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MINISTERE DE LA SANTE PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA ET IST PNLS

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(1)

RAPPORT D’ENQUETE 2018 EVALUATION DES INDICATEURS D’ALERTE PRECOCE DE LA PHARMACO - RESISTANCE DU VIH AUX ARV EN

RDC

MINISTERE DE LA SANTE

PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA ET IST

PNLS

(2)

TABLE DE MATIERE

Table des matières

TABLE DE MATIERE ... 1

2. INTRODUCTION ... 10

3. OBJECTIFS DE L’ETUDE ... 11

4. METHODOLOGIE ... 11

a. Indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance : ... 11

b. Choix des sites ... 12

5. RESULTATS ... Erreur ! Signet non défini. 1.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province de KONGO CENTRAL. ... 18

1.2.1. Hôpital Général de Référence IME de KIMPESE : ... 23

1.2.2. Hôpital Général de Référence St LUC : ... 24

1.2.2. Hôpital Général de Référence NSONA NKULU :... 26

1.2.3 Hôpital Général de Référence de BOMA : ... 28

1.2.3 Hôpital Général de Référence de KIAMVU : ... 30

1.2.4 Hôpital Provincial Général de Référence de KINKANDA : ... 32

Centre de Santé de Référence de MVUZI : ... 34

Centre hospitalier mère et enfant KIVEVE : ... 36

2.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du SANKURU ... 38

2.2. EVALUATION DES INDICATEURS D’ALERTE PRECOCE DE RESISTANCE DU VIH AUX ARV PAR SITE DANS LA PROVINCE DE SANKURU. ... 43

2.2.1 L’HOPITAL SAINT FRANCOIS d’ASSISE ... 43

2.2.2. L’HOPITAL GENERAL DE LODJA ... 44

3. LA PROVINCE DU KWANGO ... 46

4. PROVINCE DE KWILU ... 52

4.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du KWILU. ... 52

5. PROVINCE DU NORD KIVU ... 61

6. PROVINCE DU MANIEMA ... 76

6.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du MANIEMA ... 76

6.2. EVALUATION DES INDICATEURS D’ALERTE PRECOCE DE RESISTANCE DU VIH AUX ARV PAR SITE DANS LA ... 80

PROVINCE DU MANIEMA . ... 80

6.2.1. Hôpital Général de Référence de KINDU Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 80

6.2.2. Hôpital Général de Référence d’ALUNGULI Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 82

6.2.3. Centre Hospitalier KITULIZO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 83

7.2. EVALUATION DES INDICATEURS D’ALERTE PRECOCE DE RESISTANCE DU VIH AUX ARV PAR SITE DANS LA ... 94

PROVINCE DU HAUT KATANGA. ... 94

7.2.1. CS CAMP PREFABRIQUE Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 94

7.2.2. CENTRE MEDICAL AS VIE Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 96

(3)

7.2.3. CS LUPIDI II Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco

résistance du VIH, 2018. ... 97

7.2.4. CS SAINT CHARLES : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 98

7.2.5. CENTRE D’EXCELLENCE DE SENDWE de LUBUMBASHI Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 100

7.2.6. Cliniques Universitaires de LUBUMBASHI Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 101

7.2.7. CS CAMP KAMALONDO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 103

7.2.8. CS BAKHITA : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 104

7.2.9. Hôpital Général de Référence de KAMPEMBA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 105

7.2.10. HGR HAKIKA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016 ... 107

7.2.11. CS AVE MARIA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 108

7.2.12. CS KIBA 2 Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 109

1.2.13 . CS KISAMAMBA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 111

1.2.14 . CS UZIMA WETU Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 112

1.2.15. CSR DUBIE Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 113

1.2.16 Hôpital Général de Référence de KENYA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 115

1.2.17 Hôpital Général de Référence de KISANGA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 116

1.2.18 Centre de Santé RADEM/HEWA BORA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 117

1.2.19 Le Centre de Sante de Référence Ste Bernadette Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 119

1.2.20 CS MAMA WA URUMA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 120

1.2.21 Hôpital SNCC Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 122

1.2.22 HGR VANGU Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 123

1.2.23 POLYCLINIQUE MEDICARE... 125

8. PROVINCE DE L’EQUATEUR ... 127

8.1. Résultats des évaluations des IAP dans la province de l’EQUATEUR ... 127

8.2.1. Hôpital Général de Référence BOLENGE : ... 133

8.2.2. Hôpital Général de Référence de WANGATA : ... 135

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 135

8.2.3. Centre de Santé de Référence MAMA BALAKO :... 137

(4)

8.2.4. Centre DREAM de MBANDAKA : ... 138

9. PROVINCE DE LA TSHOPO ... 140

9.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province de la TSHOPO. ... 140

9.2. Résultat de l’évaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la PROVINCE DE LA TSHOPO. ... 145

9.2.2. Centre de santé de Référence FOYER ... 147

9.2.3. Centre de santé de Référence MOKILI ... 149

9.2.3.1. Description du site ... 149

10.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province de Lomami ... 163

10.2. Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la province de Lomami ... 169

10.2.1. Le Centre Hospitalier Notre Dame de Grâce Musaula ... 169

10.2.2. Hôpital Général de Référence de Tshiamala ... 170

10.2.3. Centre Hospitalier EMMAUS ... 171

10.2.4. Centre Hospitalier Tshishinji ... 173

11. PROVINCE DU SUD KIVU ... 174

11.2. Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans le Sud Kivu ... 180

11.2.1. CTA PHARMAKINA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 180

11.2.2. Hôpital Général de Référence de KADUTU ... 182

11.2.3. Hôpital Général de Référence de BAGIRA ... 183

11.2.4. Hôpital Militaire Régional de BUKAVU ... 185

11.2.5. Centre Hospitalier 5ieme CELPA BUKAVU ... 186

11.2.6. Hôpital Général de Référence d’UVIRA ... 187

11.2.7. Centre de Santé MUHUNGU Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 188

11.2.8. Centre Hospitalier KASENGA du 8ème CEPAC Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 190

11.2.9. Hôpital Général de Référence de Kavimvira ... 191

11.2.10. Hôpital Général de Référence de PANZI ... 193

12. PROVINCE DE KINSHASA ... 195

12.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province de KINSHASA ... 195

... 204

12.2. Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la Province de KINSHASA . ... 205

12.2.1. CS BOYAMBI Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 205

12.2.2. HGR KINTAMBO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 206

12.2.3. Clinique BONDEKO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 208

12.2.4. CS BOMOTO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 210

12.2.5. CSR BONDEKO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 211

12.2.6. HGR KIMBANSEKE Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 213

(5)

