LA PECHE
Bn~jlIlERLJl IillilIl
OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE
OIJTRE-~1ER
CENTRE O.R.S.T.O.M. DE PAPEETE
AVRIL 1979
Centre D.R.S.T.D.M.
de Papeete
-:-:-
LA PECHE BONITIERE ATAHITI
J. MARCILLE~
A. ASINE~
L. MAREC·
P. MARITERANGI··
~ .Centre ORSTOM de Papeete
~ .Service de la Pêche de Polynésie Française
"
CC~;~"("ir:ht O~~TOr In79 : "Ne sont autods~es ~ue
les co::,;es Ol! re;.roductions ~tl"i~ter.lent,·&servlJes
~ 0: lusa~~ nrh,~o du con1ste• et non destin~~s ~ une
e~nisao" on collective
INTRODUCTION
Il n'existe actuellement qu'assez pEU d'informations sur les stocks de Bonites à ventre rayé du Pacifique C~\.ltral et sur le:J possibi- lités d'exploitation qu'ils offrent; aussi le recueil des données de Id pêcherie bonitière de Polynésie Française et l'analyse de seli~s-ci revêt un grand intérêt pour une meilleure compréhens)on d2 1~ bio109i~ de cettf espèce, de ses migrations dans l'ensemble du Pacifique etc .... En outre.
même si les débarquements sont faib1es j la pêche artisanale des bon·jtiers tahitiens est essentielle pour l'approvisionnement en thon du marché loca~
il apparaît donc utile de suivre et analyser l'évolution mensuelle et an- nuelle des rendements et des prises totales, et d'examiner ies effets pos- sibles sur ceux-ci des modifications de l1hydroclimat dans la région.
De nombreuses données stati sti ques sur 1a pêche bC';'iti ère sont actuellement disponibles et ont pu nous êt~e fou~nies par le Service de 12 Pêche de Polynésie Française. Le recueil de ces données a été mis sur p1ac.~
en 1974 par le Service de la Pêche et le CNEXO et depuis septembre 1978 ïl;~
enquêtes sont effectuées par le Service de la Pêche sous la responsabilit~
de Monsieur MARITERANGI et par Messieurs MAREe et ASINE de l 'ORSTOM. La ~(.
thodo1ogie de l'échantillonnage a été décrite par BESSVIETON (1976).
- 1 -
Les thonidés sont exploités à Tahiti depuis 1952 par une flotille de bonitiers d;:;rlt le ..w:nbre et la puissance n'ont cessé d'augmenter, bien que la technique de pêche. à la canne avec leurre en nacre et sans appât. n'ait pas changé (EESSINETON 1976). L'équipage comprend généralement 2 ou 3 hommes dont deux pêcr.eurs ; les marées durent en moyenne 10 heures. L'évolution du nombre d'unité et da leur tonnage est présentée sur le Tableau 1 et la figure 1.
Nous présentons en outre Fig. 2 et-3 la répartition des bonitiers en fonction de leur puissance motrice et de leur tonnage.
Jusqu'en 1966, les puissances motrices des bonitiers étaient géné~
relement de 10 - 15 CV. Depuis 1967. elles ont été considérablement augmentées et ont pennis aux boniticrs d'étendre les zones prospectées.
La puissance motrice actuelle des bonitiers basés à Tahiti est généralement de 220 CV. alors qu'elle peut être nettement plus faible (de 80 CV. à 150 CV.) pout' ceux basés aux Tuamotu et aux Iles-Sous-Le-Vent.
Se10n 1es statistiques du Service de la Pêche, il y avait au
31 décembre ~975; 137 honitiers dont 113 en activité permanente, 5 en activité périodique ~t 20 immobilisés.
Leur rapartition par secteur au 31/12/76 s'établissait comme suit
( Nombre de Bonitiers )
( en activité perma- Nombre total )
( de Bonitiers )
( nente )
~
Tahiti 784 ~69.0 .%~3.5 % 946~
( f400rea
20 (17.7 %~ 26 )
( Iles-Sous-Le-Vent
l
( Australes 1
!
.9~
1( Tuam~tu 9 8.0 %~ 9
( Gambler 1 .9 % 1
Répartition des boni tiers par secteur (Source : Service rie la Pêche).
nombre d'unité.
130
100
50
66 70
n
74 78 78 annt..F1il.1: Evolution du nombrede1913 • •78 debonltler••n pol)'n•• le Fr.nç.l••
nombredebateaux
40
30 29
20 21
12 10
3 1 1 6
1 1 pul• .."ce
i
4.0 80 120 160 200:t~
motrice en CV• •
1~0 2~020 60 100 140
Flg.2:Pul...nce en cheveux desbo.nltiersen 1975 (Se••lneton 1976t
nombre de bateaux
40 30
20 10
4 5
1
1 5
33
3 3
10
1 1
15 tonn.ux
Fig. 3:Tonnaue de. bonitler. en 1975 (Bessln.ton 1978)
- 2 -
En 1977 et 1978, le nombre de bonitier en activité est resté stable à Tahiti (77 boni tiers) mais c'est nettement accru aux Iles-Sous-Le-Vent et aux Tuamotu ou leur nombre atteint en 1978 respectivement 33 et 16.
L'estimation "exacte des prises est difficile à évaluer à Tahiti car les points de débarquements sont éparpillés dans toute l'lle ; en outre si l'on met à part le marché de Papeete pour lequel des registres sont tenus
à jour, une grande partie du poisson pêché est vendu par colportage dans les hôtels, les épiceries ou chez les particuliers, échappant ainsi à tout contrôle (BESSINETON 1976).
On peut comprendre aisément qU'étant donné les distances, la col- lecte de données précises soit encore plus délicate pour les autres îles et archipels.
