• Aucun résultat trouvé

Article disponible sur le site http://www.afs-journal.org ou http://dx.doi.org/10.1051/forest/19690102

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Article disponible sur le site http://www.afs-journal.org ou http://dx.doi.org/10.1051/forest/19690102"

Copied!
20
0
0

Texte intégral

(1)

Ann. Sci. forest., 1963, 26 (1), 45-64.

I N F L U E N C E D E L A FERTILISATION

SUR L A QUALITÉ D U BOIS D E P I N MARITIME

H . P O L G E

Station de Recherches sur la Qualité des Bois, Centre national de Recherches forestières, 54 - Nancy

Institut national de la Recherche agronomique

S O M M A I R E

A u cours de diverses e x p é r i e n c e s , a é t é a n a l y s é e l'influence de la fertilisation, sur la d e n s i t é globale, les composantes de la d e n s i t é , le retrait longitudinal, le rendement en fibres et la longueur des fibres d u bois de P i n maritime ; elle est parfois significative, mais toujours faible, et ne saurait, quand elle est d é f a v o r a b l e , contrebalancer les gains de croissance très importants qui ont é t é o b s e r v é s .

1. — I N T R O D U C T I O N

Les techniques de fertilisation, qui commencent à se répandre en sylviculture moderne, permettent souvent d'obtenir des résultats spectaculaires au point de vue production en volume. Tel est le cas notamment de l'expérience française la plus ancienne et la mieux analysée jusqu'ici : celle de Mimizan sur Pin maritime, où G U I N A U D E A U , I L L Y , M A U G É et D U M A S ( 1 9 6 3 ) ont pu mettre en évidence une action très favorable des engrais, scories de déphosphoration en particulier, sur la croissance, la régularité des pousses en hauteur, la floraison, la durée de vie des aiguilles et la mycorhization.

Mais toutes ces modifications traduisent en fait autant de changements dans l'équilibre physiologique des arbres et sont donc susceptibles d'avoir des répercus- sions notables sur la structure anatomique du bois produit et, par suite, sur ses carac- téristiques technologiques.

11 était normal que la Station de Recherches sur la Qualité des Bois se préoccupe de savoir s'il en était bien ainsi, si ces conséquences éventuelles étaient favorables ou défa-

Article disponible sur le site http://www.afs-journal.org ou http://dx.doi.org/10.1051/forest/19690102

(2)

46 H . P O L G E

vorables, et d'examiner, dans cette dernière hypothèse, si elles étaient, ou non, susceptibles de contrebalancer les avantages apportés par la fertilisation dans les autres domaines sus-indiqués.

Tel a été le but d'un certain nombre d'études successives, certaines très sommaires, d'autres plus élaborées, dont il est rendu compte ci-dessous.

2. — E X P É R I E N C E D E M I M I Z A N . P R É L È V E M E N T S D E 1964

2 . 1 . — M A T É R I E L ET MÉTHODES

P o u r cette p r e m i è r e é t u d e , entreprise sur des plants de 7 ans, le m a t é r i e l d ' e x p é r i e n c e a c o n s i s t é en carottes de sondage de 5 m m de d i a m è t r e , extraites à 40 cm environ au-dessus du niveau d u sol, alternativement sur les faces n o r d et sud des arbres, de façon à éviter le bois a n o r m a l lié à l'aniso- tropie du P i n maritime des Landes q u i est, o n le sait, maximale dans le sens est-ouest ( P O L G E et I L L Y , 1967).

U n e p r e m i è r e série de p r é l è v e m e n t s a été faite de f a ç o n s y s t é m a t i q u e à raison d ' u n plant tous les dix, en suivant les lignes de semis dont l'orientation g é n é r a l e est p r é c i s é m e n t est-ouest, et l ' é c h a n - tillonnage ainsi obtenu r e p r é s e n t e r a i t bien la moyenne des placeaux é t u d i é s si l ' o n n'avait malheu- reusement d û é l i m i n e r les plants de d i a m è t r e inférieur à 3 cm qui risquaient d ' é c l a t e r l i t t é r a l e m e n t lors de l ' i n t r o d u c t i o n des t a r i è r e s . M a l g r é cette restriction, q u i n ' a p u qu'occasionner une r é d u c t i o n des é c a r t s de toute nature c o n s t a t é s entre les arbres t r a i t é s et n o n t r a i t é s , le d i a m è t r e moyen de ces derniers est resté sensiblement plus faible que celui des fertilisés, et i l a paru par suite i n t é r e s s a n t , au moins pour l a plus importante des c a r a c t é r i s t i q u e s é t u d i é e s : la d e n s i t é globale, de comparer é g a l e m e n t les arbres ayant bénéficié d'un apport d'engrais à des t é m o i n s de m ê m e taille ; tel a été l'objet d ' u n second é c h a n t i l l o n n a g e , volontairement biaisé, c o n s t i t u é par les plus gros t é m o i n s .

Les p r é l è v e m e n t s ont é t é exécutés dans les trois premiers blocs ; ils ont p o r t é uniquement sur les t é m o i n s et les arbres des placeaux avec phosphore seul, puisque c'est cet é l é m e n t qui a provo- q u é de façon à peu près exclusive l ' a c c é l é r a t i o n c o n s t a t é e de la croissance des jeunes Pins ; le nombre total d'arbres variant d'une parcelle unitaire à l'autre, i l en a été de m ê m e pour l ' é c h a n t i l l o n n a g e au 1/10. Il n ' é t a i t d è s lors pas possible de p r o c é d e r à une analyse statistique orthogonale, et o n s'est c o n t e n t é , pour ce premier essai, d ' é t a b l i r des tests de c o m p a r a i s o n de moyennes portant sur l'en- semble des é c h a n t i l l o n s de chaque traitement.

2 . 2 . — RÉSULTATS

2 . 2 1 . Retrait longitudinal

O n sait qu'un retrait longitudinal excessif affecte le bois juvénile des Conifères et est en grande partie responsable de ses médiocres qualités technologiques.

11 était donc normal d'étudier, en premier lieu, l'incidence de la fertilisation sur cette importante caractéristique physique. Les résultats obtenus ont été les suivants :

T A B L E A U 1

N o m b r e d ' é c h a n t i l l o n s

T é m o i n s Fertilisés Test « ; » N o m b r e d ' é c h a n t i l l o n s 116 116 135 135

Retrait longitudinal m o y e n de l ' é t a t s a t u r é

à l ' é t a t sec à l ' a i r (8 % d ' h u m i d i t é ) . . . . 0,85 % 0,98 % 1,36 N S

(3)

I N F L U E N C E DE L A FERTILISATION S U R L A Q U A L I T É D U BOIS 4 7

Il y a donc une tendance non significative à l'aggravation du retrait axial dans les Pins fertilisés ; elle s'est surtout manifestée dans le bloc 1 où le retrait moyen est de 0,89 % pour les 48 témoins et 1,30 % pour les 45 arbres du placeau à phosphore avec une « t » significatif de 2,29.

2.22. Densité globale L a comparaison se présente comme suit :

T A B L E A U 2

N o m b r e d ' é c h a n t i l l o n s

I n f r a - d e n s i t é

en g / d m3 Test « t »

T é m o i n s ordinaires 116 116 357 357

J 2,41*

Fertilisés 135 351

J 2,41*

135 351

1 4 ; 8 7* *

T é m o i n s biaises 20 374

1 4 ; 8 7* *

20 374

L a baisse de densité du bois occasionnée par la fertilisation est donc faible (6 kg de matière sèche par m3), mais significative.

