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Pathologie oesophagienne non tumorale

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Academic year: 2022

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(1)

Pathologie oesophagienne non tumorale

• Achalasie

• Maladie des spasmes diffus

• Nutcracker / autres

• Troubles secondaires de la motilité

I. Troubles de la motilité

II. Diverticules

III. Pathologie inflammatoire

IV. Divers

(2)

méga œsophage

- Trouble moteur oesophagien : défaut de

relaxation du sphincter inférieur de l’œsophage, défaut d’innervation intrinsèque et extrinsèque, apéristaltisme du corps oesophagien

-Dysphagie intermittente, paradoxale,

régurgitations, amaigrissement, douleur, toux nocturne, pneumopathie

- TOGD, Fibro gastrique avec biopsies,

manométrie+++ (corps de l’œsophage: perte du péristaltisme, SIO: augmentation de la pression de repos avec relaxation incomplète ou nulle pendant la déglutition)

I. Troubles de la motilité

I.1. Achalasie

(3)

Normal

I. Troubles de la motilité

(4)

méga œsophage

- Dilatation oesophagienne en Chaussette

- Rétrécissement régulier centré en queue de radis

- Absence d’ondes péristaltiques

(5)

méga œsophage

Complications:

- Pneumopathie de déglutition - Oesophagite

- Candidose

- Cancer épidermoïde +++++

Aspect tardif: dilatation

majeure de l’œsophage avec coude sus diaphragmatique , aspect en chaussette

(6)

méga œsophage + dyskinésie méga œsophage historique

(7)

Patiente âgée de 47 ans, sans ATCD particulier, présentant depuis plusieurs mois des douleurs épigastriques associées à une dysphagie

(8)

ACHALASIE DU SPHINCTER INFERIEUR DE L’OESOPHAGE

(9)

Diagnostics différentiels

• PSEUDO-ACHALASIE:

• AUTRES MALADIES MOTRICES PRIMITIVES : maladie des spasmes étagés, l’œsophage « casse-noisette »

• TROUBLES MOTEURS SECONDAIRES : sclérodermie, LEAD, PR, maladie de Chagas, neuropathie végétative (diabète)

-

Sujet de plus de 50 ans ayant une symptomatologie rapidement progressive

- Cancers : cardia +++, pancréas, estomac, bronches

- Maladies avec infiltration du bas œsophage : amylose, sarcoïdose - Infiltration de la sous-muqueuse destruction de

l’innervation intrinsèque de l’œsophage - Diagnostic par écho-endoscopie

(10)

Traitement : palliatif

• Médical :

 Médicamenteux : myorelaxants, inhibiteurs calciques : efficacité transitoire et tolérance médiocre

 Dilatation pneumatique : dilatation endoscopique à l’aide de ballonnets calibrés->rupture

mécanique des fibres musculaires de la jonction œso-gastrique. Echec si persistance de la symptomatologie après 3 séances

• Chirurgical : œso-cardiomyotomie extra-

muqueuse = incision latérale au niveau des

muscles du bas œsophage et de l’estomac

(11)

I.2. Maladie des spasmes étagés : Sd de Barsony-Teschendorf

- Douloureuse et dysphagiante - Rare, > 60 ans

- Manométrie : contractions amples et non propagées d’aspect souvent polyphasique alternant avec des séquences péristaltiques normales - 1/3 inf de l’œsophage

- SIO normal

DES : diffuse oesophageal spasm

(12)

maladie des spasmes étagés

(13)

maladie des spasmes étagés

(14)

Nutcracker (oesphage casse-noisette) : diagnostic manométrique.