Actuellement seuls les apports des bonitiers basés à Papeete (en- viron 50) sont estimés de façon satisfaisante par deux agents du Service de la Pêche et de l'ORSTOM chargés de noter les apports quotidiens de chaque bateau.
Ces agents enregistrent pour chaque bateau de retour au port la zone de p~~he, le rendem~nt en nOIT.Jre d'individus et échantillonnent les débar- quements de bonite, (listao), de thon (ye11owfin) et de mahi-mahi (coryphènes), en mesurant les poissons au mètre souple (longueur ronde: LR) au cm inférieur - chaque jour est enregistré le nombre total de bateaux sortis ou restés à quai.
Il existe deux quais de débarquement à Papeete: le quai "Marine"
et le quai "Vaima". C'est sur ce dernier qu'ont été faites les enquêtes systé- matiques du Service de la Pêche analysées dans le présent rapport.
III) VARIATIONS MENSUELLES DE LA PRISE PAR UNITE D'EFFORT A TAHITI
Lors des enquêtes le nombre de bonites est estimé pour les trois catégories suivantes qui portent un nom tahitien différent:
N Moyenne1915'18 50
100
fLb./J.m.
10
J M M J 5 N
50
J .. M J SN J M M J 5 N J MM J S N J MM J S N
1975 18le 1877 1978
Flg.4: Rendement men.uel de.bonlt.. ,. en nombre de bonite. (n.bo) par Jour de mer (jm.)
kg ~e1975-78 kg/J.m.
300
J M M J 5 N
200
100
J .. M J 5 N J M M J S N J M M J S N J M M J S N
1975 1976 19n 1918
Flg.S.Rendement men lue' de. bonlliers en kilogramme. de bonll. . par jour de mer (,.m.)
Auhopu Tore Toheveri
- 3 -
Jeunes bonites LR < 59 cm
Bonites de taille moyenne 59 < LR < 75 cm Grosses bonites LR > 75 cm.
Le nombre et le poids des thons (Yellowfin) pêchés sont aussi enregistrés ainsi que ceux des Mahi-Mahi (coryphènes). Les rendements men- suels des différentes espèces ou catégories en nombre d'individus capturés par jour de pêche sont dennés dans les tableaux? à 5 pour les années 1973 à
1978. Les rendements en poids ont pu être calculés pour les années 1973 à 1978 mais sont incomplets pour les années 1973 et 19749 période de mise en place du système d'enquête (Tableaux 6
a
Il).A) Bonite (Listao)
Nous présentons sur les Fig. 4 et 5 l'évolution en nombre et en poids (eviscéré, arcs branchiaux enlevés) des rendements en bonites. Les ren- dements en poids ont été calculés en multipliant le rendement en nombre par le poids moyen des bonites déduit des échantillons pour le mois considéré (Ta- bleau 12) en utilisant la clé LF - LR - Poids de BESSINETON (Tableau 13). Les rendements en nombre de poissons les plus élevés, sont obtenus d'avril à juin et les plus faibles de juillet â octobre. Il semble exister un pic secondaire de novembre à janvier suivi d'un fléchissement des rendements en février-mars.
Ce schéma est cependant assez variable d'une année à l'autre et peut être décalé dans le temps. En fait seuls les faibles rendements de juillet à octobre parais- sent se reproduire régulièrement.
Les rendements pondéraux suivent une évolution assez similaire et le pic de production est très net de mars à mai avec pour certaines années des rendements élevés en novembre et décembre.
B) Thon (Albacore)
Il s'agit là du yellowfin appelé thon par les polynésiens.
Nous présentons sur les figures 6 et 7 les rendements en nombre et en poids pour les années 1975 à 1978. Les rendements pour cette espèce sont gé- néralement faibles mais les variations mensuelles de ceux-ci sont tr~s constantes avec un maximum net de décembre à avril-mai. et un minimum de juin ~ septembre.
N Moyenne 16·18
10
5
nombreVF/tm.4 2
J M M J S N
J MMJ S N J MMJ S N J M M J S N J M M J SN
1975 1978 1977 1978
Fig.6:Rendement mensuel de. bonIU.... en nombre de thons (yellowfln) par jour de mer(i.m.l
kg Moyenne 7S - 78
20 50
10 40
'" M M J S N 30
20
10
J M M J 1915
S NJ M M J SN J MM'" SN J MM J SN
1976 1977 1978
Fig. 7.Rendement menauel deI boniliers en kg de thon lvellowlln1par 'our de mer (i.m.l
kg/l-m.
8
6 4 2
J M M J 5 N
tonnes/mois
Fig.8: Rendement mensuel moyen el' mahi-mahi (cory.
phene)-moyenne des a""èes 1975-78
lonnes /mois
15
50
10
~-... 1963-74
,/ ~~ j'
1 1
~ 1 /'\\ .
\".' ./"
\ -x." •~
l/J-'-
, •,,' ,
~'
• " '1975=78\ ~
11e__1.•11"il
".-'
'-.
J M M J 5 N M M J 5 N
Fi9.9:Poldsde bonites (lislao) vendu au marche de Papeete
Fig.10: Poids de lhon (yellowlin) vendu au marche de Papeele
- <1 -
C) Mahi-~Iahi (Coryphènes)
Les rendements de coryphènes contrairement à ceux de honites sont très faibles de janvier à juin (inférieurs ~ 2 kg/JM) et élevés de juillet à
octobre (de 4 à 8 kg/JM. Fig. R). Ces valeurs correspondent à des rendements moyens, le poids individuel des coryphènes capturps étant généralement de 8 à
12 kgs.
