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Texte intégral

(1)

a Y

{

ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME

IN

V/EST

AFRICA

PROGRAMME

DE

LUTTE

CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN

AFRIQUE

DE L'OUEST

COMITE CONSULTATIF

D'EXPERTS Vingt-troisième Session

Ouaeadoueou. 23

-

27 septembre 2002

EAC23.3

Original

: Français

RAPPORT DES RBUNIONS

DES COORDONNATEURS NATIONAUX

SUR LES QUESTIONS SPECIFIQUES AUX PAYS

Bénin )

Burkina

Faso ) Ghana ) Niger )

Togo )

=Page I

à

ll

Guinée

Bissau )

Sénégal )

Sierra

Leone ) =Page

12 à 19

Côte

d'lvoire )

Mali )

Guinée ) t

t =

Page 20 à 32

.A

(2)

BENIN

BURKINA FASO GHANA

NIGER TOGO

O uagadou gou, 2-4

avril

2002

I

(3)

Introduction

Le Programme OCP a organisé une réunion des Coordonnateurs et Entomologistes nationaux des Pays participants du Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger et Togo du 2 au 4

avril

2002.

Cette réunion s'est déroulée en présence du Directeur du Programme et certains de ses collaborateurs

1. Déroulement

de

la réunion

l.l

Ouverture de la réunion

Le Directeur de l'OCP

ouvrant

la

réunion

a

souhaité

la

bienvenue

aux

participants.

Il a

insisté sur I'importance de passer en revue les recommandations formulées lors de la réunion de mars 2001 pour en faire le point et de traiter les sujets communs et spécifiques aux pays présents.

Le

deuxième

orateur a été le chef VCU qui s'est

appesanti

sur les

échanges d'expériences très importants dans ce genre de rencontre. Ce sont ces échanges qui constituent des facteurs de succès.

Il

a par ailleurs attiré I'attention des participants sur le fait que c'est la dernière réunion des coordonnateurs et

il

faut s'assurer que le transfert a été assimilé. Le problème majeur connu est probablement celui du financement des activités résiduelles a-t-il précisé.

Quant au chef PET a.i., il a

dans

son allocution

insisté

sur le fait que cette réunion est

sous la responsabilité des Coordonnateurs

et

les Entomologistes nationaux.

Le chef PET a.i.

a ensuite attiré l'attention des participants sur deux faits :

C'est la dernière réunion des coordonnateurs et entomologistes nationaux.

Il

ne devrait plus avoir de recommandations adressées à I'OCP.

1.2

Obiectifs de la réunion

Les objectifs de Ia réunion se résument comme suit

Passer en revue les recommandations formulées lors de la réunion des Coordonnateurs et Entomologistes nationaux de mars 2001.

Traiter les sujets communs et spécifiques aux pays présents.

Effectuer les échanges d'expériences entre participants des différents pays.

1.3

Bureau de la réunion

Après

la

cérémonie d'ouverture et

la

présentation des participants,

un

bureau de séance a été

mis

en place.

II

est composé comme suit :

Présidente

,

Rapoorteur

I

Rapporteur

II

:

Dr Diallo

Salamatou, Coordonnatrice nationale du Niger :

Dr

Daré

Aboudou,

Coordonnateur national du Togo

:

Dr

Bonkoungou Mété, Entomologiste national du Burkina Faso

a

1.4

Adoption de

l'ordre

du

jour

Les participants ont adopté

I'ordre

du

jour

avec un léger amendement

qui

a consisté à insérer dans cet ordre du

jour

le traitement au sol.

(4)

Ç

3

2.

Mise en æuvre des recommandations

Les participants ont passé en revue les quatre recommandations formulées en mars 2001

Recommandation

I

relative à la rencontre des Coordonnateurs nationaux du Bénin et du Nigéria sur la situation épidémiologique non satisfaisante dans le bassin de l'Ouémé-Okpara. Elle a suscité beaucoup de discussions et

il

ressort deux propositions :

les Directeurs de I'APOC et de I'OCP doivent provoquer la réunion des pays concernés à Ouagadougou ou en tout autre lieu.

