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(1)

N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

Correspondance

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 3 (1884), p. 528-531

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1884_3_3__528_0>

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(2)

( 5.8 )

CORRESPONDANCE.

Lettre de M. Maurice d'Ocagne. $ La question 1194, proposée par M. Genty, est un cas particulier ( * ) du théorème suivant :

Si le point de concours H des diagonales dyun qua- drilatère ABCD, inscrit dans une conique, sstjixe, et si le côté AB tourne autour d^un point fixe P, le côte opposé CD tourne autour d'wi point fixe de la droite PH.

Voici comment je démontre ce théorème :

Prenons pour origine des coordonnées le point II, pour axe des y la droite HP, et posons HP = d.

Soit

l'équation de la conique donnée,

Équation de AG A =-y — \xx = o,

» BD. . A' = y — \i!x — o, Equation de AB F = y — d— vx — o,

» CD T' = y — S — v'x = o,

ui, [Jt/, S, ^ et ^'sont cinq paramètres variables liés au pa- ramètre variable \ par les cinq équations qui provien- nent de l'identification des équations

S = o et AA'-i-Xrr'=o.

(!) Quand les points P et H sont rejctés a l'infini.

(3)

(5*9 ) Ces équations sont

JJLJJl' - h X VV' __ — ( (J. H- fx'-+- X ( i> - h i>' ) _ T

De la dernière on tire

donc S est constant, ce qui montre que CD coupe l'axe desj', c'esL-à-dire PH, en un point iixe^ et le théorème est démontré. D'ailleurs, en écrivant la relation précé- dente

I 1 _ 55 E

on voit immédiatement, en appelant Q le point fixe de PH par où passe CD, I et J les points où PH coupe la conique donnée, que le point H a même conjuguée harmonique par rapport aux deux couples de points ( I, J) et (P,Q), ce qui détermine géométriquement le point Q.

En transformant par polaires réciproques, on a ce théo- rème :

Si urï quadrilatère ABCD, circonscrit à une conique, a une diagonale BD fixe et si le sommet A décrit une droite A, le sommet opposé C décrit une droite À' cou- pant BD au même point que À.

La droite BD a même conjuguée harmonique, par rapport aux droites A, A' et par rapport aux tangentes à la conique donnée issues du point de concours de A et A'.

Ann. de Mathémat., 3e série, t. III. (Novembre 188^.) 3 4

(4)

Extrait d'une Lettre de M, H, Plamenevsky, maître à VEcole Reale Ternir Chan-Choura (Caucase), sur la question 1488, de décomposer en deux facteurs du second degré le premier membre de l'équation

( l ) .r'* -, A x?- -h B.r2 Cx M- D = o,

oit l'on suppose \ y D — (].

On peut considérer les racines de cette équation comme les abscisses des points d'intersection de deux coniques représentées par les équations

( •> ) X-— 1 2 ;> 2,

cl

( ') ) r2 r— a.r -4- by -f- c.

L ' é l i m i n a t i o n de y e n t r e les équations ('2) et ( ?y ) d o n n e

( \) .?•'•—'ia.rz-±-(a2—b'1—ic)x~ ~h zacr-+-c2-+ b2r2—o.

En égalant les coefficients des mêmes puissances de .r dans les équations ( 4 ) et (1), on trouve

D ^ ^

4

Mais, par hypothèse, A.yU = C*, il en résulte

et par suite

/-2 — o, .T2—y2 = o, y =zb x.

En r e m p l a ç a n t , dans l'équation ( 3 ) , ay b. y, c p a r

(5)

( 53. ) ces expressions, il vient

A.. , . /Âï~~_ iG C

— B-f-—

4 A A

ou

\ i y 4 A / A

Ces valeurs de x, vérifiant l'équation (4), vérifient de même l'équation proposée (i) : donc on a identique- ment

X /A* aG

i]

x

On voit que, dans le cas particulier où A \/D = C, les racines de l'équation

- h A a ?3- h D = o

sont les abscisses des points d'intersection d'une para- bole et de deux droites représentées par les équations x -\-y = o, x —y — o.

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