C OMPOSITIO M ATHEMATICA
J. D IXMIER
Sur la relation i(PQ − QP) = 1
Compositio Mathematica, tome 13 (1956-1958), p. 263-269
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i(PQ-QP)
J. Dixmier
(Paris).
1. Introduction.
Soient ?
l’espace
hilbertien des suites(03BB0, 03BB1, ...)
de nombrescomplexes
tels queEtoo |03BBj|2
+00,(03BE0, el, ... )
la base ortho- normalecanonique
desr, ID
le sous-espace vectorielpartout
dense de ? formédes e
~ R tels que(03BE|03BEj)
= 0 sauf pour un nombre fini d’indicesj.
Soient P’ etQ’
lesopérateurs
linéaireshermiticns,
définis dansID
et à valeurs dans?), représentés respectivement
parrapport
à la base(03BEj)
par les matricesOn a
(P’Q’-Q’P’)03BE = -i03BE
pour tout 03BE ~D.
En outre, si ondésigne
par P" et
Q"
lesplus petits prolongements
fermés P’** etQ’**
de P’ et
Q’,
on sait que P" etQ"
sontauto-adjoints. (Ce
sont lesopérateurs
deHeisenberg).
Autrementdit,
P’ etQ’
sont essen-tiellement
auto-adjoints.
On a facilementde sorte que
.t’’’2-E-Q’2
est, luiaussi,
essentiellementauto-adjoint.
On sait d’autre
part qu’il
n’existe aucun sous-espace vectoriel fermé de ? réduisant à la fois P" etQ",
ce que nousexprimerons
endisant que le
système {P", Q"J
est irréductible.Maintenant,
soientH
un espace hilbertiencomplexe,
P etQ
deuxopérateurs
hermitiens fermés dansH.
Soit X un sous-espace vecto- rielpartout
dense dansH,
contenu dansi)(P)
etD(Q) (la
notation3)
désignera systématiquement
l’ensemble de définition d’unopérateur),
stable par P etQ. Supposons qu’on
ait(PQ-QP)03BE
-
-i03BE
pour tout 03BE ~X,
et que lesystème {P, QI
soit irréductible.Dans ces
conditions,
existe-t-il unisomorphisme
de,Ç)
sur ? trans-formant P en P" et
Q
enQ"?
C’est leproblème
d’unicité.264
Posée sous cette
forme,
laquestion admet,
comme onsait,
uneréponse négative. Quelques
conditionssupplémentaires
sontnécessaires. Une condition naturelle consiste à supposer que les restrictions
P|X
etQII
de P etQ
à OC soient essentiellement auto-adjointes (auquel
cas P etQ
sont lesplus petits prolongements
fermés de ces
restrictions).
S’il en estainsi,
onpeut
former lesgroupes à un
paramètre d’opérateurs
unitaires A ~U(03BB)
=ei03BBP,
,u ~
V(03BC)
=ei03BCQ, qui
forment un ensemble irréductible. De la relation(PQ-QP)03BE = -i03BE,
on déduitf ormellement
queU(03BB)V(03BC)
=
ei03BB03BCV(03BC)U(03BB),
et ces nouvelles relationsdéfinissent,
comme onsait,
les groupes 03BB ~U(03BB),
03BC ~V(,u)
à uneéquivalence
unitaireprès. Malheureusement,
on ne sait pas démontrerrigoureusement
la relation
U(03BB)V(03BC)
=ei03BB03BCV(03BC)U(03BB),
de sorte que laquestion signalée plus
haut reste ouverte, à maconnaissance,
sous leshypothèses envisagées.
Dans
[2],
Rellich a montré que leproblème
d’unicité admettaitune
réponse positive lorsque (P|X)2+(Q|X)2
est"décomposable"
(zerlegbare),
c’est-à-direlorsqu’il
existe unedécomposition
del’unité
(E03BC)-~03BC+~ possédant
lespropriétés
suivantes:1)
pour ,u03BC’, (E03BC’-E03BC)(D) ~ X; 2)
pourtout 03BE ~ X,
on a(PII)2+
(Q|X)2)03BE
=~+~-~03BCdE03BC03BE.