12.2.7. CENTRE IST MATONGE Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 214 12.2.8. CENTRE MSF KABINDA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 216 12.2.9. HOPITAL SAINT JOSEPH Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 217 12.2.11 CS ELONGA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 219 12.2.12 HGR MAKALAEvaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 220 12.2.13 CS LISANGA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 222 12.2.14 CS ESENGO Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 223 12.2.15 CLINIQUE NGALIEMA ... 225 12.2.16 CSM BINZA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 226 12.2.17 CSM MFINDA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 228 12.2.11.8 CLINIQUES UNIVERSITAIRES DE KINSHASA (C.U.K) Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 230 12.2.18 CS MOBENGIEvaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 231 12.2.19 CENTRE MERE ET ENFANT DE NGABA (CME NGABA)Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 233 12.2.20 C.S. BOMOI Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 234 12.2.21 CH KIKIMI Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 236 12.2.22 Centre Hospitalier de Saint HILAIRE : ... 237 12.2.23 Centre Hospitalier de KINGASANI : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 238 12.2.24 CENTRE HOSPITALIER KISENSO : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 240 12.2.25 CENTRE HOSPITALIER SAINT ALPHONSE : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 241 12.2.26 L’HGR MATETE (OMECO): Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 243 12.2.27 HOPITAL PEDIATRIQUE KIMBONDO : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 244 12.2.28 LE CENTRE HOSPITALIER LIZIBA : ... 245 12.2.29 LE CH BUMBU LIBONDI : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 247 12.2.30 LE CENTRE DE SANTE CENTENAIRE : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 248 1.12.30.2 CS BADARA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 250 1.12.31 CENTRE HOSPITALIER ROI BAUDOUIN : ... 251

(6)

1.12.32 . LE CENTRE DE SANTE SAINT BERNARD : Evaluation des indicateurs

d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 252

1.12.33 CENTRE DE SANTE ET MATERNITE DE N’DJILI: Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 254

1.12.34 LE CS SOSIDER : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018. ... 255

13. PROVINCE DE L’ITURI ... 257

13.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province de l’ITURI. ... 257

13.2. Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la province d’ ITURI . ... 264

13.2.1 Hôpital Général de Référence de BUNIA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 264

3.2.1. CENTRE MEDICAL EVANGELIQUE NYANKUNDE : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 266

3.2.2. CENTRE HOSPITALIER MAHAGI : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 267

3.2.3. HOPITAL PROVINCIAL PNC : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 269

3.2.4. CENTRE MEDICAL ZALI : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 271

3.2.5. CENTRE DE SANTE RWAMBUZI : Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 273

14.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du TANGANYIKA ... 274

Les 2 sites de traitement ARV retenus dans la province du TANGANYKA, étaient la CLINIQUE ETAT et l’HGR KALEMIE. ... 274

15.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du KASAI ORIENTAL. ... 283

16. PROVINCE DU SUD-UBANGI ... 300

16.1. Résultats et commentaires par IAP dans la province du SUD-UBANGI ... 300

16.2. Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la province du SUD-UBANGI. ... 305

16.2.1. Hôpital Général de Référence de BWAMANDA ... 305

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016 ... 305

16.2.2. Hôpital Général de Référence de GEMENA : ... 307

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016 ... 307

16.2.3. Centre de Santé MOPELA : ... 309

16.2.4. Centre de Santé BODEME : ... 311

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 311

17. PROVINCE DU KASAI CENTRAL ... 313

17.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du KASAI CENTRAL ... 313

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la province du KASAI CENTRAL ... 318

17.2.1 LE CENTRE HOSPITALIER UPEC ... 318

17.1.2 Le Complexe Hospitalier de KANANGA ... 319

17.1.2 Hôpital Général de Référence de MIKALAYI : ... 321

17.1.2 UPEC (Unité prise en charge): ... 323

(7)

17.1.2 Le Centre Hospitalier PAX ... 324 18.1 Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de résistance du VIH aux ARV par site dans la Province de LUALABA. ... 326 18.1.1 CSR MUPANJAEvaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016. ... 332 18.1.2 CS NEEMA... 333 18.1.3 CS BUMI/KAWAMA Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la

pharmaco résistance du VIH, 2018 ... 335 18.1.4 CS SHALOOM ... 336 ANNEXES ... Erreur ! Signet non défini.

Titre tableau….. ... Erreur ! Signet non défini.

(8)

LISTE DES ABREVIATIONS

ARV : Antirétroviraux

BCZS Bureau central de la zone de santé BPC : Bureau Provincial de Coordination CPN : Consultation prénatale

CV : Charge virale CH : Centre Hospitalier

EDS : Enquête Démographique et de Santé IAP : Indicateur d’aletre precoce

IST : Infection Sexuellement Transmissible HP Hopital Provincial

HGR : Hopital General de rederence NA : Non Applicable

OAC : Organisation à Assise Communautaire

PNLP : Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLS : Programme National de Lutte contre le SIDA

PNMLS : Programme National Multisectoriel de Lutte contre le SIDA PNSR : Programme National de Santé de la Reproduction

PNT : Programme National de Lutte contre la Tuberculose PNTS : Programme National de Transfusion Sanguine

PTME : Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l'Enfant PVVIH : Personne Vivant avec le VIH

SIDA : Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise TARV : Traitement anti retraux vireaux

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine ZS : Zone de santé

(9)

1.

RESUME

Lors de la session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/sida en 2001, il avait été recommandé que les médicaments antirétroviraux (ARV) soient mis à la disposition des pays à ressources limitées afin de lutter contre les disparités entre pays pauvres et pays riches en ce qui concerne l’accès au traitement antirétroviral (TARV). A la suite de cette recommandation l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait développé des directives sur la santé publique pour appuyer et faciliter la mise à échelle des traitements antirétroviraux dans les pays à ressources limitées.

En raison du taux de mutation élevé du virus et du fait que la maladie nécessite un traitement à vie, la résistance est une réaction normale de tous les virus aux antirétroviraux. Il faut s’attendre au développement des résistances aux ARV chez les personnes sous traitement, même si des schémas thérapeutiques appropriés leur sont proposés et que l’observance du traitement est préconisée. Pour ces raisons il apparaît important que la RDC développe un paquet d’activités nécessaires pour prévenir l’apparition des résistances évitables aux ARV. Pour se faire, le Ministère de la Santé Publique vient d’organiser la Quatrième enquête pays d’évaluation des indicateurs d’alerte précoce (IAP) de la pharmaco-résistance du VIH avec l’appui du Fonds Mondial et l’assistance technique de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Cette enquête a ciblé 138 structures de soins qui assurent la prise en charge globale des personnes infectées par le VIH/SIDA (PVVIH). Ces 138 sites de traitement antirétroviral sont répartis dans 18 provinces du pays.

L’objectif de cette enquête était d’évaluer les performances du programme de prise en charge par les ARV dans chacun de ces sites retenus afin d’optimiser la prévention des résistances et de réduire au minimum l’émergence de celles qui sont évitables.

Les résultats de cette quatrième enquête montrent que 66 sites sur les 138 enquêtés (soit 47,8%) ont un taux de « Retrait de médicaments ARV dans les délais » acceptable. Cela indique que le niveau d’observance du traitement ARV par les patients est faible dans les sites enquêtés et pourrait favoriser l’émergence de résistances.

En outre, seulement 87 des 138 sites évalués (soit 63 %) ont un taux de « Rétention à 12 mois des patients sous TARV » acceptable ; alors que 51 autres sites restants (soit 37%) ont un taux de rétention de patients sous TARV variant entre 17% à 84%. Cela indique qu’un grand nombre de patients n’ont pas été retenu dans la structure des soins un an après le début de leur traitement.

