Pathologie oesophagienne non tumorale
• Achalasie
• Maladie des spasmes diffus
• Nutcracker / autres
• Troubles secondaires de la motilité
I. Troubles de la motilité
II. Diverticules
III. Pathologie inflammatoire
IV. Divers
méga œsophage
- Trouble moteur oesophagien : défaut de
relaxation du sphincter inférieur de l’œsophage, défaut d’innervation intrinsèque et extrinsèque, apéristaltisme du corps oesophagien
-Dysphagie intermittente, paradoxale,
régurgitations, amaigrissement, douleur, toux nocturne, pneumopathie
- TOGD, Fibro gastrique avec biopsies,
manométrie+++ (corps de l’œsophage: perte du péristaltisme, SIO: augmentation de la pression de repos avec relaxation incomplète ou nulle pendant la déglutition)
I. Troubles de la motilité
I.1. Achalasie
Normal
I. Troubles de la motilité
méga œsophage
- Dilatation oesophagienne en Chaussette
- Rétrécissement régulier centré en queue de radis
- Absence d’ondes péristaltiques
méga œsophage
Complications:
- Pneumopathie de déglutition - Oesophagite
- Candidose
- Cancer épidermoïde +++++
Aspect tardif: dilatation
majeure de l’œsophage avec coude sus diaphragmatique , aspect en chaussette
méga œsophage + dyskinésie méga œsophage historique
Patiente âgée de 47 ans, sans ATCD particulier, présentant depuis plusieurs mois des douleurs épigastriques associées à une dysphagie
ACHALASIE DU SPHINCTER INFERIEUR DE L’OESOPHAGE
Diagnostics différentiels
• PSEUDO-ACHALASIE:
• AUTRES MALADIES MOTRICES PRIMITIVES : maladie des spasmes étagés, l’œsophage « casse-noisette »
• TROUBLES MOTEURS SECONDAIRES : sclérodermie, LEAD, PR, maladie de Chagas, neuropathie végétative (diabète)
-
Sujet de plus de 50 ans ayant une symptomatologie rapidement progressive- Cancers : cardia +++, pancréas, estomac, bronches
- Maladies avec infiltration du bas œsophage : amylose, sarcoïdose - Infiltration de la sous-muqueuse destruction de
l’innervation intrinsèque de l’œsophage - Diagnostic par écho-endoscopie
Traitement : palliatif
• Médical :
Médicamenteux : myorelaxants, inhibiteurs calciques : efficacité transitoire et tolérance médiocre
Dilatation pneumatique : dilatation endoscopique à l’aide de ballonnets calibrés->rupture
mécanique des fibres musculaires de la jonction œso-gastrique. Echec si persistance de la symptomatologie après 3 séances
• Chirurgical : œso-cardiomyotomie extra-
muqueuse = incision latérale au niveau des
muscles du bas œsophage et de l’estomac
I.2. Maladie des spasmes étagés : Sd de Barsony-Teschendorf
- Douloureuse et dysphagiante - Rare, > 60 ans
- Manométrie : contractions amples et non propagées d’aspect souvent polyphasique alternant avec des séquences péristaltiques normales - 1/3 inf de l’œsophage
- SIO normal
DES : diffuse oesophageal spasm
maladie des spasmes étagés
maladie des spasmes étagés
Nutcracker (oesphage casse-noisette) : diagnostic manométrique.