-Contractions péristaltiques distales de haute amplitude

-Radiologie : normale, ou contractions

Trouble de motilité non spécifique : diagnostic manométrique

-NEMD = Nonspecific Esophageal Motility Disorder -Radiologie : normale, ou contractions

Presbyoesophage : dysfonction oesophagienne en rapport avec l’âge

Troubles de motilité secondaires :

Collagénoses : sclérodermie +++, DM, PM

(15)

sclérodermie viscérale

Atteinte digestive dans 50% des cas Anomalies motrices oesophagiennes:

dyskinésie, associées à un reflux et à une oesophagite peptique

I. Troubles de la motilité

I.3 Troubles secondaires: sclérodermie

(16)

Egalement appelé sclérodermie limitée Forme particulière de sclérodermie

Acronyme :

Calcinose sous-cutanée Raynaud

Atteinte oEsophagienne Sclérodactylie

Télangiectasies

Ces cinq signes ne sont pas forcément tous présents

Le CREST syndrome

(17)

Atteinte oEsophagienne

Troubles de déglutition Dysphagie

Béance œsophagienne +++ , RGO

Œsophagite ulcérée

(18)

l'atteinte oesophagienne est une fibrose sous muqueuse massive (colorée en bleu au trichrome de Masson ) et étendue à un moindre degré à la musculeuse

l'œsophage sclérodermique est

apéristaltique ; il s'évacue par les forces de gravité , plus ou moins rapidement en fonction de la viscosité de l'opacifiant utilisé (ici baryte "haute densité-viscosité faible" pour TOGD double contraste

(19)

Adolescent de 13 ans

Dysphagie, régurgitations chroniques, perte de 5 kg Douleurs rétro sternales

I.3 Troubles secondaires: Maladie de Chagas

I. Troubles de la motilité

Trypanosomiase américaine (brésilienne) = « Mal de caderas »

1ère description par un parasitologue brésilien, Carlos CHAGAS (1879-1934), en 1909.

Maladie parasitaire qui sévit dans les régions tropicales d’Amérique du Sud et Centrale.

Trypanosoma cruzi, transmis par des réduves, sorte de punaises hématophages, comme la vinchuca.

13 000 DC/an, I=300 000

(20)

Phase aiguë: nodule cutané isolé (chagome) au point d’inoculation. Quand ce point est conjonctival, conjonctivite unilatérale et oedème périorbitaire + lymphadénite préauriculaire = signe de Romaña.

+/- fièvre, HSM, myocardite

Phase chronique: symptomatique dans un tiers des cas, ne se produit pas avant des années voire des décennies après l'infection initiale:

cardiomyopathie, mégacolon ou mégaoesophage, démence. Ttt uniquement chirurgical à cette phase. DC par atteinte cardiaque.

Maladie de Chagas

(21)

- Diverticules de pulsion +++

- pseudo-diverticules : hernie muco-sous-muqueuse au travers de la musculeuse, secondaires à une hyperpression endoluminale par trouble de la motricité; paroi constituée de muqueuse et ss muqueuse

- Diverticules de traction

- patho inflammatoire du médiastin (BK++) ; paroi comprend ttes les couches de la paroi oesophagienne

-N’existent pas !!!!

3 localisations différentes pour un même mécanisme - Tiers supérieur : diverticule de Zenker

Le plus fréquent

Par pulsion au travers d’une déhiscence anatomique - Tiers moyen : diverticules d’origine dyskinétique

Par pulsion

- Tiers inférieur : diverticule epiphrénique

Par pulsion , également d’origine dyskinétique

II. Diverticules

(22)

Hernie de la portion médiane et inférieure de la muqueuse de la paroi postérieure de l’hypopharynx

Zone de faiblesse anatomique originelle limitée en dehors par les fibres obliques du muscles constricteur inférieur du pharynx propulsant le bol alimentaire et en bas par les fibres horizontales du muscle crico-pharyngien

jouant le rôle de sphincter supérieur de l’oesophage

Diverticule par PULSION

II.1. diverticules de Zenker

(23)

Clinique

Terrain: homme>50ans, race blanche

Dysphagie intermittente cervicale: « boule dans la gorge » puis blocages alimentaires augmentant en fréquence et en intensité

Régurgitations non acides d’aliments non digérés

Fétidité de l’haleine

hyper sialorrhée

Toux, pneumopathie d’inhalation

Évolution: blocage vrai aux solides puis aux liquides

Aphagie

Malnutrition

Risque infectieux:

Diverticulite

Abcès

médiastinite

(24)

Diagnostic positif

TOGD en double contraste+++

-taille -siège

-lacune (cancer épidermoïde) -hernie hiatale/RGO

FOGD: en cas de suspicion de carcinome épidermoïde ! Risque de perforation

Scanner: recherche de complications

(25)

Homme de 68 ans

Bilan de dysphagie et amaigrissement Pas d’antécédent notable

Pas de tabagisme actif

(26)

Transit baryté

(27)

Y penser également en imagerie en coupes !!!