Elle apparaît cependant beaucoup plus importante lorsqu'on compare les arbres ayant bénéficié d'un apport de phosphore aux témoins biaises de diamètre sensible- ment égal. Il est probable que cet état de choses résulte de différences génotypiques : les plus gros témoins sont en effet vraisemblablement des arbres qui, dans un envi- ronnement donné, sont plus capables que les autres de prolonger leur croissance en diamètre à l'automne, ce qui leur confère ipso facto une aptitude particulière à produire du bois dense ; les arbres fertilisés, au contraire, n'acquièrent des dimensions comparables q u ' à la suite d'une modification du milieu qui, favorisant la pousse en hauteur, pourrait, par voie de conséquence, entraîner un apport plus grand d'au- xines élaborées au niveau des bourgeons, d ' o ù la production de trachéides à larges lumens et à membranes minces, donc de bois de faible densité.

2.23. Composantes de la densité

Après avoir radiographié toutes les carottes de sondage de l'expérience, on a sélectionné celles qui étaient les plus radiales et dont, en outre, les images aux rayons X étaient les plus nettes ; ce sont là deux critères tout à fait indépendants de la densité du bois, en sorte que l'échantillonnage obtenu peut être considéré comme prélevé au hasard.

Des profils densitométriques ont été dressés pour les 23 arbres fertilisés et les 23 témoins ainsi choisis ; on y a relevé, sur trois accroissements annuels consécutifs, ceux de 1961, 1962 et 1963, les densités maximum et minimum annuelles, les largeurs de cernes, ainsi que celles des fractions de cernes de densités égales ou supérieures à 500, 600 et 700 g/dm3, toutes mesures faites à l'état « sec à l'air » (8 % d'humidité environ).

(4)

4 8 H . P O L G E

Des tests « t » ont permis d'établir quelles étaient, parmi les diverses caractéris- tiques, celles qui différaient significativement entre témoins et arbres traités ; les résultats ci-dessous ont été obtenus :

T A B L E A U 3

N o m b r e d ' é c h a n t i l l o n s

T é m o i n s A r b r e s

Fertilisés Test « t »

N o m b r e d ' é c h a n t i l l o n s 23 23

1 9 6 1 ^a x- { M i n . 1 9 6 2 ^a x- 1 f M i n . D e n s i t é s annuelles e x t r ê m e s (en g / d m3)

I l 9 6 3 l ^a x- 1 | M i n . , , i M a x .

M° y ) M i n .

723,7 355,2 740,0 376.7 733,9 377.8 732,5 369.9

712,2 353,0 711.7 365,0 729.8 366.5 717.9 361.6

- 0 , 5 2 - 0 , 3 1 - 1 , 1 1 - 1 , 4 2 - 0 , 2 0 - 1,21 - 0 , 7 7 - 1 , 2 2

362,6 356,3 - 0 , 3 6

( 1961

t A > „ m '1962

Largeur des cernes (en mm/10)

/ Totale

43,97 39,33 51,73 135,03

40,43 48,12 66,38 154,93

- 1 , 2 4 + 3,36**

+ 3,77**

+ 2,74**

L 1961 Largeur de d e n s i t é s u p é r i e u r e à 500 . ^

/ Totale

11,99 10,51 16,97 39,47

10,45 9,34 16,99 36,77

- 1 , 1 1 - 1 , 0 8 + 0,01 - 0 , 9 3

% de largeur de d e n s i t é s u p é r i e u r e à 500 29,8 % 24,0 % - 2 , 7 3 * * i 1961

Largeur de densité s u p é r i e u r e à 600 ™ / Totale

6,73 5,35 9,40 21,48

5,48 4,45 9,62 19,55

- 1 , 2 6 - 1 , 3 3 + 0,19 - 0 , 9 0 - 1 , 9 8

% de largeur de d e n s i t é s u p é r i e u r e à 600 16,2 % 13,0 %

- 1 , 2 6 - 1 , 3 3 + 0,19 - 0 , 9 0 - 1 , 9 8 ,1961

Largeur de d e n s i t é s u p é r i e u r e à 700 \<)()"S / Totale

2,41 2,23 3,65 8,29

2,45 1,49 3,20 7,14

+ 0,04 - 1 , 3 4 - 0 , 4 6 - 0 , 6 2

% de largeur de d e n s i t é s u p é r i e u r e à 700 6,3 % 5,0 % - 0 , 9 1

On doit tout d'abord mettre en garde contre une confusion possible entre les diverses valeurs des densités instantanées indiquées ci-dessus et celles des densités globales données précédemment ; elles ne sont pas comparables pour deux raisons : tout d'abord on n'a étudié ici que les trois derniers cernes, alors que les carottes de sondage en comprenaient souvent 4 ou 5, et les tout premiers accroissements côté moelle ainsi éliminés peuvent très bien avoir une structure sensiblement différente

(5)

I N F L U E N C E D E L A FERTILISATION SUR L A Q U A L I T É D U BOIS 49 des suivants ; en outre, les densités globales sont exprimées en infra-densité (poids anhydre divisé par volume saturé), alors que les densités instantanées sont calculées sur la base du poids et du volume à l'état sec à l'air, et correspondent donc à des rapports dont les numérateurs sont plus forts (à cause de l'eau contenue) et les déno- minateurs plus faibles (en raison du retrait du bois).

Cette réserve étant faite, le tableau 3 appelle les commentaires suivants :

— Toutes les valeurs extrêmes des densités annuelles sont moindres pour les arbres fertilisés que pour les témoins ; les différences ne sont certes pas significatives (en raison vraisemblablement d'un échantillonnage trop faible), mais se produisent toutes dans le même sens.

Les densités maximales sont davantage affectées que les densités minimales (baisse de 14,6 g/dm3 contre 8,3) et on observe par suite une certaine tendance à une diminution du contraste de densité à l'intérieur des cernes, donc à une améliora- tion des caractéristiques technologiques liée à une moindre hétérogénéité.

— L'étude des largeurs de cernes confirme dans l'ensemble ce que l'on savait déjà au sujet de la stimulation de la croissance occasionnée par la fertilisation.

Les gains sont très significatifs pour les accroissements de 1962 et de 1963, ainsi que pour l'ensemble de la période 1961 à 1963 ; ils se chiffrent approximati- vement à 1 mm sur le rayon en 1962, 1,5 mm en 1963 et 2 mm pour le total des trois années en cause. On doit cependant noter qu'en 1961 la largeur moyenne des accrois- sements a été sensiblement plus faible dans les arbres fertilisés que dans les témoins, la différence n'étant, il est vrai, pas significative ; cette anomalie paraît difficilement compréhensible, mais toute tentative d'explication devrait sans doute tenir compte du fait que l'année 1961 a été exceptionnellement chaude dans les Landes, surtout en février et en septembre, et aussi anormalement sèche pendant presque toute la période de végétation.

— Alors que les accroissements des témoins sont généralement plus faibles que ceux des arbres ayant bénéficié d'un apport de phosphore, les largeurs des zones de densité égale ou supérieure aux diverses densités de référence sont au contraire le plus souvent plus grandes chez les premiers, d ' o ù résultent des différences très im- portantes lorsque l'on passe des valeurs absolues aux pourcentages ; sur l'ensemble des trois années étudiées, la diminution est très significative pour la fraction de longueur radiale dont la densité excède 500 g/dm3, et elle est extrêmement voisine du seuil de signification lorsque la limite est fixée à 600 g/dm3.

