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Nous tenons tout d'abord à remercier Di.cw le tout puissant, qui nous a domé la force et la patience d'accomplir ce modeste travail.La première personne que nous tenons à remercier est notre encadreu, le Docteu
J74*jm Be»s¢bm, pou l'orientation, les conseils, la confimce et la patience qui a constitué
`m apport considérable sans lequel ce travail n'aurait pas pu être mené au bon port. Qu'il trouve dans ce mémoire un hommage vivant à sa haute personnalité. En second lieu, nous voudrions remercier généralement l'équipe du laboratoire desinteractions matériauxenviromement "LIME" et particulièrement Madame Man.em ACJ./a
pour l'amitié et le soutien qu'elle nous a apporté durant cette période.Nous tenons à remercier Madame Karima Rouibah et Madame Sonia
Benhamidèch professeur a l'université de Skikda pour leurs aide afin d'analyser nos échantillons par la diflïaction des rayons X au niveau du laboratoire de recherche à l ' université de Constantine, Nosvifsremerciementsvontégalementauxmembresdujurypourl'intérêtqu'ilsont porté à examiner notre travail et de le mettre en valeur par leurs propositions. Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous ies professeurs qui nous ont enseigné et qui par leurs compétences nous ont soutenu dans la poursuite de nos études.Enfin, nous tenons égaiement à remercier tous ceux qui nous ont soutenus a tout
moment, de nous avoir suppor(és, écoutés et encouragés.Feyrouz et Ellia
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sacrifices.
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tous les étudiants de promotion 2017 GM et GE.
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En témoignage de mon profond amou et respect pou leurs grands
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tous les étudiants de promotion 2017 GM et GE.
us les enseignants de la Fac. Sci. & Technol. de l'Université de Jijel.
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Sommaire
Chapitre I
Généra]ités sur ]'aluminium et ses al]iages
1. L'aluminium industriel 2. Propriétés de l'aluminium industriel 3. Les alliages d'aluminjum 3.1. Alliages moulés 3.2. Alliages corroyés 3.2. /. Désignation des alliages d'aluminium corroyés j.2. 2. Classement par type de transformation 4. Traitements thermiques des alliages d'aluminiumChapitre 11
Corrosion de l'aluminium et de ses a]liages
1 . Introduction 2. Définition 3. Les différentes classes de la corrosion des métaux 3.1 La corrosion chimique 3.2. Corrosion bactérienne 3 . 3 . CciTrosion électrochimique 4. Morphologie de la corrosion 4.1. Corrosion unifbrme 4.2. Corrosion localisés 5. Facteurs de corrosion 6. Themodynamique des réactions de corrosion 6.1. Notion d'électrode 6.2. Interf iace métal/soluiionI
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1 1 6.3. Po[entiel d 'équilibre d 'une électrode 6.4. Po{emiel de corrosion (Ecorr) 6.5. Diagramme de Pourbaix 7. Cinétique de la corrosion électrochimique 7.1. Courbes de polarisaiion 7.2. Vitesse des réactions de corrosion 7.3. Relation fbndamentale entre le courani et le potentiel 8. Cas de la corrosion de I'aluminium et de ses alliages 8.1.Réactions électrochimiques de la corrosion de l'aluminium 8.2. Corrosion par piqûre des alliages d'aluminium 8.2.1. Mécanismes de corrosion par piqûres 8.3 Rôle des éléments d'addition sur la corrosion Chapitre 111Lutte contre ]a corrosion
1 . Introduction2. Les inhibiteus
2.1. Déf inition 2.2. Propriétés des inhibiteurs 20 21 21 21 2.3. Condiiions d'utilisaiion ...,...,...,...,...,... 21 2.4. Utilisaiion industriel courant 2.5. Classes d'inhibiteurs 2.5.1. Domaine d'application 2.5.2. Classement selon la réaction partielle 2.5.3. Classement selon le mécanisme i.éactionnel 2.6. Na[ure des inhibiteurs 2.7. Mécanisme et principe d'action 2.8. Ef f icacité d'un inhibiteur de corrosion 3. L'Anodisation 3.1. Déf inition 3.2. Avantages de l'anodisation 3.3. Principe de l 'anodisationI
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3.4. Principaw procédés 3.4.1. Anodisation sulfurique 3.5. Les bains d'anodisation 3.6` Structure des couches d'anodisation 27 27 28 28 3.6.1. Anodisation de type poreux ... ` ... ` ... ` ... ` ... 29 3.7. Facteurs qui inf luencerït l'anodisation 3.7.1. Nature de l'électrolyte 3.7.2. Concentration et typed'électrolyte 3.7.3. Température de l'électrolyte 3.7.4. .Agitation du bain 3.7.5. Durée de l'anodisation 3.7.6. La densité de courant 3.7.7. Tension d'anodisation 3.7.8. Influence de la nature de l'alliage anodisationChapitre IV
Modes et méthodes opératoires
1. Objectif du travail 2. Matériau de l'étude 3.Echanti]]omage...,...,...,...„...,,...„.„„...,...,..,..,...,,,.,....35 4. Milieux électrolytiques 5. Techniques et conditions expérimenta 5.1. Traiiement d'anodisation 5.2. Caractérisation électrochimique 5 .2.1. Suivi du potentiel libre à circuit ouvert 5. 2.2. Tracé des courbes de polarisation 5.2.3. Spectroscopie d'impédances électrochimiques 5.3. Caractérisation physicochimique 5.3.1. Microscopie optique 5.3.2. Difflaction des RXI
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1. Caractérisation électrochimique 1.1. Effet des chloruresChapitre V
Résultats et discussion
1.2. Effet de l'inhibiteur Na2Mo04 1.3. Effet de l'anodisation 41 41 45 50 1.4. Comparaison entre l'effet de l'inhibiteur et l'effet de l'anodisation ... 54 2. Caractérisation de surface 3. Discussions Conclusion génémle ... 61 Recommandations et perspectives ... „ ... „ ... 62Références bib ]iographiques
Annexes1
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1Liste des figures
