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(1)

La santé mentale,

un enjeu qui compte

rapport annuel 2014 – 2015

(2)

This document is available in English.

Le document est accessible au http://www.commissionsantementale.ca.

RÉFÉRENCE RECOMMANDÉE : Commission de la santé mentale du Canada.

Tracer la voie de l’avenir : La santé mentale, un enjeu qui compte, Rapport annuel 2014-2015, Ottawa (Ontario), chez l’auteur, 2015.

© Commission de la santé mentale du Canada, 2015.

La production de ce document a été rendue possible grâce à la contribution financière de Santé Canada.

Les vues exprimées aux présentes sont celles de la Commission de la santé mentale du Canada.

ISBN: 978-1-988005-93-5

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada

(3)

Table des matières

Mot de la présidente-directrice générale et du président du conseil d’administration . . . 3

Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé mentale pour le Canada . . . 8

Les sommets LA TÊTE HAUTE . . . 12

#308Conversations . . . .16

Travailler avec les premiers répondants . . . .20

Le point sur les initiatives de 2014-2015 . . . .23

Initiative sur le rétablissement . . . .24

Chez Soi . . . .25

Centre d’échange des connaissances . . . .26

Premiers soins en santé mentale . . . .28

Changer les mentalités . . . .30

Milieu de travail . . . .32

Communications et relations avec les partenaires . . . .34

Un plan d’action en matière de santé mentale pour le Canada . . . .36

États financiers . . . .38

Leadership et gouvernance . . . 47

(4)
(5)

en plus de revenir sur les réalisations de l’exercice 2014-2015, ce rapport annuel nous donne l’occasion d’examiner les répercussions de nos réalisations de façon plus générale. De nombreuses initiatives fondamentales ont atteint leur point culminant au cours des 12 derniers mois — des initiatives sur lesquelles s’appuieront des activités encore plus importantes pendant les années à venir. Même si répertorier la totalité de nos efforts dépasse la portée de cette introduction, nous estimons important de mettre en lumière plusieurs événements marquants qui se sont révélés emblématiques du travail incessant des membres de notre conseil d’administration, de notre équipe de la haute direction, de nos directeurs, de notre personnel, de nos conseils consultatifs et des chercheurs.

Toutefois, il faut préciser que le travail de la Commission ne serait pas possible sans l’engagement inébranlable de notre vaste réseau de partenaires, qui sont maintenant au nombre de 350 d’un bout à l’autre du pays.

L’année écoulée aura été marquante dans l’histoire de la Commission de la santé mentale du Canada (la Commission).

Nous avons mené à bien d’importantes initiatives découlant de la stratégie Changer les orientations, changer des

vies : Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada (la Stratégie), et avec nos partenaires de la collectivité de la santé mentale, nous avons continué de mettre nos concitoyennes et nos concitoyens au défi d’améliorer leur santé mentale et celle des personnes qui les entourent.

Mot de la présidente-

directrice générale et

du président du conseil

d’administration

(6)

En créant la Commission, votre gouvernement a jeté les fondations très robustes d’un avenir où toutes les Canadiennes et tous les Canadiens en détresse pourront se rétablir. Il faut maintenant ériger les murs, poser la toiture, construire les planchers et installer des fenêtres pour que ces bases solides puissent se prêter à leur objectif ultime : être un lieu unique en son genre où les Canadiennes et les Canadiens peuvent apprendre à se rétablir efficacement, sans que la société ait à absorber des coûts financiers élevés. »

— Fran Silvestri, président-directeur général, International Initiative for Mental Health Leadership (IIMHL)

À la Commission de la santé mentale du Canada, notre objectif est, et demeurera, d’améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens qui vivent avec des problèmes de santé mentale et des maladies mentales. Et pourtant, notre façon de relever ce défi est en train de changer subtilement.

Lorsque la Commission a été créée en 2007, elle avait pour mission de produire la première stratégie en matière de santé mentale du Canada;

de s’attaquer à la stigmatisation; de diriger et de faciliter l’échange des connaissances; et de favoriser une approche des soins axée sur le rétablissement. Une grande partie de ces efforts est arrivée à terme cette année.

La Stratégie demeure au cœur de toute notre action.

En fait, elle est si étroitement imbriquée dans notre vision du Canada que le Conseil des jeunes de la Commission est en train de l’adapter de façon à ce qu’elle rejoigne un nombre encore plus élevé de jeunes Canadiennes et Canadiens. Interprétée dans une perspective jeunesse, la Stratégie, dans tout ce qu’elle a de puissant et de poignant, deviendra encore plus accessible à tous. Cela témoigne de sa valeur et de sa pertinence fondamentales.

La mobilisation des jeunes demeure un volet crucial de notre travail. Les jeunes du Canada sont l’un des quatre groupes clés dont on a déterminé qu’ils pourraient changer la donne.

Si nous pouvons les inciter à lutter contre la stigmatisation. Celle-ci aura peut-être disparu dans une génération. Cette année, LA TÊTE HAUTE, la campagne d’éradication de la stigmatisation chez les jeunes du programme Changer les mentalités, a connu un succès phénoménal dans tout le pays.

Au moyen d’événements organisés dans les écoles et les collectivités, le programme prévoit, par effet multiplicateur, rejoindre directement plus de 100 000 jeunes.

Des activités libres à l’échelle des collectivités sont cruciales pour faire passer les conversations sur la santé mentale du huis clos au grand jour. L’une des principales façons dont la Commission pilote cette transformation est l’initiative #308Conversations, qui a mis à profit l’influence des députés fédéraux pour organiser des dialogues sur la prévention du suicide dans leurs circonscriptions respectives.

Nous savons que ces conversations sont

importantes parce que nous comprenons que nous

devons rejoindre les Canadiennes et les Canadiens dans les lieux où ils vivent et les endroits où ils travaillent. La Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail de la Commission a suscité beaucoup d’attention partout au pays. Le guide Une étape à la fois, qui aide les organisations à mettre la Norme en application, a été publié cette année. De plus, un projet de recherche sous forme d’étude de cas portant sur plus de 40 organisations va bon train.

Notre équipe du « milieu de travail » s’emploie avec diligence à rejoindre les milieux de travail non traditionnels au-delà des bureaux conventionnels.

Ces efforts portent leurs fruits; en effet, d’un océan à l’autre, nous voyons maintenant des premiers répondants souscrire à des initiatives de lutte contre la stigmatisation, en plus d’investir dans la formation et l’éducation sur la santé mentale et la maladie mentale.

La mobilisation des premiers répondants est menée parallèlement à des activités communautaires qui revêtent une importance cruciale, comme Logement d’abord, pour veiller à ce que les personnes atteints de graves maladies mentales soient placées dans

(7)

des logements décents avec services de soutien au lieu d’être prises en charge par les établissements correctionnels, les salles d’urgence et les refuges.

La formation et l’aide technique déployées pour Logement d’abord contribuent à alléger le fardeau qui pèse sur ces solutions de rechange coûteuses.

Les défis à surmonter quand on veut traiter des questions relatives à la maladie mentale et à ses conséquences bien réelles sur la société ne sauraient être relevés par une seule entité, quels que soient les efforts investis. C’est vrai qu’il faut un nombre important de personnes pour y arriver et c’est pourquoi nous sommes très privilégiés de travailler avec autant de partenaires traditionnels et non traditionnels dans notre quête pour améliorer la vie des gens. Cependant, la Commission occupe une place privilégiée pour définir des solutions possibles, jouer un rôle de coordination et inciter les décideurs à passer à l’action. Dans ce contexte, nous sommes

70

Pourcentage des coûts d’invalidités

%

qui découlent de la maladie mentale.

