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MATHEMATIQUES 2

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Les calculatrices sont autoris´ees.

Notations :

Pour ce probl`eme, on d´esigne par : – nun entier naturel non nul ;

Mn(R)l’alg`ebre des matrices carr´ees d’ordren `a coefficients r´eels.

Pour toute matriceA∈ Mn(R),on note : – tAla matrice transpos´ee deA;

– det (A)le d´eterminant deA;

– sp (A)l’ensemble des valeurs propres deA.

On noteSn(R) ={A ∈ Mn(R)| tA =A}le sous-espace vectoriel deMn(R)form´e des matrices sym´etriques.

– Un vecteur deRnest not´e :

x= (xk)1≤k≤n=

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎝ x1

x2

... xn

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎠.

– Une matriceAdeMn(R)est not´ee :

A = ((aj,k))1≤j,k≤n o`uaj,kest le coefficient deAsitu´e en lignej et colonnek.

SESSION 2013 PSIM206

EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE PSI ____________________

MATHEMATIQUES 2

Durée : 4 heures ____________________

N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

___________________________________________________________________________________

(2)

– L’espace vectorielRnest muni du produit scalaire canonique d´efini par :

(x, y)Rn×Rn, x|y= tx·y= n k=1

xkyk

etx→ x= x|xest la norme euclidienne associ´ee.

– La sph`ere unit´e deRnest :

Ωn ={x∈Rn | x= 1}.

A toute matriceA∈ Mn(R),on associe la fonctionqA :Rn Rd´efinie par :

∀x∈Rn, qA(x) = Ax |x.

Objectifs :

Dans lapartie I,on ´etudieqApourA∈ Mn(R),puis pourA∈ Sn(R)et l’on d´efinit une norme sur Sn(R).La suite du probl`eme est consacr´ee `a une ´etude des matrices de Hilbert d´efinies par :

Hn = ((aj,k))1≤j,k≤n, o`uaj,k = 1 j+k−1.

On ´etudie en particulier quelques propri´et´es du d´eterminant, des valeurs propres et de l’intervalle [min sp (Hn),max sp (Hn)]lorsquentend vers+∞.

Partie I

Une norme surSn(R)

I.1 SoitA∈ Mn(R).

I.1.1 Enoncer les propri´et´es de la sph`ere unit´e Ωn ainsi que celles de la fonction qA qui permettent d’affirmer queqAest born´ee surΩnet qu’elle atteint ses bornes.

On notemA= min (qAn))etMA= max (qAn)).

I.1.2 D´emontrer queRsp (A)[mA, MA].

I.1.3 Explicitersp (A), mAetMAlorsqueA=

2 −1 0 2

. On pourra remarquer queΩ2 ={(cos (θ),sin (θ))|θ∈R}.

I.2 SoitA∈ Mn(R).On suppose queqA(x) = 0pour toutx∈Ωn.

(3)

I.2.2 Si(y, z) Rn×Rn, exprimer qA(y+z)(qui est nul d’apr`es I.2.1.) en fonction de Ay|zetAz |y.

I.2.3 Montrer que la matriceAest anti-sym´etrique (c’est-`a-dire que tA=−A) (entre autre m´ethode, on pourra par exemple consid´erer les vecteursyetzdans la base canonique deRn).

I.3 SoitA∈ Sn(R).Montrer que :

(∀xΩn, qA(x) = 0)(A= (0) (matrice nulle))

I.4 Montrer que l’applicationN :Sn(R)R+d´efinie par :

∀A∈ Sn(R), N(A) = sup

x∈Ωn

|qA(x)|

est une norme.

