• Aucun résultat trouvé

Décorrélations hilbertiennes

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Décorrélations hilbertiennes"

Copied!
24
0
0

Texte intégral

(1)

Décorrélations hilbertiennes

Rémi Peyre

Unité de Mathmématiques Pures et Appliquées École Normale Supérieure de Lyon

IX

e

colloque Jeunes Probabilistes et Statisticiens

Le Mont-Dore, 2010

(2)

Plan

1 Problématique

Étude de cas : modèle d'Ising sous-critique Objectif

2 ρ -mélange Dénition Exemples

3 Un résultat de tensorisation

Théorème principal

(3)

Plan

1 Problématique

Étude de cas : modèle d'Ising sous-critique Objectif

2 ρ -mélange Dénition Exemples

3 Un résultat de tensorisation

Théorème principal

Applications

(4)

Le modèle d'Ising

Le modèle d'Ising modélise un matériau ferromagnétique.

• Sur chaque n÷ud du réseau Z

d

, un spin à valeurs dans {±1} .

• Deux spins voisins tendent à s'aligner.

L'état du système est noté ω ∈ {±1}

Zd

, où l'état du spin i est ω

i

. Énergie : H(ω) = X

i∼j

1(ω

i

6= ω

j

).

Mesure de Gibbs : P (ω) ∝ e

−H(ω)/T

.

(5)

Décorrélation entre spins

À l'équilibre thermodynamique :

• Il n'y a pas d'aimantation globale

1

( E [ω

i

] = 0) ;

• Mais les spins proches présentent quand même une corrélation (E [ω

i

ω

j

] > 0 ).

Les corrélations décroissent exponentiellement avec la distance entre spins.

1

On supposera qu'on se place au-delà de la température de Curie.

(6)

Décorrélation entre spins

(7)

Décorrélation entre spins

À l'équilibre thermodynamique :

• Il n'y a pas d'aimantation globale

1

( E [ω

i

] = 0) ;

• Mais les spins proches présentent quand même une corrélation (E [ω

i

ω

j

] > 0 ).

Les corrélations décroissent exponentiellement avec la distance entre spins.

1

On supposera qu'on se place au-delà de la température de Curie.

(8)

Décorrélations entre groupes de spins

Deux spins distants ont donc peu d'information en commun.

Qu'en est-il pour des groupes de spins, p. ex. deux demi-espaces ? Réponse :

• La loi de (ω

G

, ω

D

) est étrangère au produit de ses marginales : le coecient de β -corrélation de ω

G

et ω

D

est maximal .

• Néanmoins, on peut montrer

2

que le coecient de ρ -corrélation de

ω

G

et ω

D

décroît exponentiellement avec la distance entre G et D .

(9)

Décorrélations entre groupes de spins

(10)

Décorrélations entre groupes de spins

Deux spins distants ont donc peu d'information en commun.

Qu'en est-il pour des groupes de spins, p. ex. deux demi-espaces ? Réponse :

• La loi de (ω

G

, ω

D

) est étrangère au produit de ses marginales : le coecient de β -corrélation de ω

G

et ω

D

est maximal .

• Néanmoins, on peut montrer

2

que le coecient de ρ -corrélation de

ω

G

et ω

D

décroît exponentiellement avec la distance entre G et D .

(11)

Décorrélations entre groupes de spins

Deux spins distants ont donc peu d'information en commun.

Qu'en est-il pour des groupes de spins, p. ex. deux demi-espaces ? Réponse :

• La loi de (ω

G

, ω

D

) est étrangère au produit de ses marginales : le coecient de β -corrélation de ω

G

et ω

D

est maximal .

• Néanmoins, on peut montrer

2

que le coecient de ρ -corrélation de ω

G

et ω

D

décroît exponentiellement avec la distance entre G et D .

2

Avec des techniques d'analyse spectrale très spéciques.

(12)

Objectifs

• Étudier la ρ -corrélation ;

• Démontrer la propriété de ρ -mélange du modèle d'Ising dans un cadre plus naturel ;

• Généraliser à d'autres modèles.

(13)

Plan

1 Problématique

Étude de cas : modèle d'Ising sous-critique Objectif

2 ρ -mélange Dénition Exemples

3 Un résultat de tensorisation

Théorème principal

Applications

(14)

Dénition de base

Dénition

Soit (Ω, F, P ) un espace probabilisé et A, B deux sous-tribus de F . Le coecient de ρ -mélange (ou corrélation maximale, ou corrélation hilbertienne) entre A et B est déni par

{A : B} := sup

f∈L2(A) g∈L2(B)

Cov(f, g) Var(f )

1/2

Var(g)

1/2

.

