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13 étoiles : reflets du Valais = Wallis im Bild = Treize étoiles : reflets du Valais = Wallis im Bild

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Reflets du Valais triée No 9 Septembre 1975 Le numéro 3 fr. 50

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G rand vin de grand parchet Quelle chose q u ’un dom aine Pour la créature hum aine Il en fallut des bâtisseurs Des mainteneurs Des vignerons

Pour les murs et pour la vigne C’est chose très digne Que cette ronde de vivants Qui ont passé com me le vent.

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V in c o m m e u n fru it — F e n d a n t f o n d a n t ! Clos de B a la v a u d — g r a n d r e n o m ! A l’am itié!... le vin fa it signe D e nos gosiers ce vin est digne (Le b o n vin n ’est ja m a is t r o p b on) Q u e de soleils, q u e de soleils A v a n t d ’être a u po in g d a n s le verre B A L A V A U D : prodigieuse terre.

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O lten, den 25. J uli 1975. An die R ed ak tio n von Treize Etoiles av. de la G are 19 1920 M artig n y Sehr geehrte H erren,

Seit vielen Ja h re n freue ich mich jedes­ mal, w enn m ir die Post Ihre Ausgabe von « Treize Etoiles » überbringt. Ich bewun­ dere immer w ieder das pulsierende Walli­ serleben, das d a rin steckt. Im besondern aber finde ich Ihre P hotos w eit über dem Durchschnitt.

W arum ich Ihnen dies m itteile ? Ich bin e m pört über die schlechte K ritik, die Herr Lanz aus Biel in seinem a u f Seite 8 abge­ d ruckten Schreiben bringt.

Ich glaube im N a m en vieler Leser zu sprechen, w enn ich Ihnen versichere dass Sie w irklich ganz h e rvorragende Arbeit leisten.

M it freundlichen Grüssen H a n s Lütolf.

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La m ontagne est de nouveau au centre de toutes les actions, comme dans trois livres précédents de M aurice M étrai : « La solitaire », « La cordée de l ’espoir » et « Le refuge de la tendresse » ; la m ontagne, a tti­ ra n te et cruelle, avec ses appels vers le dépassement et l’infini, mais aussi ses pièges et ses embûches mortelles. C ’est dans ce décor alpestre baigné de soleil que Michel et Laurence construisent leur bonheur, en quelques jours... Michel, jeune guide valai- san, « ermite-poète, à la fois rude de lan ­ gage et doux de manières, loyal à n ’en pas douter » mais qui a « une âme de sauva­ ge »... Laurence, citadine, élève aux beaux- arts, qui rencontre auprès de lui la sincé­ rité et l’enthousiasme, et au co n tact de la natu re « une notion plus juste des valeurs essentielles ».

L ’aven tu re principale se déroule aux Aiguilles-Pourpres en trois jours et trois nuits ; la, le danger est perm anent, le com­ b a t avec la m ontagne, âpre et épuisant, la tension extrêm e ; comme dans « La soli­ taire », lorsque H elg a et J e a n -P h ilip p e gra­ vissent l’A iguille-N oire : les situations sont semblables ; les thèmes sont identiques, et les deux récits finissent de la même m a­ nière : une sensation grandiose rem plit les cœurs, un sentim ent de liberté et de vic­ toire, sentim ent partagé, échangé, trans­ formé en am our p our toute une vie.

D ira -t-o n que c’est un ouvrage à l’eau de rose c onduit p our faire a p p a ra ître quelques larmes au coin de l ’œil des jeunes filles a v a n t de les sécher au soleil de l ’amour trio m p h a n t ? Sans doute les cœurs tendres « v iv ro n t » à fleur de peau l’inquiétude et l ’angoisse des alpinistes, et seront finale­ m ent apaisés, p a rta g e a n t leur bonheur : le suspense continuellement renouvelé et le dénouem ent heureux deviné dès les pre­ mières lignes sont les ressorts les plus a p p a ­ rents du livre.

Mais n’est-ce pas la qualité essentielle d ’un rom an de conduire le lecteur dans un m onde créé, inventé, vécu p a r l’imagina­ tion ? De l’amener à vivre dans ce monde proposé ? E t si le b onheur est la tram e du récit, ou du moins le b u t vers lequel il mène la sensibilité, faut-il en dédaigner l’inspiration, le thème et l’écriture ? Non, certes pas. « Le soleil que tu m ’as donné », c’est l’histoire d ’un bonheur ; le bonheur est au centre et à l’aboutissement du récit : cela d ’abord mérite q u ’on le lise.

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Reflets d u Valais

P a r a ît à M a rtig n y c haque mois E d ite u r responsable : Georges Pillet Fo n d a teu r et président de la commission de rédaction :

M e E d m o n d G a y R édacteur : A m and Bochatay P hotographes : O sw ald R uppen, René R itle r Adm inistration, impression, expédition : Im prim erie P illet S. A., avenue de la G are 19 C H 1920 M a rtig n y 1 Abonnements : Suisse Fr. 38.— ; étranger Fr. 42.—

Le n u m é ro Fr. 3.50 Chèques postaux 19 - 4320, Sion Service des annonces : Publicitas S. A., 1951 Sion, téléphone 027 / 21 21 11 La reproduction de textes ou d ’illustrations, même partielle,

ne p e u t être faite sans une autorisation de la rédaction

25e année, N ° 9 S e ptem bre 1975

Sommaire Sons de cloches Le liv re du mois La c o m m u n ica tio n T élécom m unications La d oua ne de M a rtigny Potins valaisans Mots croisés T he b ro th e r h o o d s of Bacchus L ’U n io n valaisanne p o u r la ve n te des fruits e t légumes Y vo n e D u r u z , a rtiste p e in tre Bernard W yder, historien d ’a rt R e d éc o u v erte du D éserteur La léproserie de M artigny De M a rtig n y à C h a m o n ix p a r le col de Balme Les pionniers suisses de l’hôtellerie L e ttr e du L ém an Bridge T reize Etoiles-Schnuppen A u to m n e - Le m a rc h a n d - O pale de feu T ourism e, p e tite revue mensuelle Flugtag in R a ro n Ä lplerfest auf d e r M oosalpe — Fête alpestre à Moosalp U n mois en Valais N o s vendanges d ’a n ta n

N o tr e couverture : S ta tio n de télécom m unication p o ly v a le n te de Ravoire (P hoto R u p p e n )

P hotos B ibliothèque universitaire de Bâle, Biner, BLS, Julien, K au ertz, N o b le t, R itle r, R u p p e n , T hurre, Troupes de transmission de l'armée,

(12)

L a communication

N'est-ce pas ce qui manque encore le plus à l’homme

d’aujourd’hui, malgré les antennes, les flèches dres­

sées vers le ciel, les oreilles grandes ouvertes à

l’écoute du monde, malgré qu’il emprunte des voies

extraterrestres pour s’approcher de son semblable,

essayer de le comprendere, le supporter, l’aimer ?

Mais le dialogue est souvent obscur et sonne creux.

Les mêmes mots n’ont pas le même sens suivant qu’ils

sont formulés au Levant, au Ponant ou au Sep­

tentrion.

