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Épidémiologie de la tuberculose
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Épidémiologie de la tuberculose
Dernière mise à jour : 2019/04/16 13:34
Table des matières
Épidémiologie de la tuberculose ... I
Épidémiologie de la tuberculose ... 1
1. Introduction ... 1
2. Facteurs de risque ... 1
3. Épidémiologie de la tuberculose dans le monde ... 1
4. Épidémiologie de la tuberculose en Algérie ... 1
5. Principaux objectifs du programme national de lutte contre la tuberculose ... 2
6. La surveillance du programme ... 3
6.1. Objectifs ... 3
6.2. Surveillance épidémiologique ... 3
6.2.1. Principaux indicateurs épidémiologiques ... 3
6.2.2. Autre indicateurs ... 3
6.3. Surveillance des performances du programme ... 3
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Épidémiologie de la tuberculose 1. Introduction
Fléau depuis de nombreux siècles
Préoccupation mondiale de santé et de santé publique
La lutte ne peut être efficace que si tous les pays se coordonnent
2. Facteurs de risque
FDR d'immunodépression cellulaire : 1.
Terrain : âges extrêmes, dénutrition, grossesse et ABRT
Pathologies : infections virales (rougeole, oreillon, grippe, MNO, VIH), cancers et hémopathies, diabète, dénutrition, gastrectomie, IRC
Traitements : corticoïdes, immunosuppresseurs, greffe Autres :
2.
Contage : promiscuité, manque d'hygiène, habitat précaire, situation vaccinale, antécédents de TBK mal traitée, profession à risque (personnel de santé, institutions d'internement, milieu carcéral…)
3. Épidémiologie de la tuberculose dans le monde
Principale cause de décès par infection curable, une des 10 premières causes de mortalité (1,7 millions de décès en 2016, dont 0,4 co-infectés par le VIH)
10,4 millions de nouveaux cas en 2016 (estimation OMS), seulement 65% sont déclarés Touche majoritairement les hommes
Sept pays totalisent 64% des cas (Inde, Indonésie, Chine, Philippines, Nigéria, Pakistan, Afrique du Sud)
Incidence la plus élevée = Afrique sub-saharienne ; incidences les plus faibles = Europe occidentale et Amérique du nord
Co-infection VIH = 23% (Europe: 6%, Afrique: 44%, Afrique du sud: 60%) MDR : 3,4% des souches sauvages, 20% des souches déjà traitées
Le diagnostic et le traitement de la tuberculose a sauvé 53 millions de vies entre 2000 et 2016
4. Épidémiologie de la tuberculose en
Algérie
Entre 2000 et 2010, on dispose de données fiables et exhaustives Tendance :
Stabilisation de l'incidence des cas de TPM+ contagieux à 26/100.000 habitants
Niveau élevé de l'incidence déclarée des TEP (plus souvent présumées que prouvées ⇒ possibilité de surestimation)
Parmi tous les cas déclarés de TP :
83% des nouveau cas ton des TPM+, 15% TP M- ou non faite
TP C+ uniquement : proportion faible (insuffisance de laboratoires de cultures)
Les cas déjà traités ne représentent que 7% des TP prouvées bactériologiquement, les échecs du primo-traitement sont beaucoup plus rares que les rechutes et les reprises évolutives après traitement incomplet
Répartition selon les groupes d'âge et le sexe : 1.
Deux pics de fréquence : 25-34 ans, > 65 ans
Deux fois plus fréquente chez les hommes que les femmes, sauf avant 14 ans et après 55 ans
Répartition géographique : très inégale 2.
Zones urbaines > zones rurales Région ouest du pays > reste
Tindouf : exception des wilaya du sud (forte population de réfugiés) Mortalité :
3.
Ne peut être rapportée à la population, faute d'une déclaration complète des causes de décès
2% pour les nouveaux cas, 4% pour les patients traités à nouveau Résistance :
4.