-Contractions péristaltiques distales de haute amplitude
-Radiologie : normale, ou contractions
Trouble de motilité non spécifique : diagnostic manométrique
-NEMD = Nonspecific Esophageal Motility Disorder -Radiologie : normale, ou contractions
Presbyoesophage : dysfonction oesophagienne en rapport avec l’âge
Troubles de motilité secondaires :
Collagénoses : sclérodermie +++, DM, PM
sclérodermie viscérale
Atteinte digestive dans 50% des cas Anomalies motrices oesophagiennes:
dyskinésie, associées à un reflux et à une oesophagite peptique
I. Troubles de la motilité
I.3 Troubles secondaires: sclérodermie
Egalement appelé sclérodermie limitée Forme particulière de sclérodermie
Acronyme :
Calcinose sous-cutanée Raynaud
Atteinte oEsophagienne Sclérodactylie
Télangiectasies
Ces cinq signes ne sont pas forcément tous présents
Le CREST syndrome
Atteinte oEsophagienne
Troubles de déglutition Dysphagie
Béance œsophagienne +++ , RGO
Œsophagite ulcérée
l'atteinte oesophagienne est une fibrose sous muqueuse massive (colorée en bleu au trichrome de Masson ) et étendue à un moindre degré à la musculeuse
l'œsophage sclérodermique est
apéristaltique ; il s'évacue par les forces de gravité , plus ou moins rapidement en fonction de la viscosité de l'opacifiant utilisé (ici baryte "haute densité-viscosité faible" pour TOGD double contraste
Adolescent de 13 ans
Dysphagie, régurgitations chroniques, perte de 5 kg Douleurs rétro sternales
I.3 Troubles secondaires: Maladie de Chagas
I. Troubles de la motilité
• Trypanosomiase américaine (brésilienne) = « Mal de caderas »
• 1ère description par un parasitologue brésilien, Carlos CHAGAS (1879-1934), en 1909.
• Maladie parasitaire qui sévit dans les régions tropicales d’Amérique du Sud et Centrale.
• Trypanosoma cruzi, transmis par des réduves, sorte de punaises hématophages, comme la vinchuca.
• 13 000 DC/an, I=300 000
Phase aiguë: nodule cutané isolé (chagome) au point d’inoculation. Quand ce point est conjonctival, conjonctivite unilatérale et oedème périorbitaire + lymphadénite préauriculaire = signe de Romaña.
+/- fièvre, HSM, myocardite
Phase chronique: symptomatique dans un tiers des cas, ne se produit pas avant des années voire des décennies après l'infection initiale:
cardiomyopathie, mégacolon ou mégaoesophage, démence. Ttt uniquement chirurgical à cette phase. DC par atteinte cardiaque.
Maladie de Chagas
- Diverticules de pulsion +++
- pseudo-diverticules : hernie muco-sous-muqueuse au travers de la musculeuse, secondaires à une hyperpression endoluminale par trouble de la motricité; paroi constituée de muqueuse et ss muqueuse
- Diverticules de traction
- patho inflammatoire du médiastin (BK++) ; paroi comprend ttes les couches de la paroi oesophagienne
-N’existent pas !!!!
• 3 localisations différentes pour un même mécanisme - Tiers supérieur : diverticule de Zenker
Le plus fréquent
Par pulsion au travers d’une déhiscence anatomique - Tiers moyen : diverticules d’origine dyskinétique
Par pulsion
- Tiers inférieur : diverticule epiphrénique
Par pulsion , également d’origine dyskinétique
II. Diverticules
Hernie de la portion médiane et inférieure de la muqueuse de la paroi postérieure de l’hypopharynx
Zone de faiblesse anatomique originelle limitée en dehors par les fibres obliques du muscles constricteur inférieur du pharynx propulsant le bol alimentaire et en bas par les fibres horizontales du muscle crico-pharyngien
jouant le rôle de sphincter supérieur de l’oesophage
Diverticule par PULSION
II.1. diverticules de Zenker
Clinique
Terrain: homme>50ans, race blanche
Dysphagie intermittente cervicale: « boule dans la gorge » puis blocages alimentaires augmentant en fréquence et en intensité
Régurgitations non acides d’aliments non digérés
Fétidité de l’haleine
hyper sialorrhée
Toux, pneumopathie d’inhalation
Évolution: blocage vrai aux solides puis aux liquides
Aphagie
Malnutrition
Risque infectieux:
Diverticulite
Abcès
médiastinite
Diagnostic positif
TOGD en double contraste+++
-taille -siège
-lacune (cancer épidermoïde) -hernie hiatale/RGO
FOGD: en cas de suspicion de carcinome épidermoïde ! Risque de perforation
Scanner: recherche de complications
Homme de 68 ans
Bilan de dysphagie et amaigrissement Pas d’antécédent notable
Pas de tabagisme actif
Transit baryté
Y penser également en imagerie en coupes !!!