Malgré la perfection de la technique, de la méca­

nique, de l’électronique, du supersonique, malgré la

voix, malgré l’image, le message demeure bien

hermétique. C ’est la Babel des temps atomiques.

Quand donc les hommes trouveront-ils le chemin

de la compréhension et de la fraternité !

Ces stations terrestres, ces satellites artificiels qui

abolissent le temps et l’espace, qui ramènent la déme­

sure à la taille de l’homme, ne serviraient-ils qu’à

modifier l’aspect d ’un paysage ou à le défigurer ?

N ous aimerions croire en leur mission réconciliatrice,

comme nous avons foi, malgré tout, en la sagesse

des peuples et à leurs aspirations pacifiques.

« Pour que refleurissent les roses, il suffirait de peu

de choses : d ’un peu d’amour et de raison », a dit

le poète.

'

U n e inversion s’é ta n t p r o d u ite au m o n ta g e de la p h o t o f ig u ra n t en page 12, la légende est in co rre cte . L ’arch itec te M arius Z r y d se tr o u v e à d ro ite et M. L u y et à gauche.

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TÉLÉCOMMUNICATIONS

Station polyvalente de Ravoire

M aître de l’œ uvre : Entreprise des P T T - D irection d ’arrondissement des télé­ phones, Sion.

La station de R avoire com prend les installations techniques suivantes : I. Télévision a) extension de la 3e chaîne T V (dès fin 1975)

b) rem placem ent des réémetteurs p a r des émetteurs, p our la l re et la 2e chaîne.

II. Radiodiffusion D iffusion des deux programm es radio de la Suisse ro m a n ­ de, et réserve p our une extension future.

III. Faisceaux hertziens a) de téléphonie : relais p o u r la liaison Sion-Lausanne, à 1800 voies simultanées ;

b) de télévision : relais p o u r les émetteurs de H a u te -N e n d a z et term inal p our les émetteurs de R avoire ;

c) d ’appel a u to : relais p our la liaison Chasseral-Feschel où est installé l’émetteur p ro p rem en t d it d ’appel auto.

La réserve de place est assurée p our de nouveaux équipements d ’émission ou de faisceaux hertziens, et plus p articulièrem ent p our les émetteurs du fu tu r réseau n ational de téléphonie à b o rd des véhicules (N A TE L ).

Bâtiments : Architecte : M arius Z ryd, M artig n y - Ingénieur : Com pagnie d ’études et de réalisations techniques, M artigny.

Q u a n d le jeune h o m m e des cavernes s’avisa de souffler dans u n e corne d ’a u ro c h p o u r appeler les voisins d ’o u tr e - m o n t, le c h ef d u clan fit la grim ace et -se résigna, c a r o n n ’ar­ rête pas le progrès.

Les té lé c o m m u n ic a tio n s étaient nées.

P o u r r e tra c e r leur histoire, la

ch ro n o lo g ie nous semble moins

essentielle que to u te s les questions sans réponses soulevées en cours d ’étude.

Les Indiens, p a r exemple. Que faisaient-ils p a r g ra n d v e n t ? Y a-t-il eu de ces erreurs fatales de tra n s­ mission, u n e dépêche d ’E m s avant la lettre, p o u r u n r o n d de fumée m al placé ?

Sans nous a tta r d e r a u x subtilités d u t a m - t a m dans la brousse, ni aux tra n sc rip tio n s des Grecs en système binaire, nous arriv o n s a u x téléco m ­ m u n ic a tio n s féodailes et à leurs ins­ tallations -techniques dans la région : La Bâtiaz, Saxon, Saillon, y compris la d é v ia tio n p a r S aint-Jean pour l’E n tr e m o n t.

D é f ig u r a n t les p ro m o n to ire s , des to u rs utilitaires c a p ta ie n t les mes­ sages et les re n v o y a ie n t pilus loin. Brasiers p o u r signaler l’envahis­ seur, flam m es c o n v o q u a n t les che­ valiers à la g u erre lointaine. Des feux c lig n o tan ts avertissaient les chastes épouses du r e t o u r de leur m ari. Soulignons cette pre m iè re ap­ p a ritio n dans l’h isto ire d ’u n signal e n jo ig n a n t de r a tta c h e r les ceintures, j

Si les grandes plaines de France o n t v u les bras dégingandés d u télé- j

g ra p h e m écan iq u e inscrire l’alpha­ b e t dans le ciel, n o t r e vallée préféra a tte n d r e les in v e n te u rs américains. Ce qui, grosso m o d o , p ro lo n g e la p ré h isto ire des té léco m m u n icatio n s ,

L ’a r c h i t e c t e M a r i u s Z r y d (à g a u c h e ) e t M . L u y e t , c h e f d es s e r v i c e s R a + T V , D A T S i o n

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ju sq u ’à a v an t-h ier, puisque nos grands-pères n ’o n t jamais télé p h o n é de leur vie.

A près cette solide é tu d e de base, nous voilà p rê te à a b o rd e r les télé­ c o m m u n ic a tio n s m odernes.

A b o r d e r sous quel angle ? Les techniciens qui m ’a u ra ie n t suivie ju sq u ’ici m ’a c c o r d e r o n t t o u t au plus l’angle obtus.

A c c e p to n s le b lâm e. P o u r t a n t , on reste to u jo u r s le savant de q u el­ q u ’un. A rriv e ro n s -n o u s à résum er, à l’usage familial, les in fo rm a tio n s reçues à p ro p o s de la statio n de R a v o ire ?

P ro c é d o n s p a r analogies. C o m m e autrefois, nos téléco m m u n ic a tio n s m o d e rn e s o n t besoin de relais, pla­ cés sur des belvédères ou des points dégagés.

La sta tio n de R a v o ire sert à p lu ­ sieurs usages : transm issions de télé­ vision, de rad io et de téléphone.

Si la t o u r d ’an tennes tra n s m e t p rin c ip a le m e n t la rad io et la télé­

vision au public, le b â tim e n t carré a des an tennes paraboliques à c o r n e t qui c a p t e n t et e n v o ie n t les ondes dans des d irectio n s précises, d u relais vaudois d u M o n t-P è le rin aux relais valaisans de Savièse, H a u te - N e n d a z et Feschel. Ces faisceaux d ’ondes re m p la c e n t en p a rtie les tra n sm is­ sions p a r câble, p o u r le télép h o n e, et so n t à la base d ’u n service qui va p r e n d r e de l’extension : l’a p p e l à b o r d des autos.

Voilà ! R ie n n ’é ta n t simple dans ces réalisations, nous faisons c o n ­ fiance p o u r le reste aux spécialistes, à tu et à to i avec les faisceaux h e r t ­ ziens, les guides d ’ondes, les cages F a rad ay et a u tr e s inven tio n s.

A u t o u r des b â tim e n ts de R av o ire, les genévriers et les chênes r e p r e n ­ n e n t déjà vie. L ’acier r o u x chauffe au soleil ses to n s d e vieux raccard.