Ou encore :

(15)

Décorrélation subjective

Dénition

Soient A, B deux sous-tribus et Z une variable aléatoire. On dénit la corrélation subjective {A : B}

Z

entre A et B par rapport à Z comme le supremum

3

des valeurs de {A, B} sous les diérentes lois conditionnelles P (·|Z = z) .

En termes hilbertiens :

{A:B}Z= sup

f∈L2(A∨σ(Z)),E[f|Z]≡0 g∈L2(B∨σ(Z)),E[g|Z]≡0

|E[f g]|

E[f2]1/2E[g2]1/2

.

3

Plus précisément, le supremum essentiel.

(16)

Le cas gaussien

Proposition

Pour (X, Y ) un vecteur gaussien (N + M) -dimensionnel de matrice de covariance

Cov(X, Y ) =

I

N

C C

T

I

M

,

on a {X : Y } = |||C||| , la norme d'opérateur

4

de l'application linéaire

canoniquement associée à C .

(17)

Tensorisation indépendante

Théorème (facile)

Pour I un ensemble au plus dénombrable, soient (X

i

, Y

i

)

i∈I

des couples indépendants de variables aléatoires

5

. Notons X, resp. ~ Y ~ , les variables aléatoires vectorielles (X

i

)

∈I

et Y ~ = (Y

i

)

∈I

. Alors :

X ~ : Y ~ = sup

i∈I

{X

i

: Y

i

} .

5

Nota :

Xi

et

Yi

ne sont pas supposés indépendants.

(18)

Plan

1 Problématique

Étude de cas : modèle d'Ising sous-critique Objectif

2 ρ -mélange Dénition Exemples

3 Un résultat de tensorisation

Théorème principal

(19)

Théorème de tensorisation

Théorème

Pour I et J des ensembles au plus dénombrables, soient (X

i

)

i∈I

et (Y

j

)

j∈J

des variables aléatoires. Alors : X ~ : Y ~ 6

{X

i

: Y

j

}

i,j

.

(20)

Application au modèle d'Ising

Théorème

Soit P la loi du modèle d'Ising

6

. Il existe des constantes ψ > 0 (la même que pour la décorrélation des spins individuels) et C < ∞ telles que, pour I et J deux sous-ensembles de Z

d

, on ait

ω

I

: ω

J

6 C exp − ψ dist(I, J ) .

En outre, il existe une constante C < 1 telle que, pour tous I, J disjoints,

ω

I

: ω

J

6 C .

(21)

Autres modèles

• La machinerie de tensorisation s'applique dans un cadre très général :

Modèles à espace d'états continu.

Interactions à portée innie.

Décroissance polynomiale des corrélations.

...

• Exemple d'application exotique : contractivité stricte du noyau

d'un processus markovien non réversible (hypocoercivité).

(22)

Autres modèles

• La machinerie de tensorisation s'applique dans un cadre très général :

Modèles à espace d'états continu.

Interactions à portée innie.

Décroissance polynomiale des corrélations.

...

• Exemple d'application exotique : contractivité stricte du noyau

d'un processus markovien non réversible (hypocoercivité).

(23)

Résumé

• Le ρ -mélange met en évidence certaines décorrélations entre groupe de particules.

• On peut tensoriser le ρ-mélange, y compris quand l'indépendance

n'est que partielle.

(24)

Bibliographie

Richard C. Bradley.

Introduction to Strong Mixing Conditions.

Kendrick Press, 2007.

Rémi Peyre.

Hilbertian decorrelations.

arXiv:1004.1602

Références

Documents relatifs

Le lien créé entre les vice-présidences en charge de la formation et de la recherche des établissements du site lyonnais, grâce au groupement académique mis en place dans le cadre

Briefly, this function reads the status register of the interruption controller, and calls the specific interruption handler, which must be registered by the driver of the

As noted in [21, 22] one drawback of the sequential multifrontal approach in an out-of-core con- text consists in the large frontal matrices that can be a bottleneck for

En 1923, D EBYE et H ÜCKEL proposent une approche s’appuyant sur la description d’une atmosphère io- nique pour déterminer le cœfficient d’activité γ i dans l’échelle

heterogeneous NOWs, and we disuss both stati and dynami data alloation strategies for dense.. linear solvers on top of

Écrire la configuration électronique à l’état fondamental de chacun de ces deux éléments (C et Si).. Lequel de ces éléments a le plus grand

Quelles sont les orbitales atomiques contenues dans cette sous

Dans cet expos´e, nous d´ecrirons dans un premier temps ce ph´enom`ene dans le cadre plus simple de diffusions en dimension finie (avec un mouvement brownien additif) puis dans