500 000

Nombre de Canadiennes et de Canadiens qui sont incapables de travailler en raison de problèmes de santé mentale chaque semaine.

1/3

Proportion des demandes de prestations d’invalidité présentées en milieu de travail qui se rapportent à la maladie mentale.

La Commission Des faits en bref

particulièrement fiers de la publication intitulée Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé mentale pour le Canada. Cette toute première compilation d’indicateurs de la santé mentale à l’échelle nationale fournit aux professionnels de la santé et aux décideurs l’information dont ils ont besoin pour établir des priorités stratégiques et répartir le financement.

Au cours des prochains mois, nous nous baserons sur Changer les orientations, changer des vies afin d’élaborer et de publier un plan d’action en matière de santé mentale pour le Canada. Notre objectif est que ce plan d’action présente une approche réaliste et pratique à l’égard de la mise en oeuvre des recommandations de la Stratégie.

À cette fin, nous élaborerons le plan d’action en consultation avec nos nombreux partenaires dans les collectivités et les administrations publiques de toutes les régions du Canada.

(8)

Parmi la myriade de réalisations à notre actif au cours du dernier exercice financier, aucune n’a revêtu plus d’importance que le renouvellement de notre mandat. D’avoir atteint cet objectif deux ans avant l’échéance constitue déjà un précédent, mais témoigne aussi de la valeur que nous représentons pour la collectivité de la santé mentale et c’est aussi une reconnaissance importante de nos accomplissements des huit dernières années.

Pour l’avenir, la Commission de la santé mentale du Canada continuera de défendre les intérêts des Canadiennes et des Canadiens, et de leurs familles, qui vivent avec des problèmes de santé mentale et des maladies mentales.

En attendant, nous sommes heureux de présenter ce bilan d’une année charnière dans l’histoire de la Commission, à l’image des progrès accomplis partout au pays.

Louise Bradley, M.Sc, Inf. aut., CHE Présidente-directrice générale

David Goldbloom, OC, M.D., FRCPC Président du conseil d’administration LA COMMISSION DE LA SANTÉ MENTALE DU CANADA

Nous croyons fermement que le prolongement du mandat de la

Commission au-delà de 2017 est de la plus haute importance pour faire progresser les priorités de la santé mentale au Canada et poursuivre la mise en œuvre des recommandations de la Stratégie en matière de santé mentale. La Commission a encore trop de travail essentiel à accomplir avec ses partenaires pour que son mandat vienne à échéance avant qu’elle ait fini de s’acquitter de ses responsabilités. »

— Dr John Higenbottam et M. Dave Gallson, coprésidents de l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale (ACMMSM)

Cordialement,

(9)

1

3

2

4

1. Participants à l’atelier de formation SPARK Point de rencontre : Transposer les connaissances dans la pratique. Winnipeg (Manitoba) du 10 au 12 juin 2014.

2. Lancement de #308conversations. De gauche à droite : Harold Albrecht, député;

Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission; et Mark Hennick, membre du conseil d’administration de la Commission.

Ottawa (Ontario), le 5 mai 2014.

3. Des représentants de la Commission reçoivent un prix Or d’Excellence Canada, correspondant au quatrième niveau de rendement. De gauche à droite :

Erika Wahlstrom, conseillère en ressources humaines (RH); Ed Mantler, vice-président, Programmes et priorités; Louise Bradley, présidente-directrice générale;

Luciano Bernes, directeur des RH; et Lisa Lueken, conseillère en RH. Toronto (Ontario), le 30 octobre 2014.

4. Lancement du rapport final du projet Chez Soi de Moncton. De gauche à droite : Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission; l’honorable Claudette Bradshaw, ex-coordonnatrice du projet Chez Soi de Moncton; et l’honorable David Alward, premier ministre du Nouveau-Brunswick (N.-B.). Moncton (N.-B.), le 27 mai 2014.

(10)

Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé

mentale pour le Canada

Le projet Tracer la voie de l’avenir correspond à

l’orientation stratégique 6.2 de la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada, qui recommande

d’élaborer, d’un commun accord, un éventail d’indicateurs à partir desquels chaque administration du Canada peut mesurer ses progrès relatifs à la transformation du

système de santé mentale. La capacité de partager des

données se rapportant aux problèmes de santé mentale

et aux maladies mentales et d’y accéder est cruciale pour

une transformation significative de la façon dont les

décideurs du Canada perçoivent la santé mentale.

(11)

« L’information issue de cette recherche permettra de dresser un tableau plus

complet de la santé mentale au Canada. Et surtout, ces indicateurs nous permettront de savoir dans quelle mesure le système de santé répond, ou ne répond pas,

aux besoins en santé mentale des Canadiennes et des Canadiens, et ce que nous devons faire collectivement pour corriger la situation. »

— Dr David Goldbloom, président du conseil d’administration de la Commission de la santé mentale du Canada

Le Groupe de collaboration en matière d’information sur la santé mentale et la toxicomanie rassemble Statistique Canada, l’Agence de la santé publique du

Canada, Santé Canada, l’Institut canadien d’information sur la santé, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies et les Instituts de recherche en santé du Canada.

Il cerne les possibilités et facilite les efforts pour améliorer les ressources documentaires existantes et en réunir de nouvelles qui viendront combler les lacunes informationnelles sur les problèmes de santé mentale et les maladies mentales.

pour relever ce défi, la Commission a publié Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé mentale pour le Canada en partenariat avec le Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction de l’Université Simon-Fraser.

Le but de cette recherche était de créer un ensemble pancanadien d’indicateurs de la santé mentale et de la maladie mentale qui dresse un portrait plus complet de la santé mentale au Canada. Les indicateurs fournissent de l’information sur l’état de santé mentale des enfants et des jeunes, des adultes et des aînés et illustrent la façon dont le système de soins en santé mentale traite la maladie mentale.

Cette information peut ensuite être utilisée pour établir des priorités et orienter l’élaboration des politiques en fonction des mesures auxquelles il convient d’accorder la préséance, par exemple, repérer les lacunes dans les services de santé mentale, aider les intervenants à définir des priorités et à évaluer les progrès et donner suite aux recommandations de la Stratégie. Ce rapport apporte une contribution importante à une discussion plus vaste au Canada au sujet de la collecte et de l’utilisation efficaces de données à l’appui de la santé mentale et du rétablissement.

Les recherches et les consultations menées auprès des intervenants se sont concentrées sur des indicateurs clés, et des efforts considérables ont été déployés pour intégrer divers indicateurs non traditionnels, au-delà des enquêtes sur la santé de la population.

L’objectif était d’élargir la portée des paramètres et du suivi et d’obtenir une image plus complète de la santé mentale et de la maladie mentale.

Treize indicateurs ont été publiés en janvier 2015 à titre d’introduction au projet et la Commission en a présenté une liste plus complète au printemps 2015.

(12)

26,3

%

Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens âgés de 15 ans ou plus souffrant d’un trouble mental qui ont signalé, en 2012, qu’il y avait eu une période où ils auraient eu besoin de soins de santé mentale qu’ils n’ont pas reçus.

