Distr.:LIMITEE CAMI.15/4 23Octobre2001
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL (ONUDI) COMMISSION ECONOMIQUE DES NATIONS UNIES POUR L'AFRIQUE (CEA)
| ORGANISATION DE L'UNITE AFRICAINE (OUA)
i Reunion preparatoire du Comite intergouvernementalPlenier d'experts sur Industrialisation de l'Afrique Yaounde, Cameroun
25-30 octobre 2001
ETUDE SUR LA PERENNISATION DE LA CAMI/AIA
Rapport preliminaire
Y.01-30248
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION 3
I.PRESENTATION DE LA CAMI 4
1.1. HlSTORIOUE 4
1.2. Les Missions de la CAMI 5
1.3.MODE D'ORGANISATION ET DE FONCTIONNEMENT 5
1.3.1.Les organes directeurs de la CAMI. 6
1.3.2.Les organes de VAIA 6
1.3.3. Le Financement de la CAMI. 7
1 ALE SYSTEME DE PARTENARIAT DE LA CAMI 7
1.4.1. Cooperation avec les pays membres 7
1.4.2.Articulation avec les organisations regionales 8
1.4.3.Partenariat avec le secteurprive 8
1.4.3.Synergies avec les institutions specialisees 8 II. LA CAMI DANS LE PROCESSUS D'INDUSTRIALISATION DE L AFRIOUE 11
2.1 ,LE ROLE DE LA CAMI 11
2.1.1.. La CAMIet les DDIA 12
2.1.2. La CAMI et VAIA 13
2.2.CONDITIONS DE RENFORCEMENT DE LA CAMI 14
22.1. Forces etfaiblesses 15
2.2.2. Contraintes et opportunites 16
III. SCENARIOS DEVOLUTION INSTITUTIONNELLE DE LA CAMI 17 3.1 .Une nouvelle politioue industrielle pour l'Afrioue 17
3.2. un mecanisme de suivl/evaluation integre 17
3.3, Scenarios de perenntsation 18
3.3.1.Scenario 1 : Restructuration de la CAMI/AIA 18
3.3.2.Scenario 2 : Autonomisation de la CAMI 21
3.4 Schema de repositionnement de la CAMI 21
3.4.1. Obiectifs et missions de la CAMI/AIA restructuree 21
3.4.2. Les acteurs de la nouvelle CAMI 22
3.4.3. Un nouveau schema oreanisationnel 23
CONCLUSIONS 24
RECOMMANDATIONS 25
INTRODUCTION
La situation economique actuelle des pays africains demontre que les efforts deployes dans le pass6 pour ameliorer les indicateurs economiques n'ont pas ete satisfaisants puisque I'apport de I'Afrique dans !a production manufacturiere ainsi que sa part dans le commerce mondial sont restes insignifiants.
Devant cette degradation de la situation 'economique africaine dans un contexte de mondialisation poussee, il est preconise I'elaboration de strategies audadeuses de creation de nouvelles richesses.
Aussi, les dernieres resolutions de la CAMI 14 expriment-elles, une grande determination a faire en sorte que le secteur industriel contribue efficacement au redressement economique et au developpement durable de I'Afrique.
A cette fin, il est mis I'accent sur la necessite de definir, dans le cadre du nouveau millenaire, des reformes de type nouveau qui puisent ieurs forces dans I'integration economique regionale et dans la mise en place au niveau national de mecanismes appropries de consultation
La CAMI, etant I'instrument unique de cooperation et d'integration industrielle a I'echelle du Continent, il est des lors crucial d'accorder une attention soutenue a sa preservation et sa consolidation.
Ainsi, lors de la 36me CAMI 14 tenue a Madagascar, le bureau a pris la decision d'assurer !a
perennisation de !a CAMI. C'est dans ce cadre que s'inscrit cette presente etude qui porte sur I'examen :
- de la place et du role de la CAMI dans le processus d'industrialisation de I'Afrique,
- des relations entre la CAMI et les communautes economiques regionales et les institutions internationales de cooperation industrielle,
- de scenarios de consolidation de la CAMI et d'ouverture plus marquee au secteur prive et a la societe civile,
- d'une meilleure articulation entre les differents structures liees au mecanisme de suivi des politiques industrielles de I'Afrique, notamment I'Alliance pour Tindustrialisation de I'Afrique (AIA).
■.PRESENTATION DE LACAMI
1.1. Historique
Institute en 1971, la Conference des Ministres Africains de I'lndustrie (CAMI) a d'abord ete un organe subsidiaire de la Conference des Ministres de la Commission Economique des Nations Unies pour I'Afrique ( ONU/CEA).
C'est dire que la CEA a joue un role decisif dans la creation de la CAMI. Au plan institutionnel, la CAMI etaitun organe de la CEA/ONU.
En verite, la CAMI est le fruit de la collaboration entre la CEA et I'ONUDI pour I'etablissement d'un programme d'intervention conjointe pour 1'industriafisation de I'Afrique.
Mais le CAMI est surtout la rencontre entre une volonte politique, celle des dirigeants africains et la determination des institutions internationales d'appuyer la promotion et le renforcement de I'industrie de I'Afrique.
La premiere session de la CAMI, connue comme la Conference des ministres de I'industrie, initi6e conjointement par la CEA et I'OUA s'est tenue en 1971 a Addis-Abeba ( Ethiopie).
C'est au cours de cette rencontre, que fut lancee « la Declaration sur industrialisation de I'Afrique et un programme d'actions dont les enjeux principaux portaient sur:
- le financement pour le developpement industriel - I'investissement prive etranger
- une politique industrielle auto-entretenue.
La CAMI s'est done imposee comme cadre institutionnel de prise en compte des enjeux de politique industrielle pour le developpement economique de I'Afrique.
Elle sera portee et consolidee par un contexte marque par les imperatifs du nouvel ordre
economique international declare par les NU et la declaration de Lima de la 26me assemblee
generate de'ONUDI (1974).
Progressivement, la CAMI a evolue en cadre de formulation, de cooperation et d'integration des politiques d'industrialisation en Afrique., notamment a partir de 1986, avec I'apparition du comite technique plenier des experts
Plus tard, en 1996, la CAMI s'est muee, avec la creation de I'AIA, en mecanisme technique de
suivi et devaluation des programmes d'industrialisation definis dans la cadre de la 26me Decennie
pour Industrialisation de I'AfriqueDans cette evolution, la CAMI s'est elargie a d'autres categories d'acteurs du contient, en particulier le secteur prive, elle a egalement etendu sa collaboration a des institutions de cooperation d'autres regions du monde comme la Conference Internationale de Tokyo pour le developpement de I'Afrique (TICAD)
La CAMI a ete reconnue comme un cadre d'ancrage privilege des initiatives speciales des Nations Unies (UN) pour I'Afrique, notamment avec le plan d'action des NU pour le redressement economique et le developpement en Afrique
Depuis sa creation, la CAMI s'emploie a rechercher des solutions pour I'industrialisation acceleree
du continent en relation avec les Etats membres et les organisations intergouvernementales
d'integration economique et surtout avec I'appui de la CEA, de I'OUA, et de t'ONUDI.En verite, la CAMI est devenue un systeme complexe de conception, de pilotage des programmes de la DDIA et de suivi des politiques industrielles en Afrique.
1.2. Les Missions de la CAMI
initialement, la CAMI etait un forum ministeriel de mobilisation des gouvernements et des
partenaires en vue de soutenir le processus d'industrialisation des pays africains.Elle avait pour vocation de jouer un r6le de plaidoyer en faveur de I'industrialisation rapide du
Continent a I'occasion des foras, rencontres et evenements importants au niveau, des Etats, des
organisations sous-regionales et a I'echelle mondiale.Les objectifs assignes a la CAMI portaient sur:
- I'incitation des pays africains a mettre en place des politiques industrielles,
- la determination des besoins en assistance technique et en financement pour le
developpement industrie! de I'Afrique,- I'attrait des partenaires pour I'appui a rindustrialisation de I'Afrique.
Le role de la CAMI s'est significativement accrue depuis I'adoption du Plan d'Actions de Lagos, par les Chefs d'Etats et de Gouvernement de I'OUA et avec le lancement de la 1ere Decennie du Developpement Industriel de I'Afrique (DDIA.