On note que 113 sites sur les 137 enquêtés (soit 84,5%) ont atteint le seuil requis de 100 % pour l’indicateur relatif à la « Constance de la délivrance de médicaments ». Cela indique qu’un bon nombre des structures de traitement n’ont pas connu des ruptures de stocks d’un ou de plusieurs médicaments ARV au cours de l’année de l’étude.

(10)

En ce qui concerne la mesure de la charge virale ; seulement 53 sites sur les 139 enquêtées soit 38 % des sites enquêtés ont mesuré la charge virale de leurs patients 12 mois après le début du traitement. Par ailleurs douze sites seulement sur les 53 soit (22,6%) ont eu plus de 90% des patients avec la charge virale indétectable.

Pour ce qui est de l’achèvement de la charge virale, seuls 45 sites ont réalisé l’achèvement de la charge virale. De ces 45 sites, 35 sites ont eu de résultat satisfaisant (soit 77%). En d’autre terme, 25% des sites de la RDC disposent des patients qui ont été enquêté sur l’achèvement de la charge virale après 12 mois du TARV. De ce 25%

des sites, 77% ont des patients ont plus de 90% présentant une charge virale inférieure à 1000 copies/ml après 12 mois de traitement. Il faut noter aussi qu’aucun site n’a fait le changement approprié au TAR de la deuxième intention. Ce qui dit qu’aucun patient n’a été détecté avec échec virologique confirmé après changement de la TAR de deuxième intention entre 12 et 15 mois de traitement. La plupart des patients sont continue à suivre le traitement de première intention.

L’enquête a montré en plus que 89 sites sur les 139 évalué ont un taux acceptable des patients perdu de vue 12 mois après la mise en route du traitement. Le seul acceptable est < 15%.

L’évaluation des IAP en 2018 confirme une fois de plus que, le risque de développement des résistances reste très élevé dans les structures de prise en charge en RDC. Face à la croissance du nombre de patients mis sous traitement ARV, des actions urgentes sont nécessaires pour inverser la tendance afin de pérenniser les acquis du pays dans la lutte contre l’épidémie de VIH/SIDA.

(11)

2.

INTRODUCTION

La RDC est située au cœur de l’Afrique et figure parmi les géants du continent avec une superficie de 2 345 000 km². Deuxième pays d’Afrique de par sa superficie après l’Algérie, la RDC est l’unique pays en Afrique qui partage 9 165 kilomètres de frontière avec neuf pays : la République du Congo à l’Ouest, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie à l’Est, la République Centrafricaine et le Soudan (au Nord) ainsi que la Zambie et l’Angola au Sud. Le pays est situé à cheval sur l’Equateur avec un climat équatorial chaud, humide au centre et tropical au Sud et au Nord. Elle a une population estimée à 90 029 015 d’habitants (PNDS 2016- 2020) dont environ 70 % vivent en milieu rural. Elle est l’un des pays les plus peuplés d’Afrique avec un taux de croissance démographique compris entre 2,8 et 3% l’an. D’après les estimations de l’enquête de sérosurveillance auprès des femmes enceintes réalisée en 2017, le pays compte en 2018 plus de 449 403 personnes infectées par le VIH.

Le traitement aux ARV a été introduit formellement en RDC depuis 2002, en fin 2018 plus de 256 486 malades vivant avec le VIH étaient sous ARV. Le passage à l’échelle des traitements par les ARV s’accompagne inévitablement d’une augmentation du risque de développement des résistances du VIH aux médicaments ARV, compromettant ainsi l’efficacité du programme de prise en charge. C’est pour cette raison qu’avec l’appui du Fonds Mondial, la RDC vient de réaliser cette année, la quatrième enquête sur la mise en œuvre de la stratégie de surveillance et la prévention des résistances évitables du VIH aux médicaments ARV.

Conformément à la Stratégie de l’OMS pour la prévention, le monitoring et l’évaluation des résistances du VIH aux ARV (PRVIH), les trois composantes qui doivent être mises en œuvre dans le pays sont: (i) l’évaluation régulière des «indicateurs d’alerte précoce» de résistance dans toutes les structures offrant des traitements antirétroviraux (TARV) aux PVVIH; (ii) la surveillance par sites sentinelles des résistances apparaissant chez les patients sous traitement ARV; (iii) les études sur le seuil de transmission de la résistance du VIH aux médicaments ARV. Des contraintes liées aux ressources associées à la non applicabilité des études sur le seuil de transmission de la résistance du VIH, ont motivé le choix de la RDC à commencer d’abord par l’évaluation régulière des indicateurs d’alerte précoce de résistance comme stratégie de surveillance et de prévention des résistances évitables du VIH aux médicaments ARV.

Le présent rapport porte sur une enquête réalisée en 2018 dans 138 structures de soins offrant le TARV où l’on a évalué sept indicateurs d’alerte précoce mesurant ainsi des facteurs spécifiques d’organisation et de fonctionnement du programme de traitement ARV, susceptibles d’induire l’émergence de la pharmaco résistance du VIH dans les sites, pour les malades mis sous traitement durant la période allant de janvier à décembre 2016.

(12)

3.

OBJECTIFS DE L’ETUDE

L’objectif général était de contribuer à l’amélioration de la qualité de la prise en charge des malades sous ARV en vue d’optimiser la prévention des résistances évitables.

Les objectifs spécifiques étaient les suivants :

 Évaluer au niveau de 138 sites de PEC, les niveaux de performance des indicateurs d’alerte précoce de la résistance aux ARV retenus par le pays ;

 Identifier les facteurs déterminants de la pharmaco résistance aux ARV liés au programme et au comportement des patients ;

 Formuler des recommandations pour la réduction du risque d’émergence des résistances et l’amélioration de la qualité du suivi des patients sous ARV au niveau des structures de PEC.

4.

METHODOLOGIE

L’enquête s’est déroulée en une phase du 15 Octobre au 15 novembre 2018. Elle a consisté à des visites des sites sélectionnés où des données ont été collectées par la revue documentaire et par des interviews des parties prenantes.

a. Indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance :

Les sept IAP retenus pour la surveillance des résistances en RDC sont les suivants :

 IAP 1 « Retrait de médicaments ARV dans les délais » : c’est le pourcentage des patients qui retirent l'ensemble des ARV prescrits avec maximum deux jours de retard au premier retrait après un retrait de référence défini. (Cible : > 90%)

 IAP 2 « Rétention à 12 mois des patients sous TARV » : c’est le pourcentage de patients retenus pour le traitement 12 mois après avoir débuté. (Cible : > à 85%).

 IAP 3 « Constance de la délivrance des médicaments ARV » : c’est le pourcentage de mois dans l'année du suivi de rupture de stock de tout ARV dispensé régulièrement.

(Cible est de 100%).

 IAP 4 :« Vérification de la suppression de la charge virale » : c’est le pourcentage de patients présentant une charge virale (<1000 copies/ml) 12 mois après la mise en route du TAR. (Cible : > 90 %)

 IAP 5 :« Achèvement du processus d'analyse de la charge virale » : c’est le pourcentage des patients disposant d'un résultat d'analyse de la charge virale après 12 mois. (Cible =100 %).