Cette réduction de la proportion de bois dense, qui rend parfaitement compte de la baisse de la densité globale, peut, d'une manière générale, être considérée comme défavorable ; elle laisse présager à la fois une production de fibres (rapportée au volume apparent sur pied) plus faible et une détérioration de toutes les caractéris- tiques mécaniques, à l'exception de la compression de flanc ( K E L L E R , 1968).

3. — E X P É R I E N C E D E R É T I S . P R É L È V E M E N T S D E 1964

Il s'agit là d'un tout petit essai dont les résultats ne sont donnés ici que parce qu'ils confirment, sur une lande plus humide et nettement plus pauvre, ceux obtenus

(6)

5 0 H . P O L G E

à Mimizan en ce qui concerne la densité globale. Une description sommaire du dis- positif et un résumé des résultats obtenus au point de vue croissance en hauteur

ont fait l'objet d'une publication par I ' A F O C E L (1960-65).

Rappelons que les arbres fertilisés avaient été semés sur des bandes ayant reçu en couverture 3 0 0 unités d'acide phosphorique et 3 0 0 unités de potasse à l'hectare, et que, au cours des 3E et 4E années après le semis, les interbandes ont été travaillées au rotavator, et ont, à cette occasion, bénéficié d'un apport de 100 unités d'acide phosphorique et de potasse, plus 8 0 unités d'azote.

Des prélèvements à la tarière, effectués à l'âge de 6 ans sur 6 7 arbres traités et 2 3 témoins, ont servi à la détermination des infra-densités moyennes qui ont été les suivantes :

— témoins : 364,7 g/dm3 ;

— arbres fertilisés : 349,1 g/dm3.

Le test de comparaison des moyennes conduit à un « t » significatif de —2,34.

Les arbres traités ont à très peu près la même densité que ceux de Mimizan au même âge ; les témoins, par contre, ont un bois sensiblement plus dense, en rapport vrai- semblablement avec la moindre fertilité de la Station.

4. — T E S T D 4 4 ! (1965)

Le dispositif D 441 fait partie des nombreuses plantations comparatives de descendances installées par la Station de Recherches forestières de Bordeaux en vue de l'amélioration génétique de cette essence.

Des études de densité du bois y ont été entreprises 3 ans après la mise en place de l'expérience, en sacrifiant un certain nombre de plants excédentaires destinés à d'éventuels regarnis. Les échantillons consistaient en fragments de tiges d'environ 3 cm de longueur prélevés à la partie inférieure des jeunes Pins, empattement déduit.

Les densités calculées sont des infra-densités basées sur des déterminations de volume saturé faites au voluménomètre à mercure.

Il a déjà été rendu compte par ailleurs ( I L L Y , 1967) des résultats très importants obtenus en ce qui concerne l'héritabilité, au sens strict, de la densité du bois qui a pu être estimée à 0 , 5 6 par analyse des corrélations intra-classe dans les descendances, et à 0 , 5 4 par étude des régressions de la densité des arbres-mères à celle des descen- dants.

En fait, parmi les plants utilisés pour ces déterminations d'infra-densité, cer- tains avaient bénéficié d'une assez bonne fertilisation de départ sous forme de 100 g d'hyperphosphate potassique 0-20-20 répandus au fond de chaque trou lors du repi- quage des semis, alors que les autres, en nombre à peu près égal pour chaque famille, étaient destinés à servir de témoins et ne recevaient aucun apport d'engrais.

L a comparaison des résultats obtenus séparément sur les plants fertilisés et non- fertilisés se présente comme suit :

(7)

I N F L U E N C E DE LA FERTILISATION SUR L A Q U A L I T É D U BOIS 51

T A B L E A U 4

T é m o i n s Plants t r a i t é s Test « t »

N o m b r e d ' é c h a n t i l l o n s 92 85

I n f r a - d e n s i t é (en g/dm3) 300,7 296,9 - 1 , 3 N S

L'évolution de la densité se fait toujours dans le même sens, mais la diminution constatée à la suite de la fertilisation est faible (inférieure à 4 kg de matière sèche par m3), et non significative. Cette différence avec les expériences précédentes pourrait certes s'expliquer par une fertilité plus grande du milieu naturel ; mais i l semble bien que le plus jeune âge des plants lors des déterminations de densité soit, lui aussi, pour partie responsable de cet état de choses, et qu'on ait là un premier indice d'une variation dans le temps des effets de la fertilisation sur la structure du bois élaboré.

5. — E X P É R I E N C E D E M I M I Z A N . P R É L È V E M E N T S D E 1966

5 . 1 . — M A T É R I E L ET MÉTHODES

Cette nouvelle é t u d e , faite sur du matériel en provenance de la place d ' e x p é r i e n c e de M i m i z a n , a é t é entreprise à l'occasion de la p r e m i è r e éclaircie qui y a é t é réalisée en 1966.

Malheureusement, comme c'est le plus souvent le cas dans une telle o p é r a t i o n , o n a c h e r c h é à d é g a g e r les meilleures tiges, en sorte que les sujets exploités sont loin de r e p r é s e n t e r la moyenne d u peuplement.

O n a d û p r é v o i r , de ce fait, pour cette é t u d e deux séries d ' é c h a n t i l l o n s :

— les uns ont é t é prélevés sur les cinq plus grosses tiges enlevées en éclaircie dans chaque par- celle unitaire ; on pouvait penser q u ' i l s auraient, par suite, quelque chance de correspondre à des c a t é g o r i e s de d i a m è t r e assez voisines de la moyenne pour chacune d'elles ; malheureusement, les vérifications faites, imprécises faute de disposer d ' u n inventaire complet établi à partir de mesures faites à la m ê m e hauteur que les p r é l è v e m e n t s , ont m o n t r é que les tiges en cause avaient encore des dimensions transversales inférieures à celles de l'arbre moyen dans les divers placeaux ;

— les autres ont é t é tirés d ' u n é c h a n t i l l o n n a g e s y s t é m a t i q u e qui a p o r t é sur le premier plant e x p l o i t é dans chaque ligne de n u m é r o pair de chaque parcelle unitaire ; ils r e p r é s e n t e n t valablement l'éclaircie, mais leurs accroissements sont obligatoirement inférieurs à ceux d u reste d u peuple- ment ; les premiers seront a p p e l é s ici é c h a n t i l l o n s « plus », les seconds, é c h a n t i l l o n s « s y s t é m a t i - ques ».

D e u x c a r a c t é r i s t i q u e s physiques : l a d e n s i t é totale et la d e n s i t é des trois derniers cernes, ainsi q u ' u n e c a r a c t é r i s t i q u e a u x o m é t r i q u e : la longueur radiale moyenne ont fait l'objet d'une p r e m i è r e série d'analyses, puis ont é t é é t u d i é e s deux c a r a c t é r i s t i q u e s p a p e t i è r e s : le rendement en fibres et la longueur moyenne des fibres.

Les é c h a n t i l l o n s r e ç u s consistaient en morceaux de tiges de 3 c m de longueur environ prélevés a une dizaine de c e n t i m è t r e s au-dessus du sol, de f a ç o n à éviter l'influence perturbatrice de l'empat- tement. D a n s chacun d'eux ont é t é d é c o u p é s deux secteurs cylindriques excluant à l a fois l a zone à larges cernes d u c ô t é est, responsable de l'excentricité du P i n maritime dans les Landes, ainsi que celle à cernes é t r o i t s q u i l u i est o p p o s é e .