Avec la signature du traite d'Abuja en 1991 creant la Communaute economique africaine, la CAMI a constitue un des principaux organes charge de traduire en programmes tangibles les decisions
des pays africains concernant le developpement et Integration industriels.A ce titre, ta CAMI , organe institutionnel de la CEA, a constitue le principal dispositif de mise en ceuvre, de suivi et de coordination des programmes des DDIA I et II, notamment avec la mise en place de I'AIA.
En outre, la CAMI tire sa legitimite politique directement des attributions lui revenant conformement aux orientations et decisions des Chefs d'Etat et de Gouvernements africains en matiere de politique industrielte.
Finalement la CAMI, outre son r6le de plaidoyer, a eu a s'impliquer de maniere active dans la recherche de solutions viables aux contre-performances de I'Afrique en matiere d'industrialisation, par I'elaboration de nouvelles politiques d'industrialisation et la mise en place de mecanismes et organes de suivi de ces politiques.
1.3.Mode d'organisation et de fonctionnement
La CAMI est un svsteme comprenant differentes composantes, chargees de jouer a la fois un rdle
politique et technique dans les domaines de la conception, de ['integration et de la cooperation a I'echelle continentale et internationale. Sa structuration s'est fortement complexifiee avec revolution de ses activites. On distingue les organes propres de la CAMI et ceux lies au dispositif qu'elle a mis en place avec I'AIA.1.3.1- Les organes directeurs de la CAMI
i. La Reunion ministerielle
La Conference des Ministres africains de ('Industrie est une reunion qui se tient tous les deux (2) ans, organisee conjointement par I'Organisation des Nations Unies pour le Developpement Industriel (ONUDI) et la Commission Economique des Nations Unies pour I'Afrique (CEA), en cooperation avec I'Organisation de I'Unite Africaine (OUA.
ii. Le Secretariat conjoint
Ces trois (3) institutions assurent le secretariat de la CAMI et se chargent d'organiser les reunions en relation avec le pays note et de suivre la mise en oeuvre des differentes resolutions et decisions issues de ses assises.
iii. Le Comite plenier des experts
Depuis 1986, les reunions de la Conference des Ministres africains de ('Industrie sont precedees de reunions preparatoires d'un Comite intergouvernemental plenier d'experts sur ('Industrialisation de I'Afrique. Les reunions de ce Comite d'experts se penchent generalement sur les questions decoulant de la precedente CAMI et sur des rapports techniques traitant de questions specifiques devant etre soumises a ('appreciation des Ministres africains de ('Industrie.
Le Comite des experts peut egalement formuler des recommandations a I'intention des Ministres.
Le bureau du Comite plenier des experts gouvernementaux est preside par le chef de la delegation du pays note.
iv. Le Bureau de la CAMI
Le bureau designe de la CAMI assure la direction pendant la periode intercalaire ; il se reunit en principe une fois tous les six (6) mois et de maniere tournante dans les differentes capitales de i'Afrique.
Le bureau de la CAMI, comprend un president, le Ministre charge de Nndustrie du pays note, trois, (3) vice-presidents et un rapporteur.
La presidence de la CAMI est tournante. A chaque session, le Ministre du pays hote devient le President jusqu'a la prochaine reunion pleniere des ministres.
A cette occasion, le president sortant de la CAMI est tenu de presenter un rapport d'activites a la Conference des Ministres.
Cette structuration de la CAMI est completee par celle de I'AIA depuis la DDIA2.
1.3.2 - Les organes de I'AIA
Le dispositif organisationnel de I'AIA comprend :
i. Le comite de parrainage (CP)
Ce comite regroupe des Chefs d'Etat africains qui se sont volontairement engages a jouer le rdle de plqidoyer pour I'industrialisation de I'Afrique. II permet d'affirmer sur la scene continentale et internationale .une volonte politique plus marquee en faveur de I'industrialisation de I'Afrique.
Cette structure offre a la CAMI une porte d'entree dans les hautes instances dee I'OUA et de I'ONU et donne de ce fait a la politique d'industrialisation de I'Afrique un plus grand rayonnement international.
ii. Le Comite directeur (CD)
Le CD est une instance de management de I'AIA. II regroupe des ministres africains et des representants du secteur prive. La presidence du Comite Directeur de I'AIA est actuellement assuree par le Ministre de Industrie de la Cote d'lvoire, pays qui a abrite le lancement de I'Alliance.
iii. Le secretariat interimaire
Le secretariat de I'AIA est anime a titre interimaire par I'ONUDI
iv. Les Conseils de partenariat industriel (CPI)
Au niveau pays, le Plan d'Action de I'Afrique pour ("Industrialisation de I'Afrique a prevu la mise en place de conseils de partenariat industriel, pour favoriser le dialogue secteur public/secteur prive.
1.3.3. - Le Financement de la CAM!
La CAMI ne dispose pas d'un budget specifique : les depenses sont prises en charge en fonction des disponibilites et du niveau d'implication des partenaires.
Les couts de fonctionnement de la CAMI ( transport des experts, secretariat, traduction ...etc) sont assures conjointement par les Etats membres et les organismes partenaires (ONUDI/CEA/OUA).
Chacun des Etats membres assure les frais de transport de sa delegation mais le poids principal des depenses repose naturellement sur le pays note de la conference.
1.4.Le systeme de partenariat de la CAMI
1.4.1.Cooperation avec les pays membres
La CAMI est avant tout un cadre de cooperation intergouvernementale qui concerne tous les pays de I'Afrique.
A ce titre, elle appuie les pays a :
promouvoir une vision et politique industrielle nationale a travers notamment les programmes integres
-harmoniser leurs positions en matiere d'industrialisation aupres des instances internationales comme I'Assemblee general de I'OUNID
-etablir des mecanismes de concertation nationale grace aux Comites nationaux de partenariat industriel
-mobiliser des financements pour la mise en oeuvre de leur programmes d'industrialisation
La CAMI contribue a Tappropriation par les autorites locales des processus d'elaboration de leurs politiques et programmes industriels. Cette approche de responsabilisation et de prise en compte des realites propres a chacun des pays membres est devenue plus significative avec {'adoption de la 2eme DDIA.
La CAMI a egalement permis de nouer un partenariat direct entre le Secretariat commun ONUDI/
CEA/ OUA et le pays africain organisateur, lors de la preparation et de I'organisation des reunions de la CAMI.
1.4.2. Articulation avec les organisations regionales
La CAMI couvre I'ensemble des pays de I'Afrique. Elle a I'ambition d'assurer Ie suivi de la mise en ceuvre des programmes et des priorites pour ie developpement industriel de I'Afrique de meme que 1'identification et I'etablissement de liens de partenariat avec les structures publiques et privees nationales, sous-regionales et intemationales.
II s'y ajoute que la CAMI veille dans la determination des activites prioritaires prevues au niveau continental a ce qu'elles soient conformes et articulees aux principes et objectifs industriels de groupements economiques regionaux tels que la Communaute Economique des Etats de I'Afrique de I'Ouest, la Communaute Economique des Etats de I'Afrique centrale, Ie marche commun de I'Afrique de !'Est et de I'Afrique Australe, ia Communaute de developpement de I'Afrique centrale et ('Union Douaniere et Economique de I'Afrique Centrale. Les programmes regionaux reposent sur les principaux objectifs de la Communaute economique africaine.
D'ailleurs dans Ie cadre de son comite plenier, la CAMI garantit la representation des Communautes regionales et elle s'attache a la representation des differentes regions de I'Afrique a son bureau.
En vue de disseminer ses activites et d'assurer son role de plaidoyer, Ie Bureau de la CAMI accorde egalement une importance particuliere a la participation a ses assises des organisations du systeme des Nations Unies ainsi que des organisations intemationales, du secteur prive et des organisations non gouvernementales
1.4.3. Partenariat avec Ie secteur prive
Malgre Ie role crucial attendu du secteur prive pour Ie developpement industriel, force est de constater que pendant longtemps, la CAMI est plutot restee I'affaire des Gouvernements et du Secretariat conjoint ONUDI/CEA/OUA.
