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Encore virtuelles? n 6 Mercredi 5 mars 2008

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Les nanotechnologies : une promesse d’avenir

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Les NanoTechnologies auront-elles l’évolution espérée, c’est-à-dire celle de la micro-électronique des années 60-70 ou des

logiciels des années 80 ? Ou bien seront-elles à ranger au rang des faux espoirs de l’innovation, ou encore des espoirs longs comme le sont les biotechs depuis 1980.

Il faut se poser deux questions : ont-elles le potentiel ? Et ont-elles atteint la « maturité » ?

Tout en restant flou, le

potentiel ne fait pas de doute;

mais la « maturité » reste la question centrale pour tout investisseur.

Les Nanotechnologies constituent une rupture car elles supposent une manipulation « atomique » donc « discrète », un peu comme le passage de l’analogique au numérique dans la vidéo. Pour autant, ce passage de la micro à la nano n’est pas immédiat comme le montre l’exemple de l’électronique.

L’apprentissage nécessaire à une maîtrise économique de cette nouvelle technique se révèle complexe et peut durer encore plusieurs années et constitue un aléa majeur pour un investisseur.

Le décollage sera là lorsque les applications de masse seront là. Elles sont visibles dans le domaine de l’ADN ou de l’électronique mais on attend toujours la production de masse de MEMS et de biopuces.

La Rédaction .

Lettre d’information du GUIDE DE LA BOURSEpublié par MemoPage.com - ISSN 1623-3255

MemoPage.com S.A. - 80 rue Taitbout - 75009 PARIS - Tél. 00 33 (0)1 40 22 99 22 -Mail : [email protected] Le Guide de la Bourse : Directeur, M. Fovel - Dir. Éditorial, A. Nodet – Rédaction, Raphaëlle Bouniol - Abonnement p 4

n ° 6 – Mercredi 5 mars 2008

Les bénéfices dépassent-ils les risques potentiels?

Alors que certaines applications sont sur le point d’arriver au stade commercial, les risques associés aux nanotechnologies restent encore mal connus. Les interrogations à leur sujet sont en effet multiples, qu’il s’agisse des processus de production, de transport, de stockage ou de la stabilité dans le temps de ces produits, comme du danger potentiel qu’ils peuvent faire peser sur la santé humaine et sur l’environnement. Suite à la publication d’un rapport britannique en 2004, les pays de l’OCDE ont entrepris de recenser les risques potentiels des nanotechnologies et ont engagé une réflexion sur les modalités de leur encadrement. Le gouvernement français a suivi cette démarche en saisissant l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire environnementale et du Travail) qui a remis un rapport sur les risques liés aux nanotechnologies en 2006.

En 1981, Heinrich Roher et Gerd Binning, du laboratoire de recherche IBM à Zurich, ont inventé le microscope à effet de tunnel (STM). Cet appareil permet aux chercheurs d’analyser et de manipuler la matière à l’échelle atomique et constitue la véritable origine du développement des nanotechnologies. Depuis lors, une grande variété d’appareils semblables comme le microscope à force atomique (AFM) sont apparus. Les nanotechnologies sont des techniques qui permettent de créer des objets de quelques Nanomètres.

Estimé à 40 Milliards € en 2001, le marché mondial des nanotechnologies, pourrait atteindre plus de 700 milliards d’Euros en 2008, et 1.000 milliards en 2015.

L’effort de recherche est focalisé essentiellement sur quatre secteurs. En nanoélectronique, la recherche se concentre sur des composants plus petits, plus rapides, moins coûteux et moins consommateurs d’énergie. En médecine, les nanotechnologies sont utilisées sur le traitement des tumeurs, les implants et les prothèses biocompatibles et les vecteurs de médicaments. En cosmétique, elles concernent les crèmes solaires et les traitements de la peau. En matériaux et en chimie, elles sont développées pour des catalyseurs de la nouvelle industrie chimique dite « chimie verte » et pour des revêtements « nano-modifiés » offrant des propriétés particulières.

