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– Correction - Analyse –

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Correction CC1-S1

- CC1-S2 - - 2020-2021 -

– Correction - Analyse –

EXERCICE 1

On cherche les fonctionsg: R2→R, de classeC1, vérifiant :

∂g

∂x +∂g

∂y =a , a∈R 1. On notef : R2→Rla fonction définie parf(u, v) =g

u+v 2 ,u−v

2

. Montrer que

∂f

∂u =a 2

Par le théorème de composition,g étant de classeC1sur R2 ainsi que(u, v)7→

u+v 2 ,u−v

2

, on a :

∀(u, v)∈R2, ∂f

∂u(u, v) = ∂g

∂x

u+v 2 ,u−v

2 1

2+∂g

∂y

u+v 2 ,u−v

2 1

2 =a 2 puisqueg est solution surR2de ∂g

∂x +∂g

∂y =a.

2. En déduire les solutions de l’équation initiale.

∂f

∂u = a

2 ⇐⇒ ∀(u, v)∈R2, f(u, v) = a

2u+λ(v)oùλ∈C1(R,R).

On peut donc conclure quegest solution de ∂g

∂x+∂g

∂y =asi, et seulement si, ∀(u, v)∈R2, g

u+v 2 ,u−v

2

= a

2u+λ(v)oùλ∈C1(R,R).

Comme

x= u+v 2 y=u−v

2

⇐⇒

u=x+y

v=x−y , on peut conclure que l’ensemble des solutions de l’équation

∂g

∂x+∂g

∂y =aest

n

(x, y)7→ a

2(x+y) +λ(x−y), λ∈C1(R,R)o

EXERCICE 2 1. a. Convergence

On poseJn = Z +∞

0

tne−t2dtetIn= Z +∞

−∞

tne−t2dt.

i. Justifier que pour toutn∈N, tne−t2 =

t→+∞◦ 1

t2

. Résulte du théorème des croissances comparées.

ii. Montrer alors que pour tout n∈N, l’intégraleJn est convergente.

t 7→ tne−t2 est continue sur R+, donc localement intégrable et tne−t2 =

t→+∞ ◦ 1

t2

, donc, comme Z +∞

1

1

t2dtconverge (Riemann), on conclut par comparaison queJnconverge absolument, donc converge.

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(2)

Correction CC1-S1

iii. En déduire que pour toutn∈N, l’intégraleIn est convergente.

Le changement de variable u=−t(C1, bijectif et strictement décroissant surR) transformeJn en une intégrale de même nature, c’est à dire convergente ;

de plus on a l’égalité Jn= Z −∞

0

(−u)ne−u2(−du) = (−1)n Z 0

−∞

une−u2du.

En conséquence, Z 0

−∞

une−u2duconverge, puis par somme, In converge.

On peut par ailleurs écrire queIn= ((−1)n+ 1)Jn. iv. En déduire que pour tout polynômeP∈R[X], l’intégrale

Z +∞

−∞

P(t)e−t2dtest convergente.

∀P ∈ R[X], ∃p ∈ N,(ak)k∈[|0,p|] ∈ Rp+1, P =

p

X

k=0

akXk et, de ce qui précède, ∀k ∈ [|0, p|], Ik est convergente. On en déduit que par combinaison linéaire,

p

X

k=0

akIk converge, ou encore Z +∞

−∞

P(t)e−t2dt est convergente.

b. Calcul

Pour la suite, on admet que Z +∞

−∞

e−t2dt=√ π.

i. Établir à l’aide d’une intégration par parties que pour toutn∈N, In+2 =n+ 1 2 In. Soitn∈N,u:t7→tn+1 etv:t7→ −1

2e−t2. u, v sontC1surRet lim

t→±∞u(t)v(t) = 0par croissances comparées donc, d’après le théorème d’intégra- tions par parties :

Z +∞

−∞

tn+2e−t2dt= Z +∞

−∞

tn+1te−t2dt= n+ 1 2

Z +∞

−∞

tne−t2dt, soit encore In+2= n+ 1

2 In

ii. Montrer que pour toutp∈N, I2p+1= 0.

Résulte de l’imparité de la fonctiont7→t2p+1e−t2 ou dea)iii).

iii. Montrer que pour toutp∈N, I2p= (2p)!

22pp!

√π.

Une récurrence immédiate donne le résultat attendu à partir du i), en notant queI0=√ π.

2. Recherche des extrema

SoitF la fonction définie surR2 par

F(x, y) = 1

√π Z +∞

−∞

(t−x)2(t−y)2e−t2dt

a. Montrer queF est définie surR2et que∀(x, y)∈R2, F(x, y) =3 4 +1

2(x2+ 4xy+y2) +x2y2. Soit(x, y)∈R2. En posantP = 1

√π(X−x)2(X−y)2 alors d’après1)a)iv),F est bien définie surR2. De plus,P = 1

√π X4−(2x+ 2y)X3+ (x2+ 4xy+y2)X2−(2x2y+ 2xy2)X+x2y2

donc, toujours d’après 1)a)iv),F(x, y) = 1

√π I4−(2x+ 2y)I3+ (x2+ 4xy+y2)I2−(2x2y+ 2xy2)I1+x2y2I0

. Enfin, en tenant compte de 1)b), on trouve bien

F(x, y) =3 4 +1

2 x2+ 4xy+y2 +x2y2

b. Montrer queF possède trois points critiques surR2 qui sont(0,0), 1

√2,− 1

√2

et

− 1

√2, 1

√2

. Puisque F est polynomiale en les composantes de(x, y), on en déduit queF est de classeC2 surR2.

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(3)

Correction CC1-S1

Ainsi le gradient et la matrice hessienne def existent en tous points deR2.

∀(x, y)∈R2, −−−→

Grad(F)(x, y) = (x+ 2y+ 2xy2, y+ 2x+ 2yx2)et

−−−→Grad(F)(x, y) =−→ 0 ⇐⇒

x+ 2y+ 2xy2= 0 y+ 2x+ 2yx2= 0 ⇐⇒

x+ 2y+ 2xy2= 0 (y−x)(1 + 2xy) = 0 . Donc−−−→

Grad(F)(x, y) =→− 0 ⇐⇒

x=y

3x+ 2x3= 0 ou

2xy=−1 x+y= 0 . En conclusion,F admet3points critiques surR2 qui sont bien(0,0),

1

√2,− 1

√2

et

− 1

√2, 1

√2

. c. Déterminer, lorsqu’ils existent, les extremum locaux de F surR2.

La matrice hessienne de F en(x, y)estHF(x, y) =

1 + 2y2 2 + 4xy 2 + 4xy 1 + 2x2

. Dès lors : det(HF(0,0)) =−3<0, doncF admet un point col en(0,0).

det

HF

1

√2,− 1

√2

= 4>0 et Tr

HF

1

√2,− 1

√2

= 4>0, donc F admet un minimum local en

1

√2,− 1

√2

. F

− 1

√2, 1

√2

=F 1

√2,− 1

√2

donc le point

− 1

√2, 1

√2

est de même nature que le précédent.

Une remarque pour terminer : F 1

√2,− 1

√2

= 1 2 et

∀(x, y)∈R2, F(x, y)−1 2 =

1 2 +xy

2 +1

2(x+y)2≥0, ce qui fait que ce minimum est global.

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Montrer que G est solution sur ]0, +∞[ de l’équation