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JLA T B I B U K E D E G E W E T E d n 2 8 J A N V I E B
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■■ l'é te n d u e d u m al d a n s l ’ Y onne. — On
m ande d ’Auxerres, mardi soir : i L ’affolem ent a été absolu ces dernières
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in g t quatre heures, dans la v ille de eus. Ce soir, 2.000 personnes cam pent ta n t bien que m al en dehors de leur '.ogis habituel, e t ce, en raison des ordres très sévères éd ictés par M. Cornet, sén a teur et m aire. Ces m alheureux so n t les h a b ita n ts de la partie basse de la ville, vproclie de l’Y onne, qui v ie n t de subir u n e nouvelle crue de cinquante cen ti m ètres. A visé de la m ontée des eaux par le préfet, M. M arty, M. Cornet pre n a it un arrêté ordonnant l’évacuation im m édiate de to u tes les m aisons com pri ses entre la gare du P .-L .-M ., le quai du P etit-H a m ea u , le quai de l’A battoir, le quartier de M adagascar e t le boule- ,vard du Centenaire. Les clairons despom piers jetèren t a u ssitô t l ’alarme. A lors, ce fu t une ruée Aerrifiante vers la ville haute, à la recherche de gîtes. L e S yn d icat com m ercial logea cinq cen ts de ces m alheureux; l’on en parqua Ali sém inaire et à la ju stice de paix.
D es scènes terrifiantes se produisirent. A g en ts do police et gendarm es durent se m ettre à l’eau pour sauver des fem m es î t des en fan ts qui, com m e frappés de folie, é ta ie n t accourus ju sq u ’à la rivière qui roulait ses eau x furieuses. Quelques h ab itan ts du faubourg d ’Y on n e te n tè ren t de rentrer chez eu x; soldats et gen darm es s’y opposèrent, et des batailles curent lieu à la su ite desquelles quatre arrestations furent m aintenues.
' Ce soir, les quartiers in terd its offrent un a sp ect lugubre; plus de passants, p lu s une lum ière, seul un cordon de trou p e les entourent.
A Àuxerre, le calm e e s t com plet, bien que la cote, qui é ta it ce m atin à sep t heures de 2 m. 50, so it m ontée, ce soir, à sep t heures, à 2 m. 79.
La Cure e t le Cousin, dont on redoutait la m ontée, so n t calm es.
A R ogn y, 2.000 personnes, d ont to u t le personnel des p on ts e t chaussées île l’arrondissem ent de M ontargis, on t con d u it au cham p de repos une des v ic tim es de la catastrophe de C hâteau-Lan- tlon, E ugène Sauvageon, garde de n a v i g a tio n à Cepoy. Sauvageon, quand il fu t surpris par la m ort, é ta it en tournée d ’in sp ection à Lorroy. M. Barbier, con ducteur des p on ts et chaussées a prononcé l'a d ieu suprêm e.
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L es désastres d a n s F A u b e . — On m ande
d e Troyes, m ardi soir :
La m oitié de la* ville de T royes est subm ergée. La rue au Moine prolongée, la rue d e G ournay et la rue de la P etite Tannerie so n t presque com p lètem en t ensevelies. Le préfet de l’Aube a transm is à - la gendarm erie plus de cen t arrêtés o rdonnant l’ouverture des vannes. Le can al coule à pleins bords, et on annonce pour aujourd’hui une n ou velle crue d e 0 m. 60. Les habitants sans dom icile o n t été recueillis dans les anciens sém i naires. Les tram w ays ne fonction n en t
plus et, dans un grand nom bre de rues, la circulation n’a lieu qu’en voiture et en barque. L e 1er bataillon de chasseurs à pied e st sur les lieux. S aint-Julien, R om illy, Saint-L oup, M olines so n t sous l ’eau. U n e bergerie de plus de 500 têtes & é té enlevée sans espoir de sauvetage.
A B réviandës, la v itesse des eaux débordées e st par endroits de 120 mètres à la m inute. A Courgerennes, la ligne entre la Seine e t l ’H ozain a été coupée.
L a gare de M aisons-Blanches e st isolée d e to u tes com m unications par une nappe liquide de près de 5 kilom ètres.
A Clérey, la v o ie du chem in de fer .est arrachée sur une longueur de deux cen ts m ètres; les p oteau xs télégraphi ques son t en partie arrachés par la bour rasque.
Au Bas-C lérey, cinquante m aisons so n t arrachées; la B âtard e a débordé et Rouvre les v illa g es de P ont-Saint-P ierre e t V illecliétif. La digue de F oissy a été arrachée, h ier-soir, par la violen ce des eaux. La C hapelle-Saint-Luc, Les T auxel- Mes, La D em i-L une et F ou cliy so n t dans 4 e m êm e cas.
D e to u te la région, . Sainte-M aure, M ergey e t S ain t-B en oist seuls lie son t p as encore a ttein ts.
A A rcis-sur-A ube, la m oitié de la v ille e st sous l’eau. La gare de B ar-sur S eine e st in accessible; to u te com m unica tion en v ille se fa it par barque.
La ligne de T royes à Paris e s t im pra ticab le, le p o n t d’A rsonval a y a n t croulé la n u it dernière; pour Paris, les seules lignes encore utilisab les' so n t celles de Troyes-R om illy-C hâloi;s-sur-M arne-A vri- cou rt ou T royes-Sens-M clun (par le P .-L .-M .).
A L L E M A G N E
CHRONIQUE BERLINOISE
( Correspondance •particulière de la T rib u n e )
Berlin, le 25 janvier 1910.
fâ xfo silio n française. — R éception à l’am bassade. — L e jo urnal d ’A lle m agne. — F erd in a n d H odler à la
Sécession. .
S’il est un dom aine où l’esprit des races française et allem ande p eu t arri
Feuilleton de la T ribune de Genève
LE BAISER
AU
‘ CLAIR DE LUNE
'10
« U V ( H A X T E P I Æ l i î E
Parfoi il sem blait à M arie-Blanche que d’entendre seu lem en t le nom de Maïa dans ce silence indifférent, eû t satisfait fcn elle une sorte de besoin in quiet. Biais ce nom qu’ell appelait sur la bouche des autres, il lui paraissait lourd e t d if ficile à prononcer, com m e un m ot de langue étrangère. E lle se sen ta it in cap a ble de le dire sans trouble, elle ne le d isa it pas.
E lle n’osait infcîiroger sa ta n te, lui fleniander si, à d éfau t de n ou velles direc te s de la v iolon iste, quelque bruit de ses m ccès publics, quelque écho de sa v ie au
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oin, ne lu i a v a it pas é té com m uniqué lu Caire par m adam e Y velin .3 ncore m oins osait-elle interroger Pier- K
qui
iCtvaiir,,, Que Pierre p en sâtà
saver à s ’entendre, c ’est bien celui de l’art. C’e st lui qui je tte un pont aisém ent franchissable à travers le fossé. A ussi, en m usique, m ais plus encore en pein ture, l’échange est-il depuis longtem ps établi ; et c’est, à notre avis, un des av a n tages de Berlin, un de ses charm es m êm e, que de pouvoir rester .au courant du m ou vem en t artistique, être en con tact a vec l’esprit latin , et l’on se se n t m oins éloigné quand 011 p eu t revoir telle ou telle œ uvre des m aîtres connus et appré ciés, et d on t 011 retrouve la facture, ou en connaître de nou veau x. C’e st ainsi que nous avon s vu , au co in s de ces dernières années, dans les divers salons d ’art: Schulte, Cassirer et G urlitt, des exp osition s plus ou m oins intéressantes des différentes écoles e t tendances.