(13)

 IAP 6 : « Changement approprié » : c’est le pourcentage de patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois. (Cible = 100 %).

 IAP 7 : « Perdu de vue » : c’est le pourcentage de patients ayant débuté un TAR dans un établissement pendant une période donnée qui sont perdus de vue 12 mois après la mise en route du traitement (cible :<15 %).

b. Choix des sites

Conformément au plan national de mise en œuvre de la stratégie de prévention et surveillance des résistances du VIH aux traitements ARV (PRVIH), 138 sites ou centres de prise en charge par les ARV ont été visités pour la collecte des données des IAP en 2016.

Ces sites ont été sélectionnés sur base des critères suivants : - Une expérience d’au moins 2 ans de TARV ;

- L’importance de la file active des patients sous ARV ; - La disponibilité des documents ;

- Accès facile.

5.

RESULTATS

RESUME DES RESULTATS DE L’EVALUATION DES INDICATEURS D’ALERTE PRECOCE EN RDC 2016.

Tableau 1 : Nombre et pourcentage de sites atteignant le seuil de performance requis pour chaque indicateur en RDC.

(14)

Le risque de développement des résistances du VIH aux ARV reste très élevé dans ces sites pour les raisons suivantes :

5.1. IAP 1 : Comme le montre la figure 1, le niveau de performance des sites de TARV par rapport à l’indicateur relatif aux « patients qui retirent les médicaments ARV dans les délais prescrits » est faible. Dans plus de la moitié des sites visités 72/138 soit (52,2%), les patients ne retirent pas les médicaments ARV dans les délais.

Tous les sites atteignant la cible) IAP 1 Retrait à temps des ARV : Pourcentage

parmi les patients retirant dans les délais tous les médicaments ARV prescrits avec un maximum de 2 jours de retard au premier retrait après le retrait de référence définit

>90 %

(Janvier – Décembre 2016)

66/138 (47,8%)

IAP 2 Rétention sous TAR à 12 mois : Pourcentage des patient retenus pour le traitement 12 mois après avoir débuté

> 85%.

(Janvier2016 – Décembre 2016)

87/138 (63%) IAP 3 Rupture de stock : Pourcentage de mois

dans l’année du suivi de rupture du stock de tout ARV dispensé régulièrement

0 %

(Janvier – Décembre 2016)

113/137 (82,5%) IAP 4 Suppression de la charge virale :

Pourcentage des patients présentant une charge virale est inférieure à 1000 copie/ml 12 mois après la mise en route du TAR

>90%

(Janvier16 – Décembre 2016)

12/53 (22,6 %)

IAP 5 Achèvement de la charge virale : Pourcentage des patients disposant d’un résultat d’une analyse de la charge virale après 12 mois du TAR

>70%

(Janvier 2016 – Décembre 2016)

35/53 (66%) IAP 6 Changement approprié au TAR de 2e

intention : Pourcentage des patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois

100 %

(Janvier 2016 – Décembre 2016)

0/18 (0 %) IAP 7 Perdu de vue à 12 mois : Pourcentage

des patients ayant débuté un TAR dans un établissement pendant une période donnée qui sont perdus de vue 12 mois après la mise en route du traitement

< 15%

(Janvier 2016 – Décembre 2016)

87/138 (63%)

(15)

Figure 1 : Taux de retrait des médicaments ARV dans les délais parmi les patients ayant débuté le traitement entre janvier et décembre 2016 en RDC (seuil acceptable > 90%, enquête 2018).

5.2. IAP 2 : La figure 2 montre que plus de la moitié des sites de TARV 87/138 soit (63 %) enquêtés n’ont pas réalisé un score satisfaisant par rapport au seuil recommandé pour l’indicateur relatif au « pourcentage de patients retenus pour le traitement 12 mois après le début de traitement ».

Figure 2 : Taux de rétention des patients sous ARV au 12ème mois de traitement parmi les patients débutant TARV entre janvier et décembre 2016 en RDC (seuil acceptable> 85%, enquête 2018).

5.3. IAP 3 : La disponibilité des médicaments était totale dans 113/ 137 sites évalués soit 81% des sites en RDC. Ainsi 19% des sites ont connus des ruptures de stock d’une ou de plusieurs molécules d’ARV durant la période enquêtée.

Figure 3 : Rupture de stock en médicaments entre janvier et décembre 2016 en DRC (Seuil acceptable 0%, enquête 2018).

66 36

34 2

Retrait à temps des ARV

Vert Orange Rouge Gris

87 21

27 3

Rétention sous TARV

Vert Orange Rouge Gris

(16)

5.4. IAP 4 : La figure 4 montre que la mesure de la charge virale n’est d’application que dans 53 sites sur les 138 enquêtées soit 38 % des sites.

Par ailleurs douze sites seulement sur les 53 qui ont mesuré de la charge virale soit (22,6%) ont atteint le seuil requis.

Figure 4 : Taux de la Suppression de la charge virale entre janvier et décembre 2016 en RDC (seuil acceptable >90%, enquête 2018).

5.5. IAP 5 : La figure 5 montre que 45 sites seulement sur les 138 disposant d'un résultat d'analyse de la charge virale après des patients 12 mois après le début de leurs traitements. De ces 45 sites 35 sites ont eu de résultat satisfaisant.

Figure 5 : « Achèvement de la charge virale » : « Pourcentage des patients disposant d’un résultat d’une analyse de la charge virale après 12 mois du TAR »

113 24

Rupture de stock

Vert Orange Rouge Gris

12 33 8

Suppression de la charge virale

Vert Orange Rouge Gris

35 10

Achèvement du processus d'analyse de la charge virale

Vert Orange Rouge Gris

(17)

5.6. IAP 6 : La figure 6 montre que le pourcentage de patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois est nulle dans toutes les structures évaluées.

Figure 6 : « Changement approprié au TAR de 2e intention » : « Pourcentage des patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois.

5.7. IAP 7 : La figure 7 montre que dans 89 sites sur 138 sites évalués ont un taux acceptable des patients ayant débuté un TAV pendant une période donnée et qui sont perdus de vue 12 mois après la mise en route du traitement.

Figure 7 : Perdu de vue entre janvier et décembre 2016 en RDC (seuil acceptable <

15%, enquête 2018).

18

Changement approprié

Vert Orange Rouge Gris

15 89

29 5

Perdus de vue

Vert Orange Rouge Gris

(18)

6. ESTMATIONS PONDEREES

Les estimations ponderées ont été calculées pour les indicateurs suivants : le retrait des medicaments dans le delai, Retentions des patients apres 12 mois de traitement et le perdu des vue . les estimations ponderées de certains indicateurs tels que la suppression de la charge virale, l’achevement de la chage virale et changement approprié du schema therapeutique n’ont pas été calcule par insufisance des donnees. On ne calcule pas les estimation ponderees de l’indicateur Rupture de stock de medicament.