C'est sur ces secteurs qu'ont é t é m e s u r é s les rayons moyens et calculées les infra-densités à partir de volumes à l ' é t a t frais r é s u l t a n t de pesées successives dans l'air et dans l'eau ; les trois derniers cernes ont ensuite é t é s é p a r é s et leur d e n s i t é moyenne a été d é t e r m i n é e sur l a base des volumes obtenus a u v o l u m é n o m è t r e à mercure.

E n f i n , quelques fragments de bois d ' é t é de l ' a n n é e 1964, r e p r é s e n t a n t e n v i r o n 0,8 g de m a t i è r e

(8)

5 2 H. P O L G E

sèche, ont é t é défibrés dans des microlessiveurs suivant un p r o c é d é déjà décrit par ailleurs ( P O L G E - 1967), ce qui a permis de c o n n a î t r e le rendement en fibres et l a longueur moyenne des fibres à un instant d o n n é de la vie des arbres, identique pour tous les sujets é t u d i é s .

5.2. — R É S U L T A T S

5.21. Densité globale, densité des trois derniers cernes et rayon moyen Ces trois caractéristiques ont fait l'objet de toute une série d'études statistiques qui ont été menées à bien par R . TOMASSONE et F. L A B O U R de la Station de Biomé- trie du C N R F .

Dans un premier temps, elles ont été analysées séparément sur les échantil- lons plus et les échantillons systématiques, soit un total de 6 variables avec comme source de variation les 7 traitements du dispositif de Mimizan : c'est-à-dire les témoins ( T ) et les traitements à Azote seul (N), Azote et Potasse ( N K ) , Phosphore seul (P), Phosphore et Azote (NP), Phosphore et Potasse ( P K ) et enfin fertilisa- tion complète ( N P K ) .

Par la suite, on a étudié, toujours pour les 6 variables ci-dessus indiquées, le contraste entre les témoins et, d'une part, l'ensemble des plants N et N K , et d'autre part, l'ensemble des plants P, N P , P K et N P K .

Enfin, dans une troisième étape, de nouvelles analyses de variance ont été faites en regroupant les échantillons plus et les échantillons systématiques, et en considé- rant la taille des plants comme une troisième source de variation, au même titre que le bloc ou le traitement.

Pour toutes ces investigations, le nombre d'individus étudiés n'a pas pu être identique pour les divers placeaux car, en particulier, i l est arrivé qu'aucun plant ne soit enlevé en éclaircie dans l'une ou l'autre des lignes paires sur lesquelles portait l'échantillonnage systématique. De ce fait, on s'est trouvé, pour les analyses de va- riance, dans le cas de dispositif en blocs non orthogonaux (TOMASSONE, 1964).

5.211. Comparaison traitement par traitement

5.2111. Densité trois cernes échantillons «plus»

Les résultats sont consignés dans le tableau 5 :

T A B L E A U 5 Analyse de la variance

Source de variation Somme des c a r r é s des

é c a r t s

Blocs . . . . Traitements Erreur Totale

1 177,94 2 722,84 5 728,91 9 629,69

D e g r é s de liberté

4 6 20 30

C a r r é moyen

294,5 453,8 286,4

Valeur Valeur limite calculée Seuil 0,051 Seuil 0,01 1,03 N S

1,58 N S

2,87 2,60

4,43 3,87

(9)

I N F L U E N C E D E L A FERTILISATION S U R L A Q U A L I T É D U BOIS 53

Comparaison des moyennes

Traitement T N K P K N P N P N P K

M o y e n n e ajustée (en

g / d m3) 403,7 388,5 381,5 376,8 375,7 375,5 369,5

Test de D u n c a n t 1

(seuil 0,05) 1 • 1

Globalement, la variance entre traitements n'est pas significativement supé- rieure à celle de l'erreur ; mais le test de Duncan montre qu'il existe une différence significative au seuil de 5 % entre les placeaux témoins et ceux ayant bénéficié de phosphore, à l'exception des placeaux P K .

5.2112. Densité trois cernes échantillons «systématiques»

T A B L E A U 6 Analyse de la variance

Source de variation

S o m m e des c a r r é s des

é c a r t s

D e g r é s de liberté

Blocs 967,44 4

2113,03 6

Erreur 2366,91 19

Totale 5447,38 29

C a r r é moyen

241,9 352,2 124,6

Valeur calculée

1,95 N S 2,83*

Valeur limite Seuil 0,051 Seuil 0,01

2,90 2,63

4,50 3,94

Comparaison des moyennes

Traitement

M o y e n n e ajustée (en g / d m: r Seuil 0,05 Test de \ D u n c a n ,

' S e u i l 0,01

T 388,0

N K 387,6

N 382,9

P K 375,4

P 374,5

N P K 371,0

N P 363,3

Il existe maintenant des différences globales entre traitements ; en étudiant ceux-ci séparément, on voit qu'elles se manifestent surtout entre témoins d'une part, N P et N P K de l'autre ; les quatre séries de placeaux ayant bénéficié d'engrais phosphaté arrivent derniers dans l'ordre des densités décroissantes, mais au seuil 5 %, la plu- part d'entre eux ne diffèrent pas des placeaux N .

Les écarts avec les échantillons « plus » sont dans l'ensemble faibles, sauf pour les témoins où l'importance de la différence constatée laisse à nouveau penser à une influence probable de facteurs génétiques.

(10)

54 H . P O L G E

5.2113. Densité totale échantillons K plus »

T A B L E A U 7 Analyse de la variance

Source de variation

S o m m e des c a r r é s des

é c a r t s

D e g r é s de liberté

C a r r é

moyen Valeur calculée

F

Valeur limite Seuil 0,05 Seuil 0,01

Blocs 642,25 4 160,6 0,57 N S 2,87 4,43

Traitements 1456,64 6 242,8 0,86 N S 2,60 3,87

E r r e u r 5622,05 20 281,1

Totale 7720,94 30

Comparaison des moyennes

Traitement T N K P K N N P P N P K

M o y e n n e ajustée (en g / d m3) 388,0 376,0 373,8 369,1 366,4 365,0 364,8 T e s t d e D u n c a n i

(seuil 0,05)

Il n'existe aucune différence significative entre traitements, ce qui confirme, par comparaison avec les résultats du paragraphe 5.2111., que les écarts provoqués par la fertilisation augmentent avec l'âge des plants (jusqu'à une limite qu'il convien- dra de préciser ultérieurement).

5.2114. Densité totale échantillons « systématiques »

T A B L E A U 8 Analyse de la variance

Somme des

D e g r é s de

F Source de variation c a r r é s des D e g r é s de C a r r é

é c a r t s liberté m o y e n V a l e u r Valeur limite calculée Seuil 0,05 Seuil 0,01

Blocs 220,56 4 55,1 0,38 N S 2,90 4,50

1994,49 6 332,4 2,27 N S 2,63 3,94

2785,26 19 146,6

5000,31 29

Comparaison des moyennes

Traitement T N K N N P K N P P K P

M o y e n n e ajustée (en g / d m3) 385,7 380,5 379,9 368,2 366,1 364,7 364,4

Test de D u n c a n 1 i

(seuil 0,05) 1 - 1 1

(seuil 0,05)

(11)

I N F L U E N C E D E L A FERTILISATION SUR L A Q U A L I T É D U BOIS 55 Pour tous les traitements (sauf N P ) , les densités totales sont inférieures à celles des trois derniers cernes, à cause de l'influence des accroissements voisins de la moelle dans lesquels la proportion de bois dense est peu élevée.