I.5 Bornes deqAsurΩn

On rappelle le th´eor`eme spectral : ´etant donn´ee une matrice A ∈ Sn(R), si on d´esigne par u l’endomorphisme de Rn dont la matrice dans la base canonique de Rn est A, alors u ´etant sym´etrique r´eel, il se diagonalise dans une base orthonorm´ee, c’est-`a-dire : il existen nombres r´eelsλ1 ≤λ2 ≤ · · · ≤λk≤ · · · ≤λnet une base orthonorm´ee(ek)1≤k≤ndeRntels que :

u(ek) =Aek =λkekpour toutk∈ {1,2,· · · , n}.

On consid`ereA∈ Sn(R)et on conserve les notations de ce th´eor`eme dans les questionsI.5.

I.5.1 Pr´eciserqA(ek)pour toutk∈ {1,2,· · · , n}.

I.5.2 Soit x = n

k=1xkek Ωn. Justifier les ´egalit´es x2 = n

k=1(xk)2 = 1,puis exprimer qA(x)en fonction des valeurs propresλkdeAet des composantesxkdex.

I.5.3 Retrouver le r´esultat obtenu enI.1.1: la fonctionqA poss`ede un minimummAet un maximumMAsur la sph`ere unit´eΩn.

ExplicitermAetMAen fonction des valeurs propres deA.

I.5.4 Montrer queN(A) = sup

x∈Ωn

|qA(x)|= max

λ∈sp(A)|λ|.Etablir une in´egalit´e entre|det (A)|

et(N(A))n.

(4)

I.5.5 Exemple :

SiA=

⎝ 1 12

12 1 3

,calculerdet (A)etN(A).

Dans toute la suite du probl`eme, pour tout entiern 2,on d´esigne parHnla matrice de Hilbert d’ordrend´efinie par :

Hn=

1 j+k−1

1≤j,k≤n =

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎝

1 1

2 · · · 1 n 1

2 1

3 · · · 1 n+ 1 ... . .. ... ... 1

n 1

n+ 1 · · · 1 2n1

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎠

ou encoreHn= ((aj,k))1≤j,k≤navecaj,k = 1 j+k−1. Pour simplifier, on noteraqnla fonctionqHn :RnR:

∀x∈Rn, qn(x) =qHn(x) =Hnx|x

Partie II

Sur les valeurs propres deHn.

II.1 Une expression deqn(x)

Soit :x=

⎜⎜

x1

... xn

⎟⎟

Rn.

II.1.1 Montrer que :

qn(x) = Hnx|x= n

j=1

n

k=1

xk

j+k−1

xj =

1≤j,k≤n

xkxj

j +k−1. II.1.2 D´evelopper : n

k=1

xktk−1

n j=1

xjtj−1

o`utest une variable r´eelle.

(5)

II.1.3 Montrer que :

qn(x) = 1

0

n

k=1

xktk−1 2

dt.

II.1.4 Montrer que :

∀x∈Rn, qn(x)0 et queqn(x) = 0 ´equivaut `ax= 0.

Que peut-on en d´eduire concernant les valeurs propres deHn?

II.2 Une majoration deqn(x) II.2.1 SoitP (t) =

m k=0

aktkun polynˆome `a coefficients complexes. Montrer que : 1

−1P (t)dt=−i π

0 P e

e

(on pourra expliciter 1

−1tkdtet−i π

0 eikθe).

II.2.2 En gardant les notations introduites enII.1et en notant :

Q(t) = n k=1

xktk−1 montrer que, pour toutx∈Rn,on a :

0≤qn(x) = 1

0 Q2(t)dt π

0

n k=1

xkei(k−1)θ

2

l’in´egalit´e ´etant stricte pourx= 0(on pourra utiliser les r´esultats obtenus enII.1etII.2.1).

II.2.3 Montrer que :

∀x∈Rn, 0≤qn(x)≤πx2 l’in´egalit´e ´etant stricte pourx= 0.

II.3 Application `asp (Hn) Pour tout entiern≥2,on note :

μn= min (sp (Hn)) etρn= max (sp (Hn)).

(6)

II.3.1 Expliciterμ2etρ2.Montrer que pour toutn 2,on a : 0< μn < ρn< π.