Les Directeurs de

I'APOC

et de

l'OCP

doivent écrire aux responsables de haut niveau des deux pays (Ministres).

Le Coordonnateur national du Bénin se chargera du suivi de cette recommandation.

Recommandation

2 relative à la création d'un poste d'entomologiste médical au Centre

de

Surveillance pluripathologique à Ouagadougou - en cours de réalisation.

Recommandation 3 relative à la

diffusion

des résultats sur

la

faisabilité des traitements sur sol et à la recherche des bailleurs pour

la

mise

à

disposition des insecticides dans

le

post OCP dans les Pays participants - en cours de réalisation.

La

recommandation

4

relative à l'harmonisation des activités de traitement à

l'ivermectine

de part et d'autres des frontières

-

cette recommandation

n'a

pas été réalisée malgré les tentatives effectuées par la coordination du Bénin et du Togo, et ce en raison de la non concordance des calendriers des deux coordinations.

Parlant des recommandations,

le chef PET a.i. a relevé que

dans

le but de leur mise en

Guvre concertée, de

tout

mettre en ceuvre en vue

du

partage des informations avec les autres acteurs sur le terrain, informations issues des différentes réunions auxquelles nous participons en I'occurrence.

3.

Surveillance épidémiologique

Les résultats de cette activité en 2001 et la situation particulière de certains bassins

ont

été présentés par pays sous forme de table ronde.

3.1 Résultats 2001 Burkina Faso

Au

total

2l

villages ont été évalués avec des prévalences satisfaisantes. La prévalence la plus élevée a été observée à Sakora

(6,9yo),

la

CMFL

est quasi nulle.

Au

niveau des bassins de la Bougouriba et de la Dienkoa, la situation s'est améliorée. Ces villages sont sous ivermectine.

Togo

74 villages sur 92 programmés ont été évalués soit

80%.

Les prévalences varient entre 0

à

16,70Â. La plupart des positifs sont des résidents avec parmi eux deux enfants de moins de cinq ans à Igbo-Amou dans le bassin

d'Amou.

Parmi ces74 villages,

l8

villages des bassins de Kara,

Oti,

Kéran, Sansugu ont des prévalences satisfaisantes.

A Oti-village

la prévalence est de 5,9 oÂ. Les

CMFL

sont quasi nulles.

(5)

Les nouveaux techniciens fonnés à Odienné sont entrain de suivre une formation/recyclage

à

la base OCP de Kara par rotation depuis février 2002.

Bénin

Au

total 42 villages ont été évalués et les prévalences oscillent entre

0 à35,9yo,la CMFL

entre zéro et 3olo. Dans les bassins de la Sota et de

I'Alibori

la situation épidémiologique est satisfaisante. Par contre dans

le

bassin d'Okpara et de l'Ouémé, les prévalences et les

CMFL

sont relativement élevées dans certains villages tels que Agbogbomé (35,9%) et Waria (15,9%).

Ghana

Il n'y

a pas encore eu d'évaluations épidémiologiques en 2002.

Niger

25 villages ont été évalués et les prévalences ainsi que les

CMFL

sont partout nulles

4. Surveilllance

entomologique

Les

études spéciales

ont été

effectuées dans

les différents pays. Des échantillons

de

mouches

ont

été envoyés

au

laboratoire

ADN. Les

pays

n'ont

pas encore

reçu la

rétro- information.

Niger

15.000 femelles capturées ont été acheminées au laboratoire

ADN.

Le Niger

n'a

pas de

difficultés

pour acheminer les échantillons.

Il

utilise le trafic national (SNTV).