Chapitre I : Généra]ité sur I'a]uminÉum et ces a]Iïages Figure l.l.Règle de désignation des alliages d'aluminium selon la nome NF EN 573 ... 5 Chapitre 11 : Corrosion de l'aluminium et de ses alliages Figure 11.1 : Corrosion unifome d'un métal Figure 11.2 : Corrosion localisé d'un métal Figure 11.3 : Quelques aspects morphologiques de la corrosion des métaux Figure 11.4: Evaluation du potentiel en fonction de temps d' immersion Figure 11.5 : Diagramme de Pourbajx d'aluminium dans l'eau 9 10 10 13 14 Figure 11.6 : Courbes de polarisation expérimentale : linéaires (a) et logarithmiques (b) ... 16 Figure 11.7 : Mécanisme de corrosion par piqures de l'aluminium Chapitre 111 : Lut.e contre la corrosion Figure 111.1 : Moyens de prévention et protection contre la corrosion Figure lll.2:Classement des inhibiteurs de corrosion Figure 111. 3. Diagrammes d'Evans montrant le déplacement du potentiel de corrosion dûe à la présence d'un inhibiteur de corrosion Figure 111.4 : Anodisation de l'aluminium Figure 111.5 : Représentation schématique d'une couche d'anodisation de type poreux Formée sur de l'aluminjum pur Figure 111.6 : Influence de la concentration en acide sulftirique (% massique) et du temps d'anodisation sur la quantité d'oxyde déposé à température ambiante Figure 111.7 : Effet d'une température trop élevée sur la couche d'oxydeChapitre IV : Modes et méthodes opératoire
Figure V.l : Pièce auto `Sillent Bloc' utilisée dans le véhjcule Golf vl Figure V2 : Djffractogramme de 1'alliage d'alumjnium étudié ... „.+ ... „ ... „„...+ ... 33 V1
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Figure V.3 : Structure métallographique de l'alliage d'aluminium étudié Figure IV.4 : Electrode de travail Figure V.5 : Le molybdate de sodium : aspect et structure moléculaire Figure V.6 : Dispositif expérimental utilisé pour les traitements d'anodisation ... 37 Figt[re IV.7: Montage de mesure du potentiel libre ...,,,... `` .,.,. „„ ... ` .,...,... ` ... ` ,... 38 Figure IV.8 : Chaine électrochimique utilisée Figure IV.9: Tracé dans le plan complexe ®lan de Nyquist) Figure IV.10 : Le microscope métallographiqueChapitre V : Résultats et discussion
Figure V.1 : Effet des chlorures sur l'évolution du potentiel de corrosion de l'alliage AIsi7Mg... 41 Figure V.2: Courbe de polarisation logarithmique traduisant l'effet des chlorures sur le comportement électrochimique de l'alliage AIsi7Mg Figure V.3 : Diagramme de Nyquist traduisant I'effet des chlorures sur le comportement électrochimique de l'alliage AIsi7Mg Après lh d'immersion Figure V.4:Diagramme de Nyquist obtenus après différents temps d' immersion de l'alliage dans la solution sans et en présence des chlorures Figure V.S:Effet de l'inhibiteur sur l'évolution du potentiel de corrosion de l'alliage AIsi7Mg .. 45 Figure V.6 : Courbe de polarisation logarithmique traduisant l'effet de l'inhibi(eur sur ]e comportement électrochimique de l'alliage AIsi7Mg en présence des ch]orures ... 46 Figure V.7: Diagramme de Nyquist traduisant l'effet de l'inhibiteur après 24 heures d'immersion dans une solution chlorurée Figure V.8 : Diagramme de Nyquist illustrant l'effet de l'inhibiteur dans le temps ... 48 Figure V.9 : Effet de l'anodisation sur l'évolution du potentiel de corrosion dans la solution chlonirée (3%) Figure V.10: Courbes de polarisation logarithmiques présente l'effet de l'anodisation sur le comportement électrochimique de l'alliage AIsi7Mg dans une solution chlorurée ... 51 Figure V.ll: Diagramme de Nyquist traduisant l'effet de l'anodisation après lh d'immersion dans la solution chlorurée Figure V.12 : Spectres d' impédances traduisant l' effet l'évolution effet du traitement d'anodisation dans le temps Figure V.13: Comparaison entre l'effet inhibiteur et l'effet d'anodisation sur le comportement électrochimique de l'alliage en présence des chlorures VI1
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Figure V.14: Spectres d'impédances illustrant la comparaison entre ['effet inhibiteur et l'effet d'anodisation sur le comportement de l'alliage en présence des chlorures Figure V.15 : Effet du temps de traitement sur l'épaisseur des couches d'anodisation ... 56 Figure V.16 : Micrographies traduisant l'état de surface de l'alliage après 10 jours d'immersion dans les diffërentes solutions électrolytiques ... `.. vii _______.__...5JI
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Liste des tableaux
Chapître I : Généra]ité sur ]'a]uminium et ses al]iages
Tableau 1.1 : Familles d'alliages de moulage d'aluminium ...,.. Tableau 1.2 : Désignation des alliages d'aluminium .... ...,... 6 Tableau 13 : Classement des alliages d'aluminium par type de transformation ... 7Chapitre 11 : Corrosion dœ alliages d'aluminium
Tableau 11.1 : Les facteurs influencent sur la corrosion ... 11 Tab]eau 11.2 : Classement des alliages d'aluminium en fonction de leu résistance à la corrosion. Fomes de corrosion généralement observées ... 19Chapitr€ IV : Mbdes et méthodes opératoire
Tableau IV .1 : Concentration et caractéristiques des solutions électrolytiques utilisées ... 36Chapitre V : Rést]]tats et discussion
Tableau V.1 : Effet des chlorures sur l'évolution du potentiel de corrosion (Ecorr) ... 41 Tab]eau V.2 : Effet de la concentration en chloruLres su l'évolution de quelques paramètres électrochimiques... Tableau V. 3: variation de la résistance de la solution (Re) et la résistance de polarisation (Rp) après un temps d'immersion de l h ...,,... ... 44 Tableau V.4 : Effet des chlorures sur la variaiion de Re et Rp de l'alliage AIsi7Mg ... „ 45 Tableau V.5: Evolution du potentiel du potentiel de corrosion en fonction de la concentration en inhibiteur Œ = [ Mo042]/[C||) ... Tableau V. 6: Effet de concentration en inhibiteur su l'évolution de quelques paramèües électrochimiques de 1'alliage dans la solution chlorurée ... 47 Tab]eau V.7 : Variation de la résistance de la so]ution a`e) et la résistance de polarisation (Rp) en fonction de la conœ ntration en inhibiteur ... Tableau V.8 : Rendement de I'inhibiteur ... viii ..._.49 ... 49I
