mp* 20-21 : DTL4
7 décembre 2020
Au choix :
Enoncé 1 : Deux exercices et un problème CCP. Inutile de les rédiger sur des copies distinctes.
Enoncé 2 :Un problème Mines et un « exercice » (en fait, quelques questions techniques d’un début d’énoncé X Math B). Là aussi, inutile de faire des copies distinctes. Il vaut peut-être mieux commencer par le problème, quitte à ne pas toucher à l’exercice si on n’est pas bloqué dans le problème.
1
Enoncé 1 : exercice 1 (cc-inp 2019)
On admet que
+∞
X
n=1
1 n2 = π2
6 et on pose, pourt ∈]0,+∞[,
f(t) = te−t 1−e−t
Justifier que la fonction f est intégrable sur ]0,+∞[puis, à l’aide d’un théo- rème d’intégration terme à terme, calculer l’intégrale
Z +∞
0
t et−1 dt
Enoncé 1 : exercice 2 (ccp 2011)
On considère la série de fonctions X
n≥2
2xn n2−1.
1. Déterminer le rayon de convergence R de cette série entière.
2. On noteS la fonction somme de la sérieX
n≥2
2xn
n2−1. Déterminer S sur ]−R, R[.
3. Démontrer queS(x)admet une limite lorsquextend vers1par valeurs strictement inférieures et déterminer cette limite.
2
F( +, ) +
E f : + → x > 0
t�→f(t) −xt +
F +
f E f L(f)
x > 0
L(f)(x) =
� +∞ 0
f(t) −xt t .
a ∈ f : [a,+∞[→ x
[a,+∞[
F(x) =
� x a
f(t) t.
f [a,+∞[
F +∞
f [a,+∞[
f [a,+∞[
E F( +, )
F E
L E F( +∗, )
]0,+∞[
U : + → U(t) = 1 L(U)
λ�0 hλ : [0,+∞[→ t� 0
hλ(t) = −λt
hλ E L(hλ)
Enoncé 1 : Problème (ccp 2011)
f E n gn:t�→tnf(t) [0,+∞[
x >0 A >0 tn −xt � −xt2 t�A
gn E
f E C1 [0,+∞[ f�
E
∀x∈]0,+∞[, L(f�)(x) = xL(f)(x)−f(0).
f E L(f) C1 ]0,+∞[
L(f)� =−L(g1) g1
f E L(f) C∞ ]0,+∞[
x >0 n∈ L(f)(n)(x)
f E
f F
+∞ L(f)
f C1 + f�
+
x→lim+∞xL(f)(x) =f(0)
t→lim+∞f(t) = � � (an)n∈
0
f F
n anL(f)(an) =
� +∞ 0
hn(x) x hn
[0,+∞[ hn(x) = −xf
�x an
�
n→lim+∞anL(f)(an) =�
��= 0 L(f)(x) 0
f + R(x) =
� +∞ x
f(t) t x [0,+∞[
R C1 [0,+∞[ R� x >0 L(f)(x) =R(0)−xL(R)(x) ε>0
A t�A |R(t)|�ε
x >0
|L(f)(x)−R(0)|�x
� A
0 |R(t)| t+ε
L(f) 0 0
f f(0) = 1 f(t) = sint
t t >0
F : + → F(x) =
� x 0
f(t) t
� +∞
�
n�0
un un =
� (n+1)π
nπ |f(t)| t f
+
x >0 X >0
� X 0
(sint) −xt t=− 1 1 +x2
� −xX
(xsinX+ cosX)−1� .
t�→(sint) −xt +
� +∞ 0
(sint) −xt t
x >0 L(f)(x) �
f E lim
x→+∞
� x 0
f(t) t=�∈ lim
x→0L(f)(x) =� f
+ lim
x→+∞
� x 0
f(t) t=�∈
Enoncé 2 : problème (Mines 2017 math 1)
Etude d’un endomorphisme d’un espace de fonctions numériques
NB : nulle question de réduction dans ce problème d’Analyse. Le vocabulaire d’algèbre linéaire qui y est utilisé n’a probablement pas été oublié. On rap- pelle simplement que si φ est un endomorphisme d’un K-espace vectorielE, on dit que µest valeur propre de φ lorsqu’il existe x∈E\ {0E}vérifiant
φ(x) =µx
On évitera d’utiliser le mot « spectre » pour désigner l’ensemble des valeurs propres de φ, ce mot étant impropre lorsqueE n’est pas de dimension finie.
Si vous avez oublié ce qu’est un sous-espace vectoriel ou une base, il vaut mieux choisir l’autre sujet. . .