Togo

21.354 mouches ont été capturées et envoyées au laboratoire

ADN. Trois

voies d'acheminement sont entrain d'être explorées: Syndicat des transporteurs, la Représentation de

l'OMS

au Togo et

DHL.

Bénin

28.600 mouches

ont

été capturées

et

convoyées

au

laboratoire

ADN

sans passer

par le circuit

de I'OCP.

Burkina Faso

20.000 mouches ont été capturées et acheminées au laboratoire

ADN

Ghana

Plus de 14.000 mouches ont été capturées et acheminées au laboratoire

ADN Difficultés

liées à la surveillance entomologique :

Absence de rétro-information pour presque tous les pays .

lnexistence

de

structures

de lutte

antivectorielles intégrées dans

les

systèmes nationaux de santé pouvant prendre en charge la surveillance entomologique.

a

a

(6)

5

5.

Surveillance épidémiologique et entomologique après OCP

5.1 illance idémiolo

Tous les pays présents

vont

continuer

la

surveillance épidémiologique mais Ie nombre de villages à

évaluer risquent de diminuer. Il en est de

même

pour le rythme de

passage

dans les

villages

d'évaluation qui va changer (plus de trois ans) si les pays ne trouvent pas de financement nécessaire.

Burkina Faso

Il

existe deux équipes d'évaluation qui travaillent en association avec les districts.

Le

financement de cette activité est assuré par le plan national de développement sanitaire et

I'AFRO-POC

2002-2003.

Bénin

Des

agents

de

santé

sont

formés.

Il existe six

équipes régionales

d'évaluation

composées

de

six membres

par

équipe.

La

recherche d'autres financements est en cours.

25

nouvelles pinces

ont

été

achetées par la coordination avec le budget de l'Etat.

Togo

Il

existe cinq équipes composées de six membres chacune. Ces équipes sont formées/recyclées chaque année et effectuent l'évaluation épidémiologique. Une équipe a effectué l'évaluation avec

l'appui

de la GTZ sans la présence de techniciens de la coordination nationale.

Une ligne budgétaire est inscrite par Ie Ministère de

la

Santé pour la prise en charge des activités de lutte contre I'onchocercose.

Niger

Il est

constitué

cinq

équipes

de

quatre membres chacune

qui ont été

formées

et effectuent

les évaluations épidémiologiques sous le contrôle de la coordination nationale.

Ghana

Il

dispose

de dix

équipes régionales composées

de trois

personnes chacune

pour les

évaluations épidémiologiques.

Difficultés/contraintes liées à la surveillance épidémiologique Insuffi sance probable de financement.

Insuffisance voire vétusté de certains matériels d'évaluation (exemple:

les pinces).

Insuffisance de moyens logistiques.

Une proposition d'acquisition de la logistique et du

matériel

par les

pays

pour la

poursuite

de

la surveillance est en étude.

5.2

Surveillance entomologique après I'OCP

En matière de surveillance entomologique quatre types d'activités sont retenus.

Il

s'agit de :

(7)

l'étude de l'impact dc I'ivermctine sur la

transmission

(Burkina

Faso, Ghana, Bénin, Togo).

la

détection précoce

de la

récrudescence

(Burkina

Faso,

Bénin, Niger,

Ghana, Togo).

l'étude du post-traitement (Burkina Faso, Bénin, Ghana, Togo).

le traitement au sol (Ghana) et les zones d'intérêt socio-économique.

Une proposition de création d'une unité de lutte antivectorielle pour s'occuper du

paludisme et I'onchocercose d'abord et ensuite d'autres pathologies a été formulée par l'équipe du Bénin.

Concernant les échantillons de niouches capturées

il

faudra explorer et tester plusieurs voies pour leur acheminement au laboratoire

ADN

avant la clôture de I'OCP au 3ll1212002.