Ce développement rapide a été rendu possible grâce aux investissements publics de recherche et développement en nanotechnologies. Les Etats-Unis ont lancé dès 2001 le programme « National Nanotechnology Initiative ».

Les nanotechnologies nécessitent une recherche abondante et dépendent des financements de R&D tant publics que privés.Les financement publics de la R&D portant sur les nanotechnologies ont quintuplé entre 1997 et 2002, passant d’environ 400 millions à plus de 2 milliards. En France, la recherche est fortement soutenu par l’Etat qui consacre 131 millions d’Euros par an dans le financement de Grands Programmes, 40 millions d’Euros dans des Réseaux de Recherche et d’Innovation technologique soutenus par les crédits d’impôts recherche et 120 millions dans des Instituts de Recherche. Dans le secteur privé, de nombreuses grandes multinationales (IBM, Dow Chemicals, L’Oréal, Hitachi et Unilever notamment) ont lancé des projets de recherche et nombre de start-up ont vu le jour. Les demandes de dépôts de brevet auprès de l’Office européen des brevets ont triplé, passant de 100 à 300 demandes annuelles au cours de la même période. Selon les experts, nous n’en sommes qu’au début!

Encore virtuelles ?

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de nombreux domaines : médecine, production d’électricité, électronique grand public ou nouveaux matériaux.

Elles sont notamment à l’origine de progrès dans le photovoltaïque (PV) et les batteries. Le taux moyen de croissance annuelle des cellules PV s’élevait récemment à 35% et les prévisions de croissance sont revues à la hausse quasiment chaque semaine. La naissance de ces solutions nanotechnologiques

novatrices s’explique notamment par l’envolée du prix des matières premières et de la demande de dispositifs énergétiques plus efficients.

Le marché mondial des batteries pèserait 50 milliards de dollars, dont 6 milliards pour les batteries

rechargeables. Les nanotechnologies permettront bientôt de commercialiser de nouvelles batteries pour les voitures électriques, rechargeables en 10 minutes et avec une autonomie d’environ 300 kilomètres.

Le rôle majeur joué par IBM dans la recherche

Les propriétés physiques des nanostructures sont au cœur des travaux de Don Eigler, « IBM Fellow » et physicien au Almaden Research Center de San José (Californie). En 1989, il a démontré pour la première fois que l’on pouvait manipuler l’infiniment petit en parvenant à écrire les lettres I-B-M au moyen d’atomes de xénon. Depuis, son groupe de recherche s’est attelé à mieux comprendre les nanostructures et à étudier les applications potentielles à l’échelle nanométrique pour le stockage des données. Pour IBM les nanotechnologies n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Certaines puces informatiques disposent déjà de structures nanométriques mais la véritable révolution de l’infiniment petit n’a pas encore commencé. Les secteurs qui vont profiter le plus de l’essor des nanotechnologies sont les semi-conducteurs et les

nanoparticules car ils sont faciles à fabriquer et possèdent des propriétés chimiques incomparables. Dans le secteur médical, les attentes sont importantes et les investisseurs

Le Pari de la Suisse dans l’avenir des

nanotechnologies

La Suisse est en train de se forger une solide réputation dans cette science clé du XXIème siècle.

Beaucoup d’entreprises opérant dans le secteur de l’innovation et des nanotechnologies se sont installées dans l’est du pays. C’est d’ailleurs en Suisse que la recherche nanologique bénéficie du plus grand

investissement financier par habitant au monde. La Suisse a d’ailleurs organisé une « NanoConvention » en 2007 à Berne. Cette manifestation a permis d’ouvrir un débat de fond en mettant en évidence à la fois les vastes opportunités mais aussi les risques potentiels des

nanotechnologies. Les participants ont souligné l’opportunité financière que représentent les nanotechnologies et invitent les investisseurs à en exploiter les opportunités. Les

nanotechnologies peuvent par exemple relever quelques grands défis de l’avenir comme

l’approvisionnement en eau d’une population mondiale en constante augmentation. Des chercheurs américains ont récemment développé une technologie utilisant des

nanotubes de carbone pour dessaler l’eau de mer. D’après les banques d’investissements qui ont construit des index dédiés aux

nanotechnologies, vu

rétrospectivement, ces indices aurait augmenter de 14% par an sur les cinq dernières années. C’est beaucoup mieux que ce que font les autres indices comme le NASDAQ.