77,2

% Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens de 12 à 19 ans qui ont déclaré, en 2011-2012, que leur santé mentale était très bonne ou excellente.

15,4

%

Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens âgés de 15 ans ou plus qui ont signalé, en 2009, avoir été victimes de discrimination ou avoir été traités injustement au cours des cinq années précédentes.

66,9

%

Le pourcentage d’immigrantes et d’immigrants âgés de 12 ans ou plus qui ont indiqué, en 2011-2012, que leur sentiment d’appartenance à leur communauté locale était assez fort ou très fort.

28,4

%

Le pourcentage de travailleuses et de travailleurs canadiens de 15 à 75 ans qui ont signalé, en 2011-2012, que la plupart de leurs journées de travail étaient assez stressantes ou extrêmement stressantes.

22,6

% Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens âgés de 15 ans ou plus qui ont signalé, en 2011-2012, que la plupart de leurs journées étaient assez stressantes ou extrêmement stressantes.

37,9

%

Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens âgés de 15 ans ou plus ayant un problème de santé mentale qui, en 2009, ont signalé avoir été victimes de discrimination ou avoir été traités injustement au cours des cinq années précédentes.

10,8

sur 100 000

Le taux de suicide par tranche de 100 000 personnes au Canada en 2011.

La collecte des données

Les indicateurs énoncés dans Tracer la voie de l’avenir sont fondés sur de nombreuses sources, notamment des études de Statistique Canada, des sondages nationaux et des bases de données administratives.

Ils ont été choisis en fonction des critères suivants : Utilité : pertinence pour la Stratégie.

Validité : rigueur scientifique.

Faisabilité : facilité d’accès des données.

Reproductibilité : les données continueront d’être accessibles au fil du temps.

Capacité de modulation : les données sont susceptibles d’amélioration.

Une couleur a été attribuée à chaque indicateur pour illustrer son état :

● Le VERT témoigne d’un bon rendement et/ou montre que l’indicateur évolue dans la direction souhaitée

● Le JAUNE indique qu’il n’y a pas eu de

changement ou révèle certaines préoccupations ou des résultats incertains. Par exemple, une augmentation du taux de diagnostic de tel ou tel problème de santé mentale pourrait signifier que sa prévalence s’accroît ou encore que les professionnels de la santé sont mieux en mesure de le diagnostiquer

● Le ROUGE révèle des préoccupations importantes et/ou montre que l’indicateur évolue dans une direction qui n’est pas souhaitée

Faits saillants tirés des données :

72,1

% Le pourcentage de Canadiennes et de Canadiens de 20 à 64 ans qui ont déclaré, en 2011-2012, que leur santé mentale était très bonne ou excellente.

6,6

%

Le pourcentage d’étudiantes et d’étudiants canadiens du niveau collégial ou universitaire qui, en 2013, ont signalé qu’ils s’étaient délibérément infligé des coupures, des brûlures, des ecchymoses ou d’autres blessures au cours des 12 mois précédents.

(13)

C’est la première fois au Canada qu’un éventail complet d’indicateurs de la santé mentale est réuni en un même endroit.

Les Canadiennes et les Canadiens peuvent consulter les données dans un « Tableau de bord » accessible sur le site Web de la Commission.

Ce projet n’est qu’une première étape. La recherche a révélé plusieurs domaines importants où il manque des données adéquates qui nous permettraient d’adopter des politiques et de prendre des décisions reposant sur des éléments probants. Grâce à des efforts coordonnés, nous pouvons améliorer l’information dont nous disposons en matière de santé mentale pour aller de l’avant avec les meilleurs outils qui nous permettront d’élaborer efficacement des politiques et des programmes et d’améliorer la santé mentale au Canada.

D’autres indicateurs possibles pour la Stratégie sont en cours d’examen.

Des indicateurs utilisés dans d’autres pays font l’objet d’une analyse qui permettra de déterminer s’ils peuvent être mesurés au Canada.

Tracer la voie de l’avenir crée un ensemble d’indicateurs pancanadiens de la santé mentale et de la maladie mentale qui servira de base à l’élaboration d’une politique et d’une pratique en matière de santé mentale qui reposent sur des éléments probants au Canada. Ces indicateurs :

comprennent une combinaison de paramètres de mesure de la santé de la population et du rendement du système;

contribuent à maintenir la focalisation sur des enjeux stratégiques clés définis dans la Stratégie;

permettent aux intervenants de jauger et de surveiller les progrès accomplis;

permettent de repérer des lacunes possibles en matière de surveillance.

55 22

Nombre d’indicateurs sur lesquels la Commission a fait des recherches exhaustives qui donnent un aperçu des problèmes de santé mentale, des enjeux et des maladies mentales au Canada.

Nombre de mois pendant lesquels la Commission, à partir de juillet 2013, a financé et coordonné ce projet, piloté par le Centre for Applied Research in Mental Health and Addictions de l’Université Simon-Fraser.

Tracer la voie de l’avenir

Des faits en bref

Faits saillants

Tracer la voie de l’avenir

(14)

Les sommets LA TÊTE HAUTE

Au Canada, parmi les personnes aux prises avec un

problème de santé mentale, sept sur dix disent que leurs symptômes ont commencé à se manifester avant l’âge de 18 ans. Leurs récits sont empreints des répercussions dommageables de la stigmatisation; en fait, pour beaucoup, la stigmatisation est pire que la maladie elle-même.

Dans l’intention de relever ce défi et de rejoindre les jeunes

afin d’influencer un changement positif, la Commission

a créé LA TÊTE HAUTE, une initiative reposant sur des

éléments probants pour lutter contre la stigmatisation

chez les jeunes.

(15)

Je veux maintenant faire une différence dans la vie de quelqu’un, comme le Sommet a fait une différence dans ma vie. Merci de m’avoir donné ce sentiment d’appartenance…

Je sens que je faisais partie – et que je fais encore partie – d’unecollectivité plus grande. »

— Jeune participant au Sommet pancanadien LA TÊTE HAUTE

Participants au Sommet pancanadien sur la lutte à la stigmatisation chez les jeunes, qui a eu lieu à Ottawa du 16 au 22 novembre 2014.

(16)

Rien de tel n’a jamais été fait au Canada auparavant. C’est excitant de transmettre à des jeunes l’information et les outils qui les aideront à avoir davantage de conversations sur la santé mentale et la stigmatisation et de leur donner les moyens de soutenir leurs amis, parents ainsi qu’eux-mêmes. »

— Simran Lehal, Conseil des jeunes de la Commission de la santé mentale du Canada

une initiative de sensibilisation conçue pour favoriser le dialogue sur la santé mentale et notamment pour mettre en lumière les avantages qu’il y a à demander de l’aide le plus rapidement possible. La Commission a joué le rôle d’agent de coordination en réunissant des organismes communautaires, des écoles et des jeunes.

Le Sommet pancanadien sur la lutte à la stigmatisation chez les jeunes, qui s’est tenu à Ottawa au début de novembre 2014, a été un moment important de l’initiative. Plus de 100 jeunes de chaque province et de chaque territoire ont passé une semaine au Sommet dont l’ordre du jour était bien chargé : récits personnels d’espoir et de rétablissement, sensibilisation à la santé mentale et nombreuses occasions données aux jeunes de s’exprimer par la poésie, la musique, les arts visuels et les médias sociaux.