U n chiffre re v ie n t encore en m é ­ m o ire au pied de la t o u r d ’a n ten n es : elle a été m o n té e en c in q jours, deux de plus que p ré v u p a r les c o n s tr u c ­

teurs reta rd é s p a r le v e n t t r o p v io ­ len t !

P o u r qui ch e rc h e à v iv re en ac­ c o rd logique av e c son époque, t o u ­ tes ces réalisations te c h n iq u e s f o r ­ c e n t l’a d m ira tio n .

Il f a u t c e r ta in e m e n t plus d ’in d é­ pen d an ce d ’esprit p o u r aim er l’ac­ tu a lité que p o u r se jo in d re au c h œ u r des nostalgiques d u passé.

Je ne puis que so u rire aux dis­ cours des c o n te m p te u r s d e la te c h ­ nique, vêtus d e te rg a l et chaussés de po ly v in y l.

Le plus a m u sa n t d ’e n tre eux était l’irrita b le a p ô tr e croisé l’a u tr e jo u r à R a v o ire , qui réussit d ’u n e seule haleine à v itu p é r e r le progrès et à refuser to u te i n f o r m a tio n sérieuse sur les nouvelles installations PT T , pressé q u ’il éta it de sau ter dans son auto. Il fallait a b s o lu m e n t q u ’il d o n n e u n c o u p de fil à l’étra n g e r a v a n t six heures, p o u r ne pas rater le téléjournal.

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LA DOUANE

DE MARTIGNY

Les m oines v iv aien t là -h a u t à l’H o s ­ pice, t o u t là-h a u t sur l’arête du col e n tre la Suisse et l’Italie. Seuls l’h i­ ver. T ém o in s d ’un g ra n d trafic t o u ­ ristique l’été ; h e u re u x q u ’o n a d m i­ r â t le u rs chiens et a p p ré c iâ t leur h ospitalité. Des colonnes de vo itu res passaient ; presque tous les v o y a ­ geurs s’a rrê ta ie n t, le te m p s de faire quelques pas, d ’écrire deux o u trois m o ts au verso d ’une c a rte postale illustrée o u de penser à N a p o lé o n , à son cheval, à son allure m artiale dans son p a n ta lo n blanc et sa r e d in ­ gote rouge...

Puis on perça la m o n ta g n e , des deux côtés à la fois, c o m m e p o u r bien m a r q u e r la v o lo n té c o m m u n e des deux peuples ; et o n in au g u ra cette nouvelle voie in te rn a tio n a le avec la c e r titu d e q u ’elle re n d r a it de très grands services, que le trafic irait croissant ; le 19 m a r s 1964, il y eu t une gran d e -fête dans les e n tra il­ les de ila terre.

A u fo n d d u c œ u r d ’u n vieux m o in e gard ien se figea sans d o u te une o m b re de tristesse : nostalgie d u tem p s qui passe, d ’une p a g e d ’al­ b u m q u ’on t o u r n e à jamais...

D a n s le tu n n e l s’affirm a it Père des tr a n s p o r ts in te r n a tio n a u x ; les m o ­ teurs ro n fla ie n t, t r a n s p o r t a n t c h a ­ q ue jo u r des to n n es de m a r c h a n d i­ ses ; les a d m in istra tio n s des douanes suisses et italiennes m i r e n t bien sûr en place des b u re a u x juxtaposés aux d e u x entrées d u tu n n e l. L ’adm inis­ tr a t i o n suisse, p e n sa n t déjà à une extension f u tu r e de l’o rganisation douanière, acheta des terra in s à M ar- tigny, dans la z o n e industrielle au sud-est de la ville.

D e 1965 à 1969, le trafic aug­ m e n ta co n sid é ra b le m e n t : de 25 % p o u r le tra fic to u ris tiq u e et de 100 % p o u r le tra fic c o m m e r ­ cial ; le n o m b r e des o p éra tio n s douanières q u a d ru p la ; les recettes d o u b lè re n t ; l ’effectif d u personnel

au poste de d o u a n e passa de q u a tre à q u a to rz e . T o u t cela éta it réjouis­ sant, p o u r les statistiques et les actionnaires... Mais certains jours, la c irc u la tio n sur ce tte voie in te r ­ n atio n ale é ta it blo q u ée, les camions faisant des files de plusieurs k ilo m è ­ tres, à cause des o p éra tio n s de dé­ d o u a n e m e n t ; il fallait é v id em m en t d ég o rg e r le tu n n e l : l’a d m in istra tio n des douanes é tu d ia la possibilité d ’é te n d re l’e m p la c e m e n t des gares ro u tiè re s d u tu n n e l, envisagea en­ suite de c o n s tru ire u n b u re a u à O rsières, décida enfin l’am énage­ m e n t à M a r tig n y d ’u n b u re a u de d o u a n e en r e tra it, sur les terrains acquis en 1964.

C e b u re a u f u t in a u g u ré en 1970 et p r i t ch aq u e année davantage d ’im p o r ta n c e ; am énagé d ’u ne m a ­ n ière fo n c tio n n e lle sur une surface de 15 000 m 2, il p e r m e t des o p é ra ­ tions de d é d o u a n e m e n t relativ em en t

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Les b u r e a u x d e M a r t i g n y a t t e n d e n t la f i n d e la r éc e s s i o n d e c r é d i t s p o u r e m m é n a g e r d a n s le n o u ­ v ea u b â t i m e n t p r o j e t é O n v é r i f i e l ' é t a t d u v é h i c u l e , u n e a u t r e t â c h e d u p e r s o n n e l d o u a n i e r U n c o n v o i f a m i l i e r : c ' e s t p r e s q u e j o u r n e l l e m e n t q u e les v o i t u r e s a u t o t r a n s p o r t é e s f r a n c h i s s e n t le t u n n e l d u S a i n t - B e r n a r d C o n t r ô l e d e s a c c e s s o i r e s . . . e t d é p i s t a g e d e m a r c h a n ­ d i s e s o u d ’o b j e t s p a ssé s e n f r a u d e

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« P a s d e P o u d e S a n J o s é o u a u t r e p a r a s i t e s u r c e t t e p ê c h e », d é c l a r e M . V o u t a z , d u c o n t r ô l e p h y - t o s a n i t a i r e .

do u a n e de M a r tig n y est sans aucun d o u te u ne des raisons principales de son c o n s t a n t d é v e lo p p e m e n t. V in g t- cinq mille cam ions passèrent le t u n ­ nel en 1970 ; près de t r e n te - h u it mille en 1973 ; le b u re a u de do u an e de M a r tig n y occupe m a in te n a n t la troisièm e place dans le Ve a r r o n d is ­ sem ent, après L ausanne et Brigue ; en q u a tr e ans le n o m b r e des o p é ra ­ tions d ouanières a u g m e n ta de 90 °/o, ce q u i p e r m it de m a in te n ir la so m ­ m e des recettes fiscales, m algré l’abaissem ent des d r o its de d o u an e r é s u lta n t d ’accords passés avec la CEE.