Poche rétro-trachéale supérieure avec niveau hydro-gazeux

= diverticule de Zenker !

(28)
(29)

Diverticule de Zenker symptomatique

(30)

Diagnostic différentiel : diverticule de Killian-Jamieson +++

-Pseudo-diverticule de pulsion

-Protrusion transitoire ou définitive d’une portion oesophagienne à travers l’espace de Killian-Jamieson (niveau cervical antero-lateral)

-En-dessous du muscle crico-pharyngé -Plus rare et + petit (3-20 mm)

(31)

Terrain : sujets âgés, M=F Facteurs de risque :

-troubles de la motilité (achalasie)

-obstruction basse mécanique (néoplasique)

-reflux gastro-oesphagien -hernie hiatale

Clinique :

-asymptomatique

-dysphagie et régurgitations si taille élevée

II.2. diverticules

« épibronchiques »

(32)

- Œsophage moyen : - de face = ombres annulaires

- de profil = images d’addition arrondies, remplies par la baryte

- col large

- ne se vident pas

-petits diverticules (0,5-2cm) : parfois transitoires, n’apparaissant que lors de la contraction oesophagienne (déglutition)

- souvent multiples

Imagerie : TOGD baryté +++ en double contraste

(33)

diverticules « épibronchiques »

(34)

diverticule épibronchique

(35)

- Œsophage inférieur : diverticule épiphrénique - de grande taille

- le plus souvent à droite

- association fréquente avec achalasie et hernie hiatale

II.3. diverticules épiphréniques

(36)

diverticule épiphrénique

- Souvent volumineux, rare

- Bord droit de l’œsophage sus diaphragmatique - Origine dyskinétique

1/3 inf de l’œsophage de pulsion

(37)

diverticules épiphréniques

(38)

Diagnostics différentiels - hernie hiatale +++

-duplication kystique ++ (rare, masse hydro-gazeuse médiastinale postéro- inférieure ne se remplissant pas en TOGD : non communicante)

Duplications kystiques de l’oesophage

(39)

Pathologie oesophagienne

III. Pathologie inflammatoire

III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique

(40)

III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique

Hernie hiatale par glissement

- 90% des HH

- Jonction cardio-oesophagienne en situation intra-thoracique

- svt associée à un RGO par incompétence du SIO

(41)

HH par glissement

Dilatation normale fugace sur angle de His normalement fermé

ampoule épiphrénique

Hernie hiatale par glissement

(42)

Hernie hiatale par glissement

(43)

ulcère du collet herniaire Souvent térébrant et

hémorragique, incrustant

profondément le diaphragme

(44)

HH par roulement ou latérale

- 15% des HH

- Cardia sous Ŕ diaphragmatique

- Passage d’une partie de l’estomac dans le thorax en avant de l’œsophage (volvulus organo-axial)

- Pas de RGO mais complications propres à la poche herniaire (infarctus, étranglement)

(45)

HH par roulement

étranglée + perforation

(46)

HH par roulement

étranglée + perforation

(47)

Oesophagites de reflux

Intérêt restreint de l’imagerie radiologique

(Malposition cardio-tubérositaire : ouverture de l’angle de His avec

cône d’attraction cardiale)

Nodulations, épaississement des plis, ulcérations

superficielles

(48)

oesophagites de reflux

Remaniements fibreux : sténoses circonférentielles symétriques, centrées, sur l’œsophage distal

(49)

Oesophagites peptiques

(50)

Grade 1 : érosion isolée

Grade 2 : érosions confluentes Grade 3 : érosion circulaire

Grade 4 : complications chroniques inférieures à 3 % des oesophagites sténose peptique

ulcère oesophagien Grade 5 : endobrachyoesophage

Oesophagite peptique

(51)