Soit I un intervalle de la forme [−a, a] où a est un réel strictement positif.
Dans tout le problème, on considère les ensembles suivants :
• E leC-espace vectoriel constitué des applications deIdansCde classe C∞;
• D la partie de E constituée de ses éléments développables en série entière sur un voisinage de0;
• P la partie deE constituée de ses éléments polynomiaux.
Pour tout n∈N, on note
Wn = Z π/2
0
(sin(t))ndt
et sif ∈ E, on noteu(f)etv(f)les applications deI dansCdéfinies par les formules
∀x∈I, u(f)(x) = 2 π
Z π/2
0
f(xsin(t))dt
∀x∈I, v(f)(x) = f(0) +x Z π/2
0
f0(xsin(t))dt Les candidats devront justifier leurs affirmations.
A. Préliminaires
1. Justifier queP et D sont des sous-espaces vectoriels deE.
2. Montrer que sif ∈ E,u(f)etv(f)sont bien définies et appartiennent à E, et que l’on définit ainsi des endomorphismes uet v deE.
3
3. Montrer queP est stable paru etv.
4. Etablir pourn∈Nune relation simple entreWn+2 etWn. En déduire que pour tout n ∈N,
WnWn+1 = π 2(n+ 1)
5. Montrer que la suite(Wn)n∈Nest strictement décroissante. Déterminer sa limite et donner un équivalent de cette suite.
B. Etude topologique de u et v
On considère la normeM de la convergence uniforme surE définie pour tout f ∈ E par la formule
M(f) = max
x∈I |f(x)|
6. Vérifier que M est bien définie et montrer qu’il existe un réel α tel que
∀f ∈ E M(u(f))≤αM(f)
7. On définit l’application N : E → R par N(f) = M(f) +M(f0); montrer qu’il existe un réel β tel que
∀f ∈ E M(v(f))≤βN(f)
8. Si f ∈ E et ε > 0, montrer qu’il existe p ∈ P tel que f(0) = p(0) et
|f0(x)−p0(x)| ≤ε pour tout x∈I. En déduire que, pour tout f ∈ E, il existe une suite (pn) d’éléments de P telle que
N(pn−f)−−−−→
n→+∞ 0
C. Etude de l’inversibilité de u et v
9. Déterminer les restrictions deu◦v et v◦uà P.
10. Déterminer (u◦v)(f) pour tout f ∈ E. Le réel 0 est-il valeur propre de l’endomorphisme v?
11. Déterminer également (v ◦u)(f) pour tout f ∈ E. [On pourra préa- lablement déterminer une constante γ telle que, pour tout f ∈ E, M [u(f)]0
≤γM(f0)]. Conclure.
Application.
12. Montrer que f ∈ E est paire (resp. impaire) si et seulement si u(f) l’est. Qu’en est-il pour v?
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D. Etude des valeurs propres de u et v
13. Montrer que λ est une valeur propre dev si et seulement si 1λ est une valeur propre de u. Qu’en est-il des vecteurs propres correspondants ? 14. Montrer que D est stable par u. L’est-il parv?
On considère une valeur propre λ deu, de vecteur propre associé f ∈ E. 15. Vérifier que sin∈N, le nombre mn = maxt∈I|f(n)(t)| est bien défini,
et établir que pour tout x∈I,
|λ| · |f(n)(x)| ≤ 2mnWn π En déduire que f ∈ P.
16. Déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de u etv.
17. L’espace vectoriel E admet-il une base de vecteurs propres de u? De v?
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Enoncé 2 : « exercice » (X 2015 math B)
Les questions 2 et 3 sont indépendantes.
On définit Γ : ]0,+∞[→R par Γ(y) =
Z +∞
0
e−tty−1 dt
1. Montrer queΓest bien définie et que pour touty >0,yΓ(y) = Γ(y+1).
En déduire que, pour tout n∈N, Γ(n+ 1) =n!.
2. Montrer que pour touty >0, on aΓ(y) = y−1 Z +∞
0
e−tty dt, puis que
Γ(y) = e−yyy Z +∞
−1
e−yφ(s)ds
oùφ est la fonction définie sur]−1,+∞[ par φ(s) =s−ln(1 +s).
3. On fixe δ > 0 et α ∈ R. Montrer que pour tout x > 0, la fonction t7→e−t/xtα est intégrable sur [δ,+∞[ et que pour tout n∈N, on a :
Z +∞
δ
e−t/xtα dt =o(xn) quand x→0+. (on pourra commencer par n = 0).
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