Ci-bas les resultats des estimations ponderées :

INDICATEURS

Retrait Rétention Perdu de Vue

Non-pondéré 85.3% 83.4% 16.2%

pondéré 88.1% 95%

±CI 3%

84.4 95%

CI ±4%

14.8% ±4%

(19)

1. LA PROVINCE DU KONGO CENTRAL

1.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province de KONGO CENTRAL.

Les 8 sites de traitement ARV visites dans la province du KONGO CENTRAL sont : l’HGR KINKANDA, l’HGR KIAMVU, le CSR MVUZI de MATADI, l’HGR, le CENTRE HOSPITALIER MERE et ENFANT KIVEVE de BOMA, l’HGR INSTITUT MEDICAL EVANGELIQUE de KIMPESE, l’HGR NSONA NKULU de MBANZA NGUNGU et l’HGR SAINT LUC de KISANTU.

Les constats faits sur terrain et l’analyse de synthèse des IAP poussent l’équipe des superviseurs nationaux à formuler les recommandations suivantes au BPC/PNLS et les Zones de santé concernées par l’enquête dans la Province du KONGO CENTRAL, pour améliorer la qualité de travail et éviter l’émergence des souches résistantes du VIH aux ARV :

 Procéder à des visites des supervisions régulières des sites de PEC des PVVIH et à des coachings de proximité (Tutorat) ;

 Prévoir une formation sur les outils de collecte des données des cadres et prestataires des soins ;

 Plaider pour la dotation des appareils de mesure de la charge virale dans les sites de prises en charge des PVVIH ;

 Redynamiser des activités des groupes de support des PVVIH et des paires éducatrices dans tous les sites de PEC des PVVIH afin d’aider les structures à retrouver facilement les patients qui ne se présentent pas aux rendez-vous et ainsi améliorer la rétention des patients dans les structures.

(20)

Tableau 2 : Nombre et pourcentage de sites atteignant le seuil de performance requis pour chaque indicateur dans la province du KONGO CENTRAL, IAP 2016

Indicateur d’alerte précoce (IAP) Cible de l’IAP pour Tous les sites

Nombre de sites atteignant la cible de l’IAP (% de sites

atteignant la cible) IAP 1 : Retrait à temps des ARV : Pourcentage

parmi les patients retirant dans les délais tous les médicaments ARV prescrits avec un maximum de 2 jours de retard au premier retrait après le retrait de référence définit

>90 %

(Janvier – Décembre 2016)

7/8 (87,5 %)

IAP 2: Rétention sous TAR à 12 mois : Pourcentage des patient retenus pour le traitement 12 mois après avoir débuté.

> 85%.

(Janvier2016 – Décembre 2017)

5/8 (62,5 %) IAP 3: Rupture de stock : Pourcentage de mois

dans l’année du suivi de rupture du stock de tout ARV dispensé régulièrement

0 %

(Janvier – Décembre 2016)

8/8 (100%) IAP 4: Suppression de la charge virale :

Pourcentage des adultes sous TAR sur le site après les 12 premiers mois de TARV et dont la charge virale est inférieure à 1000 copie/ml.

>90%

(Janvier16 – Décembre 2017)

0/8 (0 %)

IAP 5 : Achèvement de la charge virale : Pourcentage des patients disposant d’un résultat d’une analyse de la charge virale après 12 mois du TAR

>70%

(Janvier 2016 – Décembre 2017)

0/8 (0 %) IAP 6 : Changement approprié au TAR de 2e

intention : Pourcentage des patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois

100 %

(Janvier 2016 – Décembre 2017)

0/8 (0 %) IAP 7 : Perdu de vue à 12 mois : Pourcentage

des patients ayant débuté un TAR dans un établissement pendant une période donnée qui sont perdus de vue 12 mois après la mise en route du traitement

< 15%

(Janvier 2016 – Décembre 2017)

5/8 (62,5 %)

(21)

Pour chaque IAP considéré, l’analyse de ce tableau 2 montre la proportion des sites qui ont été performants relativement à la cible requise. En ce qui concerne les indicateurs ci-après :

1. IAP 1 : « Retrait à temps des ARV » : Pourcentage parmi les patients retirant dans les délais tous les médicaments ARV prescrits avec un maximum de 2 jours de retard au premier retrait après le retrait de référence définit ;

Sur les 8 sites visités dans la province du Kongo Central, 7 ont atteint le seuil recommandé pour le retrait des médicaments ARV dans les délais (>90%). Cela montre que le niveau d’observance des traitements ARV chez les patients est très élevé dans ces sites sauf pour le site CHME KIVEVE (87%) qui n’a pas atteint le seuil recommandé.

Graphique 1 : Taux de retrait des médicaments ARV dans les délais parmi les patients ayant débuté le traitement entre janvier et décembre 2016, PROVINCE du Kongo Central (seuil acceptable > 90%, enquête 2018).

2. IAP 2 : « Rétention sous TAR à 12 mois » : « Pourcentage des patient retenus pour le traitement 12 mois après avoir débuté »

Sur le total de 8 sites évalués, 5 ont atteint ou dépassé le pourcentage minimal (> 85%) recommandé en ce qui concerne la rétention à 12 mois des patients sous TARV de première ligne.

94%

98%

95%

100%

94%

100%

95%

87%

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%

CSR MVUZI HGR BOMA HGR KIAMVU HGR IME KIMPESE HGR NSONA NKULU HGR ST LUC KISANTU HPR KINKANDA CME DE KIVEVE

IAP 1: Retrait à temps des ARV (seuil acceptable >

90%)

(22)

Les HGR IME de KIMPESE, SAINT LUC de KISANTU, NSONA NKULU de MBANZA NGUNGU, HPGR KINKANDA et l’HGR KIAMVU de MATADI sont les cinq sites de la province du Kongo central qui ont atteint et dépassés le seuil recommandé en rapport avec la rétention des patients sous ARV de première intention. Les pourcentages sont respectivement de 100% pour 4 sites et 97% pour 1 site. Il faut noter que trois sites qui ont réalisé les scores faibles.

Graphique 2 : Taux de rétention des patients sous ARV au 12ème mois de traitement parmi les patients débutant TARV entre janvier et décembre 2016 ; PROVINCE du Kongo Central (seuil acceptable> 85%, enquête 2018).

3. IAP 3 : « Rupture de stock » « Pourcentage de mois dans l’année du suivi de rupture du stock de tout ARV dispensé régulièrement »

Tous les 8 sites visités ont atteint le seuil requis de 0 %. Ceci indique que les 8 sites de traitement n’ont pas connu des ruptures de stocks d’un ou plusieurs molécules d’ARV au cours de l’année 2016. Ceci démontre une performance pour la province quant à cet indicateur.

4. IAP 4 : « Suppression de la charge virale » : « Pourcentage des patients présentant une charge virale <1000 copies 12 mois après la mise ne route du TAR.

Aucun de ces 8 sites ne fait la mesure de la charge virale.

(23)

5. IAP 5 : « Achèvement de la charge virale » : « Pourcentage des patients disposant d’un résultat d’une analyse de la charge virale après 12 mois du TAR »

Aucun de ces 8 sites ne fait la mesure de la charge virale.

6. IAP 6 : « Changement approprié au TAR de 2e intention » : « Pourcentage des patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois »

Aucun de ces 8 sites ne fait la mesure de la charge virale.