Mais de to u t autre im portance e st la grande exp osition des m aîtres français du d ix :huitièm e siècle, qui s’inaugure aujourd’hui à ” Pariser P la tz ” l ’A cadé m ie des arts. C ette ouverture solennelle, faite en présence de l’em pereur e t de la fam ille royale, a une portée pratique, et prend les proportions d ’un évén em en t heureux et officiel.
L ’am bassadeur Cambon a favorisé e t facilité l’entreprise en form ant, à Paris, 1111 com ité com posé du baron de Courcel, un de ses prédécesseurs, de Léon B on n et, du baron M aurice de R otscliild, du collectionneur connu G us ta v e D reyfus, etc. Plusieurs de ces m es sieurs se so n t séparés pour un tem p s de leurs trésors, les N attier, les W atteau, les B ouchez e t les Fragonard. D es m usées de France e t d ’A llem agne, des collections particulières de l’em pereur m êm e, et des galeries privées, les précieuses to iles so n t arrivées de to u s cô tés à la Pariser P latz. Si les ” fêtes galan tes ” do l’art d élicat et précieux de ce tem p s son t largem ent représentées, les Greuze et les ultérieurs de Chardin nous parleront de la vie du peuple ; de ce dernier peintre surtout, la collection est, nous dit-on, presque com plète. N ou s espérons donc revoir V E n fa n t a u toton, qui nous a v a it charm é lors d’une ex p o sitio n de fem m es et d’enfants a u x B eau x-arts.
Le professeur R am p f, président de l’académ ie, e s t occupé depuis 15 jours à l’in sta lla tio n de ces to iles précieuses, e t M. Cambon a pu se convaincre de la pleine réussite de son heureuse in itia tiv e. O11 nous prom et donc des m erveilles et nous aurons l’occasion d ’y revenir.
Ce soir, une brillante réception à l’am bassade française soulignera encore l’im portance de cette ex p o sitio n sans précé den t. L ’em pereur et l’im pératrice, le couple héritier, le prince H enri de Prusse et la princesse, et le prince A u gu ste et sa jeune épouse se so n t annoncés ; 200 in v i tation s o n t é té lancées. L ’In s titu t de France a en v o y é une délégatibn com posée en tr’autres de L éon B on n at, directeur de l’école d es B eau x-arts, les peintres Côrmon e t Gabriel Ferrier.le sculpteur A n ton in Mercié, etc.
A u program m e, des artistes du grand Opéra e t de la C om édie-Française, — rien que cela ! — auront l ’honneur de char mer les oreilles très souples de l’em pereur; ils ne seront p as les prem iers à être com blés par le souverain, d o n t la bonne grâce a déjà souri à leurs collègues.
C ette journée artistique com ptera par mi les plus in téressan tes de l’hiver; lancée ainsi, l ’exp osition des m aîtres du d ix-h u itièm e siècle sera une des a ttra c tio n s de la saison, et fera p en d an t à celle des m aîtres anglais, qui il y a d eu x ans, faisait courir to u t Berlin.
Puisque nous parlons aujourd’hui fran çais. avou on s que nous a von s om is de m entionner la ven u e d’un n ou veau né qui a vu le jour à l’aube de l ’année 1910. Ce bébé de la presse e st le J o u r n a l de
l’A llem agne. A ura-t-il la v ie p lu s dure
que ceu x qui l’o n t précédé? C lu lo sa. Pour lu i faire une belle réclam e, ses fondateurs a v a ien t fa it venir de Paris, des gam ins qui,* à l’in star de ceu x des boulevards d ev a ien t crier e t vendre le journal.
M ais la police a opposé son v eto , et ce so n t leurs p etits collègues berlinois qui, avec une v iv a c ité presque sem blable, se fau filen t p artou t com m e des lutins, grim pent e t d escen d en t des trains où ils offrent, en criant, leur m archandise. Ils o n t appris au ssi à crier ” Journal d’Allem agne ” , e t ces gam ins berlinois s ’en tiren t bien, m ais les gam ins de Paris auraient m is leur n o te gaie e t d rôlette, e t le journal aurait é té m ieu x lancé.
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A v a n t de vo u s décrire les plus pré cieuses toiles de la Pariser P la tz , je m ’excuse de n’avoir p as parlé d e ïa Sécession (blanche e t noire) Scliwarz uiul W eiss, lisez ex p o sitio n d ’eaux- fortes, de crayons, d ’aquarelles, etc., qui v ie n t de ferm er ses portes. L e clou en a été les d eu x grands p an n eau x de F erdinand H odler : V A lp e , — quel relief p uissant, dans ces hardis to u ristes; com m e 011 sen t les m uscles, quelle vérité dans les m ou vem en ts; com m e les figu res s’en lèv en t sur le décor de rochers; c ’est l’ascension, la lu tte pour atteindre les h au ts som m ets ! — e t en face V A v a
lanche, — la ch u te éperdue d es corps,
l’A lpe hom icide qui réclam e sa proie. — L’e n e t e s t grand et laisse bien en arrière le reste que nous n’avon s p as eu le tem p s
"fiancée” , qu’il reçu t d’elle e t lu i en v o y â t presque chaque jour un m essage de te n dresse, c’est ce qu • M arie-B lanche 11e songeait p.’ à m ettre en d oute.
.huilai , elle ne v o y a it P ic re, jam ais e llc n e cherchait siu- le clv;r visage la lueur ou l’ombre qui rJlnit décider de sa joie à elle, sans se poser c e tte q uestion :
— A -t-il une lettre aujourd’hui?’” On parlai du bel avenir de Pierre, de l’entrain qu’il ap p ortait a u x devoirs de son m étier, de sa vie d’a c tiv ité laborieuse e t assidue, de sa réu ssite probable à l’E cole de Guerre...
E lle p en sait : ” Il travaille pour elle.. il l’a tte n d ! ”
U n jour que Pierre s ’é ta it p la in t de son in sta lla tio n à Y incennes, de la bana lité a ttr ista n te du logis loué to u t garni, m adam e C havanne s ’éton n a qu’il ne se préoccupât p oin t d ’y remédier.
I l parut perplexe :
— C’e st que t ô t ou tard,je m e m arierai. T ô t p eut-être en som m e, rép liq u a-t-il... A lors à quoi bon cette in sta lla tio n pro visoire?....M a fiancée ordonnera...
Il sourit en proférant le m ot,com m e sur pris et charm é lui-m êm e de son dire.