Les nanotechnologies dopent la croissance

Le Marché des nanotechnologies pourrait peser plusieurs milliards de dollars d’ici quelques

années.L’innovation, dont le rythme de croissance s’accélère, a toujours été un important moteur de

croissance. Les nanotechnologies sont l’un des secteurs qui présentent le plus grand potentiel d’innovation dans

www.memopage.com :

Les archives de la Lettre sont disponibles sur le site Le Guide de la Bourse (2.000 pages de documentation)

ÉMERGENCES, la lettre des pays, des secteurs et des marchés émergents© - éditée par MemoPage.com - Paris // 5 mars 2008 potentiels sont nombreux. Les premiers essais cliniques des nouveaux modes thérapeutiques pourraient avoir lieu dans les dix prochaines années.

Un plan d’action pour l’Europe 2005-2009

Les nanotechnologies offrent d’importantes possibilités en matière d’amélioration de la qualité de vie et de la compétitivité

industrielle de l’Europe. C’est

pourquoi la Commission européenne joue un rôle de premier plan en tant que décideur politique et en tant qu’organe de financement. Le plan d’action lancé en 2005 constitue le fondement de la politique de l’UE en matière de nanotechnologies. La Commission européenne a apporté au total près de 1,4 milliards d’euros de financement à plus de 550 projets dans le domaine des

nanotechnologies. Les dépenses mondiales publiques et privées dans les nanotechnologies au cours de la période 2004-2006 se sont élevées à environ 24 milliards d’euros.

L’Europe représente plus du quart de cette somme, les financements de la Commission européenne contribuant directement à 6% du total. L’Union Européenne est maintenant la première source de financement public dans le monde dans ce domaine. En revanche, en ce qui concerne le financement privé, les pays européens sont nettement en retard sur les Etats- Unis et le Japon. Toutefois, le secteur privé fait des progrès dans ce domaine au titre de ses activités au sein des différentes plate-formes technologiques européennes. La Commission finance avant tout les infrastructures nécessaires au développement des

nanotechnologies. En septembre 2006, le forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI) a adopté sa feuille de route.

Il est un instrument de planification essentiel. Il recense 35 projets dans tous les domaines dont une

infrastructure paneuropéenne sur les nanostructures et nanoélectronique (PRINS).

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Un secteur en pleine croissance

Qui plus est grâce aux nanotechnologies, les laboratoires pharmaceutiques travaillent aux développement de nombreux traitements contre la maladie d’Alzheimer car le nombre de personnes susceptibles d’être concernées va quadrupler d’ici 2050 en raison du vieillissement

démographique mondial. Avec l’avènement des nanotechnologies, on dispose aujourd’hui d’approches complètement nouvelles pour manipuler, modifier et, en fin de compte, concevoir et fabriquer des structures

moléculaires à l’échelle de l’atome. Les nanotechnologies vont modifier en profondeur les domaines de la médecine et de la pharmacie, car le potentiel d’application est énorme et la recherche intense. Au cours des cinq prochaines années, les scientifiques espèrent progresser dans les diagnostics avancés et pour la libération des médicaments dans le corps humain. L’introduction de nanoparticules dans les

médicaments rendrait ces derniers plus solubles et donc plus faciles à absorber. Il existe en France beaucoup de laboratoires de recherche tels que l’INSERM ( Centre de Biochimie structurale - Institut national de la santé et de la recherche médicale), l'Institut Carles Sadron. Quelques industries chimiques ont concentré leurs recherches sur ce secteur dont Flamel technologies qui possèdent une usine de production à Pessac en France.

