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Submitted on 1 Jan 1952
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Source sans fenêtre à grande puissance pour l’ultraviolet
lointain
Simone Robin, Stéphane Robin, Boris Vodar
To cite this version:
671
Pour obtenir une bonne stabilité de
chaque
bas-cule,
il est nécessaire de mettre une résistance decathode
élevée,
commune aux deux triodes de labascule;
le fonctionnementdépend
alors très peu descaractéristiques
des tubes et des tensionsd’ali-mentations. Le
découplage
de la résistance de cathodeest choisi de manière à obtenir une constante de
temps
du circuit de cathode du même ordre que la constante detemps
de mémoire. Lepouvoir
derésolution est amélioré en diminuant les valeurs des
ponts
decouplage
des bascules. La transformation d’une échelle de 16 en échelle de 10 nécessite laréin-jection
designaux
de réaction en certainspoints
de la chaîne de bascules. Lemontage
utilisécomporte
un verrou intercalé dans la liaison entre la
première
et la deuxième bascule
(fig. 2).
Pendant les
sept
premières
impulsions,
le verrou est ouvert et tout se passe comme dans une échellede 16. La huitième
impulsion
actionne la bascule 4 et ceci a pour effet de fermer le verrou par la liaison a.La dixième
impulsion
nepeut
donc actionner labascule
2,
mais par la liaisonb,
elle ramène labas-cule 4 à son
état
initial.Le
mélange
dessignaux
d’attaque
et de réaction transmis parcapacités,
neprésente
pas desgaranties
de sécurité suffisantes. Par contre, la transmission
par diodes de ces
signaux,
conduit à unfonctionne-ment
plus sûr,
mais nécessite unmontage plus
oné-reux. Nous avons donc choisi la liaison par diodes entre la
première
et la deuxièmebascule,
ainsi que pour la réactionbloquant
cette liaison. Partoutailleurs les liaisons se font par
capacités.
La sécurité de fonctionnement est encore améliorée par
l’adjonction
des résistancesR13’ RI4
etR26,
qui
évitent les réactions d’unétage
surl’étage
précé-dent. Dans ces
conditions,
les tolérances sont tellesqu’il n’y
a pas de difficultés àremplacer
les diodes par des cristaux : onconstate,
eneffet,
qu’une
résis-tance de z o0 ooo o mise en
parallèle
surchaque
cristal ou une résistance de 10 oxo 0. en série avec
ceux-ci ne
perturbe
pas le fonctionnement.Il est
possible
dedérégler
chacune des résistances dumontage
debeaucoup plus
de 1 o pour 100, touten maintenant un fonctionnement correct. Il est cepen-dant conseillé d’utiliser pour les
ponts
desrésis-tances
précises
à i pour i oo. Les résistances lesplus
critiques
sont celles dupont R4,
R.,.
Le meilleur contrôle de la décade consiste à vérifier sonfonc-tionnement en
déréglant
ces valeurs de 10 pour o0 dans les deux sens. Pour lescapacités,
les tolérances sont toutessupérieures
à 10 pour 100. Les cristaux dont les résistances inverses sous tension defonc-tionnement sont
supérieures
à I o0 ooo Q conviennent dans cemontage.
Les tubes àemployer
peuvent
être indifféremment les ECC 40, ECC81,
12 AT7 oud’autres doubles triodes de
caractéristiques
voisines.Le tube ECC 81 a le courant de
chauffage
leplus
faible(o,3 A).
Sur 800 tubes EEC40,
seuls les tubestotalement défectueux n’ont pu être utilisés
(2 %).
L’affichage
des chiffres est fait parquatre
lampes
à
néon,
une pourchaque
bascule.La remise à zéro est faite en
portant
laligne
marquée
« remise à zéro » aupotentiel
de45o
’T.Conclusion. -
La décade décrite
comprend
quatre
doubles triodes et
quatre
cristauxgermanium;
elle a lescaractéristiques
suivantes :Attaque
enimpulsions négatives; Sensibilité,
12V 40
pour 100pour des
signaux
deenviron; Temps
deréso-lution,
2,5 us;
Alimentation,
pour 100;Cha~uffage,
6,3
V * éo pour 100; Tolérance sur lesvaleurs des éléments de
montage,
o pour ioo.La sécurité de fonctionnement et les tolérances sur les éléments sont
largement assurées,
tout enévitant les solutions coûteuses.
Cette décade
peut
être construite facilement ensérie ou par un laboratoire non
spécialisé.