Cettehypothèse
entraîne que(PII)2
+(Qj3i )2
est essentiellementauto-adjoint (mais
estbeaucoup plus stricte).
Dans cemémoire,
nous montreronsqu’il
suffit de supposer que(P|X)2+(Q|X)2
est essentiellementauto-adjoint.
Envisageons
maintenant le cas où il y a" f degrés
de liberté".Soient 9
l’espace
hilbertien des familles(03BBn1, n2,..., nf)
de nombrescomplexes (ni,
n2’ n. = 0, 1, 2,... ) telles que 03A3|03BBn1,n2,...,nf|2
+ 00,
(03BEn1,n2,...,nf) la
base orthonormalecanonique de le sous-espace vectoriel partout
dense de ? formédes
~ M telsque
(03BE|03BEn1,n2,..., nf) = 0
sauf pour un nombre fini d’indices ni, ..., n f . SoientP’1, ..., P’f, Qi, ..., Q’ 1
lesopérateurs
linéaireshermitiens,
définisdans 9)
et à valeurs dansID,
tels que(r =
1, 2, ...,f).
On a(P’rQ’s-Q’sP’r)03BE =-i03B4rs03BE, (P’rP’s-P’sP’r)03BE
=
(Q’rQ’s-Q’sQ’r)03BE
= 0 pour tout 03BE ~9).
Si ondésigne
parP;’
etQ;’
lesplus petits prolongements
fermés deP’
etQ;.,
lesP;’
etles
Q’’r
sontauto-adjoints,
et lesystème (P’’1,
...,Q’’f)
est irréduc-tible. Ce
système
constitue lesystème
desopérateurs
de Heisen-berg
pourf degrés
de liberté.Par
analogie
avec cequ’on
a ditplus haut,
on définit de maniè-re évidente un
problème
d’unicité. Rellich a montré que larépon-
se est
positive
si03A3f1((Pr|X)2+(Qr|X)2)
estdécomposable.
Enfait,
dans[2],
Rellich étudie aussi la structure desPr
et desQ,.
sans
hypothèses
d’irréductibilité.2. Le théorème d’unicité pour un
degré
de liberté.TNÉORÈME 1.
Soient H
un espacehilbertien,
P etQ deux opérateurs
hermitiens
fermés
dansH, X
un sous-espacepartout
densedans H
contenu dans
D(P)
~1 (Q),
stable par P etQ.
On suppose que1) (PQ-QP)03BE = -i03BE
pour tout 03BE ~I;
2)
la restriction à 3E deP2+Q2
est essentiellementauto-adjointe;
alors,
il existe des sou.s-espaces vectorielsfermés
deux à deuxorthogonaux S)
deH,
de somme hilbertienneH, possédant
les pro-priétés
suivantes:a) chaque H
réduit P etQ;
b)
lesystème
induit parP, Q
danschaque H
est unitairementéquivalent
ausystème
desopérateurs
deHeisenberg
pour undegré
de liberté.
En outre, P et
Q
sontauto-adjoints,
etP|X
etQ|X
sont essen-tiellement
auto-adjoints.
Démonstration. Soient R et S les
opérateurs
définis dans X parDonc
l’adjoint
de Rprolonge S,
de sorte queS)(jR*)
estpartout
dense dans
H.
Onpeut
alors former leplus petit prolongement
fermé T = R** de
R,
dontl’adjoint
T* = R*prolonge
S. Poure ~ X,
on aEn vertu de
l’hypothèse 2)
duthéorème,
S R et RS sont essentielle-ment
auto-adjoints.
Or T* Tprolonge
SR et estauto-adjoint (car
T est
fermé ).