6, Traitement larvicide

au sol

Il s'agit

surlout des zones

d'intervention

spécifiques

afin

d'estimer

leur faisabilité et

leurs coûts. Ce sont les bassins suivants :

Affluents

de l'OtiiPendjari PRU

Tinkisso

Haut Niger Mafou en Guinée

Le

traitement

larvicide au sol

ne peut être considéré comme

lutte

que dans une zone circonscrite, isolée. Cette zone

doit

être accessible a précisé le chef

VCU.

Seuls les bassins de la Pru et le Tinkisso répondent à ce type de traitement.

L'inaccessibilité, le

nombre

et la taille

des cours d'eau

du

Haut

Niger, de l'Oti

ne permettent pas d'envisager de traitement larvicide au sol. Pour ces bassins,

l'interruption

de transmission nécessite un traitement larvicide aérien et le traitement au sol ne viendra qu'en complément, et ceci en saison sèche (décembre-avril) pour

l'Oti.

De façon

générale

le traitement larvicide

au

économique.

sol est

préconisé

dans les zones d'intérêt

socio-

Les documents où figurent les directives ainsi que les

adresses

des sociétés où on

peut

s'approvisionner en insecticide existent.

Le

BTHI4

est actuellement le seul insecticide utilisé pour la nuisance simulidienne.

L'OCP

lèguera le

circuit

d'approvisionnement au Centre pluripathologique.

7. TIDC

7.1

Résultats du

TIDC

en 2001 Burkina Faso

La

couverture géographique est

de

100%. Les taux de couverture thérapeutique

oscillent

entre 72 et 86%.

Mais l7

villages ont un taux de couverture inférieur à65%.

(8)

I

1

Diff,rcultés rencontrées

Retard dans I'acheminement des rapports à la coordination Démotivation des ATC.

Bénin

Quatre régions sur

six

que comptent

le

pays

n'ont

pas atteint

la

couverture géographique

de

100%'

Quatre régions ont un taux de couverture de 90%. Toutes les régions ont atteint le taux de couverture thérapeutique de 650Â.

Un ratissage ou monitoring renforcé a été effectué en se basant sur les critères suivants : les villages ayant les taux de couverture faible

les villages dont les résultats épidémiologiques sont non satisfaisants les villages où les points de capture ont des ATP élevés.

La prospection des villages et hameaux à traiter a été effectuée. Elle a permis

d'identifier

les hameaux situés le long des cours d'eau et qui n'étaient pas pris en compte dans le cadre du traitement.

Difficultés

rencontrés

Retard dans l'acheminement des rapports Instabilité des agents de santé

Démotivation des distributeurs.

Togo

Au

total 4.391 villages ont été traités sur 4.540 prévus, soit une couverture géographique de97o/o.En

ce qui

concerne

la

couverture thérapeutique, 1.590.264 personnes

ont été

traitées

sur

2.143.434 personnes prévues, soit une couverture

del4%.

Dans l'ensemble du pays 340 villages ont un taux de couverture inférieur à650Â, soit 8% des villages traités.

L'analyse

approfondie de

ce faible

taux observé dans ces

villages n'a

pas été

faite par

les Directeurs régionaux ou les Directeurs préfectoraux de santé.

Une prospection hélicoportée et terrestre s'est effectuée dans la haute Kéran (Préfecture de la Kéran et une partie de la Préfecture de Doufelgou.

Au

cours de cette activité les préfets, les chefs des cantons et des villages ainsi que les communautés ont été sensibilisées.

Difficultés

rencontrées dans le

TIDC

Démotivation des ATC

Retard dans I'acheminement des retards à la coordination

Mobilité

des agents de santé formés (affectations)

Insuffisance de suivi/supervision à touts les niveaux

Absence de supports de communication pour le changement de comportement.

Ghana

Les résultats du

TIDC

pour l'année 2001 ne sont pas disponibles.

(9)

Les taux de couverture géographique

et

thérapeutique en 2000 sont rcspectivement de 74,7yo

et

50, 8%.