Poche rétro-trachéale supérieure avec niveau hydro-gazeux
= diverticule de Zenker !
Diverticule de Zenker symptomatique
Diagnostic différentiel : diverticule de Killian-Jamieson +++
-Pseudo-diverticule de pulsion
-Protrusion transitoire ou définitive d’une portion oesophagienne à travers l’espace de Killian-Jamieson (niveau cervical antero-lateral)
-En-dessous du muscle crico-pharyngé -Plus rare et + petit (3-20 mm)
Terrain : sujets âgés, M=F Facteurs de risque :
-troubles de la motilité (achalasie)
-obstruction basse mécanique (néoplasique)
-reflux gastro-oesphagien -hernie hiatale
Clinique :
-asymptomatique
-dysphagie et régurgitations si taille élevée
II.2. diverticules
« épibronchiques »- Œsophage moyen : - de face = ombres annulaires
- de profil = images d’addition arrondies, remplies par la baryte
- col large
- ne se vident pas
-petits diverticules (0,5-2cm) : parfois transitoires, n’apparaissant que lors de la contraction oesophagienne (déglutition)
- souvent multiples
Imagerie : TOGD baryté +++ en double contraste
diverticules « épibronchiques »
diverticule épibronchique
- Œsophage inférieur : diverticule épiphrénique - de grande taille
- le plus souvent à droite
- association fréquente avec achalasie et hernie hiatale
II.3. diverticules épiphréniques
diverticule épiphrénique
- Souvent volumineux, rare
- Bord droit de l’œsophage sus diaphragmatique - Origine dyskinétique
1/3 inf de l’œsophage de pulsion
diverticules épiphréniques
Diagnostics différentiels - hernie hiatale +++
-duplication kystique ++ (rare, masse hydro-gazeuse médiastinale postéro- inférieure ne se remplissant pas en TOGD : non communicante)
Duplications kystiques de l’oesophage
Pathologie oesophagienne
III. Pathologie inflammatoire
III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique
III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique
Hernie hiatale par glissement
- 90% des HH
- Jonction cardio-oesophagienne en situation intra-thoracique
- svt associée à un RGO par incompétence du SIO
HH par glissement
Dilatation normale fugace sur angle de His normalement fermé
ampoule épiphrénique
Hernie hiatale par glissement
Hernie hiatale par glissement
ulcère du collet herniaire Souvent térébrant et
hémorragique, incrustant
profondément le diaphragme
HH par roulement ou latérale
- 15% des HH
- Cardia sous Ŕ diaphragmatique
- Passage d’une partie de l’estomac dans le thorax en avant de l’œsophage (volvulus organo-axial)
- Pas de RGO mais complications propres à la poche herniaire (infarctus, étranglement)
HH par roulement
étranglée + perforation
HH par roulement
étranglée + perforation
Oesophagites de reflux
Intérêt restreint de l’imagerie radiologique
(Malposition cardio-tubérositaire : ouverture de l’angle de His avec
cône d’attraction cardiale)
Nodulations, épaississement des plis, ulcérations
superficielles
oesophagites de reflux
Remaniements fibreux : sténoses circonférentielles symétriques, centrées, sur l’œsophage distal
Oesophagites peptiques
Grade 1 : érosion isolée
Grade 2 : érosions confluentes Grade 3 : érosion circulaire
Grade 4 : complications chroniques inférieures à 3 % des oesophagites sténose peptique
ulcère oesophagien Grade 5 : endobrachyoesophage
Oesophagite peptique
Oesophagite peptique de stade C
Coloration au Lugol 3 ulcérations
surmontant la ligne Z
Ligne Z
oesophage de Barrett
ADK /oesophage de
Barrett
endobrachyoesophage
Images aréolaires de type gastrique sur la muqueuse du bas oesophage
Sténoses peptiques
Anneau de Schatzki
Sténose pseudo-membraneuse du bas œsophage associée à une hernie hiatale sous- jacente, revêtue sur chaque face par une muqueuse différente: oesophagienne au- dessus, gastrique en dessous