7. IAP 7 : « Perdu de vue à 12 mois » : « Pourcentage des patients ayant débuté un TAR dans un établissement pendant une période donnée qui sont perdus de vue 12 mois après la mise en route du traitement »

Sur le total de 8 sites évalués, 5 sont restés dans la fourchette acceptable par la présente étude, trois ont un taux des perdus de vue très élevés, il s’agit du CME Kiveve (51%) HGR Boma (26%) et le CSR Mvuzi (21%)

Graphique 5 : Perdu de vue entre janvier et décembre 2016 ; PROVINCE du Kongo Central (seuil acceptable < 15%, enquête 2018).

21%

26%

0%

0%

0%

0%

0%

51%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

CSR MVUZI HGR BOMA HGR KIAMVU HGR IME KIMPESE HGR NSONA NKULU HGR ST LUC KISANTU HPR KINKANDA CME DE KIVEVE

IAP 7 : Perdu de vue (seuil acceptable <15%)

(24)

1.2.

EVALUATION DES INDICATEURS D’ALERTE PRECOCE DE RESISTANCE DU VIH AUX ARV PAR SITE DANS LA PROVINCE DE KONGO CENTRAL.

1.2.1. Hôpital Général de Référence IME de KIMPESE :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016.

1.2.1.1. Description du site

L’HGR IME de KIMPESE est une structure de la Zone de Santé de KIMPESE appartenant au secteur privé confessionnelle prenant en charge les PVVIH depuis 2006. En octobre 2018, il comptait une file active de 120 PVVIH sous ARV parmi lesquels 15 avaient débuté le traitement en 2016. Cette cohorte contient essentiellement les malades de première ligne. Le traitement est initié immédiatement après le dépistage (Approche Tester-Traiter). Dans ce site un prestataire a bénéficié d'une mise à niveau pour la prise en charge des patients sous TAR et aucun n’a bénéficié une formation/remise à niveau sur le suivi et évaluation pendant les 12 derniers mois. La fréquence de supervision dans cette structure est trimestrielle, la dernière supervision effectuée par les cadres du BPC/PNLS-Kongo Central remonte en Août 2018 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait oralement et par écrit.

1.2.1.2. Résultats et commentaires

Dans ce site, tous les indicateurs étaient très performants mais il sied de noter que le nombre des patients enregistré pendant la période d’enquête était faible.

(25)

Tableau 3 : Taux observés pour les différents IAP à l’Hôpital Général de Référence IME KIMPESE en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 100 % n=15

2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV

de première intention >85% 100 % n=15

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA 5. Achèvement du processus d'analyse de la

charge virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 0 % n=15

Recommandations aux prestataires du site :

 Maintenir le cap des indicateurs dont les scores ont atteint ou dépassés le seuil ;

 Faire un plaidoyer auprès de l’autorité pour l’acquisition de l’équipement pouvant permettre de mesurer la charge virale.

1.2.2. Hôpital Général de Référence St LUC :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018.

1.2.2.1. Description du site

L’HGR St LUC de KISANTU est une structure de la Zone de Santé de KISANTU appartenant au secteur privé confessionnel et prenant en charge les PVVIH depuis 2006.

En octobre 2018, il comptait une file active de 138 PVVIH sous ARV parmi lesquels 12 avaient débuté le traitement en 2016. Cette cohorte contient essentiellement les malades de première ligne. Au moins 4 PVVIH sont vus en consultation par jour.

(26)

Le traitement est initié immédiatement après le dépistage (Approche Tester-Traiter).

Dans ce site, 5 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVIH parmi lesquels un initie et prescrit les TARV, trois assurent de la dispensation des ARV. A l’HGR St LUC de KISANTU, trois prestataires ont bénéficié d’une formation/remise à niveau sur la prise en charge. La fréquence de supervision dans cette structure est mensuelle pour la ZS, la dernière supervision effectuée par les cadres de la ZS de Kisantu remonte en septembre 2018 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait oralement.

1.2.2.2. Résultats et commentaires

Dans ce site, tous les indicateurs étaient très performants mais il sied de noter que le nombre des patients enregistré pendant la période d’enquête est était faible.

Tableau 4 : Taux observés pour les différents IAP à l’Hôpital Général de Référence SAINT LUC DE KISANTU en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 100 % n=12 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 100 % n=12

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 0 % n=12

(27)

Recommandations aux prestataires du site :

 Maintenir le cap des indicateurs dont les scores ont atteint ou dépassés le seuil ;

 Faire un plaidoyer auprès de l’autorité pour l’acquisition de l’équipement pouvant permettre de mesurer la charge virale ;

 Faire un plaidoyer auprès de l’autorité pour l’acquisition de l’équipement pouvant permettre de mesurer la charge virale.

1.2.3. Hôpital Général de Référence NSONA NKULU :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018.

1.2.3.1. Description du site

L’HGR NSONA NKULU est une structure de la ZS de MBANZA NGUNGU appartenant au secteur public prend en charge les PVVIH depuis 2006. En octobre 2018, il comptait une file active de 185 PVVIH sous ARV parmi lesquels 18 avaient débuté le traitement en 2016. Le traitement est initié immédiatement après le dépistage (dès que le test HIV est positif). Au total 7 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVIH parmi lesquels cinq initient, prescrivent et dispensent les ARV.

Les 3 prestataires ont bénéficié d’une formation/remise à niveau sur la prise en charge et 2 ont bénéficié d’une formation/remise à niveau sur l'enregistrement des données ou le suivi et l’évaluation ces 12 derniers mois. La fréquence de supervision dans cette structure est trimestrielle, la dernière supervision effectuée par les cadres du BPC/PNLS Kongo Central remonte en juin 2018 et le feed back pour amélioration des prestations ont été faits par écrit.

1.2.3.2. Résultats et commentaires

Dans ce site, tous les indicateurs étaient très performants c’-à-d tous les patients mis en traitement ont retiré à temps les ARV, tous sont restés en traitement 12 mois après la mise en route du TAR. L’HGR Nsona-Nkulu n’a pas enregistré de mois de rupture en

(28)

molécule d’ARV durant toute l’année sous examen, la mesure de la charge virale n’a pas été d’application, il n’avait pas eu e perdu de vu dans le 12 mois sous TARV.

Tableau 5 : Taux observés pour les différents IAP à l’Hôpital Général de Référence de NSONA-NKULU en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 94 % n=18 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 100 % n=18

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 0 % n=18

Recommandations aux prestataires du site

 Maintenir le cap pour les indicateurs dont les scores ont atteint ou dépassés le seuil :

 Faire un plaidoyer auprès de l’autorité pour l’acquisition de l’équipement pouvant permettre de mesurer la charge virale.

