partants : Période 2003-2005 Nombre
d’arrivées
Âge moyen d’arrivée
Nombre de départs
Âge moyen de départ
Indice comparatif Âge arrivée/ âge départ
Bagnères-de-Bigorre 352 37 ans 459 31 ans >>
Gerde 101 29 ans 84 41 ans <<
Trébons 89 31 ans 64 41 ans <<
Pouzac 88 31 ans 99 26 ans >
Campan 80 33 ans 87 41 ans <<
Asté 76 30 ans 44 35 ans <<
Beaudéan 48 44 ans 44 23 ans >>>
Cieutat 40 30 ans 68 30 ans =
Les migrations s’analysent selon Bagnères-de-Bigorre, le pôle de référence :
- Bagnères-de-Bigorre et dans une moindre mesure Pouzac joue le rôle du pôle urbain, qui voit partir une partie des familles « jeunes actifs avec enfants » en quête de foncier ou en retour à la commune d’origine ; ainsi, l’âge moyen de départ est d’une trentaine d’années (26 ans dans le cas de Pouzac).
- À l’inverse, les arrivées sur Bagnères-de-Bigorre sont le fait de ménages un peu plus âgés, soit 37 ans d’âge moyen. Les plus de 60 ans (retraités ou proche de la retraite) en représentent environ 20%.
- Les autres communes, à l’inverse accueillent des nouveaux habitants au début de la trentaine (30 à 31 ans) et voient partir des ménages plus âgés (de 35 à 41 ans).
Ces différences, moyennement marquées, traduisent vraisemblablement les différences des conditions de vie dans les communes, à savoir l’offre et le prix du foncier, la proximité offerte des services …
Zoom sur Bagnères-de-Bigorre - Bagnères-de-Bigorre
représente 43% des départs et 33 % des destinations
- L’âge moyen des arrivées à Bagnères-de-Bigorre est de 37 ans, l’âge moyen des départs est de 31 ans
0-5 ans 11-15 ans 21-25 ans 31-35 ans 41-45 ans 51-55 ans 61-65 ans 71-75 ans 81-85 ans 91-95 ans
Migrations internes à la CCHB, à partir ou vers Bagnères
2.2. POPULATION ACTIVE, RELATIONS DOMICILE-TRAVAIL ET REVENUS
Une population active dans la moyenne
Sur la base de la population des 15-64 ans, la part des actifs de la Haute-Bigorre est identique à celle des Hautes- Pyrénées et celle de la région Midi- Pyrénées.
À l’échelle de la Haute Bigorre comme à celle du département des Hautes-Pyrénées et de la région Midi- Pyrénées, la population active a progressé plus rapidement que l’ensemble de la population des 15-64 ans.
Population 15-64 ans
Actifs 15-64 ans
Actifs occupés
Chômeurs 15-64 ans Occitanie
2014 3 562 641 2 573 182 2 181 527 391 636
Évolution 1999-2014 15,5% 23,9% 24,7% 21,9%
Hautes-Pyrénées
2014 137 096 99 043 85 645 13 397
Évolution 1999-2014 -2,1% 3,2% 3,1% 3,3%
Haute-Bigorre
2014 10 025 7 253 6 449 803
Évolution 1999-2014 -3,8% -1,4% 1,1% -15,7%
La part des actifs occupés, c’est-à-dire les actifs ayant un emploi, a progressé de façon plus soutenue et le nombre des chômeurs a diminué de -15.7% entre 1999 et 2014 en Haute-Bigorre3.
Ainsi, l’emploi disponible a été développé plus rapidement que le nombre des actifs a augmenté, mais il ne s’agit pas toujours d’un emploi local, situé sur le territoire de la Haute-Bigorre. En effet, l’emploi au lieu de travail, c’est-à-dire l’emploi situé sur le territoire de la Haute-Bigorre a augmenté de +1,8% entre 1999 et 2014 alors que le nombre des actifs occupés, ayant un emploi a augmenté de 1,1%.
Les actifs de Haute Bigorre ont trouvé des emplois en Haute Bigorre (et ce plus que précédemment) et à l’extérieur (également en plus grand nombre que précédemment.
Autrement dit, le développement économique et la création d’emplois de Haute-Bigorre n’a pas pu suivre la dynamique démographique et notamment celle de la population active. On pourrait également dire que l’attractivité résidentielle a été plus forte que la dynamique économique.