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Tableau V.9.:Effet de l'anodisation sur l'évolution du potentiel de corrosion (Ecorr) dans la solution chlorurée (3%) Tableau V.10: Effet de l'anodisation sur l'évolution des paramètres électrochimiques de l'alliage AIsi7Mg dans la solution chlorurée Tablc" V.l 1.. vffiation de la résistance de la solution (Re) et la résistance de polarisation (Rp) en fonction du temps d'immersion de l'échantillon anodisé Tableau V.12 : Rendement de l'anodisationI
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Introduction générale
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IDtroduction généraleIntroduction générale
Les matériaux en général et les métaux en particulier prennent une place importante dans tout développement industriel ou progrès technologiques des pays. Vu les exigences de l' industrie modeme. le développement d'autres matériaux plus perfomants et moins coûteux tels que les composites, les céramiques, les polymères, etc. représente un défi d'actualité pour les chercheurs et les technjciens. Mais malgré la grande diversité des nouveaux matériaux non méta]liques, inventés et mis sur le marché durant les demières décennjes, les a]liages métalliques conservent toujours leur place respectueuse à l'échelle industrielle, car leurs caractéristiques de mise en œ uvre s'améliorent de jour en jour, Parmi ces métaux, l'aluminium et ses alliages sont les plus répandus, après les alliages ferreux, dans le domaine industriel notamment dans le secteur de l'automobile, l'aéronautique et le bâtiment. Ceci reflète bien les nombreux atouts de ces alliages en premier lieu leurs légèretés et leurs résistances à la corrosion. L'aluminium et ses alliages sont des matériaux très Téactifs et réagïssentinstantanément au contact des milieux contenant l'oxygène. C'est la raison pour laquelleleurs surfaces extérieuressontrecouvertes d'un film d'oxyde à caractère isolant. Ce film assure à cesmatériaux une protection contre la corrosion observée dans certains milieuxagressifs. Cet état dans lequel se trouvent ces matériaux est communément appelé « état depassivité ». Cependant, cet état de passivité peut être rompu à tout moment suite à l'apparition de défauts dansle film d'oxyde (discontinuités, hétérogénéités) ou à la présence, dans le milieu électrolytique, d'ions agressifs (halogénures, cyanures, etc.), pouvant mener au déclenchement d'uneattaque localisée conduisant à une dégradation rapide de ces propriétés de mise en service. Pour cette raison, on veille toujours à garder les alliages d'aluminiumbien iso]é par le film passif, tout en améliorant les propriétés de ce film. Ceci peut se faire par diverses méthodes à savoir : les traitements d.anodisation, l'addition d'inhibiteurs dans lemilieu où ils évoluent, l.application des revêtements organiques ou inorganiques, la protection électrochimique, etc. Le choix de I'une de cesméthodes dessus est souvent dicté par des considérationsd'ordre économiques ou par les conditions d'utilisations. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'objectif de ce travail poilé, dans un premier temps sur l'étude de l'effet des chlorures sur comportement électrochimique d'un alliage d'aluminium 11
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utilisé dans l'industrie automobile, puis par la suite testerle pouvoir protecteur de deux techniques de protection différentes, il s'agit de l'utilisation d'un inhibiteur inorganique et du traitement d'anodisation conventionnelle dans de l' acide sulfiirique. Pour ce faire, différentes €echniques de caractérisation électrochimique om été utilisées, à savoir : la mesure du potentiel de corrosion, le tracé des diagrammes d'Evans et la mesure des im pédancesé lcctrochim iques complexes. Ce mémoire s'articule autour de cinq chapitres : + Les trois premiers chapitres présentant une synthèse bibliographique pemettant de dresser un état de connaissance concemant les différents points abordés lors de ce travail : généralités sur l'aluminium et ses alliages, Ieurs comportement visàvis la corrosion ainsi que les techniques de la lutte contre la corrosion, en particulier l'emploi des inhibiteurs et l'application des traitements d'anodisation. + Le quatrième chapjtre, décrit les différentes technjques é]ectrochimiques et les méthodes de caractérisation mises en œ uvre ainsi que les conditions expérimentales adoptées. + Le cinquième chapitre est consacré à la présentation et l'analyse des différents résultats obtenus, En fin ce mémoire est achevé par une conclusion générale suivie des recommandations nécessaires ainsi que les travaux futurs à réaliser.I
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Chapitre 1
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r; Chapitre 1 Généralités sur l'aluminium et ses aLliages 1. L'aluminium iDdustriel L'aluminium est un métal blanc, Iéger, c'est un élément du troisième groupe de la classification de Mendele.i.ev, dont le nombre atomique est 13, la masse atomique 26,98 g/mol (environ 27) et la température de fusion 660°C. 11 possède un réseau cubique à faces centrées, avec un paramètre de maille 0.404 nm. Sa masse volumique est 2.7 Kg/dm3, son coefficient de dilatation themique linéaire est de I'ordre de 23.106°C[, sa caractéristique la plus importante est la faible densité 2,7 g/cm3 (Celle du fer 7,8g/cm3 et celle du cuivre 9 g/cm3)`'`. L'aluminiumreprésente environ 7,5 % en masse dans l'±teiTesüe.
