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Actualités Odonto-Stomatologiques - n° 249 - mars 2010VRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES.
Précis
d’anatomie clinique
de la tête et du cou
Norton NEIL S.
Illustrations : Franck H. Netter
Éditions Masson, Issy-les-Moulineaux, 2009
Approche rationalisée
des urgences
bucco-dentaires
Guide pratique
François PRÉDINE-HUG
Éditions SID, Groupe EDP Sciences, Paris, 2009 L’importance de la
connais-sance de l’anatomie dans les disciplines médicales n’est plus à démontrer, l’odontologie ne faisant évidemment pas exception à cette règle. En s’appuyant sur de remarquables des-sins de Frank H. Netter (hélas décédé en 1991), l’auteur associe les données fondamentales descriptives de l’anatomie à des
corréla-tions cliniques indispensables à la compréhension des pathologies : par exemple, l’ostéologie des os de la face est corrélée à la description des fractures maxillaires de type Lefort, des fractures de la mandibule et de l’os zygo-matique. Chaque corrélation clinique est parfaitement illustrée par des schémas très didactiques, permettant de relier le fondamental à la clinique.
L’ouvrage, riche de plus de 600 pages, décrit d’une manière globale le développement de la tête et du cou, l’ostéologie, la neuro-anatomie des nerfs crâniens, les muscles manducateurs et le système nerveux autonome de la tête et du cou. Puis l’auteur aborde chaque région : le cou, la loge parotidienne, la fosse temporale, l’ATM articulation temporo-mandibulaire, la fosse ptérygo-pala-tine, le nez et les cavités nasales, les sinus, la cavité orale, le pharynx, le larynx, l’oreille, l’œil et l’orbite.
Prévu initialement pour aider les étudiants dans l’appren-tissage de l’anatomie clinique, cet ouvrage se révèle indis-pensable pour le praticien désireux de comprendre les relations entre les pathologies visibles et l’anatomie sous-jacente, lui permettant de poser d’une manière certaine son diagnostic et l’orientant vers un traitement étiolo-gique et réfléchi.
De par la qualité des illustrations, la clarté des légendes et les relations avec la clinique (et la présence du professeur Christian Vacher, membre de notre Comité de rédaction, dans l’équipe de traducteurs dirigée par le professeur Fabrice Duparc), cet ouvrage doit se trouver dans la bibliothèque de tout praticien désireux de comprendre plus que d’apprendre.
Marc BERT
L’urgence bucco-dentaire fait partie du métier de chi-rurgien-dentiste et oriente souvent le traitement à venir du patient. Les fonc-tions vitales peuvent parfois être en jeu et la notion de temps devient alors primor-diale, le praticien se devant de prendre les bonnes déci-sions. François Prédine-Hug, chef du service d’odontolo-gie du CHU de Brest, nous
propose un ouvrage sur ce sujet, dans une présentation claire, simple et de consultation rapide sur deux pages : la page de gauche décrit la pathologie, sa fréquence, son caractère de gravité, les signes cliniques et radiogra-phiques, le diagnostic différentiel, la conduite à tenir immédiate et médiate et surtout ce qu’il ne faut pas faire. La page de droite présente un tableau synoptique des élé-ments du diagnostic et un rappel de ce qu’il faut faire et ne pas faire (en rouge, afin d’attirer l’attention), tous les deux très clairs, et une illustration de l’affection envisagée, permettant de la comparer aux éléments relevés en bouche.
Les pathologies sont classées en six catégories : infec-tieuses, muqueuses hypertrophiques et tumorales, muqueuses érosives et ulcératives, tumorales bénignes des maxillaires, traumatiques et enfin iatrogènes. L’auteur précise dans sa préface : «Les conduites thérapeutiques sont des choix personnels qui peuvent être réfutés. Le but essentiel n’est pas de dicter telle ou telle attitude, mais de nourrir un mécanisme de raisonnement face à une situa-tion imposant de prendre une décision rapide», précision à laquelle nous adhérons pleinement, même si nous n’avons rien trouvé à réfuter…
Ouvrage de référence indispensable à tout praticien, à conserver précieusement au premier rang de sa biblio-thèque, le livre de François Prédine-Hug comble un vide de la littérature sur l’odontostomatologie qui, certes, présente des ouvrages sur le sujet, mais pas dans une forme aussi concise et aussi bien illustrée.
À recommander en urgence…
Marc BERT
AOS 2010;249:92-93
© AEOS / EDP Sciences
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Actualités Odonto-Stomatologiques - n° 249 - mars 2010
LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES... LIVRES
Le guide
de l’assistante dentaire
Des principes fondamentaux
au travail en salle de soins
R. ROIG, P. ROUSSEAU, A. IRSA
Éditions CdP, Rueil-Malmaison, 2009 L’importance du rôle de l’assistante dentaire est reconnue par tous pour l’accueil des patients, l’or-ganisation rationnelle des rendez-vous, la gestion et la stérilisation du matériel, l’aide en salle de soins et autres tâches essentielles à la bonne marche d’un cabi-net dentaire.