Le solde des actifs travaillant à l’extérieur du territoire de la Haute-Bigorre est de 6,79% des actifs occupés (soit 469 individus) alors qu’en 1999 il était de 4% (soit 262 individus).
Les relations quotidiennes et l’interdépendance entre la Haute-Bigorre et les pôles extérieurs ont donc augmenté.
Population 15-64 ans en
2014
Actifs 15- 64 ans en
2014
% d'actifs en 2014 Occitanie 3 562 641 2 573 182 72%
Hautes-Pyrénées 137 096 99 043 72%
SCoT de la
Haute-Bigorre 10 025 7 253 72%
Dans le détail et pour s’exonérer de l’effet masque de la notion de « solde », une analyse comparative des actifs résidant sur le territoire de la CCHB et ayant un emploi sur le territoire de la CCHB ou à l’extérieur permet de comparer le solde des actifs occupés qui vont travailler à l’extérieur.
1999
2014
Le nombre réel des emplois occupés par des résidents de la CCHB devrait être augmenté par rapport au nombre d’actifs résidents à l’extérieur et venant occuper l’un des emplois sur place.
Les chiffres de l’INSEE ne permettent pas de distinguer directement les emplois locaux réellement occupés par des actifs locaux. Seul un traitement de toutes les communes extérieures permet de distinguer les occupants des emplois locaux.
Un tel traitement, réalisé sur l’ensemble des communes des Hautes-Pyrénées donne 1523 emplois locaux occupés par des actifs résidants dans des communes des Hautes-Pyrénées extérieures à la CCHB, sauf à traiter toutes les communes des environs.
Population 15-64 ans
Actifs 15- 64 ans
Actifs occupés
Chômeurs 15-64 ans
Emplois au lieu de
travail
Degré de dépendance
vis-à-vis de l'extérieur Occitanie
2014 3 562 641 2 573 182 2 181 527 391 636 2 175 103
0%
Évolution 1999- 2014
15,5% 23,9% 24,7% 21,9%
100%
Hautes- Pyrénées
2014 137 096 99 043 85 645 13 397 87 485
-2%
Évolution 1999- 2014
-2,1% 3,2% 3,1% 3,3%
98%
Haute- Bigorre
2014 10 025 7 253 6 449 803 6 186
4,1%
Évolution 1999- 2014
-3,8% -1,4% 1,1% -15,7%
95,9%
Le nombre des emplois extérieurs représente le nombre minimum des emplois extérieurs occupés par des résidents de la CCHB.
6 074 Emplois sur place
6 381 306
Actifs occupés emplois à l’extérieur l’
Les 306 emplois extérieurs en 1999, puis les 263 emplois extérieurs en 2014, ramenés au nombre total d’actifs occupés représentent le degré de dépendance à l’emploi extérieur.
6 186 1 523 actifs de
6 186 Emplois sur place
6 449 263
Actifs occupés emplois à l’extérieur l’
Nous ne disposons des chiffres correspondants pour 1999, difficile donc pour l’analyse de l’évolution, mais le critère de dépendance semble toutefois le meilleur ratio du phénomène.
► Un resserrement des Catégories socioprofessionnelles
L’économie se spécialise et se tertiarise ; simultanément l’industrie traditionnelle perd des emplois. Ces phénomènes se combinent avec comme résultantes :
✓ Moins d’ouvriers (-10,2%), mais aussi moins de cadres (-6.1%) entre 1999 et 2014.
✓ Plus d’artisans, commerçants, chefs d’entreprises (+13,3%) et de professions intermédiaires (+19.7%) entre 1999et 2014.
✓ Il faut également noter la hausse du nombre d’agriculteurs exploitants en Haute-Bigorre (+ 12,5% entre 1999 et 2014) qui contraste fortement avec le déclin observé de cette catégorie socioprofessionnelle dans les territoires d’échelon supérieur.
Total Agriculteurs exploitants
Artisans, Comm., Chefs
entr.
Cadres, Prof. intel.
sup.