Les nanomatériaux

Les nanotechnologies ont permis aux chercheurs de découvrir de nouveaux matériaux dont les nanotubes de carbone qui possèdent une force mécanique vingt fois supérieure à l’acier et sont six fois plus légers. Ils

permettront la construction de voitures consommant dix fois moins d’énergie, voire d’un ascenseur vers l’espace, projet à l’étude auprès de la NASA. Les nanotechnologies auront aussi un impact sur la qualité de l’énergie, sa production et son stockage. Elles pourraient faire avancer la technologie des piles solaires et le développement des piles à

combustible. De nombreux laboratoires existent en France dont Le Centre des matériaux de l’école des Mines de Paris.

La particularité des pôles d’innovation

Créé à Grenoble en 2001, le Pôle d’innovation en micro et nanotechnologies (MINATEC) a pour objectif le

développement des usages industriels des nanotechnologies en reliant différents laboratoires nationaux de la région à des entreprises privées comme STMicroelectronics et à de grandes installations internationales de recherche tels que l’institut Langevin, le laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) ou le laboratoire des champs

magnétiques intenses de Grenoble. Ce centre est soutenu par le bassin d’emploi local, les infrastructures

d’enseignement et l'industrie microélectronique qui compte dans la région environ 3000 chercheurs et 30 entreprises internationales.

www.memopage.com : Le dossier FISCALITE 2008 est en ligne Les nanotechnologies représentent le plus vaste

potentiel d’innovation pour les cinquante années à venir.

Cependant elles en sont encore à leurs débuts. Ainsi de nombreuses entreprises ont une durée de vie courte même si quelques unes d’envergure internationale sont désormais bien implantées sur le marché. Les matériaux couvrent 28% des nanotechnologies, les instruments 20%, les biotechnologies 16% et les semi-conducteurs 12%. Certains secteurs sont cependant prometteurs comme l’image (8%) ou l’énergie (4%).

Les secteurs porteurs

Micro et nanotechnologies

Les micro et nanotechnologies sont aujourd’hui au cœur de l’actualité scientifique. Elles ne constituent pas une révolution mais plutôt une évolution forte dans le champ de la recherche. A l’avenir, il sera nécessaire de

conjuguer les connaissances en nanosciences avec celles se rapportant aux sciences de l’ingénieur. Cette collaboration a permis de développer une nouvelle discipline, la nanoélectronique, permettant de produire des composants électroniques de plus en plus petits et performants. Dans le domaine de l’informatique, tous les six mois une nouvelle génération de circuits intégrés est mise sur le marché par INTEL, AMD…Au niveau des transistors, la loi de Moore, un des deux fondateurs d’Intel, qui avait affirmé que le nombre de transistors sur une puce doublerait tous les mois, semble avoir été confirmée. Selon Bill Gates, fondateur de Microsoft, la robotique suit la trajectoire de l’informatique il y a trente ans. L’intelligence artificielle est aussi utilisée dans les robots domestiques, mais aussi dans ceux qui parlent et qui posent des devinettes aux enfants. La liste des secteurs qui profitent des innovations ne cesse donc de s’allonger dans ce domaine. En France beaucoup de laboratoires de recherche se sont spécialisés dans ce domaine notamment IdNano, Cedrat Technologies dans la région Rhône-Alpes, La Société Européenne de Systèmes Optiques.

Les nanobiotechnologies

Les communautés biologiques et médicales exploitent les propriétés des nanomatériaux pour des applications variées telles que l’imagerie de cellule ou des

thérapeutiques pour la lutte contre le cancer. Dans le secteur de l’imagerie moléculaire, les chercheurs savent générer des nanoparticules, capables de se fixer sur une partie du corps de l’homme et de contrôler l’activité de certains organes. Il est aujourd’hui possible de concevoir des vêtements munis d’un dispositif nanotechnologique dans le domaine du monitoring de santé. Grâce à des capteurs disposés sur le corps, les chercheurs peuvent contrôler les paramètres de santé intéressant les personnes équipées de ce dispositif.