(29)

1.2.4. Hôpital Général de Référence de BOMA :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018

1.2.4.1. Description du site

L’HGR de BOMA est une structure de la ZS du même nom appartenant au secteur public. Il prend en charge les PVVIH depuis 2007. En octobre 2018, il comptait une file active de 764 PVVIH sous ARV parmi lesquels 173 avaient débuté le traitement en 2016. Au moins 7 PVVIH sont vus en consultation tous les jours. L’initiation au traitement se fait sur base des critères cliniques et biologique établis par l’OMS. Au total, 8 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVIH et tous initient, prescrivent et assurent la dispensation des ARV. La fréquence de supervision dans cette structure est mensuelle pour le bureau central de la zone de santé et trimestriel pour le BPC/PNLS. La dernière supervision effectuée par le BPC date du 11/10/2018 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait oralement et par écrit.

1.2.4.2. Résultats et commentaires

Ce site a présenté les scores les plus faibles de toute les structure de PEC de la province du KONGO CENTRAL simplement parce que 2 indicateurs n’ont pas atteint les seuils recommandés : Rétention à 12 mois des patients sous TARV de première intention est faible à 77% et le taux de perdu de vue trop élevé à 26%. Ceux-là peuvent être des facteurs favorisants l’émergence des cas de résistance. Par contre on note un taux satisfaisant de retrait à temps des ARV (97%).

(30)

Tableau 6 : Taux observés pour les différents IAP à l’Hôpital Général de Référence de BOMA en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 98 % n=173 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 77 % n=173

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 26 % n=173

Recommandations aux prestataires du site :

 Mettre en place les stratégies pouvant permettre que la rétention des patients soit l’un des objectifs primordiaux car elle est essentielle pour la survie de ces derniers ;

 Promouvoir la création d’un groupe de support dans le but de retrouver facilement ceux qui ne présentent pas aux rendez-vous et éviter des patients perdus de vues.

Faire un plaidoyer auprès de la Direction Nationale du PNLS pour l’obtention des appareils qui mesurent de la charge virale afin de résoudre cet épineux problème du plateau technique.

(31)

1.2.5. Hôpital Général de Référence de KIAMVU :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018

Description du site

L’HGR de KIAMVU est une structure de la ZS du même nom appartenant au secteur public prenant en charge les PVVIH depuis 2010. En octobre 2018, il compte une file active de 770 PVVIH parmi lesquels 108 avaient débuté le traitement en 2016. Au moins 10 PVVIH sont vus en consultation chaque jour. L’initiation au traitement se fait sur base des critères cliniques et biologique établis par l’OMS. Au total, 4 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVIH, tous initient, prescrivent les ARV et assurent la dispensation. Aucun prestataire n’a bénéficié d’une formation/remise à niveau sur la prise en charge des PVVIH et formation/remise à niveau sur l'enregistrement des données ou le suivi et l'évaluation dans les 12 derniers mois. La fréquence de supervision dans cette structure est mensuelle pour l’équipe cadre de la zone de santé, trimestriel pour le BPC/PNLS. La dernière effectuée par les cadres de la ZS remonte au 27/08/2017 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait oralement et par écrit.

1.2.5.2. Résultats et commentaires

Les indicateurs de ce site ont été satisfaisants au courant de l’année 2016 car tous les patients avaient retiré les ARV à temps avec une bonne rétention à 12 mois, on n’a pas noté des ruptures de stock des molécules d’ARV. Il y a absence de la mesure de la charge virale. Aucun patient n’a été déclaré perdu de vu durant les 12 mois de l’enquête.

(32)

Tableau 7 : Taux observés pour les différents IAP à l’Hôpital Général de Référence de KIAMVU en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 95 % n=108 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 97 % n=108

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 0 % n=108

Recommandations à l’équipe du site :

 Maintenir le cap pour les indicateurs dont les scores ont atteint ou dépassés le seuil

 Mener un plaidoyer auprès des autorités sanitaires pour l’acquisition de l’appareil qui permet la mesure de la charge virale.

(33)

1.2.6. Hôpital Provincial Général de Référence de KINKANDA :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018.

1.2.6.1. Description du site

L’HPGR de KINKANDA est une structure de la ZS du même nom appartenant au secteur public prenant en charge les PVVIH depuis 2010. En octobre 2018, il comptait une file active de 381 PVVIH parmi lesquels 37 avaient débuté le traitement en 2016. Cette cohorte contient essentiellement les malades de première ligne. Au moins 12 PVVIH sont vus en consultation chaque jour. L’initiation au traitement se fait sur base des critères cliniques et biologique établis par l’OMS. Au total, 6 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVIH parmi lequel 5 initient, 5 prescrivent les ARV et les 6 autres assurent la dispensation. Dans ce site, Aucun prestataire n’a bénéficié d’une formation/remise à niveau sur la prise en charge des PVVIH et sur l'enregistrement des données ou le suivi et l'évaluation dans les dernier 12 mois. La fréquence de supervision dans cette structure est mensuelle pour le BCZS est trimestrielle pour le BPC. La dernière supervision effectuée par les cadres du BCZS remonte du 26/09/2018 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait oralement et par écrit.

1.2.6.2. Résultats et commentaires.

Ce site a réalisé le taux de rétention des patients de 100 %. Le retrait des médicaments dans le délai était à 95% et il y a eu aucun patients déclaré perdu de vue. Tous ces indicateurs montrent qu’il y a eu un bon fonctionnement du site. Le seul handicape est que le site n’a pas réalisé la mesure de la charge virale.

(34)

Tableau 8 : Taux observés pour les différents IAP à l’Hôpital Général de Référence de KINKANDA en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 95 % n=37 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 100 % n=36

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 0 % n=36

Recommandations à l’équipe du site :

- Maintenir le cap pour les indicateurs dont les scores ont atteint ou dépassés le seuil

- Faire un plaidoyer auprès des autorités sanitaires pour l’acquisition de l’appareil qui permet la mesure de la charge virale.

(35)

1.2.7. Centre de Santé de Référence de MVUZI :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2018.

1.2.7.1.

1.2.7.1. Description du site

Le CSR de MVUZI est une structure de santé de la ville de MATADI appartenant au secteur public prenant en charge les PVVIH depuis 2006. En octobre 2018, il comptait une file active de 415 PVVIH sous ARV, parmi lesquels 68 avaient débuté le traitement en 2016. Cette cohorte contient essentiellement les malades de première ligne. Au moins 13 PVVIH sont vues en consultation tous les jours. L’initiation au traitement se fait actuellement sur base de la stratégie Tester-traité établie par l’OMS. Au total 4 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVI, tous les 4 initient, prescrivent et assurent la dispensation. Dans ce site, aucun prestataire n’a pu bénéficier d’une formation/remise à niveau sur la prise en charge du VIH et sur l'enregistrement des données ou le suivi et l'évaluation dans les 12 derniers mois. La fréquence de supervision dans cette structure est mensuelle pour le BCZ et trimestrielle pour le BPC/PNLS/Kongo Central. La dernière en date effectuée par les cadres du BCZS remonte au mois de septembre 2018 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait oralement et par écrit.

1.2.7.2. Résultats et commentaires

De la lecture de ce tableau 9, on note une bonne performance dans le retrait à temps des ARV et la disponibilité des molécules ARV dans le site durant la période sous examen. Les inquiétudes se présentent sur le score réalisé par rapport à la rétention des patients sous TARV 12 mois après le début de traitement où l’on retrouve seulement 72 % des patients retenus. Ce qui explique probablement le taux élevé des perdus de vue à 12 mois (21%). Il faut encore un peu d’effort pour améliorer les deux indicateurs.