Les seules différences significatives qui existent le sont au seuil de 5 %, et cette plus grande homogénéité que l'on observe en passant, sur le même matériel, de la densité des seuls cernes 1963, 1964 et 1965 à la densité globale confirme la remarque faite pour les échantillons « plus » au paragraphe précédent.

5.2115. Rayon moyen échantillons « plus »

T A B L E A U 9 Analyse de la variance

S o m m e des F

D e g r é s de Source de variation c a r r é s des D e g r é s de C a r r é

é c a r t s liberté moyen Valeur Valeur limite c a l c u l é e Seuil 0,05 Seuil 0,01

Blocs 1 031 240 4 257 810 1,32 N S 2,87 4,43

Traitements 22 541 511 6 3 756 918 19,31** 2,60 3,87

3 891 513 20 194 576

Totale 27 464 264 30

Comparaison des moyennes

Traitement N P K N P P K P T N N K

M o y e n n e ajustée (en m m /

100) 5 653 5 250 5 107 5 039 3 771 3 525 3 363

i Seuil 0,05 1 1

Test de ) i i 1

D u n c a n |Seuil 0,01

1 i 1

1

On retrouve ici des résultats maintenant bien connus en ce qui concerne les effets de la fertilisation sur la croissance des jeunes Pins ; ils confirment, avec peut-être plus de netteté, ceux déjà publiés par G U I N A U D E A U et al. (op. cit.) pour la pousse en hauteur. On a ici en effet, au seuil de 1 %, une cassure brutale en deux groupes n'ayant pas de différences internes significatives : les arbres traités au Phosphore (seul ou en combinaison avec d'autres éléments fertilisants) et l'ensemble des autres.

Une autre remarque s'impose : en calculant les suppléments d'accroissement obtenus grâce aux engrais, on obtient les chiffres suivants (qui ne sont donnés ici qu'en rappellant que les échantillons ( ( p l u s » eux-mêmes avaient une croissance inférieure à la moyenne des placeaux) :

N K N P P K N P N P K - H _ % _ - 6 % + 3 4 % + 3 5 % + 3 9 % + 5 0 %

non significatifs

(12)

56 H . P O L G E

Si l'on se reporte à l'ouvrage cité plus haut, les gains obtenus pour la hauteur totale des plants, au terme de la 6° année, étaient les suivants (page 35) :

N N K P N P P K N P K _ _ _ ^ 7 % + 5 4 % ~ + 6 7 % + 69 % + 7 6 % ~ ~ non significatifs

Le parallélisme des résultats est frappant : l'ordre des divers traitements est identique, à l'exception de deux interversions minimes entre N et N K d'une part, N P et P K de l'autre. Seule surprend quelque peu la différence plus nette (mais non significative) constatée entre N P K et les autres traitements au phosphore. Par contre, on doit souligner le fait que, dans les deux cas, l'apport d'azote, seul ou en combi- naison avec la potasse, a entraîné une baisse de croissance, non significative il est vrai, aux seuils habituellement choisis ; mais le calcul montre qu'il y a, par exemple, 80 chances sur 100 pour que la réduction de l'accroissement sur le rayon, constatée dans les placeaux N K , ne soit pas due au hasard.

5.212. Comparaison entre témoins et groupes de traitements

Les analyses précédentes ayant montré que les différences significatives étaient très rares entre les divers traitements comportant un apport de phosphore (seul ou en combinaison), et nulles entre les placeaux N et N K , de nouveaux tests de compa- raison de moyennes ont été calculés entre les trois groupes : témoins, ensemble P, N P , P K et N P K , et ensemble N et N K pris deux à deux. Les résultats sont les suivants :

T A B L E A U 10

Contraste T é m o i n - P Contraste T é m o i n - N Contraste P - N Différence des

moyennes ajustées

Test

« t »

Différence des moyennes

ajustées

Test

« / »

Différence des moyennes

ajustées

Test

« t »

D e n s i t é 3 cernes é c h a n t i l l o n s

« p l u s » (20 D . L . ) 28,2 g / d m3 2,61* 21,1 g / d m3 1,77 N S 7,1 g / d m3 0,97 N S D e n s i t é 3 cernes

é c h a n t i l l o n s

« s y s t é m a t i q u e s »

( 1 9 D . L . ) 17,0 g / d m3 2,73* 2,8 g / d m3 0,40 N S 14,2 g / d m3 2,89**

D e n s i t é totale é c h a n t i l l o n s

« p l u s » ( 2 0 D . L . ) 20,4 g / d m3 1,91 N S 15,4 g / d m3 1,31 N S 5,1 g / d m3 0,69 N S D e n s i t é totale

é c h a n t i l l o n s

« s y s t é m a t i q u e s »

(19 D . L . ) 19,8 g / d m3 2 9 i * * 5,4 g / d m3 0,72 N S 14,4 g / d m3 2,71*

R a y o n m o y e n é c h a n t i l l o n s

« p l u s » ( 2 0 D . L . ) 14,91 m m 5,30** 3,27 m m 1,06 N S 18,18 m m 9,47**

R a y o n moyen é c h a n t i l l o n s

« s y s t é m a t i q u e s »

(19 D . L . ) 11,70 m m 3,94** 0,71 m m 0,21 N S 10,99 m m 4,70**

(13)

I N F L U E N C E DE L A FERTILISATION S U R L A Q U A L I T É D U BOIS 57 Les tendances entrevues précédemment se trouvent confirmées : on n'a aucune différence significative entre les témoins et les arbres ayant bénéficié d'un apport d'azote ou de potasse, mais sans phosphore.

Pour le reste, on observe des différences significatives au seuil de 1 ou de 5 %, aussi bien entre phosphore et témoins qu'entre phosphore et azote pour tout ce qui concerne la croissance radiale d'une part, et les densités totales, ou mesurées seulement sur les trois derniers cernes, des échantillons systématiques d'autre part ; enfin, l'effet des engrais apparaît beaucoup plus faible lorsqu'on a affaire aux échan- tillons plus puisqu'on ne relève plus qu'une seule différence significative limitée au seuil de 5 % : celle qui intéresse le contraste de densité entre phosphore et témoins sur les trois derniers cernes.

5.213. Comparaison portant sur Vensemble des échantillons plus et des échantillons systématiques

Dans une dernière étude, la Station de Biométrie du C N R F a procédé à une analyse factorielle à 3 facteurs contrôlés : le facteur bloc (à 5 niveaux), le facteur traitement (à 7 niveaux) et enfin le facteur dimension à 2 niveaux (échantillons plus et échantillons systématiques).

5.2131. Comparaison des densités des trois derniers cernes L'analyse de variance se présente comme suit :

T A B L E A U 11

Source de variation

Somme des c a r r é s des

é c a r t s

D e g r é s de l i b e r t é

C a r r é

moyen Valeur calculée

F Valeur Seuil 0,05

limite Seuil 0,01

Bloc ( A ) 2 178,50 4 544,6 4,09* 2,78 4,22

Traitement (B) 5 499,37 6 916,6 6,89** 2,51 3,67

D i m e n s i o n (C) 488,88 1 488,9 3,67 N S 4,26 7,82

Interaction A B 4 914,50 24 204,8 1,54 N S 1,98 2,66

Interaction B C 940,37 6 156,7 6,53**

Interaction C A 632,50 4 158,1 1,19 N S

E r r e u r 3 193,75 24 133,1

T o t a l 17 847,87 69

Il y a un léger effet bloc, et surtout une différence très significative entre traite- ments ; l'analyse de variance ne permet pas de mettre en évidence une influence significative du facteur dimension, et cependant, l'interaction des effets traitement et dimension est très significative, ce qui confirme que l'influence du traitement n'est pas la même selon que l ' o n a affaire à des échantillons plus ou à des échantillons systématiques.