IV) THONS ET BONITES VENDUS AU MARCHE DE PAPEET.E
Les quantités de thon et de bonite vendues chaque mois au marché de Papeete nous permettent de préciser les saisons de pêche sur une plus longue période puisque ces données sont enregistrées par les services municipaux de- puis 1963 (Tableaux 14 à 16). Nous présentons sur les figures 9 et 10 les quan- tités vendues sur ce marché pour les périodes 1963-1974 et 1975-1978. Pour la bonite un pic de vente apparaît de novembre à janvier et dlavril à juin (pé- riode 1963-1974) ; pour l'albacore les quantités vendues sont maximales de décembre à mars. Sans entrer pour autant dans les détails des mécanismes com- merciaux, il faut noter toutefois que lorsque les rendements sont élevés, les prix au marché diminuent, une partie importante des prises est alors directe- ment vendue par colportage. Par contre lorsque les apports sont faibles et les prix élevés, la majeure partie des prises des bonitiers basés à Papeete est alor vendue au marché ; ceci tend à sous-estimer les pics réels de production.
V) ZONES DE PECHE DE LA BONITE
Elles sont données sur les Fig. Il et 12 pour l'année 1978. Des li- gnes d'iso-rendements en nombre de poissons par jour de mer permettent de mettrl en évidence l'augmentation des rendements moyens mensuels lorsque lion sléloignl des zones côtières de Tahiti-Moorea. Les principales zones prospectées sont cel les situées au Nord et Nord-Ouest de ces deux îles, et de bons rendements peu- vent être obtenus régulièrement dans les secteurs de Maiao et de Tetiaroa mais aussi aux abords de llîle de Mehetia.
c o E F G H c o E F G H
. /~
(
J~,.;x..-
1
01
\r--""-~ '/ V
J~
~v· a
10 50" ....
Janvier 1978
2 3 4
5 6
7
L--
1 e o1;
-,,
2
3 4
•
56
Ma ra 1978 7
2 3 4
•
56 i
-j
..~ °0Ma. UI78 7 J u j n 1978
Fig. 11: lIgn•• cf"Isorendement en nombre de bonite. de. bonlilers b.'.s â Papeete, Janvier. juin 1978
c
.
0 E F G H 1 C D E G H~
2Ir- ~. . . . I--'~'--
·~-i
! . 34 i:1 1;~-+-1
1 . -,
5 i 1
1 l O i
~O Î----. -f __.~_-J
1 . 1 1
-~
6~---
_.0'
_._-
...Juillet 1978 7
L
Aoüt•
Septembre 1978
L - . _ - 4 - . . " " - _...
2 3 4 5 6 7
50
•
1
t----t--+--f--=-+--f---+----l
~ 1978
' - - _ . . 1 - ...
['.-1
2
1 - -
t--
1 1
3
~--'1-
4 i i
~-
-'1'--!5 ~.. - ...
6 50
1..-.
!
7
l.
.!120
Décembre 1978
Fig 12, Ligne d 'Ieorendement en nombre de bonites des bonltlerl bMés à Papeete. 1uillet • dec.mbre 1978
• Délimitation d. . secteurs A. B et C
• Denomination des secteurs utilisés lors des enquêtes
Flg.13: Délimitation des secteurs
- 5 -
Pour mettre en évidence les différences de rendement entre la zone strictement côtière et les zones situées le plus au large.nous avons été amenés
~ considérer 3 zones A. B et C (Fig. 13).
la zone A est en gros située à moins de 30 miles de Papeete. la zone B entre 30 et 60 miles et la zone Cà plus de 60 miles.
Les figures 14 ~t 15 montrent la proportion de l'effort de pêche effectué en 1978 dans les trois zones définies précédemment et l'évolution men- suelle des rendements en nombre de bonites dans chacune d'elles. Les rendements en nombre reflètent bien les rendements en poids dans la mesure 00 aucune dif- férence significative dans la structure de la population par taille n'a pu être mise en évidence entre ces trois zones ; par contre il peut y avoir un léger
biais dans les valeurs obtenues pour les zones B et C car une partie de la pêche peut avoir été effectuée soit à l'aller soit au retour dans la ou les zones in- termédiaires ; or, lors des enquêtes, seule, la zone 00 la pêche principale a été effectuée est indiquée. Au demeurant ce biais est sans doute peu important dans la mesure 00 les patrons des bonitiers savent bien que la zone du large est plus productive et s'y dirigent le plus souvent directement sans s'attarder dans les zones intermédiaires. Le retour de la pêche, l'après-midi, lorsque le secteur prospecté a été très éloigné, s'effectue en outre à vive allure de façon à ce que les captures puissent être vendues à temps au ~arché (les cours étant générale- ment plus élevés en début d'ap~ès-midi). La figure 10 montre l'évolution men- suelle en 1978 du rapport des rendem~nts dans la zone du large (C) avec le ren- dement moyen toutes zones co~prises des bonitiers de Papeete ; le rapport annuel moyen qui s'établit à 1,9 prouve l'intérêt é~'ident qu'auraient les bonitiers à
rester en mer plus longtemps c'est-à-dire plus d'une journée en travaillant au large.
VI) ESTIMATION DES PRISES TOTALES DE BONITES ET THONS
Les débarquements totaux de thons et bonites peuvent ètre estimés au moins grossièrement de façon indirecte à partir de l'estimation des rende- ments individuels des boni tiers. de leur effort d~ pêche mensuel ou annuel et de leur nombre total.
%
'\
,
\
\
/-... B
,#1 ...
JC_---x
...' ,
,,··.···0 .°...•..0c
; ~. "
~ ~.
.
. ."0" . - _ . A
..
;;.
....f>...•...
••••0 0 ..
..~(/
10 50
F M A M A 5 o N o
Fig. 14'Proportion de 1'effort de péche effectue dans les secteurs A.B • C au cours de " année 1978
n.b.lJ.m.