Ce n'est qu'a la session de la CAMI a Gaborone (1995) que I'importance du secteur prive a ete prise en compte. Aujourd'hui la place du secteur prive comme moteur de la croissance est largement admise. Une politique de promotion des micro et PME est preconisee avec des systemes d'appui techniques et de nouveaux instruments de financement appropries (S.F.D.).
Ainsi au cours de ces dernieres annees, Ie secteur prive est regulierement represents aux reunions de la CAMI, a travers la Table Ronde des Hommes d'Affaires d'Afrique (ABR), sans compter leur implication deja mentionnee dans les conseils de Partenariat Industriel.
Mais, la forte dispersion du secteur prive domine pour I'essentiel par des micro, petites et moyennes entrepreneurs n'a pas encore favorise une representation adequate aux differents echelons ( national, regional et continental) de la CAMI
1.4.4. Synergies avec les institutions specialises
Depuis sa creation en 1971, la CAMI est en synergie avec les institutions politique et technique du continent et du monde comme I'OUA, I'ONUDI et I'ONU/ CEA. qui assure un role de leader par cycle de deux ans.
Ce partenariat a servi de cadre de legitimation des decisions, resolutions de la CAMI, de moyen de mobilisation des ressources et de relais aupres des institutions regionales et intemationales.
i. La CAMI et les institutions de I'ONU
■ La CEA
La CEA a joue un role decisif dans la creation de la CAMI. Elle I'a portee institutionnellement et lui a permis d'acquerir et de consolider sa notoriete internationale.
D'ailleurs, les resolutions de la CAMI, celles de la CAM114 notamment, soulignent !e role essentiel que joue la CEA pour le developpement industriel de I'Afrique.
En effet, la convergence entre la CAM! et la CEA se fonde avant tout sur les objectifs d'integration economique a travers les communautes regionales. contenus a la fois dans la DDIA 2 et le Traite creant la CEA/OUA.
La CEA partage egalement le role decisif du secteur prive dans le developpement durable du continent. Elle a fortement reaffirme son engagement lors de la CAMI 14 pour appuyer la creation de mecanismes de concertation et de cooperation entre les secteurs prives et publics, une plus grande participation du secteur prive a la definition et a la mise en ceuvre des politiques economiques.
En outre, la CEA se montre particulierement dynamique dans les AG de I'ONU pour attirer ['attention de la communaute internationale sur I'industrialisation de I'Afrique.
Depuis la creation de la CAMI, la CEA participe techniquement et financierement a ses activites : contribution a I'elaboration de documents techniques de la CAMI,
participation au comite des experts, implication dans le secretariat conjoint,
mise a disposition d'experts, de traducteurs et de secretaires en appui aux sessions de la CAMI.
Toutefois, dans le processus de reorganisation des organes economiques des Nations Unies, la CEA pourrait subir une restructuration. Deja, apres avoir longuement collabore au secretariat conjoint de la CAMI, elle a annonce sa volonte de se retirer de la CAMI apres 2002 et de porter son intervention au comite plenier des experts..
Pour sa part, la CAMI 14 a exprime sa profonde preoccupation devant cette situation et a souhaite que la CEA soit dotee de moyens suffisants pour une implication accrue dans le processus d'industrialisation en Afrique.'
- L'ONUDI
L'ONUDI accorde une haute priorite a I'industrialisation de I'Afrique. A ce titre, elle collabore activement a la realisation des objectifs de la CAMI dont elle est membre de son secretariat, en mAme temps qu'elle assure celui de I'AIA.
L'ONUDI est engagee aupres de la CAMI a promouvoir I'industrialisation des pays africains dans le cadre du plan d'actions de la CAMI.
A I'instar de la CEA, elle assure la promotion et I'organisation technique et materielle de la journee de ('industrialisation de I'Afrique. Elle travaille a attirer I'attention de la communaute internationale sur la priorite a accorder au developpement industriel de I'Afrique.
De maniere concrete, elle appuie les conseils de partenariat industriel et les programmes integres
resultant du plan d'action de I'AIA. Ainsi, 15 programmes, d'un montant de 103 millions $ sont en
cours d'execution avec une contribution financiere significative de I'ONUDI.L'ONUDl accorde une attention soutenue au financement du developpement industriel. Deux directions sont particulierement poursuivies par I'ONUDI:
I'attrait des investissements etrangers dans le secteur industriel,
appui pour la creation d'un fonds de savoir-faire technologique destine a financer des activites de formation liees au transfert des techniques
En vue d'ameliorer les competences techniques et pour completer les programmes nationaux d'assistance technique, I'ONUDI offre un systeme de partenariat et des accords de cooperation avec les pays d'autres regions du monde (Europe de I'Est, Asie etc). Le Centre Asie-Afrique de promotion de I'investissement et de la technologie (Malaisie), de mAme que le Forum Asie-Afrique (TICAD) contribuent au renforcement des capacites des pays partenaires en Afrique
L'AIA permet a I'ONUDI, en tant qu'organisme chef de file du programme charge de sa coordination -en cooperation avec la CEA et I'OUA- de completer et de renforcer I'assistance technique fournie dans le cadre de la DDIA II.
L'approche preconisee par I'ONUDI tente de repondre a la demande en prenant comme point de depart, la volonte des pays beneficiaires en meme temps qu'elle encourage le developpement des micro et les petites et moyennes entreprises industrielles en Afrique.
L'ONUDl affirrne sa volonte de poursuivre son appui a la CAMI en vue d'accelerer 1'industrialisation et son implication dans le management du systeme de suivi et devaluation des politiques ^industrialisation en Afrique.
■ L'OUA/CEA
Pour I'OUA, Industrialisation de I'Afrique constitue la priorite des priorites. Le succes de la politique industrielle contribue au developpement economique, a I'integration economique et a I'arrimage de I'Afrique a I'economie mondiale.
Depuis sa creation, par le Traite d'Abuja ( 1991), la CEA s'est engagee a favoriser le processus d'industrialisation de I'Afrique. D'ailleurs,, la CAMI a joue un r6le de premier plan a la formulation du programme dindustrialisation et des mecanismes de mise en oeuvre de la politique industrielle communautaire.
A travers sa commission economique et sociale, la CEA a accorde une grande attention au Plan d'Action de I'Alliance pour Industrialisation de I'Afrique en particulier aux programmes de plaidoyer et de mobilisation de ressources.
Cela se traduit par I'appui au developpement des structures regionales et par mise en place d'infrastructures appropriees de soutien a I'industrie. C'est notamment le cas avec le soutien apporte a la commission africaine de I'Energie ( CAE).
Dans ce cadre, la CEA porte sa priorite a rharmonisation et la coordination des politiques de developpement industriel au niveau regional dans un premier temps puis au niveau continental. Le souci est d'eviter un double emploi et la concurrence inutile entre les organisations.
La CEA est un partenaire de la CAMI sur I'integration industrielle par le biais des communautes economiques regionales ( CER) telles que la CDEAO, te COMESA, la SADEC, la CEAC, et i'UMA qui sont des outils importants de developpement d'un marche regional pour les unites industrielles instaliees et a construire
S'agissant des mecanismes de suivi de la CAMI, le sommet de I'OUA tenu a Yaounde en juillet 1997 a resolument souscrit au lancement de I'AIA en tant que: « dispositif dynamique pour atteindre les buts et les objectifs de la DDIA. »
Au total, I'OUA a apporte a la CAMI:
une caution politique en lui donnant une notoriete internationale
une legitimation de ses decisions en les faisant enteriner par la conference des Chefs d'Etat,
un apport technique par I'implication de la CEA dans I'AIA et dans la CAMI I'appui a la mise en oeuvre des politiques et programmes :
o plaidoyer aupres des gouvernements africains
o parrainage 16re reunion de I'AIA
o intermediation aupres des operateurs africains,
o parrainage de la cooperation internationale (OCDI, ACP, AGOA, TICAD...etc.) sa participation au secretariat conjoint de la CAMI (mise a disposition d'experts et de documents techniques).