(36)

Tableau 9 : Taux Observés pour les différents IAP Centre Santé déréférence /MVUZI en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 94 % n=68 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 72 % n=68

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 21 % n=68

Recommandations aux responsables et prestataires du site :

 Créer des clubs communautaires pour l’adhésion des PVVIH ainsi fournir un soutien psychosocial ;

 Assurer un bon accompagnement des malades pour éviter de cas de décès, d’abandon et perdu de vu ;

 Renforcer la sensibilisation avec les relais communautaires pour l’utilisation des services de prise en charge des PVVIH :

 Promouvoir la création d’un groupe de support dans le but de retrouver facilement les patients non répondants aux RDV :

 Faire un plaidoyer pour l’acquisition des appareils de mesure de la charge virale.

(37)

1.2.8. Centre hospitalier mère et enfant KIVEVE :

Evaluation des indicateurs d’alerte précoce de la pharmaco résistance du VIH, 2016.

1.2.8.1. Description du site

Le Centre hospitalier Mère et Enfant de KIVEVE est une structure confessionnelle de la ville de Boma qui prend en charge les PVVIH depuis 2011. En octobre 2018, il compte une file active de 206 PVVIH sous ARV parmi lesquels 45 avaient débuté le traitement en 2016. Au total 3 prestataires des soins sont affectés dans le service de VIH pour la prise en charge des PVVIH qui initient les ARV, prescrivent et s’occupent aussi de la dispensation. Deux prestataires ont bénéficié des formations dont un à la formation/remise à niveau sur la prise en charge du VIH et aucun n’a bénéficié à la formation sur l'enregistrement des données ou le suivi et l'évaluation dans les 12 derniers mois. La fréquence de supervision dans cette structure est mensuelle et trimestrielle dont la dernière par l’équipe du BPC/PNLS effectuée en octobre 2018 et le feed back pour amélioration des prestations s’est fait.

1.2.8.2. Résultats et commentaires

Avec un faible taux des patients ayant retiré à temps les ARV (85%), une faible rétention à 49% et un taux très élevé des perdus de vue (51%), le CME de Kiveve est le site de la province du Kongo Central où la quasi-totalité des indicateurs étaient moins performants au courant de l’année 2016 et ce, malgré la disponibilité des ARV dans le site. Tout cela étant des facteurs susceptibles de créer des causes de la survenue des résistances du VIH aux ARV.

(38)

Tableau 10 : Taux observés pour les différents IAP au centre hospitalier MERE ET ENFANT KIVEVE en 2016.

Indicateur d’alerte précoce Objectif Score réalisé 1. Retrait de médicaments ARV dans les délais >90% 87 % n=45 2. Rétention à 12 mois des patients sous TARV de

première intention >85% 49 % n=45

3. Rupture de stocks 0% 0 % n=12

4. Suppression de la charge virale >90% NA NA

5. Achèvement du processus d'analyse de la charge

virale >70% NA NA

6. Changement approprié 100% NA NA

7. Perdu de vue <15% 51 % n=45

Recommandations aux prestataires du site :

 Promouvoir la création d’un groupe de support dans le but de retrouver facilement les patients non répondants aux RDV.

Créer des clubs communautaires pour l’adhésion des PVVIH en faisant recours à des défenseurs non cliniques et non patients pour encourager l’observance et fournir un soutien psychosocial

 Assurer un bon accompagnement des malades pour éviter de cas de décès, d’abandon et perdu de vue.

 Renforcer la sensibilisation avec les relais communautaires pour l’utilisation des services de prise en charge des PVVIHS.

 Faire un plaidoyer pour l’acquisition des appareils de mesure de la charge virale.

(39)

2. PROVINCE DE SANKURU

2.1. Résultat des évaluations des IAP dans la province du SANKURU

Les 2 sites de traitement ARV visites dans la province de SANKURU sont : HOPITAL SAINT FRANCOIS D’ASSISE et HGR LODJA. Chacun de ces sites avait une particularité quant à son profil et au nombre des PVV sous TARV.

Les constats faits sur terrain et l’analyse de synthèse des IAP poussent l’équipe des superviseurs nationaux à formuler les recommandations suivantes au BPC/PNLS et les Zones de santé concernées par l’enquête dans la Province de SANKURU, pour améliorer la qualité de travail et éviter l’émergence des souches résistantes du VIH aux ARV :

 Planifier avec la Direction Nationale une formation des outils de collecte des données des cadres et prestataires des soins.

 Procéder à des visites des supervisions régulières et des coachings de proximité des prestataires.

 Prévoir une formation en GenXpert pour mesurer la charge virale.

 Faire des plaidoyers pour l’acquisition des appareils et des intrants dans les structures pour mesurer la charge virale

 Sensibiliser les malades sur le respect des RDV fixés et sur l’importance de la mesure de la charge virale.

 Capitaliser l’appui de UCOP+ pour les visites à domicile afin de récupérer les perdus de vues.

Tableau 11 : Nombre et pourcentage de sites atteignant le seuil de performance requis pour chaque indicateur de la province de SANKURU.

(40)

Indicateur d’alerte précoce (IAP) Cible de l’IAP pour Tous les sites

Nombre de sites atteignant la cible de

l’IAP (% de sites atteignant la cible) IAP 1 : Retrait à temps des ARV :

Pourcentage parmi les patients retirant dans les délais tous les médicaments ARV prescrits avec un maximum de 2 jours de retard au premier retrait après le retrait de référence définit

>90 % (Janvier – Décembre 2016)

1/2 (50%)

IAP 2: Rétention sous TAR à 12 mois : Pourcentage des patient retenus pour le traitement 12 mois après avoir débuté.

> 85%.

(Janvier2016 – Décembre 2017)

0/2 (0 %)

IAP 3: Rupture de stock : Pourcentage de mois dans l’année du suivi de rupture du stock de tout ARV dispensé régulièrement

0 %

(Janvier – Décembre 2016)

2/2 (100%)

IAP 4: Suppression de la charge virale : Pourcentage des adultes sous TAR sur le site après les 12 premiers mois de TARV et dont la charge virale est inférieure à 1000 copie/ml.

>90%

(Janvier16 – Décembre 2017)

0/2 (0 %)

IAP 5 : Achèvement de la charge virale : Pourcentage des patients disposant d’un résultat d’une analyse de la charge virale après 12 mois du TAR

>70%

(Janvier 2016 – Décembre 2017)

0/2 (0 %)

IAP 6 : Changement approprié au TAR de 2e intention : Pourcentage des patients avec un échec virologique confirmé après changement au TAR de deuxième intention dans les 3 mois

100 %

(Janvier 2016 – Décembre 2017)

0/2 (0 %)

IAP 7 : Perdu de vue à 12 mois : Pourcentage des patients ayant débuté un TAR dans un établissement pendant une période donnée qui sont perdus de vue 12 mois après la mise en route du traitement

< 15%

(Janvier 2016 – Décembre 2017)

1/2 (50 %)

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