S ur l’e m p la c e m e n t d u b u re a u de do u an e s ta tio n n e n t c h aq u e jo u r c in ­ q u a n te à se p ta n te cam ions t r a n s p o r ­ t a n t c h acu n cinq à dix to n n es de m archandises : fru its et légumes ; viande, poissons, fru its de m e r et co n serv es; p ro d u its c h im iq u e s; m a ­ tières plastiques et c a o u tc h o u c ; bois et m o b ilie r ; v ê te m e n ts, cuirs et chaussures ; m atières céram iques ; verre, fer, m achines et m atériaux de c o n s tr u c tio n ; voitures, tracteu rs et bateaux.

L ’activité principale des employés consiste é v id e m m e n t à c o n tr ô le r les convois ; lorsque t o u t est c o n fo rm e

L e v é t é r i n a i r e P i l l i e z i n s p e c t e u n c a m i o n - f r i g o : d e u x t h o n s , d u m e n u p o i s s o n , d e s f r u i t s d e m e r

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(22)

aux règlem ents, au c e rtificat de cir­ cu latio n des m archandises et à la déc la ra tio n p o u r l’im p o r ta tio n , l’o­ p é ra tio n de c o n trô le ne d u re pas plus de dix m in u te s ; des soupçons de falsification ou d ’e r r e u r re n d e n t parfois nécessaires des vérifications plus longues et plus détaillées ; et d ’u n e façon générale, on pro cèd e à des révisions planifiées, c o m m e dans u n poste de d o u a n e touristique. C e rta in s d é d o u a n e m e n ts exigent da­ v an ta g e de p ré c a u tio n : p o u r le c o n ­ trô le des fru its et plantes, on fait appel au service p h y to sa n ita ire de f r o n tiè r e ; le service v é térin aire est p résen t p o u r analyser les viandes et les poissons ; et on d e m a n d e la col­ la b o ra tio n des gardes-fro n tières lors­ q ue suspicion il y a q u a n t au trafic de drogue, d ’alcool ou d ’or...

D ix personnes tra v a ille n t en per­ m an en ce au b u re a u de d o u a n e de M a r tig n y : M. Reuse, a d m in istra ­ t e u r ; M. Kaegi, chef de service ; q u a tr e fo n c tio n n a ire s à f o r m a tio n te c h n iq u e et q u a tre fo n ctio n n aires d ’ex p lo ita tio n . D e la c irco n scrip tio n de M a r tig n y d é p e n d e n t égalem ent la subdivision d u tu n n e l où tra v a il­ len t six em ployés et les b u re a u x de d o u a n e secondaire de C h â te la rd et de l’H ospice, gérés p ar des gardes- fro n tières.

D e u x agences en d ouane privées (C a p p i-M a rc o z S. A. et G o n d r a n d Frères S.A.), r e p ré s e n ta n t égalem ent plusieurs firm es de 'tran sp o rts et d ’im p o r t- e x p o r t, voisinent l’e n tre ­ prise fédérale. Elles serv en t d’in te r ­ m édiaire et facilitent g ra n d e m e n t les o p é ra tio n s de d é d o u a n e m e n t.

C a r r e f o u r to u ristiq u e au c œ u r des Alpes, M a rtig n y re tro u v e grâce à ce b u re a u de d o u an e une fo n c tio n d ’échanges in te rn a tio n a u x ; c o m m e au tem p s des R o m a in s ; et les p e r­ sonnes attachées à ce service so n t les agents fidèles et très sérieux d ’un trafic a u jo u r d ’h u i mis en règlem ents et en chiffres p ar des co n v en tio n s passées et des statistiques précises.

H e n r i M aître.

jijjB'iimmi

. AGENCE EN DOUANE, B u m - J fï

.

.

M . K a e g i , l ’a c c u e i l l a n t c h e f d e s e r v i c e

(23)

IV

, - INS „ „

I/MAI8MJS

Lettre à mon ami Fabien, Valaisan émigré

Mon cher,

Au moment où je t ’écris ces lignes, j ’apprends à la fois, qu’il y a récession économique et pléthore de candidats pour siéger sous la coupole fédérale.

Soit encore lorsqu’il s’agissait de choix à faire pour utiliser le contenu de caisses pleines on se soit bousculé au portillon, mais maintenant qu’on a appris leur vacuité je saisis moins cet empressement.

C ’est à croire que la vocation de médecin est encore bien ancrée et que plus nombreux qu’on croit sont ceux qui désirent soigner des malades et voler au secours des gens en crise.

Bonne chance à tous, à ceux qui font cela par goût, pour le parti, pour le pays qui a besoin d ’eux ! « Et je me dois d’aller défendre le Valais à Berne » a déclaré l’un des prétendants...

Il ne lui était pas venu à l’idée de déclarer que sa mission pourait être « aussi » de défendre la Suisse dans le monde.

Mais il paraît que ça ne se dit pas, en période électorale : on est Valaisan avant d’être de Berne. Et à Sion, les députés sont avant tout de leurs villages.

A toi de suivre les événements de loin. Tu constateras, à coup sûr, une fois que tout sera terminé, que ce canton est resté « conservateur » de ses positions partisanes et que les changements seront minuscules après beaucoup de velléités de ne pas faire comme hier.

... Et pourtant, ça change quand même, dans d’autres secteurs. Ainsi, les familles nombreuses, ça se fait rare. Les naissances diminuent, la population vieillit ét les vieux de demain ne sont plus sûrs d’avoir des jeunes pour leur payer des rentes. Ils auront préparé le vide.

Ça c’est de la futurologie mathématiquement juste -et non de la fumée. C’est pourquoi, probablement, elle nous laisse indifférent.

Donc c’est aussi que les méthodes radicales « pour n’en point avoir » ont pénétré jusque dans les villages les plus reculés. « Le progrès est un bienfait », dit-on !

Mon ami l’homme avancé est tout fier de me dire que le planning familial fait ainsi son chemin envers et contre les rétrogrades et qu’enfin la femme et son mari se sont libérés des conséquences de leurs rencontres intimes.

... Rencontres qui se pratiquent semble-t-il avec l’apocalypse dans une main, car l ’avenir des enfants est terrible, et le carnet d’épargne dans l’autre, symbole des préoccupations de ceux qui craignent des naissances-trouble-fête, malgré les allocations familiales.

Je ne vais pas te dessiner plus loin la scène. Tout au plus je m’imagine que la spontanéité doit y perdre ses droits au profit du calcul.

Et de calculs en calculs, je vois, avec toi, venir le temps où ce Valais, peuplé de vieux, sans relève, sera inévitablement « encore » plus conservateur qu’avant.

C. Q. F. D.

Excuse-moi pour ces calembredaines et sache que pour l’instant il existe encore assez de bras pour travailler la vigne. Donc il y aura du raisin et du vin cet automne. Et du bon, me dit le vigneron.

Bien à toi.

par Rapliy Rappaz

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 68 Horizontalement

1. Station du Chablais. 2. A fflu en t des Dranses. - A rm ature. 3. Sigle d ’un système électoral. - Ancien g rand-baillif du Valais. 4. Boissons généralement chaudes. - N e peut certainement pas gagner le prix de Long- champ. 5. Femme d ’une des plus im p o r­ tantes tribus d ’indiens du C a n ad a . - Sigle d ’un complément. 6. A de très anciens ra p ­ ports avec le métier d ’ébéniste. - C onjonc­ tion. 7. Article. - Son fen d an t est l ’un des meilleurs du Valais. 8. Article étranger. - P rend sa source à la frontière valaisanne, coule à rebours et se jette dans le Rhône. - Dans la gamme. 9. Choquantes. 10. F lo t­ tan t. - Personnel.