150 ...~
P"' '0. .'
_
....
".o·-... "..•••
"'oC
...---_K
-ICB. - - . - - . - . - - - . . . . A
\
\
\
...
.'••,
••"-...
... 11(----"'-.
...
,l ' 1
...,
"
ci , " ,
••',,'" , 1
.
.. .
....,/
''''';,' .
'... 1 '0 1
lC... '
...te' ~._____
~.~.
.
20 50 100
u F M A M u u A 5 o N o
Ag.15 , Evolution mensuelle des rendements en bonites dans les secteurs A. B. C (annee 1978)
A
3
2
1
/
'""j /'"
F M A M .J .J A 5 o N o
80 60
Flg.16:Evolution du rapport R des rendements dans la zone du large sur le rendement moyen toutes zones comprises des bonitiers basés à Papeete
PUE 100
",/
/(83
1/ 7 1 . ( 4 7 )
40/"
20 (22)
A
«30 mllesj
-
B( )30mlles '. GOmlles)
c•
'>60miles)
Fig 17 P/lse par unIte d erraIt PUE moyenne annuelle dans les secl~urs 1\ El (
"
La lacune essentielle de notre estimation réside dans le fait que les enquêtes concernant l'effort de pêche et les rendements n'ont été effectués que pour les boni tiers basés à Papeete; or nous ne pouvons extrapoler sérieu- sement à l'ensemble de la flotille tahitienne et encore moins à celle des Iles- Sous-Le-Vent et des Tuamotu. les rendements et les efforts obtenus dans cette vi 11 e.
- Nombre de sorties effectuées par les boni tiers au quai Vaima (Papeete) Nous présentons sur la Fig. 18 le nombre total de sorties en mer d'une journée effectuées par les bonitiers du quai Vaima à Papeete. Ce nombre oscille entre 250 et 370 sorties par mois pour un nombre de boni tiers variant lui, de 20 ~ 24.
Le nombre moyen de sorties par boni tiers est de 15 jours par mois si l'on ne prend pas en compte les bonitiers pêchant de maniêre occasionnelle si l'on prend en compte la totalité des bateaux, la moyenne s'établit à 12 jours par mois en 1978.
Nous donnons sur la Fig. 19 le nombre de bon1tiers au quai Vaima en fonction de la fréquence de leurs sorties en jours de mer rar an.
- Estimation des prises totales
Nous donnons deux estimations des prises : R une estimation basse et H une estimation haute. Elles sont résumées dans les tableaux ci-dessous.
Dans le premier cas, (8) l'effort moyen d'un bonitier est estimé à 12 jours par mois, dans le second cas (H) à 15 jours. Les rendements utilisés sont ceux des
bonitiers basés à Papeete.
Les prises de bonites effectuées par les boni tiers en Polynésie Française ont sans doute avoisinné 1400 à 1700 tonnes en 1976 et 1977 et en- viron 2.700 tonnes en 197R. Les quantités de thor (Yellowfin) pêchées varient de 100 à 300 tonnes suivant les années. les estimations ne tiennent pas compte des prises effectuées par une grande varieté d'autres petites embarcations. en particulier celles des nêcheurs de "Marara" ou poissons volants. qui capturent une quantité non néql i~eable de f'lahi -Mahi, de boni tes. P.t de marl ins divers ",
o
.
~..
!t,.
.
-.i ...
~"~ 0! ~~! ~ ~
• '1''cS
"X ,
~«. "
, ,
,
1
" 1
'"II..
,
\
:
.
..
~.
.
1
:~-"\
~,.
.
,
.
" ..._ - _..rt'" ...0
"~..•.••• o'···
.
1.. .
· · ·. .. .. .
,2SO ..i~~-....--__--.----.._ _.---...--~lt--,....---T---,---
\1. F f;o1 A M J J A S 0 N
~1~YOfUUon du ncmbte ~ e:x1fnparmols IIU quai Valma (~.)
r - - -
.
6
4 3 2 1 5
.<50
100' 150~ 1~ 1~
115
~ 175 200 225nombre ..mlen
~.1grNombro de bonltlor:s duquat Vakn3 en fonction de la f:équence doa .artlos on nombril de J.m./an
- 7 -
~ titre d'exemple, nous indiquerons que dans l'atoll d'Apataki (archipel des Tuamotu) les prises de bonites et de Mahi-Mahi (coryphène) des seuls speed boats ont atteint 14 tonnes de janvier à juin 1978 (BLANCHET 1978).
( 1976 1977 1978 )
~ .. .
B H B B B H ))( )
!
Bonites 596 745 524 680 880 1100 )~
Thons 42 53 115 149 84 105
l
Autres 20 46 31 41 20 25 ))( TOTAL 658 844 670 870 984 1230 )
)
- Estimation en tonnes des prises totales annuelles des bonitiers de Papeete B
=
estimation basseH
=
estimation haute~
1976 1977.. ·
1978 ))( B H B H B H )
( )
~
Bonites 998 1248 910 1138 1472 1840 )( Thons 71 89 199 249 140 176 ))
~
Autres 34 43 55 68 :·
34 42 )·
)(
·
)( TOTAL ... 1103 1380 1164 1455 : 1646 2058
)
- Estimation en tonnes des prises totales annuelles des boni tiers de Tahiti-Moorea B
=
estimation basseB
=
estimation haute- 8 -
( 1976 1977 1978 )
( )
( R H B H B H )
( )
( Bonites 1376 1720 1387 1734 2369 2962 )
( )
( Thons 98 123 304 380 226 283 )
(
Autres 47 59 83 104 54 68)
(
)
(
TOTAL .... 1521 1902 1774 2218 2649 3313)
( )
- Estimation en tonnes, des prises totales annuelles des boni tiers pour liensemble de la Polynêsie Française
B
=
estimation basse H=
estimation hauteVII) INFLUENCE DE L'HYDROCLlMAT SUR LES RENDEMENTS
Il existe actuellement peu d'informations sur les relations entre la physiologie et le comportement des différentes espèces de thon vis à vis du mi- lieu physique environnant et ces données ne sont que très rarement prises en compte pour l'aménagement des pêcheries de thon (SHARP, 1979). SHARP indique ce- pendant que si l'on veut de façon efficace estimer la ressource exploitable, il est impératif d'évaluer précisément les effets des variables du milieu sur la vulnérabilité et la disponibilité.