Oesophagite peptique de stade C

Coloration au Lugol 3 ulcérations

surmontant la ligne Z

Ligne Z

(52)

oesophage de Barrett

(53)

ADK /oesophage de

Barrett

(54)

endobrachyoesophage

Images aréolaires de type gastrique sur la muqueuse du bas oesophage

Sténoses peptiques

(55)

Anneau de Schatzki

Sténose pseudo-membraneuse du bas œsophage associée à une hernie hiatale sous- jacente, revêtue sur chaque face par une muqueuse différente: oesophagienne au- dessus, gastrique en dessous

- = anneau de l’oesophage inférieur

- Tapissé d’un épithélium pavimenteux sur sa face supérieure et d’un épithélium cylindrique sur sa face inférieure

- Très fréquent : 10 % de tous les clichés radiologiques barytés du tube digestif supérieur - Peu d’ obstruction suffisante de la lumière oesophagienne pour causer de la dysphagie, même si un anneau de l’oesophage inférieur est souvent à l’origine de la dysphagie

- Traitement : bris de l’anneau à l’aide d’une bougie de grand diamètre ou d’un ballonnet de dilatation

Image EMC

G. Schmutz Méthodes d'imagerie de l'oesophage : indications

(56)

Pathologie oesophagienne

III. Pathologie inflammatoire

III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique

III.2. Oesophagites infectieuses

(57)

2a. candidose oesophagienne

- Atteinte infectieuse la + fréquente chez les patients ID (SIDA, chimio, ttt immunosuppresseurs, corticothérapie)

- Aspect endoscopique caractéristique : muqueuse

érythémateuse recouverte d’enduits et plaques blanchâtres

III.2. Oesophagites infectieuses

(58)

candidose oesophagienne

Nodules plans

correspondant aux

« plaques » donnant un aspect crénelé simulant des ulcérations

Micronodules disséminés de l'oesophage : Acanthose glycogénique.

Leucoparakératose.

Cancer superficiel.

Papillomatose.

Acanthosis nigricans.

Lymphomes malins.

Œsophagites peptiques, caustiques, infectieuses (candidose).

Œsophage de Barrett.

Varices oesophagiennes.

(59)

Patient de 32 ans

Lymphome B diffus à grandes cellules digestif en cours de

traitement

Mucite et oesophagite

(60)

2b. oesophagite à CMV

- Immunodéprimés

- Grands ulcères profonds peu nombreux

(61)

2c. oesophagite HIV

- Ulcères géants uniques des 2/3 inf de l’œsophage - Rare depuis traitements antirétroviraux

(62)

2d. oesophagite BK

- Rare, complique un foyer tuberculeux ganglionnaire médiastinal

-Trajets fistuleux borgnes profonds et anfractueux avec lésions ulcérées étendues et fibrose pariétale sténosante

(63)

2 e. oesophagite herpétique

- HSV I

- Petites lésions ulcérées punctiformes

entourées d’un halo, sur une muqueuse par ailleurs saine

- Traduit toujours une défaillance sévère des défenses immunitaires

(64)

oesophagite herpétique

(65)

Pathologie oesophagienne

III. Pathologie inflammatoire

III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique III.2. Oesophagites infectieuses

III.3. Oesophagites d’autres causes

(66)

3a. oesophagite radique

- Formes chroniques, apparaissant ou persistant 6 mois après l’irradiation, surtout si association avec chimio par adriamycine

- Sténose segmentaire parfois ulcérée en regard du champ d’irradiation

III.3. Oesophagites d’autres causes

(67)

3b. maladie de Crohn de l’oesophage

Lésions superposables à celles du grêle et du colon, allant de l’ulcération aphtoïde à l’ulcération

perforée, à l’abcès ou à la sténose

(68)

3c. oesophagite caustique

90% : ingestion de forme liquide de soude caustique, évoluent en 3 semaines vers une réaction fibreuse cicatricielle étendue