(14)

58 H . P O L G E

Si néanmoins on regroupe ensemble ces deux catégories, la comparaison des moyennes se présente comme suit :

T A B L E A U 12

Traitement

M o y e n n e ajustée (en g/dm3) Seuil 0,05 Test de 1 D u n c a n jSeuil 0,01

T 395,5

N K N P K 387,7 379,0 378,1

P N P K N P 374,7 369,9 369,0

5.2132. Comparaison des densités totales

T A B L E A U 13

Source de variation

Somme des c a r r é s des

é c a r t s

D e g r é s de liberté

C a r r é

moyen Valeur calculée

F Valeur Seuil 0,05

limite Seuil 0,01

Bloc ( A ) 1 362,50 4 340,6 2,18 N S 2,78 4,22

Traitement (B) 4 026,12 6 671,0 4 29** 2,51 3,67

D i m e n s i o n (C) 2,50 1 2,5 0,02 N S 4,26 7,82

Interaction A B 4 357,50 24 181,6 1,16 N S 1,98 2,66

Interaction B C 670,75 6 111,8 4,66**

Interaction C A 303,00 4 75,7 0,48 N S

Erreur 3 756,25 24 156,5

T o t a l 14 478,62 69

L'effet bloc n'est maintenant plus significatif, non plus que l'effet dimension ; l'influence du traitement demeure très significative, de même que l'interaction entre traitement et dimension.

En regroupant cependant échantillons plus et échantillons systématiques, on a :

T A B L E A U 1 4

Traitement T N K N P K N P K P N P

M o y e n n e ajustée (en g / d m3) 386,4 378,5 374,2 369,5 367,5 364,3 364,1

| Seuil 0,05 i

Test de ) [

i j

D u n c a n i c -, A „ .

/ Seuil 0,01 i

(15)

I N F L U E N C E DE L A FERTILISATION SUR L A Q U A L I T É D U BOIS 59 On retrouve maintenant des résultats bien connus, et en particulier, les seules différences significatives qui subsistent au seuil 0,01 sont celles que l'on observe entre témoins d'une part, et l'ensemble des arbres ayant bénéficié de phosphore d'autre part.

5.2133. Comparaison entre rayon moyen

T A B L E A U 15

Source de variation

Somme des c a r r é s des

é c a r t s

D e g r é s de liberté

C a r r é

m o y e n Valeur calculée

F

Valeur limite Seuil 0,05 Seuil 0,01

Bloc ( A ) 3 042 608 4 760 652 3,66* 2,78 4,22

Traitement (B) 37 941 312 6 6 323 552 30,43** 2,51 3,67

Dimension (C) 23 454 128 1 23 454 128 112,88** 4,26 7,82

interaction A B 4 279 088 24 178 295 0,86 NS 1,98 2,66

Interaction B C 2 142 512 6 3 57085 14 878,56**

2,66

Interaction C A 1 355 888 4 338 972 1,63 NS

4 986 800 24 207 783

T o t a l 77 202 336 69

On a, comme on pouvait s'y attendre, un effet dimension très significatif et il s'y ajoute un léger effet bloc; la comparaison des moyennes en regroupant échantil- lons plus et échantillons systématiques n'a dès lors plus grande signification et n'est donnée ci-dessous q u ' à titre de simple information :

T A B L E A U 16

Traitement N P K N P P P K N T N K

M o y e n n e ajustée (en m m /

N P K N P P P K N N K

100) 5014,2

1 i

4431,4 4391,5 i

4 382,5 3 274.8 3 224,2 2 917,9 Test de Duncan (seuil 0,01 ).

5014,2 1 i

4431,4 4391,5 i

4 382,5 3 274.8 3 224,2 2 917,9 Test de Duncan (seuil 0,01 ).

Notons cependant que c'est ici la première fois, aussi bien dans cette étude que dans les précédentes consacrées à l'expérience de Mimizan, qu'une différence très significative apparaît entre les arbres ayant bénéficié d'une fertilisation complète et les autres arbres fertilisés.

5.22. Caractéristiques papetières

Elles ont été déterminées sur un échantillonnage réduit comportant 18 témoins, 18 arbres ayant bénéficié d'un apport de phosphore, et 18 autres ayant bénéficié d'un apport d'azote et de potasse, tirés au hasard dans les divers blocs du dispositif ; les études statistiques correspondantes ont été menées à bien par C. M I L L I E R de la Station de Biométrie du C N R F .

(16)

60 H . P O L G E

5.221. Rendement en fibres

L'analyse de variance conduit aux résultats suivants :

T A B L E A U 17

Source de variation

Somme des c a r r é s des

é c a r t s

D e g r é s de liberté

C a r r é

moyen F

20,26 2 10,13 2,06 N S

250,79 51 4,92

T o t a l 271,04 53

11 n'y a pas de différence significative globale entre traitement, mais si l'on procède à un test de comparaison de moyennes, on obtient les résultats suivants :

T A B L E A U 18

Traitement P M o y e n n e (en %) 46,16 Test de D u n c a n (seuil 5 %)

N K 45,38

t 44,67

On observe donc, pour les arbres à phosphore, une amélioration significative au seuil de 5 % dans le rendement en fibres (reporté au poids sec de bois), et ce gain vient contrebalancer en partie la perte constatée au point de vue de la densité.

5.222. Longueur des fibres

Pour chacun des 54 arbres-échantillons précédemment utilisés pour la détermi- nation des rendements en fibres, ont été établies des courbes de fréquence de longueur de fibres basées sur la mensuration au curvimètre de 100 fibres par échantillon en employant un rapport d'agrandissement égal à 100.

5.2221. Test de normalité et transformation

A partir des diagrammes de répartition a été contrôlée la normalité de la distri- bution des longueurs de fibres pour un certain nombre d'échantillons en appliquant aux pourcentages de fréquence cumulés le test de la droite de H E N R Y .

Cette vérification a permis de constater que la répartition des longueurs de fibres mesurées n'était pas normale ; on a des courbes dissymétriques avec un net déficit de fibres de longueur inférieure à la moyenne ; on peut penser que cet état de choses provient du fait que les Techniciens chargés des mesures ont tendance à considérer les fibres courtes comme incomplètes, et donc à ne pas les prendre en compte, alors qu'au contraire toutes les fibres longues sont systématiquement mesurées.

(17)

I N F L U E N C E D E L A FERTILISATION SUR L A Q U A L I T É D U BOIS 61 Quoi qu'il en soit, une transformation logarithmique améliore considérable- ment la normalité, ainsi que l'on peut s'en rendre compte en calculant les coefficients b i de PEARSON, qui permettent de tester les écarts à la loi normale et qui sont nuls en cas de distribution parfaitement gaussienne : sur 54 échantillons, on avait, avant transformation, 15 coefficients bi différents de 0 au seuil de 1 % et 10 au seuil de 5 % ; après transformation logarithmique, ces chiffres sont ramenés à 2 et 4 échantillons respectivement.