2. Propriétés de ]'a]uminium industriel En tonnage, la production d'aluminium ne représente que 2% environ de celle des aciers. Cependant, ce métal et ses alliages arrivent en seconde position dans l'utilisation des matériaux métalliques. L'aluminium doit cette place à un ensemble de propriétés qui en font un matériau remarquable. L'aluminium et ses alliages prennent encore aujourd'hui une place importante dans les différents domaines de l'industrie. Son utilisation s'accroît de jour en jour grâce à ses propriétés particulières, citons : > Température de travail élevée, > Bonne résistance à la corrosion, > Légèreté, > Bon rapport force/poids, > Très bonne solidité, dureté, et rigidité, > Bonnes propriétés de protection contre les interférences électromagnétiques, > Bonne conductivité thermique (à 25°C, À = 217.6 W/m.K), > Conductivité électrique élevée, elle est égale à 65% que celle du cuivre, > Aptitude aux traitements de surface, > Entièrement recyc|ab|e l2l D'un point de vue résistance à la corrosion, l'aluminium industriel est fortement oxydable (E°(Ai3+/Au = 1.66 VÆNH), mais il se recouvre d'une pellicule d'oxyde appelée alumine (A1203) bien adhérente à la surface ce qui lui confère une bonne résistance mais sous des conditions bien limitées. 3. Les a[liages d'a]uminium L'aluminium non allié ayant des propriétés mécaniques très réduites, on est conduit pour les améliorer à ajouter des éléments entrant en solution solide ou formant des précipités quiGénéralités sur l'aluminium et ses alliages Chapitre 1 entrainent des compositions d'alliage industriels de plus en plus complexe. Cependant on peut considérer que ces alliages comportent : i Une addition principale déteminante pour les propriétés de résistance, + Des additions secondaires, en quantité plus faible, qui ont une action spécifique. Les alliages d'aluminium sont souvent divisés en deux grandes familles : > Alliages moulés > Alliages corroyés : laminés, filés ou matricés. Cependant d'autres classifications peuvent être utilisées, c'est le cas de la classification suivant la nature de l 'addition principal, Ia classification suivant les domaines d'utilisation, etc. 3.1. Alliages moulés Dans ce type de famille on distingue : + les alliages de première fiision, élaborés à partir de l'aluminium primaire issu de l'électrolyse, + les alliages de seconde fusion (appelé aussi alliages d'affinage). Ils sont élaborés par refusions des déchets récupérés. Ils sont surtout utilisés pour la fabrication des pièces d'automobile. Tableau 1.1 : Familles d'alliages de moulage d'aluminium
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Chapitre 1 Généralités su l'aluminium et ses alliages 3.2. Alliages corroyés Ces alliages sont obtenus par corroyage (défomation à chaud), coulés en plaques ou billettes puis transfomés à chaud par laminage, filage, forgeage, matriçage, etc. Les principales propriétés requises de ces alliages, selon les applications, sont: résistance mécanique, ductilité, résistance à la propagation des fissures, résistance à la fatigue (effortsaltemés), résistance aux multiples fomes de corrosion et conductibilité électrique "
En métallurgie, les familles d'alliages d'aluminium de corroyage se divisent en deux groupes très distincts tant par la gamme de fabrication que par certaines propriétés, c'est les cas des alliages à ducissement structural et des alliages sans durcissement structural. 3.2.1. Désignation des alliages d'aluminium corrovés La nome NF EN 573 définit les règles de désignation des produits destinés à être transfomés par corroyage. La désignation des alliages d'aluminium comprend un nombre de 4 chiflies et une lettre dont la définition est domée ciaprès 15]: 2: €ulvre 4: slüclum 6: magné§ium & silicium 3: manganèse 5: magnésium 7: zinc 8: autres"g"re 1.1.. Règle de désignation des alliages d'alumirium selon la norrne NF EN 573
Dans une désignation numérique : > Le premier chiffie indique l'élément d'alliage principal selon le code suivant [6] > Le second chiffie correspond aux variantes de l'alliage de base, brevetées pou des applications particulières, exemple : 7175, 7475 varimtes du 7075. > Les deiix demiers chiffies indiquent ; 5 __ ,/`I
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Chapitre 1 Généralités sur l'aluminium et ses alliages la pureté de l'alliage dans les alliages de la série lxxx (1050 = 99,5 % Al,1070 = 99,7 °/o Al,1100 = 99 % Al) ; l'alliage de la série dont la composition chimique est précisé dans les registres de désignation de l'Aluminium Association qui entérine les nouveaux alliages, pour les autres séries. Dans la série sXXX sont rassemblés des alliages divers qui ne peuvent pas figurer dans les 7 premières séries. Ils ont des propriétés bien spécifiques (haute résistance, très bonne ténacité, etc.). Pami ces alliages nous citons à titre d'exemple les alliages AlFe, AIFesi, AIFeMn, A|Sn.17l Tableau 1.2 : Désignation des alliages d'aluminiumSérie
Désigmtion
Elément d ' alliage principal
Phase principa]eprésentedans]'alHage
Série 1000 1XXX 99% d'aluminium au minimum
Série 2000
2XXX
Alliage avec cuivre (Cu) A12CuA12CuMgSérie 3000 3XXX Alliage Manganèse (Mn) A16Mn
Série 4000
4XXX
AILiage avec Silicium (Si) Série 5000 5XXX Alliage avec Magnésium (Mg) A13Mg2
Série 6000 6XXX Alliage avec Magnésium (Mg)etSilicium(Si) Mg2Si
Série 7000
7XXX
Alliage avec Zinc (Zn) Mgzn2 Série 80008XXX