(69)

oesophagite caustique

- Lésions ulcéreuses profondes sur toute la muqueuse

- Épaississement marqué des parois avec rectitude du trajet: réaction fibreuse ++

(70)

Enfant et adulte de moins de 40 ans

4H/ 1F

Episodes aigues de dysphagie avec impaction alimentaire

Atopie dans la moitié des cas

Hyperéosinophilie modérée et augmentation des IgE

Endoscopie: aspect crénelé (sillons longitudinaux et sténoses annulaires)

Histo: infiltrat d’éosinophiles dense étendu (diff de reflux)

TOGD: petit œsophage ne se distendant pas ou sténose

Evolution variable: amélioration ou stagnation dans 2/3 cas et aggravation dans 1/3 cas (corticoïdes, antileucotriènes, dilatation endoscopique ????)

3d. oesophagite à éosinophile

Idipathic eosinophilic esophagitis

Kenneth M, James E. Mayle et al. Radiology1993

(71)

Pathologie oesophagienne

IV. Divers

IV.1. Ruptures de l’oesophage

(72)

Clinique très variable:

Tableau thoracique aigu hyperalgique à début brutal+++ . Tableau infectieux subaigu: pleurésie , médiastinite

Etiologie:

Rupture spontanée sur oesophage apparemment sain.

Perforation: plaie transmurale sur oesophage pathologique ou consécutive à des manoeuvres endoscopiques

endoluminales diagnostiques et / ou thérapeutiques

15% rupture spontanée 65% iatrogène

14% corps étranger acérés déglutis (arête de poisson , bréchet de poulet , fragment osseux , produit caustique , comprimé médicamenteux toxique …)

6% divers

Buts de l' imagerie:

•confirmer le diagnostic =>

neumomédiastin

•localiser la brèche

•identifier un corps étranger radio- opaque

•évaluer le retentissement loco- régional et diagnostiquer les complications

IV.1. Ruptures de l’oesophage

(73)

Radiographies standard

Recherche signes directs ou indirects

pneumomédiastin Signes directs:

Aspect feuilleté du médiastin

Lignes radiotransparentes délimitant médiastin

Emphysème sous-cutané

Signes associés:

Epanchement pleural

Pneumopathie ou

atélectasie basale gauche

(74)

Transit oesophagien

Utile

- pour le suivi évolutif.

-pour le diagnostic positif et topographique des ruptures autres que "spontanées" comme celles présentées ci-dessus qui sont des ruptures iatrogènes

-MAIS chaque fois que possible , préférer le scanner avec balisage opaque aux iodés hydrosolubles et

reformations multiplanaires pour l'étude précise des remaniements péri-oesophagiens et à distance (médiastin , plèvre , parenchyme pulmonaire )

(75)

Formes cliniques des ruptures de l'oesophage

Rupture de l' œsophage cervical -rares

-instrumentales ou sur corps étrangers déglutis

Rupture de l'œsophage thoracique:

-Rupture de l'œsophage moyen: rare, après endoscopie

-Rupture de l'œsophage distal: forme classique (Boerhaave) ,,compliquant un effort de vomissement post-prandial brutal qui "surprend" le sphincter oesophagien inférieur , entraînant une dilatation endoluminale à haute pression qui peut

provoquer un accroissement de 5 fois le diamètre normal . La déchirure se fait toujours au même endroit ,sur le bord gauche , au tiers inférieur de l'œsophage thoracique , en raison d'un point faible de la paroi à ce niveau

Rupture de l'œsophage abdominal:

rare

diagnostic difficile, tableau moins bruyant (pneumopéritoine)

(76)

Rupture oesophage cervical

Endoscopie, ou après intubation trachéale Dysphagie, douleurs cervicales après quelques

heures.

Emphysème sous-cutané.

Retard diagnostique fréquent:

Abcès rétro-pharyngien.

(77)

pneumomédiastin

signe de Minnigerode dissection

gazeuse de l'espace cellulo-graisseux rétro-pharyngien ( pré-vertébral) emphyséme sous cutané et profond cervical

Rupture oesophage cervical

Patiente de 63 ans, chirurgie de CIA.