- = anneau de l’oesophage inférieur
- Tapissé d’un épithélium pavimenteux sur sa face supérieure et d’un épithélium cylindrique sur sa face inférieure
- Très fréquent : 10 % de tous les clichés radiologiques barytés du tube digestif supérieur - Peu d’ obstruction suffisante de la lumière oesophagienne pour causer de la dysphagie, même si un anneau de l’oesophage inférieur est souvent à l’origine de la dysphagie
- Traitement : bris de l’anneau à l’aide d’une bougie de grand diamètre ou d’un ballonnet de dilatation
Image EMC
G. Schmutz Méthodes d'imagerie de l'oesophage : indications
Pathologie oesophagienne
III. Pathologie inflammatoire
III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique
III.2. Oesophagites infectieuses
2a. candidose oesophagienne
- Atteinte infectieuse la + fréquente chez les patients ID (SIDA, chimio, ttt immunosuppresseurs, corticothérapie)
- Aspect endoscopique caractéristique : muqueuse
érythémateuse recouverte d’enduits et plaques blanchâtres
III.2. Oesophagites infectieuses
candidose oesophagienne
Nodules plans
correspondant aux
« plaques » donnant un aspect crénelé simulant des ulcérations
Micronodules disséminés de l'oesophage : Acanthose glycogénique.
Leucoparakératose.
Cancer superficiel.
Papillomatose.
Acanthosis nigricans.
Lymphomes malins.
Œsophagites peptiques, caustiques, infectieuses (candidose).
Œsophage de Barrett.
Varices oesophagiennes.
Patient de 32 ans
Lymphome B diffus à grandes cellules digestif en cours de
traitement
Mucite et oesophagite
2b. oesophagite à CMV
- Immunodéprimés
- Grands ulcères profonds peu nombreux
2c. oesophagite HIV
- Ulcères géants uniques des 2/3 inf de l’œsophage - Rare depuis traitements antirétroviraux
2d. oesophagite BK
- Rare, complique un foyer tuberculeux ganglionnaire médiastinal
-Trajets fistuleux borgnes profonds et anfractueux avec lésions ulcérées étendues et fibrose pariétale sténosante
2 e. oesophagite herpétique
- HSV I
- Petites lésions ulcérées punctiformes
entourées d’un halo, sur une muqueuse par ailleurs saine
- Traduit toujours une défaillance sévère des défenses immunitaires
oesophagite herpétique
Pathologie oesophagienne
III. Pathologie inflammatoire
III.1. RGO, hernie hiatale,oesophagite peptique III.2. Oesophagites infectieuses
III.3. Oesophagites d’autres causes
3a. oesophagite radique
- Formes chroniques, apparaissant ou persistant 6 mois après l’irradiation, surtout si association avec chimio par adriamycine
- Sténose segmentaire parfois ulcérée en regard du champ d’irradiation
III.3. Oesophagites d’autres causes
3b. maladie de Crohn de l’oesophage
Lésions superposables à celles du grêle et du colon, allant de l’ulcération aphtoïde à l’ulcération
perforée, à l’abcès ou à la sténose
3c. oesophagite caustique
90% : ingestion de forme liquide de soude caustique, évoluent en 3 semaines vers une réaction fibreuse cicatricielle étendue
oesophagite caustique
- Lésions ulcéreuses profondes sur toute la muqueuse
- Épaississement marqué des parois avec rectitude du trajet: réaction fibreuse ++
• Enfant et adulte de moins de 40 ans
• 4H/ 1F
• Episodes aigues de dysphagie avec impaction alimentaire
• Atopie dans la moitié des cas
• Hyperéosinophilie modérée et augmentation des IgE
• Endoscopie: aspect crénelé (sillons longitudinaux et sténoses annulaires)
• Histo: infiltrat d’éosinophiles dense étendu (diff de reflux)
• TOGD: petit œsophage ne se distendant pas ou sténose
• Evolution variable: amélioration ou stagnation dans 2/3 cas et aggravation dans 1/3 cas (corticoïdes, antileucotriènes, dilatation endoscopique ????)