Le Sommet pancanadien a également servi d’école de formation pour les coordonnatrices et les coordonnateurs responsables des sommets régionaux qui ont suivi. Les sommets régionaux, qui reprenaient la formule du Sommet pancanadien, ont mis l’accent sur la sensibilisation par la communication directe et les activités en milieu scolaire. La Commission a activement soutenu ses partenaires en milieu communautaire dans les régions pour dispenser de la formation, distribuer des trousses d’outils et offrir du soutien pour les webinaires.

Au cours des mois qui ont suivi, 37 sommets ont été organisés dans neuf provinces et dans un territoire, rejoignant directement plus de 5 000 étudiantes et étudiants. Par son effet domino, LA TÊTE HAUTE est susceptible de rejoindre au moins 100 000 jeunes dans des écoles secondaires partout au Canada.

Le sommet Balancing Our Minds 2015: Everyday Champions of Wellness, qui a eu lieu à Vancouver le 12 février 2015, est un exemple des nombreuses initiatives régionales exceptionnelles inspirées de LA TÊTE HAUTE. Le gouvernement de la Colombie-Britannique, les Canucks de Vancouver et la Commission

La sensibilisation par la communication directe

Des personnes ayant connu la maladie mentale qui partagent leurs parcours personnels de rétablissement avec les jeunes, voilà ce qu’on entend par « sensibilisation par la communication directe ».

Dans certains cas, le plan de cours correspond aux exposés qui sont donnés dans les classes.

Les études internationales

ont généralement reconnu

les interventions de lutte

contre la stigmatisation par

communication directe comme

une pratique prometteuse pour

réduire la stigmatisation.

(17)

ont collaboré dans le cadre de cet événement, qui a réuni plus de 1 800 jeunes de la province à l’aréna Rogers de Vancouver, où ils ont appris à combattre la stigmatisation et se sont familiarisés avec les problèmes de santé mentale chez les jeunes.

Une initiative semblable a eu lieu à l’autre bout du pays, à Terre-Neuve-et-Labrador. En effet, un jeune champion de la santé mentale, Patrick Hickey, inspiré par sa participation au Sommet pancanadien, a coprésidé une conférence provinciale intitulée Mental Health Matters. Elle a eu lieu les 24 et 25 avril 2015 et des personnalités politiques de premier plan, y compris le premier ministre de la province, l’honorable Paul Davis, ont accueilli des étudiantes et des étudiants de plus de 100 écoles secondaires, qui ont affirmé leur engagement envers la santé mentale et tenu des séances de remue-méninges pour trouver des moyens de transmettre le message dans leurs collectivités.

À l’origine, il avait été prévu que LA TÊTE HAUTE se déroulerait parallèlement à l’année scolaire 2014–2015. Toutefois, enthousiasmées par la réussite du programme jusqu’à maintenant, les organisations participantes croient que l’élan qui a été crée se poursuivra bien après la fin de l’année scolaire.

« Le mouvement s’accélère et les capacités se renforcent partout au Canada, affirme Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission. Nous sommes convaincus que le legs de LA TÊTE HAUTE restera vivant et continuera de rejoindre les jeunes et de transformer des vies. »

Cliquez pour en savoir plus sur LA TÊTE HAUTE

Trousses d’outils

Photos sur Instagram Vidéos

Rassemblements contre la stigmatisation

(18)

#308Conversations

Tragiquement, près de 4 000 personnes se suicident au Canada chaque année. On estime que parmi ces personnes, le pourcentage de celles qui étaient aux prises avec un problème de santé mentale ou une maladie mentale peut aller jusqu’à 90 %. Pour tenter d’améliorer cette sombre réalité, la Commission a répondu à l’appel en faveur d’une approche pancanadienne.

Pour rejoindre les Canadiennes et les Canadiens de toutes les régions, la Commission a fait appel au réseau national le plus connu et le plus influent au pays :

le Parlement du Canada.

(19)

« La Commission a fait un travail exceptionnel dans le cadre de l’initiative

#308conversations en demandant aux parlementaires de contribuer à sensibiliser la population du Canada, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. J’ai la chance de

travailler dans un milieu ouvert à des discussions sur cette question et j’encourage tous mes collègues de tous les partis à continuer de participer à cette initiative visant à éliminer la stigmatisation entourant la maladie mentale. »

— L’honorable Lisa Raitt, ministre des Transports et députée de Halton

tirant son nom des 308 circonscriptions fédérales du Canada, l’initiative #308conversations, qui a été lancée sur la Colline du Parlement le 5 mai 2014, a été conçue pour amorcer des dialogues sur la prévention du suicide dans les collectivités partout au pays. En misant sur l’influence des députés et en leur donnant des outils pour animer des discussions utiles, l’initiative avait pour but de renforcer la sensibilisation et de recueillir une information essentielle auprès d’auditoires locaux participants.

En dépit de la sensibilisation croissante qui entoure les enjeux de santé mentale, un grand nombre des Canadiennes et des Canadiens qui songent à se suicider hésitent à demander de l’aide ou ne sont pas au courant des options à leur disposition. L’initiative #308conversations a pour objet d’inciter les particuliers à jouer un rôle actif dans la prévention du suicide dans leur collectivité et d’encourager les personnes hantées par des idées suicidaires de s’adresser à des réseaux de soutien et à des fournisseurs de services.

De nombreux excellents exemples montrent comment #308conversations a permis d’engager un effort concerté au niveau des collectivités. Frank Valeriote, député de Guelph, en Ontario, est l’un des nombreux députés fédéraux qui se sont faits les champions de l’initiative. Il a organisé une rencontre communautaire à laquelle ont assisté 200 citoyennes et citoyens intéressés. Quant à l’honorable Lisa Raitt, ministre des Transports et députée de Halton, en Ontario, elle a tenu une réunion plus intime avec divers intervenants de la collectivité qui ont participé à une discussion à la fois fascinante et provocatrice à laquelle a assisté Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission.

Plus de 40 conversations organisées par des députés ont eu lieu avec la participation et le soutien d’organismes locaux œuvrant dans le domaine de la santé mentale, de personnes dont un proche s’est suicidé et de fournisseurs de services de santé mentale de première ligne. En complément de ces

Message de Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission de la santé mentale du Canada : « Nous savons que les journalistes jouent un rôle central lorsqu’il s’agit d’influencer la façon dont les Canadiennes et les Canadiens pensent aux enjeux de la santé mentale et la façon dont d’autres journalistes en parlent. Il est important que la question du suicide en particulier soit traitée de manière délicate et sensible dans la couverture médiatique.

Le guide En-Tête : Reportage et santé mentale a été rédigé par des journalistes et pour des journalistes, soit par des gens qui connaissent le monde du journalisme de l’intérieur.

La Commission a apporté son soutien à la production de ce guide. Nous étions convaincus que les journalistes feraient du bon travail et nous avions raison. Nous sommes fiers d’avoir participé à la réalisation de cet ouvrage nécessaire et de qualité. »

(20)

discussions en personne, les réactions en ligne ont été extrêmement positives et ont permis d’amorcer un cyberdialogue riche et productif.

Ces conversations ont mis en lumière une abondance de pratiques prometteuses, d’initiatives et de mesures de leadership locales qui sont maintenant diffusées à l’échelle nationale. Dans l’intention de répertorier cet éventail de données qualitatives éloquentes, l’équipe de prévention du suicide a documenté les récits, les rétroactions, les défis et les solutions des collectivités, qu’on trouve en ligne.