M adame Chavanne, qui tira it a tte n ti v em en t une longue aiguillés rose, ou vrit de grands yeux.
-r- A h ! tu penses au m ariage’m a in te n an t !...
d e b ie ff (jb se iy ç r a u c o u rs d ’u n e seule
v isite. - i i t
I. A. H.
Les logements vides à Berlin.
-*■ A c tu ellem en t il y a, à B erlin, plus d e 25 m ille logem en ts de to u te sorte qui 11e tro u v en t pas de locataires; des m illiers de m agasins e t d ’autres b â tim en ts de com m erce 11e tro u v en t pas d ’am ateurs. Les S ociétés de logem en ts pour em p loyés e t les autres so ciétés analogues o n t égalem en t à souffrir de ce t é ta t de choses. On assure que la S o ciété des logem en ts pour em ployés subira une perte de 120.000 M., fau te de locataires.CHRONIQUE LOCALE
NOS FEUILLETONS.
— P our rem placer ”La Forêt d’Argent
” d ’A lfred P radeix, qui approche de sa fin, nous publierons une récente œ u vre d élicate de Jean de la B rète, déjà bien connu e t apprécié de n os lecteurs :AliVSER Q U A N D MEME
Une coopérative missionnaire en France. — tel e st le su je t que tra ite ra vendredi soir à 8 h. e t q u a rt, à la salle C entrale, M. le p a s teu r G uibal, d ire c te u r de l’évangélisation faite p a r les E glises libres de France. Sous ce titre un peu énigm atique, il exposera les n o u velles m éthodes m ises en œ uvre p ar ces E g li ses p our assu rer une plus rapide diffusion do l’Evangile dans le u r pays. T o u s ceux, et ils sont nom breux à Genève, que ces questions e t ce trav ail intéressent a u ro n t u n grand plaisir à entendre le distingué conférencier.
Nécrologie. — On li t dans lo P etit M ar
seillais C’est avec le plus v if reg ret que nous enregistrons la m o rt de notre ém inent concitoyen, M. F ran k i M oulin. I l laisse d ’unam m es regrets p arm ! no tre popu lation, qui a v a it su apprécier ses rares q u a lités d ’homme de bien, de p raticien , de sa v an t. Son caractère aim able et doux lui a ttir a it toutes les sym pathies. Sa m o rt lais se un vide bien grand dans les sciences p ré historiques e t anthropologiques d e la P ro vence, d o n t il é ta it l’un des représentants les plus autorisés. Ses rem arquables tr a vaux o n t été l’objet de com m unications suivies à l’Académie des Sciences. De nom breux m ém oires o n t p aru dans le Bulletin de l’Académie du V ar; do la Société des sciences, lettres e t arts de D raguignan; de la Société d’histoire naturelle de P ro vence; de la Société archéologique de Pro( vince, etc. Ses titres scientifiques éta ie n t nom breux e t pleinem ent justifiés p ar ses rem arquables qualités de sav an t, il laisse d’unanim es regrets dans les m ilieux scien tifiques e t littéraires. Que ce souvenir soit pour sa fam ille éplorée une douce conso
lation. . ,
Intérêts de Genève. — Nous lisons dans le rap p o rt de 1’ '"A ssociation des In té rê ts de Genève” .
Les com pagnies de tran sp o rts, MM. les H ôteliers, les établissem ents e t m aisons de Banque, quelques particuliers, o n t continué à m arquer l'in té rê t qu’ils p o rte n t aux t r a vaux de notre association, en nous c o n ti n u a n t leurs allocations précédentes. Nous les en rem ercions vivem ent e t souhaitons que leur excellent exemple so it suivi p ar toutes les m aisons de comm erce de notre place qui ne nous soutiennent jusqu’il présent que par les 10 et 15 frs., de c o tisa tio n annuelle que p aien t leurs chefs.
On a beaucoup parlé, dans le c o u ran t de l’année, de relever l’in d u strie des étrangers, en souffrance, e t plusieurs journaux ont ouvert, so it des concours, so it des consul tatio n s, au su je t de ce qu’il fallait ou no fal la it pas faire. L a p lu p art des p a rtic ip a n ts à ce tournoi d’u n nouveau genre,préconisaient l’a ttrib u tio n , à notre A ssociation de fortes allocations de la p a rt de l’E ta t e t do la Ville. L’un d ’entre-eux n ’allait-il pas jusqu’à pro poser de chaiger notre association de racheter le K u rsaal e t le P arc des Eaux-V ives? Il est san s'd o u te facile de jongler avec les ch.f- fres e t de prévoir de beaux p ro jets s u r le papier, m ais il est plus difficile de les réaliseï en re s ta n t sur le terrain brutal de3 faits. Or ni la Ville, ni l’E ta t ne sont, dans leur s i tu a tio n financière, capables de faire de gros sacrifices en no tre faveur, on a pu le voir il y a peu de tem ps, à l’occasion de notre dem ande, p o u ra n t bien modeste, de porter à 12,000 frs. le m o n tan t de notre allocation m unicipale annuelle qui é ta it de 7000. Cette proposition déjà com battue lors de la d is cussion du budget m unicipal de 1909 ne fû t même pas adm ise e t nous dûm es nous con ten ter d ’une au g m en tatio n de 2,500. Cette année-oi, à l'occasion du budget de 1910, nous avons eu la douleur de voir le Conseil m unicipal adopter la proposition de sa com m ission d u budget e t supprim er les 2,500 fr., d ’au g m en tatio n si péniblem ent obtenus l’année précédente.
N ous avions a v a n t le vote cru devoir ré diger à l’adresse de nos conseillers m unici paux une lettre circulaire exposant la s itu a tion e t leur dem andant, a u nom m êm e des in té rê ts de Genève, de nous accorder l’aug m en tatio n demandée. Cela n ’a servi à rien e t no tre dem ande a été repoussée.
N ous le regettons profondém ent, car il nous p a ra issa it que no tre Association, qui s ’efforce par tous les moyens en son pouvoir de venir en aide à notre commerce, m é rita it d ’être soutenue.
Rendons ju stice, p a r contre a u Conseil ad m in istratif qui, à l’unanim ité, a v a it ac cepté le m ain tien à 10,000 fr., de notre al location e t remercions M. le conseiller Bo- veyron pour la p a rt qu’il a prise à la défense de nos in térêts.
I l semble du reste, de façon générale, que
— Pourquoi pas? L a v ie d es officiers célibataires — en province to u t au m oins — est m orne ou stu p id e ....l’un e t l’autre so u v e n t... Je pense au m ariage, T ante Jacqueline, j ’y pense m êm e tellem en t quelquefois que le soir, ren tran t chez m oi to u t seulet, je m ’a tten d s presque à voir sortir de l’om bre le joli sourire dont je rêve l’accu eil...
M adam e C havanne q u itta son ouvrage. — A -t-il un nom , le joli sourire, et nous diras-tu ce nom? d em anda-t-elle.