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Un univers aux contours imprécis !

Le secteur des nanotechnologies recèle un vaste potentiel dans de nombreuses branches économiques. L’investisseur voulant s’y engager doit être capable de faire la différence entre la réalité et la fiction. Le champ des nanotechnologies est une construction récente, improprement délimitée.

Certes, la nanotechnologie est désormais une réalité, et le marché des nanoproduits est en rapide expansion. Vu l’hétérogénéité de cette science et le large éventail d’applications imaginables, il est toutefois très difficile d’évaluer le potentiel. Le problème d’évaluation commence déjà avec la définition de la nanotechnologie et de ses réalisations concrètes sur le marché actuel. Dans ce contexte, plusieurs facteurs jouent un rôle important, notamment le délai de mise sur le marché des produits (succès des produits de base, identification réussie d’applications, passage à la production), les barrières d’entrée, les taux de pénétration et la croissance économique mondiale.

Investir dans la nanotechnologie n’est pas encore chose aisée car cet univers de placement n’est pas encore établi.

Même si le nombre d’entreprises développant des

nanoproduits ne cesse d’augmenter, beaucoup d’entre elles sont jeunes et financées par des fonds de recherche gouvernementaux ou des capital-risqueurs. Parmi les entreprises de nanotechnologies existantes, dont quelques- unes sont ouvertes au public, celles susceptibles de réaliser la plus grande partie de leur chiffre d’affaires et de leurs bénéfices dans la nanotechnologie sont de petites capitalisations.

Il est donc difficile de constituer un portefeuille

d’investissements en nanotechnologie sans y incorporer de grandes entreprises bien établies ou des entreprises peu engagées dans cette technologie.

C’est pourquoi le nombre et la taille des instruments axés sur ce secteur et assurant une répartition des risques, comme les fonds nanotech, sont encore limités.

Contrairement à des secteurs innovants comme l’industrie pharmaceutique, où l’investisseur peut s’engager dans un segment bien défini du marché d’actions, la nanotechnologie est une technologie interdisciplinaire pouvant être utilisée dans de nombreux secteurs industriels. Trois approches d’investissement peuvent donc être identifiées.

1. Les grandes sociétés engagées dans la nanotechnologie

Nombre de grandes sociétés actives à l’échelle mondiale et disposant d’importants services R&D investissent

massivement dans le développement de la nanotechnologie.

Elles s’efforcent ainsi d’accompagner l’évolution technologique et de profiter de leur avance en terme de réduction des coûts de différenciation et de fabrication des produits. Cependant, il s’agit de grandes sociétés bien établies et rentables, où les nano investissements ne contribuent pas aux revenus.

Dans ces sociétés, les contributions générés par les nanotechnologies sont modestes par rapport à ceux provenant des autres secteurs d’activités.

Exemples :BASF, Dow Chemical, General Electrics, General Motors, Hewlett-Packard, Intel, IBM

2. Sociétés facilitant la recherche en nanotechnologies

Une autre façon d’investir dans les nanotechnologies est de s’engager dans des sociétés qui rendent possible la recherche, le développement et la fabrication en fournissant les outils et les matériaux nécessaires.

Par rapport aux grandes sociétés établies, cette approche implique des risques et des rendements plus élevés.

L’exemple de la société américaine SYMYXspécialisée dans les sciences de la vie, la chimie et l’électronique est particulièrement intéressant. FEI Companya commencé dès 1949 à produire des microscope sous le nom de Philips Electron Optics. Suite à une fusion importante en 1997, elle a aujourd’hui une envergure internationale. STM Electronics et Veeco Instrumentssont aujourd’hui spécialisée dans le secteur des semi-conducteurs.