Verticalement

1. Abbé de Saint-M aurice 1313-1347. 2. L ’u n des nom breux 4000 du Valais. 3. P h o ­ nétiquement : croît sur les Alpes valaisan- nes. - P euvent d urer des siècles. - Sigle d ’un certain corps. 4. N o m de famille de l’E ntre- mont. - P o in t de départ. 5. Forme chère à Christophe Colomb. - Chef-lieu de canton de la D ordogne ou de la C orrèze. 6. M a­ ladie généralement incurable. - Evident. 7. Rivière de France coulant vers le haut. - R endez-vous valaisan de rupins. 8. Dans une brosse. - Flemmard. 9. Dans le d ép arte­ m en t du Simplon, c’était une autorité. 10. Grappins. - Effleure. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

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The brotherhoods o f Bacchus

H earing vaguely o f « confréries vineuses », «• confréries ba­ chiques, gastronomiques et artistiques » or, in German, « Weinbruderschaften », the uninitiated often w onder w h a t they stand for. They are in no case associations holding riotous bacchanaliafa r fro m it !

Such brotherhoods exist in all vine-growing countries w ith the aim o f prom oting ever better wines. W h a t the public generally hears about are their wine tasting competitions during * chapitres »extraordinary sessions to w hich out­ siders are invited. These competitions are follow ed by a ban­ quet during w hich several local wines are served, each wine harmonizing w ith a different course o f the local gastronomic specialities.

Connoisseurs do not gulp w ine to quench their thirst. First, they hold up the glass to admire the w in e’s colour and sparkle ; then they smell its bouquet before taking small sips w hich they sw allow slow ly, the better to appreciate the taste.

There exist eight such brotherhoods in French-speaking Sw itzerland alone besides the several in German and Italian Sw itzerland. Their m otto is : Serve, honour and celebrate w ine in general and in particular the wines of the region of the particular brotherhood.

I n the Canton of Valais, the Ordre de la Channe was fo u n d e d in the Château de Villa o f S ie n e on December 1, 1957. The chateau, built in the 16th an 17th centuries by the fa m ily de Platea and later passing into the hands of the fa m ily de Preux, has splendid wood-panelled rooms, vaulted hallways and a gothic stairway. I t now belongs to a Foun­ dation whose aim is to provide visitors w ith a taste of the

best Valais wines. O n the w a ll o f the spiral stairway an inscription says :

Maledictus . in homine

-n V qui connaît . „

tienedictus in Deo

A n y b o d y , lady or gentleman, can a p p ly fo r membership in the « Ordre de la Channe » b ut m ust be presented to the Council by tw o sponsors w ho are members o f the « ordre ». I f accepted, the candidate is knighted during a solemn au­ tum n « c h a p itr e » of the « o r d r e » . The « p ro c u re u r»

highest officiertouches his shoulders, n o t w ith a sword, b ut w ith a d ry vine-stock, after w hich the ribbon o f his rank w ith the badge o f the brotherhoodin th e Valais a stylized grapeis hung over his shoulders. The kn ig h t then drinks the wine o f honour fr o m an ornate silver goblet and, last but n ot least, receives a diploma.

A brotherhood is composed o f knights, officers, council­ lors, Grand Officers a commander, or « procureur » in the Valais, w ho is presiding officer, and a council of dignitaries. A lle decisions are taken by the council, b ut have to be a p p ro v­

ed by the m ajority of the brotherhood during one o f the tw o yearly ordinary sessions. A fte r a fe w years o f membership, a knight w ho has rendered the brotherhood particular ser­ vices is elected to the rank o f officer and m ay later go on to even higher rank. But the Council can exclude any member w ho dishonours w ine by drunkenness.

Each year, the Ordre de la Channe publishes original w orks dealing w ith vineyards and w ine in a pam phlet called

« propos » and holds special sessions to m ake Valais wines k n o w n abroad. I t takes an active interest in national and international efforts in connection w ith problems relating to producing w ine and encourages any initiative to create or develop museums o f vines, wines and all the instruments em ployed to produce them.

The brotherhood sponsors all form s of artpoems, w r it­ ings, paintings, songs and craftsmanshipdealing w ith vineyards and wines, as w ell as supporting research to im prove the quality of wine. Vineyards and w ine cellars are regularly inspected fo r this purpose.

T he Swiss Federation o f Bacchic, Gastronomic and Artistic Brotherhoods was founded in Neuchâtel on March 21, 1970. I t groups not only the brotherhoods o f the cantons Geneva, Vaud, Neuchâtel, Valais, but also the Swiss brotherhood La

Vaudoise of Quebec (Canada), and the Ordre des Chevaliers du Bon Pain, Brotherhood o f the Knights o f G ood Bread, of Frenchspeaking Sw itzerland. The Swiss Federation is also a member of the International Federation o f W ine Brother­ hoods.

W ith the fe rvent wishes of the « procureur » a n d the Council of the Ordre de la Channe.

H ealthJoyHappiness.

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vaiatone

1« la

vente (les Ini Ils

et légumes

A A r d o n , c h e z u n e x p é d i t e u r , M . C h a r l y D c l a l o y e

Une organisation

professionnelle unique

en Suisse

De quelques chiffres...

E n a o û t et sep tem b re, le Vailais expédie c h aq u e jo u r plusieurs c e n ­ taines de to n n e s de fr u its et de légu­ mes frais. D é c o u v re z la progression des ventes : 1938 : 3 870 to n n e s 1948 : 27 705 to n n es 1958 : 81 813 to n n e s 1968 : 92 570 to n n es 1973 : 95 000 to n n e s Ce s o n t des dizaines de w agons et de cam io n s de santé q u i r o u le n t vers le c o n so m m a te u r.

P o u r q ue ce tab leau soit plus p r é ­ cis, il f a u t m e n tio n n e r les années maigres, conséquence d u gel :

1957 19 948 to n n es

1959 31 308 to n n es

1965 49 300 to n n e s

1974 57 000 ■tonnes

Réalisez d’im p o r ta n c e de cette p r o d u c tio n q u i re p résen te le gain de to u te u n e p o p u la tio n de p r o d u c ­ teu rs et de c o m m e rç a n ts . V ous c o m ­ p r e n d r e z ainsi q u ’il fa u t essayer de m a îtr is e r ce flo t de p ro d u its frais, afin que c h a c u n y tr o u v e son c o m p te et q u e p e rso n n e ne soit lésé.

...

au pourquoi de l’Union

valaisanne

E t c’est fin a le m e n t le « p o u r q u o i» de l’U n io n valaisanne. O n r e n c o n tr e

r a r e m e n t u n e o rg an isatio n p ro fe s­ sionnelle aussi f o r t e m e n t stru ctu rée que cette U n io n . E n Suisse, elle est unique.