— Ton im agin ation a des ailes, T an te Jacqueline, et va trop v ite en besogne Mais je suis un garçon raisonnable et to u t pénétré de précieuse sagesse. Si 111011 joli sourire a v a it un nom, je 11e le dirais à per sonne a van t les exam en s de 1 E cole de Guerre...l e tâcherais m êm e, d’ici là, de ne pas me le dire trop so u v en t à m oi-m ê me.
— C achottier !
Un m om ent, m adam e C havanne d e m eura rêveuse, l ’aiguille en l’air, puis elle reprit sa belle broderie.
M arie-Blanche pensa : ” Ce sourire, je le connais ! ”
E t, in volon tairem en t, év a lu a n t le tem p s qui d ev a it s ’écouler a v a n t les co n cours de l’E co le de Guerre, elle ajouta, Ou fond de son cœ ur soulagé :
— E ncore plusieurs m ois !....
Pierre v e n a it sou ven t, presque chaque
jo u r . •
nos communes suburbaines devraient de plus en plus se prêter à un partage équitable des nombreuses prestations à la charge presque exclusive de la commune de Genève. Il y en .a comme cela pour 600,000 fr., par au ! ! !.
Fédération musicale. — D im anche 23 ja n vier, un b an q u et to u t intim e réunissait au café G arance une soixantaine de convi ves, rep résen tan t les diverses sociétés de la fédération musioale genevoise campagne.
Au dessert, M. B ourquin de Meyrin, pré sident, souhaite la bienvenue au x invités MM. D uboule e t Pesson, deux am is de notre jeunesse rurale. II espère que la fête de m ai 1910 sera une im p o rtan te m an ifestatio n de la F édération musicale q u i d o it devenir de plus en p lu s prospère. • *■
D ’a u tre p a rt, M .B ourquin engage vivem ent les sociétés à participer nom breuses au con cours de Carouge d o n t il tie n t à souligner
ie caractère natio n al e t s u r to u t genevois.
M. H enri D uboule, président honoraire félicite le com ité central de l’œ uvre si bien comm encée e t s’attach e à m o n trer le b u t généreux que p o u rsu it le nouveau groupe
m ent. $gj ùsi B* *
M. Ch. Pesson d it to u te sa sym pathie p o u r la fédération musicale.
A près quolqucs aim ables paroles de M. V eillard, de Lancy, et D ora, de S atigny, la série des d isco u rs est term inée.
Une p artie récréative trè s variée a suivi, dirigée avec beaucoup d ’en train e t d ’à p ro pos, p ar M. Livron de Perly, l’infatigable m ajor do table
On a frénétiquem ent ap p lau d i u n m em bre de la Jeunesse litté ra ire d u Petit-Sa- eonnex d ans ses rom ances p our basse, et M. Favre, de la même société, q u i excelle dans la chansonnette com ique.
Sous la baguette im peccable de M. P aul Meyltin, la chorale ” l'E cho des Champs ” de J u s s y a enlevé avec un ensem ble p a rfa it le Rem plis mon verre de S tu rm et Vreneli
sur le Gongisberg de M unsiger. M essieurs
P au l Meylan e t R aym ond so sont fa it en tendre d ans un duo très apprécié La Chan
son du, Pâtre de B oissière. M. Marc Rey-
mond a follem ent égayé son m onde p ar ses ” paysanneries ” en patois. M. M arti, prési d en t de la Jeu n esse litté ra ire du Petit-Sa- connox, poète à ses heures, a débité quelques vers célébrant en rim es très heureuses les tra v a u x des champs.
D ’au tres productions o n t encore été en tendues prolongeant fo rt a v a n t dans l'après- m idi cette p artie très intéressante.
E n somme excellente journée d o n t le s u c cès revient s u r to u t à nos am is de Ju s sy qui réu n issaien t à eux seuls le tie rs des mem bres présents. H onneur à cette v aillan te so ciété, au sein de laquelle l’union e t 1 am itié se c u ltiv e n t a u même titr e que la m usique.
Merci au ssi à M. G arance pour l’excellent menu servi à ses h ô tes,.
Sociétés Chorales. — L a société chorale Liederkranz, avec le concours d ’un chœ ur de D ames e t de plusieurs solistes, prépare sous la direction de M.R. W issm ann, un im p o rtan t concert p o u r le dim anche 6 février dans la sal le de la R éform ation. On y en ten d ra des œ u vres de nos au teu rs les plus appréciés n o tam ment. la première partie des quatre saisons de H aydn. Ce sera un vrai régal p our les am ateurs de bonne m usique.
Genève-Suisse. — La troisièm e confé rence, donnée, dim anche dernier à l’U ni v ersité, a obtenu un succès considérable.
C ette séance é ta it présidée par M. E. de G irard, professeur à l’U niversité, qui. en term es fort heureux, a souhaité la bien venue au x auditeurs, e t a rem ercié le conférencier du jour, notre distingué con frère, M. H orace M icheli,ancien directeur du Journal de Genève.
Voici un résum é de la rem arquable con férence de M. H . Micheli. Le su jet tra ité é ta it le su iv a n t : ” La Suisse, sa \i e écono m ique e t sociale
I /j conférencier se déclare très heureux d ’être accueilli à cette trib u n e p ar un d es cendant du colonel G irard, l'officier distingué qui le 1er ju in 1814, d éb arq u ait au P o rt N oii à la tê te do3 contingents confédérés.
M. H orace M icheli je tte d ’abord un coup d ’a i l su r le développement économ ique si rapide qui caractérise la fin du X IX m e siècle en Suisse. N otre pays, m algré la beau té de sa nature, est au p o in t de vue éco nom ique, un pays p lu tô t pauvre, peu fertile, ne p ro d u isan t pas de m atières premières pour l'industrie, hérissé de m ontagnes qui
11c faciliten t pas les relations entre les diffé rentes p artie d u pays. Seul de tous les E ta ts de l’Europe, avec la Serbie e t la R épublique de S t-M artin, elle ne possède pas de port de m er. E t cependant elle est au jo u rd ’hui proportionnellem ent à sa population, un des prem iers E ta ts industriels de l’Europe. Les chem ins de fer la sillonnent en tous sens. Ses m ontagnes so n t percées de p a rt en p a r t p ar des tunnels. D ans to u tes ses villes e t même dans ses cam pagnes, des in d u stries florissan tes donnent du tra v a il à des m .lliers de bras. L’agriculture elle-même s’est faite in dustrielle e t exporte ses p ro d u its dans le m onde entier.
Quelques chiffres feront toucher du d o ig t la pro sp érité économique du pays. Le com m erce extérieur de la Suisse (valeur de ses im p o rtatio n s e t de ses expoitalions) est, par tête de population, supérieur à ce lui de l’Allemagne, de la France, de l’Angle terre; il n’est dépassé que p ar celui de la Belgique. N ’y a-t-il p3s une pensée réconfor ta n te dans le fa it que ce so n t deux p e tits peuples neutres qui tie n n e n t la tête^du d é veloppem ent économ ique de l’Europe?