Par ailleurs, l'homogénéité de la variance se trouve grandement améliorée, puis- que celle-ci ne varie plus que du simple au double, alors qu'avant transformation, l'amplitude des variations était de 1 à plus de 4.

Quelles que soient les raisons des écarts constatés par rapport à la normalité, la transformation logarithmique des longueurs de fibres s'impose donc, et permet une analyse plus précise de la variabilité.

5.2222. Analyse de variance

Elle se trouve résumée dans le tableau suivant :

T A B L E A U 19

Origine de la variation Somme des

c a r r é s d.l. C a r r é moyen F

Entre traitements 6,9336 2 3,3765 2,12 N S

Entre arbres au sein d ' u n trai-

tement 80,69 61 1,5821 69,96**

121,5524 5 382 0,226

T o t a l 5 399

On voit que, comme on pouvait s'y attendre, la variabilité est bien plus grande au niveau individuel entre arbres qu'entre traitements, et que, globalement, l'influence de la fertilisation sur la longueur moyenne des fibres n'est pas significative.

Le test de comparaison de moyennes permet d'aboutir aux résultats suivants :

T A B L E A U 20

Traitement P N K T

M o y e n n e (en mm/100) 193,79 191,08 178,16

Test de D u n c a n (seuil 5 %) i I

Là encore, on ne retrouve pas de différence significative au niveau traitement, mais on doit cependant noter une tendance assez nette à un allongement des fibres dans les placeaux ayant bénéficié de la fertilisation.

(18)

62 H . P O L G E C O N C L U S I O N

Les diverses expériences dont il est rendu compte ici ont confirmé un certain nombre de résultats déjà enregistrés lors d'études analogues faites à l'étranger.

C'est le cas notamment de la baisse de densité du bois liée à l'accélération de la croissance que provoque une fertilisation réussie ; de nombreux auteurs l'ont observée dans un passé récent, parmi lesquels ERICKSON et L A M B E R T (1958), Z O B E L

et al. ( 1 9 6 1 ) , W I L L I A M S et H A M I L T O N ( 1 9 6 1 ) , POSEY ( 1 9 6 4 ) . . .

Mais le présent travail a permis en outre d'obtenir, sous les réserves formulées plus haut en ce qui concerne certains échantillonnages, quelques informations com- plémentaires nouvelles :

D'une part, les courbes de variations de la densité du bois ont montré que la fertilisation réduit davantage les densités maximales que les densités minimales annuelles, d ' o ù résulte une diminution du contraste de densité à l'intérieur des cernes et, par suite, une moindre hétérogénéité du bois ; de plus, une réduction très signi- ficative du pourcentage de bois de densité supérieure à 5 0 0 g/dm3 a été observée, et la baisse constatée au niveau 6 0 0 g/dm3 est elle-même très près du seuil de signifi- cation.

D'autre part, plusieurs indices concordants semblent indiquer une augmenta- tion avec le temps de l'effet négatif des engrais sur la densité du bois, ce qui est contraire à l'évolution que POSEY (op. cit.) a mise en évidence sur Pinus taeàa ; ici une aggravation sensible de la perte en densité du bois constatée sur des arbres ayant bénéficié d'une fertilisation phosphatée par rapport aux témoins apparaît clairement dans l'expérience de Mimizan : la baisse de densité était en effet de 1,7 % en 1964, alors que le matériel d'étude était constitué par des carottes de sondage où les cernes les plus anciens, c'est-à-dire les plus voisins de la moelle, sont sur-représentés en raison de la forme cylindrique des prélèvements ; elle s'est élevée à 6,3 % en 1966 lorsqu'on a utilisé comme matériel d'étude des secteurs cylindriques complets (où la surface des divers accroissements annuels est proportionnelle à celle qu'ils occupent en réalité dans l'arbre au niveau considéré), et enfin, à 7,4 % lorsque l'on n'a pris en considé- ration que les trois cernes les plus récemment produits.

Dans les autres domaines touchant à la qualité du bois, on doit noter une augmentation non significative du retrait longitudinal, et surtout un certain nombre de modifications touchant aux caractéristiques papetières :

— le rendement en fibres (rapporté au poids sec de bois) des arbres ayant bénéficié de phosphore est supérieur de 3,3 % à celui des témoins, et cette augmenta- tion (rendement passant de 4 4 , 6 7 % à 4 6 , 1 6 % ) est significative ;

— en ce qui concerne la longueur des fibres (facteur très important qui condi- tionne la résistance à la déchirure des papiers), celle des arbres ayant reçu du phos- phore est supérieure de 8,7 % à celle des témoins, et le moins qu'on puisse dire est que l'on n'a pas retrouvé ici l'influence néfaste de la fertilisation sur la longueur des trachéides mise en évidence par plusieurs auteurs, et notamment par Z O B E L (op.

cit.) et D A D S W E L L ( 1 9 6 3 ) .

(19)

I N F L U E N C E D E L A FERTILISATION S U R L A Q U A L I T É D U BOIS 63 A u total, des diverses modifications occasionnées par les apports d'engrais, la plus inquiétante est sans doute la baisse de la densité qui paraît aller en s'aggra- vant au fur et à mesure que les peuplements en cause vieillissent ; cette baisse n'est cependant pas j u s q u ' à maintenant trop considérable, et ne saurait, en aucun cas, contrebalancer les gains de croissance très importants qui ont pu être obtenus.

11 reste à savoir si l'évolution constatée se maintiendra à l'avenir, et surtout si des différences, j u s q u ' à maintenant non significatives, les unes favorables (réduction de l'hétérogénéité du bois, augmentation des longueurs de fibres), les autres défavora- bles (aggravation du retrait longitudinal) ne tendront pas à le devenir ultérieurement.

Reçu pour publication en septembre 1968

R E M E R C I E M E N T S

Plusieurs spécialistes de la Station de B i o m é t r i e n o m m é m e n t désignés plus haut ont p r o c é d é aux é t u d e s statistiques dont il est rendu compte i c i .

Par ailleurs, J . G U I N A U D E A U et G . I L L Y de la Station de Recherches de Bordeaux, ainsi que J . B U L L E des Papeteries de Gascogne ont recueilli, et nous ont fait parvenir, une partie des é c h a n t i l - lons utilisés dans ce travail.

Que les uns et les autres trouvent ici l'expression de nos bien vifs remerciements.

S U M M A R Y

E F F E C T O F F E R T I L I Z A T I O N U P O N T H E W O O D P R O P E R T I E S OF Pinus pinaster

Several studies concerning Pinus Pinaster o f the Landes Forest treated with minerai fertilizers have shown that bringing Phosphorus i n particular results i n an improvement o f radial growth and a decrease o f w o o d density w h i c h is generally significant.

T h i s last mentioned effect seems to become more important as the number o f years since the fertilization increases :

In the same experiment and for the same treatment, the Ioss o f spécifie gravity is 1,7 % at the end o f the 7th year (table 2) with, as samples, i n c r é m e n t cores i n w h i c h the low-density rings near the pith are over-represented, 6,3 % at the end o f the 9th year for the total stem section (table 7) and 7,4 % at the same â g e for the 3 last rings only (table 5).

The study o f density variations within rings shows (table 3) that the m a x i m u m annual densities are more reduced than the m i n i m u m ones so that the heteregoneity o f w o o d decreases ; clsewhere, the percentage o f dense w o o d within rings is significantly lower i n the trees treated with phosphorus.