Donc T* T est leplus petit prolongement
fermé deS R.
Si 03BE ~ D(T* T),
il existe une suite03BEn
E 1 telleque 03BEn
~ 03BE et266
T*T03BEn
-T*T03BE. Alors, TT*03BEn
=RS03BEn
=SR03BEn+203BEn = T*T03BEn + 203BEn ~ T*T03BE+203BE,
doncD(TT*)~D(T*T)
et TT*prolonge
T*
T+2;
comme ce dernieropérateur
estauto-adjoint,
ainsi queTT*,
on a:1)(TT*) == D(T* T),
TT* = T*T+2,
et TTv est leplus petit prolongement
fermé de RS.Si 03BE ~ H
est tel queT*03BE
= 0, on aTT*03BE
= 0; comme TT*=
T* T+2 %
2, on endéduit 03BE
= 0. Parsuite, T(D)
estpartout
dense dans
H.
Si T = UH est ladécomposition polaire
deT,
H est unopérateur auto-adjoint >
0 dont le noyau9X.
=H-1(0)
est le mêmeque celui de T et de
T* T,
et U est unopérateur partiellement isométrique
tel queU(M0) = {0}, appliquant isométriquement M = H0398 1)la
surS).
On a T* T = HU* UH =H2,
et TT* = UH2 U*.L’opérateur
U*applique isométriquement S)
sur 3R. La restriction de T*T à 9N est unopérateur auto-adjoint
dans3R,
unitairementéquivalent
à TT*dans H (donc ~ 2).
Soient é lespectre (~ 0)
deT*T et C’ le
spectre (¿ 2)
de TT*. Si on avaitgo
={0},
U seraitunitaire,
et H2 serait unitairementéquivalent
àH2+2,
cequi
estabsurde. Donc
M0
~{0}
et par suite C ={0} uC-’.
Parailleurs, puisque
TT* =T*T+2,
on aG’ = G+2. Donc,
si n est un entier~
0, on aComme (5
~ [0,
2[= {0},
on voit que G se compose des nombres0, 2, 4, ... et é’ des nombres 2, 4, 6, ... Soit
Mj
le sous-espace vectoriel fermé de,Ç2
formédes e
tels que T* T03BE =2je. Alors, flo, M1,
... sont deux à deuxorthogonaux
et~jMj
-H.
On aTT*03BE = (2j+2)e pour 03BE ~ Mj.
I)’autrepart,
(;* transforme TT*en la restriction de T* T à St. Donc U* transforme
9Y,
enMj+1 pour j =
0, 1, 2, ...Soit
(03B50, )~I
une base orthonormale deM0. Alors,
les vecteursé; , -
U*j03B50, forment,
pourlEI,
une base orthonormale deMj.
On a
U*03B5j,
= 03B5j+1, pourtout j
~ 0 et tout 03B5 I. Donc U ej,, - 03B5j-1, pourtout j
> 0 et tout ~ I(et, rappelons-le,
U £0, =0).
D’autre
part, D(T)
=D(H)
=2) DT
est l’ensemble des e03A303BE, 03B5j, ~ H
tels que03A3j, j|03BEj,|2
+ 00, et, pour untel e,
on aOn constate aisément que
D(T*)
=D(HU*)
estégal à 9)
et queSi 03BE
EV,
il existe(par
définition deT)
une suite03BEn ~ X
telle que03BEn ~ 03BE
etR03BEn ~ T03BE.
Ordonc
P03BEn
etQ03BEn
ont des limites. Parsuite 03BE ~ 3)(P)
et 03BE ~1)(Q),
de sorte que
D~D(P)~D(Q).
Leplus petit prolongement
fermé de
P ) 3i (resp.
deQ|X) prolonge PlV (resp. QIV).