En ce qui concerne le listao (bonite à ventre rayé), le problème est difficile à résoudre d'autant plus que généralement les ptudes de comportement ont principalement porté sur le stock de Hawaii et qu'il est sans doute dange- reux d'extrapoler les résultats obtenus aux autres stocks du Pacifique qui sont génétiquement différenciables (SHARP 1978, FUGINO).
Selon BARKLEY (1969), 1 'habitat des listaos adultes du Pacifique coYnciderait géographiquement avec la zone où existe en faible profondeur un maximum de salinité, saisonnier ou permanent, durant l'année; il suggère que
l'habitat normal des listaos se situe dans les eaux de plus faible salinité se situant au-dessus du maximum de salinité peu profond et que leur distribution est intimement associée à la circulation thermohaline.
- 9 -
La comparaison des cartes de distribution des prises et de celles de la salinité de surface entre 1972 et 1976 dans le Nord Ouest Pacifique montre des relations très nettes entre la quantité des prises d'une part, la salinité d'autre part (BOUR et GALENON 1979). Les prises semblent avoir lieu dans les eaux de salinité inférieures à 35 %0' Selon DONGUY et al. (sous presse) à l'Ouest du Pacifique les thons auraient tendance à s'accumuler du côte chaud et dessalé le long de cette frontière qui au Nord et au Sud de l'équateur cor- respond à la zone de cORvergence 00 s'accumule le micronecton, base de l'alimen- tation des thonidés.
Nous avons donc essayé d'examiner les variations des rendements en bonite à Tahiti en fonction de la variable aisément mesurable qu'est la salinité.
Les valeurs des salinités utilisées sont celles moyennes des stations 20, 21 et 22 visitées chaque mois par le LESE' et situées à proximité de la Pointe-Vénus à Tahiti, dans un secteur cotier très battu par les eaux du large.
1978
1
34.90 35.20 34.91 34.97 34.58 35.10 34.61 35.31 35.28 35.73 1977
36.20 36.06 35.99 35.82 (36.19) (35.91)
(35.71)
1 1
)l
,---....;..---
( An
( 1976
lMois
J 35.93
F 3543
(( ~1 35.75
A 35.2:i
( ~1
(( J 35.93
J 36.29
( A 36.26
( S 36.20
( 0 36.33
~
N 36.29( 0 35.28
- Salinité moyenne aux stations 20, 21, 22 (Source :LE~E Tahiti)
Les rendements en nombre de bonite et les valeurs des salinités sont présentés sur la Fig. 20. Une relation assez nette ent:"e les rendements et la salinité apparaît. Aux plus faibles salinités (inférieures à 35,5 %o) correspon- draient des valeurs plus élevées des rendements. Ceci demande cependant à être
l Laboratoire d'Etude G~ Surveillance de l'Environnement.
N
100 o
o
.197'6 Jt19n 01978
50
'1- -17.4x+656.7
~o
,. ,560
35,5 36,0
SiI-TBhltl 36,5
Flg..201Rltncbmenf en ~ de bonItM en fonction de la saHnlté • TahttJ
N
100
"
fg76 ... m7 o 1978
10
".
r· -0.584
1:----....---.,---.-.:..---5"_
35.03.4.s
~
'~..~...
.
.' ;. .. ";:. ", :ii.:~
. ~. . '.
• ~...;::-# • • ,,'
renebments en aU hop u
..
o N
li 19J6
'"
197750 . 0 1978
0
r--,573
\ - ...- -.- -.- --rS
r_
35.0 35.5 36.0
Ag.22, ReleUon ent... ' " rendement. on •• hupo'" ftO",bt'e .-limé. il partir des éc:hantillonneo" at lé . .Unit'
- 10 -
vérifié sur une plus longue période; on ne sait en effet si les forts rende- ments obtenus généralement en 1978 et qui correspondent aux salinités les plus faibles ne sont pas dus à une classe d'âge particulièrement abondante pendant cette année là ; les histogrammes de taille, déduits des mensurations effectuées en 1978 montrent en outre une structure de population assez différente de celle des deux années précédentes (histogrammes plus étalés avec un second pic non séparé distinctement du premier).