AIT post-opératoire: réalisation d’une ETO à visée étiologique

Douleurs cervicales et fébricule quelques heures après

(78)

scanner cervical chez le même patient

(79)

Rupture oesophage thoracique

Forme classique: Syndrome de Boerhaave

Homme, cinquantaine.

Efforts de vomissements , sensation de déchirure profonde , à rechercher par l'interrogatoire +++

Déchirure de la partie inférieure d'un oesophage sain, de 2 à 10 cm. sur le bord gauche

Forme mineure:

Syndrome de Mallory-Weiss

Lacération longitudinale muqueuse oesophagienne à proximité du cardia Pas de rupture transmurale

Efforts vomissements répétés Hématémèse

(80)

rupture spontanée de l’œsophage Sd de Boerhaave

(81)

Patient de 79 ans. ; douleurs abdominales fébriles évoluant depuis 24 heures; apparition douleur thoracique gauche, dyspnée, et hématémèse . Mise en place d'une sonde d'aspiration naso-gastrique . Scanner sans injection de produit de contraste

Dissection gazeuse des espaces cellulo-graisseux du médiastin

postérieur , remontant le long de l'œsophage à partir de la jonction thoraco-abdominale

(82)

-les reformations coronales en fenêtres "tissus mous" et "parenchyme pulmonaire" montrent clairement le point de départ de la diffusion du gaz , à hauteur du bas œsophage

En l'absence de geste

endoscopique empruntant

l'œsophage récent ( fibroscopie

digestive haute , mais aussi

échocardiographie trans

oesophagienne) ,

rupture

"spontanée"

de l'œsophage ou syndrome de Boerhaave

(83)

-le balisage opaque aux hydrosolubles iodés

confirme le siège de la déchirure sur le bord gauche de la partie basse de l'œsophage thoracique

-il existe un épanchement pleural et une hypoventilation marquée de l'hémi-thorax gauche , évocateurs d'une fistule oeso-pleurale mais le trajet n'est pas objectivé par le produit de contraste que l'on ne retrouve pas non plus dans le liquide pleural (ce qui n'exclut pas le diagnostic car le trajet n'est pas forcément à haut débit

-

(84)

Emphysème SC

pneumothorax

Patiente de 67ans

Endoscopie digestive haute en urgence pour retrait d’un os de poulet

Dyspnée brutale et détresse respiratoire aiguë Transfert en réanimation médicale pour prise en charge

(85)
(86)

Mise en place d’une prothèse couverte par

voie endoscopique

(87)

Plaie per endoscopique du tiers moyen droit

de l’œsophage

(88)

+ opacification

F 57 ans Dépressive

Rupture de l’œsophage sur ingestion d’un morceau de verre

(89)

2. dissection intra-murale de l’œsophage ; double-barrelled oesophagus - Dissection intra-murale secondaire à un hématome intra mural sur vomissement sévère, ingestion d’un corps étranger, traumatisme, fibroscopie…

- Hématome peut être secondaire à troubles de la coagulation

Triade diagnostique:

hématémèse, dysphagie, odynophagie, +/- douleur thoracique

(90)

3. hématome intra-mural de l’oesophage

(91)

Scanner non injecté

Femme de 48 ans adressée au scanner pour déglobulisation et dysphagie après ETO. Hématome intramural de l’oesophage étendu sur toute sa hauteur

(92)

?

Scanner injecté

(93)

Scanner de contrôle à J 8

Scanner initial

(94)

Scanner de contrôle, avec opacification du tractus digestif supérieur; restitutio ad integrum

(95)

Pathologie oesophagienne

IV. Divers

IV.1. Ruptures de l’oesophage

IV.2. Varices oesophagiennes

(96)

- Diagnostic endoscopique

- Petites varices: épaississement des plis de l’œsophage distal, non

spécifique

- Grosses varices: aspect serpigineux Scanner ++

IV.2. Varices oesophagiennes

(97)

- Diagnostic endoscopique

- Petites varices: épaississement des plis de l’œsophage distal, non

spécifique

- Grosses varices: aspect serpigineux Scanner ++

IV.2. Varices oesophagiennes

(98)

varices

oesophagiennes

(99)

IV.3.