En conclusion , Con peut retenir:
Les institutions ci-dessus jouent un role decisif dans la CAMI notamment a travers le secretariat, le bureau et le Comite des experts. Cette assistance technique rotative contribue a un meilleur suivi de la mise en ceuvre des programmes de la DDIA.
L'assumation des Secretariats de la CAMI et de I'AIA par les trois organismes (ONUDI, CEA, OUA) ne permet pas cependant d'internaliser completement le systeme de management du mecanisme de suivi des politiques industrielles en Afrique.
Ces secretariats jouent un role appreciable d'appui technique mais il en resulte une externalisation du systeme de suivi et devaluation ators que I'appropriation par I'Afrique non seulement de la definition de la politique mais aussi de sa mise en oeuvre sont un imperatif politique majeur.
Ainsi, le role du bureau de la CAMI et du secretariat conjoint( ONUDI, CEA, OUA) apparait davantage comme un support logistique aux diverses reunions de la CAMI. Pourtant, avec I'assistance de ces institutions, le bureau aurait pu s'impliquer davantage dans I'appui des pays africains dans les activites de levee de fonds au niveau bilateral ou aupres de la communaute financiere internationale, comme le groupe la Banque Mondiale .
Les perspectives de restructuration des institutions d'appui, notamment I'ONU/CEA, en sus des difficultes financieres, pourraient entraTner un desengagement total ou partiel de leur intervention.
Cela ferait peser une lourde hypotheque sur le fonctionnement du mecanisme en place.
II. LA CAMI DANS LE PROCESSUS D'INDUSTRIALISATION DE L AFRIQUE
2.1. Le Role de la CAMI
La CAMI, creee dans les annees 70, a soutenu les politiques d'industrialisation des pays africains.
Au cours des 30 dernieres annees, elle a joue un r6le dynamique pour contrer le processus dit de desindustrailisation, notamment par la promotion des decennies d'industrialisation soutenues par I'ONU.
2.1.1. La CAM! et les DDIA
Le lancement du programme de la Decennie du Developpement Industrie! de I'Afrique (DDIA) en tant que composante essentielle du Plan d'Actions de Lagos traduisait ['importance et le role de premier plan que le secteur industriel devrait jouer pour impulser le developpement economique et social du continent. La premiere DDIA avait des lors pour but de proposer des projets et programmes industriels afin de remedier aux carences structurelles du mode d'industrialisation des pays africains.
Les decennies d'industrialisation de I'Afrique proclamees et soutenues avec le concours de
fONUDI/CEA/OUA sont un acquis a I'actif des efforts de mobilisation et de plaidoyer fournis par la
CAMI. Aussi a-t-elle eu mandat des NU de servir au plan institutionnel, de support et de mecanisme a la mise en oeuvre de cette politique speciale des NU dans le secteur industriel de I'Afrique.En effet, la 16re decennie (DDIA: 1980-90) a permis de prendre des initiatives d'integration
notamment dans le domaine de la formation avec la creation de centres technologiques de reference notamment a Nairobi, Ibadan, et, Dar Es Salaam.
i. DDIA I
L'execution du programme de cette premiere Decennie a releve principalement de I'ONUDI qui pour I'essentiel a fourni les contributions et mis en place un groupe de coordination au sein du Bureau pour I'Afrique : le suivi de la mise en oeuvre du programme est etabli par un secretariat commun comprenant I'OUA, la Commission Economique pour I'Afrique (CEA) et I'ONUDI qui regulierement dresse a I'intention des membres de ta CAMI un rapport devaluation.
Le Bureau de la CAMI, compose de cinq Ministres de I'lndustrie representant chaque sous region, se reunissait trois fois sur une periode de deux (2) ans pour examiner l'execution des programmes et formuler des recommandations au Secretariat commun.
Les insuffisances suivantes ont ete relevees dans l'execution de la DDIA1;
un accent marque sur le secteur public, et une faible implication du secteur prive
une haute priorite aux industries de base qui requerraient d'enormes ressources financieres et une grande capacite technologique
un interet aux grandes entreprises au detriment des PME
un processus d'elaboration et de mise en oeuvre qui n'a pas pleinement mobilise les acteurs etdestinataires des programmes
des situations politiques instables et une recession economique mondiale
une deterioration des termes de I'echange et une rarefaction des ressources en provenance de I'aide au developpement ( APD).
En rupture avec la demarche centralisee et rigide de la DDIA 1, une nouvelle approche strategique a ete adoptee de maniere a faire participer chaque pays membre ,a I'elaboration de programmes nationaux realistes et adaptes aux contraintes et opportunites du pays. Ce processus a abouti a la
26me DDIA.
ii. DDIA II
La 2eme DDIA, qui couvre la periode 1993- 2002, a ete initiee des septembre 1986 par la CAMI 8 pour acc6lerer Industrialisation de I'Afrique. Le programme de la DDIA 2 a ete adopte par la CAMI 10,en mAme que ie Traite instituant la CEA. avant d'etre proclames par le sommet de I'OUA et les NU (resolution 44/177)
Au regard des faibles resultats atteints a la fin des annees 1980 par la 1ere DDIA et a I'occasion de leurs differentes seances, la CAMI, I'ONUDI et I'Assemblee G6nerale des Nations Unies ont approuve la proclamation d'une 2eme DDIA devant couvrir la periode 1993-2002.
Gr§ce a une dotation biennale de I'ONUDI, it a ete institue un capital de lancement des activites preparatoires de projets et programmes de cooperation technique en faveur des pays de I'Afrique.
Ainsi, depuis 1999, conformement au nouveau plan de travail de I'ONUDI, et a celui de I'Alliance pour Industrialisation de I'Afrique, les fonds destines a la DDIA servent a la mise en route de programmes nationaux integres dans les differents pays du continent.
La 2eme DDIA a apporte quelques avancees par rapport a la DDIA I en accordant plus d'importance:
• au secteur prive,
• au PME/PMI,
• a la participation des operateurs economiques a la politique industrielle de !eur propre
pays,
• au mecanisme institutionnel de suivi et devaluation,
• a I'implication des destinataires dans le processus d'elaboratton,
• aux projets sous-regionaux lances par CEA et ONUDI.en partenariat avec la SADEC.et
la CDEAO.A partir de la DDIA2, une plus grande appropriation des programmes integres et des rapports devaluation par pays sont etablis alors qu'ils etaient la plupart du temps le fait quasi exclusif des institutions d'appui technique (ONUDI, CEA)
Neanmoins, il est apparu des lacunes liees en particulier a I'absence de mecanismes operationnels de suivi et devaluation.
En effet, le rapport devaluation (93-96) note que: «le manque de notoriete du programme DDIA est rattache a I'absence de dispositifs specifiques de mise en ceuvre de la coordination, et de suivi du programme ; I'existence de la DDIA aurait ete plus vivace si tes dispositifs prevus avaient ete operationnels »
Cest precisement cette evaluation, a mi-parcours de la DDIA2, initiee par la CAMI qui a abouti a completer le dispositif de suivi de la mise en oeuvre de la politique industrielle de CAfrique
2.1.2. La CAMI et I'AIA
L"Alliance pour I'lndustrielle de I'Afrique (AIA) est le resultat d'une initiative conjointe de la CAMI/OUA/CEA/ONUDI.
Cette initiative traduit la volonte des membres de la CAMI et de ses partenaires de souligner au monde entier I'urgence d'un developpement industriel accelere de I'Afrique et de mettre en place un systeme de suivi et devaluation plus efficace.
Ce partenariat qui a rec.u le nom de I'AIA a ete officiellement lance a Abidjan en octobre 1996 a travers par la declaration d'ABIDJAN.
L'AIA apparatt comme un dispositif complementaire de suivi du programme de la 2eme DDDIA;
e!le constitue un instrument pratique de coordination, de mise en oeuvre et devaluation aux differents echelons ( national, regional et continental).
Le plan d'actions de I'AIA, adopte par la CAMI 13 (mai 97), approuve par les Chefs d'Etat et de gouvernement de I'OUA en juin 97 a Yaounde, a ete enterine par TAG des NU en decembre 97.
Elle traduit une volonte r6solue des dirigeants africains d'obtenir des resultats concrets. et d'atteindre les objectifs prioritaires de la DDIA.