Les conversations ont été pour la Commission une occasion d’acquérir une perspective vaste et de grande portée sur la prévention du suicide au Canada et lui ont donné, à elle et à ses partenaires, un éclairage important qui influencera les futurs projets de prévention du suicide axés sur un modèle communautaire.

Encouragée par les députés qui ont tenu des tables rondes et des assemblées, par les organisations locales et les particuliers qui ont embrassé la campagne et par les nombreuses réactions dans les médias sociaux, la Commission a élargi son soutien aux événements pilotés par les députés au-delà de la durée initiale de la campagne et y consacrera des ressources sur une base continue. De plus, la trousse d’outils originalement prévue pour les députés est maintenant accessible publiquement, pour que tout membre de la collectivité de la prévention du suicide puisse avoir accès au matériel nécessaire en vue de tenir d’autres conversations.

L’initiative

#308conversations se veut un moyen d’inciter les particuliers à jouer un rôle actif dans la prévention du suicide dans leur collectivité et à encourager

les personnes qui ont des pensées

suicidaires à entrer en

communication avec

des réseaux de soutien

et des fournisseurs de

services de soutien.

(21)

Grandes réalisations

Prévention du suicide

L’initiative #308conversations a été lancée au cours de la Semaine de la santé mentale et ses objectifs étaient de fournir des outils concrets aux collectivités et de bâtir un réseau d’échange de connaissances en recueillant des renseignements sur les initiatives locales qui ont lieu partout au Canada.

Le projet a permis de sensibiliser les parlementaires au travail que la Commission accomplit en matière de santé mentale et de leur indiquer comment participer à ses efforts.

L’initiative #308conversations s’est concentrée sur la prévention du suicide, car historiquement, l’adoption d’une approche coordonnée à l’échelle de tous les milieux de la santé mentale a posé des défis.

Le projet a permis d’élargir non seulement la base de connaissances, mais aussi la collectivité des intervenants en prévention du suicide au Canada, suscitant du même coup une atmosphère réceptive à des approches plus diversifiées et moins conventionnelles.

Direction conjointe par le Groupe de collaboration national pour la prévention du suicide, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l’Association canadienne pour la prévention du suicide (ACPS) et plus de 15 autres organisations nationales et communautaires.

Soutien du lancement du guide En-Tête : Reportage et santé mentale, produit de concert avec des chefs de file de la prévention du suicide et des experts du domaine, dont l’objet est d’informer les journalistes et de les sensibiliser à la meilleure façon de parler de la maladie mentale et du suicide sans stigmatisation et sans discrimination.

Travail continu avec l’ASPC afin de soutenir ses efforts pour l’élaboration d’un cadre fédéral pour la prévention du suicide.

Compilation sur le site Web de la Commission d’un éventail de ressources pour les personnes dont un proche s’est suicidé.

Parrainage d’une conférence du Réseau canadien de recherche et intervention sur la dépression (RCRID) qui a eu lieu à Ottawa à la fin mars et présentation d’un exposé lors de cet événement.

Tenue conjointe, avec Inuit Tapiriit Kanatami, d’un événement qui s’est tenu sur la colline du Parlement pour souligner la Journée mondiale de la prévention du suicide.

Tenue d’une conférence virtuelle en collaboration avec l’Association canadienne pour la prévention du suicide.

(22)

Travailler avec les premiers répondants

Pour les personnes qui travaillent dans des environnements dangereux et très stressants, la préservation de la santé psychologique est aussi importante que la protection de la santé physique. En même temps, les premiers répondants (policiers, pompiers et ambulanciers paramédicaux) doivent faire face à des défis très concrets lorsque, dans le cadre de leurs fonctions, ils se trouvent face à des personnes qui vivent une crise de santé mentale.

À bien des égards, le travail que nous faisons auprès

des premiers répondants est un exemple éloquent de

la façon dont les divers aspects des activités de la

Commission convergent.

(23)

les défis auxquels font face les premiers répondants sont nombreux, depuis les interactions avec des personnes en crise psychologique jusqu’à la gestion des séquelles d’avoir été témoins d’un événement catastrophique. De plus, ces hommes et ces femmes s’efforcent de créer un environnement sans stigmatisation dans des milieux caractérisés depuis trop longtemps par l’attitude « qu’il faut en revenir ».

Pour aider les premiers répondants à surmonter ces défis, la Commission s’est alliée à des

organisations nationales et locales représentatives de l’ensemble des premiers répondants. Par exemple, voici les activités qui ont été menées au cours de l’année écoulée :

La formation dispensée dans le cadre d’En route vers la préparation mentale (RVPM) continue de prendre de l’ampleur et connaît un franc succès parmi les organisations policières au Canada. Tout récemment, la Commission s’est alliée au ministère de la Défense nationale et au Service de police de Calgary pour créer un

module adapté à la culture et aux valeurs des milieux policiers.

En partenariat avec l’Association de santé et sécurité des services publics de l’Ontario, la Commission a présenté un forum de discussion sur la santé et la sécurité psychologiques des travailleurs des services d’urgence.

Plus de 50 employeurs, experts en santé mentale, chercheurs et représentants d’associations professionnelles ont assisté à l’événement, qui portait sur les ressources et les outils disponibles pour aider ce groupe de travailleurs.

En collaboration avec l’Association canadienne des chefs de police, la Commission a présenté une conférence sur la santé mentale et la résilience qui explorait des moyens d’améliorer la santé et la sécurité psychologiques des membres des services policiers tout en mettant en lumière l’importance d’accorder la priorité à la santé et à la sécurité psychologiques des personnes qui travaillent dans les services de police. Plus de

200 chefs de file des forces de l’ordre, praticiens de la santé mentale, éducateurs et membres des services de police ayant un vécu expérientiel des problèmes de santé mentale et des maladies mentales y ont assisté.

La Commission a publié TEMPO : un modèle de formation et d’apprentissage en santé mentale destiné aux forces policières, qui comprend notamment une enquête exhaustive réalisée auprès d’organisations policières canadiennes, une analyse comparative de programmes d’apprentissage destinés à la police dans d’autres pays et des entrevues directes menées auprès de divers professionnels de la police et de la santé mentale.

Ses recommandations comprennent

l’intégration plus systématique d’interventions non physiques (communications de vive voix, relations interpersonnelles et techniques de désescalade, de désamorçage et d’apaisement) dans la formation que reçoivent les policiers sur le recours à la force.

L’Association canadienne des chefs de police (ACCP) estime que la Commission est exceptionnellement bien placée pour soutenir l’ACCP et ses membres en se concentrant sur les pratiques exemplaires et la recherche, pour réduire le nombre d’interactions avec la police et assurer de meilleurs résultats pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de maladies mentales, y compris au sein des organismes policiers. »

— Chief Clive Weighill, président, ACCP

(24)

1

5

2

3

4

1. Lancement du rapport final du projet Chez Soi de Moncton. De gauche à droite : Paul-Émile Bourque, doyen de la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires de l’Université de Moncton;

l’honorable David Alward, premier ministre du Nouveau-Brunswick; Paula Goering, chercheuse principale du projet Chez Soi; et Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission.

Moncton (N.-B.), le 27 mai 2014.