Difficultés

rencontrées

Mauvaise estimation de la commande de I'ivermectine Retard dans l'acheminement des rapports

Changement fréquent des distributeurs Insuffi sance de suivi/supervision

Incoordination entre

le

programnre

de lutte contre la filariose

lymphatique et l'onchocercose.

Tous les pays présents commandent (à l'exception du Niger où le nombre de comprimés à utiliser pour

le

traitement est

insignifiant),

directement

le

Mectizan

à MDP.

Cependant,

il

existe des taxes dans certains

pays pour l'acquisition de ce produit. A cet effet les

Coordonnateurs

doivent

s'investir davantage avec les autorités pour régler ce problème.

Les retards dans la transmission des données du

TIDC

à tous les niveaux des systèmes de santé de tous les pays persistent. Ceci est

lié

à

la

décentralisation de cette

activité.

Les Coordonnateurs nationaux devront prendre des mesures appropriées pour disposer de ces données à temps après les traitements.

7.2

Etudes socio-démographiques sur les bassi ns de Kéran. Kara au Togo et la Pru au Ghana

Les études

socio-démographiques menées

au Togo et au Ghana suite aux résultats

entomo- épidémiologiques non satisfaisants sur la Kéran et la Kara au Togo et la Pru au Ghana ont

fait

ressortir les points suivants :

Un

pliénomène

migratoire. L'immigration pour l'agriculture

est commune

aux

deux pays.

L'émigration

à la recherche de

I'or

est spécifique au Togo.

Un problème clanique se pose au Togo.

Démotivation des distributeurs, commune aux deux pays.

Les migrants ne sont pas pris en compte pour la distribution.

L'inaccessibilité géographique se rencontre dans les deux pays.

Insuffisance de

formation/recyclage

pour les distributeurs et les

agents

de

santé, commune aux deux pays.

L'habitat

est dispersé au Togo.

La distribution au Togo se fait de porte à porte dans cette zone.

Inexistence de structures sanitaires et scolaires au Ghana dans la zone.

Ces résultats seront utilisés pour améliorer la distribution dans ces pays.

Ces études ne sont pas terminées et seront approfondies.

Des études similaires seront entreprises incessamment dans le basin de la Koumongou au Bénin.

7.3 Activités

du

TIDC

aorès OCP

Tous les pays vont poursuivre le

TIDC

et les critères d'arrêt de traitement à I'ivermectine ne sont pas encore

clairement définis. La réflexion sur I'arrêt des

traitements

se poursuivra avec le

Centre pluripathologique.

Ç

(10)

9

Ghana

La rétro-information s'effectuera

jusqu'à

la périphérie en ce qui concerne les résultats du TIDC.

La coordination va continuer à

solliciter l'aide

de

I'UNICEF

pour

l'obtention

de I'ivermectine qui est commandé directement à MDP.

Bénin

L'activité

à mener dans les sous-préfectures est l'appropriation du programme et surtout du

TIDC.

Une

réflexion

se dégage

à

savoir

:

mettre en place

un fond

intégré au niveau des sous-préfectures pour effectuer les activités des différents programmes.

Burkina Faso

Le

TIDC

va se poursuivre sur la Dienkoa, Bougouriba, Pendjari (cinq villages), Sissili (trois villages).

Togo

Le traitement se fera une seule fois par an. L'accent sera

beaucoup

plus mis dans la

zone d'intervention spécifique ainsi que dans la région des savanes.

La coordination va approcher

l'UNICEF

pour l'appui des activités du

TIDC

En plus de

I'appui

de

l'ONG

SSI (Sight Savers International), la coordination va rechercher d'autres partenaires.

8.1

Financement des activités de

lutte

contre l'onchocercose dans les pays après OCP Situation actuelle

Dans tous les pays le financement existe. Ce financement est assuré par :

Le budget de

l'Etat

même

s'il

reste encore insuffisant dans certains pays.