L ’au g m en tatio n des recettes douanières, q ui o n t passé de 17 m illions en 1880à près de 75 m illions en 1910, confirm e l’acrroisse- m ent considérable de la puissance écono m ique do la Suisse. Celle-ci est encore p rou vée p a r la valeur très élevée du cap ital im posable de notre population, qui se m o n ta it en 1908 à près de 14 m illiards, ce qui est beaucoup pour un p e tit peuple de tro is m illions e t demi d ’h ab itan ts, e t p a r les sta tistiq u e s des caisses d ’épargne, qui d on nent, en 1908, en Suisse, 1 m illion 992,000 déposants, pour une valeur totale de lm illiard 600.000.000 fr. environ. P reuve de la grande diffusion de l'aisance en Suisse. Genève
Leur in tim ité é ta it étroite e t douce. P lu s tard, qu’en serait-il? E lle 11e v o u la it pas le savoir.
D e tem p s à autre, m adam e C havanne ex ig ea it que, confiée à une am ie d’âge m aternel, sa nièce a ccep tâ t certaines in v ita tio n s.
M arie-Blanche ob éissait; un peu d é p aysée, m ais de résignation souriante elle d an sait en conscience to u t un après- m idi ou la m oitié d ’une nuit, sans ennui ni fatigu e, com m e d ’ailleurs san s grand
plaisir.
M oins jolie et p eu t-être aussi m oins favorisée sous le rapport de la fortune et de la parenté, elle e û t découragé le? danseurs. On la recherchait, m ais, en général. 011 tro u v a it qu’elle m anquait d’entrain. P aisibles et de bon aloi. se» succès m ondains n’é ta ie n t pas de ceu x qui su sciten t l’enthousiasm e ou l’en v ie... ” D és succès d’estim e, le succès des pièces en n u yeu ses au xq u elles 011 recon n aît quelque m érite, ” d isait-elle à Picr e eu riant.
Pierre riait aussi, l’air enchanté. -— N on, Mimi, le succès d ’un d élicat o b jet de m usée, unique e t précieux, qu’on adm ire de très loin e t qu’on sait in accessible, au contraire d e ta n t d ’agrca- blcs b agatelles, rép étées par cen tain es e t auxquelles il sem ble si facile d e pré tendre... P ou rtan t, il e s t vrai, M im i, oue vou s p ou vez être très en n u yeu se...
tie n t la tête de cette s ta tis tiq u e avec 155.300 liv rets d ’épargne pour 150.000 h a b ita n ts environ, plus d ’un liv ret par h a b ita n t !
M. Micheli a abordé aussi la vie sociale. C’est un honneur pour la Suisse d ’av o ir pensé que la pi03périté de ses industriesdevait p ro fiter su ssi au x ouvriers, qui so n t u n élé m ent essentiel de c e tte prospérité. Elle a donc créé to u te une législation ouvrière, loi sur les fabriques, responsabilité civile, pour protéger l’ouvrier e t lui g a ra n tir la ré p a ra tio n des accidents du tra v a il. L a loi sur les fabriques, qui d ate de 1877 et qui va du reate, être prochainem ent revisée, à ser v i de modèle à 'p lu sieu rs législations. E t bien que les projets d ’assurance obligatoire ne soient pas encore en vigueur, la loi suisse sur la responsabilité civile, m algré ses im per fections, assure déjà à l’ouvrier une ré p a ra tio n supérieure à celle q u ’il o b tie n t dans pres que tous les au tres pays.
Le3 assurances ouvrières, il fa u t l’espérer com pléteront très prochainem ent cette légis latio n ,et l’éten d ro n t même au x accidents non professionnels. E n a tte n d a n t, les cantons, les communes, lu tte n t contre la vieillesse, entre l’invalidité, contre le chômage. Genève m arche à la tête des cantons réform istes- E t l’initiativeprivée a p a rto u t devancé chez nous l’action de l’E ta t. L a Suisse co m p tait en 1903 plus de 500,000 m utualistes e t é ta it a r rivée, par le régim e de la liberté,à un résu ltat supérieur à cehii que l’Allemagne a obtenu p a r l’obligation.
La Suisse a pris l’initiative de la protec tion ouvrière internationale. On p e u t dire q u ’elle n ’a pas failli à la mission sociale que lui im posaient ses principes dém ocratiques et son idéal chrétien.
E n term inant, le conférencier m ontre que ce qui caractérise la Suisse, c’e st la vie simple, vie de travail, ennemie du luxe e t de l’o sten tatio n . Jam ais un homme d ’E ta t suisse n ’a fa it fortune au service de la Con fédération ou des cantons (appl.). C’est cette sim plicité qui. chez nous, rapproche les différentes classes de la société, ne per m et pas q u ’il s ’élève entre elles de ces bar- ières infranchissables comme il en existe dans d ’au tres pays. C’est elle qui nous aidera à résoudre pacifiquem ent les problèmes so ciaux.
Cette conception de vie est b a ttu e en b rè che. au jo u rd ’hui, p ar l’am our du luxe e t de la jouissance. Le conférencier espère que les générations nouvelles sau ro n t résister à ces suggestions, sau ro n t conserver la vie simple, la vie suisse. ■
La chorale de St-G ervais, dirigée par M. F. Choisy, a éxéeuté plusieurs beaux chœ urs.
Ancienne Société vaudoise de secours mutuels. — L ’assemblée générale au ra lieu le dim anche 30 janvier à 2 heures de l’après- midi à l’A ula de l’Ecole d ’Horlogerie, rue Nccker. Ordre du jo u r ordinaire.
L ’actif de la Société s’élève a u 31 décem bre à fr. 20.491. Le solde actif de la caisse de secours au x vieillards, veuves e t orphelins s ’élève à fr. 3046. Celui de la caisse de réas surance à fr. 395.
C om ptes ordinaires. — R evenu du ca pital chez MM. Lom bard, O dier e t Cie. 725.65; Pharm acies coopératives, dividen de e t intérêts 308S u b v en tio n de l’E ta t po u r 1908 (254 sociétaires), 635; R ecettes cotisations. 3.G38,05; Dépenses : In d e m nité? journalières e t frais, 2.390.10; C oti satio n s. 335.10: F rais de bureau. 545.20;
Caisse des Dames : recettes : Solde en caisse au 31 décem bre 1908. 50.10; R ecettes cotisations. 278.10; S ubvention de l’E ta t p our 1908 (18 dam es), 45.
Dépenses : Indem nités journalières, 17.50; Frais de bains etc... 118.85; C otisations, 23.00; F rais de bureau, im prim és, convoca tions, bureau de perception, 32.20.
H oraires d'été. — Voici quelques indica tions s u r les horaires d ’été de 1010. (1er mai- 30 septem bre).