L'AIA est done un mecanisme qui concentre I'attention des decideurs africains (publics et prives) comme de ceux de la scene internationale.
La premiere reunion du Comite Directeur de I'AIA, suivie du symposium sur la crise asiatique a Abidjan marque une ouverture du systeme de la CAM! sur d'autres regions du monde. Parmi les recommandations prioritaires de I'AIA, Ton peut mentionner I'institution de Conseils de partenariat Industriels (CPI) comme mecanisme de promotion du secteur prive et de dialogue entre les Gouvernements des pays membres et leur secteur prive.
Si I'A.I.A est une composante du systeme de suivi mis en place par la CAMI, Ton peut s'etonner de fa juxtaposition d'organes deliberants qui visent les mAmes objectifs et parfois tiennent concomitamment feurs assises:
la superposition voire la duplication des organes (secretariat conjoint de la CAMI et secretariat interimaire de I'AIA ; comite directeur de I'AIA et bureau de la CAMI) entre la CAMI et I'AIA. Cette situation trahit la volonte des dirigeants de constituer un systeme unique et coherent de cooperation et suivi de la mise en oeuvre des politiques et programmes d'industrialisation de I'Afrique ;
le management executif de ces organes est encore assure par des organismes, certes fortement impliques dans I'industrialisation du Continent africain, mais qui ont leur propre dynamique interne pas forcement en concordance avec celle de la CAMI;
les points de contact entre les communautes economiques regionales n'ont pas encore permis de mettre en place des mecanismes operationnels capables de porter efficacement le processus d'integration industrielle a I'echelon regional.
Au regard de cette situation, le bureau de la CAMI a decide, nonobstant la creation en 1996 de I'Alliance pour Industrialisation de I'Afrique congue comme devant prolonger et completer le mecanisme de la CAMI en vue d'atteindre les objectifs, fixes pour la 2eme DDIA, de revoir et de reorienter les strategies de developpement industriel en Afrique et les instruments devaluation pour mieux stimuler la croissance industrielle et en assurer un suivi plus efficace.
2.2.Conditions de renforcement de la CAMI
L'analyse des forces et faiblesses d'une part et de I'autre des contraintes et opportunity, auxquetles la CAMI est confrontee, est recapitulee ci-apres.
2.2.1.Forcesetfaiblesses Forces .iauniveauinstitutionnel -cadreuniquedecooperationdanslesecteurIndustrie!auniveau panafricain -cadreinstitutionneldenotoriete,arrimeadesinstitutionsspecialisees desNUetdel'OUA -LegitimationdesdecisionsdelaCAMIparI'ONUetI'OUA -Liensaveclescommunauteseconomiquesregionales -Elargissementausecteurpriveafricain //.auniveauoraanisationnel -Fortemobilisationministerielledepuis 30ansauxassisesdelaCAMI -capacited'adaptationarevolutiondescontextes -caractererotatifdelapresidencedelaCAMIetdupaysnote -Periodicitebiennaledesconferencesministerielles iii.auniveautechniaue -capacitedeconcertationintergouvemementaleetdenegociationavec lespartenaires capitalisationd'unelongueexperiencesurlespolitiquesetdestrategies industrieliesenAfrique -capacitedeconceptionetdesuivi/evaluationdeprogrammes industriels -grandecapacitetechniquedusecretariattechniqueconjointdelaCAMI
Faiblesses .iauniveauinstitutionnel -integrationinsuffisanteAIAdansCAMI -duplicationdesorganesCAMI/AIA(reunionconcomitantedesinstancesde coordination) -caracterelocaltrapmarquedeI'AIA -defautdecoordinationaveclesautresconferencesministerielles specialisees(agriculture,peche,economie,commerce,environnementetc. ii.auniveauoraanisationnel -gestiondirectedusecretariatCAMIparlesinstitutionstechniques internationalesplutdtqu'assistance(secretariatconjoint) -absencedesecretariatpermanent -dysfonctionnementduCDetduComitedeparrainagedeI'AIA -manqued'assiduitedesmembresauxreunionsdubureaudelaCAMI -nonmiseenplaceducomitedemobilisationdesressources(CMR) -AbsencedebudgetautonomeFaiblessedesressourcesaffecteesa I'organisationdesreunionsdelaCAMIetalamiseenoeuvredesonplan d'action iii.auniveautechniaue -effortsmobilisationdesinvestissementsexterieursencoreinsuffisants -Activitedesensibilisationetd'informationrelativementinsuffisante(en dehorsdelapreparationetI'organisationdesreunionsCAMI)surles missionsetobjectifsdelaCAMIauniveauducontinent 15
2.2.2.Contraintesetopportunites ontraintesOpportunites :d'ordreinstitutionnel 'esengagementdelaCEAannonce(octobre99/CAMI14)deneplus articiperalaCAMIapartirde2002 -risquevideinstitutionneldelaCAMI )locagefonctionnementcomiteparrainageAIA estructurationdelaCEA/OUAencours )hasedetransitiondanstareformedesinstitutionsd'integration conomiqueafricaine=incertitudeinstitutionnellecours jrandecomplexitedesstructuresd'integrationeconomiquesafricaines d'ordreoolitiaue ortemobiliteministerielle .d'ordretechnique DispositionsdeI'ActeUniquedeI'UnionAfricainesurlesecteur idustriel imenuisementdesressourcesAPD
aible mobilisation des ressources domestiques (epargne, transferts..)=
-andedependencedesourcesdefinancementexterieurAPDetIED./.d'ordreinstitutionnel -LancementdeEaNouvelleInitiativeafricaine(NIA)enfaveurdeI'integration economiqueetpolitiqueetadoptionduprogramme:placeprioritaireausecteur delaproductionindustrielle
- Constitution de I'Union Africaine et ouverture de certaines dispositions de I'Acte
Unique(art.14et20) //.d'ordrepolitiaue volontepolitiqueaffirmeepouruncadrespecifiquedecooperationdansle domaineindustriel:CAMI -NouvellesinitiativesspecialesdesNationsUniesetdesinstitutionsdeBreton Woodspourleredressementeconomiqueetsocial(croissanceaccelereeet reductiondelapauvrete) -volontedeparticipationdusecteurprive -disponibilitedelaBADaappuyerdesprogrammesdedeveloppementdu secteurpriveetaservirdecatalyseurpourlesentreprisespriveesafricaines -consensusauseindelacommunauteinternationalepourlapromotiondu secteurpriveetdesMPMI -Roleaccrudusecteurprive,desONGsetdelaSocieteciviledansI'orientation economiqueetpolitiquedesEtats ///.d'ordretechnique -ouverturetechnologiquedeI'AsiesurI'Afrique(TICAD) -AccorddeCotonou(ACP/UE) -facilitessurlemarchedesUSA(AGOA) -Constitutiond'organismessousregionauxetd'unificationdesmarches -interetprioritairedeI'ONUDIetdelaCEApourledeveloppementindustrielde I'Afrique 16III. SCENARIOS DEVOLUTION INSTITUTIONNELLE DE LA CAMI
Les scenarios envisages tiennent compte des opportunites et contraintes ci-dessus mais surtout
des objectifs de politique industrielle et les nouveaux programmes industriels que la nouvelle CAMI
compte realiserau cours du prochain millenium.3.1.Une nouvelle politique industrielle pour I'Afrique (Ref. « Strategies et mecanismes pour le developpement industriel de I'Afrique » )
L'Afrique realise une part insignifiante de la production industrielle mondiale et se trouve a la tratne de I'economie mondiale. En effet, en Afrique , le secteur industriel a tendance a decroTtre et le
niveau d'investissement diminue en mAme temps que baisse la productivity globale.L'objectif de realiser une croissance acceleree rend necessaire la reorientation de I'economie
africaine en mettant beaucoup plus I'accent sur ['industrialisation.Cette exigence a conduit les dirigeants africains a preconiser, lors de la 86me session de TAG de I'ONUDI, une nouvelle orientation englobant une strategie d'integration et de cooperation
regionale. Cette strategie vise a bStir des marches internes en vue de promouvoir une competitionintra-africaine comme tremplin pour une meilleure approche par I'Afrique des contraintes du
marche mondial.II sera alors necessaire pour les pays individuellement et collectivement a travers la CAMI et les
CER, de definir de politiques coherentes et appropriees de developpement industrie!, de mettre en place de programmes et projets d'industrialisation .industrialisation de I'Afrique sera avant tout I'affaire des africains eux-memes et non des
institutions et organisation internationales.L'Afrique doit se reapproprier son developpement industriel, en assurer une direction strategique
commune a travers de s projets communs, partage d'experiences entre les institutions et entrepays.