Fibromatose médiastinale

(100)

- Dérivés kystiques de l’intestin primitif antérieur

- Néoformations intramurales sous

muqueuses analogues aux léiomyomes mais à contenu partiellement ou totalement

liquidien

IV.4.

Kyste bronchogénique de la paroi oesophagienne

(101)

kyste bronchogénique de la paroi oesophagienne

Seul l’examen histologique de la pièce d’exérèse permet de préciser la nature exacte et la différentier d’un lymphangiome kystique

(102)

kyste bronchogénique

de la paroi oesophagienne

Epithélium cilié

(103)

- Contact oesophagien et paroi propre avec une muqueuse digestive et 2 couches musculaires lisses - Rechercher des anomalies vertébrales ou médullaires associées (kyste neuroentérique)

IV.5.

Duplication kystique de l’oesophage

(104)

duplication kystique de l’oesophage

(105)

Femme de 90 ans. . Dysphagie aux solides et liquides +++

ATCD : HTA, insuffisance cardiaque

Fibroscopie = compression de l’œsophage par une masse extrinsèque.

-cardiopathie dilatée avec index cardio-thoracique > 0.6 ; silhouette cardiaque très évocatrice de

rétrécissement mitral "historique " : saillie de l'arc moyen gauche (HTAP post- capillaire) avec aspect de double arc traduisant la dilatation de l'auricule gauche, dilatation atriale gauche

majeure

-sur les coupes thoraciques hautes du scanner, on objective une petite

distension aérique du tiers supérieur de l'œsophage et un épanchement liquide pleural droit de moyenne

abondance, ainsi qu'une dilatation des branches droite et gauche de l'artère pulmonaire

IV.6.

Dysphagie cardio vasculaire

(106)

les coupes sous-jacentes confirment :

.la dilatation atriale gauche majeure et la présence d'une prothèse valvulaire mitrale

.la présence d'un volumineux thrombus mural antéro-supérieur et d'un second thrombus mural au pôle inférieur de l'atrium

.une dilatation majeure de l'atrium droit avec reflux cave inférieur modéré

(107)

la confrontation scanner en coupe axiale- radiographie par projection de face du

thorax permet de comprendre grâce à la loi des incidences tangentielles de Tillier (un trait prend naissance sur une image

radiographique par projection lorsque le rayon incident aborde tangentiellement la surface d'une structure opaque ou

l'interface séparant de structures d'opacités différentes) la formation de l'aspect en double contour de l'arc inférieur droit. Le contour externe correspond à la prise en tangence du bord droit de l'atrium droit; le contour interne correspond à la prison

tangence du bord droit de l'atrium gauche.

les reformations multiplanaires confirment la présence d'un volumineux thrombus mural sur la paroi supérieure de l'atrium gauche et d'un second thrombus plus petit dans la partie déclive.

(108)

aze

Enfin ,de toute évidence, la distension gazeuse œsophagienne se situe exclusivement en amont de l'atrium gauche dilaté qui comprime le segment moyen de l'œsophage thoracique.

Il s'agit donc d'une dysphagie cardio-vasculaire , dénomination sous laquelle on regroupe les dysphagies en relation avec une compression vasculaire et/ ou cardiaque de l'œsophage.

Parmi les origines cardiaques, le rétrécissement mitral "vieilli" est le plus souvent en cause , avec les cardiopathies dilatées majeures tandis que les origines vasculaires , souvent désignées sous le terme de

dysphagia aortica

sont plus nombreuses : anomalies des troncs supra aortiques de type dysphagia lusoria ou mégadolicho tronc artériel brachio-céphalique, anévrismes de l'aorte thoracique ,anomalies des arcs aortiques …etc.

Pour les amateurs de beau langage, la dysphagie liée à une dilatation de l'atrium gauche a été désignée sous le terme de

dysphagia megalatriensis

Dysphagia megalatriensis . T. LE ROUX AND M. A. WILLIAMS From the Thoracic Unit, University of Natal, Durban, Natal, South Africa Thorax 1969;24:603-606

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