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Sur les combinaisons complètes

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

A.-G. M ELON

Sur les combinaisons complètes

Nouvelles annales de mathématiques 2e série, tome 8 (1869), p. 168-173

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1869_2_8__168_1>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1869, tous droits réservés.

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(2)

SUR LES COMBINAISONS COMPLÈTES,

PAR M. A . - G . MELON, ' Professeur.

Nombre des combinaisons complètes de m lettres n à n.

Appelons a, J, c , r f , . . . , / , les m lettres données. Pre- nons pour auxiliaires un certain nombre de lettres grec-

(3)

( ' 6 9 )

ques et, (3, y,. . . , auxquelles nous attribuerons succes- sivement des valeurs convenables et arbitraires. On combinera n à rc, à la manière ordinaire, toutes les lettres données et auxiliaires, et on ne considérera que les groupes où il entrera au moins une lettre française.

On voit par là qu'il suffira que le nombre des lettres grecques considérées soit égal à [n — i).

En combinant les (m -f- n — i) lettres n à /i, à la ma- nière ordinaire, on obtient les expressions :

Dans chaque terme contenu dans 2/Wi a,,_t, il entre 1 lettre française et {n — i) grecques, Dans chaque terme contenu dans 2m2an^^ il entre

2 lettres françaises et (n — 2) grecques, Dans chaque terme contenu dans 2iw3 an_3, il entre

3 lettres françaises et (n — 3) grecques,

Dans chaque terme contenu dans 2wrt-i at> il entre ( n — 1 ) lettres françaises et 1 grecque,

2mn contient seulement des lettres françaises, et exprime l'ensemble des combinaisons ordinaires nhn des m lettres données.

Par des valeurs convenables données aux lettres grec- ques, nous allons successivement obtenir les combinai- sons complètes cherchées où il n'entre d'abord qu'une lettre, puis deux lettres, puis t r o i s , . . . .

Dans 2*7», a„_, rendons toutes les lettres grecques égales à la lettre française; nous obtenons 2 a " qui ren- ferme m termes.

Dans 2m2 aM_2 rendons égales à la première lettre fran- çaise successivement (n — 2), (n—3), (n—4)f"> ° des lettres grecques, tandis que nous égalerons à la deuxième

(4)

lettre française restante chacune des lettres grecques res- tantes. Nous obtenons

Le nombre des termes pour chaque groupe de deux lettres françaises est égal au nombre des combinaisons ordinaires (n — 2) à [n — 2) des (n — 1) lettres grecques.

Ce nombre est donc (n — 1). Or le nombre des groupes où deux lettres françaises se joignent aux groupes de (n — 2) lettres grecques, égale le nombre des combinai-

j . j , , , , , . ml m — 1)

sons ordinaires de m lettres 2 a 2, c est-a-dire —

1.2

Le nombre total des combinaisons complètes où il n'entre que deux lettres sera donc

On obtient ainsi toutes les combinaisons complètes renfermant deux lettres; car de (a"""1 b) à (aè'1""1), il y a (n — 1) groupes et pas d'autres} et comme ces groupes se répètent en même nombre pour chaque combinaison de m lettres 2 à 2, nous aurons bien pour le nombre total

tnlm — 1 ) . . , ,,

— (n — 1), et n en aurons pas d autres.

Nous obtiendrons d'une manière analogue toutes les combinaisons complètes où entrent trois lettres. Si dans 2/7*3 aB_sj nous prenons un terme (abc. a„_3), on voit, comme plus haut, que le nombre des combinaisons com- plètes que fournit ce terme, égale le nombre des combi- naisons ordinaires des {n — 1) lettres grecques (n — 3) à (/z—3). Ce nombre est Comme il se

tu (m — 1 ) (/// — 1 ) , . | r

trouve — ~ groupes de trois lettres lrançaiscs

1.2 • 0

(5)

( «7' )

( tels que abc)) on aura, pour le nombre des combinaisons complètes où entrent trois lettres, l'expression

m (m — i) (m — i) (n —-*i) (n— 2) 1 . 2 . 3 1.2

Pareillement, le nombre des combinaisons complètes qui contiennent quatre lettres sera égal à

m (m — » ) (m 2) (m — 3) (n — 1) (n — 2 ) (« — 3 ) 1 . 2 . 3 . 4 1 . 2 . 3

Pour avoir le nombre total des combinaisons complètes de m lettres n à n, on à donc a faire la somme

m\

m\

[m -

i

[m -

i

- i

. 2 . . 2

3.

.3.4

.(m —- n-\- 2)

- 0

- / I - f - I ) I . 2

/w(/w — Of772 2) (^ — Of722)

1 . 2 . 3 1 . 2

m(m— \)(m—2)(m — 3 ) («•— \)(n — 2) (n—3) 1 . 2 . 3

1 . 2 . 3 . . . n

Considérons les deux développements

( / , \m -m , ^ « / W(W ~ l) m 2

i {ar -h i)•»=*» + /iw*1-1 -h —i— ~ xm~2

\ 1 . 2 . 3

(« — 0 (w 2) ' ,

(6)

Multiplions membre à membre, nous aurons

(*4-i)

= un ensemble de termes de divers degrés 4- une somme de termes du degré (m — n) en x .

Cette dernière contient précisément les coefficients que nous voulons sommer. On s'en assure dans les déve- loppements (1) et (2), en multipliant entre eux les termes qui se correspondent verticalement. Dans la valeur du produit ( x 4 - i W - -f-1 l > nous allons chercher le terme de degré (m—n). Son coefficient exprimera la somme cherchée. On a

Développons — j ~ ? nous aurons pour le terme général

(m -h n — i ) ( m 4 - n — 2 ) . . . [m -\- n — i — p)

1 . 1 . 3 . . . (p -f-1 ) xn~*

ou

( w - f - / ? — i)(/w 4 - / 2 — 2 ) . . . (/w -f- // — 1 — p) M_p_l

( )

Disposons de p de façon que l'exposant de x soit égal à (m — n). Pour cela posons

m — p — 1 m m — n \ on tire

p — n — 1 ; le coefficient devient

« — 1 ) ( tn 4 - // — ? . ) . . 1 . 2 . 3 . . . «

(7)

Le nombre des combinaisons complètes de m lettres n k n est donc égal à celui des combinaisons ordinaires de (m H- n — i) lettres n k n.

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