Alliage avec d'autres élémentsprincipaux 3. 2. 2. Classemen± Dar tvDe de transfiormation Les alliages d'aluminium destinés à être corroyés peuvent être classés en deux familles ein fonction du type de transformation ou de traitement qui pemettra d'obtenir les caractéristiques mécaniques et de résistance à la corrosion. On distingue : ¢ Les a]liages à durcissement structural : appelés aussi amages trempant, ils obtiendront leurs caractéristiques mécaniques par transfbrmations structurales issues d'un traitement themique (trempe, etc.). ¢ Les alliages sans durcissement structural ou alliages non trempant qui obtiendront leurs caractéristiques mécaniques par écrouissage (déformation à ftoid) . Les difiërentes séries composant ces deux classes sont regroupées dans le tableau 1.3 : 6I
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Chapitre l GénéraLités sur l'aluminium et ses alliages Tab]eau 1.3 : Classement des alliages d'aluminium par type de transformation Alliages à durcissement structural A]Iiages sans durcissement structura] Série 2000 1000 4000 3000 6000 50007000
4. Traitements thermiques des alliages d'aluminîüm
On peut diviser les traitements themiques des alliages d'aluminium en trois types : Les traitemen[s d'homog!énéisation Ces traitements consistent en génale en un chauffage et maintien de 6 à 48 heures à des températures allant de 450°C à 610°C. Le but principal de ces traitements est de £rire dissoudre les phases métalliques en excès et de réaliser une homogénéisation de la composition de la solution solide. Les traitements d'adoucissement lls ont pour but d'adoucir un métal ou alliage durci par écrouissage (défomation à ffoid) ou par trempe superficie]le. Dans le cas des métaux écrouis, il s'agit des traitements de restauration et de recristallisatïon. Les traitements de tremi)e suDerficielle Ce type des traitements comprend une mise en solution solide suivie d'un reffoidissement rapide afin de maintenir à la température ambiante les solutions solides existant à des températures très élevées, puis un traitement de recuit ultérieur efièctué à température supérieure à la température ambiante (maturation) qui conduit à im durcissement de l'alliage.I
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Chapitre 11
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] Corrosiondel'aluminium
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et ses alliages
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Chapitre 11 Corrosion de l'aluminium et ses alliages 1. Introduction Le phénomène de corrosion est connue depuis longtemps, mais son étude scientifique a dû attendre les essais de La Rive, à I'université de Grenoble, et ceux de Faraday (17911867) sur l'électricité et la pile de courant en 1830. Ces chercheurs ont découvert que la corrosion des métaux était un phénomène é]ectrochimique. Sur le plan themodynamique, la cause fondamentale de toutes les réactions mises en jeu en corrosion, est la diminution de l'énergie libre du système. En effet, les métaux ou leurs alliages ne sont généralement pas thermodynamiquement stables dans leurs environnements et tendent ainsi à retoumer à leur état naturel de minerais sous formes d'oxydes, de sulfi]res, de Carbonates, etc. 181 La corrosion est un phénomène qui touche pratiquement tous les domaines économiques, des petites pièces électroniques aux grands ponts en béton armé. Ses conséquences résident dans les points suivants : > Pertes directes : remplacement des matériaux conodés et des équipements dégradés. > Pertes indirectes : couts des réparations et pertes de production (temps). > Mesures de protection : inspections, entretiens, etc.). La diversité des coûts rend toute estimation des charges économiques dues à la corrosion difficile et incertaine. Cependant, il s'agit sans aucun doute de montant assez élevés. 2. Dérinîtion de corrosion métallique La corrosion peut être vue sous sa forme globale comme une réaction spontanée d'échange d'électrons à l'interface métal / environnement. C'est un phénomène naturel qui tend à faire retoumer les métaux à leur état d'oxyde par une attaque plus ou moins rapide du milieu Corrosif l9,10i 3. Les difïérentes c[asses de ]a corrosion des métaux Les modes de dégradatio[] par corrosjon des matériaux métalliques sont subdivisées en trois grandes classes : chimique, bactérienne et électrochimique. 3.1. La corrosion chimique C'est une réaction hétérogène entre une phase solide (le métal), et une phase liquide ou gazeuse. Donc on peut dire que la corrosion chimique est l'attaque du métal par son environnement'''`.I
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Chapitre 11 Corrosion de l'a]uminium et ses al]iages 3. 2. Corrosion bactérierine La corrosion bactérienne est due à la présence de colonies importantes de bactéries djtes anaérobiques qui se développent dans les eaux contenant des sulfates. La lutte contre cette fome de corrosion est à l'heure actuelle essentiellement d'ordre biologique, elle est réalisée par injection de produits bactéricides dans les milieux corrosifs['2'. 3. 3. Corrosion électroc himique La corrosion électrochimique est essentiellement l'oxydation d'un métal sous fome d'ions ou d'oxydes. Elle se produit par des transferts électroniques entre un métal et une solution électrolytique à son contact (circulation d'un couram électrique). Elle nécessite la présence d'un réducteur ; H20, H2 .... Sans celuici, la corrosion du métal (réaction anodique) ne peut se produire. Dans la corrosion électrochimique la réaction cathodique et la réaction anodique sont indissociables. Elles se produisent simultanément. 