Sa c r é a tio n f u t possible grâce à la c la irv o y an ce de quelques Valaisans, h o m m e s politiques, p r o d u c te u r s et c o m m e rç a n ts, et grâce aussi aux d if­ ficultés q u e le Valais r e n c o n t r a i t en j

1934 déjà, p o u r écouler sa p r o d u c ­ tio n avec u n m in im u m d ’o rd re.

Sans l’U n io n valaisanne, des som-j mes incalculables se seraient é v a p o ­ rées au p r o f it de quelques spécula­ te u rs seulem ent.

Structures

L ’U n io n valaisanne a été fondée en 1934. Le 25 fé v rie r 1938, un d é c re t d u G r a n d C onseil valaisan légalise ce tte U n io n . Elle a u n oarac-j tè re semi-officiel. L ’E t a t d u Valais est rep résen té dans son co m ité.

L ’U n io n vailaisanne est l’organisa­ tio n d ’ensem ble de l’éco n o m ie f r u i­ tière et m a ra îc h è re valaisanne. Elle r é u n it les p ro d u c te u rs , les expédi­ teurs et les co o p éra tiv e s fruitières d u c a n to n . Elle est présidée par M. M arc C o n s ta n tin .

Les p ro d u c te u r s so n t gro u p és au sein de la F é d é ra tio n valaisanne des | p r o d u c te u r s de fru its et légumes, j

dirigée p a r M. J e a n - L a u r e n t Che- seaux.

Les c o m m e rç a n ts o n t créé une association q u i p o r t e le n o m d ’U n ex

(27)

(U nion des expéditeurs) d o n t le p ré ­ sident est M. G abriel B érard.

La p l u p a r t des coo p érativ es se sont réunies en une F é d é ra tio n de c o o p é ­ ratives fruitières P R O F R U I T S , p r é ­ sidée p a r M. C yrille R o d u i t et d iri­ gée p a r M. C h r is to p h e M o raïtin is. Ces trois o rganisations (FV PFL - P R O F R U I T S - U N E X ) se r e t r o u ­ v en t dans l’U n io n valaisanne p o u r la v e n te des fru its et légumes.

Le b u t de l’U n io n est d ’am élio rer la c u ltu re et le c o m m e rc e des fru its et légumes, de favoriser l ’écoule­ m e n t des p ro d u its d u sol valaisan. Ses ressources p r o v ie n n e n t d ’une redevance prélevée sur to u s les fru its et légumes. U n e p a rtie de c e tte rede­ vance est ré tro c é d é e à il’O P A V (O f­ fice de p r o p a g a n d e p o u r les p ro d u its de l’ag ric u ltu re valaisanne) p o u r l’accom plissem ent de ses tâches p a r ­ ticulières.

L ’o rg a n e de tra v a il de l’U n io n valaisanne est son O ffice cen tral. C et office, d o n t le siège est à Sion, gère Jes affaires d e l’U n io n . Il p r é ­ pare et c o n v o q u e les Bourses de prix, très im p o rta n te s , où se d é te r ­ m ine le salaire de t o u t e u n e p o p u ­ lation. Il organise le c o n trô le de qualité, la p e rc e p tio n des re d e v a n ­ ces. Il é tu d ie et applique to u te s les mesures susceptibles d ’a m élio rer l ’é­ co u lem en t de nos p ro d u its. Il o rg a­ nise le p la c e m e n t des excédents. Il assure l’i n f o r m a tio n générale de l’o p in io n p u b liq u e.

Q u e l q u e s s c è n e s d e l i v r a i s o n , d e t r i a g e e t d ’e n t r e ­ p os a g e

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L ’une de ses tâches principales est d ’assurer la liaison e n tre les m e m ­ bres de l’organisation, d ’une p art, e n tre l’U n io n et l’a d m in is tra tio n fédérale, la F ru it- U n io n , l’U n io n suisse d u légume, le g ra n d c o m ­ m e rc e i m p o r t a t e u r et d istrib u te u r, d ’a u tr e p art.

Le d ire c te u r de l’O ffice c en tral préside /la C o m m issio n de gestion d u F o n d s de c o m p e n sa tio n . Ce fo n d s a p o u r b u t de régulariser l’éco u le m e n t des p ro d u its des cul­ tures fruitières et m araîc h è re s du c a n to n et de so u te n ir les p rix offi­ ciels e t les marges reconnues.

G râce aux m o y en s financiers ré u ­ nis p a r les intéressés eux-m êm es l’U n io n valaisanne p e u t agir effica­ c e m e n t afin d ’év iter des e ffo n d re ­ m e n ts de prix.

L ’Office c e n tr a l est aussi re sp o n ­ sable de ila p u b lic a tio n d u journal de l’o rg an isatio n professionnelle, la « T e rre Valaisanne ».

Du passé vers l'avenir

ou remarques personnelles

Le passé de l’U n io n vailaisanne est riche d ’expériences et de réali­ sations.

La plus belile de nos /acquisitions est c e rta in e m e n t le capital confiance q u e n ous nous efforçons de p ro té g e r et de d é v e lo p p e r avec respect et conscience. C e c a p ita l confiance nous d o n n e une audience r e m a r q u a ­

ble auprès des a u to rité s et des asso­ ciations professionnelles suisses. Il a fallu des ann ées p o u r c o n q u é rir cette co n sid ératio n . Il f a u t une ligne de c o n d u ite sûre et objective p o u r la m a in te n ir.

Ce capital confiance est aussi in ­ dispensable dans n o t r e m aison. P o u r les p arte n a ire s de n o t r e organisation professionnelle, l’O ffice c e n tra l est le s y n o n y m e d u d ra p e a u ém erg ean t de la mêlée des affaires. L ’Office c e n tra l ne place pas ses in té rê ts dans telle ou telle a c tiv ité com m erciale. Il défend im p a rtia le m e n t et v ig o u ­ r e u se m e n t il’in té r ê t général q u i est, fin alem en t, l’in té r ê t bien com pris de ch acun.

O n nous conseille parfois de pla­ nifier à lon g u e vue. C o m m e n t le faire alors que les situations évo­ lu e n t si r a p id e m e n t et de faço n si im prévisible ? Le tra v a il efficace de c h aque jo u r p ré p a re aussi l’avenir. N o u s re n o n ç o n s d o n c à fo n d e r n o tr e p o litiq u e professionnelle et é c o n o m iq u e su r u n e prosp ectiv e aléatoire.

C h ers lecteurs, la p r é s e n ta tio n est term in ée. M a in te n a n t, vous connais­ sez m ie u x l’U n io n valaisanne p o u r la v e n te des fru its et des légumes, cette dam e de q u a r a n te et u n ans q ui r a je u n it sans cesse au r y th m e des saisons. M . E r i c M a s s c r c y q u i a s u c c é d é à M . F é l i x C a r r u z z o à l a t ê t e d e l ’O f f i c e c e n t r a l Le s p l u s p r o c h e s c o l l a b o r a t e u r s , M . D e n i s O b e r s o n , M l l e D a n i e l l e G i r a r d e t M . J e a n - L o u i s V o u i l l a m o z

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Yvone D uruz

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Oserai-je ? Si nous étions en A n g le te rre , j ’oserais... C a r t o u te A n g lo -S ax o n n e se sentira it affe c tu e u se m e n t tr a i­ tée, co m p a ré e à un c h a to n . Mais dans « T reize Etoiles » ? T a n t pis, risquons-le : Y v o n e D u r u z a t o u t d u p e tit c h a to n sensible, tandis q u ’elle n o u s m o n t r e la vieille m aison qui ab rite le m énage W y d e r - D u r u z .