Chemins de fer fédéraux. — Arrivées. —
Matin 0 h. 30, exprêss; G h. 45 N yon; 7 h om nibus L ausanne; 8 h. 23 d irect L ausanne; 9 h. 57, tram L ausanne; 10 h. 25 express; 11 h. 50 omn. L ausanne; m idi 48 express B ienne-Zuricli; Soir : 1 h. 13 express Berne;
1 h. 50 L ausanne; 2 h. 13 tram w ay L ausanne; 4 h. 05 i d .; 4 h. 20 d irect Berne; 4 h. 45 N yon; 6 h. express Berne; 6 h. 45 T.W. L ausanne, 6 h. 55 express Fribourg-Berne, dès 1er ju illet, p a rt de Berne à 4 h. 03. Ce tra in tie n t le record de la vitesse.; 7 h. 22 express B erne-Zurich; 10 h. 05 omnibus- L ausanne; 10 h. 25 N yon; 11 h. 20 om nibus Berne; m inuit 8 direct B erne; 1 h. 08 express Berne.
Départs : M atin 1 h. d irect B erne; 4 h. 50
om nibus L ausanne; 5 h. 50 tr. tram Lausanne 6 h. 50 express B erne; 7 h. 18 express Neu- châtel; 8 h. 05 tra m L ausanne; 9 h. 15 om nibus L ausanne; 10 h. 10 express L ausanne; B erne; 10 h.47 express Berne Bàle; 11 h. 35 tra m L aulanne; m idi 10 N yon; m idi 50 ex press B erne; 1 h. 30 express B ienne Bàle; I h. 40 N yon; 2 h. 10 om nibus L ausanne; 3 h. 45 tra m L ausanne; 4 h. 45 N yon; 5 h.05 d irect Berne Z u rich ; 5 h. 23 d irect Berne B âle; 6 h. 03 om nibus L ausanne; 6 h. 25 N yon; 7 h. 27 tra m L ausanne; 8 h.30 tram N yon; 9 h. d irect B erne; 10 h. d irect L au sanne: 11 h. 15 Nyon:
* * *
Bateaux a vapeur :
Départ : 6 h. 35 côte su isse; 6 b. 45 côte
de savoie; 7 h. 50 d ire c t côte suisse (dès 1er ju in ) 8 h. 05 Y voire; 9 h. 30 express; 11 h. côte suisse; 11 h. 40 d irect ouchy Villeneuve (dès 15 mai) 11 h. 20 Tougues; 1 h. 30 ex press Ouchy; I h. 55 N yon; 2 h. côte de Savoie; 3 h. 15 côte su isse; 3 h. 10 Tougues; 5 h. 10 (dès 1er ju in ) d irect Villeneuve; 5 h. côte su isse; 5 h. 45 côte de Savoie; 7 h. H e r- mance.
Arrivées : 7 h. m, H erm ance; 10 h. 45 (dès
1er ju in ) d ire c t; 10 h. 50 côte de Savoie; I I h. 15 côte suisse; m idi 35 Tougues; 1 h. express; 1 h. 45 Tougues; 3 h. 03 côte suisse; 4 h. 35 (dès 1er juin) d irect; 4 h. 50 H erm ance; 6 h. 05 côte su isse; 7 h. 15 côte de Savoie; 7 h. 45 express; 8 h. 45 express (dès 15 m ai) 9 h. 02 express.
Société d’Utilité publique. — D ans sa séance de m ercredi dernier, 19 janvier,cette société après la réception de plusieurs nouveaux membres, a entendu jle rap p o rt annuel de M. le p asteu r M ittendorff, président. Le rap p o rteu r a d ’abord retracé en term es élevés la biographie des m em bres décédés pendant l’année écoulée, de MM. Ju les R oehette, Adolphe Galopin, E m ile P ictet, E rnest Naville, E rnest de Beaum ont et E rnest Pictet.
M. M ittendorff a m ontré, en p articu lier la grande perte que la société a v a it faite en la personne de rém in en t philosophe genevois E rnest N aville q ui, entré en 1840 fu t socié taire ju s q u ’à sa m ort, soit pendant 69 ans.
M. le président a passé ensuite en revue l’a c tiv ité de la société en 1909 e t constaté sa m arche ascendante au triple po in t de vue du nom bre des mem bres, des tra v a u x p ré sentés e t des services q u ’elle a été appelée à rendre.
M. D uchosal, trésorier, a lu également son ra p p o rt qui dénote une situ atio n finan cière très prospère.
M. le prof. Goegg s’e st fait l'in terp rêtc des sentim ents de l’assem blée p our rem ercier chaleureusem ent MM. M ittendorff etDuchosal de leur dévouem ent aux intérêts de la société e t de la peine q u ’ils se donnent.
M. Daniel B ersot a parlé enfin de la fonda tion d ’un journal suisse pour la jeunesse qui sera in titu lé : ” Pages illustrées
Le conférencier m ontre to u t le mal que font certaines publications à bon marché qui,sous p rétexte d ’am user la jeunesse, so n t dém ora lisantes a u prem ier chef e t in c ite n t m êm e au crim e. L ’enfant est essentiellem ent un être v ivant d ’im agination e t si les voleurs et les assassins sont présentés avec une auréole de gloire, le jeune lecteu r n ’éprouvera a u cun scrupule de les im iter. Il y a tro is moyens de com battre cette litté ra tu re crim inelle : la prohibition, l’action des sociétés privées et la bonne lecture à bon m arché p arlan t égalem ent à l’imagim'.tion. C’est ce troisièm e moyen qui, de l’avis de M.Bersot, est le plus efficace. C’est donc pour lu tte r contre ces m auvaises publications q u ’u n com ité d ’in i tiativ e a décidé de créer les "Pages illu strées” qui. d ’un prix modique, p araîtro n t périodi quem ent à jo u r fixe e t q u i entretiendront notre jeunesse des beautés de no tre pays, des faits histo riq u es propres à exciter son enthousiasm e e t q u i contiendront des ré c its de voyages e t (l’aventures avec des ex emples de v irilité et de courage. Les écrivains seront, a u ta n t que possible, des Suisses ro mands.
Cet exposé a été vivem ent applaudi e t a été suivi d ’une discussion anim ée à laquelle o n t pris p art, ou tre le p résid en t e t le confé rencier, Mme Schenker e t MM. W akker, président de l ’association genevoise contre la litté ra tu re immorale, D octeur F. Cliapon- nière, René Claparède e t F. Lom bard.
F inalem ent la société a décidé de re com m ander au comité de donner son appui moral e t m atériel à la nouvelle et si in té re s sante entreprise.
Bibliographie. — Les Chevauchées de Jehan-
ne d,'Arc. — Album grand in 40, illustré
de 62 gravures dans le tex te et de 4 hors-texte sous couverture illustrée couleurs, compo sition allégorique de M. A nton Van Wélie. 1 fr. 75. P aris. II. Falque éditeur, rue Bona parte 86.Nous devons signaler à nos lecteurs les "Chevauchées de Jehanne,” publication p ar 51. Broyer d’Agen, sous la forme d’un Album a u ta n t paléographique qu’a rtistiq u e e t littéraire.
Nous avons sous les yeux le spécim en de ce m agnifique Album qui se recom mande à r é t e n t i o n pour l’im portance desdocum ents d’histoire e t d’a r t q u 'il contient. Après l’A n glais A n d re w Lang, l’auteur bien connu de :” Chevauchées de Jeh an n e” , c o n trib u e ra pour sa bonne p a rt à m ettre en relief, en la dégageant de toutes les ombres, la pure et vraie physionom ie de la glorieuse héroïne.