Cette dernière ~ernarque nous amène à faire l 1hypothèse que les rela- tions entre rendements et salinités pourraient être différentes suivant les tailles des bonites. Nous avons vu qu'au débarquement trois catégories de taille sont différenciées lors des enquêtes: les Auhopu, les Tore, les Toheveri. Nous donnons sur la Fig. 21 la relation entre les rendements en "auhopu" estimés lors des enquêtes et la salinité. Mis à part les points correspondants à l'année 1977 pour laquelle nous n'avons que peu de valeurs de salinité, la relation est nette avec un coefficient de corrélation relativement élevé (r
=
0,664). De l'en- semble des histogrammes obtenus de 1974 à 1977, il ressort que la catégorie"Auhopu" correspond aux poissons de lR < 59 cm. la Fig. 22 montre la même rela- tion en utilisant non plus les rendements déduits des enquêtes mais ceux déduits des échantillonnages. Dans ce cas la relation est moins nette mais la valeur de r reste significative au seuil 5 % (r
=
0,573). la différence s'explique aisémen1 par l'examen des histogrammes t.e 1978 : on ne peut comme les années précédentes différencier les deux premières catégories de poissons, celle des auhopu (in- férieure à 59 cm lR) de celle des Tore (supérieure à 59 cm et inférieure à 75 cm lR) ; le mode de la première catégorie se situe à une taille intermédiaire ; la seconde catégorie (Tore) nlest jamais distincte de la première et disparait dans les enquêtes. Il s'en suit qu'en 1978 les rendements de l'ensemble des deux der- nières catégories (Tore et Toheveri) sont très faibles si l'on se réfère aux seules enquêtes; pour ces deux catégories la relation en fonction de la salinit apparaît alors inverse de celle obtenue pour les petites bonites (auhopu) 5 aux mois 00 sont observées des salinités élevées correspondraient des rendements éle vés en très grosses bonites. En fait la variabilité est très grande d'un moisa
l'autre et l'hypothèse de l'existence d'une telle relation inverse ne peut être maintenue si l'on sien tient aux seules valeurs provenant des échantillonnages.
Nous ne pouvons donc pour l'instant ni adopter,ni rejeter totalement une telle
- 11 -
hypothèse au demeurant séduisante ~ en effet elle concorderait avec le fait que les prises de très grosses bonites dans les eaux de surface de forte sali- nité du pacifique central sont régulières alors que dans l ·ouest du Pacifique les plus grosses bonites ne sont pêchées qulen profondeur par les palangriers, là 00 le maximum de salinité est subsuperficiel.
Quoiqulil en soit et bien que notre but soit de mettre en évidence les variations de comportement ou dlabondance des bonites jeunes ou plus âgées en fonction dlune variable physique mesurable, il est important de réaliser,
comme le fait SHARP (1979), Il qu ' on ne peut utiliser les analyses de régression que comme un outil descriptif et non encore comme une méthode de prédiction si- gnificativell ; la régression décrite précédemment entre rendements en bonite et salinité ne signifie pas en outre qu'il existe des liens de causalité entre les deux. Enfin, une telle relation, si elle existe, demande à être vérifiée sur un plus grand nombre d'années ; elle ne peut être considérée actuellement que comme une IIhypothèse de travailIl •
VIII) STRUCTURE DE lA POPULATION - HIGRATIONS
Des échantillonnages de bonites ont été effectués à Papeete depuis juillet 1973. les histogrammes de fréquence en lR (longueur ronde) sont présen- tés mois par mois sur les figures 24 à 29. les trois modes correspondants à ce que les tahitiens appellent Auhopu, Tore et Toheveri se retrouvent régulièrement chaque an.,ée. la première catégorie; Auhopu (poissons inférieurs à 59 cm lR), est toujours la plus abondante, elle est capturée régulièrement tout au long de l'année. la seconde catégorie: Tore (poissons compris entre 59 et 76 cm lR) est généralement bien distincte de la première; en 1975 et 1976 elle est présente tout au long de 11année mais disparait presque totalement des prises d'Août â
Décembre 1977 et est peu distincte en 1974 et surtout en 1978.
les Toheveri (Bonites supérieures à 76 cm lR) sont surtout capturées de Novembre à Mai-Juin, les tailles modales se situent entre 80 et 85 cm lR et sont toujours nettement distinctes du mode précédent. Sauf pour la période Avril â Juillet 1978, les prises de bonites dont la taille est comprise entre 70 et 75 cm lR sont pratiquement inexistantes.
30·8
,
Ag.23aMouYeI71.nla IUppoMs des dlU.rents stocka de fI'tao dans .. P8CUlque SUd-Centrai et Sud-Est (extrait de Mataumoto 1975).
La nurneratlOn Indique le. trlmestr.. et 1....cleurs ~ 1.. randements d" pale/\grlera Japonais ont eté ileve. pendant la periode 1964 -1987. La csesignaUon des stocka .st IndIqué. entre parenth•••••
- 12 -
les prises effectuées à Tahiti sont très ponctuelles et ne permettent pas en l'absence d'autres données de formuler des hypothèses sur les migrations de l'espèce dans le Pacifique Sud Central et Oriental. les modes penmanents qui semblent se maintenir tout au long de l'année vers 50 cm lR et 65 cm lR peuvent indiquer que les 11es de la Société sont une zone de passage de bancs en migra- tion. Les progressions modales du 1er groupe d'age (Auhopu) ne sont pas tou- jours très nettes mais ~~uvent cependant être suivies de janvier
a
juin 1975, de janvier a juillet 1976 ainsi que de février â juillet 1977 et de févriera
juin 1978 (Fig. 24 1 29) ; on ne peut affirmer qu'il s'agit la de la même popu- lation se stabilisant dans la rêgion au cours du 1er semestre, mais ce n'est pas impossible, puisque três grossiêrement on enregistre durant ces périodes des accroissements du 1er mode de 6 a
la
cm ce qui parait conforme 1 la crois- sance envisagée dans cette région (JOSSE et al. 1978). En juin et surtoutjuillet, ces poissons (Auhopu) quitteraient le secteur de Tahiti pour continuer leur migration. Le reste de l'année (second semestre) les modes n'évoluent plus ou peu ; ce phénomêne pourrait alors s'expliquer par un courant continu recru- tement, croissance, migration, aboutissant 1 la constitution d'un mode apparent qui persiste et donne l'impression d'une non croissance des poissons de cette catégorie.
Aucune progression modale nette du 2è groupe de poissons (Tore) n'a pu être mise en évidence sauf peut-être pour la période janvier - avril 1977.