3d. oesophagite à éosinophile
Idipathic eosinophilic esophagitis
Kenneth M, James E. Mayle et al. Radiology1993
Pathologie oesophagienne
IV. Divers
IV.1. Ruptures de l’oesophage
Clinique très variable:
Tableau thoracique aigu hyperalgique à début brutal+++ . Tableau infectieux subaigu: pleurésie , médiastinite
Etiologie:
Rupture spontanée sur oesophage apparemment sain.
Perforation: plaie transmurale sur oesophage pathologique ou consécutive à des manoeuvres endoscopiques
endoluminales diagnostiques et / ou thérapeutiques
15% rupture spontanée 65% iatrogène
14% corps étranger acérés déglutis (arête de poisson , bréchet de poulet , fragment osseux , produit caustique , comprimé médicamenteux toxique …)
6% divers
Buts de l' imagerie:
•confirmer le diagnostic =>
neumomédiastin
•localiser la brèche
•identifier un corps étranger radio- opaque
•évaluer le retentissement loco- régional et diagnostiquer les complications
IV.1. Ruptures de l’oesophage
Radiographies standard
Recherche signes directs ou indirects
pneumomédiastin Signes directs:
• Aspect feuilleté du médiastin
• Lignes radiotransparentes délimitant médiastin
• Emphysème sous-cutané
Signes associés:
• Epanchement pleural
• Pneumopathie ou
atélectasie basale gauche
Transit oesophagien
Utile
- pour le suivi évolutif.
-pour le diagnostic positif et topographique des ruptures autres que "spontanées" comme celles présentées ci-dessus qui sont des ruptures iatrogènes
-MAIS chaque fois que possible , préférer le scanner avec balisage opaque aux iodés hydrosolubles et
reformations multiplanaires pour l'étude précise des remaniements péri-oesophagiens et à distance (médiastin , plèvre , parenchyme pulmonaire )
Formes cliniques des ruptures de l'oesophage
Rupture de l' œsophage cervical -rares
-instrumentales ou sur corps étrangers déglutis
Rupture de l'œsophage thoracique:
-Rupture de l'œsophage moyen: rare, après endoscopie
-Rupture de l'œsophage distal: forme classique (Boerhaave) ,,compliquant un effort de vomissement post-prandial brutal qui "surprend" le sphincter oesophagien inférieur , entraînant une dilatation endoluminale à haute pression qui peut
provoquer un accroissement de 5 fois le diamètre normal . La déchirure se fait toujours au même endroit ,sur le bord gauche , au tiers inférieur de l'œsophage thoracique , en raison d'un point faible de la paroi à ce niveau
Rupture de l'œsophage abdominal:
rare
diagnostic difficile, tableau moins bruyant (pneumopéritoine)
Rupture oesophage cervical
Endoscopie, ou après intubation trachéale Dysphagie, douleurs cervicales après quelques
heures.
Emphysème sous-cutané.
Retard diagnostique fréquent:
Abcès rétro-pharyngien.
pneumomédiastin
signe de Minnigerode dissection
gazeuse de l'espace cellulo-graisseux rétro-pharyngien ( pré-vertébral) emphyséme sous cutané et profond cervical
Rupture oesophage cervical
Patiente de 63 ans, chirurgie de CIA.