OCP

OMS AFRO-POC ONG

8.2

Perspectives

Compte tenu de l'insuffisance

du

financement, tous les pays sont entrain de nouer des contacts avec d'autres partenaires ou d'effectuer des plaidoyers auprès de leurs autorités pour augmenter le budget afin de continuer à mener les activités résiduelles de I'OCP.

9. Intégration

des activités dans les systèmes nationaux de santé

L'intégration

des activités et la décentralisation sont intimement liées. Le tour de table effectué par les Coordonnateurs

et

les Entomologistes

a

montré que les pays sont

à

des niveaux différents pour ces deux concepts.

L'intégration

ne pourra pas se faire de la même manière à tous les niveaux des systèmes de santé pour toutes les activités de lutte contre I'onchocercose.

8.

(11)

10.

Transfert

et gestion des données au niveau des pays

II

existe trois volets, a déclaré le responsable

BIS

: Le matériel

La base des données La formation.

L'OCP

a donné à deux reprises des ordinateurs aux pays. Malheureusement le dernier

lot

a été remis sans onduleurs. La commande des onduleurs a été déjà lancée.

Il

y a intégration de deux grosses bases de données : données épidémiologiques

données entomologiques.

Pour les données épidémiologiques

il

s'agit

des données épidémiologiques proprement dites

des données d'ivermectine et les points de captures les plus proches

Les

données

vitales

(indicateurs

clés utilisés par I'OCP) sont

également intégrées.

Les

données ophtalmologiques ne sont pas encore transférées.

La formation pour chaque pays aura lieu en juin-juillet. EIle

concernera

un statisticien,

un informaticien, un technicien en épidémiologie et un entomologiste national.

Une

préoccupation importante

a été

mentionnée

: il s'agit de

s'assurer

que les

personnes formées resteront disponibles pour

faire le travail.

Les entomologistes nationaux

ont

proposé au responsable

BIS d'effectuer

une sortie dans les pays pour

vérifier la

performance des ordinateurs dans

le but

du transfert des données entomologiques.

ll. Préparation du

document de synthèse et la

lutte contre

I'onchocercose dans les pays Un draft de ce document a été élaboré par certains pays et remis à

I'unité

PET. D'autres ont promis de le faire dès leur retour.

12. Clôture

Les recommandations formulées par les participants ont été amendées.

Ainsi

donc la réunion a retenu trois recommandations ci-dessous.

Le

Directeur du Programme a

pris

la parole pour remercier les participants pour

la

qualité du travail effectué.

Il

a précisé que I'OCP va clôturer en2002 mais ce Programme restera dans les pays.

La Présidente de la séance,

Dr Diallo

a remercié le Directeur et ses collaborateurs pour l'organisation parfaite

de

cette réunion

et a

exprimé ses

vives

émotions

au nom

des participants

pour la fin

des

rencontres de ce genre qui nous ont familiarisé tous. C'est sur ces mots que Ia réunion a pris fin.

(12)

ll

Recommandations

Vu

la nécessité de transfert d'une banque de données complètes par OCP aux pays, la réunion recommande à chacun d'eux de mettre à la disposition du Service

d'lnformation

et Statistiques du Programme toutes les données épidémiologiques, entomologiques et de

TIDC d'ici fin

avril 2002

(cN).

Afin de

permettre

aux pays de

prendre rapidement

des

décisions appropriées,

la

réunion demande

au

laboratoire

d'ADN

de

leur

transmettre les résultats dans

un délai

de

trois

mois maximum après réception de toutes les mouches de chaque zone d'étude entomologique (Labo ADN/OCP).

Dans

les

zones

des phénomènes migratoires importants

de population sont

observés, la réunion recommande

l'exploration

du statut épidémiologique des migrants

afin

d'apprécier le degré de leur implication éventuelle dans la transmission de l'onchocercose(CN).

2

J

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