Elle a été étudiée et réalisée au C. E. A. avec la
collaboration
technique
de M. Lemmonier.ROTBLAT J., SAYLE E. A. et THOMAS D. G. A. - J. Sc.
Instr.,
1948,
25, 33.Manuscrit reçu le 25 octobre 1952.
SOURCE SANS
FENÊTRE
A GRANDE PUISSANCE POUR L’ULTRAVIOLET LOINTAINPar Mme Simone
ROBIN,
MM.Stéphane
ROBIN et BorisVODAR,
Laboratoire de
Physique-Enseignement
de la Sorbonne.La
présente
source a étéspécialement
construite pours’adapter
sur le monochromateurdéjà
décrit[1].
Nous avons cherché à réaliser une source stable et sans fenêtre pour n’être pas limités par le manque
de
transparence
des matériauxoptiques
dansl’ultra-violet lointain. Nous avons choisi pour cela une
lampe
à
hydrogène
àdécharge.
De telles sources ont étédéjà
décrites[2].
Mais nous avons étéguidés
dansnotre réalisation par deux considérations
parti-culières :
io Avoir la
possibilité
dedépenser
unegrande
puissance,
pourdisposer
encore d’une intensité notableaprès plusieurs
réflexions dans unerégion spectrale
où le
pouvoir
réflecteur estgénéralement
faible;
2° Réaliser cette source de la manière la
plus
simple
et laplus économique possible.
La
première
condition nousobligeait
à utiliserun
capillaire
dequartz
et des électrodes massives refroidies par un courantd’eau;
nous avonsdécidé,
pour éviter des entrées de courant
fragiles,
de réalisercette source en
plusieurs
parties
assemblées parcollage.
Cette source est
représentée schématiquement
parla
figure
i. Lapièce
A est enquartz soufflé;
elle estformée du
capillaire (diamètre
5 mm,longueur
10cm)
672
refroidi par un courant d’eau dont la circulation est
assurée par un tube médian A’ faisant chicane. Sa forme a été choisie de telle sorte que l’extrémité
du
capillaire
approche
aussiprès
quepossible
dela fente d’entrée du monochromateur. Les
pièces
Bet C sont des électrodes massives en aluminium refroidies par un courant d’eau en
H,
H’. Lapièce
D est en pyrex; elle sert à l’arrivée deH2
en D’ etpeut
être refroidie dans l’airliquide.
Lapièce E,
enlaiton,
refroidie par un courant d’eau(en
G etI)
porte
deux fentes F et F’ entrelesquelles
on exerce un pompageénergique
deH2
pour diminuer autantque
possible
la fuite deH2
vers lemonochromateur;
ce pompage est d’ailleurs facilité par
l’interposition
d’une
pièce
de caoutchouc entre la fente F’ et lafente d’entrée du monochromateur K. Les fentes F et F’
peuvent
êtredéplacées
latéralement pour faci-liter leréglage optique.
Lapièce
E est isolée de l’électrode C par une rondelle de pyrex L. Lescollages
sont effectués avec deux cires depoints
de fusion différents : cire Edwards W E 6 etpicéine.
Commecette
lampe
est évidemment alimentée par un courantde
H2,
laprésence
descollages
est moinsgênante,
dupoint
de vue de lapureté
du gaz que dans le casdes tubes scellés.
Cette source a été utilisée en maintenant une
pression
deH2
dans le monochromateur inférieure à T o-2 mmHg,
avec des courants dans lalampe
dépassant
iA,
et cela dans de bonnes conditions de stabilité. L’intensitélumineuse,
mesurée à lasortie -du
mono chr o iiiateur,
est à peuprès
propor-tionnelle à l’intensité du courant.La
figure 2
montre unspectre
obtenu pour unefente d’entrée du monochromateur de
1/10
mm etun courant de 400
mA,
après
réflexion du faisceau lumineux à 45o sur unprisme
de verreplatiné (entre
la fente d’entrée du monochromateur et leréseau).
On a
porté
en ordonnées les intensités mesurées àl’aide d’un
multiplicateur
EMIplacé
devant unepoudre
fluorescente(salicylate
desodium)
inclinéeà ~.5~ sur le faisceau de sortie.
Le
procédé
de construction décrit icipourrait
vraisemblablement servir à la réalisation de tubes
à
décharges
scellés munis de fenêtresconvenables,
caractérisés par un faible encombrement pour une
forte
puissance,
enparticulier
de tubes àhydro-gène
pour l’ultravioletproche.
Manuscrit reçu le 7 novembre 1952.
[1] ROBIN lllnlc S. et VODAR B. - J.
Physique ig5i,
12, 634.