E t ce ne so n t pas les recoins douillets aménagés p a r ­ to u t, ni la terrasse secrète o ù t o u t cré p ite au soleil, ni la g o u rm a n d ise avec laquelle Y v o n n e cuisine, q u i d é m e n ­ t i r o n t cette im pression.

E n c o re m oins les pelotes de laine avec lesquelles elle joue, b ro u illa n t les couleurs ju sq u ’à ce q u e soient créés les pulls de B e rn a rd ou la ro b e c h au ffe-cœ u r.

Sans p a rle r de ce c h a rm e acidulé, de la griffe sous le velours, q u i jaillit dès q u ’on la p r e n d à rebrousse-poil avec une qu estio n v o lo n ta ir e m e n t niaise. N i de ce tte c a n d e u r in n o c e n te qui semble p o u v o ir résister à to u t, sauf à la te n ta tio n .

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C e p e n d a n t, dès q u ’o n passe à l’atelier, t o u t p re n d u n e a u tre dim ension.

Plus de fragilité, p resque de la rudesse. Des coups de p inceau énergiques, des f o rm a ts envahissants, u n expres­ sionnism e c o n trô lé vous je t t e n t à la figure les obsessions actuelles d u corps et de sa ré h a b ilita tio n . O n reste c o n ­ fo n d u e d e v a n t ces constats corrosifs, q u ’Y v o n e D u r u z p r é te n d p ein ts de co u leu rs gaies.

Zouc, qui lui inspire de n o m b reu ses toiles, nous a fait d é c o u v rir le vide de certains verbiages, q u i s o n t parfois la seule c o m m u n ic a tio n e n tre deux êtres. Y v o n e D u ru z , elle, réagit v io le m m e n t aux c o u ra n ts qui régissent la société actuelle, et souligne avec c ru a u té leur stu p id ité et leu r m éd io crité. Sa h a n tise de la fem m e -o b je t, q u ’elle d énonce en des toiles plus p ro v o c a tric e s q u e p ro v o c a n ­ tes, d é b o u c h e sur u n e c ritiq u e im p ito y a b le de l’in co n s­ cience sur q u o i se base n o tr e c o n f o r t m oral.

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Bernard W yder

historien d’art

O n le r e n c o n tr e au M a n o ir de M arcigny, ce qui est t o u t n atu re l puisque ces cinq dernières années la com m ission cultu relle de la ville lui a confié l’o rg an isatio n des ex p o ­ sitions.

Q u ’on le re tr o u v e à Brigue, p o u r p résen ter en alle­ m a n d étudié la p e in tu re d ’une artiste de Sion, n ’au ra it rien d ’e x tra o rd in a ire , s’il n ’y avait pas ce b arrag e lin­ guistique et psychologique d e v a n t .lequel les Bas-Valai- sans se déco u rag en t. B e rn ard W y d e r fr a n c h it in g é n u ­ m e n t ces obstacles et établit la liaison, les m ains dans les poches, f o r t d ’un g ra n d -p è re né du b o n c ô té de la fo rê t de Finges.

T o u t de m êm e, q u a n d il vous interpelle a u Musée n atio n al à Z u ric h , s o r ta n t d ’u n b u re a u « p riv é » p o u r p é n é tr e r dans les couloirs in te rd its au public, on est jo y eu sem en t im pressionné, car ça vous pose le Valais c u ltu rel un peu là ! N o t r e fa u ch eu x m a rtig n e ra in accro­ chait p o u r le public zuricois l’exposition des e x-voto, faite en p re m iè re au M an o ir.

Si je ne l’ai pas croisé à Bruxelles, où il éta it c o m ­

missaire général p o u r ila Suisse, délégué à la 15e exposi­ tio n cultu relle d u Conseil de l ’E u ro p e , c’est fau te de m ’y être ren d u e. E n re g istro n s d o n c c e t appel fla tte u r, en nous basant sur les échos de la presse in te rn a tio n a le et locale, cette d e rn iè re nous m o n t r a n t la reine Fabiola | et n o tr e am bassadeur c u ltu re l en gala tech n ico lo r.

C u rieu se expérience, ce c h e m in e m e n t obstiné de Ber­ n a rd W y d e r vers sa c a rrière d ’h isto rie n d ’a rt ! T o u s les zigzags le r a m è n e n t à cette re c h erch e passionnée qui le poussait à co llectio n n er, à d o u ze ans, les co m m e n ta ire s de c ritiq u es d ’a r t, et d o n t u ne des étapes sera la p r o ­ chaine p u b lic a tio n d ’une thèse, « Le catalogue raisonné de l’œ u v r e d u p e in tre E d o u a r d V allet ».

Ses tâ to n n e m e n ts d ’e n fa n t en q u ête d ’u n e o u v e r tu r e a rtistiq u e que n u l p r o g r a m m e scolaire ne lui o ffrait, il v o u d r a it les ép a rg n e r à la nouvelle g én éra tio n . Son rêve : faire de l ’a r t qu elq u e chose de q u o tid ie n , d ’accessible, que c h a c u n puisse cerner. P a r t i r d u c o n n u à l’in c o n n u , fam iliariser avec les techniques, avec les te n a n ts et les aboutissants. A m e n e r les écoliers au m usée d ’a r t c o m m e

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on les am ène au m usée b o ta n iq u e ou au m usée de z o o ­ logie, p o u r q u e t o u t cela soit à disposition, d ém y th ifié , populaire.

T o u t cela, B e rn a rd W y d e r l’e n tr e p r e n d à la petite cuillère, selon les m o y en s mis à sa disposition : visites c o m m e n té e s des expositions d u M a n o ir, in f o r m a tio n aux écoles...

Disons-le t o u t de suite : nous ne c ro y o n s pas aux miracles en ce d o m ain e. Si la fr é q u e n ta tio n des exposi­ tions d u M a n o ir laisse à désirer, elle n ’est pas en-dessous de celle d ’autres musées réputés. L ’indifférence est géné­ rale, avec les m êm es pointes d ’e n g o u e m e n t p o u r des lartistes-locomotives.

Le re m è d e à -cette désaffection ne p e u t se t r o u v e r que dans u ne reprise sy stém atiq u e du c o n ta c t perdu.

C e tte rec h e rc h e ne p e u t pas être le fait d ’am a te u rs ; elle d o it utiliser les expériences faites au n iv eau in te r ­ national. B e rn a rd W y d e r est p a r ti dans cette voie, plein d ’élan. Je souhaite encore v o ir les fru its de sa ténacité.