Il en est de même pour les plus grosses bonites (Toheveri). Ces deux catégories sont celles capturées par les palangriers asiatiques (MATSUMOTO 1975). Les ren- dements les plus élevés obtenus par ces navires de 1964
a
1967 sont obtenus dans un secteur compris entre 0° et 100S et 120 et 160W, c'est-a-dire dans la prin- cipale zone de reproduction du listao des stocks du Pacifique Central et Orien- tal. Le déplacement Nord Sud du maximum des rendements ne semble pas s'effectuer de façon régulière suivant les saisons, ni uniformément pour l'ensemble du Paci- fique. Selon MATSU~DTO, le schéma migratoire (qui ne concerne que les plus gros- ses bonites) s'effectuerait dans le Pacifique Central Sud de la façon suivante:Deux grandes routes migratoires existeraient pour une population peut être unique de bonite (Fig. 23). Le premier groupe SC 1 en provenance de l'équa- teur (vers 130° ~) se dirigerait vers l'Ouest au cours des premier et second tri- mestres, vers le Sud au 3ême trimestre (à proximité des FrDJr) puis remonterait
- 13 -
vers le Nord dans la région des Samoa au cours du 4è trimestre. Le deuxième groupe SC 2, ayant la même origine que le premier, migrerait moins vite se dirigeant vers le Sud dès le second trimestre, passant entre les Samoa et les Iles de la Société vers le 4ème trimestre et le 1er trimestre de l'année sui- vante,revenant ensuite vers le Nord Est au second trimestre. Ces deux groupes seraient susceptibles de migrer les années suivantes vers le Sud Est entre 150 et 200 S.
Un groupe originaire de l'Atlantique Sud Est (SE 1) vers 1200 - 1300 W.migrerait vers le Sud Ouest au cours du premier et second trimestre, at- teignant les Marquises puis la Société, se déplaçant ensuite vers l'Est et le Nord au cours des troisiêmes et quatrièmes trimestres. MATSUMOTO suggère que le "circuit" migratoire pourrait nécessiter plus d'un an ; ceci expliquerait en partie l'absence de bonites de taille comprises entre 72 - 78 cm LR. En con- clusion nous insisterons sur le fait que le schéma migratoire de MATSUMOTO ne concerne que les bonites de taille supérieure â 60 cm ; en outre, nous ne nous pouvons actuellement confirmer ou infirmer de tels mouvements d'autant plus que la zone de pêche des bonitiers basés
a
Papeete est très limitée dans l'espace;seuls les résultats des marquages effectués en 1978 et 1979 par la CPS d'une part et l'lATTe de l'autre, dans la région des Marquises, penmettront donc de préciser le phénomène migratoire. Il apparaft aussi utile d'obtenir dans ce but des données sur la structure des prises des bonitiers basés aux Tuamotu.
- 14 -
CONCLUSION
L'examen des données statistiques de la pêche artisanale bonitière
a
Tahiti permet de mettre en évidence les fortes variations saisonnières et annuelles des rendements. La principale saison ~e pêche s'étend de novembre a juin pour la bonite aventre rayé et de novembre â avril pour l'albacore.Une relation assez nette entre les rendements en jeunes bonites et la salinité a pu être mise en évide~ mais sur une période de temps insuffisante pour avoir encore une réelle signification et pour une zone géographique très limi- tée ; il faut noter toutefois que cette relation est un. accord avec l'hypothèse de OONGUY et al. selon laquelle l~s bonites auraient tendance
a
s'accumuler du côté dessalé des fronts therrnohàlins.On a presque tout dit s~r les po~tialités de pêche de ~(mite en , Polynésie 'française : pour certain ~l1es sont imnensesconme est imnense la
zone mar1time (environ 5 mil110ns de·«m2). pour d'autres elles sont faibles et
1nexploi~a~lesavec les ~~Q.iques.fadustriellesactuellement connues .(~~he
a
la canne, senne •••• ). En fait il faut bien reconnaftre que ., 'on ignore tout ou presque sur les stods exf stants et leur p~spectionsystématique restea
faire.
. Si l'on ek~inece ~ui ,se passe dans le Pacifique Ouest. les prises
de..• bonites ont li~u le plus souvent dans les eaux de salinitê inférieure..
a
35 %0 ; or les eaux bai~nant la ec1yn!sie Française ont généraleMent
1 des sali ni tés très supérieures â cette valeur et ne sont donc pas a priori un milieu favorable
a
la présence de fortes ~oncentrations. En fait le Pacifique Central trop-fca-t Sud est la zone de contact entre l'eau salée du maximum sub- tropical Sud située â l'Est de 150° Wet l'eau dessalée provenant de la partie occidentale du Pacifique ; il existe donc entre ces masses d~eaux des secteursâ forts gradients halins susceptibles de constituer des zones de concentration préférentielle des bonites (MARCILLE et JARiUGE 1979). C'est dans ces Eanes de
discontinufté halfnes, situées au Hord et Nord Ouest des Tuamotu. a l'OUest des Iles de la Société et vers 23 a25° Su~que pourrai~nt être entreprises en priorité des prospections ~ystêmatiques. Celles-ci devraient toutefois couvrir par la suite l'ensemble de la Polynésie ainsi que la zone située au Nord des Marquises. Oe telles prospections ne peuvent semble-t'il être effectuées de
- 15 -
façon rapide et efficace que par des moyens aériens ; encore faut-il que ces moyens soient adaptés et le potentiel d'heures de vol suffisant (de 800
! 1000 heures). Une fois la ressource identifiêe et estimée, il restera a définir la meilleure méthode de capture: pêche
a
la senne, a la canne avec appât vtvant ou a la canne avec leurre a nacre (celle employée par la flottille arti sanale).- Actuellement seul un développement de la pêche
a
la canne avec"
leurre artificiel est envisagé; la pêche s'effectuerait au moyen de navires dit "super bonitiers" d1une quinzaine de mêtres ; selon une estimation très grossiêre,(voir annexe 1) nous pensons que les captures potentielles d'un super bonitier ne pourront dépasser 100
a
150 tonnes par an, ce'qui n'est sem- ble-tlil pas suffisant pour assurer sa ,rentabilité dans les cond~tions inter- nationales du marché.- Sans avoir'au prêalableune connaissance de la distribution de la ressource en thon et de son importance, il nou~ paraft ~ifficile de dire si la pêche
a
la senne est"PossibleOu
non en PolrnêsieFrançaise ; ceci d'au- tant plus qu1aucunessai nia eu lieu dans les zoneS qui se prêteraient le mieux acette technique.- le dévelo~pementde la technique de pêche a la canne avec de l'ap- , p.!t vivant apparaft donc conme plus sare et plus sillttlle amettre en oeuvre,
i'toutefois le problème essentiel et qui nlest pas encore résolu est celui de
i llexistence de ressources suffisantes en appât vivant; il Y a·donc la tout un domaine d'études et de prospections aentreprendre.