La mise en ceuvre d'une strategie et son ajustement sont conditionnes par la creation et la mise
en place de dispositifs adequats et d'outils pertinents et de ressources humaines capables de lesexploiter de maniere efficace et de moyens techniques et financiers ; c'est cet ensemble qui
constitue le systeme de suivi et devaluation de la strategie3.2. Un mecanisme de suivi/evaluation integ re
Un systeme de suivi evaluation de la mise en ceuvre de la politique industrielle comprend I'ensemble des institutions et organismes qui oeuvrent pour le developpement de I'industrie en Afrique. Ceux-ci collaborent autour d'objectifs et de priorites concertes, d'instruments et d'outils
partages.
Autrement dit, sans mecanisme de suivi il est extremement difficile d'atteindre les objectifs fixes par la strategie, sauf a considerer que les actions initiees par les acteurs et les differents partenaires sans coordination et sans coherence, tiennent lieu de strategie.
Les fonctions du mecanisme de la nouvelle CAMI/AIA porteront notamment sur;
la determination des enjeux strategiques du Continent la mise en place d'instruments de mesure des realisations
("evaluation des progres enregistres,
la coordination et la mise en coherence des programmes et projets dans une perspective d'integration.
Dans ce cadre, il sera necessaire de disposer d'un systeme integre jouant sur divers instruments indispensables a la conception et a la mise en place de la strategie, de dispositifs permettant d'optimiser les resultats des activites decoulantdes objectifs strategiques.
L'architecture generale du mecanisme doit s'articuler autour des activites de plaidoyer, de formulation de programmes, d'orientation politique, de suivi de la mise en ceuvre des actions de le nouvelle. strategie. Elle comprend en particulier:
un systeme d'informations et d'echanges ( national, regional et continental) un cadre de concertation ( Etat /prive/partenaires)
un cadre de coordination (planification et coordination des programmes)
3.3. Scenarios de perennisation
Le principe de maintenir la CAMI/AIA comme forum ministeriel de cooperation et d'integration pour appuyer le developpement industriel du contient africain n'est pas conteste. Bien au contraire, cette volonte nous a ete affirmee avec force au cours de la mission par la plupart de nos interiocuteurs, confirmant de la sorte les decisions et resolutions des instances de la CAMI.
Le scenario de I'abolition de la CAMI de meme que celui de la creation d'une nouvelle structure, ne rencontrent pas I'adhesion des differents protagonistes de la politique d'industrialisation de I'Afrique. Le beneficie de cet instrument unique, a savoir la CAMI/AIA, de promotion est reconnu par tous les beneficiaires et partenaires.
En effet, I'hypothese de I'abolition pure et simple de la CAMI entraTnerait un vide dans le suivi des politiques industrielles. Aucun acteur ne semble envisager cette hypothese. Le continent est confronte a des defis importants pour developper, de maniere integree, concertee et acceleree, ses capacites productives dans le nouveau contexte de la mondialisation qui tend a marginaliser I'Afrique et a la reduire a un vaste marche.
La perspective du remplacement de la CAMI/AIA par une nouvelle structure supposee plus performante est certes envisageable mais pourrait entramer:
-une aggravation de la complexity des structures de cooperation et d'integration en Afrique, -des difficultes d'insertton institutionnelle et de reconnaissance Internationale,
-des difficultes de financement,
-une perte de capitalisation de I'experience et de la credibility dont beneficie actuellement la CAMI/AIA.
Ainsi malgre les resultats mitiges enregistres par le Continent dans le domaine du developpement industriel, il est generalement admis qu'au cours des 30 dernieres annees, ta CAMI/AIA a joue un role actif dans I'elaboration, le plaidoyer et le suivi de la politique industrielle en Afrique. Sa perennisation s'impose comme une exigence pour I'Afrique.
3.3.1 .Scenario 1 : Restructuration de la CAMI/AIA
Le scenario de la perennisation de la CAMI devra permettre de resoudre quatre types de problemes :
■ le rattachement de la reunion des ministres de I'industrie a la plus haute instance de decision politique des Chefs d'Etat Africains
■ I'articulation du comite des experts aux instances techniques appropriees de la
CEA/ONUDI/OUA■ une meilleure 'integration et une plus grande efficacite des instances de la CAMI et de I'AIA
■ une plus grande ouverture de ta CAMI/AIA au secteur prive et aux communautes regionales
Ce scenario peut se decliner en deux options.
Option 1 : ancrage institutionnel de la CAMI au sein de I'Union Africaine (UA)
L'Acte constitutif de I'Union Africaine, adopte le 12 juillet 2000 a Lome (Togo), est entre en vigueur a partir du 26 mai 2001 Elle a pour mission de coordonner et d'harmoniser les politiques entre les communautes economiques regionales en vue de la realisation graduelle des objectifs de I'Union
Africaine.Le receptacle institutionnel de I'U.A permet d'integrer la CAMI dans le comite de I'industrie, de la science et de la technologie, de I'energie, des ressources naturelles et de I'environnement,
conformement a I article 14 de I'Acte Constitutif de I'UA)La CAMI deviendrait alors un organe institutionnel de la prochaine U.A composee d'experts et de
ministres.A ce titre, elle pourrait beneficier de :
un cadre juridique et institutionnel a I'echelle continentale
une insertion dans la nouvelle dynamique d'integration economique et sociale du
continent
dispositif organisationnel de I'UA
la mise a disposition possible d'un commissaire industriel (Article 20 de I'Acte Constitutif de I'UA)
une meilleure articulation avec le comite technique industrie! et secteur prive de I'ONU/CEA
Mais cette option presente les inconvenients suivants :
risque de dilution des activites liees a I' industrie autres activites (energie, environnement, science technologie...etc.)
allongement de la distance hierarchique entre la CAMI et la conference des Chefs d'Etat et TAG des Nations Unies
faibte visibility et audience de la CAMI possibilites financieres limitees
predominance des aspects techniques sur la dimension politique dans la CAMI.
Deux variantes peuvent etre attachees a cette option en vertu des dispositifs de I'Acte Constitutif,
en particulier les dispositions de I'alinea 3 de I'article 1i.Variante 1
Obtenir une restructuration du comite prevu a I'article 14 pour la mise en place d' un sous-comite
charge de I'industrieCette variante permet de donner au secteur de I'industrie sa propre marque dans le dispositif de I'UA mais le fait dependre d'un comite heterogene.
/;. Variante 2
Solliciter, en vertu des dispositions de ('article 14, la creation d'un comite specifiaue et autonome en charge de Industrie.
Cette variante mettrait le secteur industriel au mdme niveau que les autres domaines de la vie economique et sociale mais pour autant la chatne hierarchique d'acces a la conference des Chefs d'Etat ne serait pas raccourcie.
La principale faiblesse de ce scenario porte un le statut de la reunion ministerielle qui ne serait plus raccordee directement a la conference des Chefs d'Etat. Elle rapporterait au conseil executif et a la commission economique et sociale de I'UA.
Option 2 : Articulation avec la Nouvelle Initiative Africaine (NIA)
La NIA est une initiative des dirigeants africains qui vise a placer le continent sur le chemin de la croissance durable et du developpement et a assurer sa participation a I'economie mondiale. Cette initiative de re-appropriation de I'initiative a ete approuvee par TAG des NU a travers la declaration du millenaire et a appele la communaute internationale a renforcer son implication par de nouveaux flux de ressources.
LA NIA definit 5 sous-regions economiques en Afrique qui correspondent a celles identifies par la CAMI (Afrique de TOuest, Afrique du Nord, Afrique Centrale, Afrique de I'Est, Afrique du Sud).