3. Sociétés très engagées dans la nanotechnologie

La troisième approche consiste à investir dans de jeunes entreprises travaillant sur des brevets en nanotechnologie.

Ces entreprises sont en fort développement aujourd’hui et de nombreux index les recensent. Il est très difficile d’identifier, parmi des centaines de projets très probablement voués à l’échec, le produit en

développement qui percera. Il existe toutefois quelques sociétés cotées qui ont des nanoproduits en phase de développement notamment dans le secteur de la santé qui est très porteur. Flamel Technologiesest une firme spécialisée dans l’administration de médicaments, qui a mis au point un nanotransporteur de protéines baptisé Medusa. Nanogenest un exemple de société cotée entrant dans cette catégorie avec une stratégie d’implantation internationale. Ces entreprises produit notamment des puces d’hybridation à ADN dans lesquelles les molécules à analyser peuvent être mues à l’aide de champ électriques. Dans le domaine de l’Instrumentation et des Services à destination de tous les laboratoires des Sciences de la Vie, Caliper Life Sciencesest une société particulièrement intéressante. Avec plus de vingt-cinq ans d’expérience, elle produit des plateformes exploitant des techniques de microfluidiques qui en fait un des leader du marché des LabChip.

Affymetrixa développé ses activités dans deux domaines de recherche. Cette entreprise dont le siège se situe à Santa Clara en californie a été crée en 1992 par une équipe de chercheurs. Elle travaille dans le secteur de la santé sur le génome humain mais aussi dans le domaine des microélectroniques où elle commercialise cinq produits : microarrays, reagents and assays, instruments, software, netaffx.

ÉMERGENCES, la lettre des pays, des secteurs et des marchés émergents© - éditée par MemoPage.com - Paris // 5 mars 2008

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VEECO Instruments

(Indice 100 02/04/2003)

0 100 200 300

02/04/03 02/10/03

02/04/04 02/10/04

02/04/05 02/10/05

02/04/06 02/10/06

02/04/07 02/10/07 VEECO CAC 40

MTS Systems

(Base 100 31/03/2003)

50 150 250 350 450

31/03/03 30/09/03

31/03/04 30/09/04

31/03/05 30/09/05

31/03/06 30/09/06

31/03/07 30/09/07

MTS Systems CAC 40

NANOGEN

( Base 100 11/04/2001)

0 50 100 150 200

11/04/2001 11/01/2002

11/10/2002 11/07/2003

11/04/2004 11/01/2005

11/10/2005 11/07/2006

11/04/2007 11/01/2008 Nanogen CAC 40

Caliper Life Sciences

(Base 100 le 02/05/2003)

50 100 150 200 250 300 350

02/05/03 02/11/03

02/05/04 02/11/04

02/05/05 02/11/05

02/05/06 02/11/06

02/05/07 02/11/07 Caliper Life Sciences CAC 40

Affymetrix

(Base 100 le 28/03/2003)

50 100 150 200 250

28/03/03 28/09/03

28/03/04 28/09/04

28/03/05 28/09/05

28/03/06 28/09/06

28/03/07 28/09/07 AFFX CAC 40

FEI Company

( Base 100 28/03/2003)

0,00 100,00 200,00 300,00

28/03/2003 28/11/2003

28/07/2004 28/03/2005

28/11/2005 28/07/2006

28/03/2007 28/11/2007

FEI Company CAC 40

SYMYX Technologies

(Base100, le 12/04/2001)

0 50 100 150

12/04/01 12/04/02

12/04/03 12/04/04

12/04/05 12/04/06

12/04/07

SYMX CAC 40

FLAMEL

(Base100, le 12/04/2001)

0 100 200 300 400 500 600 700

12/04/01 12/04/02

12/04/03 12/04/04

12/04/05 12/04/06

12/04/07

SYMX CAC 40

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