Esprit des autres. — Propos de chasseur : — Le dernier gibier que j ’ai envoyé à P aris é ta it gâté en arriv an t.
— Vous n’avez qu’à faire comme m oi, je tire au gros sel, et ça conserve le gibier pen d an t plusieurs sem aines.
Chronique régionals
E t puis, il e s t trop v isib le pour ces gens-là que vo u s 11e vou s souciez, en som m e, au cunem ent de leur plaire... V otre dédain souriant, Mimi, à la lon gue, c’est v e x a n t pour eu x !
— Mon apparent dédain n ’e st qu’une attitu d e in volon taire e t m on sourire est plein d ’h u m ilité, je v o u s assure.. Il e st certain que d’être, com m e qu el ques jeunes filles, fêtée p artou t e t c o n ti n uellem ent entourée 111e donnerait plus d’em barras que de plaisir... Quand je cause avec T ante Jacqueline, avec Oncle Jacques, avec vou s, m ille choses me v ien n en t au x lèvres; m ais, en vérité, que dirais-je à ces ” gens-là ” , com m e vous le? appelez? Je 11e les connais p as... et ce qu’ils d isen t eux-m êm es m ’intéresse si peu !... J e serai toujours, toujours une sauvage, m on ami !
Pierre répondait :
— S oyez toujours, toujours vous m êm e, p e tite M ie... soyez-le du m oins pour ceux qui v o u s aim en t... les autres qu’est-ce que ça fait !
A d eu x reprises, des pmi es de m adam e C havanne s’é ta ie n t piquées de marier M arie-Blanche. Mais T ante B londe n’avait pas ju gé que les partis proposés fu ssen t dignes do sa nièce, e t M arie-Blanche con su ltée a v a it répondu :
— N i ce jeu n e hom m e, ni aucijji au tre... L aissez-m oi jouir d e m a vie fle
Mérite agricole. — Extrait de la demièra liste.
Officiers MM. D upont à la M uraz; G iiod, à B eaum ont; Lachenal, à N evdcns; Vit te, à Bellegarde.
Chevaliers, MM. B ourbon, A raches; B er nard, St-Pierre-de-R um illy; Clerc, P assérier; Deville, Nancy-sur-Cluses; D upraz. sous- préfet. à S t-Ju lien ; Em onct, G ruffy; Fol- liet, Savigny; G enoud, St-Aiidré-dc-Boège ; G uichonnct, P assy; M artinand. Seyssel; I ’eillonod, Bail lard; P e tit, Cuzv.
Vol et abus de confiance. — Le 3 décem bre dernier a rriv a it chez M. K necht àCham onix, un ouvrier m enuisier italien décla ran t venir de Saint-Gervais-les-Bains, et se faisan t in s crire sur le registre de l'hôtel sous le nom de P ir o tta Innocenta. Dès cet in s ta n t, il se fit héberger e t ne c ra ig n it pas d ’o u v rir un com pte assez élevé d an s la m aison. 11 n’o u blia q u ’une seule chose.de régler sa note av an t de d isp araître d ’une façon au ssi inopinée q u ’im prévue. M ais là ne se borna pas son indélicatesse. A vant de fuir, il v isita la m aison de fond en comble et s'em p ara de to u t ce qui p u t tom ber sous sa main.
C’est ainsi qu'il em porta u n porte-m onnaie q u ’il tro u v a dans le pantalon du p ropriétaire et ne contenant heureusem ent q u ’une m odi que somme. Il fit m ain basse s u r une m ontre d ’une certaine valeur e t poussa la hardiesse ju s q u ’à s’appro p rier un com plet to u t neuf d ’un a u tre pensionnaire.
Cet audacieux escroc est activem ent re cherché e t to u t porte à croire q u ’il sera sous peu de tem ps entre les m ains de la ju stice.
Mort accidentelle. — M. R obert, âgé de 52 ans. dem eurant chez son fils, m onteur-élec tricien à Chateloue, com m une de S a in t-J u lien,m ontait hier soir vers cinq heures les esca liers d u lieu d it La Creuzette, à S ain t-Ju lien , lorsqu’il fut subitem ent p ris d 'u n e congestion causée p ar le froid. La neige to m b ait à ce m om ent à gros flocons.
Jl fu t relevé a u s s itô t p ar des tém oins de cet accident, lesquels réq u isitio n n èren t une v o itu re e t le conduisirent à son domicile.
Malgré to u s les soins prodigués par M. le D o cteu r B onier, appelé en to u te hâte, R o b ert a succom bé après une longue e t cuielle agonie.
Un m aire qui m eurt en plein Csnseil. — M. F ran ço is M erlin, âgé de 57 ans. m aire de P ublier e t conseiller d ’arrondissem ent, p résid ait la séance extraordinaire du C'onsril m unicipal qui av ait commencé à 10 heures du m atin.
11 d is c u ta it avec u n conseiller s u r une ques tion à l’ordre du jour, q u an d 011 le v it s'a f faisser soudain. On s’em pressa a u to u r de lui m ais to u t é ta it in u tile : M. M erlin venait de succom ber à une hém orragie cérébrale.
Le double suicide d’Evian. — L ’id en tité du couple q u i s ’est suicidé le 27 décembre dernier d ans u n hôtel d ’E v ia n a u moyen de p ilu les d ’opium e s t m a in te n a n t établie. Il s’agit des époux M ierau, dom iciliés à Char- lottenbourg, près Berlin.
Les époux M ierau étaien t m ariés depuis tro is ou q u atre ans. Dénués de ressources incapables de payer leur loyer, ils avaient q u itté C har.ottenbourg quinze jo u rs a v a n t Noël, après avoir vendu leu r m obilier.
A vant leur arrivée à E vian ils av aien t sé jo u rn é à Clarens.
Aviation. — Le sy n d icat d ’in itia tiv e de Thonon v ien t d ’être sa isi d ’une demande de l’Aéro-Club de F ran ce, envisageant la créatio n , à Thonon, d ’u n cham p d ’av ia tion. P lu sieu rs terrain s se p rêten t m erveil leusem ent à cela, e t la trav ersée du lac en aéroplane s u s c ite ra it un in té rê t én o r me chez les nom breux ad m ira te u rs de l ’av ia tion. A L ausanne e t Evian-les-B ains, les terrain s proposés n’ont pas été jugés s a tis fa isa n ts p a r le délégué de l’Aéro-Club de F ran ce, m ais p a r contre, Thonon est bien le p o in t idéal des b o rd s du lac de Genève pour une grande m a n ife sta tio n de ce genre.