Entouré par un groupe de praticiens renommés, Alain
Irsa nous propose un guide de l’assistante dentaire, repo-sant sur le principe que les bases fondamentales permet-tent la compréhension de la tâche à effectuer qui le sera alors logiquement et efficacement. Un travail sera toujours mieux réalisé si, au lieu de l’apprendre, on le comprend… Les auteurs décrivent en premier le métier d’assistante dentaire – métier oh combien spécifique – et l’importance qu’il a dans un cabinet dentaire. Le relationnel est ensuite développé, tant avec le patient qu’avec le praticien, sou-vent oublié dans la plupart des manuels. Un chapitre bien-venu sur la gestion du stress permet à l’assistante de faire face aux situations difficiles en développant l’affirmation de soi, véritable clé de la communication avec les autres intervenants de l’acte dentaire, le patient en particulier. Viennent après ces très intéressants chapitres introductifs des chapitres plus classiques concernant le travail au quo-tidien dans un cabinet dentaire, une bonne description des principales erreurs commises en asepsie et leurs solu-tions, une rationalisation de toutes les chaînes de tâches de l’assistante, spécialité par spécialité : dentisterie res-tauratrice, endodontie, prothèse amovible partielle, pro-thèse amovible complète, propro-thèse fixée, propro-thèse implanto-portée, chirurgie classique et implan-taire, parodontologie et orthopédie dento-faciale. C’est donc un guide complet que nous proposent les auteurs, mettant en avant le rôle essentiel de l’assistante dentaire dans la bonne marche d’un cabinet, rôle si essen-tiel qu’il est navrant que, pour des raisons essenessen-tiellement économiques, la moitié des cabinets dentaires, selon les chiffres connus, se passe des services de cette collabora-trice si précieuse.
Marc BERT
L’essentiel
de la médecine générale
pour le chirurgien-dentiste
Chris SPROAT, Georgina BURKE, Mark McGURK
Éditions Masson, Paris, 2009Le chirurgien-dentiste d’au-jourd’hui est amené à prati-quer des soins sur une popu-lation dont l’âge moyen est en augmentation, révélant des pathologies générales pour lesquelles il a peu de renseignements, mais pou-vant influer sur ses soins, parfois en raison des médi-caments consommés. La médecine actuelle se spécia-lise de plus en plus, aucun médecin ne pouvant
connaître l’ensemble des maladies auxquelles il est confronté. Devant un questionnaire médical compor-tant des pathologies peu connues et les médicaments prescrits, le chirurgien-dentiste peut se poser des ques-tions sur le type de soins à prodiguer, leur opportunité et leurs conséquences éventuelles (saignements en par-ticulier). Ce petit livre des éditions Masson, préfacé par Jean-François Gaudy pour sa version française, vient à point pour apporter, d’une manière synthétique, une vision globale des principales pathologies dont peuvent souffrir les patients et fournit les éléments nécessaires à leur prise en charge. En 23 chapitres, ce livre couvre l’ensemble des appareils (cardiovasculaire, digestif, res-piratoire, urinaire, système nerveux central et périphé-rique), les états physiologiques particuliers comme la grossesse et le grand âge, les circonstances particulières comme les patients transplantés et ceux traités pour une tumeur maligne. Pour chaque pathologie, des encadrés présentent la pertinence de la pratique den-taire et les précautions à prendre. Enfin, les derniers chapitres abordent les urgences au cabinet dentaire et leurs prises en charge.
Voilà un livre bien utile permettant aux praticiens que nous sommes d’appréhender d’une manière simple les pathologies dont peuvent souffrir nos patients, et leurs conséquences sur les soins que nous sommes amenés à prodiguer. À noter dans le chapitre «Alcoolisme» cet encadré : «Il y a une tendance à l’alcoolisme dans la profession dentaire.» Je comprends mieux mon état…
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L’épidémiologie clinique
dans la pratique quotidienne
du chirurgien-dentiste
M. MULLER-BOLLA, D. BOURGEOIS,
M. SIXOU, L. LUPI-PÉGURIER, A.M. VELLY
Collection « Mémento » dirigée par H. Koskas Éditions CdP, Rueil-Malmaison, 2009Fort heureusement, les termes de «clinique» et «pratique quotidienne» apaisent le côté initiale-ment rébarbatif de l’épidémiologie. En effet, cette discipline, dans l’esprit confraternel habi-tuel, s’adresse plutôt à des universitaires ou à des chercheurs, avec des notions sensiblement éloignées de la clinique journalière. Sur le plan de la gestion, la prise de risque des éditeurs et du directeur scientifique est donc réelle. Pourtant ce mémento est passionnant et nous ne pouvons que recommander très vivement sa lecture en conseillant de fractionner celle-ci, cha-pitre par chacha-pitre pour bien s’imprégner de la
démarche. Car il s’agit bien de guider le praticien dans la réflexion qui conduit du diagnostic au traitement.