II.3.2 Montrer queqnn) = [μn, ρn].

On pourra consid´erer des vecteurs propres orthogonaux e1 et en tels que Hne1 = μne1, Hnen=ρnen,e1=en= 1et le vecteurx=

1−t·e1+

t·eno`ut [0,1]. II.3.3 CalculerHnεn no`uεnd´esigne le vecteur de base canonique :

εn=

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎝ 0

... 0 1

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎠.

En d´eduire la limite deμnlorsquen +∞.

Partie III

Limite de(N(Hn))n≥2grˆace `a une int´egrale double

Dans cette partie, on utilise la relation :

∀t >0, arctan (t) + arctan 1

t

= π 2 et on supposen 2.

III.1 Deux int´egrales doubles Pour tout entiern≥2,on note :

Dn = [1, n]×[1, n], Γn= 1,

n

× 1,

n In =

Dn

dxdy

xy(x+y−1) etJn =

Γn

dudv u2+v2.

III.1.1 En utilisant le changement de variable(x, y) = (u2, v2), montrer que : In4Jn.

III.1.2 On note :

Kn = n

1

arctan (x)

x dxetLn = n

1

1

xarctan √x

n

dx.

(7)

III.2 Un ´equivalent deJn

III.2.1 En majorantarctan (t),montrer que : 0< Ln 1.

III.2.2 Justifier la convergence de l’int´egrale +∞

1

1

xarctan 1

x

dx.

Montrer queKn

n→+∞

π

4 ln (n). III.2.3 En d´eduire queJn

n→+∞

π

4ln (n).

III.3 Limite deN(Hn).On utilise les notations et les r´esultats de lapartie II.

On noteal’´el´ement deRn:

a=

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎝ 1

1

..2

.

1 n

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎠.

III.3.1 Montrer quea2 1 + ln (n). III.3.2 Montrer que4Jn≤qn(a).

III.3.3 En d´eduire la limite deN(Hn)lorsquen→+∞.

Partie IV

Sur le d´eterminant deHn

Hnd´esigne toujours la matrice de Hilbert d’ordren,pourn 2.

IV.1 Une fraction rationnelle

On consid`ere la fraction rationnelleRn(x) = n

k=1(x−k) n

k=0(x+k) .

On admettra qu’il existe des r´eelsλ0,n, λ1,n,· · · , λn,n tels que :

∀x∈R\ {0,−1,· · · ,−n}, Rn(x) = n k=0

λk,n

(x+k) cette d´ecomposition (en ´el´ements simples) deRn ´etant unique.

Exprimer le coefficientλn,n de 1

x+n `a l’aide de(2n)!et den!

(8)

IV.2 MatriceAn

Pourn 2,on consid`ere la matriceAnd´efinie parAn= ((aj,k))1≤j,k≤navec :

ajk =

⎧⎪

⎪⎩ 1

j+k−1 pour1≤k ≤n−1, 1≤j ≤n Rn−1(j) pourk=n, 1≤j ≤n

o`uRn−1(x) =

n−1

k=1(x−k)

n−1

k=0(x+k) .

IV.2.1 Montrer que, pour touticompris entre1etn,on a : Rn−1(i) =

n j=1

λj−1,n−1hi,j,

puis en d´eduire quedet (An) =

2 (n1) n−1

det (Hn).

IV.2.2 Montrer quedet (An) = det (Hn−1) (2n1)

2 (n1) n−1

.

En d´eduire l’expression dedet (Hn)en fonction dedet (Hn−1).

IV.2.3 Montrer, pour toutn≥2,quedet (Hn)= 0,puis que 1

det (Hn) N. IV.3 Calcul dedet (Hn)

En notant, pour toutn∈N,Φn = n k=1

k!montrer que :

∀n≥2, det (Hn) = Φ4n−1 Φ2n−1

Fin de l’´enonc´e

ATIONALE – 13 1170 – D’après documents fournis

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