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Talant « La Peute Combe » (Côte-d’Or) : un habitat stratifié du V<sup>e</sup> siècle av. J.-C.

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Academic year: 2021

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HAL Id: hal-02390687

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Submitted on 3 Dec 2019

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Talant “ La Peute Combe ” (Côte-d’Or) : un habitat stratifié du Ve siècle av. J.-C.

Régis Labeaune

To cite this version:

Régis Labeaune. Talant “ La Peute Combe ” (Côte-d’Or) : un habitat stratifié du Ve siècle av.

J.-C.. Bulletin de l’Association française pour l’étude de l’âge du fer, AFEAF, 2011, 29, pp.19-21.

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Bulletin de l’Association Française pour l’Étude de l’Âge du Fer, n

°

29, 2011

19

talant « la Peute comBe » (cÔte-d’or).

un haBitat Stratifié du V

e

Siècle aV. j.-c.

régis laBeaune

La mise au jour d’un petit établissement gallo-romain et d’un habitat du V

e

siècle av. J.-C dans la « Peute Combe » s’inscrit dans le cadre des travaux d’aménagements de la liaison routière Nord de l’agglomération dijonnaise. Cette opération, réalisée sur une surface de 8000 m² par une équipe d’une vingtaine d’archéologues de l’Inrap en 2009, a été prescrite par les services de l’Etat (Drac Bourgogne) à la suite d’un diagnostic réalisé en 2008, qui avait révélé une importante concentration de vestiges et qui grâce à leurs positions en fond de combe, étaient parfaitement conservés. En effet ; l’érosion des pentes a recouvert rapidement les sites permettant ainsi de les protéger contre les labours ou contre toutes les autres destructions postérieures.

Le site protohistorique est composé de quatorze bâtiments qui se répartissent dans la combe. Plusieurs caractéristiques architecturales communes (fig. 1) peuvent être mises en évidence pour la plupart des bâtiments :

- Une orientation nord-sud, liée à l’axe de la combe, et un nivellement préparatoire pour chaque bâtiment, avec une incision du substrat à l’ouest (avec parfois un muret de soutènement), et un terrassement à l’est dont la présence reste difficilement perceptible avec les phénomènes d’érosion.

- Un plan proche d’un rapport largeur / longueur de 1 pour 2 avec une entrée axiale sur la façade sud, et à l’opposé une abside et un foyer en position centrale.

- Une structure mixte (sablières porteuses pour les parois, associées à un cadre de poteaux porteurs pour l’ossature interne) et des sols damés en argile (auxquels s’ajoutent peut-être deux planchers).

La durée d’occupation du site, basée sur les différents états de constructions ou de réfections des bâtiments, laisse supposer que le site a fonctionné pendant environ un demi siècle.

La découverte d’une forge, dont les niveaux de sols étaient conservés a rendu cette fouille exceptionnelle. En effet, la présence de plusieurs objets (684 pièces métalliques) en cours de fabrications (fibules (fig. 2), agrafes de ceinture, scalptorium…), de scories, de battitures, de fragments de creusets (associés à un petit foyer constitué d’argile rubéfiée bordé de trois pierres verticales (fig. 3)) et un grand bloc calcaire contenant des incrustations métalliques qui servait d’enclume laissent supposer que nous sommes dans un atelier de forgeron dans lequel étaient travaillés aussi bien le bronze que le fer. L’ensemble de ce mobilier permet de proposer une datation de l’occupation couvrant le HaD3et LtA1.

Cependant comme les études continuent, notamment celle de la céramique, la datation n’est

pas encore définitive.

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Bulletin de l’Association Française pour l’Étude de l’Âge du Fer, n

°

29, 2011

Figure 1

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29, 2011

21 Figure 3

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5 cm

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