Prévalence de la résistance primaire : 1965-1970=15%, 1988=8,6%, 2002=5,9%, 2010=3,4%
MDR : 1988=1,2%, 2002=1,4%
Réduction (grâce à la généralisation des régimes de chimiothérapie de courte durée depuis 1980) et maintient des MDR en dessous du seuil critique défini par l'OMS (3%) Impact de la co-infection VIH sur l'incidence de la tuberculose :
5.
Taux de co-infection faible ⇒ l'épidémie mondiale de VIH n'a pas, en Algérie, d'impact pratique sur l'incidence de la tuberculose ni sur les résultats du traitement
Sur 3402 cas de tuberculose, seuls 6 étaient séropositifs au VIH
5. Principaux objectifs du programme national de lutte contre la tuberculose
Objectifs de l'OMS pour 2005 : détecter au moins 70% des TPM+ attendues chaque année, guérir au moins 85% de ces cas
Algérie : taux de détection des sources d'infection > 90% en moyenne nationale (mais n'exclut pas des défaillances locales)
Taux de traitement des TPM+ achevés sans signes d'échecs > 85% en moyenne nationale, dépassant parfois 90% dans certaines wilaya
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6. La surveillance du programme
6.1. Objectifs
Mesurer la tendance des principaux indicateurs épidémiologiques, et donc des performances du programme
Promouvoir la recherche opérationnelle pour améliorer l'efficience du programme
6.2. Surveillance épidémiologique
Se fait au niveau central par l'INSP (surveillance des maladies à déclaration obligatoire), en liaison avec l'unité centrale du programme national de lutte contre la tuberculose (direction de la prévention)
6.2.1. Principaux indicateurs épidémiologiques
Taux annuel des cas de tuberculose, toutes formes confondues, déclarées, pour 100.000 habitants
Taux annuel des nouveaux cas de TPM+ déclarés, pour 100.000 habitants
Taux annuel des nouveaux cas de TPM+ déclarés, par sexe et par groupes d'âges, pour 100.000 habitants
6.2.2. Autre indicateurs
Âge moyen des cas de TPM+ déclarés, par sexe (nouveaux cas et cas de re-traitement séparément)
Taux de létalité des cas de TPM+ par sexe (nouveaux cas et cas de re-traitement séparément)
Prévalence de la résistance primaire, mesuré par le laboratoire national de référence, selon un protocole bien défini, sur des échantillons représentatifs de malades jamais traités
Prévalence de l'infection VIH chez les tuberculeux, selon un protocole défini, en coordination avec le programme de lutte contre le SIDA
Risque annuel d'infection tuberculeuse (RAI) : difficile à mesurer en Algérie ou la
vaccination BCG à la naissance est généralisé ; de plus, son intérêt est problématique quand il est inférieur à 1% (comme c'est le cas en Algérie depuis les années 1980)
6.3. Surveillance des performances du programme
Se fait au niveau central par le direction de la prévention (du PNLT), en collaboration étroite avec l'INSP.
Les indicateurs de performances sont calculés à partir des données nationales de l'évaluation, à savoir : taux de détection des cas, taux de succès du traitement
Taux de détection des cas : rapport entre nombre annuel de nouveaux cas TPM+ identifiés / 1.
nombre de nouveaux cas estimés
L'estimation du nombre de cas existant repose sur le fait qu'un risque annuel d'infection de 1% correspond à une incidence annuelle de 50/100.000 habitants
Or, le RAI est difficile à mesurer en Algérie, car il repose sur les enquêtes tuberculiniques chez les enfants (BCG à la naissance)
En plus, cette estimation est insuffisante dans les pays ou le RAI est < à 1%
Taux de succès du traitement : rapport entre nombre total de cas guéris et des cas ayant 2.
reçu un traitement complet / nombre total des nouveaux cas de TPM+
Autres indicateurs moins importants : 3.
Taux des cas chroniques parmi l'ensemble des cas de TPM+ (ne doit pas dépasser 3%) Prévalence de la résistance acquise et des MDR : calculée à partir d'échantillons
représentatifs de malades déjà traités, répartis en 2 groupes : 2e ligne (catégorie II), et 3e ligne (catégorie IV)