2. Représentants de la Commission et membres de l’équipe du projet de recherche sous forme d’études de cas lors de l’assemblée annuelle. De gauche à droite : Ed Mantler, vice-président, Programmes et priorités de la Commission; Merv Gilbert, Université Simon-Fraser; Rebecca Zappelli, Université Simon- Fraser; Michael Teed, Université Bishop’s; Dan Bilsker, Université Simon-Fraser; et Nitika Rewari, de la Commission. Halifax (N.-É.), printemps 2015.

3. Des participants à la Conférence nationale pour mettre fin à l’itinérance. De gauche à droite : Paula Goering, chercheuse principale du projet Chez Soi; Geoff Nelson, professeur de psychologie à l’Université Wilfrid-Laurier et codirigeant de l’équipe de recherche qualitative du projet Chez Soi à l’échelle nationale; Oliver, membre du bureau des conférenciers du programme Logement d’abord à Vancouver;

Catherine Hume, directrice du volet logement et itinérance à la Commission; Ed Mantler, vice-président, Programmes et priorités de la Commission et Sam Tsemberis, fondateur et directeur général de Pathways to Housing. Vancouver (C.-B.), du 3 au 5 novembre 2014.

4. Lancement du Rapport final national de l’initiative Chez Soi. De gauche à droite : Cameron Keller, ancien vice-président, Programmes et priorités de la Commission; Paula Goering, chercheuse principale du projet Chez Soi; l’honorable Candice Bergen, ministre d’État au Développement social; Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission;

et Patrick Dion, vice-président du conseil

d’administration de la Commission. Ottawa (Ontario), le 8 avril 2014.

5 et 6. Participants au Sommet pancanadien sur la lutte à la stigmatisation chez les jeunes à Ottawa, du 16 au 22 novembre 2014.

(25)

Le point sur les initiatives de 2014-2015

Initiative sur le

rétablissement Changer les mentalités

Chez Soi Milieu de travail

Centre

d’échange des connaissances

Communications et relations avec les partenaires Premiers soins

en santé mentale

(26)

Les éléments clés de l’Initiative sur le rétablissement ont été achevés au cours de l’exercice 2014-2015 (Déclaration d’engagement envers le rétablissement, Inventaire canadien sur le rétablissement et Guide de référence sur le rétablissement) :

« Il est clair que les Lignes directrices saisissent des idées de premier plan propres à

favoriser des milieux propices au rétablissement. Le document a tenu compte des principales

suggestions qu’un grand nombre de mes pairs et moi-même avions formulées pour améliorer les services de santé mentale. »

— Réaction d’un expert au Guide de référence sur le rétablissement

AVRIL

2014

Au cours de leur deuxième réunion, les « champions » nationaux du rétablissement ont avalisé les objectifs de l’Initiative sur le rétablissement.

MAI

2014

Lancement de la Déclaration d’engagement envers le rétablissement.

OCTOBRE

2014

Lancement de l’Inventaire sur le rétablissement, qui recense plus de 1 000 ressources relatives au rétablissement.

MARS

2015

Consultations nationales sur le Guide de référence et production de la version révisée du Guide en vue de son lancement en juin.

Cliquez pour en savoir plus sur le rétablissement

Lisez la Déclaration d’engagement envers le rétablissement et montrez votre soutien

Consultez l’Inventaire sur le rétablissement et apportez-y une contribution

Initiative sur le rétablissement

Voyez comment le Guide de référence sur le rétablissement a été produit

(27)

Cliquez pour en savoir plus sur le projet Chez Soi

Le Rapport final du projet pancanadien Chez Soi a été lancé à Ottawa le 8 avril 2014 en présence de l’honorable Candice Bergen, ministre d’État au Développement social. Ont suivi les lancements des rapports finaux des cinq sites pilotes (soit Vancouver, Winnipeg, Toronto, Montréal et Moncton) au printemps et à l’été de 2014. Ces résultats ont influencé sensiblement les politiques à l’échelle du pays et ont notamment joué un rôle dans le renouvellement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance du gouvernement fédéral.

En juin 2014, le Guide sur l’approche Logement d’abord au Canada a été diffusé en ligne. Utilisé par des collectivités de partout au Canada et d’autres pays, il regorge de ressources utiles, d’information et de conseils facilitant l’adoption de cette approche.

Les constats de l’initiative Chez Soi continuent de susciter de l’intérêt. Jusqu’à maintenant, près de 100 articles de recherche ont été publiés et

50 autres sont en cours de rédaction. De plus, des équipes de recherche Chez Soi pilotent un projet de suivi de deux ans (de janvier 2014 à mars 2016) qui aidera à expliquer les résultats obtenus par les participants au terme de l’initiative. Enfin, un projet de recherche qualitative explorera la mise en œuvre et le contexte des politiques après l’initiative Chez Soi.

Depuis le lancement du service de formation et d’aide technique Logement d’abord, en mai 2014, de la formation a été dispensée dans 14 collectivités, 24 réunions d’équipe interdisciplinaire ont eu lieu et plus de 1 400 personnes de partout au Canada ont suivi une

formation en personne. Apprenez comment l’approche

Logement d’abord contribue à mettre fin à l’itinérance

Téléchargez le Rapport final du projet pancanadien Chez Soi

Chez Soi 150+

1400

Nombre d’articles se rapportant au logement qui ont été publiés ou qui sont en cours de rédaction.

Nombre de personnes au Canada qui ont suivi une formation en personne sur l’approche Logement d’abord.

Chez Soi

Des faits en bref

(28)

Les adultes émergents

La transition des jeunes vers les services de santé mentale pour adultes soulève d’importantes préoccupations au Canada, car il arrive souvent que les jeunes qui recevaient des services de santé mentale destinés aux enfants et aux adolescents ne soient pas adéquatement soutenus au moment où ils se préparent à entrer dans le système de santé mentale pour adultes. Les adultes émergents (les 16 à 25 ans) qui se retirent des services de santé mentale présentent un risque sensiblement plus élevé de développer des problèmes de santé mentale durables.

Dans le cadre du projet Jeunes en transition vers le système de santé mentale pour les adultes, la Commission a travaillé avec une équipe de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO) pour produire un rapport sur l’état actuel des politiques et des pratiques en matière de transition des jeunes vers les services de santé mentale et de traitement des dépendances pour adultes. La Commission

collabore avec un vaste éventail d’intervenants d’un bout à l’autre du Canada pour éclairer ces travaux.

En attendant la publication de Faire un pas vers le futur : Bâtir un système de services en santé mentale et en toxicomanie adapté aux besoins des adultes émergents, la Commission en a diffusé un résumé en janvier 2015.

Faire un pas vers le futur présente des arguments convaincants sur l’importance de considérer les adultes émergents comme une population distincte; sur les raisons pour lesquelles il est impératif d’offrir des services de transition;

sur la façon dont des politiques de transition pourraient être adaptées en fonction des pratiques exemplaires et des politiques reposant sur des éléments probants des provinces et territoires et d’autres pays; et sur la façon dont de nouvelles politiques provinciales-territoriales et régionales contribueront à faire progresser la prestation des services pour les adultes émergents.

Centre d’échange des connaissances

« C’est un privilège, au nom du Sheldon Kennedy Child Advocacy Centre (CAC), de soutenir la Commission et d’encourager le gouvernement du Canada à renouveler le mandat de la Commission dans le budget de 2015. Au CAC, nous sommes fiers de la façon novatrice, coopérative et transformatrice dont nous offrons de l’espoir, de l’aide et de l’apaisement aux enfants, aux jeunes et aux familles touchés par les mauvais

traitements infligés aux enfants.