4. Morphologie de la corrosion En tenant compte de la fome et des sites de l'attaque, les principaux types de corrosion sont regroupés en deux grandes familles : la corrosion unifome ou généralisée et la coiTosion localisée li2, i3. i4i 1.1. Corrosion unif iorme : Pour les alliages d'aluminium, les problèmes de corrosion généralisée sont intimement liés au pH du milieu. Lorsque le pH s'écarte en effet du voisinage immédiat de la neutralité (4 <pH< 9), la corrosion se traduit par une attaque rapide. L'aluminium peut ainsi se passiver en milieu acide si le pouvoir oxydant du milieu est très élevé. (]S] i`éd`iction ox`'dation Fïg"re 11.1 .. Corrosion unifiorme d 'un métal ''211
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Chapitm 11
Corrosion de ]'aluminium et ses a]liages
4.2. Corrosion localÈsée Connait aussi sous le nom de corrosion zonale, elle se manifeste en des lieux spécifiquement anodïques d'une surface ou d'une structure métallique. F.ig"eT1.2..Corrosionlocaliséed'unmétal['21 \.:,, .__,., ?'~,J . D'un point de vue moiphologique la corrosion localisée peut se présenter sous différente fotmes, c'est le cas par exemple de la corrosion par piqures, la corrosion intergramulaire, la corrosion sous contrainte, corrosion galvanique ou bimétallique, corrosion sélective, corrosion érosion, etc.Corrosion galvanique
Corrosion sous contraiDte
Corrosion inter€rani]Iaire
Corrosion par piqure
"g"reT13 .. Quelques aspects morphologiques de la corrosion des métaux.
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Chapitre 11 CorTosion de l'alumiDium et ses a]Liages 5. Facteurs de corro®ion Les phénomènes de corrosion dépendent d'un grand nombre de facteurs généralement en relation les uns avec les autres, ces différents facteurs sont résumés dans le tableau 11.1. Tab]eau 11.1 : Les facteus influencent sur la corrosion = ,±,tr£ç . h 'r . ,r_h'.x` _ë,.,#ï,` ÏÉ=:,\.F#agMÂ"r ,'iti
=ËËËË mcteus Métdiurgiq..es :iË
Concentration du réactif Composition d' al l iage Acidfté du milieu Procédés d ' élaborationTempémre, pression
Impuretés dms l'alliage Résistivité Traitements themiques, mécaniques6. Thermodynamique des réactions de corrosion
La facilité themodynamique de conosion d'un métal donné en fonction du pH est bien visualisée par un diagramme potentielpH. Donc, il faut donner la notion de potentiel et la double couche qui due cette potentiel. 6.1. Notion d' électrode On définit l'électrode comme tout conducteur de première classe (métal) plongé dans un conducteu de seconde classe (solution électrolyte). 6.2. Irtierfioce méiqwsolwion En milieu aqueux, les réactions électrochimiques ont lieu à l`interface métal/solution, et forment up structure complexe constituée de ce que l'on appelle double couche électrique, ou simplement double couche, la zone d'interface contenant une séparation de charges qui a une épaisseur de loum.Cetœ doub]e couche est caractérisée du point de vue électrique par une capacité et par
une difïérence de potentiel, entre le métal et la solution telle que selon le potentiel appliqué, la chargedumétalpeutêtrepositiveounégativeparrappoTtàl'électrolyte[]6'.6.3. Poientiel d'équilibTe d'une élecnode
Le potentiel d'équilibre (Ecq) est le potentiel que prend un métal ou me électrode par rapport à la solution de l'un de ses sels. 11 est aussi appelé potentiel de Nemst ou potentiel réversibie llsl."m
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Chapitre ll Corrosion de l'a]uminium et ses al]iages Le potentiel d'équilibre d'une électrode peut être calculé par l'équation de Nemest basée sur la thermodynamique électrochimique des réactions de corrosion. Si on considère un système dans lequel une réaction d'oxydoréduction se déroule au voisinage d'une électrode. La réaction redox est symbolisée par l'équilibre suivant :uox+ neî)red
Le potentiel d'équilibre d'une électrode est donné par la loi de Nemst :EEo Ë h #
Avec : • E: potentiel d'équi]ibre ou réversible relatifau couple ox/Red en (V), • E°: potentiel standard associé en (V), • R: constante des gaz parfait (8.314 J.mol'.K') • T: température absolue (K), • F: constante de Faraday (96500 Coul.mol`) • n: la valence (nombre d'électrons échangés) • aox et arcd: activités chimiques des espèces oxydante et réductrice • u : coefficient stœ chiométrique 6.1. Poientiel de corrosion (Ecor,) Appelé encore potentjel de dissolution ou d'abondant, il correspond au potentiel que prend une électrode (métal) par rapport à une solution quelconque. Cette grandeur n'est pas caractéristique au métal mais elle dépend des conditions expérimentales, à savoir: la concentraiion, la température, l'état de surface, etc. Les courbes de la figure i]lustrent les difïérents cas de l'évo]ution du potentiel dans le temps (évolution du potentiel en fonction du temps d'immersion) 1'71 12I
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Chapitre ll Corrosion de l'a[uminitim et ses alliagesT'm
