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Croissance du coude

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Les fractures du coude de l’enfant

Saad ABU AMARA – Joël LECHEVALLIER

(2)

Épidémiologie des fractures du coude

Répartition des fractures du coude

•supracondyliennes : 54 %

•condyle externe : 19 %

•col radius : 10 %

•épitrochlée : 9 %

Les fractures : 10 à 25% des traumatismes de l’enfant Fractures du coude : 16% de l’ensemble des fractures

(3)

Croissance du coude

À la naissance : épiphyses entièrement cartilagineuses Six noyaux d ’ossification secondaire

•capitelum

•épicondyle médial

•tête radiale

•trochlée

•olécrane

•épicondyle latéral

(4)

Croissance du coude

Le coude n ’est pas une

articulation fertile : 20 %

de la croissance

(5)

En pratique

¾la clinique et toujours la clinique

¾la radiographie standard : une idée partielle

¾autres examens utiles : écho, irm

¾les séquelles : raideurs, troubles d ’axe

(6)

Fractures supracondyliennes du coude

(7)

Épidémiologies

950 % des fractures du coude 9Fracture propre à l ’enfant 984 % < 10 ans

9Étiologies :

• < 3 ans chute d ’un mobilier d ’enfant

• > 4 ans sur une aire de jeux

910 % complications vasculo-nerveuses (médian, radial) 9Fractures en extension 95 %

Les secondes fractures des membres chez l ’enfant

(8)

Mécanismes

Fracture en extension

•chute coude et poignet en hyperextension

•hyperlaxité du coude

•faiblesse de la région métaphysaire avant 10 ans Fracture en flexion

choc direct coude fléchi

(9)

Anapath : fractures en hyperextension

Périoste

•rupture antérieure puis interne

•la rupture du périoste n ’est pas corrélée à l ’importance du

déplacement

•fractures très déplacées stables

Muscle

incarcération du brachial antérieur dans les grands déplacements

(10)

Anapath : fractures en hyperextension

Vaisseaux 5%

• spasme

• thrombose

• rupture intimale

• rupture complète

exceptionnelles

(11)

Anapath : fractures en hyperextension

Lésions nerveuses 15%

9Médian

NIOA 12%

•branche motrice du médian

•flexion IP du pouce

IPD de l ’index

9Radial 9Ulnaire

•bonne évolution en trois mois

(12)

Anapath : fractures en hyperextension

Lésions cutanées

2% des fractures Punctiforme

Modifient rarement

l’indication thérapeutique

(13)

Classification

Lagrange et Rigault

Stade II

Stade

III

Stade IV

(14)

CAT à l’admission

Attelle radio transparente

Examen vasculo-nerveux ++++

Antalgiques ++++

Se contenter du bilan radiologique « possible »

(15)

Bilan Clinique initial

•Diagnostic facile en cas de fractures très déplacées

Diagnostic différentiel avec les luxations du coude

•Fractures peu ou pas déplacées : gros coude douloureux

L’examen clinique seul ne permet pas le diagnostic

L ’examen vasculo-nerveux est difficile dans le climat de l ’urgence

(16)

Bilan radiologique initial

Deux incidences F + P Stade de la fracture

Déplacements

•sagittal

•frontal

•rotation

(17)

Traitement

Réduction

¾orthopédique

¾chirurgicale

¾traction trans-ulnaire

Stabilisation Urgence

la qualité du résultat dépend de la rapidité de la réduction

(18)

Réduction orthopédique

Analyser les déplacements Respecter le périoste restant

(19)

Traction dans l ’axe

Réduction orthopédique

traction douce et prolongée pour préserver le périoste

(20)

Réduction dans le plan frontal

Mise en flexion du coude

(21)

Stabilisation

Stabilisation en flexion : la méthode de Blount

(22)
(23)

Méthode de Blount

Vérifier le pouls radial

Tester la stabilité sous contrôle scopique Fléchir le coude à 120°

Surveillance en hospitalisation de 48h Rx avant sortie et à J10

(24)

Méthode de Blount

Contre-indications

¾FSC en flexion

¾Lésion vasculaire

¾Lésion nerveuse (ulnaire +++)

¾Œdème important , retard de prise en charge

¾Fracture instable lors du testing

¾Doute sur le respect de la méthode

(25)

Stabilisation : embrochage percutané

(26)

Technique de Judet

Réduction parfaite Broches parallèles

Mises en place au moteur lent Prise corticale

Éviter le croisement des broches Testing sous scopie

BABP + Mayo-clinic

(27)
(28)
(29)

Embrochage descendant de Nancy

Très stable

Pas d’immobilisation

Nécessite une bonne maîtrise de la technique

(30)

Réduction par traction trans-ulnaire

Fracture comminutives Coude très œdématié

Reprise après tentatives de Judet

(31)

Réduction chirurgicale

Échecs du traitement orthopédique Voie d’abord postérieure

Double voie : interne et externe Embrochage en croix

(32)
(33)

FSC en flexion (5%)

(34)

FSC en flexion (5%)

(35)

Dire « je ne sais pas » est la moitié du savoir

(36)

Traiter en URGENCE

Réduire anatomiquement Stabiliser la fracture

Tester sous AG

Contrôler la réduction

Surveiller la croissance

FSC

(37)

Fractures du condyle latéral

(38)

Épidémiologie

10 à 20 % des fractures du coude Age moyen entre 6 et 8 ans

Fracture du Cartilage de croissance Fracture articulaire

(39)