Comme vous le savez, les liens entre les mauvais traitements subis par les enfants et les problèmes de santé mentale ont été démontrés dans la recherche, dans les expériences des victimes de mauvais

traitements et dans les données que nous recueillons au CAC. »

– Sheldon Kennedy, membre du conseil d’administration du Sheldon Kennedy Child Advocacy Centre

(29)

SPARK

La Commission a été l’hôte du troisième institut annuel de formation SPARK (soutien de la promotion de la recherche et des connaissances activées) les 9 et 10 juin 2014 à Winnipeg, au Manitoba. Parmi les personnes qui ont soumis une demande, celles qui ont été retenues représentaient un échantillonnage représentatif des secteurs de la santé mentale, y compris des personnes ayant un vécu expérientiel de la maladie mentale et un proche aidant.

Par l’entremise du Centre d’échange des connaissances, la Commission a dispensé des conseils stratégiques et assuré du leadership à l’Association suédoise des autorités locales et régionales, qui souhaitait reprendre le modèle du centre de formation SPARK de la Commission à Stockholm.

Qu’est-ce que la transposition des connaissances?

Parfois décrite comme la réduction de l’écart entre ce que nous savons et ce que nous faisons, la transposition des connaissances consiste à réunir les personnes qui créent le savoir et celles qui l’utilisent (p. ex. chercheurs, proches aidants, pairs aidants, professionnels de la santé mentale, conseillers en

toxicomanie et décideurs) pour trouver de nouvelles façons efficaces de mettre ce que nous apprenons en pratique.

La cybersanté mentale

La Commission a lancé un document d’information intitulé La cybersanté mentale au Canada : Transformer le système de santé mentale grâce à la technologie, à Manchester en Angleterre, à l’occasion d’une conférence de l’Initiative internationale sur le leadership en matière de santé mentale, qui a eu lieu en juin 2014.

La Commission avait repéré une occasion de collaborer avec les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Fondation Graham Boeckh, qui s’intéressent de près à la cybersanté.

Les trois organismes ont ainsi coprésenté une réunion d’un jour rassemblant des experts nationaux et internationaux de la cybersanté mentale. La réunion a été planifiée et organisée par l’entremise du programme d’échanges Meilleurs cerveaux, initiative emblématique des IRSC. En novembre 2014, une séance d’échanges Meilleurs cerveaux s’est tenue à Montréal, au Québec. Une trentaine d’experts y ont discuté de l’état actuel de la recherche sur l’élaboration

et l’application de politiques, de services et de technologies de cybersanté mentale; de la façon dont ces approches pourraient s’appliquer aux enfants et aux adolescents du Canada et à leurs familles; et identifier les lacunes et les meilleurs éléments.

La séance Meilleurs cerveaux s’est traduite par les résultats suivants :

Pour les chercheurs, les fournisseurs de services et les décideurs, une meilleure connaissance de l’état des données probantes sur la cybersanté mentale, au Canada et à l’échelle internationale;

Des suggestions sur des façons d’améliorer, de coordonner et/ou d’évaluer les programmes et services de cybersanté mentale,

Une évaluation de la faisabilité de mettre sur pied un réseau national des communautés de l’innovation. Les éléments clés à prendre en considération sont la structure, l’adoption, la gouvernance, la possibilité d’élargissement, la viabilité, le rapport coût-efficacité et l’accès amélioré.

(30)

Dans l’intention d’exploiter son potentiel à titre d’initiative de calibre mondial et compte tenu de son volume croissant de travail, Premiers soins en santé mentale (PSSM) Canada a fait l’objet d’un examen opérationnel approfondi dont l’objectif était de maximiser l’offre de formation, les ressources et d’accroître sa part de marché.

Le 9 juillet 2014, la Commission a annoncé que Son Excellence Sharon Johnston serait la 100 000e Canadienne à recevoir à titre honorifique une formation en premiers soins en santé mentale.

Au 31 mars 2015, le nombre de personnes formées atteignait 132 724.

Version destinée aux anciens combattants

En novembre 2014, Anciens Combattants Canada (ACC) a annoncé que le gouvernement du Canada investirait dans la production et la mise en œuvre d’une version adaptée de la formation en premiers soins en santé mentale destinée aux anciens combattants et à leurs familles. Cette version répondra aux besoins en matière de services en

santé mentale efficaces, pertinents et dispensés en temps opportun aux anciens combattants du Canada.

PSSM travaillera avec les anciens combattants et leurs familles pendant la période critique de la transition de la vie militaire à la vie civile. Le soutien par les pairs sera aussi une composante importante de la mise en œuvre de cette formation à ACC.

PSSM Canada adaptera le contenu de certains cours comprenant des études de cas axées sur les anciens combattants, des statistiques et des soutiens, et élaborera sous peu un cadre d’évaluation.

Version adaptée pour les peuples du Nord

Tablant sur le succès démontré de la formation en PSSM, qui repose sur des éléments probants, ce cours est adapté aux réalités, aux collectivités et aux perspectives des peuples du Nord. Cette version adaptée de PSSM a été lancée le 25 juin 2014 au siège de l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, à Yellowknife. Le groupe consultatif panterritorial a joué un rôle de premier plan dans la création de cette version adaptée. Le contenu

Premiers soins en santé mentale

Depuis janvier 2013, plus de

76 000

participants provenant de plus de

5 000

collectivités de toutes les provinces et de tous les les territoires représentant plus de

14 000

organismes ont assisté à plus de 4 000 cours dispensés par plus de 1 000 formateurs.

Les formateurs de PSSM ont offert le cours à plus de

130 000

Canadiennes et Canadiens depuis 2007.

Premiers soins en

santé mentale

Des faits en bref

(31)

« La santé mentale est une question qui me tient à cœur. Je suis ce cours de deux jours pour mieux comprendre les personnes qui souffrent de maladie mentale. Et ce faisant, je veux me joindre à ceux et celles qui luttent contre la stigmatisation associée à la maladie mentale. »

— Son Excellence Sharon Johnston

pédagogique, y compris les photographies et les illustrations propres aux peuples du Nord, a été influencé par un vaste éventail d’intervenants.

Ce processus de collaboration est devenu un modèle pour les autres versions adaptées de PSSM.

En 2013-2014, le gouvernement du Nunavut a obtenu un financement panterritorial pour la production d’une autre version. En collaboration avec les trois territoires (Yukon, T.N.-O. et Nunavut), PSSM se propose de dresser un plan d’action pour l’année qui vient afin de remplacer la version de base de PSSM par la version adaptée pour les peuples du Nord, qui deviendra la norme dans le Nord.

Version adaptée pour les Premières nations

Certains participants d’Inuvik, dans les T.N.-O., ont choisi l’Inukshuk comme outil d’enseignement. Le personnel de PSSM Canada l’a intégré au contenu pédagogique de PSSM pour les Inuits.