The longitudinal shrinkage is higher after fertilization but the différence is not significant (table 1). T h e pulp yield i n the plots with phosphorus is significantly higher than i n the c o n t r o l plots (table 17).

A t last, contrarily to what is reported i n the l i t t é r a t u r e , the fiberlength is increased i n fertilized trees, but not significantly.

Z U S A M M E N F A S S U N G

E I N F L U S S D E R D U N G U N G A U F D I E H O L Z Q U A L I T À T D E R S E E S T R A N D K I E F E R V O N Pinus pinaster

Verschiedene Untersuchungen an gedungten Seestrandkiefern i n den « Landes » ergaben, dass insbesondre eine PhosphordLingung wohl den Radialzuwachs e r h ô h t , jedoch gleichzeitig eine A b n a h m e der R o h d i c h t e des Holzes mit sich bringt. Dièse W i r k u n g scheint mit den Jahren nach der D u n g u n g zuzunehmen.

(20)

64 H . P O L G E

In ein und derselben Versuchsanlage und fiir die gieiche Behandlungsart konnte eine relative Verminderung der R o h d i c h t e ( = I n f r a d e n s i t é : V e r h à l t n i s von Trockengewicht zu w a s s e r g e s à t - tigten V o l u m e n ) v o n 1,7 % nach 7 Jahren festgestellt werden (Tab. 2 ) . Z u r Bestimmung wurde eine Bohrspanstichprobe verwendet, bei welcher die sich in M a r k n à h e befindlichen Jahrringe von geringer D i c h t e i n Û b e r z a h l vorhanden sind. A n Stammstucken, an denen in der H ô h e der P r o - bennahme ( u n g e f à h r 1 0 c m v o m Boden) aile J a h r e s z u w â c h s e vorhanden waren, ergab sich eine Dichteverminderung v o n 6 , 3 % nach 9 Jahren (Tab. 7 ) und v o n 7 , 4 % , wenn bei gleichem A l t e r nur die drei letzten Jahrringe verwendet werden (Tab. 5 ) .

D i e Untersuchung der Dichtevariationen des Holzes (Tab. 3 ) zeigt, dass die D u n g u n g v o r - wiegend die j â h r l i c h e n D i c h t e m a x i m a verringert wodurch die H e t e r o g e n i t à t des Holzes vermindert w i r d . Im iïbrigen konnte festgestellt werden, dass der prozentuelle A n t e i l an dichtem H o l z an B â u - men die eine Phosphordungung erhalten hatten signifikant geringer ist.

U n t e r weiteren untersuchten Q u a l i t â t s m e r k m a l e n konnte eine nicht signifikante E r h ô h u n g der S c h w i n d u n g in der L à n g s r i c h t u n g des Holzes bei gediingten B â u m e n festgestellt werden. Beziig- lich der Papierholz-Eigenschaften wurde in den mit Phosphor gediingten Parzellen eine signifikant h ô h e r e Fasermenge als in den Vergleichsflàchen gefunden (Tab. 1 7 ) . Schliesslich zeigte sich. dass, im Gegensatz zu verschiedenen Feststellungen in der einschlàgigen Literatur, die m i n i è r e F a s e r l â n g e in den gediingten Parzellen g r ô s s e r ist ; der Unterschied ist jedoch nicht statistisch gesichert.

R É F É R E N C E S B I B L I O G R A P H I Q U E S

D A D S W E L L H . E . , 1 9 6 3 . The growth-wood property interrelationships. Proc. Spécial Field Inst. in Forest Biology ( 1 9 6 0 ) . School o f Forestry N . C . State Collège, 1-88.

E R I C K S O N H . D . et L A M B E R T G . M . , 1 9 5 8 . Effects o f fertilization and thinning on chemical composi- t i o n , growth, and spécifie gravity o f young Douglas fir. For. Sci., 4, 3 0 7 - 3 1 5 .

G U I N A U D E A U J . , I L L Y G . , M A U G E J . P . et D U M A S F . , 1 9 6 3 . Essai de fertilisation m i n é r a l e sur Pin maritime à M i m i z a n (Landes). Ann. Ec. nation. Eaux et Forêts et Stn Rech. Expér., 20, 1.

I L L Y G . , 1 9 6 6 . Recherches sur l ' a m é l i o r a t i o n g é n é t i q u e du P i n maritime. Ann. Sci. forest., 23, 4 . K E L L E R R . , 1 9 6 8 . Des c a r a c t é r i s t i q u e s nouvelles pour l ' é t u d e des p r o p r i é t é s m é c a n i q u e s des bois :

les composantes de la d e n s i t é . Ann. Sci. forest. 25, 4 .

P O L G E H . et I L L Y G . , 1 9 6 7 . Observations sur l'anisotropie d u P i n maritime des Landes. Ann. Sci.

forest., 24 ( 3 ) , 2 0 5 - 2 3 1 .

P O L G E H . et M I L L I E R C , 1 9 6 7 . Etude de la longueur des fibres sur é c h a n t i l l o n s prélevés à la t a r i è r e de Pressler de 5 m m de d i a m è t r e . Ann. Sci. forest., 24 ( 2 ) , 1 0 7 - 1 1 9 .

P O S E Y C E . , 1 9 6 4 . T h e effect o f fertilization upon w o o d propertie o f L o b l o l l y Pine (Pinus taeda L.).

School of Forestry, North Carolina State, Raleigh, Tech. Rept, n" 2 2 .

T O M A S S O N E R . , 1 9 6 4 . A n a l y s e de variance d ' u n dispositif en blocs non orthogonal. Rev. forest.

franc., N ° 8 - 9 , a o û t - s e p t e m b r e , 6 8 7 - 6 9 1 .

W I L L I A M S R . F . et H A M I L T O N J . R . , 1 9 6 1 . The effect o f fertilization on four w o o d properties in Slash pine. J. Forest., 59 ( 9 ) , 6 6 2 - 5 .

Z O B E L B . J . , G O G G A N S J . F . , M A K I T . E . and H E N S O N F . , 1 9 6 1 . Some effects o f fertilizers o n w o o d properties o f L o b l o l l y Pine. Tappi, 44, 1 8 6 - 1 9 2 .

Références

Documents relatifs

(1) WALD transforme son hypothèse composée en hypothèse simple de la façon suivante : en admettant a priori une distribution pour les paramètres qui varient dans l'hypothèse

Outre ces diverses indications relatives au problème de la qualité du bois, des observations intéressantes, et parfois inattendues, ont pu être faites dans des domaines se

Après le débourrage, les corrélations entre les concentrations des éléments pris deux à deux sont très fortes (fig. — Les dix arbres étudiés présentent entre eux des

L a variable la plus limitante de l'enracinement est la densité apparente pour les deux essences (avec parfois la profondeur pour l'Epicéa et le phosphore pour le Pin) ; en effet,

Dans le choix du récipient, i l faut tenir compte de deux faits : les larves

Nous avons ainsi pû dresser un graphique de la répartition des sols en fonction du type de peuplement (fig. Pour chaque type de sol, les différents types de peuple- ment

PIN MARITIME : TABLES DE PRODUCTION 25 Cette relation est valable surtout dans la partie moyenne de la tige, et plus largement pour les 3/4 supérieurs de celle-ci.. Les découpes

La même méthode d'analyse des composantes principales peut être utilisée : ces 61 plantes sont plus ou moins liées entre elles (puisqu'il est acquis qu'elles ne se distribuent pas