L'objectif consiste a rationaliser Ees institutions d'integration economique pour identifier les projets communs favorables a I'integration : harmonisation des politiques d'investissement, coordination des politiques sectorielles nationales et le suivi des programmes au niveau sous regional
Le cadre institutionnel de ta NIA se structure a un double niveau : regional (Autorite regionale de la NIA ) et continental (Haute Autorite de la NIA). Le management permanent sera assure par une direction generale panafricaine et un comite de directeurs nationaux
L'acces aux marches des pays industrialises par la diversification de la production industrielle africaine apparaTt comme une haute priorite pour les initiateurs de la NIA.
L'accent est mis sur I'augmentation de la valeur ajoutee manufacturiere par la transformation des ressources naturelles, renrichissement des minerais et la production de biens d'equipement. Pour ce faire il est preconise, a I'instar du plan d'actions pour Industrialisation de I'Afrique de la CAMI, la promotion d'entreprises privees notamment les micro et les PME, principal moteur de croissance. II a egalement preconise la mise en place de centres de normalisation, I'harmonisation de la reglementation technique et la mise en place d'un centre d'echanges d'informations et d'echanges d'experiences intra et intercontinentaux.
L'arrimage a la NIA permettrait a celle-ci de disposer d'un cadre institutionnel de dimension continentale ayant une orientation economique marquee et faisant de ('Industrie une priorite.
La volonte des initiateurs de ia NIA de mettre 'en place une nouvelle structure operationnelle et dynamique d'integration economique offre une opportunite de cadre institutionnel pouvant assurer une bonne visibility a la CAMI et une proximite avec les Chefs d'Etat, a travers la Haute Autorite de la N IA qui regroupe plus de vingt Chefs d'Etat africains.
L'insertion de la CAMI dans cet espace institutionnel permet de constituer un interface entre les hauts dirigeants africains et les destinataires des politiques. Le positionnement de la CAMI a cette instance constituerait un facteur de consolidation et de perennisation garantissant I'articulation entre le comite des experts avec les comites de la CEA et de I'OUA. L'interet de ce scenario consiste a assurer un lien institutionnet entre la CAMI avec I'essentiel des organisations d'integration en Afrique.
Toutefois, ce scenario presente de serieuses incertitudes liees au processus en cours de mise en place des structures de la NIA. Cette situation appelle une intense activite de lobbying pour bien positionner la conference des ministres de I'industrie dans cette architecture en gestation.
3.3.2.Scenario 2 : Autonomisation de la CAM!
Ce scenario stipule la mise en place d'un forum autonome mixte comprenant:
- les ministres africains de I'industrie,
- les representants du secteur prive et de la societe civile - les institutions partenaires.
Ce forum sans ancrage institutionnel a I'echelon de la conference des ministres, serait alors dote d'un budget autonome alimente par les ressources a la fois publiques, privees, en plus de I'apport des partenaires au developpement.
En effet, une telle structure exprimerait une avancee de la collaboration entre les secteurs public et prive au niveau continental pour le developpement industriel. Cette collaboration initiee par I'organisation de Forum et la participation de Africain Business Round Table ( ABR) se prolongerait done de maniere organique dans une nouvelle structure mixte.
Mais cette option pose le probleme du rattachement institutionnel de la CAM I au dispositif d'integratton africaine, notamment I'Union Africaine et de reconnaissance intemationale (ONU/CEA). Ce vide institutionnel pourrait amoindrir le poids de la CAMI et alterer son role d'interface dans la definition et le suivi des politiques industrielles.
Ce risque pourrait etre partiellement neutralise en articulant le comite conjoint plenier des experts de I'ONU/CEA au comite technique de I'll .A pour former un mecanisme de suivi evaluation des politiques industrielles.
Le second moyen de neutralisation du risque serait de maintenir le comite de parrainage des Chefs de I'Etat de I'AIA qui ferait alors le lien avec la Conference des Chefs d"Etat de I'UA.
3.4 Schema de repositionnement de la CAMI
La CAMI, en tant que structure unique au plan continental en matiere d'industrialisation devrait jouer un role de premier plan pour developper de nouvelles initiatives en matiere de partenariat tant avec les gouvernements, les partenaires au developpement que le secteur prive.
3.4.1. Objectifs et missions de la CAMI/AIA restructure
La CAMI devra servir non seulement de forum pour les pays membres en vue d'harmoniser leur politique industrielle mais surtout se consolider comme
cadre de cooperation industrielle en Afrique, de reflexion et d'appui a I'execution des
programmes :
■ cadre de concertation ( autorites publiques et secteur prives) echanges d'experience, projets communs a realiser, partage d'experiences, cadre de cooperation ( technologie, formation, marches),
■ cadre de coordination ( coordination mise en ouvre des programmes, planification des actions),
■ systeme d'information, d'echanges et devaluation.
Les propositions formulees lors de la 26me Reunion du Bureau de la CAMI 14 permettent de
d6cliner les axes d'intervention suivants de la nouvelle CAMI:
suivi de mise en oeuvre des objectifs et des priorites de la DDIAet de I'AIA
identification et etablissement de liens de partenariat avec les structures publiques et privees d'autres regions du monde intervenant dans le domaine industriel
- intensification du role de plaidoyeren vue de la mobilisation des ressources financieres
- obtention d'une plus grande implication des structures regionales et internationales de financement
- implication des partenaires de la societe civile dans ('elaboration des politiques industrielles
- organisation de programmes d'6changes entre les organisations privees regionales (.)1
- promotion de programmes et echanges intra regionaux en matiere de formation et optimisation de ('utilisation des centres technologique africains.
La mise en oeuvre efficace de la politique d'industrialisation de I'Afrique suppose la mise en place de mecanismes operationnels capables :
- d'integrer la politique industrielle de I'Afrique dans le processus de mondialisation,
- de donner une visibility a I'Afrique et attirer les partenaires de I'Afrique pour la mobilisation de ressources (investissement etranger direct, partenariat technique),
- d'assurer le pilotage, la planification strategique, operationnelle des programmes,
- d'harmoniser et de coordonner les politiques aux niveaux : continental, regional et national, - de suivre et d'evaluer les r^sultats et les contraintes.
En resume, ('architecture generale du mecanisme de suivi evaluation prendra en compte les fonctions suivantes:
- plaidoyer des politiques industrielles
- orientation des politiques industrielles integrees, - formulation de programmes,
suivi de la mise en ceuvre, Evaluation des activites.
Le champ d' intervention de la nouvelle CAMI/AIA devra concerner trois niveaux de deploiement de la politique industrielle :
- continental: panafricain
- regional: espace des communautes economiques regionales - national: les politiques et programmes pays
3.4.2. Les acteurs de la nouvelle CAMI
La CAMI restructured unira autour de ses instances et de ses activites :
- des decideurs africains du secteur public et du secteur prive de toute la region, - des organismes de developpement international et regional,
- des instituons privees d'Afrique et en dehors du continent,
L'Union des Chambres de commerce, les confederations patronales et les associations d'entrepreneurs etc National: organisations professionnelles
Regional: Union des Chambres de Commerce et de I'lndustrie, Federation regionale des CES,
Table ronde regionale des hommes d'affairesAfricain : union africaine Chambres, Federation africaine des CBS
- des institutions, des organisations et des associations nationales et internationales s'occupant de technologie, de financement et de recherche,
- des organismes d'aide bilaterale et multilateral appartenant ou non au systeme des Nations unies
De maniere precise, il s'agira :
- des institutions des Nations unies, en particulier les institutions specialisees comme I'ONUDI et les institutions financieres, les organisations economique regionales internationates
- des institutions panafricaines : I'union africaine et ses organes specialises (CEA, CES, Comite technique et la BAD,
- des institutions regionales : UMA, UEMOA, CDEAO, SADEC, COMESA etc.;
- des organisations du secteur prive: Table Ronde des hommes d'Affaires, Union des Chambres de commerce et d'industrie, Federation des Conseils Economique et social
- des Chefs d'Etat, membres du comite de parrainage de I'AIA et les ministres en charge de I'Industrie.
3.4.3. Un nouveau schema organisationnel
Dans tous les cas de figure envisages par les differents scenarios, ia nouvelle CAMI/AIA devra maintenir une structuration souple qui integre mieux les instances de la CAMI et celles de I'AIA.