Nous souhaitons remercier la Commission de la santé mentale du Canada, qui a permis l’élaboration d’un produit authentique pour les Premières nations, un produit qui tient réellement compte des rétroactions de chaque collectivité. Ce produit aura des répercussions significatives sur nos collectivités et sur la santé mentale des membres de notre communauté. Il conviendrait de faire une étude de cas sur les pratiques exemplaires d’adaptation mises en œuvre par les Premières nations afin que d’autres organisations puissent s’en inspirer. »

— Instructeurs et aînés membres des six collectivités partenaires de l’élaboration de la version des PSSM adaptée pour les Premières nations

(32)

6 sur 10 46 %

Nombre de personnes (60 %) ayant un problème de santé mentale ou une maladie mentale qui ne demanderont pas d’aide par crainte d’être étiquetées.

Pourcentage de personnes qui croient que la santé mentale sert de prétexte pour justifier un mauvais comportement.

Changer les mentalités

Des faits en bref

Formation médicale continue en ligne sur la lutte contre la stigmatisation offerte aux médecins

Ce cours accrédité de formation continue en ligne est offert gratuitement aux médecins et aux fournisseurs de soins de santé canadiens par l’entremise de l’Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador. Financé conjointement par la Commission, la Société pour les troubles de l’humeur du Canada (STHC) et l’Association médicale canadienne, ce programme reposant sur des éléments probants fait appel à des exemples de

programmes efficaces et prometteurs qui interpellent les fournisseurs de soins de santé. La Commission a produit la plus grande partie de la recherche et des vidéos de formation reposant sur la communication directe et a recommandé des experts qui ont élaboré le contenu pédagogique. Les résultats d’une évaluation préliminaire ont servi à l’élaboration d’un cours en ligne de lutte contre la stigmatisation à l’intention du personnel infirmier.

La Commission a aussi participé à sa création et est un partenaire actif, en collaboration avec la STHC, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada et l’Université Memorial. Le cours en ligne destiné au personnel infirmier a été terminé au début de 2015.

L’esprit au travail

Issu d’une collaboration, établie en 2013, entre le gouvernement de la Nouvelle-Écosse et la Commission, le programme l’Esprit au travail, qui vise la réduction de la stigmatisation en milieu de travail et qui est piloté par le département Changer les mentalités, s’est avéré être un franc succès. Les résultats d’une évaluation préliminaire montrent que cette formation est un catalyseur pour la réduction de la stigmatisation et le renforcement de la résilience. Les participants la trouvent utile autant à la maison qu’au travail. Jusqu’à maintenant, 10 animateurs ont dispensé la formation à 234 gestionnaires et à 81 travailleurs. La Nouvelle-Écosse est en train de planifier sa mise en œuvre à l’échelle du gouvernement provincial à l’intention de ses quelque 11 000 employés. Changer les mentalités a travaillé avec le gouvernement de la Nouvelle-Écosse pour offrir un cours de formateurs principaux en novembre 2014. Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse compte désormais quatre formateurs professionnels ayant les compétences nécessaires pour donner un cours de « formation pour les formateurs » d’une durée de cinq jours. Changer les mentalités continuera à évaluer ce projet jusqu’en septembre 2015.

Changer les mentalités

(33)

Prix Innovation/

reconnaissance spéciale

En février, Changer les mentalités a reçu une distinction internationale pour son approche novatrice lorsqu’il s’agit de réduire la

stigmatisation associée à la maladie mentale.

Le prix Innovation lui a été remis lors de la conférence Ensemble dans la lutte contre la stigmatisation à San Francisco, en Californie.

Ce prix est décerné aux programmes ayant une incidence majeure grâce à des approches originales qui inspirent de nouvelles possibilités ou remettent en question les points de vue prédominants.

En complément

Les recherches sur la lutte contre la stigmatisation menées par les diverses équipes de l’initiative Changer les mentalités ont été publiées dans la Revue canadienne de psychiatrie en octobre 2014.

La Commission reçoit le prix Innovation à la conférence Ensemble dans la lutte

(34)

Fonction publique fédérale

Au début de 2015, le gouvernement du Canada et l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont annoncé le projet de mettre sur pied un groupe de travail conjoint pour améliorer la santé et la sécurité psychologiques dans la fonction publique fédérale et l’évaluation des meilleures façons d’atteindre les objectifs de la Norme.

Guide de mise en œuvre

Une étape à la fois : Guide sur la mise en œuvre de la Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, qui a été produit en partenariat par la Commission, le Groupe CSA et le Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West, a été lancé à l’occasion de la conférence Better Workplace à Calgary, en novembre 2014.

Grâce aux contributions de la Commission, les versions électroniques du guide seront gratuites et accessibles à toutes les organisations, peu importe leur taille ou leur secteur d’activité, pendant les quatre prochaines années.

Rayonnement dans le secteur de la santé

La Commission a fait un effort significatif pour exercer une influence positive sur la santé mentale dans le milieu de travail dans les l’environnement des soins de santé. En partenariat avec

SoinsSantéCAN, nous avons coanimé une série de tables rondes avec des leaders de la santé qui ont été bien accueillies. Elles visaient à mieux faire

connaître la Norme et à transmettre des renseignements pratiques et des outils (y compris le Guide) afin d’en faciliter la mise en œuvre, avec la contribution directe des organisations de la santé qui ont participé aux études de cas de la Commission.

Projet de recherche sous forme d’études de cas

L’un des principaux objectifs du Projet de

recherche sous forme d’études de cas est d’inciter les employeurs en général à adopter la Norme.

C’est pourquoi la Commission fait la promotion du leadership des organisations participantes qui prennent des mesures concernant la santé mentale dans le milieu de travail.

Jusqu’à maintenant, plus de 66 événements ont été tenus pour promouvoir la Norme avec la collaboration des organisations ayant participé aux études de cas. Exposés, panel, tables rondes et ateliers comptent parmi les formats qui ont connu du succès à l’échelle locale, provinciale et internationale.

4000

Nombre de fois où la Norme a été téléchargée jusqu’à maintenant.

Nombre d’exemplaires du guide Une étape à la fois téléchargés depuis le site Web de la Commission.

Une étape à la fois Des faits en bref

25 000

Milieu de travail

(35)

La réunion annuelle du Projet de recherche sous forme d’études de cas a eu lieu à Halifax au printemps 2015. Des intervenants clés du projet ont eu l’occasion de faire du réseautage, d’apprendre et de partager leurs expériences. Les participants y étaient nombreux (plus de 70) et comptaient des représentants d’organisations, des chercheurs, des membres de panels d’experts et des membres du Comité directeur. Ce comité oriente et supervise le projet et réunit des représentants du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), de l’Association canadienne de normalisation (CSA), de bailleurs de fonds, etc. Parmi les faits saillants de l’horaire chargé de la journée, citons des exposés de la part de la Commission et de l’équipe de recherche, des cafés du savoir et des séances de discussion en petits groupes. Les participants ont apprécié le format interactif, qui a permis des échanges de connaissances efficaces et efficients.

Par la suite, un questionnaire a été distribué pour permettre de faire un suivi des progrès des organisations, déterminer si des outils supplémentaires seraient nécessaires et juger de l’efficacité du soutien fourni par la Commission (p. ex. Une étape à la fois, les plateformes de collaboration et les séances de panels d’experts).

Faits saillants des études de cas 2015

« Le contenu était exactement comme je l’espérais.

J’ai aimé la

présentation de la Norme sous la forme d’un casse-tête en quatre morceaux accompagnés de suggestions claires en matière de stratégies

et de résultats recherchés. »

– Participant à un atelier, Halifax

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