G. Z ry d .

L e c o u p l e W y d e r - D u r u z à S a i n t - P i e r r e - d e - C l a g e s

L ' h i s t o r i e n d ’a r t c o m m e n t a n t u n e e x p o s i t i o n

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REDECOUVERTE

DU

DÉSERTEUR

F a ir e des tro u v a ille s dans u n galetas a to u j o u r s q u e lq u e chose d e ' m e r v e i l ­ leux. Les r é c e n te s d é c o u v e rte s d ’u n h a b i t a n t d u val d ’H é r e n s o n t ceci de p a r t ic u l i e r q u ’elles se r a p p o r t e n t à u n p e rs o n n a g e d e v e n u lé g e n d a ire : le D é ­ s e r te u r. Si le cas n ’est pas u n iq u e , il est t o u t de m ê m e assez r a r e p o u r ju s­ tif ie r l’i n t é r ê t q u e n o u s lui p o r t o n s . D e plus, il p ré s e n te , p o u r l’i n t e r p r c - t a t i o n e t la c o m p r é h e n s i o n de l’œ u v r e de c e t artiste, des aspects q u i o n t v a le u r d ’exem ple.

N o u s laisserons l’h e u r e u x d é c o u v r e u r d an s l’a n o n y m a t q u ’il désire co n se rv e r. L ’i m p o r t a n t , ce s o n t les d e u x « i m a ­ ges », signées C.F.B. (C h a rle s -F r é d é ric B ru n ). Elles s o n t t y p i q u e s de l’a r t de le u r a u t e u r . S ur c h a c u n e d ’elles, u n e d o u b le r e p r é s e n ta t io n : ici les saints, J o s e p h e t J e a n - B a p tis te , là les saintes, M a r ie e t E lisabeth. C e s o n t v ra i s e m ­

b l a b le m e n t les s a i n ts - p a tr o n s de celui q u i les a c o m m a n d é e s , ainsi q u ’en té m o i g n e n t les p r é n o m s de ce « Jos. M a r ie B o u r d i n d ’A ë r ». Lisez A y e r, h a m e a u de la c o m m u n e d ’H é ré m e n c e , c a r le D é s e r t e u r a s o u v e n t m a l t r a i t é les n o m s des villages o ù il séjo u rn a. Il m e t t a i t p a r c o n t r e le plus g r a n d so in à la c o n f e c t i o n de ses images, les e n ric h is ­ s a n t de d o n n é e s précises q u i n o u s s o n t a u j o u r d ’h u i tr è s utiles : les n o m et p r é ­ n o m s de son c lie n t ; le lieu e t la d a te de le u r réalisatio n . Les d e u x œ u v r e s n o u v e l l e m e n t r e ­ tr o u v é e s s o n t d an s u n é t a t de f r a î c h e u r r e m a r q u a b l e . Elles p o r t e n t re s p e c tiv e ­ m e n t les dates d u 22 e t d u 23 f é v r ie r 1863. C e t t e in d i c a t io n n o u s p r o u v e qu e l’a rtis te a c h e v a it son œ u v r e en u n e seule jo u r n é e . C e r t a in s y v e r r o n t la ju s ti fic a tio n d u c a ra c t è r e s p o n t a n é des im ages d u D é s e r t e u r , d ’autres, au c o n ­

tr a ir e , se f o n d e r o n t s u r c e t é l é m e n t p o u r re le v e r l’aspect r o u t i n i e r , p re s q u e m é c a n iq u e de ces r e p r é s e n t a t i o n s très sem blables e n t r e elles. N o u s r e t i e n ­ d r o n s s u r t o u t q u e seules d e u x p e in tu r e s de c e tte a n n é e n o u s é t a ie n t co n n u es. Les im ages d é c o u v e rte s n o u s p e r m e t ­ t e n t ainsi de r e c o n s ti t u e r l’i t in é r a ir e de l ’artiste, en ces p re m ie r s m o is de 1863 : le 8 fé v rie r, il p e i n t u n e œ u v r e à « M arse » (c o m p r e n e z , M âche), les 22 e t 23, il est à A y e r, le 25 m a rs à « V ai- s o n n a z » (V e y so n n a z ).

Le c o n t e n u de ces d e u x im ages i n é ­ dites, s’il n ’est pas d ’u n e g r a n d e o rig i­ nalité , c o n f i r m e ce rta in e s h y p o th è s e s e t c o n s id é ra tio n s , telles celles de R o se- C la ire Schulé au su jet de sa in te Elisa­ b e t h . C ’est, de la m a in d u D é s e rt e u r, la h u i t i è m e r e p r é s e n t a t i o n c o n n u e de la sa in te : ici elle f a i t l’a u m ô n e de la m a in d ro i te , alors q u e le m e n d i a n t la r e ç o i t de la g auche. La p ré c isio n a p p o r ­ tée p a r le D é s e r t e u r — « R e in e de P o r t u g a l » — n e f a i t q u ’a j o u te r à la c o n f u s io n d o n t il est v ic tim e , c o n fu s io n d u e à l’h o m o n y m i e des saintes reines de H o n g r i e e t d u P o rt u g a l. L e u r c u l te se c o n f o n d a i t f r é q u e m m e n t d an s la p ié té p o p u la ir e , o ù elles é t a ie n t vénérées t o u t e s d e u x p o u r le u r g r a n d e ch a rité . L ’o n r e t r o u v e u n sem b lab le m é lan g e d ’a t t r i b u t s p o u r s a in t Jean, le B ap tiste e t l ’Evangéliste. Le p r e m i e r r e v i e n t plus f r é q u e m m e n t q u e le second, mais l’u n e t l’a u t r e s o n t a c c o m p a g n é s de l’a g n eau e t de la b a n n i è r e avec l’in s­ c r i p t i o n « Ecce agnus D ei ». S a in t J o ­ seph, l o r s q u ’il est p ré s e n té c o m m e p ère n o u r r ic i e r , p o r t e l ’E n fa n t-J é s u s . C ’est le cas, d an s l’im age a y a n t a p p a r t e n u à Jos. M a r ie B o u r d in . C o m p t e te n u du f a it q u e les d e u x œ u v r e s o n t été ré a li­ sées p o u r le m ê m e client, l’o n ne m a n ­ q u e r a pas d ’a d m i r e r la s im ilitu d e des c o m p o s itio n s , le u r r i g o u r e u x é quilibre. L ’u n e est r é e l le m e n t le p e n d a n t de l’a u ­ tre. Q u a n t a u x fle u rs stylisées et au x m o n o g r a m m e s d u C h r i s t et de la V ierg e M arie, ils a p p a r t i e n n e n t au v o c a b u la ire c o u r a n t d u D é s e rte u r.

Les d e u x im ages p ein tes, si elles ne d o n n e n t pas u n éclairage n o u v e a u sur l’œ u v r e de le u r a u te u r, p r o u v e n t c e p e n ­ d a n t q u e les m a iso n s des h a m e a u x où le D é s e r t e u r a séjo u rn é, r e n f e r m e n t e n c o r e a u j o u r d ’h u i q u e lq u e s p ré c ie u x exem ples de son art.

B e r n a r d W y d e r.

S.

JOSEPH

S.JESN BAPTIS

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Sì ELISABETH

Références

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