L'objectif sera d' atteindre le maximum d'efficacite avec des structures fortement allegees:
L'architecture organisationnelle de la nouvelle CAMI/AIA, batie autour du comite plenier des experts, comprendrait:
■ le comite de oarrainaae de I'AIA allege, aui pourra intervenir dans la conference des Chefs d'Etat de I'UA ou la Haute Autorite de la NIA, TAG de I'ONU ou d'autres instances internationales
■ un bureau eiu par la conference des ministres qui se reunit au moins tous les 6 mois
■ un secretariat permanent compose d'une ressource affectee par le pays hdte et d'un fonctionnaire mis a disposition par I'ONUDI avec localisation soit au siege de la direction
regionale de E'ONUD! a Abuja., soit au siege de I'UA ou encore de la NIA2
■ -un comite Plenier des experts compose des delegues des CPI, des CER, des institutions financieres continentales et regionales( BAD, BCEAO, BCEAC, BOAD etc.) et des institutions techniques liees au developpement industriel ( Centre technologique, de normalisation etc.)
Ce comite trouve son point d'articulation naturel au niveau du comite de developpement industriel et du secteur prive de la CEA et du comite ou sous-comite de I'OUA.
Cet organe central de la CAMI/AIA fonctionnera en articulation avec notamment les institutions specialisees de I'ONU et de I'OUA
La rencontre des ministres de I'industrie. avec les autres decideurs du secteur prive et des communautes regionales se, reunirait comme instance strategique pour definir les orientations et prendre des recommandations a faire enteriner aux Chefs d'Etat.
Cette instance est une garantie de la volonte des dirigeants africains de suivre et de veiller a la mise en ouvre effective des resolutions et decisions prises sur le secteur industriel.
2La CEA/OUA/ONUDIcontinueront d'ap porter I'assistance technique au secretariat, au bureau et au comite pl6nier
A cette reunion biennale des principaux acteurs du secteur de I'industrie pourrait etre couple un forum de discussions sur les problemes actuels lies au developpement de I'industrie et du secteur
prive en Afrique et dans le Monde.Enfin, a I'echelon national, les comites de partenariat redynamises, sur la base de programmes
d'action pays, devraient servir de cadre d'expression du consensus national entre les
representants du secteur prive et les decideurs publics sur les politiques et sur le suivi de leur mise en oeuvre.CONCLUSIONS
Au fil des ans, la CAMI a elargi ses missions et activites : de forum politique de sensibilisation sur
('industrialisation de I'Afrique, elle est devenue progressivement un cadre de conception et de suivi des politiques et des programmes integres d'industrialisation de I'Afrique.Au bout de 30 ans d'existence, la CAMI s'est muee en un systeme complexe de mecanismes de conception, de suivi evaluation des programmes d'industrialisation par adjonctions successives de
fonctions et d'organes tant au niveau continental, regional que national.Les acteurs membres ou partenaires de la CAMI, se sont diversifies comprenant, en dehors des ministres et des institutions specialisees, des Chefs d'Etat africains, des representants des
communautes regionales et des organisations africaines du secteur priv6 et enfin des partenaires d'autres regions du Monde (Asie, Amerique Latine)Les Autorites politiques de la CAMI manifestent encore une volonte resolue de maintenir et de consolider la CAMI dans le but de s'approprier tous les domaines et mecanismes de suivi et
devaluation des politiques d'industrialisation de I'Afrique.Mais cette volonte de pilotage du processus d'industrialisation de I'Afrique par la CAMI est fragilisee par une absence de politique specifique de mobilisation de ressources aggravee par un recent risque institutionnel provoque par la restructuration en cours de certains partenaires
institutionnels majeurs (ONU/CEA et OUA/UA).En vue d'aboutir a la perennisation de la CAMI et de rendre effective I'appropriation par les dirigeants africains du mecanisme de suivi et devaluation des politiques industrielles, il s'impose
de proceder a :une rationalisation du dispositif par une integration poussee des fonctions et un
allegement des structures, autour du comite plenier des experts articule a la fois
alaCEAetal'UA,('adoption du principe du faire-faire par la mobilisation des institutions regionales
et specialisees dans un domaine precis,un nouvel ancrage institutionnel de la CAMI.notamment de la reunion des ministres,
une redefinition du systeme de partenariat avec les institutions de I'UA, NIA et
ONU,le developpement d'une plus grande capacite de communication sociale afin de
donner plus de visibility au secteur industriel en Afrique me"me.En d'autres termes, la CAMI/AIA devrait se repositionner comme un cadre de coordination et
d'harmonisation du systeme de suivi politique et technique qui federe les activites de differents
partenaires et acteurs de la politique industrielle africaine.Recommandations
La 29 DDIA se termine en 2002, correspondant a la date prevue de desengagement de la
CEA/ONU de la CAMI/AIACette periode de transition pourrait 6tre mise a profit par la CAMI/AIA pour decider de son
evolution institutionnelle en vue d'assurer sa perennisation.La contrainte liee aux incertitudes des reformes institutionnelles en cours a I'OUA et a la CEA devrait etre consideree comme une opportunity pour faire partager la demarche de
repositionnement politique de la CAMI/AIA.■ Dans le but d'assurer la consolidation de la CAMI comme instance politique panafricaine
tout en lui donnant un caractere operationnel plus marque, les action suivantes nous paraissent urgentes dans la periode de transition :Confirmer la nouvelle CAM/AIAI comme le mecanisme global de formulation et de
suivi des politiques industrielles de I'Afrique ;definir de nouvelles orientations strategiques de developpement industriel de I'Afrique sur ia base des enseignements tires de la DD1A2 ;
decider du scenario de perennisation de la CAMI/AIA ;
etablir un plan d'action sur une periode interimaire d'un an afin de preciser le
nouveau schema institutionnel et de le faire partager les nouvelles orientations etactivites aupres des differents partenaires de la CAMI (reunion NIA en Janvier
2002, assemblee de I'UA en juitlet 2002 etc..);reactiver le comite de parrainage de la CAMI/AIA et alleger sa composition (
modifier le mode de representation des Chefs d'Etat par zone geographique) et le rendre la tournante ;solliciter I'appui de I'ONUDI pour 1'installation d'un nouveau secretariat de la CAMI a
Abuja avec une ressources provenant du pays hdte et un ressource affectee par I'ONUDI;entreprendre des demarches aupres de la conference des ministres du Plan de la CEA en vue de consolider ie partenariat;
developper des synergies , a travers I'OUA, avec la conference des ministres africains de I'Energie
■ Sur le nouveau schema organisationnel, les actions suivantes pourront etre mises en
ceuvre:
Rendre permanent le secretariat de la CAMI, avec I'assistance et I'appui des
institutions partenaires ('ONUDI, ONU/CEA et OUA);Faire des representants des CER des membres a part entiere du bureau de la
CAMI, en plus de leur presence au comite plenier;Elaborer un projet de charte et de reglement interieur de la CAMI;
Mettre en place, au sein du bureau de la CAMI, un comite de mobilisation des ressources pour le fonctionnement de la CAMI et le financement des programmes de developpement industriel;
Impliquer a part entiere les membres du secteur prive, des ONGS et structures de micro financement;
Maintenir la periodicite des reunions de la CAMI, a coupler avec Comite plenier des experts et Forum secteur prive ;
Envisager de rebaptiser la CAMI/AIA du fait de I'elargissement et de la diversification de ses membres ;
Integrer le Comite Directeur de I'AIA dans le bureau de la CAMI;
Positionner le comite de parrainage des chefs d'Etat comme reiais avec les instances de I'UA, NIA et ONU ;
assurer un lien institutionnel entre le comite plenier de la CAMI/AIA avec le comite technique de I'ONU/CEA (Comite industriel et secteur prive) et celui de I'OUA (comite ou sous-comite) ;
Admettre les representants du secteur prive et de la societe civile comme membres a part entiere de la CAMI;
Assurer I'articulation entre la nouvelle CAMI et les communautes regionales en faisant participer celles-ci aux organes deliberants de la CAMI, notamment au Bureau.