• Aucun résultat trouvé

2. Le genre de la fable

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "2. Le genre de la fable"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

2. Le genre de la fable 2.1. Qu’est-ce qu’une fable ?

Pour répondre à cette question, lisons quelques fables (voir verso) et essayons de dégager leurs points communs et leurs caractéristiques communes : forme, sujet, personnages, composition…

2.2. Pourquoi la Fable ?

è La réponse de La Fontaine lui-même.

Voici deux textes dans lesquels La Fontaine explique ce qu’il veut faire en écrivant ses fables. Lis les textes et réponds aux questions suivantes.

Texte 1 :

-

À qui s’adresse La Fontaine dans ses fables ?

-

Quel est le but de La Fontaine en écrivant ses fables ? Comment s’y prend-il ?

-

De la ligne 7 à la ligne 16, à qui La Fontaine s’adresse-t-il ?

-

Comment se comporte-t-il dans ces lignes ? À quel personnage de ses fables te fait-il penser ?

Texte 2 :

-

À quoi veut arriver le fabuliste ?

-

Pourquoi la fable ?

Dédicace à Monseigneur le Dauphin

«

Je chante les héros dont Esope est le père, Troupe de qui l’histoire, encor que mensongère, Contient des vérités qui servent de leçons.

Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons : Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ; Je me sers d’animaux pour instruire les hommes.

Illustre rejeton d’un prince aimé des cieux, Sur qui le monde entier a maintenant les yeux, Et qui faisant fléchir les plus superbes têtes, Comptera désormais ses jours par ses conquêtes, Quelque autre te dira d’une plus forte voix Les faits de tes aïeux et les vertus des rois.

Je vais t’entretenir de moindres aventures, Te tracer en ces vers de légères peintures ; Et si de t’agréer je n’emporte le prix,

J’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris. » LA FONTAINE, Les Fables, I, 1668.

« Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître.

Une morale nue apporte de l’ennui : Le conte fait passer le précepte avec lui.

En ces sortes de feinte il faut instruire et plaire. »

LA FONTAINE, Les Fables, VI.

(2)

Le lièvre et la tortue

Rien ne sert de courir; il faut partir à point : Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.

«Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point Sitôt que moi ce but. - Sitôt? Êtes-vous sage ? Repartit l'animal léger :

Ma commère, il vous faut purger Avec quatre grains d'ellébore.) - Sage ou non, je parie encore."

Ainsi fut fait; et de tous deux On mit près du but les enjeux : Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire, Ni de quel juge l'on convint.

Notre lièvre n'avait que quatre pas à faire,

J'entends de ceux qu'il fait lorsque, prêt d'être atteint, Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux calendes, Et leur fait arpenter les landes.

Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter, Pour dormir et pour écouter

D'où vient le vent, il laisse la tortue Aller son train de sénateur.

Elle part, elle s'évertue, Elle se hâte avec lenteur.

Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire, Croit qu'il y a de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose, Il s'amuse à toute autre chose Qu'à la gageure. A la fin, quand il vit

Que l'autre touchait presque au bout de la carrière, Il partit comme un trait; mais les élans qu'il fit Furent vains : la tortue arriva la première.

"Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi l'emporter! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?"

La poule aux œufs d’or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.

Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la poule, à ce que dit la fable, Pondait tous les jours un oeuf d'or.

Il crut que dans son corps elle avait un trésor : Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable

A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

Belle leçon pour les gens chiches !

Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus, Qui du soir au matin sont pauvres devenus,

Pour vouloir trop tôt être riches !

Le cheval et l’âne

En ce monde il se faut l'un l'autre secourir : Si ton voisin vient à mourir, C'est sur toi que le fardeau tombe.

Un âne accompagnait un cheval peu courtois, Celui-ci ne portant que son simple harnois, Et le pauvre baudet si chargé qu'il succombe.

Il pria le cheval de l'aider quelque peu : Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.

«La prière, dit-il, n'en est pas incivile : Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.»

Le cheval refusa, fit une pétarade : Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,

Et reconnut qu'il avait tort.

Du baudet, en cette aventure, On lui fit porter la voiture, Et la peau par-dessus encor.

Illustration de Paul BERNARDIN, 1900.i

i Source : http://www.institut-de-france.fr/fr/galerie-de-médias/la-poule-aux- œufs-dor

Références

Documents relatifs

Avantages et risques d’un équilibre budgétaire : (avantages et objectifs) vaincre l’inflation par la demande (importée aussi), réduction du déficit, taux d’î

Sous l é’ gide des CPR (Chantiers Populaires de Reboisement) d’abord, des services forestiers ensuite, utilisant la toute puissance de l ’ Etat pour imposer les

Au contraire, il nous paraît davantage pertinent de réfléchir globalement aux relations qui existent entre le tutorat, le scénario pédagogique et le contexte global dans

En effet, lorsque la croissance est forte dans un pays, celui-ci importe davantage (de biens de consommation et de biens de production), ce qui accroît les

 Le passé simple des verbes du 2 ème groupe se forme à partir du radical du verbe auquel on ajoutera les terminaisons : -is, - is, - it, - îmes, - îtes, - irent.. Verbes du

• Le passé simple s’emploie le plus souvent dans le récit écrit pour raconter un événement ou une action qui a eu lieu à un moment défini du passé.. Il accompagne souvent

pouvoir  je pourrai, nous pourrons voir  je verrai, nous verrons courir  je courrai, nous courrons mourir  je mourrai, nous mourrons envoyer 

pouvoir je pourrai, nous pourrons voir je verrai, nous verrons courir je courrai, nous courrons mourir je mourrai, nous mourrons envoyer j’enverrai,