AIT post-opératoire: réalisation d’une ETO à visée étiologique
Douleurs cervicales et fébricule quelques heures après
scanner cervical chez le même patient
Rupture oesophage thoracique
Forme classique: Syndrome de Boerhaave
Homme, cinquantaine.
Efforts de vomissements , sensation de déchirure profonde , à rechercher par l'interrogatoire +++
Déchirure de la partie inférieure d'un oesophage sain, de 2 à 10 cm. sur le bord gauche
Forme mineure:
Syndrome de Mallory-Weiss
Lacération longitudinale muqueuse oesophagienne à proximité du cardia Pas de rupture transmurale
Efforts vomissements répétés Hématémèse
rupture spontanée de l’œsophage Sd de Boerhaave
Patient de 79 ans. ; douleurs abdominales fébriles évoluant depuis 24 heures; apparition douleur thoracique gauche, dyspnée, et hématémèse . Mise en place d'une sonde d'aspiration naso-gastrique . Scanner sans injection de produit de contraste
Dissection gazeuse des espaces cellulo-graisseux du médiastin
postérieur , remontant le long de l'œsophage à partir de la jonction thoraco-abdominale
-les reformations coronales en fenêtres "tissus mous" et "parenchyme pulmonaire" montrent clairement le point de départ de la diffusion du gaz , à hauteur du bas œsophage
En l'absence de geste
endoscopique empruntant
l'œsophage récent ( fibroscopie
digestive haute , mais aussi
échocardiographie trans
oesophagienne) ,
rupture
"spontanée"
de l'œsophage ou syndrome de Boerhaave
-le balisage opaque aux hydrosolubles iodés
confirme le siège de la déchirure sur le bord gauche de la partie basse de l'œsophage thoracique
-il existe un épanchement pleural et une hypoventilation marquée de l'hémi-thorax gauche , évocateurs d'une fistule oeso-pleurale mais le trajet n'est pas objectivé par le produit de contraste que l'on ne retrouve pas non plus dans le liquide pleural (ce qui n'exclut pas le diagnostic car le trajet n'est pas forcément à haut débit
-
Emphysème SC
pneumothorax
Patiente de 67ans
Endoscopie digestive haute en urgence pour retrait d’un os de poulet
Dyspnée brutale et détresse respiratoire aiguë Transfert en réanimation médicale pour prise en charge
Mise en place d’une prothèse couverte par
voie endoscopique
Plaie per endoscopique du tiers moyen droit
de l’œsophage
+ opacification
F 57 ans Dépressive
Rupture de l’œsophage sur ingestion d’un morceau de verre
2. dissection intra-murale de l’œsophage ; double-barrelled oesophagus - Dissection intra-murale secondaire à un hématome intra mural sur vomissement sévère, ingestion d’un corps étranger, traumatisme, fibroscopie…
- Hématome peut être secondaire à troubles de la coagulation
Triade diagnostique:
hématémèse, dysphagie, odynophagie, +/- douleur thoracique
3. hématome intra-mural de l’oesophage
Scanner non injecté
Femme de 48 ans adressée au scanner pour déglobulisation et dysphagie après ETO. Hématome intramural de l’oesophage étendu sur toute sa hauteur
?
Scanner injecté
Scanner de contrôle à J 8
Scanner initial
Scanner de contrôle, avec opacification du tractus digestif supérieur; restitutio ad integrum
Pathologie oesophagienne
IV. Divers
IV.1. Ruptures de l’oesophage
IV.2. Varices oesophagiennes
- Diagnostic endoscopique
- Petites varices: épaississement des plis de l’œsophage distal, non
spécifique
- Grosses varices: aspect serpigineux Scanner ++
IV.2. Varices oesophagiennes
- Diagnostic endoscopique
- Petites varices: épaississement des plis de l’œsophage distal, non
spécifique
- Grosses varices: aspect serpigineux Scanner ++
IV.2. Varices oesophagiennes
varices
oesophagiennes
IV.3.