Au-delà de quelques tableaux, définitions ou tests qui méritent une atten-tion particulière, car il faut bien asseoir une terminologie précise, l’intérêt de ce recueil est de poser, en y répondant, des questions extraordinairement concrètes. Prenons un exemple, mentionné par les auteurs : un homme de trente ans consulte du fait d’un abcès au niveau d’une première molaire mandibulaire restaurée depuis plusieurs années avec un amalgame. Dès lors, un certain nombre de questions se posent relatives aux différentes solutions thérapeutiques : traitement endodontique et couronne, extraction et pro-thèse implanto-portée, bridge ou propro-thèse amovible.
Certes, il n’existe, dans ces différentes éventualités, aucune révélation par-ticulière, et les esprits chagrins diront qu’à l’ouest rien de nouveau, car il s’agit du choix le plus banal qui soit. En revanche, la méthodologie de ce même choix sera analysée, car il faut garder à l’esprit que les résultats sont toujours exprimés sous forme de probabilités, que les certitudes sont exceptionnelles dans le domaine de la santé, qu’il faut tenir compte de la balance bénéfice-risque et que la prévision de l’événement sur un patient donné peut être différente. Il existe donc bien une variation aléatoire concernant chaque patient.
Cette démarche est-elle fondamentalement différente de la pratique habi-tuelle ? Peut-être pas, mais la routine et l’habitude finissent, avec le temps, par obscurcir la vigilance et l’attention.
Je me permettrai, exceptionnellement, de prendre nommément position. Dans cette analyse, je reste volontairement réducteur car ce recueil contient évidemment beaucoup d’autres informations que le lecteur intéressé pourra découvrir au fur et à mesure. Pour ma part, j’ai été séduit en retrouvant une attitude qui m’est chère et parce que les vraies bonnes questions sont posées: comment savoir si une nouvelle technique, présentée comme simple et effi-cace, a été suffisamment validée sur le plan scientifique ? quelle importance donner à un article scientifique, à l’avis d’un confrère ou d’un conférencier ? En première lecture, j’avais emporté ce mémento pour le lire dans le train, à la manière d’un roman policier. Je n’ai pas encore trouvé tous les coupables, mais le trajet m’a paru bien court, même si, comme tout bon enquêteur, j’ai pris quelques notes pour les indices... d’hygiène.
Jean MEYER
« Cone beam »
Tomographie par faisceau conique
en chirurgie dentaire, orale et maxillo-faciale.
Principes, diagnostic et plan de traitement.
J. ZÖLLER, J. NEUGEBAUER
Traduit de l’anglais par Nicolas Fougeront Éditions Quintessence International, 2009
Cet ouvrage est la traduction d’un ouvrage publié en anglais. La radiographie, et en particulier la radiographie maxillo-faciale, a fait d’énormes progrès liés au dévelop-pement des méthodes de numéri-sation, passant ainsi de la simple radiographie crânienne aux tech-niques de radiographie panora-mique, tomodensitométrie, sca-nora et maintenant « cone beam » ou téléradiographie volumique par faisceau conique (TVFC) dont les
méthodes de reconstruction en trois dimensions demandent la mise en œuvre d’algorithmes de plus en plus complexes. C’est peu dire que le sujet est passionnant.
Malheureusement, la partie technique, à la fois simple dans son principe mais complexe dans sa réalisation, est très difficile à cer-ner et confuse pour un lecteur non spécialisé, par manque de qualité pédagogique. Les auteurs insistent sur le fait qu’un tel appareillage est utilisable en cabinet par le praticien, ce qui nous semble pour le moins délicat quand on voit comment sont mal-traités les simples appareillages panoramiques. De plus, le maté-riel proposé semble relativement ancien, mais je ne suis pas radiologiste. Les images montrées au format 6 ¥ 9 sont peu lisibles et d’une définition d’impression insuffisante, ce qui est totalement inacceptable aujourd’hui.
Suit un catalogue d’éléments de diagnostic, anomalies den-taires, dents incluses, lésions osseuses pathologiques, maladies parodontales, carie, diagnostic orthodontique, traumatologie, sinus maxillaire, glandes salivaires, ATM, malformations et syn-dromes cranio-faciaux.
Le texte est abondant et bien traduit, mais fastidieux à lire car il manque d’aération. Par ailleurs, les photographies censées le soutenir sont trop petites, on ne voit pas toujours le rapport essentiel entre l’anomalie et ce qu’apporte particulièrement la TVFC comparée aux examens plus classiques. Un dernier cha-pitre consacré à l’implantologie est beaucoup plus clinique que radiologique.
En résumé, on reste sur sa faim. On aurait aimé une approche plus médicale permettant l’analyse de cas difficiles dont la résolution ne pourrait se faire que par la tomodensitométrie volumique par faisceau conique qui apporte vraiment un grand progrès. Signalons que la bibliographie est essentiellement germanique. Pour conclure, je ne vois pas en quoi cet ouvrage peut être utile au praticien, il me semble dater et n’est pas assez clair ni pédagogique. Il faudrait en outre revoir complètement la maquette.