80 90 LIt
GO LA.
co LR.
Août 1~i'"~' n"485
Octobre 15i':
n-2B30 JuIllet IQïJ n-258
Novembre 1073 n.1139
Septerr.bro 1~;J n-1391
D6cembre ID;~
n.892 80 eo L.R.
00 90 LA
80 90 L.R.
15
10
5 0 30 15
10
5
0
30 40 !.O
15
10
&
o.
30
..q
5015
10
5 0
30 40 50
15
10
5
0
30 40
15
10
5
0
30 40
Dlliribullon d . . ,,'qllenc•• m.RlU.U., en L.R.d •• bonU• • •11 Pori de PClEloe:e 1973
15 15
10 .Janvier1974
n.G61
10 Jullie 1 1G74
n -615
80 GO L.R.
50 5
oof--_-...-JLf-W'
90 L.R. 30 40
15 80
5
15
10 f4yrler 1974
n - 1048
10 Aoüt 1974
n-858
90 LaR.
eo
5
0~--.-.D.lJ.
30 15 90 L.R.
50 5
014--....--..111:11 30
15
10 Ma,. 1974
" - 1237
10 Septembre 1974
";'1426 5
.1--~
30 40
15
5
O.f---J~
lIO L.R. 30 15
90 LaR.
Octobre n-1392 10
5
0+--.,...-4
30 40
15•
Avril 1074
"-090
DO 00 LaR.
10
15
eo 90 LA.
10
Jotal 1974
n-957 10
Novembre 1974 n-1098
90 Ut 80 90 LR.
15 15
10
.Juin 1974
n-083 10
O4oembre 1974 n-'402 5
0+---""....
:ta 80 00 L.R
5
o
30 40 90 L.R.
Dlltrlbutlon d •• frlqulne.a menluaU. . en L.R.dOl bonlle. au Port dl Pap •• te 11174
ln
.Juillet 1975 n.102
~-~-Jl-
50 60 70 1 80 90 L.R.
40 5
o+---r--.
30 15
10
90 L.R.
.Janvier 1975 n.1356 15
10
15
10 5
0..---1'"
30
Février 1975 n-1119
80 90 l.A.
1
10t
: m
5t
!ol_jj--r--
30 40 50 160
r
Aoüt 1975" n.311
. ~
1
90 L.R.
15I
10 Mar. 1975
n ..872
15
10 Septembre1975
n-501 5
O-t--...p 30
15r
10t Avril 1975
n-1030
5
o
30 40
15
1
10
1
80 go L.R.
Octobre 1975
" -1158
SOL.R.
80
5l 1Tt'lh.
ol Jfllllllllk---
30 4'0 50
50 60 5
O't--...- - " I '
30 40
5
gO L.R.
Novembre 1975
"-920
o
30 40 90 L.A.
80 Mai 1975 n-993
40 50 O,\--.,....-LL
30 15 •
10
30 40 50
.Juin 1975 n ..912
1
10"
30
~lD4cemb'"
1W5Jilii
":584, don J@ ~ -T--..-.----r-
40 50
~o
70 80 90 l.R.Dlltrlbullo" de, fr6quence. menluelle, en l.R. du bonite• •u Port de Pepeete 1975
15
5 01+---"
30 40
J.nvl.r 1976 n-10ia
Juille, 1976 n-977
, r · ·
80 90 L.R 15
10
F4vrler 1976
n-1405 10-
Aoüt 1976 n-941
5
01----11-
30 ,
-
90 L.R.
5~~L
I l !..
0 30 4. '0 , ;.
J
00 90,-
L.R.i ...-.,..'-
80 90 L.R.
Avril 1i7S n-1642
Octobre 1976 n-1355
Septembre 1976 n_1391
r-,--- ..---
aD 90 L.R.15T 10~,1
5t
1
oL-
30 15I10T i
5-
1
J.
140
30 80 L.R.
Mir. 1976
ft.1&57 5
10 15 10
15
10
5
o+--~
30
Mel 1976 n .1484
80 90 L.R. 60
Novlmbre 1976 n-1481
70'~L.R.
1Sr
10
:L
30 40Juin 1976
n.1328 10 -
5!-
1 o~30
1
4() CIO, .lfDC1tq-70
1
D4eembre 1976 n • 1513
80,.~90 L R Oletrlbutlon d. . "'quene. . menlullI. . en L.R.d •• bonlt . . lU Port de Plpee'e 1976