En outre, leségalités R03BEn
=P03BEn-iQ03BEn
etSe,,
=P03BEn+iQ03BEn
donnent à la limitedonc, pour e
ED,
on aSoit S.i,
le sous-espace vectoriel fermé deD engendré
par 03B50,, 03B51,, ...Alors, les H L sont
deux à deuxorthogonaux,
etH
= ~Ôt ’ Chaque H réduit H
etU,
donc T etT*,
doncP|D
etQI?). D’après
ce
qu’on
arappelé
dansl’introduction,
lesopérateurs
induits parP|D
etQ|D
danschaque S,i,
sont essentiellementauto-adjoints,
et leurs
plus petits prolongements
fermés forment unsystème
uni-tairement
équivalent
auxopérateurs
deHeisenberg
pour undegré
de liberté. Il en résulte d’abord que
P|D
etQIV
sont essentielle- mentauto-adjoints.
Comme Pet Q
sont hermiticnsfermés,
P etQ
sontauto-adjoints
et sont lesplus petits prolongemcnts
fermésde
P|D
etQ|D.
Donc lesH
réduisent P etQ,
et lesystème
induitpar
P, Q
danschaque H
cst uiiitairementéquivalent
ausystème
des
opérateurs
deHeisenberg
pour undcgré
de liberté. Enfin leplus petit prolongement
fermé deP|X prolonge P|D
comme on l’avu
plus haut,
donc est Pd’après
cequi précède.
Demême,
leplus petit prolongement
fermé deQ|X
estQ.
D’où le théorème.REMARQUE.
On a vu dans la démonstrationprécédente
queD~D(P)~D(Q).
En fait(commc
il estco,.-inu),
on aD =
%(P) ~D(Q),
de sorte que T =I’-iQ,
T* =P+iQ.
Eneffet, l’adjoint
deP-iQ prolonge P+iQ.
CommeP-iQ prolonge T,
Il*
prolonge P + iQ. D’où D~D(P)~D(Q).
3. Cas de f
degrés
de liberté.THÉORÈME 2.
Soient D
un espacehilbertien, Pl, ..., Pf, Q1,
...,Qi
desopérateurs
hermitiensfermés
dansH, X
un sous-espace vectorielpartout
dense dansH
contenudans D(P1)
~ ... ~D(Pf)
~
D(Q1)
... ~D(Qf),
stable parP1, ..., Pi, Q1, ..., Qf.
Onsuppose que:
268
2)
les restrictions desopérateurs P2j+Q2j, P2j+P2k, Q2j+Q2k, P2j+Q2k à X
sont essentiellementauto-adfointes (i,
k = 1, 2,..., f ; j ~ k);
alors, il
existe des sous-espaces vectorielsfermés
deux à deuxorthogonaux H de H,
de somme hilbertienneS), possédant
les pro-priétés
suivantes :a) chaque H
réduitP1,
...,Pf, Q1,
...,Q,;
b) le système
induit parP1,
...,Pf, Q1,
...,Qf
danschaque Sj
est unitairementéquivalent
ausystème
desopérateurs de
Heisen-berg
pourf degrés de
l iberté.Démonstation.
D’après
le th. 1, lesopérateurs Pj
etQj
sontauto-adjoints,
et lesopérateurs Pj|X, Q;lae
sont essentiellementauto-adjoints.
Soient R et S lesopérateurs
définis dans X parR03BE
=P103BE-iP203BE, S03BE
=P103BE+iP203BE. L’adjoint
de Rprolonge
S.Soit T = R**. Alors T*
prolonge S,
donc T* Tprolonge S R,
etTT*
prolonge
RS.Or, pour 03BE
EI,
on aRS03BE
=5R03BE = (P21+P22)03BE.
Comme
(P21+P22)|X
est essentiellementauto-adjoint
et queT* T,
TT* sont
auto-adjoints,
on a T* T = TT*. Donc T est normal.Donc les restrictions de
P1
etP2
à X sontprolongeables
en deuxopérateurs auto-adjoints permutables.