Mécanismes

Push off Pull off

(40)

Classification de Lagrange et Rigault

Stade I

(41)

Stade II Stade III

(42)

Diagnostic

Gros coude douloureux

Imagerie : radio coude face + profil Deux situations :

9Diagnostic est évidant

9Diagnostic est douteux : gros coude douloureux et image radiologique suspecte : comparatif, écho,

irm, arthrographie

(43)

Traitement

Stade I

Traitement orthopédique : BABP 4 à 6 semaines

Contrôle radiologique J10

(44)

Traitement

Stade I

Embrochage percutané

(45)

Traitement

Stade II et III

•Réduction

anatomique à ciel ouvert

•Embrochage

•BABP

(46)

Complications

Troubles trophiques

(47)

Complications Pseudarthrose

Fractures non diagnostiquées

Fractures non réduites et/ou non synthésées

(48)

Fracture de l’épicondyle médial

(49)

Épidémiologie

10 % des fractures du coude

Habituellement entre 7 et 15 ans

50 % associées à une luxation du coude 20 % incarcérées dans l’articulation

Mécanismes

Chute sur la paume de la main coude en hyperextension Valgus physiologique

(50)

Classifications

Classification de Watson-Jones

¾Ne tient pas compte des lésions tendino-ligamentaires

¾Certains stades IV sont stables après réduction de la luxation

¾Ne permet pas de définir les indications thérapeutiques

(51)

Classification anatomique

(52)

Classification

Stabilité de la fracture au testing Le déplacement

Stade 1 : fracture stable 1A : fracture non déplacée

1B : fracture stable après réduction de la luxation

(53)

Classification

Stade 2 : fracture instable 2A : fracture déplacée simple

2B : fracture instable avec incarcération ou après réduction de la luxation

(54)

Diagnostic

9Œdème et ecchymose à la face interne du coude 9La mobilisation est douloureuse surtout en valgus 9Le coude est déformée en cas de luxation

9Recherche d’une souffrance du nerf ulnaire

9La radiographie standard permet le diagnostic dans la majorité des cas

(55)

Pièges diagnostiques

Incarcération

(56)

Pièges diagnostiques

Mauvaise incidence radiologique

L’examen clinique

Fracture avant 7 ans

Si forte suspicion clinique 9Échographie

9IRM

(57)

Traitement

Fracture stable (stade 1) BAPB 5 à 6 semaines Rx à J 10

Fracture instable (stade 2) Réduction à ciel ouvert et

ostéosynthèse (broches ou vis)

(58)

Fractures du col radial

(59)

¾10% des fractures du coude

¾14% des fractures proximales du radius

¾Âge : 5 à 14 ans avec un pic entre 9 et 10 ans

¾Étiologies :

•60% domestiques

•25% sportifs

•10% scolaires

(60)

Historique

¾Portal 1803 : première description

¾Montgomery 1925 : réduction orthopédique

¾Rocher 1935 : réduction à l’aide d’un poinçon percutané

¾Métaizeau

•1980 : embrochage centromédullaire

•1990 : nouvelle classification

(61)

Rappel anatomique

¾Morphologie définitive à 4 ans

¾Ossification débute vers 5 ans

¾Seul la partie proximale du col est intra-articulaire

¾Vascularisation terminale

¾Vaisseaux cheminent le long du périoste métaphysaire

¾Lame porte vaisseaux

(62)

Mécanismes

Indirect :

chute sur la paume de la main coude en hyperextension et valgus

cubitus valgus physiologique : plus exposés

Au cours d’une luxation du coude

Lors de la luxation Lors de la réduction

(63)

Classification

ƒStade 1 : translation < 3 mm et / ou angle<20°

ƒStade 2 : 20 à 45°

ƒStade 3 : 45 à 80°

ƒStade 4 : > 80°

Métaizeau

(64)

Diagnostic

Clinique :

Douleur élective en regard de l’extrémité supérieure du radius Ecchymose et/ou oedème

Le diagnostic est essentiellement radiologique

superposition osseuse attitude en flessum

(65)

Traitement

Réduction orthopédique

Rechercher le plan du plus grand déplacement

Immobilisation BABP

ƒcoude en flexion

ƒavant bras en pronation

ƒen position de stabilité

Réduction

Entre 30 et 45° de supination

(66)

Réduction par poinçonnage percutané

ƒCoude en légère flexion

ƒAvant bras en pronation

ƒManœuvre de levier

(67)

Embrochage centromédullaire

Broche pointue

Béquille en fonction du déplacement Au marteau

+/- poinçonnage +/- immobilisation

(68)
(69)

Stade 1 : immobilisation simple

Stade 2 : réduction plâtre ou mieux ECMES Stade 3 : ECMES

Stade 4 : poinçonnage + ECMES

Raideur

Nécrose de la tête radiale

Déviation axiale du coude (épiphysiodèse)

Complications

Indications

(70)

Fracture de Monteggia

(71)
(72)
(73)

L’examen clinique

La croissance du coude

La radio standard est parfois insuffisante, penser à l’échographie

La supracondylienne est une urgence

Les cals vicieux en rotation : cubitus varus Luxation du coude / fracture de l’épitrochlée La pseudarthrose du condyle latéral

Fracture du cubitus :

i

(74)

« On peut ne pas savoir,

on n'a pas le droit de ne pas apprendre »

Références

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