Fiigure \1A..Evaluation du potentiel en f onction de temps d'immersion)\8\ (a) : Ie potentiel devient plus cathodique, i] y a fomation d'un film protecteur, dit film de passivation ; (b) : destruction de l'oxyde métallique, le potentiel devient de moins en moins noble ; (c) : passivation apparaissant après un début d'attaque ; (d) : disparition d'un film protecteur préexistant à l'immersion. 6.5. Diagramrrie de Pourbaix De nombreuses réactions d'électrode, et notamment celles conduisant à la fomation d'oxydes en milieux aqueux, font intewenir les ions H+. I.e potentiel E d'une telle réaction va donc dépendre du pH de la solution. 11 est donc possible de représenter les différents équilibres en fonction du pH. Un tel diagramme est appelé diagramme PotentielpH ou diagramme de Pourbaix. Les diagrammes de pourboix sont tracés dans un liquide idéal, eau chimiquement pureà 25°C, pour un métal aussi pur que possible, jamais pour un alliage. Pour un métal donné, on trace généralement un tel diagramme en tenant compte de différentes réactions d'électrode et réactions chimiques possibles : Equilibre électrochimique entre un métal et ses ions :M" + „e'e M
Equilibre électrochimique entre un métal et son oxyde :Mo„ + nH+ +w'eM+ËH20
Equation électrochimique entre deux oxydes de degrés d'oxydation différents :MO„ + WH+ + #e' 0 MO(mi)/2 + #H2°
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Chapitre 11 Corrosion de l'aluminium et ses altiages Equilibre chimique en milieu acide entre un oxyde et des ions dissous :Mo„+#H+oM"++ËH20
Equilibre chimique en milieu alcalin entre un oxyde et des ions dissous :MO„+20Ho MO{„+,),2 +H20
Sur La figure 11.6, il est présenté le diagramme potentielpH simplifié de I'aluminium. Ce diagramme illustne bien la propriété amphotère du métal : il est attaqué en milieu acide et en milieu alcalin. Le diagramme de Pourbaix de l'aluminium est constitué de 4 domaines correspondant à trois états distincts : / coiTosion, s'il existe un produit de corrosion soluble, / passivation, si le métal peut se recouvrir d'un oxyde ou hydroxyde insoluble, / immunité, s'il est dans des conditions pour lesquelles il ne peut pas être corrodé (la concentration des ions Mn+ est < |06 M). l.J 1„ ().8 ()6 ()J ()2 0.0 0.2 ()J ()6 ('.8 10 1.2 1J . ' .(, IS =0 ,, 2J ,_.(\ 2 1 t) 1 : .3 J 5 6 7 8 `) 1011 |: 1.1 IJ 1111 F.pgure T1.S .. Diagramme de Pourbaix d 'aluminium dans 1 'eaul'9l 7. Cinétique de La corrosion électrochimique 7.1. Courbes de polarisœ iion La vitesse des réactions d'électrode déponde du potentielle. Par ailleurs, elle varie linéairement avec la densité de courant, selon la loi de Faraday. La densité de courant mesurée en fonction du potentiel donne une courbe de polarisation qui renseigne sur la cinétique des 14I
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Chapitre 11 Corrosion de ['a[uminium et ses alliages réactions des électrodes en jeu. Selon la méthode employée, contrôle du courant, on obtient respectivement des courbes de polarisation potentiostatique, i. = / /E/, ou de polarisation galvanostatique, E = / ®, la densité de courant est égale au courant mesuré, divisé par la surface A de l'électrode de travail : J. = J/ffl. On peut déteminer la valeur de la densité de courant de corrosion, en extrapolant les droites de Tafel cathodique et anodique jusqu'au potentiel de dissolution, figure 11.7. 7.2. Vîitesse des réactions de corrosion La corrosion d'un métal se traduit par une perte de masse. Pour déteminer la durée de vie d'une structure soumise à une attaque électrochimique, il est nécessaire d'évaluer en fonction du temps la quantité du métal passée en solution. A partir de la loi de Faraday, il est possible alors de définir une relation pemettant d'estimer la vitesse de corrosion. V.o„ = i.or,.T.MlofiFd (mm/an) Avœ : icon est la densité de courant (A /Cm2), t est le temps (S), M : est la masse atomique (g / mol), n : nombre d'électrons, F est nombre de Faraday (96500), d est la densité du matériau. 7.3. Relation fondamentale entre le courant et le potentiel La relation entre le courant et le potentiel est donnée par l'équation de BUTLER VOLMER cette équation exprime la loi fondamentale de la surtension en régime pur de transfert de charges : La relation de BulterVolmerappliquée à la corrosion permet alors de décrire le comportement du système selon l'équation : 1= Icori{exp |2,3(EEcm)fl)i|XP [23(EcorrE)Æ)c]}. ba et bc (appelés les coefficients de Tafel) étant des paramètres faisant intervenir des données cinétiques. Cette expression, pemettant d'obtenir simplement la valeur du courant du système, est valable sous certaines conditions : / il n'y a pas de chute ohmique dans l'électrolyte et les films de surface, / il n'y a pas de limitation due à la diffusion, 15Cliapitre ll Corrosion de l'atumiDium et ses a[liages v' le potentiel de corrosion Ecorr n'est pas trop proche du potentiel réversible de chacune des réactjons élémentaires9 / le métal joue simultanément le rôle d'anode et de cathode, / il n'y a pas de réaction électrochimique secondaire, mais un moteur de corrosion exclusif, 10 ,,_ ' (a) FÈg"re 11.6 .. Cou:ri)ries de polarisation expérimentales : linéaires (a) et logariihmiques ¢) 8. Cas de la corrosion de ]'aluminium et de ses a]liages Malgré son activité assez élevée, l'aluminium et ses alliages sont considérés comme des matériaux résistants à la corrosion surtout en milieu atmosphérique. Cette résistance est due principalemem à la formation d'une couche d'oxyde (A1203) passif et bien adhérente à la surface ce qui permet son isolation du milieu environnant. Cependant cette protection n'est pas toujours efficace, sous certaines conditions, l'aluminium pour être sujet à de fortes attaques surtout dans les fortement acides et/ou chlorurés. Dans ce qui suit nous allons développer quelques concepts concemant le comportement de ce matériau important visàvis de la corrosion dans les milieux aqueux. 8.1. Réactiom électTocfiimiques de la corrosion de l'aluminium En milieu aqueux la réaction d'oxydation de l'aluminium sur les sites anodiques est traduite par ]a réaction suivantel2°l Al+A13+ + 3e Tandis que sur les sites cathodiques deux réactions sont possibles. En effet dans les milieux aqueux habituels dont le pH est voisin de la neutralité (eau douce, eau de mer, humidité de l'atmosphère), il s'agit d'une part de la réaction d'échange de proton selon [2"