CommeP1|X
etP21I
sontessentiellement
auto-adjoints,
on voit quePl
etP2
sont permu- tables. Demême, Pj
etPk (resp. Qj
etQk , Pj
etQk )
sont permu- tablespour j
~ k.Conformément
au §
2, introduisons lesopérateurs Rj, Sj
définisdans X par
Rj03BE
=Pj03BE-iQj03BE, Sj03BE
=Pj03BE+iQj03BE.
SoitTj
=Rj**.
Soit
Tj
=UjHj
ladécomposition polaire
deTj.
SoitAj l’algèbre
de von Neumannengendrée
par lesprojecteurs spectraux
de
P;
etQj. D’après
l’alinéaprécédent,
lesA j
sont deux à deuxpermutables.
D’autrepart,
si unopérateur
unitairepermute
àAj,
il laisse invariant
Tj d’après
la remarquedu §
2, donc ilpermute
àUj
et auxprojecteurs spectraux
deHj.
DoncUj
et lesprojecteurs spectraux
deHj appartiennent
àAj. Donc, pour i =1=- k, Uj
etHj permutent
àUk
etHk .
SoitMjl
le sous-espace propre deTj Tj correspondant
à la valeur propre 2l.D’après
cequi précède,
lesprojecteurs Pmjl
sont deux à deuxpermutables. Et,
pourk ~ j, Uk
etU*k
laissent stablesMjl.
Soit alors(03B50,0,...,0,)~I
une baseorthonormale de
M10~
...~Mf0.
PosonsLes 03B5j1,j2,...,jf, ( E I )
forment une base orthonormale deM1j1
~ ...rl
Mfjf. Alors, les 03B5j1,j2,...,jf,,
pour ifixé, engendrent
un sous-espacevectoriel
fermé H de H,
et lesSJ possèdent,
comme on le voitaussitôt,
lespropriétés
du théorème.REMARQUE. Dans
[2],
Rellich a établi les résultats du th. 2sous
l’hypothèse quen
=03A3f1((Pj|X)2+(Qj|X)2)
estdécomposable.
Cette
hypothèse
entraîne quechaque opérateur Nj
=(Pj|X)2 + (Qj|X)2
est essentiellementauto-adjoint.
Montrons parexemple
que
N1
est essentiellementauto-adjoint. Pour 03BE
EX,
on aDonc
(N03BE|N03BE) ~ (N103BE|N103BE)
et parsuite ~N103BE~ ~ ~N03BE~.
D’autrepart,
soit(E03BC)-~03BC~ la décomposition
de l’unité associée àN,
avecE03BC
= 0 pour Il 0, etE03BC(H)
G X pour tout fi.Si 03BE ~ E03BC(H),
on a
~NkN103BE~ = ~N1Nk03BE~ ~ ~Nk+103BE~ ~ 03BCk+1~03BE~,
donc[1J
N103BE ~ E03BC(H). Ainsi, chaque
sous-espaceE03BC(H)
réduitN1,
etN1
induit dans
E03BC(H)
unopérateur
hermitien continupartout
défini.Comme
S)
est somme hilbertienne des sous-espaces(En+1-En)(H),
on en déduit aisément que
Nl
est essentiellementauto-adjoint.
Par
contre, je
n’ai pu déduire del’hypothèse
que N est décom-posable
la conclusion que(P1|X)2+(P2|X)2,
parexemple,
estessentiellement
auto-adjoint.
Le th. 2 ne contient donc pas le résultat cité de Rellich.BIBLIOGRAPHIE
B. A. LENGYEL et M. H. STONE
[1] Elementary proof of the spectral theorem, Ann. of Math., 37 (1936), pp.
8532014864.
F. RELLICH
[2] Der Eindeutigkeitssatz für die Lösungen der quantenmechanischen Vertau- schungsrelationen, Nachrichten Akad. Wiss. Göttingen, Math.-Phys. Klasse, 1946, pp. 1072014115.
(Oblatum 27-5-’58)