Prof.
intermédiaires Employés Ouvriers
Occitanie
2014 2 571 286 59 114 196 585 371 841 642 043 757 132 508 130
2,3% 7,6% 14,5% 25% 29 ,4% 19,8%
1999 2 075 347 83 092 162 199 224 053 448 744 635 831 480 210
Évolution
1999-2014 23,9% -29,6% 21,2% 66% 43,1% 19,1% 5,8%
Hautes- Pyrénées
2014 98 364 2 599 7 765 9 519 23 298 32 589 21 668
2,6% 7,9% 9,7% 23,7% 33,1% 22%
1999 95 948 4 054 7 728 7 896 18 918 32 543 23 263
Évolution
1999-2014 2,5% -35,9% 0,5% 20,6% 23,2% 0,1% -6,9%
SCoT de la Haute- Bigorre
2014 7 233 297 630 552 1 753 2 360 1 570
4,1% 8,7% 7,6% 24,2% 32,6% 21,7%
1999 7 316 264 556 588 1 464 2 576 1 748
Évolution
1999-2014 0% 12,5% 13,3% -6,1% 19,7% -8,4% -10,2%
► Des revenus un peu plus faibles que la moyenne départementale
En 2015, la moyenne des revenus des ménages de la Haute-Bigorre est légèrement plus faible (21 662 Euros / an) que la moyenne des revenus départementaux (21 991 Euros / an) avec une petite différence de rapport entre salaire et retraites :
✓ Des salaires moyens plus faibles qu’au niveau départemental :
✓ Des retraites juste supérieures
2.3. EMPLOIS, ACTIVITÉS, FILIÈRES ET DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Après le regard social sur l’économie (actifs occupés, revenus, déplacements…), le diagnostic du SCoT s’intéresse à l’aspect « activités, filières et développement économique ».
Une tendance à la remise en question d’une diversité intéressante
Comme pour les CSP, on assiste à un resserrement de la diversité des emplois avec une diminution des emplois productifs (-22% d’emplois liés à l’industrie entre 1999 et 2014).
Emplois
au LT Agriculture Industrie Construction
Commerce, Transports, Services
divers
Adm publique, Enseignement, Santé, Action
sociale Emplois en
2014 6 005 294 893 320 2 067 2 431
Part en 2014 100% 4,9% 14,9% 5,3% 34,4% 40,5%
Évolution
1999-2014 4% -0,7%% -22,4% 40,6% 6,7% 6,8%
Ainsi, en 2014, le rapport entre sphère productive4 et non productive est de 21% d’activités productives contre 79 % d’activités « présentielles ». Le niveau de la sphère présentielle est supérieur à ceux des territoires de comparaison d’échelle supérieure. Ce niveau témoigne à la fois des difficultés de l’industrie, phénomène général en France, mais particulièrement prégnant à l’échelle de la Communauté de Communes de la Haute Bigorre, et simultanément d’une tertiarisation de l’économie (valeur ajoutée et donc emplois de plus en plus centrés sur le tertiaire au détriment de la production).
Nombre de foyers fiscaux imposables
Moyenne des traitements
et salaires
Moyenne des retraites
et pensions
Moyenne des revenus Hautes-
Pyrénées 52 212 23 208 21 092 21 991 Haute-
Bigorre 4 065 22 548 21 289 21 662
Une polarisation importante de l’emploi
Comme ce sera vu dans l’analyse transversale de la structure urbaine du territoire, l’emploi est très polarisé sur Bagnères-de-Bigorre, avec un peu plus de 74% de l’emploi :
► Une démographie d’entreprises de petite taille
Au 1er janvier 2012, le territoire de la Haute Bigorre bénéficiait de 1326 entreprises :
L’analyse de la typologie des entreprises montre une majorité d’entreprises de très petite taille, soit 5 salariés en moyenne :
1 à 9 s alariés 10 à 19 s alariés 20 à 49 s alariés 50 à 99 s alariés 100 s alariés et plus
Répartition des entreprises / tranche de taille 75,50% 20,81% 1,96% 0,98% 0,76%
Industries Construction
Commerce, réparation automobile
Services marchands dt
transport
Administration publique, enseignement, santé & action
sociale
Total
Nombre d'entreprises au 1er janvier 2011 85 189 227 462 229 1 192
Création d'entreprises en 2011 5 25 22 56 26 134
dont entreprises individuelles 3 21 14 51 26 115
Part des entreprises créés / type d'activités 4% 19% 16% 42% 19% 100%
Nombre d'entreprises au 1er janvier 2012 90 214 249 518 255 1 326
% d'évolution / type d'activités 6% 13% 10% 12% 11%