Fibromatose médiastinale- Dérivés kystiques de l’intestin primitif antérieur
- Néoformations intramurales sous
muqueuses analogues aux léiomyomes mais à contenu partiellement ou totalement
liquidien
IV.4.
Kyste bronchogénique de la paroi oesophagiennekyste bronchogénique de la paroi oesophagienne
Seul l’examen histologique de la pièce d’exérèse permet de préciser la nature exacte et la différentier d’un lymphangiome kystique
kyste bronchogénique
de la paroi oesophagienne
Epithélium cilié- Contact oesophagien et paroi propre avec une muqueuse digestive et 2 couches musculaires lisses - Rechercher des anomalies vertébrales ou médullaires associées (kyste neuroentérique)
IV.5.
Duplication kystique de l’oesophageduplication kystique de l’oesophage
Femme de 90 ans. . Dysphagie aux solides et liquides +++
ATCD : HTA, insuffisance cardiaque
Fibroscopie = compression de l’œsophage par une masse extrinsèque.
-cardiopathie dilatée avec index cardio-thoracique > 0.6 ; silhouette cardiaque très évocatrice de
rétrécissement mitral "historique " : saillie de l'arc moyen gauche (HTAP post- capillaire) avec aspect de double arc traduisant la dilatation de l'auricule gauche, dilatation atriale gauche
majeure
-sur les coupes thoraciques hautes du scanner, on objective une petite
distension aérique du tiers supérieur de l'œsophage et un épanchement liquide pleural droit de moyenne
abondance, ainsi qu'une dilatation des branches droite et gauche de l'artère pulmonaire
IV.6.
Dysphagie cardio vasculaireles coupes sous-jacentes confirment :
.la dilatation atriale gauche majeure et la présence d'une prothèse valvulaire mitrale
.la présence d'un volumineux thrombus mural antéro-supérieur et d'un second thrombus mural au pôle inférieur de l'atrium
.une dilatation majeure de l'atrium droit avec reflux cave inférieur modéré
la confrontation scanner en coupe axiale- radiographie par projection de face du
thorax permet de comprendre grâce à la loi des incidences tangentielles de Tillier (un trait prend naissance sur une image
radiographique par projection lorsque le rayon incident aborde tangentiellement la surface d'une structure opaque ou
l'interface séparant de structures d'opacités différentes) la formation de l'aspect en double contour de l'arc inférieur droit. Le contour externe correspond à la prise en tangence du bord droit de l'atrium droit; le contour interne correspond à la prison
tangence du bord droit de l'atrium gauche.
les reformations multiplanaires confirment la présence d'un volumineux thrombus mural sur la paroi supérieure de l'atrium gauche et d'un second thrombus plus petit dans la partie déclive.
aze
Enfin ,de toute évidence, la distension gazeuse œsophagienne se situe exclusivement en amont de l'atrium gauche dilaté qui comprime le segment moyen de l'œsophage thoracique.
Il s'agit donc d'une dysphagie cardio-vasculaire , dénomination sous laquelle on regroupe les dysphagies en relation avec une compression vasculaire et/ ou cardiaque de l'œsophage.
Parmi les origines cardiaques, le rétrécissement mitral "vieilli" est le plus souvent en cause , avec les cardiopathies dilatées majeures tandis que les origines vasculaires , souvent désignées sous le terme de
dysphagia aortica
sont plus nombreuses : anomalies des troncs supra aortiques de type dysphagia lusoria ou mégadolicho tronc artériel brachio-céphalique, anévrismes de l'aorte thoracique ,anomalies des arcs aortiques …etc.Pour les amateurs de beau langage, la dysphagie liée à une dilatation de l'atrium gauche a été désignée sous le terme de