H+ + e ,, 2 H2
16Chapitre ll Corrosion de l'aluminium et ses alliages Où les ions H+ proviennent de la dissociation de l'eau selon l'équilibre:
H20eH+ + OH
Et la réaction réduction du dioxygène dissous d'autre part: En milieu alcalin ou neutre : 02 + 2H20 + 4e+4 0H En milieu acide: 02 + 4H+ + 4e+2H20 Globalement, la corrosion de l'aluminium en mÉlieu aqueux est la somme de deux réactions électrochimiques d'oxydation et de réduction: Al A13++3e 3H+ + 3e+3/2 H2 Al + 3H++A13+ + 3/2 H2 0u bienAl + 3H20 +Al (OH)3 + 3/2 H2
La corrosion de l'aluminium se traduit par la formation de l'hydroxyde Al(OH)3, qui est insoluble dans l'eau et précipite sous fome d'un gèle blanc qu'on observe su les piqures sous fome de flocons gélatineux blancs. 8.2. Corrosion par piqûre des alliages d'aluminium La corrosion par piqûre se développe dans tous les milieux naturels, sous fome de cavités de profondeurs variables `22. 23!. Les conditions d'initiation et de propagation de la piqûration sont bien connues, même s'il s'agit d'un phénomène très complexe, dont le mécanisme n'est pas totalement déteminé 1241. 82.1. Mécanismes de corrosion i)ar Diaûres Pour les alliages d'a]uminium, la réaction cathodique contrôle le phénomène de corrosion par piqûres résumé par les étapes ciaprès. A Amc]rçage des piqûres La coTTosion par piqûres de l'aluminium se produit principalement dans des milieux contenant des chlorures, mais un agent oxydant est également nécessaire (c'est souvent l'oxygène dissous). La corrosion par piqûres ne se produit pas sur un échantillon isolé dans une solution de chlorurée désaérée. Les principaux étapes sont : • l'absorption de cldans les défauts de la couche d'oxyde ; • la réduction lente de l'oxygène dissous aux sites cathodiques (la capacité de double couche se chargejusqu'à la rupture de passivité) ; ]7I
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Chapitre 11
Corrosion de ['aluminium et ses alliages
• la rupture de la couche passive aux points faibles ; • l'oxydation rapide de l'aluminium mis à nu aux points de rupture.8 Propagation des piqûres
Pour les allîages d'alumirium, la réaction cathodique limite et contrô]e le phénomène de corrosion par piqûres (amorçage et propagation). Un plus grand nombre de piqûres vont se fomer dans les alliages contenant du cuivre et/ou des composés intemétalliques cathodiques. Moins il y a d'éléments cathodiques (éléments d'alliages et/ou impuetés), meilleure est la résistance à la corrosion par piqûres. En l'abàence de polarisation, seulement quelques piqûres vont se propager sur des échantillons isolés. Pendant la propagation, la teneur en chlorures Cr des piqûres en cours de propagation augmente ®arce que le transport du courant dms l'électrolyte est principalement assué par le déplacement des ions les plus mobiles Cl|Fiigp:re"J .. Mécanisme de ccirrosion par piqures de l'aluminium
Dans cette solution concentrée en Cr, une couche de complexe ch]orurée se fome au fond des piqûres à la place de la couche passive. Cette couche de complexe soluble est une condition nécessaire à la poursuite de la propagation. Les ions A13+ générés aux si€es anodiques actifs vont s'hydrolyser dans le milieu neutre, ce qui consomme des ions OEIet acidifie la solution à l'intérieur de la piqûre, puis précipitent dans le milieu neutre extérieur en fomant un volumineux chapeau d'alumine audessus de la piqûre Les deux phénomènes, fomant une solution agressive (acide et riche en chlorures) à l'intérieur des piqûres actives, contribuent à entretenir l'activité des piqûres, pou cette raison on dit que le phénomène de corrosion par piqûres sur l'aluminium est un phénomène autocatalytique. 118, rT7, //Corrosion de L'aluminium et ses alliages
Chapitre 11 Par contre, les bulles d'hydrogène, fomées par l'autocorrosion de l'a]uminium dans la piqûre au contact de la solution agressive, contribuent, avec la diffusion, à limiter la formation d'une solution agressive concentrée à l'intérieur des piqûres actives. La propagation des piqûres s'arrête quand le courant de corrosion décroît et ne peut plus renouveler assez vite la couche de complexe chlorurée en fond de piqûres. Le complexe est alors dissous et remplacé par la couche passive ; la solution agressive à l'intérieu de la piqûre va se diluer, c'est la fin de la propagation, la mort de la piqûre. '71 8.3 Rô]e des é]éments d'addition sur la corTosion De nombreuses études ont porté sur l'influence de La plupart des éléments chimique,Elles ont permis d'établir un classement qualitatif de la résistance à la corrosion en fonction de la nature chimique de |'a||iagel24l Tab]eau 11.2 : Classement des alliages d'aluminium en fonction de leur résistance à la Corrosion.124lSérie
E[éments d 'a]]iages
Forme de corrosion gén éralement observée
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