Un m auvais père. — Le n o m m é F...» âgé de 40 an s, d em eu ran t à Annem asse, se ren d ait Ces jo u rs derniers, à différentes rep rises, à l ’H orphelinat de D ouvaine pour y fa ire en trer son e n fan t âgé de 4 ou 5 ans. Il y a tr o is jo u rs, F ..., se p ré s e n ta it à n ou veau, m ais il lu i f u t d it q u ’aucune place n ’é ta it vacante. Il c o n d u isit le bam bin près d ’une m aison vo isin e e t abandonna le m a l h eureux p e tit, q u i fu t retrouvé, e rra n t dans les ru es de D ouvaine. R ecueilli à la gen darm erie, on ne ta r d a p as à connaître son id en tité. L a gendarm erie d ’AnnemaBse a o u v e rt une enquête, après celle de D ouvai ne.
C O X T O C A T MO IV S
t --- •
V E N D R E D I
Salle TheHusson. — 9 h. 111, à 5 h. s, expo* sitio n P. P errelet, p e in tu re s e t dessins.
Athénée. — 10 h. à midi e t 1 h. y2 à 5 h.,1
exposition Ju les Crosnier, aquarelles.
Conseil municipal de la Ville de Genève.—
8 h. 15, séance.
Monistcnkreis. — 9 h. s. hôtel de la Cigo
gne, assemblée générale.
Cours 'publics et gratuits. — 8 h. % s .,
G rande salle de l’U niversité, 2me confé rence de M. le D r C hristiani, professeur à l’U niversité, d irecteu r du Service cantonal d ’hygiène.: L a lu tte contre la tuberculose.
Conférence. — 8 h. 15, salle Centrale
(Madeleine), conférence de M. le p a ste u r G uibal : ” Une coopérative m issionnaire en France” .
Société de géographie. — 8 h„ Athénée,
séance : Les luttes de races en A u trich e —*J Les Slaves d u Sud — Souvenirs d 'u n récent voyage (avec projections lum ineuses), pai M. Georges Blondel, M. C. docteur en d ro it et ès lettres, professeur à l’Ecole des hautes études commerciales à Paris.
’.ub alpin. — 8 h. y», séance : R a p j
ports du trésorier et des vérificateurs des comptes. ” Au grand soleil de l'Alpe” , lec" tu re p ar l’auteur, le poète J . Mézel; a rra n gements et illu stratio n s p ar A. Mazel ( pro jections).
Evangélisation populaire. — 8 h. 15 »
chapelle d u ■ Cornillon, Chambésy, 2me réunion de la série, p ar MM. E. S auvin e t
A de Meuron. , . ’i
Vieux-Zofingiens. — 8 h. local de la Société m ilitaire, causerie de M. E. Cha- p u is a t : "G enève au tem ps de la T erreur.” ;
Réunion. — 8 h., école des C rêts, P e tit-
Saconnex, réunion pour m ères de fam ille organisée p ar la Société d ’u tilité publiqu* des Femm es suisses. .
SAM EDI
Salle Thellusson. — 9 h. m a tin à 5 h. s-,
exposition P. Perrelet, peintures et dessins.
Athénée. — 10 h. à m idi et 1 h. 14 à 5 h.,
exposition Jules Crosnier, aquarelles.
Cercle des Arts et des Lettres. — 8 h. 15.v
salle de la R éform ation, scènes m ilitaire? de L. D unki (projections lumineuses).
Union chrétienne de jeunes gens. — 8 h. 15,
3 rue Général D ufour, classe biblique p a r M. le secrétaire général : "'Josué, vaillan t cap itain e.”
Cercle du Faubourg. — 7 h. }•>, so u p eç
de famille.
Orchestre symphonique helvétique. — y' 8 h. y ,, salle de réunion de la rue d u Môle,1'
soirée. (
Banquet. — 8 h.. H ôtel N atio n al, ban
quet de la colonie allemande. ' i
Evangélisation populaire. — S h. 15,1
chapelle d u Cornillon, C ham bésy, Smej réunion de la série p ar MM. E . S auvin et
A de Meuron. * i
Assemblée. — 8 h. y .., café R otb. P e titi
Lancy, assem blée des p ro p riéta ires du p lateau de St-Georges.
jeune fille... Si je m e m arie, ce sera plus tard, beaucoup plus tard...
Lorsqu’elle v en a it à adm ettre la p ossi b ilité qu’elle se m arierait 1111 jour, elle se d isait qu’elle ferait un ” m ariage sérieux ” , qu’elle épouserait 1111 hom m e très bon, un peu grave, qui ne lui dem an derait p as d ’am our...
Mais c e t hom m e très bon 11’é ta it encore qu’une in offen sive en tité, une person n alité vagu e, presque am orphe, perdue dans la brunie des tem p s à venir... P résen t, tangible, elle l’eû t repoussé de to u te la v o lo n té de son être.
La v isio n réelle qu’elle a v a it eue de l’am our et l’im pression physique qu’elle en a v a it gardée, lui rcndaici t plus particulièrem ent, plus m atérielle m en t odieuse 1 idée d ’un m ariage de con ven tion . E t lex recul de la chair 11e faisait que précéder chez elle to u te s les ob jection s sen tim en tales. Le m ariagê tel qu’011 le con cevait, tel qu’elle le v o y a it autour d’elle, le m ariage d ’in té rêt pécuniaire ou de con ven an ces socia les, préparé, :r a it6 par les am is et les fam illes et consenti par les d eu x con trac ta n ts après la form alité plus ou m oins accessoire et toujours artificielle des entrevues, m e tta it en révolte sa raison e t les aspirations de son âm e com m e son in stin ct. N a ïv e e t logique, sa jeunesse intran sigean te cessait de s’étonner, sinon de s ’indigner, qu’il y e û t de par le m onde
des ép o u x indifférents ou m êm e hostiles; l’un à l’autre, qu’il y eû t des épouS infidèles, coupables. _ |
Ces hom m es et ces fem m es qui s unis* sa ien t san s se connaître et san s s aimer,' par une loi fatale, aim aien t ailleurs,! E t sans doute, M arie-Blanche les blâ* m ait-elle m oins, au fond de sa conscience! fém inine, d ’avoir péché contre le m ariage en s’aim an t ainsi, que d'avoir pécha contre l’am our eu se m ariant com m e ils] s’éta ien t m ariés... E u to u t cas, faisait-elle; rem onter la fa u te au m ariage san s amour^j Au co n ta c t du m onde, — si sincère*; m en t que l’on s ’efforçât de respecter sa| candeur — elle s ’av isa it parfois que 1* v ie e t les hom m es 11e g agn en t pas to u jours à être m ieu x connus.
D an s un langage qui essa y a it d êtrij obscur, 011 racon tait et com m entait d ev a n t elle biep. des choses qu elle com^ prenait à sa m anière. E t quelques-unes de ses belles illusions y fanaient leur3'
ailes. _
U ne particularité la trou b lait daH? le m ilieu où elle v iv a it si préeieusenienlj gardée du m al, c’é ta it l'indulgente légè* reté a v ec laquelle 011 a m n istiait les jeune» gens d on t on d isa it so u v en t qu’ils foi’i sa ien t ” des b ê t is e s ” , ou q u ils fw* saien t ” la fête ” , on sim p lem en t qu lia ” s’am usaient ” ...